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Personnalité du 31/01/2011 – Justin TIMBERLAKE 31 janvier, 2011

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Personnalité du 31/01/2011 - Justin TIMBERLAKE dans 01/2011 bar

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Actualités de Justin TIMBERLAKE

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Justin TIMBERLAKE

né le 31 Janvier 1981 à Millington (Mississipi) – USA

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Justin Randall Timberlake (né le 31 janvier 1981 à Memphis, Tennessee), est un chanteur pop américain, compositeur, producteur, danseur et acteur. Il a débuté dans le célèbre boys band américain NSYNC et a gagné 6 Grammy Awards ainsi qu’un Emmy Award. En 2002, il sort son premier album solo Justified, se vendant à plus de 8 millions d’exemplaires à travers le monde. Son deuxième album, FutureSex/LoveSounds, sort en 2006 avec les singles « SexyBack« , « My Love« , « What Goes Around«  et « Love Stoned ». Avec ses deux albums, Justin a vendu plus de 16 millions d’albums dans le monde. Il a également créé son propre label Tennman Records, et une ligne de vêtements, la marque William Rast avec un ami d’enfance.

Ses Premiers Pas

Justin Randall Timberlake est né à Memphis, Tennessee, de Randall Timberlake et Lynn (née Bomar). Il appartient à une lignée anglaise. Son grand père paternel, Charles L. Timberlake , mari de Bobbye Joice, était un pasteur baptiste. Justin Timberlake a été éduqué sous l’Église baptiste, même s’il se considère lui-même plus « spirituel que religieux », bien que chrétien. Ses parents divorcent en 1985 et chacun se remarie : sa mère, qui travaille alors dans la compagnie de divertissement Just-in Time Entertainment, se remarie à Paul Harless, un banquier, quand Justin a 5 ans. Tandis que son père, directeur de chorale dans une église baptiste, a eu deux enfants, Jonathan (née en 1993) et Stephen (née en 1998) de son second mariage à Lisa Chwieseni. Sa demi-sœur, Laura, décède juste après sa naissance en 1997 et est mentionnée dans la chanson-hommage « My Angel in Heaven ». Timberlake grandit à Millington, petite ville au nord de Memphis. Sa toute première tentative musicale se fait dans l’émission américaine Star Search sous le nom de « Justin Randall ».

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Justin en concert dans le Minnesota, le 27 janvier 2007

En 1993, il rejoint le Mickey Mouse Club. Il y rencontre sa future petite copine et superstar de la pop Britney Spears, sa future coéquipière sur le Justified/Tripped Tour, la diva Christina Aguilera et son future partenaire de NSYNC JC Chasez.

Quand l’émission prend fin en 1995, Timberlake recrute Chasez pour faire partie du nouveau boys band, managé par Lou Pearlman, qui a déjà recruté Chris Kirkpatrick. Le groupe se fait appeler NSYNC.

19952002 : NSYNC

NSYNC.

NSYNC (ou ‘N’ Sync) se forme en 1995 et a débute sa carrière en 1996 en Allemagne. Le groupe atteint les États-Unis deux ans plus tard en sortant un album éponyme, puis un autre album à Noël 1998.

En 1999, Timberlake joue le rôle de Jason Sharpe dans le téléfilm Mannequin d’un jour.

Le 3e album de NSYNC, No Strings Attached, sort en 2000. Le 4e, Celebrity, voit le jour en 2001 et est suivi en 2002 par la tournée Celebrity Tour et la sortie du titre « Girlfriend » avec le rappeur Nelly. Le groupe décide alors de faire un break. Justin Timberlake commence à travailler sur son premier album solo. Concernant le management de Lou Pearlman, Timberlake déclarera le 24 septembre 2006 dans une interview au magazine Rolling Stone : « J’ai été momentanément trahi », en référence à l’important pourcentage (75%) que touchait Pearlman sur le boys band.

En 2002, on l’aperçoit, interprétant Elton John jeune, dans le clip de ce dernier « This Train Don’t Stop There Anymore », extrait de Songs from the West Coast.

20022004 : Justified et Le Super Bowl

En août 2002, après plusieurs mois d’enregistrement en studio, Justin Timberlake donne un concert aux MTV Video Music Awards 2002, avec son tout premier single solo, « Like I Love You », une musique dance produit par The Neptunes. La chanson atteint la onzième place du Billboard Hot 100. Peu de temps après, Timberlake sort son tout premier album solo, Justified, le 5 novembre 2002. Alors qu’il termine une relation de 3 ans avec Britney Spears, l’artiste n’hésite pas à s’inspirer de celle-ci pour écrire des chansons parfois amères sur l’amour (« Cry Me A River« ). L’album est également un grand succès, malgré les ventes considérables que le groupe NSYNC avait connues. Justified débute également à la deuxième place du Billboard 200 de vente d’album, se vendant à 439 000 exemplaires la première semaine. Finalement, l’album se vendra à plus de 3 millions d’exemplaires aux États-Unis et à plus de 7 millions à travers le monde. L’album reçoit également de très bonnes critiques, présenté comme une grande influence R’n'B, et soutenu par des producteurs de Hip-hop tel que The Neptunes et Timbaland. Justified a tourné sur les ondes tout au long de l’année 2002 et 2003, incluant les singles (classés dans le top 10) « Cry Me A River«  et « Rock Your Body ».

Timberlake soutient son album avec la tournée Justified/Stripped Tour au côté de Christina Aguilera pendant l’été 2003. Lors de quelques dates, les Black Eyed Peas feront l’ouverture du concert. Timberlake apparaît d’ailleurs sur leur tube « Where Is The Love? », sur leur album Elephunk qui sort en juin 2003. Sa société de production ne souhaite pas créditer Timberlake au titre, de peur de perturber la mise au point des futures chansons de Timberlake, même s’il apparait souvent aux côtés des Black Eyed Peas lors des performances live, dont les MTV Europe Music Awards 2003. En fin d’année, Timberlake enregistre une chanson intitulée « I’m Lovin’ It », qui est utilisée par la société McDonald’s pour leur thème de campagne publicitaire. L’entente entre McDonald’s et le chanteur est estimée à 6 millions de dollars.

Le 1er février 2004, pendant la mi-temps du 38e Super Bowl, diffusé sur la chaîne américaine CBS, Timberlake chante en direct au côté de Janet Jackson devant plus de 140 millions de téléspectateurs. À la fin de la performance, Timberlake déchire une partie du costume en cuir de Janet Jackson, alors qu’il chantait au même moment « gonna have you naked by the end of this song » (« tu seras nue à la fin de la chanson »). Une partie du costume est donc décrochée, et le sein de Janet est temporairement dévoilé. Par la suite, Timberlake s’excusera de cet « incident de costume » (wardrobe malfunction) en disant qu’il était « désolé pour toutes les personnes qui ont été offensées par cet incident lors de la mi-temps du Super Bowl. Ce n’était pas mon intention et je le regrette ». Quelques jours plus tard, Timberlake, en direct de Los Angeles sur le plateau de KCBS-TV, avoue que même sa propre famille fut offensée par l’évènement. La phrase wardrobe malfunction est depuis utilisée dans les médias en référence à un incident, et est entré dans la culture populaire.

Après cette controverse, Justin Timberlake et Janet Jackson sont bannis des Grammy Awards 2004, à moins qu’ils présentent leurs excuses sur scène lors de l’évènement. Janet Jackson, qui a déjà fait des excuses publiques, décline cette solution. Timberlake, lui, « s’accompagne » d’une lettre d’excuse lorsqu’il reçoit l’un de ses deux grammy awards de la soirée (Meilleur album pop : Justified, et meilleur musique pop : « Cry Me A River »). Il y était également nommé pour l’album de l’année pour Justified, de la musique de l’année pour « Cry Me A River » et de la meilleure collaboration rap pour « Where Is The Love? » avec The Black Eyed Peas.

2004-2006 : Collaborations et carrière cinématographique

Après la controverse du Super Bowl, Timberlake met sa carrière musicale de côté, pour se lancer dans une carrière cinématographique. Durant cette période, il joue un jeune journaliste dans le thriller Edison, directement sorti en DVD en 2005. Il apparait également dans les films Alpha Dog, Black Snake Moan, Southland Tales du réalisateur Richard Kelly et prête sa voix au jeune Roi Arthur dans le film d’animation Shrek le troisième, sorti en mai 2007.

Timberlake continue de travailler avec d’autres artistes. Après « Where Is The Love ? », il collabore une seconde fois avec les Black Eyed Peas en 2005 sur « My Style » paru sur l’album Monkey Business. De plus, Timberlake apparait au côté de Nelly, sur le single « Work It« , qui avait été remixé et inclut sur l’album remix de Nelly en 2003, Da Derrty Versions: The Reinvention. Lors de l’enregistrement du single « Signs » en 2005 avec Snoop Dogg, Timberlake se découvre un problème de gorge. Des nodules ont été postérieurement déplacés de sa gorge, lors d’une opération ayant lieu le 5 mai 2005. Il lui est alors conseillé de ne pas chanter, et de ne pas parler trop bruyamment pendant plusieurs mois. Lors de l’été 2005, Timberlake lance son propre label, Tennman Records.

En 2005, Justin Timberlake et son meilleur ami Trace Ayala créent leur propre ligne de vêtement nommée William Rast. Pour le nom, les deux amis n’hésitent pas : « On a juste pensé aux deux personnes qui ont le plus influencé nos vies, c’est-à-dire nos grands-pères », explique Justin. « William est le nom de mon grand-père et Rast celui du grand-père de Trace. Assemblez-les et voilà. »

20062007 : FutureSex/LoveSounds

Timberlake fait une apparition dans le clip « Promiscuous«  de Nelly Furtado et Timbaland. Il sort son second album solo FutureSex/LoveSounds le 12 septembre 2006. L’album, que Timberlake a enregistré en studio à partir de 2005, débute directement à la première position du classement Billboard 200, se vendant à 684 000 exemplaires dès sa première semaine. L’album détient le record de pré-ventes sur iTunes, et bat le record de Coldplay de l’album numérique le plus vendu en une semaine. FutureSex/LoveSounds a été produit par Timbaland, Danja, Will.I.Am, Rick Rubin et Timberlake lui-même, mélangeant ainsi plusieurs styles musicaux (pop, danse, rap, funk, …). Il contient plusieurs collaborations, tels que Three 6 Mafia, T.I. et Will.I.Am. Le studio représentant l’album le décrit comme une « connaissance de l’érotisme » et ciblant de « fortes sensations charnelles ». Cet album demeure le plus vendu de 2006/2007.

Le 1er single de l’album, « SexyBack« , est diffusé pour la première fois durant la performance publique de Timberlake lors de l’ouverture des MTV Video Music Awards 2006 et s’installe directement à la première place du Billboard Hot 100 américain, tout comme le troisième single « What Goes Around…Comes Around« . La chanson est connue pour avoir mis en avant la rupture de son ami d’enfance et co-créateur de William Rast, Trace Ayala, avec l’actrice Elisha Cuthbert.

En octobre 2006, Timberlake déclare qu’il ne délaisse pas sa carrière musicale au profit de celle d’acteur, précisant que cet abandon serait une « chose idiote à faire ». Il est l’invité spécial de la soirée mode de Victoria’s Secret en 2006, pour son interprétation de « SexyBack« .

En janvier 2007, il débute sa tournée FutureSex/LoveShow. « Summer Love » est le quatrième single de l’album, alors que le suivant en Europe est « LoveStoned ». Il participe aussi à la chanson Give It To Me, extrait de l’album Shock Value de Timbaland, au côté de Nelly Furtado, atteint la première place du Billboard Hot 100 américain.

2007-2008 : FutureSex/LoveSounds (Édition Deluxe)

Après sa tournée, il fait appel à des grands noms du Hip-hop et du R’n'B comme Missy Elliott, 50 Cent et Beyoncé Knowles pour des remixes produits par le DJ Pro Wayne Williams Ol Skool, qui figurent sur l’Édition Deluxe de FutureSex/LoveSounds. Les titres comme « Until The End Of Time », « Sexy Ladies » et « SexyBack«  sont remis au goût du jour par ces artistes contemporains qui rencontrent un énorme succès national et mondial. Durant l’été 2007, Justin enregistre à Londres plusieurs morceaux avec Madonna. Au final cinq morceaux qu’il a co-écrit se retrouveront sur l’album Hard Candy, dont le duo 4 Minutes qui est un succès partout dans le monde.

Dans son clip « What Goes Around…Comes Around« , l’actrice Scarlett Johansson joue le rôle de sa petite amie qui le trompe. Ce clip est alors un grand succès et on suspecte le jeune Timberlake de côtoyer la belle actrice.

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Timberlake jouant au golf (2006)

Grand fan de golf, il signe un contrat de 5 ans avec la PGA (l’Association des Golfeurs Professionnels]) pour animer des tournois et jouer avec les meilleurs joueurs du monde.

Le 16 décembre 2006, Justin Timberlake montre ses qualités humoristiques, lors d’un épisode la célèbre émission Saturday Night Live, dont il est l’invité d’honneur. Il y effectue des sketchs hilarants, dont le clip « Dick In A Box », en duo avec Andy Samberg et produit par The Lonely Island, où ils parodient les chanteurs de RnB très « lovers » des années 1990. La parodie a tellement marqué que le titre est diffusé sur des radios américaines et britanniques et connait un très grand succès sur YouTube. Cette vidéo a même eu une suite, « Motherlover », le 9 mai 2009. Entre temps, Justin Timberlake a fait de nombreuses autres apparitions dans le Saturday Night Live.

En novembre 2007, Timberlake entre dans la légende. En effet « Until The End Of Time », sixième extrait de l’album FutureSex/LoveSounds entre dans le Top 40 aux États-Unis. Seul Michael Jackson avait réussi cette performance auparavant, à savoir placer 7 singles d’un même album dans le Top 40 (Thriller, Bad et Dangerous). C’est donc une très bonne marque de réussite pour Justin Timberlake.

Dès 2008, les Parfums Givenchy annonce leur partenariat avec le chanteur pour le parfum Play.

2008-2010 : De nombreuses collaborations – Carrière cinématographique

À partir de 2008, Justin s’offre une pause dans sa carrière musicale en solo, pour se consacrer entièrement à ses autres passions. Il s’investit dans sa marque de vêtements William Rast, produit les artistes de son label Tennmann Records (Esmée Denters et Matt Morris) ainsi que Ciara, Leona Lewis, Rihanna, Sheryl Crow, Torpedo, Jamie Foxx, Game etc.

Il privilégie aussi sa carrière cinématographique, en multipliant les films. Après avoir joué quelques années plus tôt dans des films comme Alpha Dog et Black Snake Moan, David Fincher lui offre en 2010 le rôle de Sean Parker, co-créateur de Napster et co-propriétaire de Facebook, dans The Social Network. Le film rencontre un franc succès.

Vie privée

Outre sa musique, Justin Timberlake est bien connu pour avoir eu de très belles conquêtes, comme Britney Spears, Alyssa Milano, Fergie, Cameron Díaz, Scarlett Johansson, Kristen Bell, Kate Hudson et depuis début 2007 l’actrice Jessica Biel. Depuis peu des rumeurs circulent sur l’infidélité du chanteur qui coucherait avec une présentatrice télé. L’entourage de la Biel dément disant que tout va pour le mieux entre les deux tourtereaux.

Discographie

Albums avec NSYNC

Albums solo

EP

Compilations de featuring

Singles

Single Album
Justified
FutureSex/LoveSounds
FutureSex/LoveSounds (Deluxe Edition)

Collaborations

Vidéos Clips

Filmographie

Récompenses

2003:

2004:

  1. Meilleur album Pop (Justified)
  2. Meilleur chanson Pop (Cry Me A River)

2006:

  1. Meilleur Artiste Masculin
  2. Meilleur Album (FutureSex/LoveSounds)

2007:

  1. Meilleure Chanson RnB (SexyBack)
  2. Meilleure Chanson Rap (My Love)

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Justin TIMBERLAKE

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Pour le 01/02/2011 à 07h08 T.U., à Millington – USA

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 5 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 11:

L’amour :

Cette période favorise tout particulièrement votre vie affective. C’est ainsi que pourra intervenir une réussite en amour, soit qu’un nouvel amour entre dans votre vie, soit qu’un amour existant se sublime ou se voit concrétisé.

Les enfants :

Les rapports avec les enfants seront privilégiés. Vous obtiendrez beaucoup de satisfactions de ceux-ci, surtout d’un premier enfant. Dans le même esprit, si la puériculture est votre occupation, ce sera le moment de consécration de vos efforts. Par ailleurs, cette période est la plus propice pour concevoir un enfant.

Les spéculations :

Vous pouvez également pensez à la réalisation de certain « coups » en rapport avec les potentiels indiqués dans votre thème de naissance. L’or ici est particulièrement favorisé. Dans certains cas, des gains au loto, au tiercé, au casino ou à la loterie se produisent.

Toutefois n’oubliez pas l’adage « Pas de chance au jeu, chance en amour. » Ceci implique que vous ne pourrez pas jouer gagnant sur les deux tableaux à la fois et qu’il s’agit de faire la part des choses. Cela dit, vous pouvez tenter votre chance avec discernement sur certains plans financiers : les actions en bourse, etc. Bien entendu, ceci vous concerne si vous êtes suffisamment compétent dans ces domaines. (Quoique parfois même…)

Peut-être compenserez-vous ainsi une difficulté d’expansion ou de réalisation de grands objectifs par manque d’appuis ou de soutiens extérieurs qui, en même temps, vous seront refusés durant toute  cette période, à cause du passage noeud sud dans votre maison 11.

Les oeuvres :

Faites preuve de créativité, d’ingéniosité, mettez au point de nouvelles idées, de nouveaux produits : finissez ce livre que vous aviez abandonné, achevez cette peinture que vous aviez laissée. Les mots clés de cette période sont « produire, créer, réaliser ». Sortez donc tout ce que vous avez dans le ventre car vos efforts recevront la consécration méritée avant que le cycle ne s’achève.

Le spectacle :

Au-delà des jeux de hasard, les personnes occupées dans les amusements publics seront portés en avant-scène. Les domaines favorisés incluent le théâtre, le cinéma, la télévision… et toutes les occupations dans les loisirs et dans les amusements. Cette période favorise tant les jeux que l’amour, tant les plaisirs que les liaisons, tant le spectacle que les divertissements.

Le prestige :

C’est le moment d’exercer, tous vos talents dans des oeuvres qui vous apporteront la renommée. Eloignez-vous au contraire des appuis et des amitiés qui, de toute façon, seront adverses ou se déroberont. Sans appuis, extérieurs, vous ne pouvez tirer des joies et des ressources que de votre propre créativité, mais aussi d’un amour véritable. A vous de saisir cette chance qui passera avant que cette période ne s’achève. Ne vous égarez pas dans de grands projets utopiques.

 

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 30/01/2011 – Franklin Delano ROOSEVELT 30 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Personnalités du jour,Politique , ajouter un commentaire

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Personnalité du 30/01/2011 - Franklin Delano ROOSEVELT dans 01/2011 bar

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Memorial Franklin D. ROOSEVELT

Actualités historiques de Franklin D. ROOSEVELT 1 2

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Franklin Delano ROOSEVELT

né le 30 Janvier 1882 à 20h45 à Hyde Park (New York) – USA

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Franklin Delano Roosevelt (*), né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, dans l’État de New York, et mort le 12 avril 1945 à Warm Springs, dans l’État de Géorgie, était le trente-deuxième président des États-Unis. Figure centrale du XXe siècle, il fut le seul président américain à être élu à quatre reprises. Il ne fit qu’entamer son quatrième mandat, emporté par la maladie quelques mois après le début de celui-ci.

Confronté à la Grande Dépression, Roosevelt mit en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Il réforma le système bancaire américain, et fonda la Sécurité sociale. Il créa de nombreuses agences gouvernementales telles que la Works Progress Administration, la National Recovery Administration ou l’Agricultural Adjustment Administration. Il réussit à élaborer un nouveau mode de présidence, plus interventionniste et plus actif grâce à son équipe de conseillers, appelée Brain Trust.

Roosevelt fut l’un des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale et rompit avec l’isolationnisme traditionnel de son pays. Dès avant l’entrée en guerre des États-Unis, il lança le programme Lend-Lease afin de fournir les pays alliés en matériel de guerre. Après l’attaque de Pearl Harbor, il assuma pleinement ses fonctions de commandant en chef de l’armée américaine et prépara largement la victoire des Alliés. Il tint un rôle de premier plan dans la transformation du monde au sortir du conflit, et inspira notamment la fondation de l’ONU. Critiqué par les uns, admiré par les autres, il a laissé une très forte empreinte dans l’histoire de son pays et celle du monde.

Origines familiales et jeunesse

 

 

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Franklin Roosevelt et ses parents en 1899.

Franklin Delano Roosevelt est né le 30 janvier 1882 à Hyde Park, une localité de la vallée de l’Hudson située à environ 160 km au nord de New York. Ses parents appartenaient à deux vieilles familles patriciennes de New York.

Son père, James Roosevelt Sr. riche entrepreneur, avait un ancêtre hollandais, Nicholas Roosevelt, installé à la Nouvelle-Amsterdam, dont la descendance donnera un autre président américain Theodore Roosevelt, dont Franklin Delano épousera la nièce Eleanor.

 

Sa mère, Sara Ann Delano avait des ancêtres franco-luxembourgeois. Son grand-père maternel, Warren Delano Jr., qui avait fait fortune dans le commerce de l’opium avec la Chine, était un descendant de Philippe de La Noye (1602-1681), issu de l’illustre Maison de Lannoy, l’un des passagers du Fortune qui accosta à Plymouth en novembre 1621, rejoignant les premiers colons du Mayflower. Parmi la nombreuse descendance de Philippe de La Noye, celle-ci donna quelques décennies auparavant un autre président aux États-Unis, le général Ulysses S. Grant.

 

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Franklin Roosevelt à 31 ans (1913).

Franklin Roosevelt était fils unique ; il grandit sous l’influence d’une mère possessive et eut une enfance heureuse et solitaire. Il passait souvent ses vacances dans la maison familiale de l’île de Campobello située au Canada. Grâce à de nombreux voyages en Europe, Roosevelt se familiarisa avec les langues allemande et française. Il reçut une éducation aristocratique, apprit à monter à cheval, pratiqua de nombreux sports comme le polo, l’aviron, le tennis et le tir.

À l’âge de quatorze ans, il entra dans un établissement privé et élitiste, la Groton School dans le Massachusetts. Pendant ses études, il fut influencé par son maître, le révérend Endicott Peabody, qui lui enseigna le devoir chrétien de charité et la notion de service pour le bien commun. En 1899, Franklin Roosevelt continua ses études à Harvard où il résida dans la luxueuse Adams House. Il entra dans la fraternité Alpha Delta Phi et participa au journal étudiant The Harvard Crimson. Il perdit son père qui mourut en 1900. À cette époque, son cousin lointain et oncle par alliance Theodore Roosevelt accéda à la présidence des États-Unis et devint son modèle en politique. C’était le début de l’ère progressiste (« Progressive Era ») qui remodelait profondément le paysage politique américain, et c’est au sein du Parti démocrate qu’il entra en politique. Il appartenait aussi à la franc-maçonnerie et fut initié à New York le 11 octobre 1911.

En 1902, au cours d’une réception à la Maison Blanche, Franklin Roosevelt fit la connaissance de sa future épouse Anna Eleanor Roosevelt, qui était aussi la nièce du Président Theodore Roosevelt. Eleanor et Franklin Roosevelt avaient un ancêtre commun, le Hollandais Claes Martenzen van Roosevelt qui débarqua à la Nouvelle-Amsterdam (future New York) dans les années 1640. Ses deux petits-fils, Johannes et Jacobus ont fondé les deux branches de la famille, celle de l’Oyster Bay et celle d’Hyde Park. Eleanor et Theodore Roosevelt descendaient de la branche aînée, alors que Franklin Roosevelt était issu de la branche cadette, celle de Jacobus. En 1902, Franklin Roosevelt entra à l’école de droit de l’université Columbia mais abandonna son cursus en 1907 sans diplôme. Il passa avec succès l’examen du barreau de l’État de New York et fut engagé dès 1908 dans un cabinet d’affaires prestigieux de Wall Street, la Carter Ledyard & Milburn.

Vie de famille

 

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Franklin et Eleanor Roosevelt en 1920.

Franklin Roosevelt épousa Eleanor le 17 mars 1905 à New York, malgré l’opposition de sa mère. Lors de la cérémonie, Theodore Roosevelt remplaçait le père défunt de la mariée, Elliott Roosevelt. Le jeune couple s’installa ensuite sur le domaine familial de Springwood à Hyde Park. Alors que Franklin était un homme charismatique et sociable, sa femme était à cette époque timide et se tenait à l’écart des mondanités pour élever ses enfants :

Franklin Roosevelt eut plusieurs aventures amoureuses pendant son mariage : il entretint dès 1914 une liaison avec la secrétaire de son épouse, Lucy Page Mercer Rutherfurd. En septembre 1918, Eleanor trouva la correspondance écrite des amants dans les affaires de son mari. Elle menaça ce dernier de demander le divorce. Sous la pression de sa mère et de sa femme, Roosevelt s’engagea à ne plus voir Lucy Mercer et le couple sauva les apparences. Eleanor s’établit dans une maison séparée à Valkill, tout en continuant à voir son époux.

Les enfants du couple ont eu quant à eux des existences tumultueuses : 19 mariages, 15 divorces et 22 enfants pour l’ensemble des cinq enfants. Les quatre fils ont participé à la Seconde Guerre mondiale comme officiers et ont été décorés pour leur bravoure au combat. Après le conflit, ils ont mené des carrières dans les affaires et la politique. Franklin Delano Roosevelt Jr. a représenté l’Upper West Side au Congrès pendant trois mandats et James Roosevelt pour le 26e district de Californie pendant six mandats.

Débuts politiques (1910-1920)

 

Roosevelt n’aimait pas particulièrement sa carrière juridique et ne termina pas ses études de droit commencées à l’université de Columbia . Il se tourna vers la politique à la première occasion. En 1910, il se présenta au poste de sénateur démocrate pour le 26e district de l’État de New York. Il fut élu et entra en fonction le 1er janvier 1911 au Sénat d’Albany. Il prit rapidement la tête d’un groupe parlementaire de réformistes qui s’opposait au clientélisme du Tammany Hall, la « machine » politique du Parti démocrate à New York. Roosevelt devint un personnage populaire parmi les démocrates de l’État et fut réélu le 5 novembre 1912 grâce au soutien du journaliste Louis Howe, avant de démissionner le 17 mars suivant. En 1914, il se présenta aux élections primaires pour le poste de sénateur mais fut battu par le candidat soutenu par le Tammany Hall, James W. Gerard.

 

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Roosevelt (à droite de la photographie) avec Woodrow Wilson le 14 juin 1914.

En 1913, Roosevelt fut nommé secrétaire adjoint à la Marine par le président Woodrow Wilson et travailla pour Josephus Daniels, le secrétaire à la Marine des États-Unis. Entre 1913 et 1917, il s’employa à développer la marine américaine et fonda la United States Navy Reserve. Pendant la Première Guerre mondiale, Roosevelt fit preuve d’une attention particulière pour la marine et milita pour le développement des sous-marins. Afin de parer aux attaques sous-marines allemandes contre les navires alliés, il proposa d’installer un barrage de mines en mer du Nord, entre la Norvège et l’Écosse. En 1918, il inspecta les équipements navals américains en Grande-Bretagne et se rendit sur le front en France. Pendant sa visite, il rencontra Winston Churchill pour la première fois. Après l’armistice du 11 novembre 1918, il fut chargé de superviser la démobilisation et quitta son poste de secrétaire-adjoint à la Marine en juillet 1920.

En 1920, la convention nationale du Parti démocrate choisit Franklin Roosevelt comme candidat à la vice-présidence des États-Unis, aux côtés du gouverneur de l’Ohio James M. Cox. Dans un discours prononcé à Butte (Montana) le 18 août 1920, il mit en avant son rôle dans la rédaction de la constitution imposée à Haïti en 1915 : « J’ai écrit moi-même la constitution de Haïti, et je pense que cette constitution est plutôt bonne. » Le ticket Cox-Roosevelt fut battu par le républicain Warren Harding qui devint président. Après cet échec, il se retira de la politique et travailla à New York : il fut vice-président d’une société de vente par actions et directeur d’un cabinet d’avocats d’affaires.

« Traversée du désert » et maladie (1921-1928)

 

 

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L’une des rares photographies de Roosevelt en fauteuil roulant, dans sa propriété de Hyde Park.

En août 1921, pendant ses vacances à l’île Campobello, Roosevelt contracta une maladie que l’on pensait être à l’époque la poliomyélite. Il en résulta une paralysie de ses membres inférieurs : il avait alors 39 ans. Il ne se résigna jamais à accepter la maladie, fit preuve de courage et d’optimisme. Il essaya de nombreux traitements : en 1926, il acheta une propriété à Warm Springs en Géorgie, où il fonda un centre d’hydrothérapie pour les patients atteints de la poliomyélite, le Roosevelt Warm Springs Institute for Rehabilitation, qui est toujours en activité. Le jour de sa première investiture présidentielle, il reçut personnellement des enfants paralytiques. Pendant sa présidence, il participa à la création de la National Foundation for Infantile Paralysis. Roosevelt cacha la dégradation de son état de santé pour pouvoir être réélu. En public, il marchait avec des attelles orthopédiques ou une canne ; en privé, il se déplaçait en fauteuil roulant. Lors de ses apparitions publiques, il était soutenu par l’un de ses fils ou par un auxiliaire. Une étude de 2003 a démontré que Roosevelt n’était pas atteint par la polio mais par le syndrome de Guillain-Barré.

Roosevelt gouverneur de New York (1928-1932)

 

 

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Le gouverneur Franklin Roosevelt posant aux côtés d’Al Smith (Albany, New York, 1930).

Roosevelt prit bien soin de rester en relation avec le Parti démocrate et s’allia avec Alfred E. Smith, ancien gouverneur du New Jersey. Il se rapprocha du Tammany Hall et fut finalement élu gouverneur de l’État de New York à une courte majorité et dut cohabiter avec un Congrès à majorité républicaine.

Il prit sa charge de gouverneur en 1929 et entama aussitôt une politique novatrice et audacieuse pour l’époque : il agit en faveur des campagnes (reboisement, conservation du sol), établit des programmes sociaux comme l’office temporaire des secours d’urgence (Temporary Emergency Relief Administration) qui accordait des aides financières directes aux chômeurs. Deux concepts forts, outre un remarquable pragmatisme, dominaient son action publique. Tout d’abord l’idée qu’il était souvent nécessaire de substituer la liberté collective à la liberté individuelle, mais aussi sa grande méfiance envers l’idée de concurrence sans contrainte (« la coopération doit intervenir là où cesse la concurrence » et celle-ci « peut être utile jusqu’à une certaine limite mais pas au-delà »). C’est ainsi qu’il réduisit la durée du temps de travail pour les femmes et les enfants, lança un programme d’amélioration des hôpitaux, des prisons et renforça l’autorité publique.

Ses détracteurs l’accusèrent d’être « socialiste », dans un sens péjoratif. Roosevelt fit en effet preuve d’une grande tolérance sur les thèmes de l’immigration et de la religion, tolérance qui se manifesta par ses réserves sur la politique des quotas, sur la prohibition et sur les querelles internes au Parti démocrate entre juifs, catholiques et protestants.

C’est à cette époque que Roosevelt commença à réunir une équipe de conseillers parmi lesquels Frances Perkins et Harry Hopkins, en prévision de son élection au poste de président. Le principal point faible de son mandat fut la corruption de Tammany Hall à New York. Roosevelt fut réélu en 1930 contre le républicain Charles Egbert Tuttle pour un deuxième mandat de gouverneur de l’État de New York.

La même année, les Boy Scouts of America (BSA) lui décernèrent la plus haute distinction pour un adulte, la Silver Buffalo Award, en l’honneur de son engagement pour la jeunesse. Roosevelt soutint le premier Jamboree scout et devint président honoraire des BSA.

L’élection présidentielle de 1932

Élection présidentielle américaine de 1932.

Roosevelt remplaça le catholique Alfred E. Smith à la tête du Parti démocrate de New York dès 1928. La popularité de Roosevelt dans l’État le plus peuplé de l’Union fit de lui un candidat potentiel à l’élection présidentielle de 1932. Ses adversaires à l’investiture, Albert Ritchie, le gouverneur du Maryland et W. H. Murray, celui de l’Oklahoma, étaient des personnalités locales et moins crédibles. John Nance Garner, candidat de l’aile conservatrice du Parti, renonça à la nomination en échange du poste de vice-président, charge qu’il assuma jusqu’en 1941. Roosevelt resta confronté à l’hostilité affichée du président du parti, John Raskob, mais reçut le soutien financier de William Randolph Hearst, de Joseph P. Kennedy, de William G. McAdoo et d’Henry Morgenthau.

 

L’élection présidentielle se déroula dans le contexte de la Grande Dépression et des nouvelles alliances politiques qui en découlaient. En 1932, Roosevelt avait récupéré physiquement de sa maladie, si ce n’est l’usage de ses jambes, et il n’hésita pas à se lancer dans une épuisante campagne électorale. Dans ses nombreux discours électoraux, Roosevelt s’attaqua aux échecs du président sortant Herbert Hoover et dénonça son incapacité à sortir le pays de la crise. Il s’adressa en particulier aux pauvres, aux travailleurs, aux minorités ethniques, aux citadins et aux Blancs du Sud en élaborant un programme qualifié de New Deal (« nouvelle donne ») : il avait prononcé cette expression lors de la Convention démocrate de Chicago le 2 juillet 1932. Il développa surtout les questions économiques et proposa une réduction de la bureaucratie et une abolition partielle de la Prohibition. Le programme de Roosevelt n’obéissait à aucune idéologie, bien qu’il fut d’inspiration social-démocrate et keynésienne, et n’était pas précis quant aux moyens qui devraient être mis en œuvre pour aider les Américains les plus pauvres.

 

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Résultats électoraux de 1932.

 

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Le couple présidentiel, le jour de l’investiture de Roosevelt.

La campagne de Roosevelt fut un succès pour plusieurs raisons. Tout d’abord le candidat fit preuve de pédagogie et sut convaincre les Américains par ses talents d’orateur. Il parcourut près de 50 000 kilomètres à travers tout le pays pour convaincre ses électeurs. De plus, Roosevelt avait mûri politiquement sous l’influence de personnalités comme Louis Howe, l’un de ses associés, ou Josephus Daniels, son ministre de tutelle à la Marine. Il ne faut pas négliger non plus le rôle des conseillers du gouverneur qu’il fut, tels Raymond Moley, Rexford Tugwell, Adolf Berle, tous les trois chercheurs et universitaires, généralement de Columbia, pressentis par Samuel Rosenman le rédacteur des discours de Roosevelt. Ces hommes, avec Bernard Baruch, un financier ancien chef du War Industries Board durant la Première Guerre mondiale, ou encore Harry Hopkins, son confident, qui constituèrent ensuite le célèbre « Brain Trust » du président. Mais le succès de Roosevelt fut surtout dû à l’extrême impopularité du président Hoover et de sa politique de « laisser-faire » ayant largement aggravé la crise de 1929.

Le 8 novembre 1932, Roosevelt recueillit 57 % des voix et le Collège électoral lui était favorable dans 42 États sur 48. Le Congrès était acquis au Parti démocrate. Les États de l’Ouest, du Sud et les zones rurales le plébiscitèrent. Les historiens et les politologues considèrent que les élections de 1932-1936 ont fondé une nouvelle coalition autour des démocrates et le 5e système de partis.

Le 15 février 1933, Roosevelt échappa à un attentat alors qu’il prononçait un discours impromptu depuis l’arrière de sa voiture décapotable à Bayfront Park à Miami en Floride. L’auteur des coups de feu était Joseph Zangara, un anarchiste d’origine italienne dont les motivations étaient d’ordre personnel. Il fut condamné à 80 ans de réclusion, puis à la peine de mort, car le maire de Chicago Anton Cermak mourut des blessures reçues pendant l’attentat.

Présidence (1933-1945)

Grande Dépression.

Lorsque Franklin Roosevelt prit ses fonctions de Président de États-Unis le 4 mars 1933, le pays était plongé dans une grave crise économique : 24,9 % de la population active, plus de 12 millions de personnes étaient alors au chômage et deux millions d’Américains étaient sans-abri. Entre 1930 et 1932, 773 établissements bancaires firent faillite. Lors de son discours inaugural, Roosevelt dénonça la responsabilité des banquiers et des financiers dans la crise ; il présenta son programme directement aux Américains par une série de discussions radiophoniques connues sous le nom de fireside chats (« causeries au coin du feu »). Le premier cabinet de l’administration Roosevelt comprenait une femme pour la première fois de l’histoire politique américaine : il s’agissait de Frances Perkins, qui occupa le poste de secrétaire au Travail jusqu’en juin 1945.

Premier mandat (1933-1937)

Le premier New Deal (1933-1934)

 

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CCC.

 

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L’aigle bleu (Blue Eagle), symbole de la NRA.

 

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Une œuvre subventionnée par la WPA, 1939.

Au début de son mandat, Roosevelt prit de nombreuses mesures pour rassurer la population et redresser l’économie. Entre le 4 mars et le 16 juin, il proposa 15 nouvelles lois qui furent toutes votées par le Congrès. Le premier New Deal ne fut pas une politique socialiste et Roosevelt gouverna plutôt au centre. Entre le 9 mars et le 16 juin 1933, période de Cent Jours qui correspond à la durée de la session du Congrès américain, il fit passer un nombre record de projets de loi qui furent facilement adoptés grâce à la majorité démocrate, au soutien de sénateurs comme George Norris, Robert F. Wagner ou Hugo Black, mais aussi grâce à l’action de son Brain Trust, l’équipe de ses conseillers issus pour la plupart de l’université Columbia. Pour expliquer ces succès politiques, les historiens invoquent également la capacité de séduction de Roosevelt et son habileté à utiliser les médias.

Comme son prédécesseur Herbert Hoover, Roosevelt considérait que la crise économique résultait d’un manque de confiance qui se traduisait par une baisse de la consommation et de l’investissement. Il s’efforça donc d’afficher son optimisme. Au moment des faillites bancaires du 4 mars 1933, son discours d’investiture, entendu à la radio par quelque deux millions d’Américains, comportait cette déclaration restée célèbre : « The only thing we have to fear is fear itself » (« la seule chose que nous ayons à craindre, c’est la crainte elle-même » Le jour suivant, le président décréta un congé pour les banques afin d’enrayer la panique causée par les faillites, et annonça un plan pour leur prochaine réouverture.

Le 9 mars 1933 passe l’Emergency Banking Act (approximativement « Loi de secours bancaire ») au Congrès, suivi le 5 avril de l’Ordre exécutif présidentiel 6102  requérant des possesseurs de pièces d’or de le retourner au Trésor américain. En trente jours, un tiers de l’or en circulation est retourné au Trésor. Le 28 aout le Président Roosevelt publie une autre ordonnance enjoignant à tout possesseur d’or d’enregistrer ses avoirs auprès du Trésor public.

Roosevelt poursuivit le programme de Hoover contre le chômage placé sous la responsabilité de la toute nouvelle Federal Emergency Relief Administration (FERA). Il reprit également la Reconstruction Finance Corporation pour en faire une source majeure de financement des chemins de fer et de l’industrie. Parmi les nouvelles agences les plus appréciées de Roosevelt figurait le « corps de préservation civile » (Civilian Conservation Corps – CCC -), qui embaucha 250 000 jeunes chômeurs dans différents projets locaux. Le Congrès confia de nouveaux pouvoirs de régulation à la Federal Trade Commission et des prêts hypothécaires à des millions de fermiers et de propriétaires. En outre, le 19 avril, les États-Unis abandonnaient l’étalon-or, ce qui eut pour effet de relancer l’économie.

Les réformes économiques furent entreprises grâce au National Industrial Recovery Act (NIRA) de 1933. Cependant la cour suprême le déclara anticonstitutionnel par une décision du 27 mai 1935. Le NIRA établissait une planification économique, un salaire minimum et une baisse du temps de travail ramené à 36 heures hebdomadaires. Le NIRA instaurait également plus de liberté pour les syndicats.

Roosevelt injecta d’énormes fonds publics dans l’économie : le NIRA dépensa ainsi 3,3 milliards de dollars par l’intermédiaire de la Public Works Administration sous la direction de Harold Ickes. Le Président travailla avec le sénateur républicain George Norris pour créer la plus grande entreprise industrielle gouvernementale de l’histoire américaine, la Tennessee Valley Authority (TVA) : celle-ci permit de construire des barrages et des stations hydroélectriques, de moderniser l’agriculture et d’améliorer les conditions de vie dans la vallée du Tennessee. En avril 1933, l’abrogation du Volstead Act qui définissait la prohibition, permit à l’État de lever de nouvelles taxes.

Roosevelt essaya de tenir ses engagements de campagne sur la réduction des dépenses publiques : mais il souleva l’opposition des vétérans de la Première Guerre mondiale en diminuant leurs pensions. Il fit des coupes sévères dans le budget des armées ; il baissa le salaire et le nombre des fonctionnaires par l’Economy Act le 20 mars 1933. Il réduisit également les dépenses dans l’éducation et la recherche.

Le relèvement de l’agriculture fut l’une des priorités de Roosevelt comme en témoigne le premier Agricultural Adjustment Administration (AAA) qui devait faire remonter les prix agricoles. Son action fut critiquée car elle imposait de détruire les récoltes alors qu’une partie de la population était mal nourrie. Par ailleurs, le Farm Credit Act fut voté pour réduire l’endettement des agriculteurs.

À la suite des rigueurs de l’hiver 1933-1934, la Civil Works Administration fut fondée et employa jusqu’à 4,5 millions de personnes ; l’agence engagea des travailleurs pour des activités très diverses telles que des fouilles archéologiques ou la réalisation de peintures murales. Malgré ses réussites, elle fut dissoute après l’hiver.

Le deuxième New Deal et le Welfare State

 

 

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Le président Franklin Roosevelt signant le Social Security Act, le 14 août 1935.

 

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Tempête de poussière (Dust Bowl) au Texas en 1935.

À partir de 1934, la politique de Franklin Roosevelt s’orienta à gauche avec la création de l’État-providence (Welfare State).

Les élections législatives de 1934 donnèrent à Roosevelt une large majorité aux deux chambres du Congrès. Le président put continuer ses réformes afin de relancer la consommation et de faire baisser le chômage. Cependant, le taux de chômage restait à un niveau très élevé (12,5 % en 1938). Le 6 mai 1934, le président crée l’Administration chargée de l’avancement des travaux (Works Progress Administration), dirigée par Harry Hopkins. Elle employa jusqu’à 3,3 millions de personnes en 1938 sur des chantiers divers : réalisation de routes, de ponts, de bâtiments publics… Les professeurs enseignaient la langue anglaise aux immigrants, les acteurs jouaient des pièces de théâtre jusque dans les petites villes, les peintres comme Jackson Pollock recevaient des commandes. L’Administration nationale de la jeunesse (National Youth Administration) fut fondée en juin 1935 pour faire baisser le chômage des jeunes et les encourager à faire des études. L’Administration pour la réinstallation (Resettlement Administration), créée en avril 1935, fut placée sous la direction de Rexford Tugwell pour réduire la pauvreté des agriculteurs. Elle fut remplacée par l’Administration pour la sécurité agricole (Farm Security Administration) en 1937.

Le 28 mai 1934, Roosevelt rencontra l’économiste anglais Keynes, entrevue qui se passa mal, ce dernier estimant que le président américain ne comprenait rien à l’économie.

Le 6 juin 1934, le Securities Exchange Act permit la création de la Securities and Exchange Commission (Commission des titres financiers et des bourses) qui règlementait et contrôle les marchés financiers. Roosevelt nomma Jospeh P. Kennedy, le père de John F. Kennedy, comme premier président de la SEC.

Le Social Security Act prévoyait pour la première fois à l’échelon fédéral la mise en place d’une sécurité sociale pour les retraités, les pauvres et les malades. La loi sur les retraites fut signée le 14 août 1935. Le financement devait reposer sur les cotisations des employeurs et des salariés pour ne pas accroître les dépenses de l’État fédéral.

Le sénateur Robert Wagner rédigea le Wagner Act, qui fut ensuite adopté sous le nom de National Labor Relations Act. Cette loi signée le 5 juillet 1935 établissait le droit au niveau fédéral pour les travailleurs d’organiser des syndicats, d’engager des négociations collectives. Elle fondait le Bureau national des relations au sein du travail (National Labor Relations Board) qui devait protéger les salariés contre les abus des employeurs. Le nombre de syndiqués augmenta fortement à partir de ce moment.

Le deuxième New Deal fut attaqué par des démagogues tels que le père Coughlin, Huey Long ou encore Francis Townsend. Mais il suscita également l’opposition des démocrates les plus conservateurs emmenés par Al Smith. Avec l’American Liberty League, ce dernier critiqua Roosevelt et le compara à Karl Marx et Lénine. Le 27 mai 1935, la Cour suprême des États-Unis s’opposa à l’une des lois du New Deal, donnant au gouvernement fédéral des pouvoirs sur les industriels. Elle décréta unanimement que le National Recovery Act (NRA) n’était pas constitutionnel car il donnait un pouvoir législatif au président. Ce fut un premier échec pour Roosevelt mais aussi pour le gouvernement fédéral face aux États et aux intérêts individuels. Le monde des affaires se montra également hostile au « type de la Maison-Blanche ». Enfin, Roosevelt était critiqué pour avoir creusé le déficit du budget fédéral, qui passa de 2,6 milliards de dollars en 1933 à 4,4 milliards de dollars en 1936.

Favorable à la retraite par répartition, Roosevelt déclara à un journaliste qui lui suggérait de financer les retraites par l’impôt : « Je suppose que vous avez raison sur un plan économique, mais le financement n’est pas un problème économique. C’est une question purement politique. Nous avons instauré les prélèvements sur les salaires pour donner aux cotisants un droit légal, moral et politique de toucher leurs pensions […]. Avec ces cotisations, aucun fichu politicien ne pourra jamais démanteler ma sécurité sociale. »

Deuxième mandat (1936-1940)

Réélection

Élection présidentielle américaine de 1936.

Après quatre ans de présidence, l’économie avait progressé mais restait encore fragile. En 1937, 7,7 millions d’Américains étaient au chômage soit 14 % de la population active. Aux élections présidentielles de novembre 1936, Roosevelt fut confronté à un candidat républicain sans réelle envergure, Alfred Landon, dont le parti était désuni. Il réussit à réunir sous sa bannière l’ensemble des forces opposées « aux financiers, aux banquiers et aux spéculateurs imprudents ». Cet ensemble électoral multi-ethnique, multi-religieux essentiellement urbain devint ensuite le réservoir de voix du Parti démocrate. Roosevelt fut réélu pour un deuxième mandat. Sa victoire écrasante dans 46 États sur 48, obtenue avec un écart de 11 millions de voix contredisait tous les sondages et les prévisions de la presse. Elle indiquait un fort soutien populaire à sa politique de New Deal et se traduisit par une majorité démocrate dans les deux Chambres du Congrès.

Politique intérieure

Par rapport à la période de son premier mandat, peu de grandes législations furent adoptées lors du second mandat : ainsi l’United States Housing Authority qui faisait partie du New Deal (1937), un deuxième ajustement pour l’agriculture ainsi que le Fair Labor Standards Act (FLSA) de 1938 qui créa un salaire minimum. Lorsque l’économie se détériora à nouveau fin de l’année 1937, Roosevelt lança un programme agressif de stimulation de celle-ci en demandant au Congrès 5 milliards de dollars pour lancer des travaux publics dans le but de créer 3,3 millions d’emplois en 1938.

La Cour suprême des États-Unis était l’obstacle principal empêchant Roosevelt de réaliser ses programmes. Roosevelt étonna le Congrès en 1937 en proposant une loi lui offrant la possibilité de nommer cinq nouveaux magistrats. Cette demande fut accueillie par une large opposition comprenant même des membres de son propre parti dont le vice-président John Nance Garner car il semblait aller à l’encontre de la séparation des pouvoirs. Les propositions de Roosevelt furent ainsi rejetées. Des décès et des départs à la retraite de membres de la Cour suprême permirent néanmoins à Roosevelt de nommer assez rapidement de nouveaux magistrats avec peu de controverse. Entre 1937 et 1941, il nomma huit magistrats libéraux à la Cour suprême.

Le marché boursier connut une rechute dans l’été 1937, la production s’effondra et le chômage grimpa à 19 % de la population active en 1938. En 1938, le Président réagit en demandant une rallonge financière au Congrès, en présentant une loi sur l’aide au logement, en aidant les agriculteurs (deuxième AAA en février 1938). Le 25 juin 1938 fut votée la loi sur les salaires et la durée du travail (Fair Labor Standards Act). La durée hebdomadaire du travail fut abaissée à 44 heures puis à 40 heures.

Roosevelt obtint le soutien des communistes américains et de l’union des syndicats qui connaissaient alors une forte progression mais ceux-ci se séparèrent suite à des querelles internes au sein de l’AFL et du CIO mené par John L. Lewis. Ces querelles affaiblirent le parti lors des élections de 1938 à 1946.

Oppositions

Le deuxième mandat de Roosevelt a été marqué par la montée des oppositions. Ces dernières s’exprimèrent d’abord dans les contre-pouvoirs, la Cour suprême et le Congrès, y compris dans les rangs démocrates, mais aussi dans les journaux où les caricatures et les éditoriaux n’hésitaient pas à critiquer l’action présidentielle. La presse fit état des scandales qui touchaient la famille du président. Les conservateurs l’accusaient d’être trop proche des communistes et attaquèrent la WPA. Les groupuscules et leaders fascistes tels que le Front chrétien du père Coughlin, lancèrent une croisade contre le Jew Deal mais qui trouva peu d’écho.

Déterminé à surmonter l’opposition conservatrice chez les démocrates du Congrès (pour la plupart en provenance des États du Sud), Roosevelt s’impliqua lui-même lors des primaires de 1938 en apportant son soutien aux personnes favorables à la réforme du New Deal. Roosevelt ne réussit qu’à déstabiliser le démocrate conservateur de la ville de New York. Il dut préserver l’équilibre politique pour pouvoir conserver sa majorité et ménagea les Démocrates du Sud du pays en ne remettant pas en cause la ségrégation contre les Noirs.

Lors des élections de novembre 1938, les démocrates perdirent sept sièges au sénat et 71 sièges au Congrès. Les pertes se concentraient chez les démocrates favorables au New Deal. Lorsque le Congrès fut réuni en 1939, les républicains menés par le sénateur Robert Taft formèrent une coalition conservatrice avec les démocrates conservateurs du Sud du pays ce qui empêchait Roosevelt de transformer ses programmes en lois. La loi de 1938 sur le salaire minimum fut ainsi la dernière réforme du New Deal à être entérinée par le Congrès.

Bilan du New Deal

 

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Franklin Roosevelt utilisait souvent la radio pour expliquer sa politique aux Américains.

Il n’y a aucune preuve que le New Deal eut une quelconque efficacité dans la lutte contre la crise, qui perdura jusqu’à ce que l’Amérique mobilise son économie pour la Seconde Guerre mondiale. Son succès fut en revanche indéniable au niveau social. La politique menée par le président Franklin Roosevelt a changé le pays par des réformes et non par la révolution.

Sur le plan économique, la situation était meilleure qu’en 1933 qui avait constitué le moment le plus difficile de la crise : la production industrielle avait retrouvé son niveau de 1929. En prenant comme base 100 la situation de 1929, le PNB en prix constants était de 103 en 1939, 96 pour le PNB/hab. Cependant, le chômage était toujours massif : 17 % de la population active américaine se trouvait au chômage en 1939 et touchait 9,5 millions de personnes. Ils recevaient une allocation chômage, ce qui représentait un progrès par rapport à l’avant New Deal. La population active avait augmenté de 3,7 millions de personnes entre 1933 et 1939.

Le New Deal inaugurait en outre une période d’interventionnisme étatique dans de nombreux secteurs de l’économie américaine : bien qu’il n’y avait pas eu de nationalisations comme dans la France du Front populaire, les agences fédérales avaient développé leurs activités, employé davantage de fonctionnaires issus de l’université. Ainsi, les mesures du New Deal ont posé les bases de la future superpuissance américaine. Sur le plan politique, le pouvoir exécutif et le cabinet présidentiel avaient renforcé leur influence, sans pour autant faire basculer le pays dans la dictature. Roosevelt avait su instaurer un lien direct avec le peuple, par les nombreuses conférences de presse qu’il avait tenues, mais aussi par l’utilisation de la radio (« causeries au coin du feu ») et ses nombreux déplacements. Le New Deal a permis une démocratisation de la culture et la réconciliation des artistes avec la société. L’esprit du New Deal a imprégné le pays : le cinéma et la littérature s’intéressaient davantage aux pauvres et aux problèmes sociaux. La Works Projects Administration (1935) mit en route de nombreux projets dans le domaine des arts et de la littérature, en particulier les cinq programmes du fameux Federal One. La WPA permit la réalisation de 1 566 peintures nouvelles, 17 744 sculptures, 108 099 peintures à l’huile et de développer l’enseignement artistique. À la fin du New Deal, le bilan était mitigé : si les artistes américains avaient été soutenus par des fonds publics et avaient acquis une reconnaissance nationale, cette politique culturelle fut interrompue par la Seconde Guerre mondiale et la mort de Roosevelt en 1945.

Politique étrangère (1933-1941)

Entre isolationnisme et interventionnisme

 

 

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Le président Roosevelt accueille le président des Philippines Manuel Quezon, à Washington DC.

Entre l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et l’entrée en guerre des États-Unis, Roosevelt dut prendre position sur les différentes questions internationales en tenant compte du Congrès et de l’opinion américaine. Il fut partagé entre l’interventionnisme défini par le président Wilson et l’isolationnisme qui consistait à tenir son pays en dehors des affaires européennes. La politique étrangère de Roosevelt fit l’objet de nombreuses controverses.

Franklin Delano Roosevelt connaissait bien l’Europe, l’Amérique latine et la Chine. Au début de sa carrière politique, il fut d’abord partisan de l’interventionnisme et soucieux de l’influence américaine à l’étranger : dans les années 1920, il était favorable aux idées wilsonniennes. En 1933, il nomme Cordell Hull Secrétaire d’État et celui-ci est contre le protectionnisme économique et le repli des États-Unis. Le 16 novembre 1933, le gouvernement américain reconnut officiellement l’Union soviétique et établit des relations diplomatiques avec ce pays.

Cependant, Roosevelt changea rapidement de position sous la pression du Congrès, du pacifisme ou du nationalisme de l’opinion publique, et fit entrer les États-Unis dans une phase d’isolationnisme, tout en condamnant moralement les agressions des dictatures fascistes.

Politique de bon voisinage

Politique de bon voisinage.

Le président inaugura la « politique de bon voisinage » (Good Neighbor policy) avec l’Amérique latine et s’éloigna de la doctrine Monroe qui prévalait depuis 1823. En décembre 1933, il signa la convention de Montevideo sur les Droits et Devoirs des États, et renonça au droit d’ingérence unilatérale dans les affaires sud-américaines. En 1934, il fit abroger l’amendement Platt qui permettait à Washington d’intervenir dans les affaires intérieures de la République de Cuba. Les États-Unis abandonnaient le protectorat sur Cuba issu de la Guerre contre l’Espagne. La même année, les Marines quittèrent Haïti et le Congrès vota la transition vers l’indépendance des Philippines qui ne fut effective que le 4 juillet 1946. En 1936, le droit d’intervention au Panama fut aboli, mettant au fin au protectorat américain sur ce pays.

La neutralité américaine

Face aux risques de guerre en Europe, Roosevelt eut une attitude qui a pu paraître ambigüe : il s’évertua officiellement à maintenir les États-Unis dans la neutralité, tout en faisant des discours qui laissaient entendre que le Président souhaitait aider les démocraties et les pays attaqués.

Le 31 août 1935, il signa la loi sur la neutralité (Neutrality Act) des États-Unis au moment de la seconde guerre italo-éthiopienne : elle interdisait les livraisons d’armes aux belligérants. Elle fut appliquée à la guerre entre l’Italie et l’Éthiopie, puis à la guerre civile en Espagne. Roosevelt désapprouvait cette décision car il estimait qu’elle pénalisait les pays agressés et qu’elle limitait le droit du Président américain d’aider les États amis. La loi de neutralité fut reconduite avec davantage de restrictions le 29 février 1936 (interdiction des prêts aux belligérants) et le 1er mai 1937 (clause Cash and Carry – « payé – emporté » – qui autorisait les clients à venir chercher eux-mêmes les marchandises aux États-Unis et à les payer comptant). En janvier 1935, Roosevelt proposa que les États-Unis participassent au Tribunal permanent de justice internationale ; le Sénat, pourtant majoritairement démocrate, refusa d’y engager le pays.

Face à l’isolationnisme du Congrès et à sa propre volonté d’intervenir qui brouillaient la politique étrangère américaine, Roosevelt déclara : « Les États-Unis sont neutres, mais personne n’oblige les citoyens à être neutres. » En effet, des milliers de volontaires américains ont participé à la guerre d’Espagne (1936-1939) contre les franquistes dans la brigade Abraham Lincoln ; d’autres se sont battus en Chine dans l’American Volunteer Group qui formaient les « Les Tigres volants » de Claire Chennault et plus tard les volontaires de la Eagle Squadron au sein de la RAF dans la bataille d’Angleterre. Lorsque la guerre sino-japonaise (1937-1945) se déclencha en 1937, l’opinion publique favorable à la Chine permit à Roosevelt d’aider ce pays de plusieurs façons.

Préparation à la guerre

Le 5 octobre 1937 à Chicago, Roosevelt prononça un discours en faveur de la mise en quarantaine de tous les pays agresseurs qui seraient traités comme une menace pour la santé publique. En décembre 1937, au moment du massacre de Nankin en Chine, les avions japonais coulèrent la canonnière américaine Panay sur le Yang-tseu-Kiang. Washington obtint des excuses mais la tension monta rapidement entre les États-Unis et l’Empire du Soleil Levant. En mai 1938, le Congrès vota des crédits pour le réarmement. Le président américain fit publiquement part de son indignation face aux persécutions antisémites en Allemagne (nuit de cristal, 1938). Il rappela son ambassadeur à Berlin sans fermer la représentation diplomatique. À partir de 1938, l’opinion américaine se rendit progressivement compte que la guerre était inévitable et que les États-Unis devraient y participer. Roosevelt prépara dès lors le pays à la guerre, sans entrer directement dans le conflit. Ainsi, il lança en secret la construction de sous-marins à long rayon d’action qui auraient pu bloquer l’expansionnisme du Japon.

 

Lorsque la Seconde Guerre mondiale se déclencha en septembre 1939, Roosevelt rejeta la proposition de neutralité du pays et chercha des moyens pour aider les pays alliés d’Europe. Il fit du 11 octobre 1939 le Pulaski Day en soutien des Polonais. Le 4 novembre 1939, Roosevelt obtint l’abrogation de l’embargo automatique sur les armes et les munitions. Il commença aussi une correspondance secrète avec Winston Churchill pour déterminer le soutien américain au Royaume-Uni.

 

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Harry Hopkins.

Roosevelt se tourna vers Harry Hopkins qui devint son conseiller en chef en temps de guerre. Ils trouvèrent des solutions innovantes pour aider le Royaume-Uni comme par exemple l’envoi de moyens financiers à la fin de 1940. Le Congrès se ravisa petit à petit en faveur d’une aide aux pays attaqués et c’est ainsi qu’il alloua une aide en armements de 50 milliards de dollars à différents pays dont la République de Chine et la Russie entre 1941 et 1945. Contrairement à la Première Guerre mondiale, ces aides ne devaient pas être remboursées après la guerre. Toute sa vie, un des souhaits de Roosevelt était de voir la fin du colonialisme européen. Il se forgea d’excellentes relations avec Churchill qui devint Premier ministre du Royaume-Uni en mai 1940.

 

Au mois de mai 1940, l’Allemagne nazie envahit le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, et la France en laissant seul le Royaume-Uni face au danger d’une invasion allemande. Très vite, on se mit d’accord pour agrandir l’enveloppe des dépenses pour l’aide aux pays attaqués en sachant que le pays risquait d’entrer en guerre contre l’Allemagne à cause de cette aide. Roosevelt mit au pouvoir deux chefs républicains Henry L. Stimson et Frank Knox comme secrétaire de guerre et secrétaire de la Navy. La chute de Paris choqua l’opinion américaine et le sentiment d’isolationnisme tomba. Tout le monde se mit d’accord pour renforcer l’armée américaine mais certaines réticences à l’entrée en guerre eurent la dent dure encore un moment. Roosevelt demanda au Congrès de faire la première conscription de troupes en temps de paix du pays en septembre 1940. Il recommença en 1941. Roosevelt usa de son charisme pour que le public fût favorable à une intervention militaire du pays. Le pays devait devenir l’arsenal de la démocratie. Au mois d’août 1940, Roosevelt viola ouvertement l’acte de neutralité avec l’accord Destroyers for Bases Agreement qui devait donner 50 bateaux destroyers des États-Unis au Royaume-Uni en échange de terres appartenant à ce pays dans les Caraïbes. Cet acte fut précurseur des aides massives qui suivirent en mars 1941 envers le Royaume-Uni, la Chine et la Russie.

 

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Rencontre entre Roosevelt et Churchill sur l’USS Augusta, à Argentia.

Le 29 décembre 1940, Roosevelt évoqua dans un discours radiodiffusé la conversion de l’économie américaine pour l’effort de guerre : le pays devait devenir « l’arsenal de la démocratie » (The Arsenal of Democracy). Le 6 janvier 1941, il prononça son discours sur les Quatre libertés présentées comme fondamentales dans son discours sur l’état de l’Union : la liberté d’expression, de religion, de vivre à l’abri du besoin et de la peur. Le lendemain, le président créa le Bureau de la gestion de la production (Office of Production Management) ; d’autres organismes furent fondés par la suite pour coordonner les politiques : Bureau de l’administration des prix et des approvisionnements civils (Office of Price Administration and Civilian Supply), Bureau des priorités d’approvisionnement et des allocations (Supplies Priorities and Allocation Board) dès 1941 ; Service de la mobilisation de guerre (Office of War Mobilization) en mai 1943. Le gouvernement fédéral renforça ainsi ses prérogatives ce qui suscita des réactions parmi les Républicains, mais aussi dans le propre camp de Roosevelt : ainsi, en août 1941, le sénateur démocrate Harry Truman rendit un rapport sur les gaspillages de l’État fédéral.

Le programme Lend-Lease (programme prêt-bail en français) devait fournir les Alliés en matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit. La loi Lend-Lease fut signée le 11 mars 1941 et autorisa le Président des États-Unis à « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d’autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement « dont le Président estime la défense vitale à la défense des États-Unis. »

Le 7 juillet 1941, Washington envoya quelque 7 000 marines en Islande pour empêcher une invasion allemande. Les convois de matériel à destination de l’Angleterre furent escortés par les forces américaines.

En août 1941, Roosevelt rencontra le Premier Ministre britannique Winston Churchill lors de la conférence de l’Atlantique, tenue à bord d’un navire de guerre au large de Terre-Neuve. Les deux hommes signèrent la Charte de l’Atlantique le 14 août 1941, qui reprenait et complétait le Discours des quatre libertés de Roosevelt, « entreprend de jeter les fondements d’une nouvelle politique internationale. »

Le 11 septembre 1941, Roosevelt ordonna à son aviation d’attaquer les navires de l’Axe surpris dans les eaux territoriales américaines. Cinq jours plus tard, le service militaire obligatoire en temps de paix était instauré. Le 27 octobre 1941, après le torpillage de deux navires de guerre américains par des sous-marins allemands, Roosevelt déclara que les États-Unis avaient été attaqués. À la différence de la Première Guerre mondiale, les États-Unis avaient eu le temps de se préparer au conflit. Il ne restait qu’à attendre l’étincelle qui déclencherait l’entrée en guerre : elle vint du Japon et non de l’Allemagne nazie comme le pensait Roosevelt.

L’attaque japonaise et l’entrée en guerre

 

Attaque de Pearl Harbor.

 

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Roosevelt s’adresse au Congrès américain le 8 décembre 1941.

 

 

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Le président américain Roosevelt signant la déclaration de guerre contre le Japon.

 

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Franklin Delano Roosevelt le 11 décembre 1941 signant la déclaration de guerre contre l’Allemagne.

Le 26 juillet 1941 les forces militaires philippines, encore sous contrôle américain, furent nationalisées et le général Douglas MacArthur fut nommé en charge du théâtre Pacifique. Les relations avec le Japon commençaient à se détériorer.

En mai 1941, Washington accorda son soutien à la Chine par l’octroi d’un prêt-bail. Suite au refus du Japon de se retirer de l’Indochine et de la Chine, à l’exclusion du Manchukuo, les États-unis, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas décrétèrent l’embargo complet sur le pétrole et l’acier ainsi que le gel des avoirs japonais sur le sol américain.

Le 7 décembre 1941, les forces japonaises bombardèrent Pearl Harbor à Hawaii, la plus grande base navale américaine dans l’océan Pacifique. L’attaque fit 2 403 morts et 1 178 blessés. De nombreux navires et avions de guerre furent anéantis. Les forces japonaises attaquèrent aussi ce même jour non seulement Honk-Hong et la Malaisie, mais aussi Guam, les îles de Wake et des Philippines. Au matin du 8 décembre, les Japonais lancèrent aussi une attaque contre Midway.

Les Japonais firent une déclaration de guerre officielle mais à cause de divers contretemps, elle ne fut présentée qu’après l’attaque. Le 8 décembre 1941, le président Roosevelt déclara à la radio : « Hier, 7 décembre 1941, une date qui restera dans l’Histoire comme un jour d’infamie, les États-Unis ont été attaqués délibérément par les forces navales et aériennes de l’empire du Japon ».

Le Congrès américain déclara la guerre au Japon à la quasi unanimité et Roosevelt signa la déclaration le jour même. Le 11 décembre, l’Allemagne et l’Italie déclaraient la guerre aux États-Unis.

Avec la loi sur la conscription du 20 décembre 1941, la mobilisation s’élargit à tous les Américains entre 20 et 40 ans. Le 22 décembre 1941 débuta la conférence Arcadia au cours de laquelle Churchill et Roosevelt décidèrent d’unir leurs forces contre l’Allemagne nazie. La Déclaration des Nations unies du 1er janvier 1942 prévoyait la création de l’ONU. L’entrée en guerre des États-Unis marquait un tournant dans la mondialisation du conflit.

Une thèse très controversée affirme que Roosevelt était au courant de l’attaque sur Pearl-Harbor et qu’il laissa faire pour provoquer l’indignation de la population et faire entrer son pays dans la guerre. Cette théorie fut d’abord avancée par les officiers déchus par les commissions d’enquête : Husband Kimmel se dit victime d’un complot visant à cacher la responsabilité du gouvernement et de l’état-major. Il diffusa cette idée dans ses Mémoires parues en 1955. Cette thèse fut ensuite reprise par les adversaires de Roosevelt et de sa politique extérieure. Plus tard, plusieurs historiens américains, tels que Charles Beard et Charles Tansill ont essayé de prouver l’implication du président.

Les faits cités à l’appui de cette théorie sont notamment l’absence supposée providentielle des trois porte-avions en manœuvre le jour de l’attaque et qui ne furent donc pas touchés, le fait que les nombreux messages d’avertissement aient été ignorés et enfin les négligences locales. Certains soupçonnent le gouvernement américain d’avoir tout fait pour ne recevoir la déclaration de guerre japonaise qu’après le bombardement. Les partisans de cette thèse sont convaincus que Roosevelt a poussé les Japonais à la guerre tout au long des années 1930 afin de convaincre le peuple américain partisan de la neutralité.

Il est cependant difficile d’imaginer que Roosevelt ait laissé détruire autant de bâtiments de la marine juste pour engager son pays dans la guerre. En effet, la valeur tactique des porte-avions était méconnue en 1941, même si d’évidence, compte-tenu des investissements réalisés, les Japonais et les Américains fondaient de gros espoirs sur cette nouvelle unité marine. C’était encore le cuirassé qui faisait figure de navire principal dans les flottes de guerre et même l’amiral Yamamoto envisageait la confrontation finale entre les deux pays sous la forme d’un combat entre cuirassés. Dès lors, tout officier au courant de l’attaque aurait fait en sorte de protéger les cuirassés qui seraient alors partis au large en sacrifiant les porte-avions.

Par conséquent, rien ne permet d’affirmer que Roosevelt était au courant de l’attaque sur Pearl Harbor même s’il fait peu de doute qu’il a accumulé les actes contraires à la neutralité durant les années 1930. Cependant, les sanctions économiques visaient avant tout les Allemands et le président américain donnait la priorité au théâtre d’opérations européen comme le montre par exemple la conférence Arcadia, et la guerre contre le Japon ne fut jamais sa priorité.

Si Roosevelt et son entourage étaient conscients des risques de guerre provoqués par la politique de soutien au Royaume-Uni, à l’URSS et à la Chine, il n’y a pas d’indication qu’il ait souhaité l’attaque de Pearl Harbor. Le désastre fut provoqué par la préparation minutieuse des Japonais, par une série de négligences locales et par des circonstances particulièrement défavorables aux Américains.

Troisième mandat (1940-1944)

Les élections de 1940

 

Élection présidentielle américaine de 1940 et Élection présidentielle américaine de 1944.

 

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De gauche à droite : Franklin D. Roosevelt, Harry S. Truman et Henry Wallace. (novembre 1944).

La tradition d’une limite maximale de deux mandats présidentiels était une règle non écrite mais bien ancrée depuis que George Washington déclina son troisième mandat en 1796. C’est ainsi que Ulysses S. Grant et Theodore Roosevelt furent attaqués pour avoir essayé d’obtenir un troisième mandat (non consécutif) de président. Franklin Delano Roosevelt coupa pourtant l’herbe sous les pieds des secrétaires d’État Cordell Hull et James Farley lors de l’investiture démocrate aux nouvelles élections. Roosevelt se déplaça dans une convention de Chicago où il reçut un fervent support de son parti. L’opposition à FDR était mal organisée malgré les efforts de James Farley. Lors du meeting, Roosevelt expliqua qu’il ne se présenterait plus aux élections sauf s’il était plébiscité par les délégués du parti qui étaient libres de voter pour qui ils souhaitaient. Les délégués furent étonnés un moment mais ensuite la salle cria « Nous voulons Roosevelt… Le monde veut Roosevelt ! » Les délégués s’enflammèrent et le président sortant fut nommé par 946 voix contre 147. Le nouveau nommé pour la vice-présidence était Henry A. Wallace, un intellectuel liberal qui devint plus tard secrétaire à l’Agriculture.

Le candidat républicain, Wendell Willkie, était un ancien membre du Parti démocrate qui avait auparavant soutenu Roosevelt. Son programme électoral n’était pas véritablement différent de celui de son adversaire. Dans sa campagne électorale, Roosevelt mit en avant son expérience au pouvoir et son intention de tout faire pour que les États-Unis restent à l’écart de la guerre. Roosevelt remporta ainsi l’élection présidentielle de 1940 avec 55 % des votes et une différence de 5 millions de suffrages. Il obtint la majorité dans 38 des 48 états du pays à l’époque. Un déplacement à gauche de la politique du pays se fit sentir dans l’administration suite à la nomination de Henry A. Wallace comme vice-président en lieu et place du conservateur texan John Nance Garner qui était devenu un ennemi de Roosevelt après 1937.

Roosevelt dans la guerre (1941-1945)

 

 

Roosevelt en conférence avec le général MacArthur, les amiraux Chester Nimitz et W. D. Leahy (1944).

Si dans les institutions américaines, le président est le chef des armées, Roosevelt ne se passionnait pas pour les affaires strictement militaires. Il délégua cette tâche et plaça sa confiance dans son entourage, en particulier George Marshall et Ernest King. Une agence unique de renseignements fut mise en place en 1942 (Office of Strategic Services) qui fut remplacée par la CIA en 1947. Le président créa par la suite l’Office of War Information (Bureau de l’information de guerre) qui mit en place une propagande de guerre et surveilla la production cinématographique. Il autorisa le FBI à utiliser les écoutes téléphoniques pour démasquer les espions. Le 6 janvier 1942, Roosevelt annonça un « programme de la Victoire » (Victory Program) qui prévoyait un effort de guerre important (construction de chars, avions).

Enfin, Roosevelt s’intéressa au projet Manhattan pour fabriquer la bombe atomique. En 1939, il fut averti par une lettre d’Albert Einstein que l’Allemagne nazie travaillait sur un projet équivalent. La décision de produire la bombe fut prise en secret en décembre 1942. En août 1943, à Québec, fut signé un accord anglo-américain de coopération atomique. Selon le secrétaire à la Guerre Henry Stimson, Roosevelt n’a jamais hésité sur la nécessité de la bombe atomique. Mais ce fut son successeur Harry Truman qui prit l’initiative des bombardements nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki, plusieurs mois après la mort de Roosevelt.

La question juive

Dès avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Roosevelt avait dénoncé l’oppression et les lois de Nuremberg. Pourtant, il considérait également qu’il ne pouvait intervenir directement dans les affaires internes de l’Allemagne. Il ne fit pas pression sur le Congrès pour augmenter l’accueil des réfugiés juifs. Pendant la guerre, le président américain n’a pas cherché à aider les Juifs d’Europe, considérant que le principal objectif devait être l’écrasement du régime nazi. Malgré la pression des Juifs américains, de sa femme et de l’opinion publique américaine, le président ne dévia pas de cette direction. Il ne fut pas mis au courant des projets de bombardements d’Auschwitz ou des voies ferrées.

Roosevelt et ses alliés

Conférences inter-alliées.

 

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Conférence de Téhéran, 1943 : Staline, Roosevelt et Churchill.

 

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Conférence de Yalta, 1945.

 

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Roosevelt et le roi Abdulaziz, à bord du Quincy (février 1945).

Roosevelt fut l’un des principaux acteurs des conférences inter-alliées et tenta d’y défendre les intérêts des États-Unis tout en faisant des compromis. En 1942, il donna la priorité au front européen tout en contenant l’avancée japonaise dans le Pacifique. Il subit la pression de Staline qui réclamait l’ouverture d’un second front à l’ouest de l’Europe, alors que Churchill n’y était pas favorable et préférait la mise en œuvre d’une stratégie périphérique.

Roosevelt eut le grand mérite, bien que l’implication de son pays dans cette guerre ait résulté avant tout de l’attaque japonaise, d’orienter prioritairement la riposte américaine en direction de l’Europe, une fois le conflit équilibré sur le front du Pacifique par la victoire aéronavale des Îles Midway.

Son évaluation à sa juste mesure de l’énormité du danger hitlérien et de la nécessité d’empêcher l’URSS de sombrer justifiait certes ce choix. Mais il dut néanmoins pour l’imposer surmonter les préférences post-isolationnistes de la majorité des Américains pour lesquels l’ennemi principal était le Japon. C’est ainsi que fut mise sur pied une vigoureuse entrée en ligne des États-Unis aux côtés des Britanniques, d’abord vers l’Afrique du Nord par l’opération Torch, puis vers l’Europe par les débarquements successifs en Italie et en France.

À la conférence d’Anfa (Casablanca, janvier 1943), Roosevelt obtint d’exiger la reddition sans condition des puissances de l’Axe. Les Alliés décidèrent d’envahir l’Italie. Les 11-24 août 1943, Roosevelt et Churchill se rencontrèrent au Canada pour préparer le débarquement en France prévu au printemps 1944. Au cours de la conférence de Téhéran (novembre 1943), plusieurs décisions majeures furent prises : organisation d’un débarquement en Normandie, rejet par Staline et Roosevelt du projet britannique d’offensive par la Méditerranée et les Balkans. Sur le plan politique, Staline accepta le principe de la création d’une organisation internationale, proposé par Roosevelt. Les Trois Grands s’entendirent également sur le principe d’un démembrement de l’Allemagne. Ils ne fixèrent pas précisément les nouvelles frontières de la Pologne, car Roosevelt ne voulait pas heurter les millions d’Américains d’origine polonaise. Entre le 1er et le 22 juillet 1944, les représentants de 44 nations se réunirent à Bretton Woods et créèrent la Banque mondiale et le FMI (Fonds monétaire international). La politique monétaire de l’après-guerre fut fortement affectée par cette décision. À la conférence de Dumbarton Oaks (août-octobre 1944), Roosevelt réussit à imposer un projet auquel il tenait beaucoup : les Nations unies.

Ce fut à l’initiative de Roosevelt que se tint de la conférence de Yalta en février 1945. Le président arriva dans la station balnéaire de Crimée très fatigué et malade. Il dut faire d’importantes concessions à l’URSS car il avait besoin de Moscou pour vaincre les Japonais. Roosevelt faisait alors confiance à Staline. « Si je lui donne (i. e. à Staline), estima-t-il, tout ce qu’il me sera possible de donner sans rien réclamer en échange, noblesse oblige, il ne tentera pas d’annexer quoi que ce soit et travaillera à bâtir un monde de démocratie et de paix. ».

Les Alliés reparlèrent également de l’ONU et fixèrent le droit de veto du conseil de sécurité, le projet auquel tenait beaucoup Roosevelt. Ils s’entendirent sur la tenue d’élections libres dans les États européens libérés, l’entrée en guerre de l’Union soviétique contre le Japon après la défaite de l’Allemagne, la division de l’Allemagne en zones d’occupation, le déplacement de la Pologne vers l’ouest.

Après la conférence de Yalta, Roosevelt s’envola pour l’Égypte et rencontra le roi Farouk ainsi que l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier à bord de l’USS Quincy. Le 14 février, il s’entretint avec le roi Abdulaziz, fondateur de l’Arabie saoudite.

Roosevelt et la France

 

 

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Franklin D. Roosevelt et le général Henri Giraud à Casablanca, janvier 1943.

De la situation complexe de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, Roosevelt écrivit à Churchill qu’elle était leur « mal de tête commun ». Sa politique étrangère fut largement contestée et soumise aux pressions du département d’État et par ses diplomates Leahy et Murphy. Dans un premier temps, le président américain garda des contacts diplomatiques avec l’État français : il pensait ainsi éviter que la flotte française ne tombât aux mains des nazis et avoir des renseignements sur la France. Il refusait de reconnaître l’autorité et la légitimité de Charles De Gaulle. Au début de 1942, il s’opposait à ce que la France libre participât aux Nations unies avant les élections en France. Dès 1941 pourtant, une partie des Américains protesta contre la complaisance du Département d’État envers le régime de Vichy. La presse américaine était également favorable à la France libre.

Mais en avril 1942, le retour de Laval au pouvoir entraîna le départ de l’ambassadeur américain. Washington ouvrit alors un consulat à Brazzaville. Mais la méfiance vis-à-vis de De Gaulle ne se dissipa pas : pour le département d’État, le personnage n’était qu’« apprenti-dictateur » et Roosevelt était persuadé que les gaullistes divulgueraient les opérations secrètes des armées alliées. Roosevelt soutint successivement François Darlan, puis Henri Giraud, malgré leur maintien du Régime de Vichy en Afrique libérée (1942-1943), et il tenta de bloquer l’action du Comité français de la Libération nationale d’Alger, puis de placer la France libérée sous occupation militaire américaine (AMGOT).

De Gaulle ne fut mis au courant du débarquement en Normandie qu’à la dernière minute. Roosevelt ne reconnut le GPRF qu’en octobre 1944. La France ne fut pas invitée à la conférence de Yalta. Churchill insistait pour que la France fût en charge d’une zone d’occupation de l’Allemagne. Mais le président américain se rendit compte que De Gaulle était l’homme qui contrerait la menace communiste en France. Profondément anticolonialiste, il souhaitait que l’Indochine française fût placée sous la tutelle des Nations unies, mais il dut finalement abandonner cette idée sous la pression du département d’État, des Britanniques et de De Gaulle.

Les États-Unis pendant la guerre

Sur le plan économique, Roosevelt prit des mesures contre l’inflation et pour l’effort de guerre. Dès le printemps 1942, il fit accepter la loi du General Maximum visant à augmenter l’impôt sur le revenu, à bloquer les salaires et les prix agricoles pour limiter l’inflation. Cette politique fiscale fut renforcée par le Revenue Act en octobre 1942. La conversion de l’économie se fit rapidement : entre décembre 1941 et juin 1944, les États-Unis produisirent 171 257 avions et 1 200 navires de guerre, ce qui entraîna la croissance du complexe militaro-industriel. Cependant, les produits de consommation courante et d’alimentation furent insuffisants, sans que la situation fût aussi difficile qu’en Europe. Une économie mixte, alliant capitalisme et intervention de l’État fut mise en place pour répondre aux nécessités de la guerre. Sur le plan social, les campagnes connurent un exode rural et une surproduction agricole. Les Afro-américains du Sud migrèrent vers les centres urbains et industriels du Nord-Est. Dans le monde ouvrier, la période fut agitée par de nombreuses grèves à cause du gel des salaires et de l’augmentation de la durée du travail. Le chômage baissa à cause de la mobilisation et le taux d’emploi des femmes progressa.

Les discriminations à l’égard des Afro-américains persistèrent jusqu’au sein de l’armée, malgré l’ordre exécutif 8802 qui les interdisaient dans les usines de défense nationale. Après l’attaque de Pearl Harbor, le sentiment anti-japonais prit de l’ampleur. Dans ce contexte, 110 000 Japonais et citoyens américains d’origine japonaise furent rassemblés et surveillés dans des camps d’internement (War Relocation Centers). Le 14 janvier 1942, Roosevelt signa un décret de fichage des Américains d’origine italienne, allemande et japonaise soupçonnés d’intelligence avec l’Axe. Le décret présidentiel 9066 du 19 février 1942 fut promulgué par Roosevelt et concerna l’ouest du pays où se concentraient les populations japonaises, regroupés dans des camps surveillés.

Le 7 novembre 1943, Franklin Roosevelt se présenta à la Présidence avec le soutien de la quasi-totalité de son parti. Il fut de nouveau opposé à un candidat républicain, Thomas Dewey, dont le programme n’était pas en contradiction totale avec la politique de Roosevelt. Ce dernier, malgré son âge et sa fatigue, mena campagne en demandant aux Américains de ne pas changer de pilote au milieu du gué. Roosevelt fut réélu pour un quatrième mandat avec une courte majorité de 53 % (25 602 505 voix) mais plus de 80 % du vote du collège électoral (432 mandats).

Mort de Roosevelt

 

 

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Les funérailles de Franklin Delano Roosevelt à Washington DC, le 14 avril 1945.

Lors de son discours devant le congrès le 1er mars 1945, Roosevelt apparut amaigri et vieilli ; il partit pour Warm Springs le 30 mars pour prendre du repos avant la conférence des Nations Unies. Le 12 avril 1945, il s’écroula se plaignant d’un terrible mal de tête alors qu’Elizabeth Shoumatoff était en train de peindre son portrait. Il mourut à 15h35 à l’âge de 63 ans d’une hémorragie cérébrale.

Lucy Mercer Rutherfurd, l’ancienne maîtresse du président, était présente aux côtés de Roosevelt et partit rapidement pour éviter le scandale. Eleanore Roosevelt prit le premier avion pour se rendre à Warm Springs. Le corps du président fut transporté en train jusqu’à la capitale : des milliers de personnes, notamment des Afro-américains, se rassemblèrent le long de la voie ferrée pour lui rendre hommage. Le cercueil fut déposé à la Maison Blanche puis dans la maison familiale de Hyde Park. Les fils de Franklin Roosevelt étant mobilisés, ils ne purent assister à la cérémonie funèbre sauf Elliott. Le président fut enterré au Franklin D. Roosevelt National Historic Site le 15 avril 1945.

La mort de Roosevelt souleva une grande émotion dans le pays et à l’étranger. Son état de santé avait été caché par son entourage et par les médecins de la Maison Blanche. Roosevelt était président depuis plus de 12 ans, une longévité jamais égalée par aucun président américain. En URSS, le drapeau soviétique fut bordé de noir et les dignitaires assistèrent à la cérémonie à l’ambassade. Staline pensait que le président américain avait été empoisonné. Le président du conseil italien décréta trois jours de deuil. En Allemagne, la nouvelle rendit Goebbels joyeux, on ne connaît pas la réaction d’Hitler.

Conformément à la constitution américaine, le vice-président Harry Truman devint le 33e président des États-Unis alors qu’il avait été tenu à l’écart des décisions politiques et qu’il ne s’était pas rendu à Yalta. Truman dédia la cérémonie du 8 mai 1945 à la mémoire de Roosevelt.

Caractère

 

 

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Franklin D. Roosevelt et Georges Washington, son chien, nom qu’il porte en hommage au président

Les traits principaux du caractère de Roosevelt apparaissent dès l’époque de sa première campagne présidentielle : son optimisme, notamment face à la gravité de sa maladie puisqu’il avait la volonté de s’en remettre ; également son exigence vis-à-vis de lui-même comme de ses collaborateurs. Son optimisme se nourrissait également de sa foi puisqu’il était profondément religieux. L’un de ses films préférés était Gabriel over the White House de Gregory La Cava (1933) qu’il se faisait projeter à la Maison Blanche. Côté distractions, il appréciait peu le théâtre et collectionnait les timbres postes.

Roosevelt était quelqu’un d’intuitif, de chaleureux et même charmeur, toujours souriant et sachant désarmer les critiques par l’humour. Roosevelt était doué pour la communication et même capable d’éloquence, moins en meeting qu’en petits comités d’où l’incontestable succès de ses causeries « au coin du feu » (fireside chat) dans lesquelles il s’adressait de façon simple et directe aux Américains. En 1939, Roosevelt devint le premier président à apparaître à la télévision. Il utilisa aussi beaucoup la radio. Avec sa voix chaude et mélodieuse, il savait s’adresser au public ainsi qu’aux journalistes.

Il se souciait réellement des Américains les plus défavorisés et était sensible aux injustices et à l’oppression sous toutes ses formes. Sur ce plan, il bénéficia de la popularité de sa femme. Mais Roosevelt pouvait être également un politique hésitant, un tacticien manipulateur, capable de ne pas s’embarrasser de sentiments pour parvenir à ses fins, souvent secret, égoïste et attaché à son indépendance. Son Secrétaire à l’Intérieur, Harold Ickes lui dit un jour : « Vous êtes quelqu’un de merveilleux, mais vous êtes un homme avec lequel il est difficile de travailler. […] Vous ne parlez jamais franchement même avec les gens qui vous sont dévoués et dont vous connaissez la loyauté. »

Franklin Roosevelt avait le souci de l’opinion publique : il s’intéressa d’ailleurs aux sondages de l’Institut Gallup. Devenu président des États-Unis, ses décisions étaient motivées par un souci de pragmatisme et le respect scrupuleux de la démocratie, motif de sa méfiance à l’égard de De Gaulle.

Héritage et hommages

 

 

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Mémorial de Franklin Delano Roosevelt.

 

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Little White House en Géorgie.

 

Franklin Delano Roosevelt, monument à Québec

Selon un classement dressé par des historiens pour le magazine The Atlantic Monthly, il est le troisième Américain le plus influent de l’Histoire, derrière Lincoln et Washington. Cependant, Roosevelt est considéré comme le plus grand président américain du XXe siècle. Il modernisa les institutions américaines : il fit voter le XXe amendement en 1933 qui avançait l’entrée en fonction du président nouvellement élu de début mars au 21 janvier. Il renforça le pouvoir exécutif en le personnalisant et en le faisant entrer dans l’ère de la technostructure : le nombre de fonctionnaires augmenta de façon très importante. L’héritage de Roosevelt a été considérable sur la vie politique américaine : il consacra la fin de l’isolationnisme, la défense des libertés et le statut de superpuissance des États-Unis. Mais Roosevelt fut également très contesté à la fois par les républicains et la Nouvelle Gauche américaine qui estimait que le New Deal n’avait pas été assez loin. Roosevelt resta un modèle dans la deuxième moitié du XXe siècle. Eleanor Roosevelt continua d’exercer son influence dans la politique américaine et dans les affaires mondiales : elle participa à la conférence de San Francisco et défendit ardemment les droits civiques. De nombreux membres de l’administration Roosevelt poursuivirent une carrière politique auprès de Truman, Kennedy et Johnson.

Truman essaya de marcher dans les pas de son prédécesseur en lançant le Fair Deal. Mais ce fut Johnson qui fut le plus rooseveltien des présidents américains et il aimait comparer sa politique sociale au New Deal.

La maison natale de Roosevelt est classée site national historique et abrite la bibliothèque présidentielle. La résidence de Warm Springs (Little White House) est un musée géré par l’État de Georgie. La villa de vacances de Campobello Island est administré par le Canada et les États-Unis (Roosevelt Campobello International Park). Elle est accessible par le Franklin Delano Roosevelt Bridge.

Le Roosevelt Memorial se trouve à Washington D.C., juste à côté du Jefferson Memorial. Les plans furent dessinés par l’architecte Lawrence Halprin. Les sculptures en bronze représentent les grands moments de la présidence, accompagnées de plusieurs extraits des discours de Roosevelt.

De nombreuses écoles portent le nom du président, ainsi qu’un porte-avions. Le réservoir situé derrière le barrage Grand Coulee dans l’État de Washington est appelé lac Franklin D. Roosevelt, qui présida à l’achèvement de l’ouvrage. À Paris, il existe une station de métro (Franklin D. Roosevelt) à son nom. Le temple de la Grande Loge de France porte son nom, ce qui rappelle que le président américain a été franc-maçon.

Le lycée Joli-Coeur de Reims en France, lieu de signature de la reddition allemande, fut renommé le Lycée Franklin-Roosevelt (Reims) en son honneur.

Roosevelt est l’un des présidents les plus représentés dans les œuvres de fiction américaine. L’écrivain John Dos Passos en fait un homme manipulateur dans son roman The Grand Design (1966). Dans Le Maître du Haut Château (1962), Philip K. Dick imagine que Roosevelt meurt dans l’attentat de Miami en 1933, événement qui constitue le point de divergence de son uchronie.

Le portrait de Franklin Roosevelt apparaît sur la pièce de 10 cents. Monaco a émis plusieurs timbres d’hommage pendant la seconde moitié des années 1940. L’un d’eux représente Roosevelt devant sa collection de timbres-poste. Or, ce timbre comporte une erreur : la main qui tient les brucelles a été dessinée dotée de six doigts. Roosevelt est un des dirigeants de la civilisation américaine dans le jeu Civilization IV, avec George Washington.

L’équipe du président Roosevelt a étudié de nombreuses hypothèses pour relancer rapidement l’économie américaine. La mesure la plus farfelue préconisée par l’économiste R. Peleklajmie avait pour objectif de relancer l’industrie du livre et de l’impression en incorporant une nouvelle lettre dans l’alphabet (1936). R. Peleklajmie se basait sur les travaux de Keynes qui prônait l’utilisation de l’effet de levier de la consommation afin d’augmenter l’activité économique du pays. Cette solution fut immédiatement refusée par le président américain, malgré une démonstration de plus 5 heures de R. Peleklajmie.

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Franklin D. ROOSEVELT

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Pour le 31/01/1945 à 08h54 T.U., à Hyde Park – USA

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 3, ET NOEUD SUD EN MAISON 9

Vous vivez une période propice à tous les types de communication, de mouvement et d’échanges. Orientez-vous donc vers le commerce ou concentrez vos efforts sur l’augmentation d’une clientèle. Actuellement, le destin vous soutiendra dans ce genre d’orientation.

Ceci n’est pas limitatif :

* Etes-vous écrivain … journaliste ?… éditeur ?…. vos écrits recevront un accueil exceptionnel du public, en métropole.

* Etes-vous dans la vente ou la distribution ?…. représentant ?… intermédiaire ?… préparez-vous à assurer la demande croissante de vos produits dans le pays.

* Etes-vous dans les transports ?… routier ?… messager ? …. affréteur ?…. vous serez obligés de refuser des commandes au niveau national.

Attention, dans tous les cas, c’est le marché intérieur qui est favorisé au détriment du marché international. Les faveurs du destin viseront aussi les études, les lectures, l’enseignement, les tâches administratives que vous accomplirez. Vos déplacements, vos transactions et vos échanges porteront des faits exceptionnels. Des contrats intéressants en résulteront. De plus, vous obtiendrez aide et coopération de votre proche entourage, y compris frères ou sœurs, si vous les sollicitez. Discutez vos projets avec ces derniers ; ils vous apporteront des aides et des conseils de valeur. Profitez-en pour étendre vos affaires dans votre ville ou dans votre proche environnement ; vous y trouverez à élargir de manière non habituelle votre sphère d’action et vous pourrez découvrir avec étonnement l’emplacement ou le commerce que vous recherchiez depuis longtemps. C’est aussi la période propice pour déménager, pour multiplier vos points de vente, pour diversifier vos activités. Ne négligez aucune affaire ni aucun contact, dont la signification vous échapperait sur le moment ; des résultats ultérieurs vous prouveront le contraire. En revanche, évitez toute expansion vers l’étranger et n’introduisez pas de produits étrangers dans votre gamme, car les gains que vous souhaiteriez en obtenir se feraient attendre. Visez plutôt le long terme pour cela. Votre réussite actuelle se fera dans votre lieu d’origine. Ne vous égarez donc pas hors frontières, vous y rencontreriez des embarras administratifs et juridiques insurmontables. En même temps, ne sollicitez rien d’une autorité, votre père y compris. Limitez-vous à vos proches, frères, sœurs, oncles ou tantes. Suivant l’esprit de cette période, votre attention doit être attirée tout particulièrement sur ce qui suit : D’une part, le commerce, les contrats ou les échanges en général seront favorisés mais vous perdrez toute protection en ce qui concerne la légalité, les autorités ou la loi en général. Ne vous laissez donc pas emballer par ce potentiel commercial inhabituel pour améliorer votre situation sans retenue, par exemple en contournant les législations en vigueur. Vous seriez découvert et subiriez les rigueurs de la loi . des pénalités ou des amendes annuleraient les bénéfices que vous auriez réalisés si vous aviez été raisonnable et intègre. Ceci prend d’autant plus d’importance que la période qui suivra immédiatement celle-ci vous défavorisera au niveau des revenus indûment gagnés. Attention aux pénalités et amendes (fiscales comprises). 

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 29/01/2011 – Oprah WINFREY 29 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Médias,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Reine des médias, Oprah Winfrey trône au sommet du classement Forbes des célébrités les plus puissantes du monde. La vedette américaine est non seulement la plus célèbre, mais aussi la plus riche d’entre elles.

 

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L’émission d’Oprah Winfrey inclus le clip exclusif des répétitions de Michael Jackson, y compris pour la chanson «The Way You Make Me Feel”.

 

http://www.pipole.net/wp-content/uploads/2008/12/oprah-winfrey-barack-obama.jpg

Oprah Winfrey a en effet démenti les rumeurs qui la disaient espérer un emploi dans l’administration de Barack Obama, que la célèbre animatrice a soutenu depuis le début de sa campagne. « Même si le président me le proposait, qu’est-ce que je pourrais faire ? « , a poursuivi la présentatrice. « Je fais ce que je fais le mieux à la TV tous les jours ».

 

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Oprah Winfrey se dit gênée par son poids et en colère contre elle-même. Elle pèse désormais 200 livres, avoue-t-elle dans le numéro de janvier du magazine O.

Personnalité du 29/01/2011 - Oprah WINFREY dans 01/2011 bar

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Actualités en relation avec Oprah WINFREY 1 2 3 4

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Oprah WINFREY

née le 29 Janvier 1954 à 04h30 à Kosciusko (Mississipi) – USA

oprahwinfrey29011954 dans Médias

Oprah Gail Winfrey, née le 29 janvier 1954 à Kosciusko, (Mississippi), est une personnalité américaine des médias, actrice nommée aux Academy Awards, productrice, critique littéraire et éditrice de magazines. Elle est surtout connue pour son talk show The Oprah Winfrey Show qui a gagné plusieurs prix, et qui est devenu le programme le plus vu dans l’Histoire. Elle a été classée la personnalité afro-américaine la plus riche du XXe siècle, l’Afro-américaine la plus philanthrope de tous les temps, et est la seule milliardaire noire dans le monde. Selon le magazine Forbes elle est la deuxième fortune de l’industrie du divertissement.

Oprah Winfrey est née dans une famille rurale pauvre du Mississippi. Sa mère était alors adolescente et n’était pas mariée. Oprah est plus tard élevée dans un quartier du centre-ville de Milwaukee. Elle doit faire face à des difficultés considérables pendant son enfance : elle est violée à l’âge de neuf ans, tombe enceinte à 14 ans et son fils meurt quelques jours après sa naissance. Envoyée pour vivre avec l’homme qu’elle considère comme son père, un coiffeur au Tennessee, elle décroche un travail dans la radio alors qu’elle est toujours au lycée, et devient la coprésentatrice des informations locales en soirée à l’âge de 19 ans. Elle a lancé sa propre compagnie de production et ses émissions sont diffusées partout dans le monde.

On considère qu’elle a popularisé et révolutionné le genre du talk show people lancé par Phil Donahue. Au milieu des années 1990, elle a réinventé son talk show pour se concentrer sur la littérature, le développement personnel et la spiritualité. Malgré les critiques lui reprochant d’avoir abandonné la culture confessionnelle et fait l’apologie des combines controversées de débrouillardise, elle est généralement admirée pour avoir surmonté l’adversité et ainsi devenir une bienfaitrice pour les autres.

En France, elle s’est surtout fait connaître par l’interview événement (suivie en direct dans le monde entier) qu’elle a eu avec la superstar Michael Jackson en janvier 1993, au domicile de ce dernier en Californie. Elle a aussi fait parler d’elle au sujet d’un scandale contre l’enseigne Hermès, la boutique parisienne lui ayant en effet refusé l’accès, un quart d’heure après la fermeture.

En 2006, elle est devenue un soutien de la première heure de Barack Obama. Une analyse a en effet estimé qu’elle a permis l’obtention de plus d’un million de voix dans la course primaire des Démocrates de 2008, un succès pour lequel le gouverneur de l’Illinois a envisagé de lui offrir un siège au Sénat des États-Unis.

Sa jeunesse

Malgré les explications contradictoires quant à la façon dont son nom est devenu Oprah, Winfrey était à l’origine appelée Orpah d’après le nom d’un personnage biblique du livre de Ruth. Selon une interview dans l’Academy of Achievement, elle a indiqué l’incapacité de sa famille et ses amis de prononcer « Orpah » les ont fait mettre le « P » avant le « R ». Plus prosaïquement, il s’agirait d’une erreur de la sage-femme qui aurait transposé les lettres en complétant l’acte de naissance.

Winfrey est née à Kosciusko, Mississippi de parents non mariés. Elle a plus tard expliqué que sa conception était le fait d’un s rapport sexuel unique que ses deux parents adolescents auraient eu avant de se séparer peu de temps après. Sa mère, Vernita Lee, était domestique. En grandissant, elle a cru que son père était Vernon Winfrey, travaillant comme mineur, puis coiffeur, avant de devenir conseiller municipal. A la naissance d’Oprah, il était à l’armée. Des décennies plus tard, un fermier du Mississippi et vétéran de la Seconde Guerre mondiale, déclara être son père biologique. Après sa naissance, la mère de Winfrey partit vers le nord et Oprah passa ses six premières années dans un quartier pauvre avec sa grand-mère, Hattie Mae Lee, « Oprah portait souvent des robes faites de sacs de pomme de terre,qui en faisaient la cible des moqueries des autres enfants ». Sa grand-mère lui apprend à lire avant l’âge de trois ans, et l’emmène à l’église locale, où on la surnomme « la prédicatrice » pour sa capacité à réciter les vers de la Bible. Quand elle était enfant,la grand-mère d’Oprah la frappait avec une baguette lorsqu’elle ne faisait pas ses devoirs ou lorsqu’elle se conduisait mal.

À six ans, Oprah Winfrey déménage dans un quartier du centre-ville de Milwaukee, Wisconsin avec sa mère,qui,en raison de son travail de femme de ménage avait moins le temps de s’occuper d’elle que sa grand-mère. Oprah a déclaré avoir été violée par son cousin, son oncle, et un ami de la famille dès l’âge de neuf ans et a publiquement révélé ces faits dans son talk show, dont le sujet était l’abus sexuel en 1986.

Malgré ses problèmes familiaux, Oprah est bonne élève et reçoit, à 13 ans, une bourse pour aller au lycée de Nicolet, dans la banlieue de Milwaukee, à Glendale, Wisconsin, et après ces années douloureuses, elle part. À 14 ans, elle donne naissance à un garçon, qui meurt peu après. Sa mère l’envoie alors vivre avec son père à Nashville, Tennessee. Vernon Winfrey est strict, mais encourageant et fait de son éducation une priorité. Oprah est une étudiante brillante. Elue Most Popular Girl, elle rejoint le groupe d’éloquence de son lycée à Nashville, et se place en seconde place au niveau national en interprétation dramatique. Elle remporte un concours d’éloquence, qui lui vaut une bourse à l’université de l’État du Tennessee, un établissement historiquement noir, où elle étudie la communication. Son premier job d’adolescente est dans une épicerie. À l’âge de 17 ans, Oprah participe à l’élection de Miss Black America, en tant que Miss Black Tennessee. Elle attire également l’attention de la station de radio noire, WVOL, qui l’engage pour présenter les informations. Elle y travaille pendant sa dernière année de lycée et durant ses deux premières années à l’université.

Le choix d’Oprah de faire carrière dans les médias n’étonne pas sa grand-mère, qui dit que depuis qu’elle sait parler, Oprah est sur scène. Enfant, elle s’amusait à interviewer sa poupée de maïs, et les corbeaux sur la barrière de la maison familiale. Oprah a plus tard reconnu l’influence de sa grand-mère, disant que c’était Hattie Mae qui l’avait encouragée à parler en public et lui avait « donné un sens positif d’elle même ». Travaillant dans les médias locaux, elle est la plus jeune présentatrice des informations et la première femme noire ayant travaillé comme présentatrice à WLAC-TV de Nashville. Elle poursuit sa carrière au WJZ-TV de Baltimore en 1976 et travaille comme co-présentatrice des informations de six heures. Elle est alors recrutée pour rejoindre Richard Sher en tant que co-présentatrice du talk-show local de WJZ : “People Are Talking”, présenté pour la première fois le 14 août 1978. Elle présente également la version locale de “Dialing for Dollars”, ici aussi avec succès.

Carrière et succès

Télévision

En 1983, Winfrey déménage à Chicago pour présenter le programme de télévision AM Chicago sur WLS-TV. Diffusé le matin durant une demi-heure, il est alors le programme le moins regardé. Le premier épisode est diffusé le 2 janvier 1984. Dans les mois suivants, l’émission parvient finalement à dépasser Donahue, le talk show le plus suivi à Chicago. Il est renommé The Oprah Winfrey Show, devient un talk show d’une heure entière et commence sa diffusion nationalement le 8 septembre 1986. Pour le 20e anniversaire de son show, Oprah signale que le critique de film Roger Ebert est la personne qui l’a persuadée de signer un contrat avec King World. Ebert avait en effet prévu qu’elle générerait 40 fois plus de revenu qu’avec son programme télévisé, At the Movies. Après avoir dépassé Donahue sur le marché local, le talk show de Winfrey double rapidement son audience nationale, devenant le talk show de jour numéro un en Amérique.

L’éditorialiste de télévision Howard Rosenberg a dit :

« Elle est » un menu complet » : très sympathique, attendrissante, grande, effrontée, forte, dynamique, risible, aimable, émouvante, tendre, terre-à-terre,affamée. »

Au milieu des années 1990, Winfrey adopte un format moins « people » faisant des show sur les problèmes sentimentaux des femmes, la géopolitique avec Lisa Ling, la spiritualité et la méditation, les expositions,cadeaux,et décoration de la maison. Elle interviewe souvent des célébrités sur les questions qui les impliquent directement comme le cancer, le travail de charité, ou l’abus. En outre, elle interroge des inconnus qui ont fait des choses extraordinaires ou qui sont impliqués dans les questions actuelles importantes.

En 1993, Winfrey fait de rares interviews comme celle avec Michael Jackson qui est devenue le quatrième événement le plus observé dans l’histoire de la télévision américaine et l’interview la plus regardée, avec une audience de cent millions. Un autre show notable était le premier épisode de la dix-neuvième saison du talk show en automne de 2004. Pendant le show chaque membre qui y assistait a reçu une nouvelle Pontiac G6; les 276 voitures ont été données par Pontiac en tant qu’élément d’un coup de publicité. Le show a suscité tellement l’attention des médias que même les impôts sur les voitures sont devenus controversés.

Pendant un procès contre Winfrey, elle engage la compagnie Courtroom Sciences, Inc. de Phil McGraw pour l’aider à analyser et pressentir le jury. Dr. Phil fait impression sur Winfrey, si bien qu’elle l’invite à apparaître sur son show. Il accepte l’invitation et connaît un succès retentissant. McGraw apparaît sur le show d’Oprah Winfrey pendant plusieurs années avant de lancer son propre show, Dr. Phil, en 2002, créé par la compagnie de production de Winfrey, Harpo Productions, avec l’association de CBS Paramount qui a produit le show.

Winfrey fait un contrat pour prolonger son show jusqu’à la saison 2010-2011 c’est-à-dire jusqu’à ses vingt-cinq saisons. Elle prévoit de présenter 140 épisodes par saison, jusqu’à la saison finale, quand il reviendra à son nombre actuel, 130.

Oprah Winfrey présente, avec Tom Cruise, le concert de 2004 pour le prix Nobel de la paix où ont lieu des interprétations musicales par Cyndi Lauper, Andrea Bocelli, Joss Stone, Chris Botti, Diana Krall, Tony Bennett, et d’autres. Le concert est diffusé aux États-Unis le 23 décembre 2004, par E!.

En plus de présenter et d’apparaître dans des émissions télévisées, Winfrey a co-fondé un réseau de télévision par câble pour femmes Oxygen. Elle est également la présidente de Harpo Productions.

Film

En 1985, Winfrey a joué dans La Couleur Pourpre, un film à grand spectacle de Steven Spielberg, adaptation du roman d’Alice Walker The Color Purple qui a gagné un prix Pulitzer. Elle y tient le rôle de Sofia, une femme révoltée. L’année suivante Winfrey est nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, mais elle perd face à Anjelica Huston. En 2005, La couleur pourpre devient un Broadway musical de fin de soirée, produit par Winfrey.

En octobre 1998, Winfrey produit et joue dans le film Beloved, basé sur le roman de Toni Morrison, également Prix Pulitzer du même nom. Pour se préparer à son rôle comme Sethe, le protagoniste et l’ancienne esclave, Winfrey expérimente une simulation d’esclavage pendant 24 heures, qui inclut d’être ligotée, d’avoir les yeux bandés et d’être isolée dans les bois. En dépit de la publicité principale, y compris deux épisodes de son talk show consacrés seulement au film, Beloved ne fait pas de grande recette, perdant approximativement 30 millions de dollars.

En 2005, Harpo Productions sort un autre film d’adaptation d’un célèbre roman américain de Zora Neale Hurston Zora, Their Eyes Were Watching God (1937).

Elle fait la voix de Gussie, l’oie, dans le film d’animation Le Petit Monde de Charlotte, sorti en 2006. Elle fait également la voix du juge Bumbleden dans le film Bee Movie (2007) avec Jerry Seinfeld et Renee Zellweger.

Oprah Winfrey a un personnage dans la série South Park .

Oprah est citée à chaque épisode de la série télévisée Californication (saison 1, 2007) par l’écrivain campé par David Duchovny sur le mode de la dérision : « ça ferait une très bonne scène pour Oprah », « ça pourrait passer à Oprah… » Citations qui illustrent la façon dont l’émission a pu passer dans le vocabulaire courant.

Vers la fin de 2008, la compagnie de Winfrey, Harpo Films, signe un pacte exclusif avec HBO.

En 2009, Winfrey fait la voix du personnage Eudora, la mère de la princesse Tiana, dans The Princess and the Frog de Disney.

Livres et magazines

Winfrey publie deux magazines : O, The Oprah Magazine et O at Home et a coécrit cinq livres. À l’annonce de son futur livre dont le thème est la perte de poids (coécrit avec son entraîneur personnel Bob Greene), ses honoraires anticipés non révélés auraient battu le record du livre le plus vendu, précédemment détenu par l’ancien président des États-Unis Bill Clinton pour son autobiographie My life (ma vie). En 2002, Fortune nomme O, le magazine d’Oprah, le plus réussi dans l’industrie. Et bien que sa circulation ait diminué de plus de 10% (à 2,4 millions) de 2005 à 2008, le numéro de janvier 2009 fut le meilleur tirage vendu depuis 2006. Le lectorat de son magazine est considérablement plus élevé que l’audience de son show TV, récoltant aux USA 63 000 dollars par an.

En ligne

Oprah.com est un site Web créé par la compagnie de Winfrey afin de fournir des ressources et le contenu interactif concernant ses shows, ses magazines, ses club de livres, et la charité publique.

Oprah.com regroupe en moyenne plus de 70 millions de pages, plus de six millions d’utilisateurs par mois et reçoit approximativement 20 000 courriels chaque semaine.

Winfrey a lancé Oprah’s Child Predator Watch List, sur son show et son site Web, pour aider à dépister les agresseurs d’enfants. Dans les 48 premières heures, deux des hommes décrits ont été capturés.

Radio

Le 9 février 2006, il était annoncé que Winfrey avait signé un contrat de trois ans et de 55 millions de dollars avec XM Satellite Radio pour créer un canal radio. Le canal, Oprah & Friends, comporte les collaborateurs populaires de son show et de O, The Oprah Magazine comprenant Nate Berkus, Dr. Mehmet Oz, Bob Greene, Dr. Robin Smith et Marianne Williamson. Oprah & Friends a commencé sa diffusion à 11 h le 25 septembre 2006, dans un nouveau studio aux sièges sociaux de Winfrey à Chicago. Le canal diffuse ses programmes 24 heures sur 24, 7 jours par semaine sur XM Radio Channel 156. Le contrat de Winfrey exige d’elle de faire un show de trente minutes par semaine, 39 semaines par an. Le show hebdomadaire de trente minutes met en vedette Winfrey et son amie Gayle King.

Futurs projets

Le 15 janvier 2008, Winfrey et Discovery Communications ont annoncé des plans pour changer Discovery Health Channel en nouvelle chaîne appelée OWN : The Oprah Winfrey Network. OWN va commencer à une date non spécifiée, en 2010. Le lancement devait se faire en 2009, mais il a été reporté. La chaine sera disponible dans plus de 70 millions de foyers en raison de la position actuelle de Discovery Health Channel. C’était une affaire non monétaire, et Oprah Winfrey devait donner le contrôle de son site Web Oprah.com à Discovery Communications. La chaine est opérationnelle depuis le 4 Janvier 2011 et diffuse des programmes variés. Contractuellement Oprah Winfrey doit apparaitre en direct 70 heures par an sur sa chaine payante.

Vie personnelle

Résidences

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Vue aérienne de la propriété d’Oprah à Montecito.

Winfrey vit actuellement à The Promised Land, sa propriété de 42 acres (170 000 m2) avec vue sur l’océan et les montagnes à Montecito, Californie, en dehors de Santa Barbara. Winfrey possède également un appartement à Chicago, une maison à Lavallette, dans le New Jersey, une propriété sur l’île de Fisher, en retrait de la côte de Miami, une maison dans Douglasville, en Géorgie (qu’elle a achetée en 2005), un chalet à Telluride, dans le Colorado, et une propriété sur l’île de Maui, à Hawaï. Elle possède également une maison sur l’île d’Antigua. Le show de Winfrey est basé à Chicago, ainsi elle passe beaucoup de temps là, spécifiquement dans le quartier de Streeterville, mais, autrement, elle réside en Californie. Sa propriété d’Hawaï a été décrite sur la couverture de O at Home et sur son show TV. Winfrey possède également une maison à Avalon, New Jersey.

Famille

Winfrey et son associé Stedman Graham sont en couple depuis 1986. Ils devaient se marier en novembre 1992, mais la cérémonie n’a jamais eu lieu. Winfrey déclare que la raison pour laquelle elle n’a jamais eu d’enfants était parce qu’elle n’était pas bien maternée et aussi parce qu’elle considère ses étudiantes au « Oprah Winfrey Leadership Academy for Girls » en Afrique du Sud comme ses filles :

 

« Je n’ai jamais eu d’enfants, je n’ai jamais même pensé que j’aurais des enfants. Maintenant j’ai 152 filles, et j’en attends 75 de plus l’année prochaine. C’est un certain type de période de gestation !… J’ai dit aux mères, aux membres de la famille, aux tantes, aux mamies, – parce que la plupart de ces filles ont perdu leurs familles, leurs parents – je leur ai dit: « vos filles sont maintenant mes filles et je vous promets que je vais prendre soin de vos filles. Je vous promets. » »

« Quand j’ai observé Oprah avec ses filles, a noté sa meilleure amie Gayle King, j’ai pensé : J’étais censée être une mère, et cela se produirait d’une manière ou d’une autre. » ” Newsweek a décrit une étudiante appelée Thelasa Msumbi, étreignant Oprah Winfrey très fortement, puis chuchotant “ nous sommes vos filles maintenant.” Winfrey, qui enseignera dans une classe à l’école par satellite, prévoit de passer beaucoup de temps, durant sa retraite, dans une maison construite dans un campus où elle prévoit d’utiliser les mêmes plats, feuilles, et rideaux que les étudiants. « Je veux être près de mes filles et être en mesure de voir comment elles sont » a déclaré Oprah Winfrey.

Parents

Comme indiqué dans un épisode en 2004 de son programme télévisé, Oprah a eu un demi-frère qui était homosexuel et qui est mort du SIDA.

En février 2006 dans son magazine « O », Winfrey a indiqué qu’elle s’est sentie « trahie » par un membre de la famille, qui a indiqué à National Enquirer que, quand elle était adolescente, elle a donné naissance à un bébé qui est mort à l’hôpital quelques semaines plus tard.

Winfrey a visité Graceland en 2006 pendant son voyage transnational avec Gayle King. Tout en dînant avec Lisa Marie Presley et son mari Michael Lockwood, elle a dit à Lisa Marie que le nom de famille de sa grand-mère était également Presley.

Winfrey a fait réaliser une analyse de son ADN pour identifier ses origines en 2006 pour le programme de PBS African American Lives. Elle est déçue d’apprendre qu’elle n’est pas d’origine zouloue, comme elle l’avait supposé. L’analyse génétique a déterminé que sa ligne maternelle a commencé parmi le groupe ethnique de Kpelles, dans la région qui est aujourd’hui le Libéria. Ses analyses génétiques ont révélé des origines d’Afrique Sub-Saharienne à 89%. Elle est également Amérindienne (environ 8% selon le test) et de l’est Asiatique (environ 3% selon l’analyse).

Histoires romantiques

Winfrey une fois a cité Roger Ebert le critique de film, qui l’a conseillée dans son domaine de travail. La relation de Winfrey avec Graham a été documentée au cours des années avec de nombreux articles de tabloïd romantiques souvent accompagnés de diffusions de photos de couple à la maison et aux vacances somptueuses. Avant de rencontrer Graham, la vie amoureuse de Winfrey était beaucoup moins stable. Elle s’est décrite comme étant une adolescente dévergondée victime d’abus sexuels. Winfrey a donné naissance à l’âge de 14 ans, à un garçon qui est mort peu de temps après. En 1997, un ancien ami s’appelant Randoph Cook a essayé de poursuivre Winfrey en justice pour 20 millions de dollars pour blocage allégué d’un livre biographique où il a indiqué qu’ils ont vécu ensemble pendant plusieurs mois en 1985 et ont utilisé de la drogue. Il s’agit de la seconde affaire qui implique Winfrey dans une relation amoureuse associée aux drogues. En 1995, Winfrey elle-même a admis qu’elle avait utilisé de la drogue. “Et j’ai souvent dit au cours des années… dans mes tentatives de sortir et le dire, j’ai dit beaucoup de fois que j’ai fait des choses dans mes 20 ans dont j’avais honte, j’ai fait des choses, je m’en suis sentie coupable mais c’est le grand secret de ma vie que j’ai toujours dans ma tête,” elle a expliqué sur son show : “J’ai toujours senti que la drogue elle-même n’était pas le problème mais quand je suis accro à l’homme.” Elle a ajouté : “Je ne peux pas penser à quelque chose que je n’aurais pas fait pour cet homme.”

La vie amoureuse de Winfrey durant sa jeunesse n’a pas toujours été aussi tumultueuse. Son amoureux de lycée Anthony Otey a rappelé une courte relation innocente qui a commencé en dernière année de lycée et dont il a gardé des centaines de notes d’amour ; Winfrey s’est conduite avec dignité et en tant qu’étudiante modèle. Les deux ont parlé du mariage, mais Otey a indiqué qu’il savait secrètement que Winfrey était destinée à une vie plus grande qu’il ne pourrait jamais la satisfaire. Le jour de la Saint-Valentin de sa dernière année, les peurs d’Otey sont devenues réelles quand Winfrey lui a indiqué qu’il fallait qu’ils parlent. “ J’ai bien su que j’allais perdre la fille que j’ai aimée” a expliqué Otey.  » Elle m’a dit qu’elle allait me quitter parce qu’elle n’avait pas de temps pour une relation amoureuse. Nous nous sommes assis là et avons pleuré. Elle a brisé mon coeur. » Plusieurs années après, Otey a découvert les détails du passé de Winfrey comme le fait qu’elle avait donné à naissance à un bébé plusieurs années avant qu’ils ne sortent ensembles.

En 1971, plusieurs mois après avoir quitté Otey, Winfrey a rencontré “Bubba” Taylor à l’université de l’État du Tennessee. Selon un journaliste de CBS, George Mair, Taylor était le premier grand amour de Winfrey, pour qui elle était prête à mourir. Winfrey a aidé Taylor à obtenir à un travail à WVOL, et, selon Mair,  » elle a fait tout pour le garder, y compris littéralement le prier sur ses genoux de rester avec elle”. Taylor cependant a refusé de quitter Nashville avec Winfrey quand celle-ci s’est rendue à Baltimore pour travaillé à WJZ-TV en juin 1976. “Nous avons partagé un amour profond. Un amour que je n’oublierai jamais.”

Quand la direction de WJZ-TV a critiqué Winfrey car elle pleurait tout en rapportant des tragédies sur son show et était peu satisfaite de son aspect physique (particulièrement quand ses cheveux sont tombés à cause d’une mauvaise permanente), Winfrey s’est tournée vers le journaliste Lloyd Kramer pour obtenir du réconfort. “ Lloyd était juste le meilleur, ” Winfrey se rappelle plus tard. ”Cet homme m’a aimé même lorsque j’étais chauve! Il était merveilleux. Il est resté avec moi à travers toute mon expérience démoralisante.

Selon Mair, quand Kramer s’est rendu à NBC à New York, Winfrey s’est engagée avec un homme que des amis lui avaient conseillé d’éviter. Elle se souvint plus tard :

 

« J’avais eu une relation avec un homme pendant quatre ans. Je ne vivais pas avec lui. Je n’avais jamais vécu avec n’importe qui… et j’ai pensé que je ne valais rien sans lui. Plus il me rejetait, plus je l’ai voulu. Je me suis sentie épuisée, impuissante. À la fin j’étais sur le sol à genoux rampant et le suppliant »

Selon un reportage de Mair “le problème majeur avec cette aventure amoureuse intense est que son amoureux était marié, et il n’allait pas laisser son épouse. ” Winfrey est devenue si déprimée que le 8 septembre 1981, elle a écrit une note de suicide à Gayle King sa meilleure amie lui instruisant d’annuler ses plans. Cette note de suicide avait été trop exagérée et Winfrey a déclaré “ Je ne pourrais pas me tuer. J’aurais peur la minute où je le ferais; une bonne chose se produirait et je la manquerais.”

Selon Winfrey, ces soubresauts émotionnels ont graduellement conduit à un problème de poids :

« La raison pour laquelle j’ai pris tellement de poids et eu une si triste histoire de relations abusives avec des hommes est que j’ai tellement besoin d’être appréciée. J’ai eu besoin de chacun pour m’aimer, parce que je ne m’aime pas beaucoup moi-même. Ainsi je finissais avec ces hommes cruels et égoïstes qui me disaient à quel point j’étais égoïste, et je disais « oui merci, vous avez tant raison » et soyez leurs reconnaissants. Puisque je n’ai eu aucun sens, je n’ai pas mérité autre chose. C’est également pourquoi j’ai pris tellement de poids plus tard. C’était la manière parfaite de s’atténuer contre la désapprobation du monde. »

Amis proches

La meilleure amie de Winfrey depuis leurs vingt ans est Gayle King. Celle-ci était autrefois la présentatrice du Gayle King Show et est actuellement une rédactrice de O, the Oprah Magazine. Depuis 1997, quand Winfrey a joué la thérapeute dans un épisode du sitcom Ellen (dans laquelle Ellen DeGeneres est sortie du placard), Winfrey et King ont été la cible de rumeurs persistantes selon lesquelles elles étaient homosexuelles. « Je comprends pourquoi les gens pensent que nous sommes gays, indique Winfrey dans le magazine O en août 2006, il n’y a pas une définition dans notre culture pour ce genre de lien entre les femmes. Ainsi je sais pourquoi les gens doivent le classer… comment pouvez vous être aussi proche sans que ce soit sexuel ? » “j’ai dit presque tout que je doit le dire. Les gens pensent que j’aurais si honte d’être Gay que je ne l’admettrais pas ? Ah, s’il vous plaît.” une autre meilleure amie de Winfrey est Maria Shriver, l’actuelle première dame de Californie. Winfrey considère Maya Angelou, auteur de I Know Why the Caged Bird Sings, comme son mentor et une amie proche. Elle appelle Angelou sa mère, sa sœur, son amie. En 1998, Winfrey a organisé une croisière aux Caraïbes pour Angelou et 150 invités pour le soixante-dixième anniversaire de celle-ci. En 2008, pour son quatre-vingtième anniversaire, elle organise une cérémonie dépensière au club Mar-A-Lago de Donald Trump à Palm Beach, Floride.

En 1989, l’aide de longue date de Winfrey, Billy Rizzo, est atteint par le SIDA, maladie souvent traitée sur le show d’Oprah. Rizzo était le seul homme parmi quatre personnes de l’équipe de production avec qui Winfrey a travaillé dans ses premières années à Chicago, longtemps avant qu’elle n’ait une grande équipe. « J’aime Billy comme un frère, a-t-elle dit. Il est un homme merveilleux, drôle, doué, et il est simplement déchirant de le voir malade ». Winfrey lui a rendu visite quotidiennement pendant ses derniers jours.

Santé

Le 16 octobre 2007, Winfrey a indiqué qu’un problème de thyroïde qui lui a fait prendre 10 kilogrammes avait été diagnostiqué. « Fin mai, j’étais si épuisée, je ne pouvais pas comprendre ce qui se passait dans ma vie. J’ai fini par aller en Afrique et j’ai passé un mois avec mes belles filles là, je me sentais toujours vraiment fatiguée, vraiment fatiguée, circulant de docteur en docteur, essayant de comprendre où était le problème, et finalement j’ai compris que le problème était ma thyroïde. » Elle a discuté également plus sur le sujet de son histoire dans le numéro d’octobre 2007 de son magazine. En 2008, Winfrey a décidé de devenir végétalienne pendant trois semaines.

Oprah Winfrey et l’argent

Née à la campagne et élevée par une mère pauvre dans un quartier urbain défavorisé, Winfrey est devenue millionnaire à l’âge de 32 ans quand son show est devenu national. Winfrey était en mesure pour négocier la possession de son show et lancer sa propre compagnie de production en raison du succès et de la quantité des revenus de son show. En 1994, les audiences du show prospéraient toujours et Winfrey a négocié un contrat à neuf chiffres par année. Elle a été considérée la femme la plus riche dans le divertissement au début des années 1990. À 41 ans, les richesses de Winfrey ont croisé une autre étape importante avec une valeur nette de 340 millions de dollars. Elle a ainsi remplacé Bill Cosby en tant que seul Afro-américain sur Forbes. Bien que les personnes noires soient au-dessous de 13% de la population des États-Unis, Winfrey est restée la seule Afro-américaine assez riche pour se classer parmi les 400 personnes les plus fortunées de l’Amérique presque chaque année depuis 1995 (le fondateur de télévision de divertissement Bob Johnson l’a brièvement jointe sur la liste de 2001-2003 avant que son ex-femme ait acquis une part de sa fortune, bien qu’il y soit retourné en 2006).

Avec 800 millions de dollars en 2000, on pense que Winfrey est l’Afro-américaine la plus riche du XXème siècle. Pour célébrer son statut de figure historique, le Professeur Juliet E.K. de l’Université de l’Illinois a créé le cours « History 298: Oprah Winfrey, the Tycoon. »

La liste internationale des personnes les plus riches de Forbes a classé Winfrey en tant que seule milliardaire noire du monde en 2004, 2005 et 2006 et en tant que première femme noire devenue milliardaire dans l’histoire du monde. Selon Forbes, son revenu total était de plus de 2,7 milliards de dollars, en date de septembre 2008 . Elle a ainsi dépassé la directrice-générale du site de vente en ligne eBay, Meg Whitman, en tant que self-made (wo)man la plus riche en Amérique.

En juillet 2007, TV Guide a signalé que Winfrey était l’animatrice la mieux payée aux États-Unis pendant la dernière année. Elle a gagné environ 260 millions de dollars pendant l’année. Cette somme était plus de 5 fois ce qui avait été gagné par la personne en deuxième place – le producteur Simon Cowell – qui avait gagné 45 millions de dollars. En 2008, son revenu est monté jusqu’à 275 millions de dollars.

Influence

La femme « la plus influente au monde »

Winfrey est appelée « la femme la plus puissante au monde » par CNN et Time.com, « la femme la plus influente dans le monde » selon l’American Spectator, « l’une des personnes les plus influentes du XXème siècle » et « l’une des personnes les plus influentes » de 2004 à 2008, par le Time. Winfrey est la seule personne dans le monde avoir été classée sur chacune des six listes.

À la fin du XXe siècle, Life a classé Winfrey en tant que la femme la plus influente et la personne noire la plus influente de sa génération. Le magazine l’a nommée aussi la femme la plus puissante d’Amérique. Ladies Home Journal a également classé Winfrey numéro un dans leur liste des femmes les plus puissantes en Amérique et le sénateur Barack Obama a dit qu’elle était peut être la femme la plus influente dans le pays. En 1998, Winfrey est devenue la première femme et la première noire à être classée sur la liste des 101 personnes les plus puissantes dans l’industrie du divertissement par Entertainment Weekly. En 2003, Winfrey a supplanté Superman et Elvis Presley comme le plus grand symbole de culture pop de tous les temps par VH1. Forbes l’a nommée la célébrité la plus puissante du monde en 2005, 2007 et 2008. L’éditorialiste Maureen Dowd semble être d’accord avec de telles estimations :

« Elle est la femelle alpha dans ce pays. Elle a plus de crédibilité que le président. D’autres femmes ayant réussi, telles que Hillary Clinton et Martha Stewart, ont dû être publiquement blamé avant qu’elles puissent avancer. Même Condoleezza Rice a dû jouer pour le protéger avec Bush. Aucune de ceci n’est arrivée à Oprah – elle est un exemple de succès. »

Vanity Fair a écrit :

« Oprah Winfrey a plus d’influence sur la culture que n’importe quel président d’université, politicien, ou chef religieux, excepté peut-être le Pape. »

Bill O’Reilly a dit :

« Je veux dire que c’est une femme qui est partie de rien pour être la femme la plus puissante, je pense, dans le monde. Je pense qu’Oprah Winfrey est la femme la plus puissante dans le monde, pas simplement en Amérique. C’est – quiconque qui va sur son programme immédiatement bénéficie à travers le toit. Je veux dire, elle a la crédibilité ; elle a le talent ; et elle l’a fait par elle même pour devenir fabuleusement riche et fabuleusement puissante. »

La biographe Kitty Kelley déclare qu’elle « a été toujours fascinée » par Winfrey :

« En tant que femme, elle a utilisé sans précédent une quantité d’influence au travers de la culture et de l’esprit américains,… il n’y a eu aucune autre personne au XXe siècle dont les convictions et les valeurs ont eu un impact sur le public américain d’une manière si significative.… Je la vois probablement en tant que femme la plus puissante dans notre société. Je pense qu’Oprah a influencé chaque personne qu’elle a touchée. »

L’influence de Winfrey s’étend bien au-delà de la culture pop et dans les industries indépendantes où beaucoup croient qu’elle a la puissance de faire d’énormes variations dans le marché et des changements radicaux des prix avec un commentaire simple. Pendant un show avec Howard Lyman au sujet de la maladie de la vache folle (diffusé le 16 avril 1996), Winfrey a déclaré : « Cela m’a fait radicalement arrêté de manger des hamburgers! » Les vachers du Texas l’ont poursuivie en justice avec Lyman en début de 1998 pour « fausses accusations sur la nourriture périssable » et du « dénigrement d’affaires », expliquant qu’à cause des remarques de Winfrey, les éleveurs de vaches et producteurs ont plus tard estimé avoir perdu environ 12 millions de dollars. Le 26 février, le jury a conclu que Winfrey et Lyman n’étaient pas responsables des dommages. (Après cette affaire, elle a reçu une carte postale de Roseanne Barr qui lui a écrit “Congratulations, you beat the meat!” “Félicitations, vous avez battu la viande!”).

Les sondages estimant la popularité de Winfrey sont variables. En novembre 2003, un sondage de Gallup Poll a estimé que 73% des adultes américains avaient un point de vue favorable envers Winfrey. Un autre sondage de Gallup Poll a estimé que le pourcentage était de 74% en janvier 2007 et qu’il était tombé à 66% quand Gallup a fait un autre scrutin en octobre 2007. En décembre de la même année, un sondage de Fox News a, quant à lui, estimé que le pourcentage était de 55%.

Selon Gallup, les Américains classent uniformément Winfrey en tant qu’une des femmes les plus admirées au monde. Son estimation la plus élevée est survenue en 2007 où elle a été en première place avec Hillary Clinton.

Contre-culture de médias

Tandis que Phil Donahue a été honoré pour avoir inventé le talk show de genre tabloïd, Winfrey a popularisé et révolutionné ce genre d’émission. La professeur de sociologie de Yale Joshua Gamson a dit que le talk show de Oprah a permis la vulgarisation des homosexuels, des bisexuels, des transsexuels et des personnes transgenre dans les médias et dans la société. Dans une revue éditoriale Michael Bronski a écrit « dans le passé récent, les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels, et les personnes transsexuelles n’ont eu presque aucune présence à la télévision. Avec l’invention et la propagation des talk show de genre tabloïd tels que ceux de Jerry Springer, Jenny Jones, Oprah et Geraldo, ces gens apparaissent maintenant dans les salles de séjour à travers l’Amérique presque tous les jours de la semaine. »

Un exemple d’un tel talk show de Winfrey s’est produit dans les années 1980 où pendant toute l’heure, les téléspectateurs présents dans le studio ont donné leur nom et ont annoncé qu’ils étaient homosexuels. Également dans les années 1980, Winfrey est allé en Virginie pour se confronter à une ville affectée par le virus du SIDA parce qu’un homosexuel vivant dans la ville a eu le HIV. Winfrey a interviewé l’homme qui était devenu un banni social, le maire de la ville qui avait fait vider une piscine dans laquelle l’homme avait nagé et discuté avec les résidants hostiles de la ville. Winfrey a réprimandé les téléspectateurs homophobes dans le studio : « Mais j’ai entendu que c’est une ville très croyante » et a ajouté : « Où est tout cet amour chrétien et cette compréhension ? » Pendant un show sur le mariage homosexuel dans les années 1990, une téléspectatrice dans le studio s’est levée pour se plaindre que les homosexuels affichaient constamment leur vie sexuelle et que cela la fatiguait. « Vous savez de quoi je suis fatiguée ? » a répondu Winfrey, « les hommes hétérosexuels violant et sodomisant des jeunes filles. C’est de ça que je suis fatiguée. »

Gamson a indiqué que le talk show avait permis de rendre les orientations et identités sexuelles alternatives plus acceptables dans la société traditionnelle. Les exemples incluent un article de Time Magazine décrivant les premiers jeunes homosexuels du XXIe siècle sortant du placard et la baisse du taux de suicide chez les homosexuels. Gamson croit également que les talk show tabloïd ont aidé à ce que les homosexuels soient acceptés dans les autres médias. Les exemples incluent le sitcom Will & Grace, le show de prime time Queer Eye for the Straight Guy et le film Brokeback Mountain nommé pour un Oscar.

Winfrey continue à inviter des homosexuels et emploie son talk show pour favoriser ouvertement des personnalités gays comme son coiffeur Andre Walker, l’artiste de maquillage Reggie Wells, et le décorateur Nate Berkus qui a perdu son partenaire, le photographe Fernando Bengoechea, dans le tsunami de 2004.

Le style thérapeutique de Winfrey et le genre tabloïd de son talk show ont été honorés ou blâmés pour mener la contre-culture des médias des années 1980 et des années 1990. Ainsi, certains croient qu’elle a cassé les tabous du XXe siècle, mené à la hantise de la débrouillardise de l’Amérique, et créé la culture de confession. Wall Street Journal a inventé le terme « Oprahfication » qui signifie la confession publique comme forme de thérapie.

En avril 1997, Winfrey a joué la thérapeute sur le sitcom Ellen où le personnage (joué par Ellen DeGeneres) lui a avoué son homosexualité.

Modèle de communication

En lui arrivant de pleurer aux côtés de ses invités et en confessant les détails intimes au sujet de ses problèmes de poids, de sa vie amoureuse tumultueuse et de l’abus sexuel dont elle a été victime, Time Magazine a honoré Winfrey pour avoir créé une nouvelle forme de communication dans les médias, connue sous le nom de « rapport talk » « entretien de rapport » par opposition au « report talk » de Phil Donahue.

Les observateurs ont même noté l’ »Oprahfication » en politique en étudiant la façon de parler d’Oprah.

Les confessions intimes de Winfrey au sujet de son poids ont permis à d’autres femmes plus obèses comme Roseanne Barr, Rosie O’Donnell et Star Jones d’apparaître dans les médias.

Oprah’s Book Club

Oprah’s Book Club.

Tardivement après la création de son talk show, en 1996, Winfrey a présenté un nouveau segment sur son programme télévisé : l’Oprah’s Book Club qui est un club de livres. Le segment se concentre sur les nouveaux livres, les classiques et permet souvent à des ouvrages méconnus d’obtenir l’attention du public. Le club de livres est devenu si important que toutes les fois où Winfrey a présenté un nouvel ouvrage de son choix, il est rapidement devenu un best-seller (connu sous le nom de l’effet d’Oprah). Être reconnu par Winfrey signifie souvent bénéficier d’une forte augmentation des ventes de son livre pour un auteur.

Dans Reading with Oprah: The book club that changed America, Kathleen Rooney décrit Winfrey comme « une intellectuelle américaine sérieuse qui a lancé un chemin d’utilisation des supports électroniques, spécifiquement la télévision et l’Internet, pour lire – un acte décidément non technologique et fortement individuel – de telle manière à motiver des millions de non lecteurs pour reprendre un livre. »

Le club de livre d’Oprah a parfois choisi des livres qui ont par la suite été controversés.

Symbole spirituel

En 2002, Christianity Today a publié un article appelé « The Church of O » dans lequel on conclut que Winfrey a émergé en tant que leader spirituel influent. « Depuis 1994, quand elle a abandonné le talk show traditionnel pour un contenu plus exemplaire, et 1998, quand elle a commencé ‘Change Your Life TV’, le rôle le plus significatif d’Oprah est devenu celui du leader spirituel. Avec son audience de plus de 22 millions de téléspectateurs dont la plupart sont des femmes, elle est devenue un prêtre post-moderne et un symbole de spiritualité . » Ce sentiment est partagé par Marcia Z. Nelson dans son livre Gospel According to Oprah. Dans la 13e de son talk show, Roseanne Barr a dit à Winfrey « vous êtes la déesse africaine, notre mère à toutes ». Cette phrase inspira beaucoup d’enthousiasme dans le public du studio.

Fans

Le phénomène Winfrey va bien au-delà des rivages américains : son show est diffusé dans 140 pays différents. Même si son audience aux États-Unis a chuté de moitié au cours des 10 dernières années, son émission reste la seule à être regardée par environ 30 millions de personnes par semaine. En 1998, son show réunissait en moyenne 14 millions de téléspectateurs chaque jour. En 2005, son show a attiré une moyenne de près de 9 millions de téléspectateurs américains quotidiennement. En 2008, la moyenne reculait à environ 7.3 millions de téléspectateurs. Malgré l’érosion progressive de ses audiences, le talk-show reste le plus regardé aux États-Unis.

En dehors des États-Unis, Winfrey est devenue de plus en plus populaire dans le monde arabe. The Wall Street a rapporté que MBC 4, une chaîne satellite arabe, a concentré sa programmation entière sur son show suite à l’audience record enregistrée sur les téléspectatrices d’Arabie saoudite. New York Times a signalé que « The Oprah Winfrey Show » est maintenant diffusé avec des sous-titres arabes chaque jour sauf le week-end sur MBC 4. La tenue modeste de Winfrey, combinée à son triomphe face à l’adversité et les violences causées aux femmes ont contribué à son idéalisation en Arabie Saoudite.

Philanthropie

En 1998, Winfrey a lancé Oprah’s Angel Network, une organisation caritative aidant des personnes dans le besoin à travers le monde. En conséquence, Oprah’s Angel Network entretient des projets charitables à travers le monde et fournit des subventions aux organisations à but non lucratif qui partagent cette vision. Jusqu’ici, Oprah’s Angel Network a rassemblé plus de 51 millions de dollars (dont 1 million a été donné par Jon Bon Jovi). Winfrey couvre personnellement tous les coûts administratifs liés à la charité, c’est-à-dire 100% de tous les fonds rassemblés pour les programmes de charité.

Bien que le show de Winfrey soit connu pour rassembler l’argent grâce à la charité publique, les voitures et les cadeaux qu’elle offre lors de son émission sont souvent donnés par des sociétés en échange de publicité. En réalité, Winfrey donne plus de son propre argent à la charité que n’importe quelle autre show-business célèbre en Amérique. En 2005, elle est devenue la première personne noire classée par Business Week en tant qu’une des philanthropes les plus généreuses du Top 50 en Amérique. Elle a en effet donné 303 millions de dollars environ. Winfrey était classée trente-deuxième parmi les plus philanthropiques. Elle a été également classée à plusieurs reprises comme la célébrité la plus philanthropique.

À la suite de l’ouragan Katrina, Oprah a demandé à ses téléspectateurs de donner de l’argent. Cette demande fut une grande réussite car, en date du septembre 2006, les donations à Oprah’s Angel Network pour Katrina s’élevaient à plus de 11 millions de dollars. Grâce à ces dons, des maisons ont pu être construites dans quatre états : au Texas, au Mississippi, en Louisiane et en Alabama seulement un an après l’ouragan Katrina et l’ouragan Rita. Winfrey a également joint aux dons de ses téléspectateurs la somme de 10 millions de dollars.

Winfrey a aussi aidé 250 hommes afro-américains à poursuivre ou à commencer leurs études à l’université de Morehouse à Atlanta, Géorgie.

Winfrey était la première gagnante de Bob Hope Humanitarian Award aux Emmy Awards de 2002 pour ses services rendus à la télévision et au cinéma.

Pour célébrer ses deux décennies à la télévision nationale et remercier ses employés pour leur travail, Winfrey a emmené son équipe personnelle et leurs familles (1 065 personnes au total) en vacances à Hawaï en été 2006.

Afrique du Sud

En 2004, Winfrey et son équipe ont filmé un épisode du show intitulé Oprah’s Christmas Kindness, dans lequel Winfrey, sa meilleure amie Gayle King, son associé Stedman Graham et quelques membres d’équipage ont voyagé en Afrique du Sud pour porter l’attention sur la situation difficile des enfants en bas âge affectés par la pauvreté et le SIDA. Pendant le voyage de 21 jours, Winfrey et son équipe ont visité des écoles et des orphelinats dans des secteurs pauvres où ils ont offert des cadeaux de Noël à 50 000 enfants : des poupées pour les filles et des ballons de football pour les garçons. En outre, chaque enfant a reçu un sac à dos complet rempli de fournitures scolaires ainsi que deux ensembles d’uniformes scolaires selon leur sexe, deux paires de chaussettes, deux ensembles de sous-vêtements et une paire de chaussures. Durant tout le show, Winfrey a fait appel aux téléspectateurs afin qu’ils donnent de l’argent à Oprah’s Angel Network pour de pauvres enfants affectés par le SIDA en Afrique et a promis qu’elle surveillerait personnellement où cet argent sera dépensé. Pendant ce seul show, les téléspectateurs du monde entier ont donné plus de 7 millions de dollars.

Winfrey a investi 40 millions de dollars et une partie de son temps pour fonder The Oprah Winfrey Leadership Academy for Girls près de Johannesburg en Afrique du Sud. Cette école s’est ouverte en janvier 2007. Nelson Mandela a félicité Winfrey d’avoir surmonté sa propre jeunesse désavantagée et d’être devenue une bienfaitrice pour les autres et pour son investissement dans l’avenir de l’Afrique du Sud. D’autres, y compris Allison Samuels de Newsweek, ont fait des remarques sur l’extravagance de l’école et ont douté que les 40 millions de dollars aient pu être dépensés pour accueillir un si petit nombre d’étudiants. L’argent aurait pu être dépensé en insistant moins sur le cadre luxueux et en mettant l’accent sur le côté pratique.

Recommandation politique

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Winfrey rejoint Barack et Michelle Obama à Grant Park (Chicago) pendant la campagne électorale (10 décembre 2007).

Winfrey a exercé une influence politique en soutenant le candidat Barack Obama pendant l’élection présidentielle de 2008. C’est la première fois qu’elle fait publiquement une telle approbation. Winfrey a permis de collecter des fonds pour Obama le 8 septembre 2007 à Santa Barbara. En décembre 2007, Winfrey a rejoint Obama pour une série de meetings dans les États primaires de l’Iowa, du New Hampshire, et de Caroline du Sud. L’événement en Colombie et en Caroline du Sud le 9 décembre 2007 a rassemblé une foule de près de 30 000 personnes soit le plus grand rassemblement pour n’importe quel événement politique de 2007. Une analyse de deux économistes de l’Université du Maryland, a estimé que le soutien de Winfrey a permis à Obama d’obtenir entre 423 123 et 1 596 995 voix. Cette estimation était fondée sur quelques États qui n’ont pas inclus le Texas, le Michigan, le Dakota du Nord, le Kansas et l’Alaska. Le nombre de voix récoltées grâce au soutien d’Oprah correspondait à la différence de voix entre Barack Obama et Hillary Clinton.

Un siège au Sénat pour Winfrey

Le gouverneur de l’Illinois a déclaré être impressionné par l’influence de Winfrey sur l’élection de Barack Obama. C’est pourquoi il a envisagé d’offrir le siège de sénateur d’Obama, devenu vacant, à Winfrey. Le gouverneur Rod Blagojevich a résumé les raisons de sa décision sur de divers talk show :

« Pour commencer, elle était peut-être la personne la plus utile en faisant élire Barack Obama. Elle est une très forte figure en Amérique et autour du monde. Elle a d’énormes soutiens à travers l’Amérique… Elle a une voix plus grande que chacun des cent sénateurs associés. Et si elle était sénatrice des États-Unis, elle serait une voix pour le programme d’Obama, qu’elle soutient. Et elle est réellement, évidemment, selon moi, une personne très impressionnante et très gentille ».

Winfrey a répondu avec amusement, notant même qu’elle n’était absolument pas intéressée et qu’elle ne se sentait pas capable d’être sénatrice.

L’analyste politique Chris Mathews s’est réjoui à l’idée de faire de Winfrey une sénatrice :

« Quiconque ne pense pas que Winfrey serait une grande sénatrice de l’Illinois ou de n’importe où est fou. Elle s’entend avec tout le monde. Elle réunit les personnes. Elle trouve le terrain d’entente. »

Lynn Sweet de Chicago Sun-Times était d’accord avec Mathews, affirmant que Winfrey serait “géniale” et un “choix énormément populaire.”

Activisme pour les droits des animaux

Winfrey a été appelé ’2008 Person of the Year’ par l’association qui défend les droits des animaux, People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). Selon la PETA, Winfrey emploie sa célébrité pour aider les moins chanceux, y compris les animaux. La PETA a félicité Winfrey d’avoir utilisé son talk show pour montrer des cas terrifiants d’animaux dans des « usines à chiots » ou dans des fermes industrielles.

Critiques et controverses

XXe siècle

Bien que Winfrey ait continuellement modifié son talk show depuis le milieu des années 1990, son succès a été vu comme une popularisation du genre talk show tabloïd ; le transformant en industrie prospère qui a inclus Ricki Lake, The Jenny Jones Show, and The Jerry Springer Show. Le sociologue Vicki Abt a critiqué les talk show tabloïd pour redéfinir des normes sociales. Dans son livre Coming After Oprah: Cultural Fallout in the Age of the TV talk show, Abt a averti que la révolution des médias qui a suivi le succès de Winfrey a brouillé les lignes entre le « normal » et le comportement « déviant ».

Début de 2000

Venant à l’Opération libération de l’Irak, le talk show de Winfrey a reçu des critiques pour avoir été contre la guerre en Irak. Ben Shapiro de Townhall.com a écrit :

« Oprah Winfrey est la femme la plus puissante d’Amérique. Son style démonstratif touche ses téléspectateurs qui sont 14 millions chaque jour. Mais Oprah est bien plus qu’une force culturelle – elle est une force politique dangereuse, aussi bien qu’une femme avec des attitudes imprévisibles et mercurielles envers les thèmes principaux du jour. »

En 2006, Winfrey a évoqué de telles controverses :

« J’ai fait une fois un show intitulé Is War the Only Answer? (Est ce que la guerre est la seule réponse ?). Dans l’histoire de ma carrière, je n’ai jamais reçu un courrier plus haineux que ‘Go back to Africa’ (retournez en Afrique). J’ai été accusé d’être « un-American » (anti-Américaine) pour avoir soulevé la question »

Cependant, le réalisateur de film libéral Michael Moore a défendu Winfrey, en la félicitant d’avoir montré des séquences anti-guerre que n’importe quel autre media avait refusé de faire, et en lui demandant d’être candidate à la présidence. Une série que Winfrey a créé en février 2003, dans laquelle elle a montré des extraits dans lesquels on voit des personnes du monde entier demander à l’Amérique de ne pas faire la guerre, a été interrompue par le réseau de diffusion d’une conférence de presse dans laquelle le Président George W. Bush, rejoint par Colin Powell, ont résumé les raisons qui poussent à faire la guerre.

2005

Le 14 juin 2005, Winfrey se présenta au magasin Hermès de la rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris à 18h45, soit un quart d’heure après l’heure de fermeture. Le personnel refusa l’accès à la présentatrice ainsi qu’à son entourage, alors que les clients entrés avant l’heure de fermeture terminaient leurs achats et que commençait la préparation du magasin pour un événement privé. Winfrey a affirmé qu’elle aurait été admise dans le magasin si elle avait été blanche. “Je sais faire la différence entre un magasin qui est fermé et un magasin qui est fermé à moi”, a expliqué Winfrey. Selon Harbo Productions, elle annula en représailles la commande d’un sac Birkin, modèle dont elle possédait déjà une douzaine. En septembre 2005, le représentant de la marque aux États-Unis, Robert Chavez, invité du The Oprah Winfrey Show dut présenter ses excuses en mettant l’incident sur le compte d’un employé impoli.

Le 1er décembre 2005, Winfrey est apparue sur The Late Show with David Letterman pour faire la promotion de son nouveau Broadway musical, The Color Purple, dont elle était l’une des productrices, rejoignant ainsi David Letterman pour la première fois depuis 16 ans. L’épisode a été “ un événement télévisé de la décennie ” et a permis à Letterman d’obtenir sa plus grande audience en plus de 11 ans : 13,45 millions de téléspectateurs. Bien qu’il y ait beaucoup de rumeurs disant que c’était à cause de leur séparation, Winfrey et Letterman ont démenti à chaque entretien. “Je veux que vous sachiez, c’est vraiment fini, quoi que vous pensiez qu’il s’est produit” a indiqué Winfrey. Le 10 septembre 2007, David Letterman a fait son apparition sur « The Oprah Winfrey Show » et a été filmé à New York.

2006

En 2006, les rappeurs Ludacris, 50 Cent et Ice Cube ont critiqué Winfrey car ils la considéraient comme une « Anti-Hip Hop« . Dans une interview pour GQ, Ludacris a indiqué qu’il n’avait pas été tout de suite invité sur le show avec le reste du casting du film Crash. Winfrey a répondu qu’elle était opposée aux paroles des chansons de rap qui marginalisent les femmes, mais qu’elle appréciait quelques artistes, comme Kanye West, qui est apparu sur son show. Elle a indiqué avoir parlé avec Ludacris en coulisses pour lui donner son avis et avoir compris que sa musique était faite pour le divertissement. Elle a cependant ajouté que certains de ses fans pouvaient la prendre à la lettre.

Winfrey a été également critiquée pour ne pas être assez intransigeante en interviewant sur son show les célébrités ou les politiciens qu’elle apprécie. Lisa de Moraes, une éditorialiste pour le Washington Post l’a critiquée pour cela.

2007

Au début de l’année 2007, Winfrey a lancé une école pour les filles en Afrique du Sud, Oprah Winfrey Leadership Academy for Girls, qui a coûté 40 millions de dollars. L’école, qui comporte un salon de beauté et un studio de yoga, comptera initialement 152 inscrits mais le nombre d’élèves augmentera graduellement jusqu’à 450. Des critiques expliquent que l’argent aurait pu être mieux utilisé pour éduquer un plus grand nombre d’enfants en Amérique du Nord ou en Afrique du Sud.

2008

En septembre 2008, Winfrey a reçu beaucoup de critiques après que Matt Drudge du Drudgereport rapporta que Winfrey avait refusé d’inviter Sarah Palin sur son show parce qu’Oprah soutenait Barack Obama. Bien que Winfrey ait nié le rapport, Drudge a rétorqué qu’il n’y avait jamais eu une seule discussion concernant Palin sur le show de Winfrey. Cette dernière a expliqué qu’après avoir soutenu publiquement Obama, elle avait décidé qu’elle ne laisserait pas son show être employé comme plate-forme pour n’importe quel candidat. Bien qu’Obama soit apparu deux fois sur son show, ces apparitions sont survenues avant qu’il ne déclare être candidat. Winfrey a ajouté que Palin ferait une invitée fantastique et qu’elle aimerait l’avoir sur show après l’élection.

Une autre controverse s’est produite en 2008 quand Winfrey a fait la publicité pour l’auteur et le professeur spirituel Eckhart Tolle et son livre A New Earth: Awakening to Your Life’s Purpose qui a été vendu à plusieurs millions d’exemplaires après avoir été plébiscité par le Oprah’s Book Club. Pendant la conférence en ligne, dans laquelle elle a fait la promotion du livre, Winfrey a indiqué que « Dieu est une expérience sentimentale et non une expérience croyante. Si votre religion est une expérience croyante… alors ce n’est pas vraiment Dieu. » Frank Pastore, un présentateur d’une émission-débat diffusée sur une radio était parmi les nombreux chefs chrétiens qui ont critiqué les vues de Winfrey, disant : « Si elle est chrétienne, elle est ignorante parce que le christianisme est incompatible avec la pensée New Age. »

 

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x670u5

http://www.dailymotion.com/video/x81bnk

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Révolution Solaire de Oprah WINFREY

oprahwinfreyrs29012011

Pour le 28/01/2011 à 22h35 T.U., à Koscuisko – USA

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 4 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 10:

Actuellement grâce au transit des noeuds dans l’axe Fond de Ciel / Milieu du Ciel de votre thème natal, vous bénéficiez d’un solide appui planétaire vis-à-vis de toutes les affaires immobilières.  L’achat ou la réalisation de biens immobiliers, maisons, terres ou terrains se réalisera au mieux de vos intérêts. Vos climats actuels vous feront découvrir et obtenir la maison ou l’appartement souhaités depuis si longtemps. Par ailleurs si vous souhaitez une légation ou un héritage, surtout issu d’un lien parental et mieux encore, de votre mère, cela interviendra dans le courant de la période actuelle. Faites donc converger vos efforts vers les domaines concernés, même si vous vous êtes heurté jusqu’à présent à des obstacles insurmontables ; ceux-ci s’écarteront car le temps est venu et les fruits sont mûrs, cueillez-les.

Votre période actuelle a pour but majeur de vous ressourcer, d’établir de nouveaux fondements dans votre vie, vers une restructuration. Recherchez donc une nouvelle implantation avec discernement et circonspection car celle-ci deviendra le lieu de production de vos réalisations des prochaines neuf années correspondant à un demi parcours des nœuds. Le soin apporté à son choix a autant d’importance que celui que votre mère apporta à la préparation de votre naissance (neuf mois). Comme elle, vous êtes maintenant en gestation. Ne tentez donc pas de forcer ni de précipiter une élévation sociale ou professionnelle. Le cycle actuel ne vous le permet pas. Inutile donc de chercher à accélérer votre croissance  ou l’éclat dans une vie extérieure ou professionnelle. Vous gaspilleriez vos efforts inutilement en ouvrant dans cette dernière direction. Tentez au mieux de maintenir le cap de vos affaires en minimisant les dégâts car vous n’éviterez pas une certaine stagnation, voire un extrême ralentissement. Tout effort d’élévation, toute tentative d’accentuation de réussite ou de renommée – sociale ou professionnelle – vous coûteront plus cher qu’ils ne pourront vous rapporter, tant physiquement que financièrement. Dépensez-vous plutôt dans l’embellissement ou dans la rénovation de votre commerce, de votre entreprise ou de votre maison. Restructurez en prévision de la période suivante qui favorisera le commerce local. Cette période a pour but essentiel de vous pousser à revoir vos bases qu’une élévation ou un essor inconsidéré compromettraient jusqu’à faire s’effondrer l’édifice. Analysez donc les fondements et les structures de vos assises, y compris celles de votre vie familiale. Votre destin place actuellement la priorité sur cette dernière. Accordez plus de temps aux vôtres, en leur réservant une meilleure partie de vous-même et de votre temps. Achetez ou transformez vos installations ou équipements existants, embellissez.

Un changement de résidence pourrait se révéler très bénéfique et renouveler positivement votre vie. Vous constaterez qu’en fin de compte, durant cette période, vous tirerez bien plus de satisfactions de votre vie familiale que de votre vie professionnelle ou sociale plutôt décevante. Vous êtes en gestation. Contentez-vous donc de bien construire votre nid telle une hirondelle à son retour au niveau cycle de printemps. Votre été, c’est pour la période suivante. C’est à dire du 28/01/2012 au 28/01/2014.

 

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Personnalité du 28/01/2011 – Nicolas SARKOZY 28 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Personnalités du jour,Politique , 1 commentaire

————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Nicolas Sarkozy, jeune avocat et Maire de Neuilly-sur-Seine.

http://www.last-video.com/wp-content/uploads/2010/02/Sarkozy.jpg

Nicolas SARKOZY, Ministre du budget, ensuite Ministre des finances, puis Ministre de l’intérieur.

http://s3.e-monsite.com/2010/07/27/05/nicolas-sarkozy.jpg

Nicolas Sarkozy, Président de la République.

Personnalité du 28/01/2011 - Nicolas SARKOZY dans 01/2011 dominiquestrausskahnnic Nicolas Sarkozy impose DSK comme Président du FMI.

http://djam.typepad.com/photos/uncategorized/2007/10/24/cecilia_sarkozy.jpg

Cécilia Sarkozy fut la seconde épouse de Nicolas Sarkozy, le 23e président de la République française, et à ce titre première dame de France, jusqu’au divorce annoncé officiellement le 18 octobre 2007 par un communiqué de l’Elysée.

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Nicolas tourne la page et envisage désormais l’avenir avec la belle Carla.

Nicolas Sarkozy et Carla bruni en bikini à la plage

Carla Bruni Nicolas Sarkozy, couple présidentiel en détente.

http://s.plurielles.fr/mmdia/i/08/9/people-nicolas-sarkozy-et-carla-bruni-2464089_1350.jpg?v=2 S’aimer, c’est aussi regarder dans la même direction !

nicolassarkozyconseilco dans Personnalités du jour Nicolas Sarkozy au Conseil Constitutionnel

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nicolassarkozyseraenfam 06 Mai 2012. Duel au sommet face à François Hollande.

prsidentielles2012rsult Présidentielles 2012. Résultats définitifs

nicolassarkozyvoeux2 Nicolas Sarkozy reconnait sa défaite.

nicolassarkozyetsafemme Salut à tous, au revoir et merci !

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Nicolas Sarkozy sur le site de l’Assemblée nationale

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Vidéos :

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Nicolas SARKOZY 

né le 28 Janvier 1955 à 22h00 à Paris – FRANCE

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Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy (*)  (Prononciation du titre dans sa version originale), né le 28 janvier 1955 à Paris, est un homme d’État français.

Avocat de profession, il a occupé les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, de ministre de l’Intérieur, de ministre de l’Économie et des Finances et de président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Alors qu’il est président de l’UMP, Nicolas Sarkozy remporte l’élection présidentielle de 2007 avec 53,06 % des voix au second tour, face à Ségolène Royal, candidate du PS. Il prend ses fonctions de 23e président de la République française le 16 mai 2007.

Origines familiales

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa est le fils d’Andrée Mallah et de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa.

Père

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Pal Sarkozy, en 2010

Littéralement, le nom hongrois de son père, né le 5 mai 1928 à Budapest, issu par son père d’une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l’empereur Ferdinand II de Habsbourg, était donc nagybócsai Sárközy Pál Istvan Ernő. En effet, son ancêtre, un paysan qui s’est battu contre les Turcs, n’a pas réellement reçu de titre de noblesse, mais le droit de faire précéder son nom de celui de son village d’origine ainsi que d’utiliser des armoiries.

La famille Sarkozy possédait des terres et un petit château dans le village d’Alattyán, près de Szolnok, à 92 km à l’est de Budapest, où elle a exercé des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d’adjoint au maire pour le grand-père de Nicolas Sarkozy). Cependant, son niveau de vie était plus modeste que ce qu’a pu indiquer Pal Sarkozy.

À l’arrivée de l’Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s’exile. Après de nombreuses péripéties à travers l’Autriche et l’Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s’engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l’Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Pal Sarközy de Nagy-Bocsa.

Mère

Andrée Mallah, née dans le 9e arrondissement de Paris le 12 octobre 1925, est la fille de Bénédict Mallah, né Aaron « Beniko » Mallah (né en 1890 à Salonique, Grèce) et d’Adèle Bouvier (né le 5 mars 1891 dans le 4e arrondissement de Lyon).

La famille Mallah, dont est donc issu Bénédict, père d’Andrée et grand-père de Nicolas Sarkoy, est une famille d’origine juive megorach, c’est-à-dire issue de Juifs séfarades chassés d’Espagne (en 1492). À partir du XVIIe siècle, certaines de ces familles furent installés à Salonique par l’Empire Ottoman, après avoir été refusés par plusieurs autres pays.

L’oncle de Bénédict, nommé Moshé est rabbin et éditeur journal grec El Avenir, deux de ses cousins sont sénateurs (Asher, qui contribue, en 1912, à établir l’Université du Technion à Haïfa en Israël, et Peppo, premier représentant diplomatique d’Israël en Grèce) et son père, l’arrière-grand-père de Nicolas Sarkozy, est joaillier. Ce dernier meurt en 1913. À ce moment, la mère de Bénédict s’installe en France, avec ses sept enfants. Beniko, aîné de la fratrie, y devient médecin et s’engage dans l’Armée française pour soigner les blessés de la Première Guerre mondiale. Il y rencontre Adèle Bouvier, infirmière catholique issue d’une famille savoyarde devenue française en 1860, qui fut, par ailleurs, mariée une première fois, en 1910, à un autre infirmier militaire, René Prost, né à Lyon le 29 janvier 1884 à Lyon et mort pour la France le 2 mars 1916.

Bénédict et Adèle se marient le 19 octobre 1917, après que ce dernier a francisé son prénom lors de sa conversion au catholicisme due à la rencontre de sa nouvelle femme. Ils ont deux filles : Suzanne et Andrée, la mère de Nicolas Sarkozy.

Enfin, Bénédict s’installe comme chirurgien urologue à la clinique Saint-Jean-de-Dieu dans le 17e arrondissement de Paris à Paris où Adèle Bouvier décédera le 24 février 1956. Lors de la seconde guerre mondiale le couple Mallah quitte Paris avec leurs deux filles Andrée et Suzanne pour se réfugier dans le zone libre contrôlée par le gouvernement de Vichy, en Corrèze à Marcillac-la-Croisille.

En 2007, lors d’un voyage officiel en Algérie de Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, une polémique éclate quant à l’histoire de la famille Mallah et ses origines juives. À cette occasion, la chambre de commerce France-Israël, via son site internet, rappelle l’histoire de la famille Mallah.

Fratrie

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Guillaume Sarkozy en 2008

En 1949, Pal Sarkozy, devenu publicitaire, rencontre Andrée Mallah, alors étudiante en droit. Ils se marient le 8 février 1950 dans le 17e arrondissement de Paris.

Mais le père quitte le domicile conjugal en 1959 ce qui entraîne le divorce du couple. Andrée Mallah reprend alors ses études pour pouvoir travailler et élever ses enfants. Cette éducation est réalisée avec l’aide de la nouvelle figure paternelle de la famille que devient maintenant le grand-père Bénédict. Elle réussit à devenir avocate, et exerce au barreau de Nanterre ; elle plaidera notamment dans l’affaire Villarceaux en 1971. Lorsque Bénédict meurt en 1973, la famille s’installe finalement à Neuilly-sur-Seine (dans le département des Hauts-de-Seine), se rapprochant ainsi de nouveau de Pal Sarkozy qui s’y était établi.

Nicolas Sarkozy naît le 28 janvier 1955 dans le 17e arrondissement de Paris. Pour l’état civil, son nom complet est Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d’entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre, chercheur en biologie puis dirigeant de sociétés pharmaceutiques. Après son premier divorce, Pal Sarkozy se remariera trois fois. De son deuxième mariage avec Christine de Ganay, il a deux enfants : Caroline et Olivier Sarkozy, qui deviendra co-directeur de la direction financière du groupe Carlyle.

Conjoints et descendance

Mariage avec Marie-Dominique Culioli

Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico. Son témoin de mariage est le sénateur gaulliste Charles Pasqua. Deux fils naissent de cette union, Pierre (né en 1985) qui sera producteur de rap sous le pseudonyme de Mosey et Jean (né en 1986) qui suivra le même chemin que son père, la politique.

Mariage avec Cécilia Ciganer-Albéniz

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Ils entament bientôt une liaison cachée. Jusqu’en 1989, quand les deux amants quittent leurs conjoints respectifs et s’installent ensemble. Tandis qu’elle obtient le divorce en quatre mois, celui de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli n’est prononcé qu’au terme de huit ans de procédure. Leur mariage a lieu quelques jours après, le 23 octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997. Après une séparation temporaire en 2005, ils annoncent, dans un communiqué officiel de l’Élysée, le 18 octobre 2007, leur « séparation par consentement mutuel », avant d’officialiser leur divorce. Elle était présente lors de la cérémonie d’investiture du président, le 16 mai 2007, en compagnie de ses enfants, ceux de son premier mariage, ainsi que de son fils commun avec le nouveau président de la République française.

Mariage avec Carla Bruni

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Carla Bruni

Fin décembre 2007, Nicolas Sarkozy fait la connaissance de la chanteuse et ancien mannequin Carla Bruni, lors d’un dîner au domicile de Jacques Séguéla. Leur mariage civil est célébré le 2 février 2008 au palais de l’Élysée par le maire du 8e arrondissement de Paris, François Lebel, avec pour témoins Nicolas Bazire et Mathilde Agostinelli pour le marié, Farida Khelfa et Marine Delterme pour la mariée. Carla Bruni a acquis la nationalité française par naturalisation après son mariage.

Études

Élève du lycée Chaptal (8e arrondissement de Paris), qu’il quitte pour redoubler sa sixième au Cours Saint-Louis de Monceau situé rue de Monceau, dans le même quartier, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973.

Étudiant à l’université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978. En 1980, grâce aux études faites à l’université, il décroche aussi un certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) avec la note de 10/20. Il aurait par ailleurs obtenu un DEA en sciences politiques, lors de la deuxième session, avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.

En septembre 1979, il entre à l’Institut d’études politiques de Paris section Pol.Eco.Soc. dont, en 1981, il ne ressort pas diplômé. Selon Catherine Nay, cet échec serait dû à une note éliminatoire en anglais.

Il effectue son service militaire en 1978, à la Base aérienne 117 Paris (quartier Balard), dans le 15e arrondissement de Paris, où il appartient au Groupe rapide d’intervention chargé du nettoyage.

Carrière professionnelle

Après sa prestation de serment en 1981, il entre comme stagiaire et devient collaborateur de l’avocat Guy Danet.

En 1987, il crée à Paris le cabinet « Leibovici – Claude – Sarkozy » en s’associant avec deux autres avocats : Arnaud Claude spécialisé en immobilier qui a notamment récupéré dans sa clientèle la ville de Levallois-Perret dont il règle tous les contentieux d’expropriation, et Michel Leibovici. Parallèlement à cela, Nicolas Sarkozy conduit sa carrière politique.

Entre avril 2005 et janvier 2007, il est président de l’Établissement public d’aménagement de La Défense (EPAD). Il figure parmi les administrateurs de la Société d’économie mixte de Neuilly (Semine) basée à la mairie de Neuilly-sur-Seine, qui gère des immeubles résidentiels.

Il est aussi membre d’honneur du Rotary Club de Neuilly et membre du club Le Siècle, réunissant des personnalités influentes de la « classe dirigeante » française.

Carrière politique

1974 – 1993 : débuts, dans les Hauts-de-Seine

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Charles Pasqua, en 1987.

Nicolas Sarkozy adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974, et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas à la présidence de la République. Devenu délégué départemental des jeunes UDR des Hauts-de-Seine, il participe à ce titre au grand congrès de Nice de juin 1975, destiné à rallier Valéry Giscard d’Estaing aux gaullistes, alors majoritaires au Parlement. Dans son premier discours, très remarqué, notamment par Charles Pasqua, il lance : « Être jeune gaulliste, c’est être révolutionnaire ».

En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, et devient responsable du parti gaulliste dans la section de Neuilly, puis, secrétaire dans la circonscription Neuilly-Puteaux l’année suivante. En 1977 toujours, il est élu conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine sur la liste d’Achille Peretti.

Il devient, en 1980, président du comité de soutien des jeunes à la candidature présidentielle de Jacques Chirac en vue de l’élection de 1981.

En 1983, le maire de Neuilly-sur-Seine meurt d’un arrêt cardiaque lors d’une réception officielle. Chargé d’organiser la primaire au sein de la droite pour la succession du défunt, il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, ce qui est vécu comme une véritable trahison par ce dernier, qui était alors hospitalisé suite à une hernie. Nicolas Sarkozy gagne ensuite le scrutin et devient, à 28 ans, l’un des plus jeunes maires de France.

La mairie de Neuilly-sur-Seine.

Il est chargé de mission, de 1987 à mai 1988, pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l’Intérieur.

Lors de la campagne présidentielle de 1988, il s’engage à nouveau aux côtés de Jacques Chirac et est chargé d’organiser ses grands meetings. Ses relations nouées au niveau local sont mises au service du candidat gaulliste qui lui présente alors sa fille, Claude Chirac, puis Édouard Balladur, avec lesquels il se lie d’amitié. Après la défaite de la droite à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy est élu député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine.

1993 – 1997 : premières responsabilités gouvernementales et « traversée du désert »

Ministre du Budget et porte-parole du gouvernement

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Édouard Balladur et Raymond Barre au Forum économique mondial.

Lors de la victoire de la droite aux élections législatives de 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine au premier tour de scrutin, avec 64,9 % des voix. Nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur le 30 mars 1993, il cumule cette fonction avec celle de porte-parole de gouvernement, et commence à se faire connaître du grand public.

À ce poste, il est chargé de préparer le collectif budgétaire pour 1993 puis les lois de finances pour 1994 et 1995. Il y inscrit certaines mesures fiscales comme la suppression définitive de la règle du décalage d’un mois en matière de Taxe sur la valeur ajoutée et la réduction de treize à sept du nombre des tranches barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Il hérite également de la mission de réduire le déficit budgétaire afin de mettre la France en conformité avec les critères de convergence prévus par le traité de Maastricht sur l’union monétaire européenne, entré en vigueur le 1er novembre 1993. Il prépare ainsi la loi d’orientation quinquennale des finances publiques publiée le 24 janvier 1994. En matière comptable, il est à l’origine des lois des 2 et 27 décembre 1994 créant le code des juridictions financières qui regroupe l’ensemble des dispositions de droit français relatives au jugement des comptes publics, ainsi qu’à la responsabilité des ordonnateurs, tandis qu’un nouveau plan comptable des communes est mis en place par la loi du 22 juin 1994. Enfin, il participe à la politique de privatisation entreprise par le gouvernement avec celle de la Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes (SEITA), dépendant de son ministère, le 6 février 1995. L’Imprimerie nationale pour sa part, partie intégrante de l’administration centrale des finances depuis 1910, est transformée par la loi du 31 décembre 1993 en une société anonyme au capital entièrement détenu par l’État.

Prise d’otages de la maternelle de Neuilly.

Il acquiert une réelle notoriété auprès de l’opinion publique pour son intervention dans un fait divers survenu quelques jours après son entrée eu gouvernement. En effet, le 13 mai 1993, Érick Schmitt, alias « Human Bomb », retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle de Neuilly. Nicolas Sarkozy, toujours maire de la ville, négocie directement avec « HB », et obtient la libération d’un enfant en gage de bonne volonté. Bien que l’opportunité de l’intervention de Sarkozy soit disputée, elle lui vaut la médaille du RAID, et contribue à sa notoriété à l’échelle nationale.

Soutien à Édouard Balladur et « disgrâce »

Lors de l’élection présidentielle de 1995, il préfère Édouard Balladur à Jacques Chirac. Il abandonne ainsi son poste de porte-parole du gouvernement pour devenir porte-parole du candidat Balladur. Celui-ci, longtemps favori dans les sondages, est éliminé dès le premier tour, avec 18,58 % des suffrages. Le 5 mai, lors du dernier meeting de Jacques Chirac avant le second tour, Nicolas Sarkozy est sifflé et hué. À la suite de la victoire du maire de Paris, il n’obtient aucun poste ministériel dans le gouvernement Alain Juppé, bien que ce dernier ait évoqué son nom au président. Au cours d’un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est à nouveau conspué. Débute alors une « traversée du désert » qui dure jusqu’en 1997.

Pendant l’été 1995, sous le pseudonyme « Mazarin », il publie dans le journal Les Échos une série de lettres intitulées « Les Lettres de mon château » présentées comme la correspondance fictive de Jacques Chirac avec diverses personnalités du monde politique.

1997 – 2002 : dirigeant du RPR et nouvelle « traversée du désert »

La victoire législative de la « gauche plurielle », en 1997, lui permet de devenir secrétaire général du RPR, dont Philippe Séguin est le président.

Suite à la soudaine démission de Philippe Séguin de la présidence du parti gaulliste, Nicolas Sarkozy le remplace par intérim, d’avril à décembre 1999. Il conduit alors, conjointement avec Alain Madelin, la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999. Ce scrutin est marqué par une sévère défaite pour la droite pro-européenne : la liste qu’il dirige arrive en troisième position avec 12,82 % des suffrages, derrière la liste souverainiste menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %) et celle du Parti socialiste (21,95 %).

Il annonce sa démission de sa fonction intérimaire de président du RPR le 14 juin 1999, renonce à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Il assiste tout de même, en 2001, au 25e anniversaire de la création du parti gaulliste. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d’avocats où il exerce, et publie, en 2001, un ouvrage : Libre.

2002 – 2007 : une influence grandissante au niveau national

La XIIe législature est une période d’ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique – gouvernementale et de parti – que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et de Neuilly-sur-Seine, à l’occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l’opposition.

Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales

En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre et nomme Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s’affirmer par l’action.

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des Transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique, dont l’aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes, sera mise en œuvre sur une période de baisse notable du nombre d’accidentés.

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l’éducation et des retraites.

Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, complétée par la Loi Perben II, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l’origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d’un quelconque délit (sauf délit d’initié ou financier). Cette loi a notamment permis le fichage génétique de faucheurs d’OGM, d’étudiants anti-CPE. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu’à 15 000 € d’amende et un an de prison.

Dès 2003, Sarkozy défend aussi le principe des peines plancher, importé des États-Unis. Mais le garde des Sceaux, Dominique Perben, s’opposait alors à cette mesure, contraire selon lui au « principe d’individuation de la peine », et donc anti-constitutionnelle. En raison des débats au sein de la majorité UMP, une mission parlementaire, présidée par Pascal Clément, alors président de la commission des lois, était créée en mars 2004. Nommé garde des Sceaux en juin 2005, Clément défendit lui-même le projet de loi soutenu par Sarkozy, mais sans retenir le principe des peines planchers. Celui-ci n’a donc pas été instauré par la loi du 12 décembre 2005 sur la récidive des infractions pénales, mais seulement après l’accession à la présidence de Sarkozy, par la loi Dati de décembre 2007.

Malgré sa connaissance du tissu social corse grâce à ses liens familiaux, sa politique dans l’île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s’était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l’avant-veille de ce référendum. Nicolas Sarkozy déclare le soir de l’arrestation que « La police française vient d’arrêter Yvon Colonna (sic), l’assassin du préfet Erignac », ce qui lui vaut des reproches pour atteinte à la présomption d’innocence et des poursuites judiciaire d’Yvan Colonna, mais qui sont reportées à cause de l’immunité de Nicolas Sarkozy, devenu président. À titre personnel, les familles Colonna et Culioli-Sarkozy, notamment leurs enfants, se sont souvent côtoyées. Colonna est finalement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2007, puis en appel en mars 2009.

Il se donne pour objectif de mener une lutte vigoureuse contre la recrudescence d’actes antisémites en France. Son action contre l’antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son prix de la Tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l’institution administrant le culte israélite en France, saluera « l’extrême sévérité » dont a fait preuve Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites.

Ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie

Nicolas Sarkozy est nommé ministre d’État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, suite au remaniement ministériel de mars 2004. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit et annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer la participation de l’État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. Ces interventions de l’État français dans le marché aux dépens d’intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom) irritent les dirigeants allemands. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords ont été contestés lors de leur signature par les syndicats, puisque selon eux, ils ont eu pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Le bilan de son activité de ministre de l’Économie est contrasté. Si d’après lui les prix des articles vendus en grandes surfaces ont été réduit de 2 % en moyenne, selon l’observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76 % de juin à novembre 2004, « reflétant visiblement l’accord de baisse de 2 % des prix des grandes marques conclu en juin ».

« Pour relancer la croissance », il a lancé l’exonération des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure, à l’origine temporaire, a été finalement prolongée et amplifiée jusqu’au 31 décembre 2005. Son engagement à ne pas privatiser EDF-GDF n’a pas été tenu. Un an plus tard, le ministre de l’Économie du gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l’Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l’UMP ne donne pas d’instruction contraire à ses parlementaires. Il a aussi procédé à la vente d’une partie des réserves d’or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

Président de l’Union pour un mouvement populaire

Le 1er septembre 2004, Nicolas Sarkozy déclare officiellement sa candidature à la présidence de l’UMP suite à la démission d’Alain Juppé, poursuivi pour « prise illégale d’intérêt ». Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, avait néanmoins mis Nicolas Sarkozy en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le président de la République avait lancé « Je décide, il exécute », phrase mal perçue par les proches de Nicolas Sarkozy.

Lors du congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,09 % des voix contre 9,10 % à Nicolas Dupont-Aignan et 5,82 % à Christine Boutin. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Il est remplacé par Hervé Gaymard.

Dès lors, le nouveau président met en œuvre un programme de rénovation du parti (adhésions gratuites…).

Ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire

Le 31 mai 2005, deux jours après le résultat négatif du référendum portant sur le projet de traité établissant une Constitution pour l’Europe, le gouvernement Jean-Pierre Raffarin III démissionne. Nicolas Sarkozy est nommé ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « numéro deux du gouvernement », dans le gouvernement Dominique de Villepin. Il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État, lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

Affaire Nelly Cremel (juin 2005)

Au cours de l’affaire Nelly Cremel — une jeune femme assassinée par deux hommes dont un repris de justice libéré deux ans auparavant — Nicolas Sarkozy demande que le juge d’application des peines responsable de la libération du récidiviste soit sanctionné, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du Premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.

Évacuation d’immeubles insalubres (septembre 2005 – août 2006)

À la suite de plusieurs incendies survenus dans des immeubles insalubres, qui causèrent la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs.

En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police.

Dossier insécurité (juin – novembre 2005)

Outre les émeutes de l’hiver 2005 qui ont marqué le passage de Sarkozy à l’Intérieur, celui-ci a fait voter, peu après les attentats de Londres (21 juillet 2005), la loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme. Entre autres dispositions controversées, notamment par la CNIL, celle-ci a modifié le régime de conservation des données de connexion à Internet des usagers, qui peuvent désormais être transmises directement aux autorités policières, sans contrôle judiciaire. Cette disposition a été à l’origine d’une saisie, par l’opposition socialiste, du Conseil constitutionnel, qui a été entériné la loi. La conservation de ces données était obligatoire depuis la loi sur la sécurité quotidienne de 2001. Prévue pour une durée de trois ans – notamment à la demande de la CNIL – cette disposition a été prorogée son terme venu (fin décembre 2008), par une loi du gouvernement Fillon, étant désormais en vigueur jusqu’en 2012.

Le 20 juin 2005, alors qu’il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l’homicide d’un enfant de onze ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu’il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 ». Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme « nettoyer au Kärcher » est le terme qui s’impose, parce qu’il faut nettoyer cela ». Les mots « nettoyer » et « Kärcher » font aussitôt l’objet d’une vive polémique, à l’origine de la rupture avec le ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances, Azouz Begag.

En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui, selon lui, mettent en cause la sécurité des « Français », « en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux ».

Le 26 octobre 2005, à 22 heures, au cours d’une visite d’un quartier d’Argenteuil, la situation est assez tendue : le ministre est insulté par des jeunes du quartier et est l’objet de jets de pierres sur son passage. Les journaux télévisés diffuseront à de nombreuses reprises les images du ministre déclarant, en s’adressant à un interlocuteur invisible à l’écran : « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser ».

L’usage du mot « racaille » par le ministre suscita une importante polémique dans la presse, et créa une importante hostilité des habitants des quartiers sensibles suscitant les émeutes dans les banlieues. Le ministre, peut-être usant délibérément de cette expression pour occuper l’espace médiatique a plus surement provoqué la colère des jeunes des quartiers sensibles. Le 6 novembre, les journalistes d’Arrêt sur images précisent que la fameuse phrase était adressée en réponse à une habitante demandant à Nicolas Sarkozy, depuis son balcon, de « débarrasser le quartier de cette racaille ». La présentatrice Françoise Laborde explique comment s’est opéré le traitement médiatique de cette affaire : il y avait d’une part la tentation pour la télévision d’aller au sensationnel et, d’autre part, un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.

En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police, des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province.

Nicolas Sarkozy prône la « tolérance zéro ». Il demande aux préfets d’expulser du territoire tous les étrangers condamnés dans le cadre des violences urbaines. Alors qu’une partie de la gauche réclame la démission du ministre, un sondage de l’institut Ipsos annonce que 68 % des personnes interrogées lui sont favorables.

Au terme de ces émeutes, sur les 2 734 personnes placées en garde à vue, 597 personnes ont été incarcérées et une a été expulsée. Outre la dureté des affrontements et les dégâts considérables — évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros — qu’engendrèrent les émeutiers par la destruction d’écoles, de bibliothèques et d’entreprises ou par l’incendie de véhicules automobiles, on dénombra un mort et une blessée grave.

Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias ». Un rapport des Renseignements généraux rendu public suggère, quant à lui, une « révolte populaire des cités » spontanée, due à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique, ajoutant que réduire ces événements « à de simples violences urbaines serait une erreur d’analyse ».

Un an et demi après les faits, en février 2007, deux policiers sont mis en examen pour non-assistance à personne en danger. Deux ans après les faits, les affirmations de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin sur les circonstances du drame initial n’ont pas été confirmées et les parents des deux jeunes morts dans le transformateur EDF attendent le résultat de l’enquête concernant deux policiers.

Contrat première embauche (mars – avril 2006)

Contrat première embauche.

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Manifestation anti-CPE à Paris, le 18 mars 2006.

En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d’un Contrat première embauche (CPE) destiné à réduire le chômage des jeunes. Au terme des protestations qui survinrent après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend officiellement ses distances avec ce projet. L’UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s’appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy pour la réforme des contrats de travail.

Bruno Julliard, à l’époque président de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), principal syndicat étudiant contre le CPE, aurait reçu un SMS de soutien de la part de Nicolas Sarkozy. Si le service de presse de l’Élysée se refuse au moindre commentaire, certains y voient une manipulation de Bruno Julliard.

Le 28 mars 2006, lors de leur réunion de groupe à l’Assemblée, les députés UMP appellent à des discussions entre gouvernement et partenaires sociaux sur le CPE, tandis que Nicolas Sarkozy propose de ne pas appliquer tout de suite le Contrat premier embauche.

Jacques Chirac annonce l’aménagement du CPE le 31 mars 2006, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l’UMP. Le 10 avril 2006, il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté en termes de popularité par la crise, contrairement aux deux chefs de l’exécutif, mais le Parti socialiste cherche à l’impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-Sarkozy », alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l’« attitude respectable » de Dominique de Villepin. Selon Le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise.

Loi relative à l’immigration et à l’intégration (2 mai – 24 juillet 2006)

Loi française du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration.

Après avoir signé, conjointement avec le garde des Sceaux Pascal Clément, la circulaire du 21 février 2006 sur les conditions d’interpellation d’un étranger en situation irrégulière, qui conduit les associations de défense des sans-papiers à parler de « rafles », Nicolas Sarkozy lance sa proposition de loi réformant de façon significative le droit des étrangers. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points : le durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial et le retour à une politique officielle d’immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.).

La Ligue des droits de l’Homme et le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui luttent depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « ministre de la Chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées. D’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Au cours de l’été, Nicolas Sarkozy annonce 6 000 régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les étrangers en situation irrégulière. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas.

Plusieurs dirigeants africains s’élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal et au Mali pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est chahuté et accusé de racisme. Finalement, en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée.

Affaire des mosquées de Roissy

Après la sortie du livre Les Mosquées de Roissy de Philippe de Villiers, livre qui traite du péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy indique qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur 83 000 habilitations délivrées et annonce qu’ils feront l’objet de procédures d’abrogation d’habilitation.

Le 21 octobre 2006, le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame ». Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, effectuent un recours devant le tribunal administratif de Bobigny et demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire, car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination, la CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuaires. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation » et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques.

L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen, où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistes.

À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badge.

Loi sur la prévention de la délinquance (5 mars 2007)

Nicolas Sarkozy a initié, dès 2006, un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clés de ce projet, il a insisté pour que soient détectés, dès le plus jeune âge, d’éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.

Cette loi instaure aussi un contrôle des activités sur Internet. Les activités de délinquance sur Internet sont plus fortement réprimée, en particulier la diffusion de scènes de violence, visant le happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour ce faire, il prône la rétention par les FAI de toutes les données de connexion pendant un an. La Ligue ODEBI, organisation indépendante de défense des libertés numériques[78], dénonce le fait que la diffusion d’images de violences policières devienne ainsi condamnable, entraînant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement lorsque les images sont diffusées par de simples citoyens.

Bilan de son activité de ministre de l’Intérieur

Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée, en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND) réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse (9 % selon le ministère de la Justice). Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes). Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 %, selon l’INSEE, bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutée. Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portables, responsables à eux seuls de 40 % des infractions.

En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnes durant le ministère de Nicolas Sarkozy et établit des liens entre cette augmentation et les décisions du ministre, qu’il avait critiquées. Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police, qui dépend désormais du nombre d’infractions constatées, introduit un biais à la baisse des statistiques collectées, dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance, précise que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir.

En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de 7 242 en 2002 à 4 703 en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de quatre ans. On observe, cependant, en 2007, une remontée des chiffres (+ 6 % de tués, + 10 % de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon certains experts, cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes, tandis que l’Observatoire national interministériel de sécurité routière l’impute à la grande stabilité des vitesses moyennes pratiquées, une légère dégradation en matière d’alcoolémie et une reprise de l’augmentation du trafic).

En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer, mais à un rythme moins soutenu, en raison de la baisse du nombre de titres de séjour délivrés : – 2,57 % en 2005 par rapport à 2004. Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005, passant de 10 000 à 20 000.

Après que Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de démissionner du ministère de l’Intérieur pour s’investir à temps plein dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2007, c’est le 19 mars 2007 que Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l’Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.

Campagne présidentielle de 2007

Campagne présidentielle française de 2007.

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Le siège de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d’Enghien (10e arrondissement de Paris).

Nicolas Sarkozy rend publique sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale, réalisée le 29 novembre 2006.

Slogans de campagne et patrimoine

Les mots d’ordre de sa campagne sont la restauration de la confiance dans la politique, « travailler plus pour gagner plus » (slogan emprunté au MEDEF,), « la rupture tranquille », et « l’ordre en mouvement » (s’opposant par là au slogan de l’« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu’il jugeait immobiliste). Les journalistes y voient une référence au slogan de François Mitterrand, la « force tranquille ».

Comme tous les candidats à l’élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a déclaré son patrimoine, qui s’élève à 2,04 millions d’euros, principalement en assurance-vie. En janvier 2007, son équipe de campagne avait précisé qu’il avait payé pour la première fois un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2006, pour une base imposable d’environ 1 137 000 euros.

Tout sauf Sarkozy (TSS)

Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rend public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L’inquiétante « rupture tranquille » de monsieur Sarkozy dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatisme.

L’UMP réagit vivement, parlant d’« attaques personnelles aux accents xénophobes douteux » ; Yves Jégo parle d’« une caricature malhonnête ». Éric Besson déclare par la suite qu’il s’agissait « d’une entreprise délibérément conçue de diabolisation » organisée par le PS. Le Parti socialiste adopte alors, selon les partisans de Nicolas Sarkozy, une tactique de diabolisation dite TSS (tout sauf Sarkozy).

Le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy, seul candidat à la primaire de son parti, est désigné candidat de l’UMP à l’élection présidentielle par 98,09 % des votants et un taux de participation de 69,06 % des adhérents, lors d’un congrès réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes.

Résultats et réactions

Article détaillé : Élection présidentielle française de 2007.

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Nicolas Sarkozy en meeting à Toulouse, le 12 avril 2007.

Le 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l’Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre « la barrière du ministre d’État » et ouvrant une « nouvelle étape de la campagne » ; François Baroin prend sa succession place Beauvau.

Le scrutin se déroule dans un contexte d’engouement politique qui a permis à l’inscription sur les listes électorales de battre tous les records, avec 45 millions d’inscrits, soit 1,8 million de plus en un an. Conformément à ce qu’annonçaient les sondages, Nicolas Sarkozy arrive en tête des douze candidats au premier tour, le 22 avril 2007, avec 31,18 % des suffrages exprimés, soit le record absolu en nombre de voix pour un candidat à une élection présidentielle. Viennent ensuite la candidate socialiste Ségolène Royal (25,87 %) et le centriste François Bayrou (18,57 %).

Après le traditionnel débat de l’entre-deux tours, dont il sort vainqueur, il est élu président de la République le 6 mai 2007, avec 53,06 % des suffrages (18 983 138 voix) face à Ségolène Royal (46,94 %, soit 16 790 440 voix).

À l’annonce des résultats, des rassemblements d’opposants de gauche à Nicolas Sarkozy se forment dans une quinzaine de grandes villes de France. Quelques rassemblements dégénèrent en émeutes. Les deux nuits suivantes sont émaillées de violences, mais à moindre échelle. Une enquête TNS Sofres, publiée le 8 mai 2007, indique que 50 % des Français sont satisfaits de la victoire de Nicolas Sarkozy, alors que 41 % des sondés sont d’un avis inverse.

Le 14 mai 2007, il annonce sa démission de la présidence de l’Union pour un mouvement populaire par souci d’impartialité.

Depuis 2007 : la présidence de la République

Popularité et approbation de l’action de Nicolas Sarkozy depuis juin 2007, sur la base de quatre instituts de sondage français

La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac a lieu le 16 mai 2007 : Nicolas Sarkozy devient ainsi le 23e président de la République française et le 6e président de la Ve République.

Dans l’après-midi, le nouveau président rend hommage, à la cascade du Bois de Boulogne, aux 35 jeunes Français résistants assassinés en août 1944 par les nazis, comme Guy Môquet, communiste de 17 ans, fusillé à Châteaubriant, en octobre 1941. Il se rend ensuite à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande, Angela Merkel.

Politique intérieure

Gouvernement François Fillon I et Fillon II.

Gouvernements François Fillon

Le 17 mai 2007, Nicolas Sarkozy nomme son premier Premier ministre, François Fillon, qui forme le lendemain un gouvernement réduit à 15 ministres (huit hommes et sept femmes), auxquels s’ajoutent quatre secrétaires d’État et un haut-commissaire. Le gouvernement contient des personnalités de gauche, du centre-droit et de la société civile. Le ministère de l’Économie et des Finances est scindé en deux, l’un chargé du budget de l’État, l’autre de la stratégie économique et du développement. Conformément au Pacte écologique signé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, Alain Juppé prend la tête d’un grand ministère alliant l’écologie, l’aménagement territorial et le transport. Le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, sujet à polémiques, est créé.

À l’issue du second tour des élections législatives de juin 2007, l’UMP conserve la majorité absolue à l’Assemblée nationale, avec 313 élus sur 577. Conformément à la tradition, François Fillon remet sa démission au président de la République le 18 juin 2007, et ce dernier le reconduit immédiatement dans sa fonction pour former un nouveau gouvernement, sans Alain Juppé, seul ministre battu dans sa circonscription.

Nicolas Sarkozy annonce, en juillet 2007, la mise en place d’une franchise médicale sur les médicaments, les actes paramédicaux et sur tous les transports sanitaires, pour lutter contre le cancer et la maladie d’Alzheimer, et l’amélioration des soins palliatifs. La loi TEPA, qui défiscalise les heures supplémentaires et allège les droits de succession, est votée dès août 2007. Au premier mois de son entrée en vigueur, en octobre 2007, une enquête de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) indique que 40 % des entreprises de plus de dix salariés ont déclaré une exonération relative à la loi TEPA, et que 75 % des entreprises de plus de dix salariés ont l’intention d’utiliser cette mesure.

Durant les mois suivants, plusieurs lois sont votées pour limiter l’immigration clandestine (loi du 20 novembre 2007, controversée en raison de l’établissement d’un dispositif sur les tests génétiques – l’amendement « Mariani » –, ainsi que de l’autorisation d’effectuer des statistiques ethniques – cette dernière disposition a été censurée par le Conseil constitutionnel) et la récidive (la loi sur la récidive d’août 2007, ou loi Dati, qui instaure notamment des peines-plancher ; et la loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté, adoptée par procédure d’urgence (article 49-3) et partiellement censurée par le Conseil constitutionnel).

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Nicolas Sarkozy, en 2008.

Le service minimum dans les transports et les écoles est institué durant la première année de son mandat : le but de ce dispositif d’accueil est, pour le gouvernement, de ne pas pénaliser les parents ou salariés qui travaillent lors des grèves. À la fin de l’année 2007, est également votée la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui doit harmoniser les « principaux paramètres de ces régimes avec ceux de la fonction publique, afin que l’ensemble des Français soient placés sur un pied d’égalité ».

Recevant le titre de chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran le 20 décembre 2007, Nicolas Sarkozy prononce un discours dans lequel il fait référence à l’encyclique Spe Salvi du pape Benoît XVI, rappelle les liens qui unissent la France et le Saint-Siège et appelle à une laïcité moins rigide, qu’il nomme « laïcité positive ».

Le 31 décembre 2007 à 20 heures, Nicolas Sarkozy adresse ses premiers vœux de président de la République aux Français en bousculant le protocole, puisqu’il les prononce « en direct ». Dans ces vœux, il évoque « l’urgence des réformes » et une « politique de civilisation » ; il annonce surtout une « nouvelle Renaissance », et estime avoir entrepris, depuis le début de son mandat, « beaucoup de changements profonds ».

Suite à la défaite de la droite aux élections municipales et cantonales, Nicolas Sarkozy procède, le 18 mars 2008, à un remaniement ministériel, faisant entrer six nouveaux secrétaires d’État dans le gouvernement. Dans le même temps, il appelle à la création d’un « comité de liaison pour renforcer les liens à l’intérieur de la majorité et préparer les futures échéances politiques » : le Comité de liaison de la majorité présidentielle voit officiellement le jour en juin de l’année suivante.

La loi de modernisation de l’économie (LME), qui crée notamment le statut d’auto-entrepreneur, est promulguée en août 2008. L’année suivante, le 1er juin 2009, la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), qui succède au RMI et à l’API, est saluée par une partie de l’opposition.

Comme il s’y était engagé durant la campagne présidentielle de 2007, le président de la République fait baisser la TVA dans la restauration, de 19,6 à 5,5 %.

Suite aux élections européennes de 2009, qui voient les listes de la majorité présidentielle (UMP-NC-LGM) arriver largement devant les autres listes, le gouvernement François Fillon II est remanié le 23 juin : huit membres du gouvernement quittent leurs fonctions, autant font leur entrée (l’« ouverture » est poursuivie, avec l’arrivée de Frédéric Mitterrand et Michel Mercier) et quatorze voient leurs attributions modifiées.

Le 26 juillet 2009, alors qu’il fait du sport, le président de la République est victime d’un malaise lipothymique[116],[117] : Nicolas Sarkozy est alors hospitalisé au Val-de-Grâce pendant 24 heures : bien qu’aucun traitement médical n’ait été prescrit, un « repos relatif de quelques jours » lui est conseillé.

La première partie du Grenelle Environnement (« Grenelle I »), ensemble de mesures destinées à lutter contre le réchauffement climatique, pour la protection de la biodiversité et pour la réduction des pollutions, est définitivement adoptée le 23 juillet 2009 et promulguée le 3 août suivant.

Il poursuit sa politique, présentée comme étant d’« ouverture » et de « démocratie exemplaire », en nommant le divers gauche Michel Charasse membre du Conseil constitutionnel et le socialiste Didier Migaud à la présidence de la Cour des comptes en février 2010

Lors du sommet social du 10 mai 2010, alors que la dette publique de la France dépasse les 80 % du PIB, Nicolas Sarkozy annonce son intention de « redresser [les] finances publiques », un objectif qui était déjà celui de son gouvernement « avant la crise financière ». Le 26 juin suivant, à l’occasion du G20 de Toronto, il manifeste son opposition à un plan de rigueur sévère en France et en Allemagne, se prononçant pour des ajustements budgétaires « progressifs » à partir de 2011, avec « pas trop d’impôts », afin de ne pas stopper le début de reprise économique.

Le 28 juin 2010, alors que le projet de réforme des retraites est lancé, le président de la République annonce une réduction du « train de vie » de l’État, chiffrée à 10 % en trois ans, avec notamment la suppression de la garden-party de l’Élysée, des chasses présidentielles, de 10 000 véhicules et de 7 000 logements de fonctions, et la mise en place de sanctions à l’encontre des ministres en cas d’utilisation de l’argent public à des fins personnelles. Le plan de baisse d’effectifs des cabinets gouvernementaux, qui fixe pour plafond 20 collaborateurs pour les ministres et 4 pour les secrétaires d’État, entre en application début septembre.

Suivant une recommandation du Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy annonce le 13 juillet 2010 le dépôt d’un projet de loi permettant aux anciens combattants africains de « bénéficier désormais des mêmes prestations de retraite que leurs frères d’armes français ». Cette mesure est saluée par les dirigeants de 13 anciennes colonies françaises en Afrique invités à l’Élysée.

Le 15 juillet 2010, la Cour des comptes publie un rapport sur les comptes et la gestion des services de la présidence de la République pour la deuxième année consécutive, conformément à la volonté de Nicolas Sarkozy. Alors que le rapport portant sur l’année 2008 jugeait « exorbitantes » certaines dépenses, celui-ci souligne « un sérieux effort », entre autres sur le coût des sondages réalisés par l’Élysée. La Cour des comptes note toutefois que d’autres économies sont « encore possibles »,.

Le président de la République présente, le 27 juillet 2010, ses grands axes pour réorganiser la filière nucléaire française, qui avait manqué en décembre 2009 un important appel d’offres pour la construction de quatre réacteurs à Abou Dabi. S’inspirant des conclusions du rapport commandé à François Roussely, il annonce ainsi une coopération renforcée entre EDF et Areva. Dans le cadre de cet accord stratégique, l’éventualité d’une prise de participation d’EDF dans le capital d’Areva « sera examinée ».

Le 30 juillet, en déplacement à Grenoble pour assister à l’installation du nouveau préfet de l’Isère, Éric Le Douaron, suite à une série de violences urbaines, le président Sarkozy annonce un ensemble de mesures visant à lutter contre la grande délinquance et les agressions de membres des forces de l’ordre. Il exprime en particulier sa volonté d’élargir les possibilités de déchéance de la nationalité française à toute personne d’origine étrangère « qui porterait volontairement atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme, d’un militaire », et propose que l’acquisition de la nationalité pour un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité civile. Il promet également l’extension des peines plancher « à toutes les formes de violences aggravées », ainsi qu’un débat au Parlement sur la mise en place d’une peine de prison incompressible de trente ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes. Ce « discours de Grenoble » est suivi de nombreux éloignements de Roms en situation irrégulière, et lui attire de nombreuses critiques, dont celle de s’inscrire dans la rhétorique xénophobe du Régime de Vichy et plus largement de favoriser la montée du racisme en France. Le Premier ministre François Fillon réfute ces accusations, précisant que « la tradition humaniste de la France va de pair avec le respect de ses lois par tous ceux qui se trouvent sur son territoire », et annonce la saisine du président de la Commission européenne pour « approfondir la coordination » avec la Roumanie et la Bulgarie et « accentuer les initiatives dans le cadre européen ». Le Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) de l’ONU demande à la France de « garantir l’accès des Roms à l’éducation, à la santé, au logement et autres infrastructures temporaires dans le respect du principe d’égalité » et se demande pourquoi elle n’a « toujours pas mis à la disposition des gens du voyage le nombre nécessaire d’aires d’accueil conformément à la loi du 5 juillet 2000 dite loi Besson », ce à quoi le gouvernement français répond qu’il respecte « scrupuleusement la législation européenne » et « ses engagements internationaux ». Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, qui a par ailleurs refusé d’étendre la possibilité de déchoir de la nationalité française les auteurs d’actes de polygamie ou de fraudes aux prestations sociales comme le souhaitait le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, sont traduites au niveau législatif en septembre 2010, par le dépôt de plusieurs amendements à la loi Loppsi 2, qui fixe les grandes orientations des forces de l’ordre pour cinq ans.

Nicolas Sarkozy confie la gestion politique de la réforme des retraites, qui prévoit notamment le relèvement de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans, au Premier ministre François Fillon, le ministre du Travail Éric Woerth étant considéré comme affaibli par l’affaire Woerth-Bettencourt. Le 8 septembre 2010, au lendemain d’une journée de mobilisation contre cette réforme, il annonce quelques aménagements, parmi lesquels la possibilité pour les personnes présentant un taux d’incapacité d’au moins 10 % (et non plus 20) de continuer à partir à la retraite dès 60 ans et l’aménagement des fins de carrière des salariés exposés à des facteurs de pénibilité.

Politique internationale

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Nicolas Sarkozy et le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, le 7 septembre 2009.

Les débuts de la politique internationale de Nicolas Sarkozy sont marqués par un activisme important dans de nombreux domaines, ce qui est perçu comme une volonté d’incarner la « rupture » promise pendant la campagne. La nomination du socialiste Bernard Kouchner à la tête du ministère des Affaires étrangères est ainsi vue comme un symbole.

Nicolas Sarkozy avait durant sa campagne présidentielle, voulu que la France prenne la défense des femmes, et notamment celle d’Íngrid Betancourt otage des FARC en Colombie et des infirmières bulgares prisonnières en Libye. Il a finalisé la libération des « infirmières bulgares », sur laquelle la Commission européenne a travaillé plusieurs années, envoyant son épouse les rechercher.

Nicolas Sarkozy reçoit le primat russe Alexis II de Moscou le 3 octobre 2007, lors de la première visite d’un patriarche russe en France. En décembre 2008, le Time Magazine le classe au troisième rang des personnalités de l’année, juste derrière Barack Obama et Henry Paulson. Il est également classé au troisième rang des personnalités les plus puissantes du monde pour l’année 2009 par le magazine Newsweek, après Barack Obama et Hu Jintao.

En conformité avec le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008, il réduit les effectifs de l’armée française et l’engagement militaire permanent en Afrique et ouvre avec l’Implantation militaire française aux Émirats arabes unis la première base militaire française à l’étranger depuis cinquante ans.

Afghanistan

Guerre d’Afghanistan (2001).

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Dirigeants des pays du G8 à L’Aquila, le 9 juillet 2009.

Malgré le fait qu’il avait suggéré un retrait des troupes françaises présentes dans le cadre de la force internationale d’assistance et de sécurité sous l’égide de l’OTAN et mandaté par le Conseil de sécurité des Nations unies pendant la campagne électorale de 2005, Nicolas Sarkozy annonce dès novembre 2007 un renforcement des effectifs militaires français, précisant que « l’échec n’est pas une option ».

Après l’embuscade de Surobi qui a fait dix morts parmi les troupes françaises le 18 août 2008, qui sont les pertes les plus élevées pour l’armée française en un seul combat depuis l’attentat du Drakkar au Liban en 1983, et les plus grandes pertes au combat pour la coalition en Afghanistan depuis 2001, il réaffirme l’engagement de la France au côté de l’OTAN. Un vote à l’assemblée nationale contre le maintien des troupes en Afghanistan par l’opposition échoue le 22 septembre 2008.

Afrique

Discours de Dakar.

Quelques semaines après son élection, Nicolas Sarkozy a effectué deux voyages en Afrique, l’un en Libye, l’autre en Afrique de l’Ouest. Il a notamment prononcé, en juillet 2007, un long discours à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar. Dans ce discours, rédigé par Henri Guaino, le président français déclare notamment que la colonisation fut une faute tout en estimant que le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. […] Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès ». Ce discours a suscité de nombreuses réactions en France et dans le monde. Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, a déclaré à la tribune de l’ONU que « dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’Histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ».

Quelques mois à peine après le discours de Dakar, il prononce un autre discours, à Constantine (Algérie), en octobre, où il affirme que le « système colonial […] ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation ».

Darfour

Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner organisent la conférence de Paris, réunissant une vingtaine de pays, afin de relancer le processus sur le Darfour le 25 juin 2007. Bernard Kouchner lance l’idée d’un corridor humanitaire. Suite à la réunion, la création d’une force hybride de 20 000 hommes devant être déployée au Darfour, force comportant des membres de l’Union africaine et de l’ONU, est annoncée. Le 31 juillet 2007, l’ONU approuve à l’unanimité l’envoi de troupes au Darfour.

Organisations internationales

Nicolas Sarkozy propose la candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI), candidature présentée comme une poursuite de la politique d’ouverture. DSK est nommé directeur général en septembre 2007.

Union européenne

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Nicolas Sarkozy en compagnie de la chancelière allemande, Angela Merkel, le 7 février 2009.

« Traité simplifié »

Lors du sommet européen du 8 au 10 juin 2007 présidé par l’Allemagne, Nicolas Sarkozy défend l’idée d’un « traité simplifié » entre les partenaires européens, reprenant en grande partie les articles du projet de constitution européenne, notamment la partie institutionnelle. Après de longues négociations, avec en particulier le président polonais Lech Kaczyński, ce projet est adopté le 23 juin 2007.

Pacte européen sur l’immigration

Le Conseil européen des 15 et 16 octobre 2008 adopte le Pacte européen sur l’immigration et l’asile, proposé par Nicolas Sarkozy, et approuvé par le Conseil justice et affaires intérieures le 25 septembre. Ce texte prévoit « l’harmonisation des politiques d’asile et d’immigration » au sein de l’Union européenne.

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Membres éventuels de l’Union méditerranéenne (en bleu, pays effectivement riverains de la Méditerranée, en gris foncé, reste de l’Union européenne).

Méditerranée

Article détaillé : Union pour la Méditerranée.

L’Union méditerranéenne est un projet d’union politique proposé aux pays riverains de la mer Méditerranée par le président français Nicolas Sarkozy qui fait le constat de l’échec du processus de Barcelone. Ce projet a pour but de renforcer la coopération entre les pays des deux rives, dans les domaines de l’environnement et de l’immigration, et d’amener Israël et les pays arabes à s’asseoir à la même table. L’Allemagne fait comprendre rapidement à la France son refus d’une dynamique politique qui consacrerait une scission dans l’Union européenne, obligeant la diplomatie française à revoir sa copie en y intégrant l’ensemble des membres de l’UE. La Turquie voit ce projet comme une alternative à son adhésion à l’Union européenne. Le président français prévoit une première réunion sur ce projet dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne à l’horizon de juin 2008.

Présidence française de l’Union européenne

Présidence française du Conseil de l’Union européenne en 2008.

De juillet à décembre 2008, la France assure la présidence du Conseil européen.

OTAN

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Rencontre entre le Nicolas Sarkozy et le président des États-Unis Barack Obama, dans le bureau ovale, le 30 mars 2010.

Annoncé fin 2008, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est effectif depuis avril 2009.

Tibet

Le 13 novembre 2008, Nicolas Sarkozy déclare qu’il rencontrera le 14e dalaï-lama en Pologne, où ils sont tous deux invités pour fêter le 25e anniversaire du prix Nobel de la paix à Lech Walesa. Le 6 décembre 2008, il rencontre Tenzin Gyatso, dédramatisant la situation après la condamnation de la Chine, et appelant au dialogue.

Controverses

Opérations immobilières

Nicolas Sarkozy est mis en cause, en février 2007, pour des relations qu’il aurait entretenues avec le groupe immobilier Lasserre, chargé de nombreuses opérations immobilières à Neuilly à partir de 1980. Selon les articles publiés par Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait, en mars 1997, consenti un « cadeau » de 750 000 euros au groupe Lasserre, sur l’achat des droits à construire sur l’île de la Jatte. En retour, il aurait bénéficié, lors de l’achat d’un appartement au groupe immobilier en juin 1997, d’une réduction de 114 340 euros et de prestations pour des aménagements complémentaires d’un montant de 279 290 euros, dont il a acquitté 60 980 euros.

Nicolas Sarkozy « conteste » ces allégations, qui auraient pour seul but de le « salir ». Il n’apporte néanmoins pas d’explications concrètes sur les factures et décomptes publiés par le journal, sauf pour celle qui concernait un escalier en chêne.

Le Canard enchaîné précise, le 19 septembre, qu’une enquête préliminaire, confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), a été ouverte par le parquet de Nanterre. Cette affaire est classée sans suite en octobre 2007.

Affaire Clearstream 2

Affaire Clearstream 2.

Le nom Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans des listings truqués de la société Clearstream. Par contre y figurent les noms Pal de Nagy et Stéphane Bocsa, compositions d’autres extraits de son patronyme Sarközy de Nagy-Bocsa avec ses autres prénoms et sont ainsi interprétés comme le désignant. Il se porte donc partie civile le 31 janvier 2006, relançant l’affaire. Selon un délateur surnommé « le corbeau », Nicolas Sarkozy aurait disposé de deux comptes dans une banque italienne (la Banca popolare di Sondrio), déguisés sous des noms proches de son identité. Le corbeau sous-entendait dans son courrier que les personnes citées, y compris Nicolas Sarkozy, auraient touché des pots-de-vin dans l’affaire des frégates de Taïwan.

Nicolas Sarkozy exige des explications auprès de Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, et du directeur de la DST, Pierre Brochand. La Banca popolare di Sondrio reçoit une commission rogatoire de la justice française, le 5 novembre 2004, et envoie une réponse négative le 16, affirmant que Clearstream ne détient pas de comptes personnels. Malgré cette célérité de la banque, ces résultats innocentant Nicolas Sarkozy n’ont été communiqués au juge Renaud Van Ruymbeke qu’un an plus tard. Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point du 11 mai qu’il avait transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l’enquête Clearstream.

Imad Lahoud, soupçonné par les services de police d’être l’auteur des falsifications des listings, a affirmé, début novembre 2006, après l’avoir précédemment nié, qu’il avait rencontré deux fois, en 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie, pour « évoquer » ce dossier. Nicolas Sarkozy a démenti cette allégation et fait établir que, le jour de la « rencontre » avancée par Lahoud, il était en voyage à l’étranger. Il assure, en outre, n’avoir appris toute l’histoire que par voie de presse. Le journaliste Éric Decouty affirme, pour sa part, que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant de la manipulation dont il était l’une des cibles plus tôt qu’il ne le prétend, en 2005, et qu’il a essayé de tirer profit politiquement de cette situation en laissant faire,.

Médias

Par contraste avec la période qui a suivi les défaites de 1995 et de 1999, Nicolas Sarkozy est l’objet d’une importante médiatisation à partir de 2002. Cette médiatisation, ainsi que les rapports entre le président de la République et les journalistes français, ont fait l’objet d’un documentaire de la Télévision suisse romande, Sarkozy, vampire des médias dans l’émission d’investigation Temps présent.

Nicolas Sarkozy réalise dans l’émission 100 minutes pour convaincre le plus gros score d’audience à l’époque pour une émission politique en 2003, avec plus de sept millions de téléspectateurs. Il est le seul à avoir été invité trois fois à cette émission. En 2007, avec l’émission J’ai une question à vous poser, il atteint un pic de près de dix millions de téléspectateurs (huit millions en moyenne).

Il fait de son épouse Cécilia un de ses principaux conseillers dans ses ministères, puis son chef de cabinet à la présidence de l’UMP. Son couple et sa famille, mêlés à ses actions publiques et ainsi mis en scène, s’affichent dans les médias. Mais en mai 2005, des problèmes conjugaux surgissent et sont largement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice. Et le 26 août 2005, Paris Match présente même à la une Cécilia avec son ami Richard Attias. À la suite de cette publication, Nicolas Sarkozy aurait usé de son influence auprès d’Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l’hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier qui quitte son poste une année plus tard. Après la reformation de son couple, Nicolas Sarkozy explique, au début de 2006, qu’il « regrette » d’avoir surexposé sa vie privée.

Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy serait intervenu pour empêcher la publication d’un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions, en octobre 2005. La « biographie » de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a finalement été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006, sous le titre Entre cœur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l’accuse par ailleurs d’être intervenu pour que l’accréditation permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l’administration, soit ôtée à Raphaëlle Picard, de l’AFP, auteur d’un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5 h 30 du matin le 4 octobre 2006. Cette descente a provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquences. Une source anonyme interne du journal Libération, confirmée par son PDG Laurent Joffrin, affirme que Nicolas Sarkozy a appelé, le 7 mars 2007, l’actionnaire principal du journal, Édouard de Rothschild, pour se plaindre d’un titre qu’il jugeait outrancier : « Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon », en qualifiant Libération de « journal de gauche de merde ». Le 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron, l’ancien directeur du Figaro Magazine, affirme sur RTL qu’il a été « démissionné » du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions sarkozystes ; il estime que des menaces sont exercées par Nicolas Sarkozy sur l’ensemble des journalistes politiques.

Nicolas Sarkozy est intervenu le 2 mai 2007 sur France Inter concernant les accusations de main-mise sur les médias dont il est l’objet : « On me dit que les médias sont à ma solde. Mais qui peut croire une chose pareille, quand on voit le déchaînement qu’a suscité ma candidature, mon projet », citant deux des soutiens de Ségolène Royal, Libération et Le Nouvel Observateur, dont les actionnaires majoritaires sont respectivement Édouard de Rothschild et Claude Perdriel, parmi les grandes fortunes françaises.

Au soir de son élection, le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy fête sa victoire au Fouquet’s où sont invités plusieurs actionnaires ou employés de médias français : Bernard Arnault, Martin Bouygues (TF1), Serge Dassault (Le Figaro), Alain Minc (Le Monde), François Pinault (Fnac) ou Albert Frère (M6), le seul journaliste présent étant Nicolas Beytout (Le Figaro).

Au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, une nouvelle controverse médiatique a surgi à l’occasion de sa « retraite » sur le yacht de Vincent Bolloré, le Paloma.

Peu après la confirmation de la vente du journal économique Les Échos par le groupe LVMH, le directeur de la rédaction Erik Izraelewicz a rapporté que, lors d’une entrevue à l’Élysée le 16 novembre 2007, Nicolas Sarkozy, lui a appris lui-même l’arrivée prochaine de Nicolas Beytout pour diriger le journal. De fait, Beytout devient le responsable du pôle média de LVMH trois jours plus tard. Lors de la même entrevue, Nicolas Sarkozy a reproché aux journalistes des Échos de s’opposer au rachat de leur journal par LVMH, dont l’actionnaire principal est Bernard Arnault, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy.

Suite à la conférence de presse du 8 janvier 2008, Marianne reproche le ton agressif de Nicolas Sarkozy envers le rédacteur en chef de Libération, Laurent Joffrin, et l’impossibilité pour ce dernier d’avoir recours au droit de suite, lorsque le président ne répond pas précisément à la question qui lui est posée.

Le 3 novembre 2010, dans un article de son rédacteur en chef, Claude Angeli, l’hebdomadaire satirique le Canard enchaîné accuse Nicolas Sarkozy de superviser l’espionnage des journalistes lorsqu’ils mènent une enquête « gênante pour lui ou pour les siens » grâce à une équipe d’agents de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI). La présidence de la République qualifie l’article de Claude Angeli de « totalement farfelu » tandis que l’opposition réclame une enquête et que le SNJ évoque une « affaire d’État ». Le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, et celui de la DCRI, Bernard Squarcini, sont auditionnés par la délégation parlementaire au Renseignement le 4 novembre 2010.

Culture

Des médias de gauche (Télérama, Libération, Les Inrockuptibles, Marianne et Le Nouvel Observateur) soulignent le peu de considération que manifesterait Nicolas Sarkozy à l’égard de la culture et des arts. Christophe Girard, adjoint chargé de la culture à la Mairie de Paris, affirme que le Président « n’a pas du tout la culture de François Mitterrand ou Valéry Giscard d’Estaing […] Nicolas Sarkozy a une culture plutôt axée télé et presse people ». Le 26 janvier 2006, lors d’une convention UMP, Nicolas Sarkozy déclare : « Il faut que la direction des médias, le ministère de la Culture et celui de l’Éducation nationale, travaillent réellement ensemble au service d’un même objectif. » Cette phrase est alors interprétée comme la possible remise en cause du ministère de la Culture ou de sa rétrogradation en secrétariat d’État dans une fusion avec le ministère de l’Éducation nationale. Le 18 janvier 2007, le ministre de la Culture en poste, Renaud Donnedieu de Vabres souhaite préciser la pensée du candidat en déclarant : « Je tiens à vous confirmer très clairement, après m’en être entretenu avec Nicolas Sarkozy, que la nécessité de renforcer les liens entre la culture et l’Éducation nationale implique un renforcement du ministère de la Culture, qu’il n’est pas question de supprimer, mais, bien au contraire, de soutenir dans son ambition au service de tous les Français ». Le 15 février, Le Monde précise que l’équipe de Nicolas Sarkozy réfléchissait à « un pôle éducation-culture avec deux ministres de plein exercice ».

Le 23 février 2006, à Lyon, Nicolas Sarkozy raille la nécessité de donner à étudier La Princesse de Clèves aux fonctionnaires de catégorie B. Il répète ses propos le 20 avril 2007, après avoir raillé l’architecture de la Cité de la mode et du design, en face du ministère des Finances, à Bercy. En réaction à ses propos, le cinéaste Christophe Honoré tourne son long-métrage, La Belle Personne, afin « d’apporter un démenti en forme de film ». En février 2009, les enseignants-chercheurs, ainsi que des étudiants, organisent un marathon de lecture du roman devant le Panthéon, à Paris.

Le 2 février 2009, Nicolas Sarkozy annonce la création du Conseil de la création artistique, qu’il préside avec Christine Albanel, Marin Karmitz étant nommé délégué général. Les Cahiers du cinéma voit en cette organisation la manière d’infliger un sévère camouflet au ministère de la Culture, alors que le ministère fête ses 50 ans d’existence.

Relation avec les électeurs du Front national

Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises, et ce depuis 1998, rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front national. Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l’émission 100 minutes pour convaincre, diffusé sur France 2, où il affirme son opposition avec les « idées d’extrême droite ». Des personnalités politiques de l’opposition lui reprochent de vouloir s’attirer l’électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive “paraxénophobe” ». De la même façon, Act Up ou les Guignols de l’info présentent médiatiquement l’ex-ministre de l’Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d’égalité. Ainsi, en janvier 2006, l’association Act Up publie des affiches[193] comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ».

Le collectif Ré-So, qui s’affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s’agit de points comme la coopération étroite entre la police et la justice, la facilitation des contrôles d’identité, l’instauration d’une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l’expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.

Certaines de ses autres mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d’immigration, positions que le Front national combat. Nicolas Sarkozy s’est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présents depuis au moins dix ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d’un « préfet musulman », Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura.

Le pourcentage de votes pour l’extrême droite a ainsi reculé, pour la première fois dans une élection présidentielle depuis 1988, de 19,20 % (FN+MNR) en 2002 à 10,44 % (FN uniquement) en 2007. Françoise Fressoz dans Les Échos observe qu’« on le doit en partie à la stratégie du président de l’UMP ».

Attentat de Karachi

Attentat du 8 mai 2002 à Karachi et Affaire des frégates d’Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan.

Le 17 juin 2009, deux juges antiterroristes chargés de l’enquête sur l’attentat de Karachi annoncent qu’il explorent l’hypothèse d’un règlement de compte entre les États pakistanais et français : des pots-de-vin auraient pu être promis par Édouard Balladur, alors Premier ministre, en 1994, en échange de rétrocommissions qui auraient assuré le financement de sa campagne pour l’élection présidentielle de 1995 (Nicolas Sarkozy était alors porte-parole du candidat Balladur). Lorsque Jacques Chirac fut élu président de la République en 1995, il annula le versement de ces commissions, ce qui aurait conduit à l’attentat et aux représailles des services pakistanais. Interrogé sur cette affaire par un journaliste de l’AFP le 18 juin 2009, Nicolas Sarkozy qualifie ces allégations de « grotesques » et de « fables ». Un rapport de la police luxembourgeoise met en cause Nicolas Sarkozy comme responsable du financement illicite de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur grâce aux ventes d’armes.

Affaire Woerth-Bettencourt

Affaire Woerth-Bettencourt.

Dans le cadre de l’affaire, un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 a été évoqué, après les déclarations d’anciens employés de Liliane Bettencourt.

Détail des fonctions et mandats

Fonctions politiques

Fonctions locales

Fonctions parlementaires

Fonctions ministérielles

Présidence de la République

Élection présidentielle de 2012

Articles connexes : Élection présidentielle française de 2012 et Candidats à l’élection présidentielle française de 2012.
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Logotype utilisé par Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa campagne.

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Meeting de Villepinte, le 11 mars 2012.

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Nicolas Sarkozy lors d’un meeting à Nancy, le 2 avril 2012.

À partir de 2009, la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012 apparaît probable. Il évoque lui-même cette hypothèse à plusieurs reprises, en off, comme en juillet 2009, lors d’une réunion avec les députés UMP178. Les commentateurs, au vu des résultats défavorables des sondages effectués à partir des élections régionales de 2010 et de la baisse importante de sa cote de popularité, jugent sa réélection très difficile, voire impossible179,180. Il est en effet donné largement battu par Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, qui sont tous deux crédités de plus de 60 % des voix dans l’hypothèse d’un second tour face à lui ; entre mars et juin 2011, plusieurs sondages le donnent même éliminé dès le premier tour181. Dans ce contexte, l’éventualité d’une autre candidature que la sienne à droite est évoquée, mais les possibles candidatures d’Alain Juppé et de François Fillon ne recueillent pas de meilleures scores que celle du président sortant182,183 et ceux-ci ne manifestent pas le désir de se présenter.

À partir de janvier 2012, les médias se font l’écho de déclarations de responsables de l’UMP qui confirment implicitement qu’il sera bel et bien candidat184,185,186. Nicolas Sarkozy officialise sa candidature à un second mandat au journal de 20 heures de TF1, le 15 février 2012. Le slogan de sa campagne est « La France forte ». Un site (lafranceforte.com) et plusieurs profils sociaux (Timeline Facebook, Twitter) sont lancés à cette occasion. Sa candidature reçoit le soutien de l’UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Parti chrétien-démocrate, de Chasse, pêche, nature et traditions, de La Gauche moderne, des Progressistes, du Chêne et de la Convention démocrate. La stratégie de la campagne est dirigée par Patrick Buisson tandis que Nathalie Kosciusko-Morizet est nommée porte-parole187.

Le début de la campagne officielle coïncide avec une série d’assassinats touchant des militaires français, puis des civils, en Midi-Pyrénées. Il décide d’interrompre sa campagne. Il préside l’enterrement des militaires assassinés, en présence de la majorité des autres candidats à la présidentielle188,189.

Après la tenue d’un grand meeting de campagne à Villepinte, le 11 mars 2012, avec environ 60 000 sympathisants présents190, les intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy augmentent de manière significative, même s’il reste devancé par le candidat socialiste, François Hollande, au second tour. Le 15 avril 2012, à une semaine du premier tour, alors que les sondages le donnent à nouveau en baisse, Nicolas Sarkozy tient un grand meeting en plein air, place de la Concorde, pour lequel il revendique 120 000 participants.

Nicolas Sarkozy chiffre son programme de campagne à 5,5 milliards d’euros. Pour les financer et respecter son objectif de retour à l’équilibre budgétaire en 2016, il estime qu’un effort de 53,5 milliards d’euros doit être fourni en plus des mesures déjà votées. Il prévoit que cet effort repose aux trois quarts sur des réductions de dépenses et pour un quart sur des hausses d’impôts.

Totalisant 27,18 % des voix (9 753 629 voix) au premier tour191, Nicolas Sarkozy se qualifie pour le second tour, deuxième derrière François Hollande (28,63 %). Il se situe à un niveau inférieur à son score de 2007 (31,18 %), et est le premier président de la République, candidat à sa réélection, à ne pas arriver en tête au premier tour de scrutin192. Les deux candidats doivent attirer les reports de voix des électeurs de François Bayrou (9,13 %), de Jean-Luc Mélenchon (11,10 %) et surtout de Marine Le Pen (17,90 %). Nicolas Sarkozy, malgré les critiques, confirme la stratégie du premier tour, parle de « vrai travail » – avant de revenir sur l’expression193 –, et récuse avec indignation les accusations de « pétainisme », tout en attaquant François Hollande sur la maîtrise des déficits194. Le 29 avril 2012, lors d’un discours prononcé à Toulouse, il fait l’éloge des frontières et de la Nation195. Le 1er mai, lors d’un rassemblement place du Trocadéro à Paris, pour lequel il revendique 200 000 participants et qu’il présente comme étant « la vraie fête du travail », il critique l’attitude de tous les syndicats de salariés, coupables selon lui de « faire de la politique » et de « défendre une idéologie » (certains appellant à voter contre lui)196 et affirme notamment vouloir « un nouveau modèle social, où la réussite ne sera pas regardée avec suspicion » et où « le travail et le patrimoine ne sont pas des mots tabous »197.

Le 6 mai 2012, il est battu par François Hollande.

Controverses

Relations avec les médias

Son couple avec Cécilia, un de ses principaux conseillers dans ses ministères puis son chef de cabinet à la présidence de l’UMP, et sa famille, mêlés à ses actions publiques et ainsi mis en scène, s’affichent dans les médias à partir de 2002. Mais en mai 2005, des problèmes conjugaux surgissent et sont largement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice198. Et le 26 août 2005, Paris Match présente même à la une Cécilia avec son ami Richard Attias. À la suite de cette publication, Nicolas Sarkozy aurait usé de son influence auprès d’Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l’hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier qui quitte son poste une année plus tard199. Après la reformation de son couple, Nicolas Sarkozy explique, au début de 2006, qu’il « regrette » d’avoir surexposé sa vie privée.

Nicolas Sarkozy est intervenu le 2 mai 2007 sur France Inter200 concernant les accusations de main-mise sur les médias dont il est l’objet : « On me dit que les médias sont à ma solde. Mais qui peut croire une chose pareille, quand on voit le déchaînement qu’a suscité ma candidature, mon projet », citant deux des soutiens de Ségolène Royal, Libération et Le Nouvel Observateur, dont les actionnaires majoritaires sont respectivement Édouard de Rothschild et Claude Perdriel, parmi les grandes fortunes françaises201.

Au soir de son élection, le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy fête sa victoire au Fouquet’s, un restaurant parisien, où sont invités plusieurs actionnaires ou employés de médias français : Bernard Arnault, Martin Bouygues (TF1), Serge Dassault (Le Figaro), Alain Minc (Le Monde), François Pinault (Fnac) ou Albert Frère (M6), le seul journaliste présent étant Nicolas Beytout (Le Figaro)202.

Le 3 novembre 2010, dans un article de son rédacteur en chef, Claude Angeli, Le Canard enchaîné accuse Nicolas Sarkozy de superviser l’espionnage des journalistes lorsqu’ils mènent une enquête « gênante pour lui ou pour les siens » grâce à une équipe d’agents de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI)203. La présidence de la République qualifie l’article de Claude Angeli de « totalement farfelu », tandis que l’opposition réclame une enquête et que le SNJ évoque une « affaire d’État »203. Le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, et celui de la DCRI, Bernard Squarcini, sont auditionnés par la délégation parlementaire au Renseignement le 4 novembre 2010. Bernard Squarcini est mis en examen en octobre 2011 dans le cadre de l’affaire Woerth-Bettencourt, à la suite d’une plainte du Monde ; il est maintenu à la tête de la DCRI.

Pendant la campagne présidentielle de 2012, l’attitude des médias envers la candidature de Nicolas Sarkozy est sujette à critiques. Jean-François Copé dénonce une « alliance objective » pour le faire battre, tandis qu’Alain Juppé affirme qu’« en 30 ans de vie politique », il n’a « jamais vu un tel engagement partisan de la classe médiatique contre un candidat honni, en faveur d’un futur Président unanimement considéré comme déjà sacré », à savoir François Hollande.

Attitude vis-à-vis des électeurs du Front national

Nicolas Sarkozy a, à plusieurs reprises, et ce depuis 1998, rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front nationalN 6. Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l’émission 100 minutes pour convaincre, diffusé sur France 2, où il affirme son opposition avec les « idées d’extrême droite ». Des personnalités politiques de l’opposition lui reprochent de vouloir s’attirer l’électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive paraxénophobe ». De la même façon, Act Up-Paris ou les Guignols de l’info présentent médiatiquement l’ex-ministre de l’Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d’égalité. Ainsi, en janvier 2006, l’association Act Up-Paris publie des affiches207 comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ».

Le collectif Ré-So, qui s’affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article208 que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s’agit de points comme la coopération étroite entre la police et la justice, la facilitation des contrôles d’identité, l’instauration d’une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l’expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.

Certaines de ses autres mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d’immigration, positions que le Front national combat209. Nicolas Sarkozy s’est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présents depuis au moins dix ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d’un « préfet musulman », Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura.

Le pourcentage de votes pour l’extrême droite a ainsi reculé, pour la première fois dans une élection présidentielle depuis 1988, de 19,20 % (FN+MNR) en 2002 à 10,44 % (FN uniquement) en 2007. Françoise Fressoz dans Les Échos observe qu’« on le doit en partie à la stratégie du président de l’UMP210 ».

La progression du Front national à partir de 2010 et de l’arrivée à la présidence du FN de Marine Le Pen inverse cette tendance. Les élections cantonales de mars 2011 provoquent dans 200 circonscriptions des duels au second tour entre le FN et le PS, l’UMP étant éliminée au premier tour. Nicolas Sarkozy indique aux cadres de l’UMP une stratégie du « ni FN, ni PS », sans préciser explicitement l’abstention ou le vote blanc ou nul211. Une polémique se crée alors dans la majorité présidentielle ainsi que dans le gouvernement, polémique suivie d’un « rappel à l’ordre » de Nicolas Sarkozy212. Une enquête TNS Sofres publiée après le second tour213 indique que 49 % des sympathisants de droite des cantons concernés ont trouvé la consigne claire, avec une prise en compte effective dans 20 % des cas.

Affaire Woerth-Bettencourt

Article détaillé : Affaire Woerth-Bettencourt#Financement illégal supposé de la campagne présidentielle de 2007.
Un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 est évoqué après les déclarations de deux anciens employés de la milliardaire française Liliane Bettencourt214, puis après l’incarcération de Patrice de Maistre215,216,217,218,219. Nicolas Sarkozy déclare pour sa part, le 3 avril 2012, dans le cadre de la campagne présidentielle, qu’il s’agit d’une « boule puante », « non avérée » et affirme que « recettes et dépenses [de la campagne 2007] ont été contrôlées millimètre par millimètre et qu’il n’y pas l’ombre d’une contestation »220. Il déclare plus tard que Eva Joly, qui le met en cause, « viole tous les principes du droit »221. Concernant les accusations d’espionnage de journalistes, il affirme que « aucun journaliste n’a été espionné », que « tant qu’il n’y a pas de condamnation, il n’y a pas d’errement », et répond aux socialistes en rappellant l’affaire du Rainbow Warrior et l’affaire des écoutes de l’Élysée, sous la présidence de François Mitterrand222.

Accusation de financement de sa campagne de 2007 par Kadhafi

Article détaillé : Affaire Sarkozy-Kadhafi-Médiapart.

Le 16 mars 2011,Saïf al-Islam Kadhafi, dans une interview à Euronews, accuse le premier d’avoir Nicolas Sarkozy d’avoir fait financer sa campagne présidentielle de 2007 par le régime lybien.223 L’intervention en Libye est déclenchée deux jours plus tard sans que le fils de Kadhafi n’est avancé de preuves.

Par la suite, le journal en ligne Médiapart, publie deux documents : une note de Jean-Charles Brisard le 12 mars 2012224 et un document attribué à Moussa Koussa le 28 avril 2012.225 Jean-Charles Brisard s’écarte trois jours plus tard de toutes implications concernant le premier document.226 Moussa Koussa et Bachir Saleh démentent avoir été l’auteur et le destinataire respectif du second document.227

Le CNT est quand à lui divisé sur la véracité du document.228 L’ex-premier ministre lybien confirme pour sa part les accusations par la voix de deux de ses avocats, ce qui est démenti par un troisième.229

Nicolas sarkozy et l’UMP nient en bloc toutes accusations.230 Une plainte est déposée par Nicolas Sarkozy contre Mediapart, le 30 avril 2012 pour « faux et usage de faux », « recel de faux » et « publication de fausses nouvelles ».231 Médiapart dépose plainte à son tour deux jours plus tard contre Nicolas Sarkozy du chef de dénonciation calomnieuse.

Distinctions et décorations

Décorations officielles
En tant que président de la République
Décorations humoristiques

Dans la culture populaire

Cinéma

Télévision

Œuvres

(*) Wikipedia

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Révolution Solaire de Nicolas SARKOZY

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Pour le 28/01/2011 à 07h06 T.U., à Paris

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 4 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 10:

Actuellement grâce au transit des noeuds dans l’axe Fond de Ciel / Milieu du Ciel de votre thème natal, vous bénéficiez d’un solide appui planétaire vis-à-vis de toutes les affaires immobilières.  L’achat ou la réalisation de biens immobiliers, maisons, terres ou terrains se réalisera au mieux de vos intérêts. Vos climats actuels vous feront découvrir et obtenir la maison ou l’appartement souhaités depuis si longtemps. Par ailleurs si vous souhaitez une légation ou un héritage, surtout issu d’un lien parental et mieux encore, de votre mère, cela interviendra dans le courant de la période actuelle. Faites donc converger vos efforts vers les domaines concernés, même si vous vous êtes heurté jusqu’à présent à des obstacles insurmontables ; ceux-ci s’écarteront car le temps est venu et les fruits sont mûrs, cueillez-les.

Votre période actuelle a pour but majeur de vous ressourcer, d’établir de nouveaux fondements dans votre vie, vers une restructuration. Recherchez donc une nouvelle implantation avec discernement et circonspection car celle-ci deviendra le lieu de production de vos réalisations des prochaines neuf années correspondant à un demi parcours des nœuds. Le soin apporté à son choix a autant d’importance que celui que votre mère apporta à la préparation de votre naissance (neuf mois). Comme elle, vous êtes maintenant en gestation. Ne tentez donc pas de forcer ni de précipiter une élévation sociale ou professionnelle. Le cycle actuel ne vous le permet pas. Inutile donc de chercher à accélérer votre croissance  ou l’éclat dans une vie extérieure ou professionnelle. Vous gaspilleriez vos efforts inutilement en ouvrant dans cette dernière direction. Tentez au mieux de maintenir le cap de vos affaires en minimisant les dégâts car vous n’éviterez pas une certaine stagnation, voire un extrême ralentissement. Tout effort d’élévation, toute tentative d’accentuation de réussite ou de renommée – sociale ou professionnelle – vous coûteront plus cher qu’ils ne pourront vous rapporter, tant physiquement que financièrement. Dépensez-vous plutôt dans l’embellissement ou dans la rénovation de votre commerce, de votre entreprise ou de votre maison. Restructurez en prévision de la période suivante qui favorisera le commerce local. Cette période a pour but essentiel de vous pousser à revoir vos bases qu’une élévation ou un essor inconsidéré compromettraient jusqu’à faire s’effondrer l’édifice. Analysez donc les fondements et les structures de vos assises, y compris celles de votre vie familiale. Votre destin place actuellement la priorité sur cette dernière. Accordez plus de temps aux vôtres, en leur réservant une meilleure partie de vous-même et de votre temps. Achetez ou transformez vos installations ou équipements existants, embellissez.

Un changement de résidence pourrait se révéler très bénéfique et renouveler positivement votre vie. Vous constaterez qu’en fin de compte, durant cette période, vous tirerez bien plus de satisfactions de votre vie familiale que de votre vie professionnelle ou sociale plutôt décevante. Vous êtes en gestation. Contentez-vous donc de bien construire votre nid telle une hirondelle à son retour au niveau cycle de printemps. Votre été, c’est pour la période suivante. C’est à dire du 28/01/2012 au 28/01/2014.

 

Révolution Solaire de Nicolas SARKOZY

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Pour le 28/01/2012 à 17h06 T.U., à Paris

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 3, ET NOEUD SUD EN MAISON 9

Vous vivez une période propice à tous les types de communication, de mouvement et d’échanges. Orientez-vous donc vers le commerce ou concentrez vos efforts sur l’augmentation d’une clientèle. Actuellement, le destin vous soutiendra dans ce genre d’orientation.

Ceci n’est pas limitatif :

* Etes-vous écrivain … journaliste ?… éditeur ?…. vos écrits recevront un accueil exceptionnel du public, en métropole.

* Etes-vous dans la vente ou la distribution ?…. représentant ?… intermédiaire ?… préparez-vous à assurer la demande croissante de vos produits dans le pays.

* Etes-vous dans les transports ?… routier ?… messager ? …. affréteur ?…. vous serez obligés de refuser des commandes au niveau national.

Attention, dans tous les cas, c’est le marché intérieur qui est favorisé au détriment du marché international. Les faveurs du destin viseront aussi les études, les lectures, l’enseignement, les tâches administratives que vous accomplirez. Vos déplacements, vos transactions et vos échanges porteront des faits exceptionnels. Des contrats intéressants en résulteront. De plus, vous obtiendrez aide et coopération de votre proche entourage, y compris frères ou sœurs, si vous les sollicitez. Discutez vos projets avec ces derniers ; ils vous apporteront des aides et des conseils de valeur. Profitez-en pour étendre vos affaires dans votre ville ou dans votre proche environnement ; vous y trouverez à élargir de manière non habituelle votre sphère d’action et vous pourrez découvrir avec étonnement l’emplacement ou le commerce que vous recherchiez depuis longtemps. C’est aussi la période propice pour déménager, pour multiplier vos points de vente, pour diversifier vos activités. Ne négligez aucune affaire ni aucun contact, dont la signification vous échapperait sur le moment ; des résultats ultérieurs vous prouveront le contraire. En revanche, évitez toute expansion vers l’étranger et n’introduisez pas de produits étrangers dans votre gamme, car les gains que vous souhaiteriez en obtenir se feraient attendre. Visez plutôt le long terme pour cela. Votre réussite actuelle se fera dans votre lieu d’origine. Ne vous égarez donc pas hors frontières, vous y rencontreriez des embarras administratifs et juridiques insurmontables. En même temps, ne sollicitez rien d’une autorité, votre père y compris. Limitez-vous à vos proches, frères, sœurs, oncles ou tantes. Suivant l’esprit de cette période, votre attention doit être attirée tout particulièrement sur ce qui suit : D’une part, le commerce, les contrats ou les échanges en général seront favorisés mais vous perdrez toute protection en ce qui concerne la légalité, les autorités ou la loi en général. Ne vous laissez donc pas emballer par ce potentiel commercial inhabituel pour améliorer votre situation sans retenue, par exemple en contournant les législations en vigueur. Vous seriez découvert et subiriez les rigueurs de la loi des pénalités ou des amendes annuleraient les bénéfices que vous auriez réalisés si vous aviez été raisonnable et intègre. Ceci prend d’autant plus d’importance que la période qui suivra immédiatement celle-ci vous défavorisera au niveau des revenus indûment gagnés. Attention aux pénalités et amendes (fiscales comprises).

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 27/01/2011 – Wolfgang Amadeus MOZART 27 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Musique,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Personnalité du 27/01/2011 - Wolfgang Amadeus MOZART dans 01/2011 bar

http://www.wa-mozart.net/

http://www.musicologie.org/Biographies/mozart_w_a.html

Actualités en relation avec W.A. MOZART

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Wolfgang Amadeus MOZART 

né le 27 Janvier 1756 à 20h00 à Salzburg – AUTRICHE

wamozart27011756 dans Musique

Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart, (*) ou Wolfgang Amadeus Mozart (né à Salzbourg, principauté du Saint-Empire romain germanique, le 27 janvier 1756, mort à Vienne le 5 décembre 1791), est un compositeur. Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose.

On reconnaît généralement qu’il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu’il fut un des plus grands maîtres de l’opéra. Son succès ne s’est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite.

Son enfance (1756-1773)

L’enfant prodige

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Mozart enfant, huile anonyme de 1763, probablement due à Pietro Antonio Lorenzoni

Né à Salzbourg, qui est alors la capitale d’une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique (Cercle de Bavière), Mozart est le fils du compositeur et grand pédagogue, Léopold Mozart qui occupe alors la fonction de vice-maître de chapelle à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, et de Anna Maria Pertl, son épouse.

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Leopold, Wolfgang au clavecin et Marianne Mozart en 1764

Wolfgang est le septième enfant du couple. Trois enfants sont morts en bas âge avant la naissance de sa sœur Maria Anna (surnommée « Nannerl », née en 1751), et deux autres sont encore morts entre la naissance de cette sœur aînée et la sienne.

Il est baptisé Joannes Chrysost[omus] Wolfgangus Theophilus. Theophilus, signifiant « aimé de Dieu », a des équivalents allemand (Gottlieb), italien (Amedeo) et latin (Amadeus).

Dès l’age de trois ans, Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique : il a l’oreille absolue et certainement une mémoire eidétique : à quatorze ans, il aurait ainsi parfaitement retranscrit le Miserere de Gregorio Allegri, œuvre complexe qui dure environ quinze minutes, en ne l’ayant écouté qu’une seule fois. Ses facultés déconcertent son entourage, et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année. Le jeune Mozart apprend par la suite le violon, l’orgue et la composition. Il sait déchiffrer une partition et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter. À l’âge de six ans (1762), il compose déjà ses premières œuvres (menuets KV.2, 4 et 5 ; allegro KV.3).

Le voyageur

Tournée européenne de la famille Mozart et Mozart en Italie.

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Mozart (au clavier) en 1770 avec le violoniste Thomas Linley, autre enfant prodige, détail d’une toile anonyme du XVIIIe siècle,(collection privée)

Entre 1762 et 1766, le jeune Mozart part en tournée avec son père, employé par le prince-archevêque Schrattenbach, ainsi qu’avec sa sœur aînée Maria-Anna. Ils vont d’abord à Munich, puis à Vienne, avant de s’engager, le 9 juin 1763, dans une longue tournée en Europe, qui les emmènent de nouveau à Munich, puis à Augsbourg, Mannheim, Francfort, Bruxelles, Paris, Londres, La Haye, Amsterdam, Dijon, Lyon, Genève, et Lausanne. Les exhibitions du jeune musicien impressionnaient les auditeurs et lui permettaient de capter de nouvelles influences musicales. Il fait ainsi la rencontre de deux musiciens qui vont le marquer définitivement : Johann Schobert à Paris, et Johann Christian Bach, fils cadet de Jean-Sébastien Bach, à Londres. Ce dernier lui fait découvrir le pianoforte, inventé au début du siècle, et l’opéra italien, il lui apprend également à construire une symphonie.

En 1767, à l’âge de onze ans, Mozart compose son premier opéra Apollo et Hyacinthus (K.38), une comédie latine destinée à être interprétée par les élèves du lycée dépendant de l’Université de Salzbourg. De retour en Autriche, il se rend régulièrement à Vienne, et, durant l’été 1768, compose deux autres opéras : Bastien et Bastienne et La finta semplice ; il n’a alors que douze ans. L’année suivante, le prince-archevêque le nomme maître de concert. Son père obtient un congé, sans solde, ce qui lui permet de faire découvrir l’Italie à son fils (Mozart s’y rendra régulièrement jusqu’en 1773) ; il y étudie l’opéra, forme musicale dans laquelle il excellera (Le nozze di Figaro (les Noces de Figaro), Don Giovanni, Così fan tutte (Ainsi font-elles toutes), Die Zauberflöte (la Flûte enchantée)…) et grâce à son travail sur les harmonies vocales et sa maîtrise de la polyphonie, il donnera ses lettres de noblesse à ce genre. En Italie, il se lie au savant Padre Martini, devient membre de l’Accademia Filarmonica de Bologne – qui pourtant n’admettait en principe que des membres âgés de plus de vingt ans. Le pape Clément XIV le nomme Cavaliere del lo speron d’oro (Chevalier de l’éperon d’or).

Le 16 décembre 1771, le prince-archevêque Schrattenbach décède. Le prince-archevêque Colloredo devient son nouvel employeur.

Au service du prince-archevêque Colloredo (1773-1781)

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Portrait de Mozart.

Le prince-archevêque Colloredo, à la différence de son prédécesseur, tolère moins les voyages de la famille Mozart. Mais le jeune musicien se résigne mal à rester dans sa ville natale. En outre, son nouvel employeur lui impose la forme des pièces qu’il doit composer pour les cérémonies religieuses. À dix-sept ans, il à du mal à accepter ces contraintes, et ses relations avec le prince-archevêque se dégradent au cours des trois années qui suivent.

C’est à cette époque qu’il fait la connaissance, à Vienne, de Joseph Haydn, avec qui il entretiendra tout au long de sa vie une correspondance et une amitié teintée d’admiration, réciproque.

Joseph Haydn à Léopold Mozart :

« Je vous le dis devant Dieu, en honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, en personne ou de nom, il a du goût, et en outre la plus grande science de la composition. »

Wolfgang Amadeus Mozart à propos de Joseph Haydn :

« Lui seul a le secret de me faire rire et de me toucher au plus profond de mon âme. »

En 1776, Mozart qui a alors vingt ans, décide de quitter Salzbourg. Mais le prince-archevêque refuse de laisser partir son père, et lui impose de démissionner de son poste de maître de concert. Après une année de préparatifs, il part avec sa mère, tout d’abord à Munich, où il n’obtient pas de poste, puis à Augsbourg, et enfin à Mannheim, où il se lie d’amitié avec de nombreux musiciens. Toutefois, ses démarches pour obtenir un poste restent, là aussi, infructueuses. C’est à Mannheim également qu’il tombe éperdument amoureux de la cantatrice Aloysia Weber, ce qui suscite la colère de son père, qui lui demande de ne pas oublier sa carrière. Couvert de dettes, Mozart comprend qu’il doit reprendre ses recherches, et part pour Paris, au mois de mars 1778.

Il espère trouver de l’aide auprès de Melchior Grimm, qui s’était occupé de sa tournée lorsqu’il avait sept ans, mais sans succès. Il ne trouve pas non plus de poste, et a même du mal à se faire payer ses œuvres, dans une France qui est alors en crise. Lors de ce séjour, sa mère tombe malade et meurt le 3 juillet. Mozart rentre alors à Salzbourg, où son père réussit à convaincre le prince-archevêque de le reprendre à son service. Sur le trajet de son retour, il passe par Munich, où vit la famille Weber. Mais Mozart apprend que Aloysia aime un autre homme. Après tous ces malheureux événements, il arrive, déprimé, à Salzbourg le 29 janvier 1779, où il retrouve son ancien poste.

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Portrait appelé le « Mozart de Bologne », peint en 1777 à Salzbourg par un inconnu, pour le père Martini, qui l’avait commandé pour sa galerie de portraits de compositeurs. Léopold Mozart écrira à propos du portrait, dans une lettre adressée au père Martini, datée du 22 décembre 1777 : « C’est une œuvre d’art de valeur médiocre, mais je peux vous assurer que du point de vue de la ressemblance, elle est parfaite. »

En novembre 1780, il reçoit une commande pour l’opéra de Munich, et il part donc, comme son contrat l’y autorise. La création, le 29 janvier 1781, de Idomeneo, Rè di Creta (Idoménée, roi de Crète), est accueillie triomphalement par le public. De retour à Salzbourg, Mozart doit suivre son employeur à Vienne, où le prince-archevêque le traite publiquement de « voyou » et de « crétin » avant de le congédier. Mozart s’installe alors dans la capitale autrichienne, dans la pension de madame Weber, comme compositeur indépendant.

Vienne (1782-1791)

L’indépendance

Mozart, désormais débarrassé de l’autorité de son père et de son employeur, peut enfin composer plus librement. En 1782, l’empereur Joseph II lui commande un opéra. Ce sera Die Entführung aus dem Serail (L’Enlèvement au sérail), en langue allemande, qui incitera Gluck, compositeur et directeur des concerts publics à Vienne, à féliciter Mozart.

Mozart a fait la connaissance de la troisième fille de madame Weber, Constanze, et décide de l’épouser sans attendre le consentement écrit de son père. Le mariage est célébré le 4 août 1782, dans la cathédrale Saint-Étienne. Peu après, le baron van Swieten lui fait découvrir deux compositeurs qui sont alors tombés dans l’oubli : Bach et Haendel. Mozart, homme de théâtre, tout comme Haendel, admire les effets musicaux créés par ce dernier pour accentuer le caractère dramatique de ses œuvres. Il est en outre fasciné par l’art du contrepoint de Bach, qui influence directement sa Grande messe en ut mineur KV 427, et nombre de ses œuvres par la suite. La même année, il commence une série de six quatuors dédiés à son ami Joseph Haydn, qui se terminera en 1785.

En 1784, Mozart entre dans la franc-maçonnerie, et gravit rapidement les échelons pour devenir Maître, en avril 1785. Il écrit par la suite plusieurs œuvres pour ses frères maçons, dont la Maurerische Trauermusik (musique funèbre maçonnique) K 477, et surtout, en 1791, La Flûte enchantée (dit opéra maçonnique) KV 620, qui est une description de l’initiation à la franc-maçonnerie.

En 1786, Mozart fait la connaissance du librettiste Lorenzo da Ponte, poète officiel du théâtre de Vienne. Ce dernier convainc l’empereur d’autoriser la création d’un opéra basé sur Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, alors qu’il avait fait auparavant interdire la pièce, jugée subversive. Mozart met en musique le livret de Lorenzo da Ponte, et la première de Le nozze di Figaro (Les Noces de Figaro) a lieu le 1 à Vienne. Son succès n’empêche pas son retrait rapide de l’affiche. Mozart part alors à Prague, où Le nozze connaît un grand succès. En hommage à cette ville, il compose la Symphonie no 38 en ré majeur.

Il reçoit alors du directeur du théâtre de Prague la commande d’un opéra pour la saison suivante. Mozart fait à nouveau appel à Lorenzo da Ponte pour créer le livret de Don Giovanni. Le 28 mai 1787, son père, Léopold, meurt. Ce décès bouleverse Mozart, et va influencer la composition de son opéra alors en chantier. Don Giovanni est créé au théâtre des États de Prague le 28 octobre 1787 avec un grand succès, mais qui ne se confirmera cependant pas à Vienne.

Les difficultés, la maladie et la fin prématurée

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Mozart en 1789, portrait exécuté à la pointe d’argent par Doris Stock (76 x 62 mm). Cette représentation de Mozart est l’une des rares qui lui ressemble vraiment.

Durant les dernières années de sa vie, Mozart est souvent malade, et chroniquement endetté, et ceci malgré de nombreux succès très bien rétribués, car il mène grand train de vie. Il compose beaucoup : sonates, concertos, symphonies, opéras (dont Così fan tutte, sa dernière collaboration avec Lorenzo da Ponte). L’année 1790, qui voit le décès de l’empereur Joseph II (son successeur Léopold II n’est pas favorable aux francs-maçons) et le départ de Joseph Haydn pour Londres, est peu productive.

En 1791, Emanuel Schikaneder, un de ses amis francs-maçons, directeur d’un petit théâtre populaire de Vienne, lui commande un opéra. Il en fournit le livret, et Mozart écrit la musique de son avant-dernier opéra, Die Zauberflöte (La Flûte enchantée). Sa création le 30 septembre est un triomphe.

En juillet, un inconnu lui commande un Requiem (KV 626), qui doit rester anonyme. On sait aujourd’hui qu’il était commandité par le comte Franz von Walsegg, et on suppose que celui-ci souhaitait soit faire deviner à ses amis le nom de l’auteur, soit s’en attribuer la paternité. Mozart, affaibli par la maladie et les privations, doit, en outre, faire face à une surcharge de travail, car il a reçu (début août) la commande d’un opéra (La Clemenza di Tito, KV 621) pour le couronnement du roi de Bohême Léopold II, qu’il doit composer en trois semaines.

Il meurt le 5 décembre 1791, cinq minutes avant une heure du matin, à l’âge de trente-cinq ans, sans avoir pu achever ce Requiem (qui sera terminé à la demande de Constanze par un de ses élèves, Franz Xavier Süssmayer). Selon une légende, il aurait été empoisonné à l’arsenic par les francs-maçons. D’autres ont émis l’hypothèse d’une maladie rénale infectieuse (glomérulonéphrite). En fait, les raisons de sa mort restent inconnues : elles ont fait l’objet de nombreuses publications et près de 140 causes ont ainsi été citées.

La légende, reprise dans le film Amadeus, de Milos Forman, qui veut que Mozart ait composé ce Requiem en prémonition de sa mort prochaine relève plus de l’imagerie romantique que de la réalité. Mozart est enterré au cimetière Saint Marx dans la banlieue de Vienne, dans une fosse communautaire.

Cela correspond à un enterrement de troisième classe, dont les frais sont partagés par la famille Mozart et les amis. Le cimetière est éloigné de la ville, selon les décrets de l’empereur Joseph II relatifs aux conditions sanitaires. Contrairement à ce qui est souvent dit, Mozart n’a donc pas été enterré dans une fosse commune. Les fosses communautaires étaient des fosses payées à l’avance pour dix personnes (huit adultes et deux enfants). Un service commémoratif a lieu à Prague le 14 décembre, devant des milliers de personnes. Emanuel Schikaneder en organise un à Vienne, au cours duquel le début du Requiem (Introitus et Kyrie) pourrait avoir été joué.

Famille

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Constanze Mozart

Mozart épousa Constanze Weber (1763-1842) le 4 août 1782. Ils eurent six enfants en près de neuf ans :

Seuls deux des enfants, Karl Thomas et Franz Xaver Wolfgang, survécurent passée la petite enfance. En raison de ses fréquentes grossesses, Constanze est réputée pour avoir été faible et souvent confinée dans son lit.

Son œuvre

Le style

Style galant et style savant

Mozart est, avec Haydn et Beethoven, l’un des principaux représentants du style classique « viennois ». Cela ne suffit certes pas à le définir. Dans une époque dominée par le style galant, Mozart réalise la synthèse avec des complexités contrapuntiques propres au baroque tardif, et avec des formes novatrices influencées notamment par les fils Bach ou par Haydn. Si Mozart est le meilleur représentant du style classique, son style va toutefois bien au-delà et est l’un des plus personnels et des plus immédiatement reconnaissables à l’oreille.

Né dans une famille de musiciens, tôt habitué à voyager et à rencontrer des instrumentistes et compositeurs d’horizons et nationalités différents, Mozart devient dès l’enfance un imitateur de génie et s’approprie tout ce qu’il entend. Il suit cette méthode tout au long de sa vie, notamment quand il s’agit de se familiariser avec le contrepoint, ce « style savant » (ou « sévère ») si difficile à assimiler à l’époque où on lui oppose le style galant dans lequel Mozart baigne depuis l’enfance. Mozart commence par transcrire plusieurs fugues de Bach pour trio à cordes, sur une commande de Van Swieten (KV 404a), puis se consacre réellement à composer des fugues, non sans difficultés : celle entamée pour le final de la sonate pour violon KV 402 reste inachevée ; tandis que celles du prélude et fugue KV 394 composé en 1782 ou de la suite dans le style de Haendel KV 399 sont d’une extrême complexité, qui traduit les difficultés rencontrées par Mozart dans l’étude du contrepoint. Pourtant, celui-ci nourrit la messe en ut mineur KV 427 entamée à la même époque. Dans les mois suivants, on retrouve des fugues pour vents (sérénade KV 388), pour piano (Fugue en do mineur pour 2 pianos KV 426, par la suite transcrite pour orchestre dans l’adagio et fugue KV 546), et plus tard pour orgue (KV 594 et KV 608). Puis, dans les années suivantes, Mozart abandonne la simple imitation, mais des œuvres bénéficient de ce travail : le final du quatuor en Sol majeur (KV 387) ou le final de la symphonie Jupiter (KV 551), deux mouvements où la superposition des lignes atteint une maîtrise inégalée.

Un génie audacieux et diversifié

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Le livret des Noces de Figaro pour la création à Prague, en 1786

Il est impossible de définir Mozart par un genre précis. Opéra, symphonie, concerto, musique de chambre, musique sacrée… Mozart est un touche-à-tout qui s’approprie chaque genre, chaque forme, chaque instrument pour mieux le réinventer. Si les traits principaux du style classique sont bien présents dans ses œuvres (clarté de la structure et de ses articulations, équilibre de la formation, harmonie simple), si son don inné pour la mélodie est une évidence, Mozart en joue pour mieux faire ressortir tel motif, telle dissonance, surprendre par des audaces peu prisées de ses contemporains : quelques œuvres, à l’époque confidentielles, en portent la marque (comme la fantaisie en ut mineur KV 475 ou le quatuor « Dissonance » KV 465, dont l’introduction justifie le nom).

Mozart n’était pas pour autant un révolutionnaire. Il est l’auteur d’une abondante production de divertimentos, menuets et airs très conformes aux conventions de l’époque, sans jamais se laisser enfermer dans un registre. Lorsqu’il compose ses opéras, c’est chaque fois avec une alternance entre opera buffa (les Noces de Figaro, Così fan tutte…) et opera seria (Idomeneo, Don Giovanni…). Et son avant-dernier opéra rompt avec chacun de ces deux styles puisqu’il s’agit d’un Singspiel, une opérette allemande chargée de symbolisme et, à vrai dire, inclassable : la Flûte enchantée.

Cultivé, curieux, sans cesse à l’écoute des inventions musicales ou artistiques de son époque, Mozart a su jusqu’au bout faire évoluer son style au gré des découvertes, et l’on sent facilement l’influence débutante du Sturm und Drang allemand dans les dernières années mozartiennes (et pas seulement dans Don Giovanni ou dans le Requiem). Le propre du génie mozartien est là : avoir su s’inspirer de ses contemporains sans jamais suivre d’autre modèle que le sien propre.

La force et la grâce, la puissance et l’émotion, le pathétique, l’humour, l’élégance la plus exquise se sont réunis dans son œuvre pour faire de Mozart le compositeur le plus accompli de sa génération.

L’influence

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Représentation sur la pièce autrichienne d’un Euro

Mozart a de toute évidence eu une grande importance sur l’histoire de la musique, et ce, dès ses contemporains. Même son aîné, Haydn, ami et admirateur de Mozart, en subit l’influence dans ses dernières symphonies et messes, et dans ses deux oratorios.

Les successeurs de Mozart n’y échappent pas. Beethoven, fortement impressionné par Mozart qu’il a probablement croisé dans sa jeunesse. Schubert, qui grandit à Vienne à l’époque même où le génie de Mozart est enfin unanimement reconnu, quelques années après sa mort. D’autres compositeurs, moins à l’avant-garde du romantisme, restent plus proches de l’esprit mozartien classique, notamment son élève Johann Nepomuk Hummel ou Ludwig Spohr. Les opéras de Gioachino Rossini doivent beaucoup à Mozart, et ce n’est pas un hasard si ce dernier choisit de mettre en musique Le Barbier de Séville de Beaumarchais, premier volet des frasques de Figaro. Enfin, Mendelssohn, Chopin, Brahms, et même Busoni assument l’héritage de Mozart dans une grande partie de leurs œuvres, souvent à la même hauteur que celui de Bach.

Aujourd’hui, il est incontestablement le plus populaire des classiques, et probablement le plus joué.

Catalogue Köchel (KV)

Catalogue Köchel.

Quelques décennies après la mort de Mozart, plusieurs tentatives ont été faites afin d’inventorier ses compositions. Toutefois, c’est seulement en 1862 que Ludwig von Köchel complétera un catalogue chronologique de 626 œuvres, qui fait aujourd’hui encore figure de référence. Sa sixième édition recense désormais 893 œuvres.

Œuvres majeures

Œuvres sacrées

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Vesperae de dominica, Confitebor (info)
 

 

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Opéras

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Don Giovanni, Ouverture (info)
 

 

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Symphonies

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Symphonie n° 40, Molto Allegro (info)
 

 

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Concertos

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Concerto pour piano n° 25, Andante (info)
 

 

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Concerto pour clarinette, adagio (info)
 

 

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Sinfonia concertante pour violon et alto, Presto (info)
 

 

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Musique pour clavier

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Rondo Alla Turka (info)
Fichier:Rondo Alla Turka.mid
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Musique de chambre

Écrits

Mozart ne peut pas véritablement être considéré comme écrivain. Toutefois, son abondante correspondance, qui a fait l’objet d’éditions partielles puis complètes, n’est pas seulement une source importante pour la compréhension du compositeur et de son époque, mais également une œuvre d’une qualité littéraire certaine.

Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

Biographies filmées

Téléfilm et série

Scène

Théâtre

Comédie musicale

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Wofgang Amadeus MOZART

wamozartrs27011791

Pour le 27/01/1791 à 07h06 T.U., à Salzburg

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 2, ET NOEUD SUD EN MAISON 8

Vous disposez d’un soutien planétaire pour réaliser vos désirs et vos souhaits les plus chers. Vous pouvez enfin obtenir les résultats espérés par rapport à ce que vous avez semée. Ni plus ni moins. Mais attention: si tout vous set égal, si vous ne formulez pas vos buts avec une extrême précision ; en d’autres termes, si vous ne demandez rien, le destin ne pourra que vous satisfaire de la même manière, c’est-à-dire avec « rien ».

Vous êtes seul à pouvoir générer une réponse du destin… La condition est de formuler la demande… Avec précision, persistance et détermination. Demandez, redemandez et… Vous recevrez, c’est votre période.

Par ailleurs, vous constaterez que l’état de vos finances personnelles, celles que vous obtenez par vos propres efforts s’améliorera nettement.

Activez vous donc vers l’amélioration de vos ressources ; vous serez largement récompensé de vos efforts.

Cette période favorise les requêtes, les finances et les ressources personnelles, sous tous rapports. Si c’est de l’argent que vous souhaitez, vous trouverez les moyens de l’acquérir. Si c’est une réputation, vous l’obtiendrez. Si c’est la connaissance, vous trouverez le maître. Ayez une confiance absolue dans vos démarches. Accomplissez-les et puis laissez le destin faire le reste. A ce stade, vous êtes convaincu qu’elles porteront des fruits. Par conséquent, elles ne vous concernent plus. Oubliez-les de manière à éviter les attentes anxieuses ou obsessionnelles. Ce sont ces dernières qui « bloquent » le déroulement de votre destin et empêchent celui-ci de réaliser vos désirs. Faites en vous la paix de l’esprit, adoptez une attitude confiante.

Evitez tout emprunts, aides ou supports d’autrui. Rappelez-vous que seuls vos efforts sont productifs en une telle période. Dans le même esprit, ne tentez pas de vous associer avec une ou un partenaire dote. C’est un piège qui aliénera votre liberté.

C’est en vous seul que vous devez trouver la force d’accomplir vos espérances. A cette condition, toutes les forces planétaire concourront a vous satisfaire.

 

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Personnalité du 26/01/2011 – Michel SARDOU 26 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Chanteur,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Personnalité du 26/01/2011 - Michel SARDOU dans 01/2011 bar

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Actualités de Michel SARDOU 1 2

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Michel SARDOU 

né le 26 Janvier 1947 à 14h00 à Paris – FRANCE

michelsardou26011947 dans Chanteur

Michel Sardou (né le 26 janvier 1947, à Paris) est un auteur, compositeur et interprète français. Fils des comédiens Fernand Sardou et Jackie Sardou, il est aussi le petit-fils du comédien et comique Valentin Sardou. Il compte, depuis les années 1970, parmi les chanteurs français les plus populaires, à en juger par ses ventes de disques et l’affluence lors de ses tournées, mais aussi les plus controversés. En plus de quarante ans de carrière, il a enregistré 23 albums studio et plus de 300 chansons, parmi lesquelles Les Lacs du Connemara et La Maladie d’amour et vendu près de 120 millions de disques. Il est le recordman du nombre de représentations et du nombre de spectateurs au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Il s’est également essayé, en tant qu’acteur, au cinéma et au théâtre.

Origines et enfance

Michel Sardou est l’héritier d’une longue tradition familiale de spectacle. Ses grands-parents paternels étaient comiques de scène à Marseille ; sa grand-mère maternelle était danseuse. Il passe son enfance dans des cabarets parisiens et suit ses parents en tournée.

Sa situation scolaire peu brillante et la vie qu’il mène, entre coulisses et salles de spectacles, le poussent petit à petit à envisager d’arrêter ses études. En 1963, âgé de 16 ans, il projette de s’enfuir au Brésil pour monter une boîte de strip-tease. Son père Fernand le rattrapera in extremis à l’aéroport. Son fils lui annonce alors son envie de travailler et de quitter l’école.

Serveur dans le cabaret de son père, il fait ses premières armes sur scène et rencontre alors Michel Fugain, passe une audition chez Barclay, et décroche son premier contrat.

Carrière

Les débuts (1965-1970)

Michel Sardou débute dans la chanson en 1965 avec Le Madras, co-écrite avec Michel Fugain et Patrice Laffont. Cette chanson lui offre un premier passage à la télévision, mais tombe rapidement dans l’oubli. S’ensuit une série de 45 tours, qui font petit à petit connaître ce nouveau venu dans la chanson (il n’a pas encore 20 ans), sans pour autant rencontrer de véritable succès commercial.

Sa carrière est réellement lancée en 1967, grâce à une censure : alors que la France est sortie de l’OTAN un an plus tôt, et que la guerre du Viêt Nam provoque une vague d’antiaméricanisme en France, Michel Sardou sort Les Ricains, chanson qui insiste sur le devoir de reconnaissance envers les États-Unis, sans qui, d’après lui « Vous seriez tous en Germanie /À parler de je ne sais quoi /À saluer je ne sais qui », claires allusions à la Libération de 1944 par les forces alliées. La chanson n’est pas du goût du Général de Gaulle, qui « déconseille » sa diffusion sur les ondes.

Cet épisode confère au chanteur une notoriété nouvelle. Elle jette surtout les bases de son style futur. Entre 1967 et 1970, il peinera néanmoins à rencontrer un franc succès.

Devant l’enchaînement de 45 tours au succès très mitigé, Eddie Barclay, qui le produit à l’époque, décide en 1969 de résilier son contrat, ne l’estimant « pas fait pour ce métier ».

Sardou crée alors, avec Jacques Revaux, qui deviendra son plus fidèle compositeur, et Régis Talar, le label Tréma, qui produira désormais ses disques.

Une ascension houleuse (1970-1975)

Chanson n°1 Année Nb. sem.
Et mourir de plaisir 1970 1
J’habite en France 1970 2
Le Rire du sergent 1971 6
La maladie d’amour 1973 11
Les vieux mariés 1973 1
Un accident 1975 3

1970 est l’année qui le propulsera véritablement au rang de vedette. Il enregistre son premier album, J’habite en France, dont est extrait le 45 tours qui deviendra son premier grand succès radiophonique et commercial : Les bals populaires. Alors qu’il n’en voulait initialement pas, cette chanson le place en première place du hit parade. Il retrouvera cette place à deux reprises dans l’année, avec les tubes J’habite en France et Et mourir de plaisir.

Le style de l’album J’habite en France, qui obtient le prix de l’Académie Charles-Cros en 1971, vaut à Sardou d’être classé dans la catégorie « chanteur populaire ». La chanson du même nom l’impose même comme le chantre de la « France profonde » aux yeux des médias. C’est une image dont il ne se débarrassera jamais au cours de sa carrière, bien qu’il ne se soit pas éternisé dans le registre de la chanson à boire.

Les bals populaires ont cependant ouvert la voie à une décennie de succès permanent : à chaque sortie d’album, Sardou se hisse dans les premières places du hit parade. C’est le cas avec Le Rire du sergent (1971), Le surveillant général (1972), et en 1973, avec La maladie d’amour. Cette chanson reste à ce jour son plus gros succès radiophonique, l’album du même nom restant 21 semaines en tête des ventes, un record pour l’époque. Cette réussite sera confirmée par le succès rencontré par les chansons qui suivront : Les vieux mariés, Les villes de solitude (1973), Une fille aux yeux clairs (1974).

Tout en s’affirmant comme une grande star de la chanson française, puisqu’il réalise en 1971 son premier spectacle à l’Olympia, Michel Sardou fait l’objet de polémiques de plus en plus vives. Des voix féministes s’élèvent contre les chansons Les villes de solitude, où Sardou affirme avoir « envie de violer des femmes », et Les vieux mariés, au ton perçu comme très patriarcal.

En novembre 1975 sort le 45 tours Le France, dans lequel Sardou prend la parole au nom du paquebot du même nom, alors toujours amarré à un quai du port du Havre dans l’attente de son désarmement. Le chanteur semble reprocher au président Valéry Giscard d’Estaing et au gouvernement Chirac de ne plus prendre en charge le France (paquebot) (« Ne m’appelez plus jamais France / La France, elle m’a laissé tomber »). La chanson se vend à plus d’un million d’exemplaires, et vaut à Sardou d’être salué par les syndicats et les communistes, malgré son image de chanteur engagé à droite. Mais ce succès annonce en réalité un album qui causera à son auteur bien des désagréments : La vieille.

Les années sombres (1976-1977)

1976 est une année noire pour Sardou, dont le père décède en janvier. En outre, plusieurs extraits de l’album La vieille susciteront des polémiques : Je vais t’aimer, J’accuse, et surtout Le temps des colonies et Je suis pour.

Avec Le temps des colonies, Sardou, déjà suspecté de machisme, se voit accuser de faire l’apologie d’un colonialisme primaire et raciste. Les radios refusent de diffuser le titre, sauf France Inter – qui ne le diffusera qu’une seule fois. Libération commente alors : « Le fascisme n’est pas passé et Sardou va pouvoir continuer à sortir ses sinistres merdes à l’antenne. »

Mais le chanteur ne renonce pas à occuper le terrain du politique. Il lance en octobre 1976 Je suis pour qui, cette fois, est massivement diffusée. La chanson, qui évoque l’assassinat d’un enfant, arrive en pleine affaire Patrick Henry, et met définitivement le feu aux poudres, Sardou se voyant accusé de faire l’apologie de la peine de mort.

Dès lors que le chanteur se positionne nettement à droite, ses principaux détracteurs seront Libération, Rouge et Le Quotidien du peuple, trois journaux marqués à gauche. Sardou déchaîne des batailles éditoriales, comme par exemple dans les colonnes de L’Humanité. Mais il suscite également de profondes interrogations sur le sens sociologique de son succès. Dans Rouge, on peut lire par exemple :

 

«  Le propre d’un chanteur comme Sardou est d’être parvenu à donner forme à une chanson réactionnaire, au sens fort du mot. Il exprime les effets de la crise des valeurs et de l’idéologie traditionnelle sur ceux qui ne sont pas prêts à remettre présentement celle-ci en cause. »

Les pro et les anti-Sardou, journalistes comme artistes, font entendre leur voix. Ses soutiens écrivent dans les colonnes du Figaro, de Paris Match ou même du Monde.

Début 1977, plusieurs « comités Anti-Sardou » se forment, qui se donnent pour but d’empêcher le chanteur de donner ses récitals au cours de la tournée qui commence en février 1977 : ils organisent des manifestations en province contre sa venue, l’accueillent par des insultes à son arrivée, peignent des croix gammées sur les véhicules de sa caravane, distribuent des tracts très virulents. Une bombe est même retrouvée dans la chaufferie de Forest National, à Bruxelles. Michel Sardou prendra la décision d’annuler les quatre dernières dates de sa tournée.

En 1978 paraît un opuscule intitulé Faut-il brûler Sardou ?, symbole du climat hostile qui entoure la carrière du chanteur à cette époque.

Retour aux sources (1977-1980)

Chanson n°1 Année Nb. sem.
La java de Broadway 1977 6
En chantant 1978 6

Devant l’ampleur des évènements, Michel Sardou prend du recul avec la chanson. Il décide de revenir dès 1977, mais semble délaisser la provocation et la prise de position politique. Les albums de 1977 et 1978 (qui lui permettent d’enregistrer des records de vente, preuve que les événements récents n’ont pas altéré sa popularité) font la part belle à l’introspection, au retour vers l’enfance et à l’amour (Dix ans plus tôt, En chantant, Je vole…).

Les albums de 1979 et 1980, qui poussent plus loin cette logique intimiste et personnelle, marchent moins bien que les précédents.

Des rumeurs circulent d’ailleurs un temps sur une éventuelle maladie grave, car Sardou se fait plus rare dans les médias. Il semble que les événements de 1976 l’aient durablement affecté.

À propos de la chanson En chantant, il déclarera :

 

«  J’avais besoin d’une vraie chanson populaire, facile à entendre et simple à retenir. Les chansons de combat commençaient à me fatiguer. J’avais dans l’idée de changer de métier. J’étais malade, et aucun médecin ne savait de quoi je souffrais. Quelqu’un m’a conseillé de partir en voyage ; en m’assurant que j’allais m’ennuyer partout, mais qu’en rentrant je serais guéri. Je suis parti… »

Une popularité toujours croissante (1981-1991)

Pendant les années 1980, qui ont pourtant représenté pour beaucoup de chanteurs de sa génération un changement d’époque fatal, Michel Sardou voit sa popularité atteindre des sommets. Tout au long de cette période, il enchaîne les tubes, aidé par la diffusion radiophonique massive, avant chaque sortie d’album, d’une chanson qui semble conçue spécialement pour la bande FM (Afrique Adieu, Chanteur de Jazz, Musulmanes, La même eau qui coule…). L’album de 1981, qui contient deux de ses plus grands succès (Les lacs du Connemara, Être une femme) entre au Livre Guinness pour le niveau de ses ventes.

Chanson n°1 Année Nb. sem.
Être une femme 1981 1
Les lacs du Connemara 1981 3

En outre, la fréquentation de ses spectacles, au Palais des congrès de Paris, puis à partir de 1989, au Palais omnisports de Paris-Bercy, est sans cesse croissante. Il se produit la plupart du temps à guichets fermés et bat des records de durée dans plusieurs salles. Les Français le citent régulièrement comme leur chanteur préféré, devant Johnny Hallyday et Jean-Jacques Goldman.

On note par ailleurs que les textes de Sardou sont devenus beaucoup plus consensuels. Même les quelques titres « engagés » (le chanteur réfute encore et toujours ce qualificatif) qu’il sort pendant la décennie ne suscitent aucun émoi, que ce soit Vladimir Ilitch (1983), à la fois hommage aux idéaux de Lénine et dénonciation des dérives du régime communiste en URSS, Les deux écoles (1984), prise de position en faveur de l’école libre au moment de la loi Savary, ou Musulmanes (1987), regard amer sur la condition de la femme dans les pays arabes. Cette dernière chanson, qui se veut avant tout un hommage aux femmes arabes, fera par ailleurs l’effet d’un démenti aux suspicions de racisme qui avaient pu planer sur lui, tout comme Le privilège (1990) sera perçu comme un démenti aux accusations d’homophobie portées à son égard.

En 1987, Michel Sardou obtient la reconnaissance de ses pairs en recevant la Victoire de la musique de la meilleure chanson pour Musulmanes. Quatre ans plus tard, ce sera la Victoire de la musique du Meilleur interprète masculin pour l’album Le privilège et la tournée Bercy 91. Les années 1990-91 peuvent, par ailleurs, être considérées comme l’apogée de sa carrière en termes de succès et de reconnaissance de la part du public et de la critique.

Michel Sardou, qui était un ami de Coluche et était présent le jour de la création des Restos du Cœur, participera avec Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday, Véronique Sanson et Eddy Mitchell à la toute première tournée des Enfoirés en 1989 (il y participera également en 1998, 2004 et 2005).

Un déclin relatif, mais un public fidèle (1991-2001)

Dans les années 1990, Michel Sardou se fait plus discret sur la scène médiatique et sur les ondes. Ses chansons marchent moins bien en radio; il n’y a guère que le Bac G (1992), chanson polémique sur le système éducatif français, qui fasse parler d’elle. La machine à tubes semble s’essouffler.

Sardou est sûrement moins dans l’air du temps, mais ce déclin relatif s’explique en partie par sa rupture avec ses principaux collaborateurs (Pierre Delanoë pour les paroles et Jacques Revaux pour les compositions), ainsi que par une priorité nouvelle donnée à ses activités d’acteur. Il joue dans un film, Promotion canapé, en 1991, plusieurs téléfilms, et monte plusieurs fois sur les planches.

S’il se distingue moins en radio, Sardou n’en rencontre pas moins toujours le même succès sur scène, continuant à battre des records de fréquentation (il obtient en 1998 la victoire de la musique du plus grand nombre de spectateurs en tournée). De même, ses ventes de disques ne déclinent pas, du fait de la fidélité de son public.

Au terme de la tournée Bercy 2001, Sardou annonce vouloir mettre fin à sa carrière de chanteur.

Les années 2000

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Concert au Palais des Sports en 2005

Sardou semble dans un premier temps se retirer de la scène musicale pour se consacrer à ses activités de comédien et de directeur du Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Mais avec la signature, en 2004 soit après trente-cinq ans chez Tréma, d’un nouveau contrat auprès de la major du disque Universal Music, la sortie d’un nouvel album intitulé Du plaisir, la participation comme parrain à l’émission Star Academy, et l’organisation d’une nouvelle grande tournée en 2004 et 2005 au Palais des Sports de Paris, à l’Olympia, en province, en Belgique (où il sera fait officier de l’ordre de la Couronne), en Suisse et au Canada, Michel Sardou a prouvé qu’il n’avait pas renoncé à sa carrière de chanteur. Ce retour est couronné d’un succès commercial certain, puisque son album s’est vendu à plus de 1 200 000 exemplaires et que Sardou a été, en 2004, le chanteur le mieux payé de France. Le duo avec le chanteur québécois Garou, La rivière de notre enfance, lui ouvre à nouveau les portes des principales radios musicales généralistes, chose qui n’était plus arrivée depuis 1992.

Son nouveau double album, intitulé Hors format, est sorti le 13 novembre 2006. Il comprend vingt-trois nouvelles chansons dont un duo avec Chimène Badi, Le chant des hommes. Le premier extrait de cet album est Beethoven, disponible en téléchargement légal depuis le 11 septembre 2006. Hors format a atteint depuis les 400 000 exemplaires vendus, il est double platine.

En 2007, il entame une tournée qu’il dit être « la dernière », qui passe entre autres par le Zénith de Paris et l’Olympia.

En 2008, Michel Sardou est, à partir d’octobre, au Théâtre des Variétés dans la pièce Secret de famille d’Éric Assous, avec son fils Davy Sardou et Laurent Spielvogel. La pièce est jouée jusqu’à fin avril 2009. En septembre 2009, la troupe entame une tournée en France et en Belgique.

Les années 2010

L’album Être une femme 2010 est sorti le 30 août 2010. Les titres Être une femme 2010, remixé par le DJ Laurent Wolf, et Et puis après sont disponibles sur les plateformes de téléchargement légal depuis le 10 mai 2010. La chanteuse québécoise Céline Dion interprète en duo le titre Voler avec Michel Sardou sur cet album.

Michel Sardou sera à l’Olympia du 13 janvier au 6 février 2011 puis en tournée du 11 février au 2 avril 2011 à travers la France, la Belgique et la Suisse et de retour à Paris au Palais des Sports les 11 et 12 mai 2011.

Vie privée

Michel Sardou a été marié trois fois :

Michel Sardou connaitra un évènement terrible dans sa vie, le soir de Noël 1999, lorsque sa fille cadette sera victime d’un enlèvement et d’un viol collectif. Il déclarera : « C’est très difficile d’avoir une enfant avec ce qu’elle a souffert, ce qu’elle a connu. La dépression qui s’en est suivie, le mal qui s’en est suivi, le traitement qu’elle a subi qui est lourd, je ne sais pas gérer ça. Je suis très maladroit. ».

Œuvre discographique

Discographie de Michel Sardou.

Chansons emblématiques

Sardou, un auteur-compositeur-interprète ?

Sardou est surtout connu en tant que chanteur. Il sait jouer du piano et de la guitare, mais il a fallu attendre le Tour 2007 pour le voir jouer de ces instruments sur scène (guitare sur Allons Danser en ouverture et piano sur Cette chanson n’en est pas une, en rappel du concert). S’il a très rarement écrit pour d’autres artistes (une chanson écrite pour Dalida : Chanter les voix, ou encore une autre pour Michel Fugain : Derrière une chanson), nombreux sont ceux qui ont collaboré avec lui. Ainsi, pour les compositions, on retrouve très fréquemment les signatures de Jacques Revaux, Jean-Pierre Bourtayre, Didier Barbelivien ou encore Pierre Billon, ses paroliers les plus fréquents étant Pierre Delanoë, Didier Barbelivien et Jean-Loup Dabadie. Depuis 2000, Sardou ne collabore plus avec ces auteurs-là (sauf Barbelivien), mais a fait le choix du renouvellement de son équipe, en se tournant vers des personnalités plus jeunes, comme Jacques Veneruso, Robert Goldman (ce dernier écrivant pour lui sous le pseudonyme de J. Kapler) ou Daran, auteur de huit des vingt-trois chansons de l’album Hors Format.

Mais ces collaborations ne doivent pas occulter son actif d’auteur et de compositeur, voire d’auteur-compositeur. Il a en effet signé ou cosigné 90% des textes de son répertoire, dont un tiers en tant qu’unique auteur. Il a également contribué à la composition de 15% de ses chansons, dont un tiers seul. Il est également auteur et compositeur unique sur neuf de ses titres.

On remarque donc que Michel Sardou n’est pas seulement l’interprète d’un répertoire taillé sur mesure par des collaborateurs, mais bien un auteur à part entière, et un compositeur occasionnel, bien qu’il ne soit pas un auteur-compositeur-interprète au sens strict, c’est-à-dire l’unique artisan de la quasi-totalité de son répertoire.

Comment classer Sardou ?

Par la grande diversité des styles explorés et des thèmes abordés, Michel Sardou est difficile à classer dans une catégorie précise. Les qualificatifs le plus souvent employés pour le définir sont : « chanteur populaire » et « chanteur de variétés », en même temps que « chanteur engagé », ce qui est paradoxal (voir article Musique populaire). Ses chansons s’inscrivent dans un style traditionnel, qui ne privilégie ni le texte, ni la mélodie, ni l’orchestration, ni la voix, mais soigne à égalité ces quatre composantes d’une chanson.

Le style

Style musical

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Vue de la scène centrale lors du concert à Bercy en 2001

Musicalement, Sardou a plus souvent opté pour un style musical « neutre », difficile à rattacher à un genre précis, et ne cherchant manifestement pas plus à plaire au jeune public qu’au public plus âgé. Par exemple, il est difficile de classer la chanson la Maladie d’Amour dans une catégorie plus précise que celle de « variétés ». Cependant, le chanteur a su adapter son style à chaque époque et intégrer les nouvelles sonorités à son identité musicale. On remarque par exemple, dans certaines chansons de la fin des années 1970 ou du début des années 1980, l’influence du disco (J’accuse, Être une femme…), ainsi que l’abondance des synthétiseurs dans les albums des années 1980 (Chanteur de Jazz, La même eau qui coule, Rouge…).

Les seules constantes qui semblent se dégager dans l’hétérogénéité des orchestrations et des mélodies sont l’importance des cuivres et la récurrence des envolées vocales, qui sont mis au service d’un certain sens de la dramatisation et d’un lyrisme que ses détracteurs qualifient volontiers de grandiloquent. Ces traits typiques se retrouvent dans bon nombre de ses succès : Le France, Les Lacs du Connemara, Je vais t’aimer, Vladimir Ilitch, Musulmanes… Certaines de ses chansons, moins connues, poussent à l’extrême ces caractéristiques et rentrent dans une tonalité qu’on peut qualifier d’épique : Un roi barbare, L’an mil, Je ne suis pas mort je dors, Un accident, Vincent, Loin, Beethoven

Style littéraire

Du point de vue littéraire, Sardou ne recherche pas l’innovation : ses textes suivent des schémas classiques, marqués par des rythmes réguliers épousant les mélodies, et par la présence constante de la rime, à l’exception de quelques très rares chansons (Une lettre à ma femme, 1985). Cela s’explique en partie par la régularité de ses collaborations avec les paroliers Pierre Delanoë et Didier Barbelivien, gardiens d’un certain classicisme de la chanson française. Les mots sont souvent simples, issus du langage courant, éventuellement familier (voir la chanson Putain de temps). C’est moins la crudité du langage, qu’illustre par exemple l’œuvre de Léo Ferré, que celle des situations décrites par ses textes qui a pu jouer un rôle dans la cristallisation de réactions violentes à son encontre au cours des années 1970, contribuant à son étiquetage comme chanteur « populiste », voire « démagogue ».

Les thèmes récurrents

Dans le répertoire de Sardou cohabitent des thèmes caractéristiques de la chanson de variétés, comme l’amour ou les relations filiales, et des sujets propres à la chanson à texte ou à la chanson engagée (la critique sociale et politique, la mort), mais aussi des domaines plus fréquents en littérature qu’en chanson (l’histoire, le voyage). Cet amalgame de thèmes empruntés à différents genres de chansons opposés empêche de le circonscrire dans un style bien précis, mais forge son identité artistique.

Ainsi les chansons sur l’amour sont les plus nombreuses (on compte parmi les plus célèbres Je vais t’aimer, La maladie d’amour, Et mourir de plaisir…), ce qui n’est pas étonnant de la part d’un chanteur dit « de variétés ». Mais elles sont suivies de près par les chansons relatives à la politique ou décrivant notre société et ses mœurs (environ trente-cinq chansons). On trouve dans cette catégorie des chansons telles que J’accuse, Le France, Les deux écoles, Le bac G, ou, récemment, Allons danser.

Sardou semble également accorder une grande importance à l’enfance, ainsi qu’aux relations entre parents et enfants (une quinzaine de titres) : Je vole, Il était là, Une fille aux yeux clairs, Une femme ma fille, Petit… Non sans lien avec ce précédent thème, on trouve également de nombreuses chansons consacrées au temps qui passe et à la mort (une vingtaine de chansons), parmi lesquelles Je ne suis pas mort je dors, La même eau qui coule, Les Routes de Rome… Il faut sans doute rattacher à ce thème les chansons consacrées à tel ou tel événement historique (une quinzaine), dont Les Ricains, Danton, L’an mil et Vladimir Ilitch.

Le thème de l’armée et de la guerre est omniprésent dans son œuvre. Il semble que Sardou ait été profondément marqué par son service militaire (Le rire du sergent, Encore deux cents jours) et que la guerre soit un sujet qui l’interpelle (Verdun, La marche en avant, Les Ricains, La bataille, Si j’avais un frère au Vietnam…).

Enfin, ce qui marque le plus sa différence par rapport aux autres chanteurs de variétés est le fait que son répertoire comporte de nombreuses chansons de voyage (environ vingt-cinq), évoquant une contrée éloignée : Les lacs du Connemara, Afrique adieu, Musulmanes.

Exemple : chansons sur l’Amérique

Le goût de Sardou pour les chansons de voyage se met le plus souvent au service de son attirance et de sa fascination pour les États-Unis. Bien que Sardou ait souvent été présenté comme un chanteur « cocardier » et « patriote », il a en réalité consacré bien plus de chansons à ce pays, dans lequel il a vécu plusieurs années (il possédait une maison proche de Miami), qu’à la France.

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Son tout premier succès, Les Ricains, montre déjà le fort tropisme atlantiste de ses orientations politiques et géographiques. Suivront, parmi les plus célèbres, La Java de Broadway ou Chanteur de Jazz. Cette attirance était vue d’un mauvais œil au début des années 1970, quand Sardou semblait défendre bec et ongles les États-Unis en pleine guerre du Vietnam. Mais s’il évoque souvent ce pays avec un certain idéalisme – comme dans L’Amérique de mes dix ans, Happy Birthday ou Je vous ai bien eus (« Je disais souvent l’Amérique/Je sais que moi j’irai un jour/Et que j’en reviendrai plus riche/Que Dupont de Nemours ») – il exprime par moments un désenchantement réel, comme dans Los Angelien, qui de la vie en Californie dit qu’on passe « trois cents jours sans pluie/Sans rien à raconter », ou encore dans Huit jours à El Paso, qui, écrite à la suite d’un voyage dans le Colorado avec Johnny Hallyday, déplore la disparition de l’ambiance Far West au profit de la modernité.

Michel Sardou continue aujourd’hui à placer Les Ricains, Chanteur de Jazz et La Java de Broadway dans ses spectacles. Il faut savoir que, depuis 1973, il n’a chanté Les Ricains en concert qu’à deux reprises : en 1991, au moment de la guerre du Golfe ; et en 2004 et 2005, lors de la seconde intervention américaine en Irak.

Influences et filiations

Par l’aspect syncrétique de son répertoire, Sardou n’est l’héritier d’aucun chanteur français en particulier. Il se reconnaît néanmoins dans une tradition de chanteurs francophones à forte popularité, celle de Jacques Brel, Jean Ferrat, Charles Aznavour, ou encore Gilbert Bécaud. Vis-à-vis de ses contemporains, il s’apparente aussi bien aux rockers français Johnny Hallyday et Eddy Mitchell qu’aux artistes de variété Claude François et Michel Fugain ou aux chanteurs à texte « engagés » Renaud et Maxime Le Forestier. Mais dans les années 1970, c’est à Serge Lama qu’il sera le plus souvent comparé.

Il revendique avoir voulu « faire du Brel » au tout début de sa carrière, pendant l’époque antérieure aux Bals populaires[7]. L’influence du chanteur belge se retrouvera dans de nombreuses chansons, particulièrement dans Le surveillant général. Sardou n’a jamais caché non plus son admiration pour Charles Aznavour et l’influence que celui-ci a pu avoir sur son œuvre. Michel Drucker déclare en 1994 que « dans le registre de la chanson populaire de qualité […] Michel est le successeur naturel de Charles… ». Dans son répertoire, les références à Charles Trenet sont le reflet d’une autre de ses inspirations (L’Anatole en 1979, La maison des vacances en 1990).

Il est également difficile de discerner clairement ses héritiers parmi les chanteurs de la génération qui le suit. Mais on retrouve derrière le succès de Florent Pagny des recettes très proches de celles qui ont assuré la réussite de Sardou. D’autres chanteurs, comme Patrick Bruel ou Garou, exploitent la fibre « chanteur populaire », et ne cachent d’ailleurs pas leur admiration pour lui. Bénabar est également quelquefois comparé à lui, ayant même été qualifié de « Sardou de gauche », mais, contrairement à Florent Pagny, il nie que Sardou ait eu une influence sur son œuvre .

Controverses

Rarement un chanteur français aura cristallisé autant de polémiques, de réactions hostiles et de querelles que Michel Sardou.

La portée de ses chansons a, tout au long de sa carrière, largement dépassé le simple cadre artistique : elle a une évidente dimension sociologique, voire politique.

Il n’est en effet pas commun qu’un chanteur de variété suscite des réactions jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État, comme Sardou a pu le faire, depuis Les Ricains en 1967, interdite par le général de Gaulle, jusqu’au Bac G, en 1992, qui lui valut de se faire qualifier de « saltimbanque » par le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Lionel Jospin.

Mais les polémiques autour du chanteur avaient atteint leur paroxysme dans les années 1970.

Les accusations

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M.Sardou en 2005

Ce sont essentiellement les chansons de Michel Sardou, souvent à cause de quelques lignes, qui sont à l’origine des griefs portés contre lui. Pour ses détracteurs, Michel Sardou serait principalement :

En ce qui concerne les textes, les premières critiques arrivent avec Les vieux mariés (1973), notamment en raison de la phrase : « Tu m’as donné de beaux enfants/Tu as le droit de te reposer maintenant », dont le ton est perçu comme très patriarcal. Mais c’est surtout la violence des Villes de solitude (1973), qui marque, à l’époque, les esprits. Les lignes du second couplet (« J’ai envie de violer des femmes/ De les forcer à m’admirer/ Envie de boire toutes leurs larmes/ Et de disparaître en fumée ») ont fait vivement réagir les mouvements féministes[11].

Sardou pousserait donc sa phallocratie au point de faire l’apologie du viol dans ses chansons. Il serait également le chantre d’une sexualité où le rôle de l’homme serait magnifié et celui de la femme rabaissé, la référence à Sade dans Je vais t’aimer (1976), n’étant pas perçue comme anodine (« A faire pâlir tous les Marquis de Sade/A faire rougir les putains de la rade/A faire crier grâce à tous les échos/A faire trembler les murs de Jéricho/Je vais t’aimer »). Le sexisme supposé de Sardou peut donc se résumer ainsi :

 

 

« Ne manque à ce tableau que le sexisme, ou la phallocratie, comme on voudra. Point n’est besoin de chercher très loin. Car la femme est ici conforme aux images d’Épinal d’une société méditerranéenne. […] Épouse, mère ou putain, la femme de l’univers Sardou n’a pas sa place en ces lieux de réjouissance publique, à elle le lit, les couches ou le bordel. Épouse, donc, elle a pour rôle principal de fournir des têtes blondes à la France. »

Néanmoins, Michel Sardou n’a jamais été victime d’attaques de la part de la communauté homosexuelle et ces accusations se sont rapidement dissipées. La chanson Le privilège, sortie en 1990, donnera d’ailleurs l’image d’un Sardou tolérant, compréhensif et ouvert à propos du thème de l’homosexualité. Il ira même jusqu’à retoucher ses propres chansons, puisque depuis 1991, il ne prononce plus « J’accuse les hommes de croire des hypocrites/Moitié pédés, moitié hermaphrodites » mais « J’accuse les hommes de se croire sans limites/J’accuse les hommes d’être des hypocrites », lorsqu’il chante J’accuse en concert. En outre, il expliquera dans son autobiographie publiée en 2009 que la « folle du régiment » évoquée dans la chanson le Rire du sergent n’était pas le sergent, mais lui-même.

C’est une étiquette qu’on lui accolera très tôt dans sa carrière, dès Les Ricains en 1967, chanson que ceux qui, de France, soutenaient la cause communiste du Nord-Vietnam (Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes entre autres) ont interprétée comme une prise de position en faveur de l’implication des États-Unis dans la guerre du Vietnam, même si les paroles n’y font pas clairement référence (voir procès d’intention) :

« Si les Ricains n’étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
À parler de je ne sais quoi
À saluer je ne sais qui.
Bien sûr les années ont passé
Les fusils ont changé de mains
Est-ce une raison pour oublier
Qu’un jour on en a eu besoin ? »

J’habite en France (1970) l’installera par la suite dans le rôle du chantre populiste de la « France profonde », de la « majorité silencieuse ».

Il a longtemps été présenté comme le principal chanteur de droite français, une droite conservatrice et patriotique modérée (post-gaulliste), mais ses plus ardents pourfendeurs iront beaucoup plus loin dans la dénonciation, comme sur ce tract de 1977, où on peut lire :

 

« Appel au fascisme : nous n’entendons plus que des chansons racistes, ou l’apologie du nazisme, d’ailleurs son service d’ordre est composé de militants de partis d’extrême droite, néo-fascistes. Avec Minute et le Parisien, il est l’outil insidieux d’une fascisation grandissante. Ces chansons et journaux incitent à la haine et à la violence. Ces idées sont dangereuses !! »

Les chansons qui lui causèrent le plus grand préjudice de ce point de vue, furent celles de 1976 : Le temps des colonies et surtout Je suis pour.

On a vu dans la première une exaltation aux confins du racisme de l’époque coloniale :

« […] Autrefois à Colomb-Béchar,
J’avais plein de serviteurs noirs
Et quatre filles dans mon lit,
Au temps béni des colonies.
[…] Y a pas d’café, pas de coton, pas d’essence,
En France, mais des idées ça on en a,
Nous, on pense […] »

Je suis pour, qui donne la parole à un père dont le fils vient d’être assassiné, et qui jure en des termes crus et violents qu’il retrouvera l’assassin et le tuera, mettra définitivement le feu aux poudres. Sardou est accusé d’instrumentaliser les peurs et les polémiques, alors que la France se passionne pour le meurtre du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry, et de contribuer à l’appel au lynchage. Et surtout, le chanteur est montré du doigt par toute une partie de la gauche (et une frange minoritaire de la droite) acquise aux idées abolitionnistes de Robert Badinter, comme un apologiste de la peine capitale :

« […] Les philosophes, les imbéciles,
Parce que ton père était débile,
Te pardonneront mais pas moi,
J’aurai ta tête en haut d’un mât.
Tu as tué l’enfant d’un amour.
Je veux ta mort.
Je suis pour. »

Le point de vue de Sardou

Le chanteur, loin d’être insensible aux réactions qu’il a pu susciter, les a souvent déplorées, exprimant à la fois son regret d’être mal compris de la part d’un certain public, et son étonnement devant les proportions que peuvent prendre certaines polémiques.

Pour se défendre, il utilise régulièrement un argumentaire sur la nature et la valeur de ce qu’est une chanson. Il affirme en effet ne pas chercher à transmettre de message politique ou idéologique à travers ses textes, et considère que les réactions passionnées et politisées qu’ils ont pu susciter sont injustifiées et erronées, car en décalage avec ses intentions :

 

« Je ne me rendais pas bien compte non plus de la portée des chansons. Pour moi, ce n’étaient que des chansons. Pas des professions de foi. »

Sa thèse est ainsi celle d’un cantonnement du chanteur dans la sphère artistique : l’artiste peut traiter de sujets politiques et polémiques, mais toujours dans une démarche purement esthétique et scénique, et non par activisme militant.

Cette conception exclusivement artistique du rôle du chanteur confère à celui-ci une certaine latitude dans le choix des idées à exprimer : n’étant pas prisonnier de son propre « je » par son refus de délivrer un quelconque message idéologique, il pourrait dès lors interpréter des personnages à la première personne sans qu’il y ait identité entre ses propres idées et celles du personnage incarné. Par exemple, il peut adopter, le temps d’une chanson, le point de vue d’un homme de gauche (Vladimir Ilitch, où il prend la parole au nom d’un Soviétique rendant hommage à Lénine, « Toi, Vladimir Illitch, [ … ], Toi qui avais rêvé l’égalité des hommes ») et, dans une autre chanson, s’exprimer au nom d’un homme de droite (Le temps des colonies, qui donne la parole à un ancien colon français regrettant l’époque des « tirailleurs sénégalais qui mouraient tous pour la patrie ») ; mais il serait une erreur de croire, dans un cas ou dans l’autre, que Sardou cherche à faire part de ses convictions personnelles.

Cette dissociation entre personnage et interprète se rapproche de la démarche du comédien :

 

« Ces gens-là ont du mal à admettre que lorsque l’on interprète comme moi quinze, dix-huit chansons sur scène chaque soir, on n’est pas forcément sincère, on joue des personnages. Comme un acteur va jouer un curé, un pédéraste, un aubergiste, moi je joue un vieux marié, un bateau, un prince. Ce sont des rôles que je me distribue. Alors certains viennent me chercher des idées que je n’ai pas eues en lisant trop entre les lignes. »

Aussi bien capable de parler au nom d’un curé (Le curé), du père d’un enfant assassiné (Je suis pour), d’un bateau (Le France), de Danton (Danton), d’un otage (Le prix d’un homme), d’une vieille femme (Victoria) ou d’un adolescent homosexuel (Le privilège), Sardou se met à la place de différents personnages dont il exprime le point de vue, en conservant le « je » comme mode d’expression privilégié. Il brouille ainsi les pistes et les repères, et de son répertoire se dégage une grande quantité d’ambiguïtés et de contradictions. Les polémiques que Sardou a provoquées ne seraient donc que le résultat d’une mauvaise interprétation de ses intentions réelles. Il dira ainsi, en 1989, à propos du Temps des colonies :

 

« Le ciel m’est tombé sur la tête. Je croyais camper un de ces personnages de bistrot qui racontent toute leur vie la bataille d’Indochine. J’ai en partie échoué. Certains journalistes ont compris l’opposé : je sublimais les années coloniales ! J’incitais à la haine raciale ! J’aime chanter à la première personne. J’entre ainsi dans un rôle comme le ferait un comédien. L’engagement est joué. La scène n’est pas un lieu où je me confesse. Le malentendu vient toujours de ceux qui n’écoutent pas. On leur dit : « Sardou chante les colonies, c’est honteux ! » Alors c’est un scandale ! »

Autres activités

Directeur de théâtre

En 2001 il achète le Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec son producteur de spectacle Jean-Claude Camus. En 2005, il revend ses parts à son associé.

Comédien

Acteur de cinéma

Il apparaît comme figurant dans :

Acteur de téléfilms

Auteur

Récompenses

Précédé par Michel Sardou Suivi par
Francis Cabrel
Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin
1991
Patrick Bruel
Belle-Ile en Mer de Laurent Voulzy
Victoire de la musique de la chanson de l’année
Musulmanes – 1987
Né quelque part de Maxime Le Forestier
-
Victoire de la musique pour avoir attiré le plus grand nombre de spectateurs au titre d’un même spectacle
1990 – 12 000 spectateurs pour une trentaine de dates
-

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Michel SARDOU

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Pour le 26/01/2011 à 07h06 T.U., à Paris

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 7 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 1:

Le domaine des unions, des fusions et des associations devient maintenant le plus profitable. La réussite de la période sera issue de vos alliances et de vos bons rapports avec autrui. Choisissez donc de « faire équipe » et de partager équitablement les tâches et les résultats. Seul, vous vous retrouveriez débordé, incapable de tout assumer, tenu d’abandonner des secteurs essentiels. Pire, un excès de tâches compromettra votre santé. Cette dernière, sous contrôle de votre ascendant, subit actuellement les influences du nœud sud qui balaie votre maison I. Ce nœud vous met ainsi en demeure de choisir entre votre indépendance et l’adhésion aux autres. Votre intégrité physique en dépend. Si vous projetez des aménagements ou des modifications dans vos affaires, évitez de le faire par fierté. Vous flatteriez ainsi votre ego et vous échoueriez, car votre ego est aussi contrôlé par votre ascendant. Assurez-vous plutôt en votre âme et conscience que ce que vous entreprenez est conforme à ce qu’autrui espère vraiment de vous. Ne vous laissez pas emballer par un besoin d’autosatisfaction, d’étalage ou de revanche car ceci serait un centrage sur vous même et sur vos seules options personnelles.

Faites-vous voir dans vos cercles et agrandissez-les. Vous n’y rencontrerez pas – ou peu – d’opposants. Au contraire, vous y serez bien accueilli et vous en retirerez des fruits inhabituels. Par ailleurs, s’il vous faut régler un problème juridique, vous aurez plus facilement gain de cause, à condition de vous livrer sincèrement. En résumé, le bon équilibre de votre période actuelle proviendra de votre capacité à cultiver vos relations, de manière sincère et désintéressée, sans revendications personnelles. Vous devez vous intégrer au-delà du besoin de vous distinguer. Individualisme, autonomie, indépendance ou autosuffisance sont des états à bannir jusqu’à la fin de période.

 

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 25/01/2011 – Clara MORGANE 25 janvier, 2011

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————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Personnalité du 25/01/2011 - Clara MORGANE dans 01/2011 12

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Encore plus de photos de Clara MORGANE
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Actualités de Clara Morgane

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Clara MORGANE 

née le 25 Janvier 1981 à 01h25 à Marseille – FRANCE

claramorgane25011981 dans Sex girl

 

Clara Morgane, (*) de son nom patronymique Emmanuelle Aurélie Munos (née le 25 janvier 1981 à Marseille) est une chanteuse, animatrice à la télévision et créatrice de lingerie française qui a connu le succès comme actrice de films pornographiques. Elle est l’égérie du magazine masculin FHM et de la chaîne NRJ12.

Enfance

Clara Morgane est née le 25 janvier 1981 à Marseille, dans une famille de coiffeurs qui lui donnent une éducation plutôt rigide.

Selon les biographies officielles, Clara Morgane pose devant l’objectif pour une agence de mannequins dès l’âge de 12 ans. Elle s’inscrit en BTS action-co à Marseille et commence une carrière dans le X.

Carrière pornographique

En 2001, âgée de 19 ans, elle quitte Marseille pour Paris. Elle se fait remarquer en tournant une série de 6 films avec un seul partenaire : Greg Centauro, son amant depuis 1997: elle se définit ainsi plutôt comme une « exhibitionniste » que comme une réelle actrice pornographique. Elle sera cependant la partenaire de l’acteur de films pornographiques français Ian Scott pour deux scènes avec les films La Cambrioleuse et La Candidate. Morgane voit le cinéma X comme un moyen d’accéder à une certaine notoriété. Elle l’abandonnera au bout d’un an.

En 2002, elle est Penthouse Pet du mois de mai de l’édition américaine du magazine Penthouse.

A partir de 2006, elle pose dévêtue pour ses calendriers « chauds » qui se vendent au rythme de 200 000 exemplaires chaque année.

Reconversion

Du mois de septembre 2001 au mois d’août 2008, elle présente le Journal du hard sur Canal+. Elle conseille aussi, de manière anonyme ou non, de nombreux adolescents et adultes en matière de sexualité dans plusieurs magazines français tels que Maximal. En 2004, elle publie son autobiographie, Sex star (Adcan éditions) vendue à 50 000 exemplaires et apparaît dans le film Snowboarders aux côtés de Nicolas Duvauchelle.

Clara Morgane crée les S.A.R.L. PECHE CAPITAL MÉDIA (2003) puis M HOLDING (2007) qui lui pemettent de lancer sa ligne de lingerie Clara M., inspirée de la symbolique des 7 péchés capitaux.

En novembre 2008, elle lance sa nouvelle ligne de lingerie sexy chic : SHOCKING Princess.

En mai 2009, le collectif féministe contre le viol l’engage pour enregistrer un court-métrage contre le viol.

Carrière musicale

En 2006, Clara Morgane amorce sa carrière musicale en étant l’interprète du clip vidéo de la chanson Beautiful Things d’ Andain, remixé et produit par DJ Tiësto, et marraine du Festival International de l’Érotisme de Bruxelles. La même année, elle apparait dans le clip vidéo de Lord Kossity : Oh No !

DéCLARAtions (2007-2008)

En 2006, elle signe avec la maison de disques Sony BMG et se lance dans la chanson avec l’album d’électro pop DéCLARAtions (Colombia, 2 000 exemplaires) sur lequel elle est elle-même la parolière de plusieurs titres. De nombreux artistes issus du rap viennent épauler Clara dans ses chansons : Lord Kossity, Six Coups MC, Darren, Napoleon Da Legend.

En mars 2007, le premier titre de la jeune femme sort, il s’agit de J’aime en duo avec Lord Kossity. La même année, en juillet, sort le single Sexy Girl (60 000 exemplaires, qui entre à la quatrième place des ventes de singles à sa sortie.

Le 3 janvier 2008, Gini sort un EP sous le nom de Clara Morgane qui comporte 3 titres de l’album DéCLARAtions : Altitude, J’aime et Maternelle, qui est une balade écrite en hommage à sa mère. Le dernier single issu de l’album est Nous 2 remixé pour l’occasion par le DJ Hakimakli. L’album se vend à 20 000 exemplaires.

Nuits Blanches (2010- )

Clara Morgane annonce que son second album, Nuits Blanches sera plus axé sur le style électro-pop et qu’il sortira en 2009 sur son propre label.

À partir du 9 octobre 2008, Clara Morgane signe pour trois mois avec le Bobin’O Show où elle chante tous les soirs deux futurs titres de son nouvel album : IL et Même Si. Des rumeurs, fondé sur une vidéo des répétitions, ont tourné autour du fait que son show serait en playback. Elle explique que c’était une répétition pour apprendre les pas de danse, ce qui explique le fait qu’il y ait eu la bande-son.

Mi-2009, la sortie de l’album est reporté d’un an ; quatre extraits de son nouvel album sont édités : IL, Même Si, Nuits Blanches et Hype.

Le 9 février 2010, Clara Morgane lance le site Morgane de Clara qui vise à recruter un fan qui tournera dans l’un de ses clips vidéos de son second album et à en trouver un autre qui chantera en duo avec elle.

Le titre Good Time est utilisé pour le générique de A La Recherche Du Grand Amour sur NRJ12. Le 7 juillet, Clara Morgane annonce que le Nuits Blanches Tour ne démarrera pas sur l’île de la Réunion le samedi 10 à cause de la mauvaise gestion de la société évènementielle qui avait la charge d’organiser la tournée. Un des clips de l’album, Good Time, qui devait être tourné là-bas sera finalement tourné en Corse .

Le 12 juillet 2010, Clara Morgane présente le premier single officiel de son nouvel album : Le Diable Au Corps. Elle déclare que son nouvel album est fortement influencé par Serge Gainsbourg et Charles Aznavour pour ses jeux de mots et explique que cet album est beaucoup plus personnel que le premier puisque elle a co-écrit et composé la quasi-totalité des titres.

L’album sort finalement le 29 novembre 2010 accompagnée d’un court métrage « Haut Perchée » mettant en scène Clara Morgane et plusieurs acteurs et servant de support visuel à plusieurs de ses chansons tels que Le Diable Au Corps, IL, Même Si Je Sais, Good Time…

Le samedi 21 janvier 2011, à minuit, Clara lance son second single « IL » en exclusivité sur le site Charts In France.

Carrière télévisuelle

En 2008, Clara Morgane diversifie encore ses activités, en co-présentant NRJ Poker Star sur la chaîne NRJ12, avec Elky et anime également Tellement people, l’émission de people la plus écouté de la TNT et 50 Vidéo stars sur cette même chaîne.

En juillet 2008, elle répond à l’invitation du Festival d’Anjou pour une lecture de textes érotiques en compagnie de l’acteur et metteur en scène, Nicolas Briançon .

En 2010, elle officie sur la télévision valdo-fribourgeoise La Télé, en Suisse, aux côtés de Sandra Lou et Séverine Ferrer en animant plusieurs émissions consacrées aux festivals d’été se déroulant en Romandie.

Clara co-présente Mister France pour l’édition 2010 diffusé sur NRJ 12.

Le 9 Décembre 2010, un documentaire d’environ 1h30 est diffusé sur NRJ 12 sur la vie de Clara sur sa vie, de sa jeunesse à maintenant. Le documentaire s’appelle « Les 1001 vies de Clara Morgane » et plusieurs personnes y participent comme sa mère, ses amies, et même ses employeurs de sa période avant le cinéma pornographique.

Titres et récompenses

Elle a reçu le titre de « Meilleure starlette française » aux Hots d’or 2001.

Elle a été élue première française et huitième femme la plus sexy de la planète par le magazine FHM.

Elle est également la première française à avoir eu les honneurs de la couverture du magazine américain Penthouse et compte aujourd’hui plus de quarante couvertures de magazine dont VSD, FHM, Penthouse, Playboy, Newlook, Maximal, etc.

Discographie

Albums

  1. Sexy Girl 3:09
  2. J’aime (Feat. Lord Kossity) 3:18
  3. Je Garde De Toi 3:20
  4. Nous Deux 3:35
  5. Altitude 2:52
  6. HéRoïNe 3:39
  7. Strip-Tease (Feat. Six Coups Mc) 3:25
  8. Fais-Moi Voyager (Feat. Darren) 3:28
  9. La Soirée (Feat. Napoleon Da Legend) 3:21
  10. Maternelle 3:36
  11. Sans Clémence 3:06
  12. Andy 3:34

DVD bonus pour la version limitée de DéCLARAtions :

  1. Suivez Moi
  2. J’aime (Clip)
  3. Sexy Girl (Clip)
  4. Making Of Clip « Sexy Girl » (clip)
  5. Shooting Clip J’aime
  1. Vous 2:56
  2. Le Diable Au Corps (Syndicat Of Bass – Jey Didarko Edit) 3:21
  3. Même Si Je Sais (Remix By Jey Didarko) 3:49
  4. Celle Que Je Suis 3:42
  5. Mademoiselle X 3:14
  6. IL 3:34
  7. Good Time 3:48
  8. French Kiss 3:28
  9. Nuit Blanche 3:41
  10. Un Peu Beaucoup 3:33
  11. Hype 3:44
  12. Le Diable Au Corps (Radio Edit) 3:45

DVD

  1. Haut Perché (Court métrage)
  2. Le Diable Au Corps (Clip)
  3. Making Of Clip « Le Diable Au Corps »
  4. EPK Nuits Blanches

Singles

  • 2005 : Beautiful Things (Andain VS DJ Tiesto)
  • 2006 : Oh No (Lord Kossity feat. Kool Shen)
  • 2007 : J’aime feat. Lord Kossity
  • 2007 : Sexy Girl
  • 2008 : Altitude (EP promotionnel pour la marque Gini)
  • 2008 : Nous Deux (By DJ Hakimakli) feat. Shake
  • 2010 : Le Diable Au Corps
  • 2011 : IL

Filmographie

Année Titre Réalisateur Distribution
2001 Projet X Fred Coppula Clara Morgane, Maeva Exel, Céline Kasia, Sabrina Ricci, Estelle Laurence, Nomi, Océane, Lisa Crawford, Bamboo, Estelle Desanges
Faites l’Amour avec Clara Morgane Fred Coppula Clara Morgane, Nomi, Rumika Powers
Max 2 Fred Coppula Clara Morgane, Ian Scott, Sebastian Barrio, Estelle Desanges, Delfynn Delage, K.Sandra, Sophie Evans, Claudia Jameson, Nikita Denise, Inari Vachs
2002 Les dessous de Clara Morgane Fred Coppula         Rumika Powers, Estelle Desanges, Greg Centauro
Snowboarder Olias Barco Clara Morgane, Nicolas Duvauchelle, Grégoire Colin, Juliette Goudot, Jean-Philippe Ecoffey, Frank Khalfoun, Thierry Lhermitte
Le Journal de Pauline Fred Coppula Clara Morgane, Estelle Desanges, Rita Faltoyano, Nomi, Sharon, Adeline Lange, Mélanie Coste
2003 Luxure                                 Clara Morgane Katia de Val, Nomi, Monica Sweetheart, Delfynn Delage, Sandra Kay, Ovidie, Jennifer Loca, Lea De Mae, Melody, Tiffany Hopkins

 

Publications


(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Clara MORGANE

claramorganers25012011

Pour le 25/01/2011 à 07h06 T.U., à Marseille

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 2, ET NOEUD SUD EN MAISON 8

Vous disposez d’un soutien planétaire pour réaliser vos désirs et vos souhaits les plus chers. Vous pouvez enfin obtenir les résultats espérés par rapport à ce que vous avez semée. Ni plus ni moins. Mais attention: si tout vous set égal, si vous ne formulez pas vos buts avec une extrême précision ; en d’autres termes, si vous ne demandez rien, le destin ne pourra que vous satisfaire de la même manière, c’est-à-dire avec « rien ».

Vous êtes seul à pouvoir générer une réponse du destin… La condition est de formuler la demande… Avec précision, persistance et détermination. Demandez, redemandez et… Vous recevrez, c’est votre période.

Par ailleurs, vous constaterez que l’état de vos finances personnelles, celles que vous obtenez par vos propres efforts s’améliorera nettement.

Activez vous donc vers l’amélioration de vos ressources ; vous serez largement récompensé de vos efforts.

Cette période favorise les requêtes, les finances et les ressources personnelles, sous tous rapports. Si c’est de l’argent que vous souhaitez, vous trouverez les moyens de l’acquérir. Si c’est une réputation, vous l’obtiendrez. Si c’est la connaissance, vous trouverez le maître. Ayez une confiance absolue dans vos démarches. Accomplissez-les et puis laissez le destin faire le reste. A ce stade, vous êtes convaincu qu’elles porteront des fruits. Par conséquent, elles ne vous concernent plus. Oubliez-les de manière à éviter les attentes anxieuses ou obsessionnelles. Ce sont ces dernières qui « bloquent » le déroulement de votre destin et empêchent celui-ci de réaliser vos désirs. Faites en vous la paix de l’esprit, adoptez une attitude confiante.

Evitez tout emprunts, aides ou supports d’autrui. Rappelez-vous que seuls vos efforts sont productifs en une telle période. Dans le même esprit, ne tentez pas de vous associer avec une ou un partenaire dote. C’est un piège qui aliénera votre liberté.

C’est en vous seul que vous devez trouver la force d’accomplir vos espérances. A cette condition, toutes les forces planétaire concourront a vous satisfaire.

 

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 24/01/2011 – Raymond DOMENECH 24 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Personnalités du jour,Sportifs , ajouter un commentaire

————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Raymond, la France entière t’aime et n’oublie tes qualités de sélectionneur. Merci à toi !

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Personnalité du 24/01/2011 - Raymond DOMENECH dans 01/2011 bar

 

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Actualités de Raymond Domenech

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Raymond DOMENECH 

né le 24 Janvier 1952 à 21h00 à Lyon – FRANCE

raymonddomenech24011952 dans Personnalités du jour

Raymond Domenech (*) est un entraîneur de football français, né le 24 janvier 1952 à Lyon. Joueur professionnel de 1970 à 1986, évoluant au poste de défenseur, il est sélectionné à huit reprises en équipe de France de football entre 1973 et 1979. Il devient ensuite entraîneur de club au FC Mulhouse puis à l’Olympique lyonnais. De 1993 à 2004, il devient sélectionneur de l’équipe de France espoirs.

Du 12 juillet 2004 au 22 juin 2010, il est le sélectionneur de l’équipe de France qu’il qualifie à partir des éliminatoires pour trois grands championnats (2006, 2008, 2010), une première. Il mène la sélection nationale en finale de la Coupe du monde 2006 mais échoue ensuite sévèrement aux premiers tours de l’Euro 2008 et de la Coupe du monde 2010. Il termine sa carrière de sélectionneur national à l’issue de la Coupe du monde 2010, un cuisant échec sur fond de polémiques internes dans ce que les médias qualifieront de fiasco général. Il est un sélectionneur controversé en raison de sa communication suscitant parfois l’incompréhension, mais aussi pour la faiblesse des résultats de l’équipe de France postérieurs à 2006.

Joueur

Raymond Domenech est le fils d’une famille catalane ayant immigré à Lyon au cours de la Guerre d’Espagne en 1936.

Raymond Domenech effectue la première partie de sa carrière de joueur à l’Olympique lyonnais, son club formateur, où il côtoie notamment Aimé Jacquet, comme joueur puis comme entraîneur. Joueur de première division et international français, spécialiste du poste d’arrière-droit, son jeu rugueux et sa réputation de « mauvais garçon » lui valent d’être surnommé « le boucher » par certains de ses adversaires, à la suite notamment de la faute sur Helmut Metzler qui lui est attribuée.

Après un fructueux passage au RC Strasbourg entre 1977 et 1981, au cours duquel il remporte le championnat de France en 1979, il rejoint le Paris Saint-Germain, puis les Girondins de Bordeaux, où il retrouve Aimé Jacquet, avant de terminer sa carrière de joueur au FC Mulhouse avec le statut d’entraîneur-joueur.

Il a porté à huit reprises le maillot de l’Équipe de France entre 1973 et 1979.

Entraîneur de club

De 1985 à 1988, il entraîne le FC Mulhouse avec le statut d’entraîneur-joueur. Il devient entraîneur de l’Olympique lyonnais en 1988, appelé à ce poste par Jean-Michel Aulas. Le club est alors en deuxième division depuis cinq saisons. En un an, Raymond Domenech fait remonter le club en première division en devenant champion de France de D2. À la fin de la saison 1990/1991, le club renoue avec l’Europe en terminant 5e du championnat de D1. Raymond Domenech recrute alors Robert Duverne, qui deviendra par la suite le préparateur physique de l’équipe de France.

Sélectionneur national

En 1993, il intègre la direction technique nationale du football français et devient le sélectionneur de l’équipe de France Espoirs, où il prend la succession de Marc Bourrier. Avec ses joueurs, il est vainqueur à deux reprises du tournoi de Toulon et vainqueur du tournoi de Casablanca. En revanche, en six participations au championnat d’Europe Espoirs, il ne remporte qu’un titre de vice-champion d’Europe en 2002. Sous sa direction, les Bleuets atteignent les quarts de finale des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Mais il ne parvient à qualifier la sélection ni pour les jeux Olympiques de Sydney en 2000 ni pour ceux d’Athènes en 2004.

Déjà pressenti pour le poste en 2002, Raymond Domenech devient sélectionneur de l’équipe de France A le 12 juillet 2004. À la date de sa nomination, l’équipe de France est classée deuxième au classement mondial de la FIFA.

Il insiste à l’époque sur la nécessité de modifier de fond en comble le fonctionnement de l’équipe de France. Il déclare par exemple au quotidien L’Équipe, en août 2004 : « Ne rien changer, ne rien tenter conduirait à monter directement à l’échafaud. Il faut changer les habitudes et donc il faut changer les gens. L’équipe de France n’appartient à personne. » Ces propos lui seront rappelés quatre ans plus tard, au moment de l’échec de l’Euro 2008.

Sa prise de fonction coïncide avec la retraite internationale de plusieurs joueurs cadres, anciens héros de la Coupe du Monde 1998 et de l’Euro 2000. Raymond Domenech doit reconstruire la sélection tout en assurant la qualification pour la Coupe du monde 2006.

Succès de la Coupe du monde 2006

Équipe de France de football à la Coupe du monde 2006.

Les débuts de la phase éliminatoire sont très difficiles jusqu’au retour de trois anciens, Zinedine Zidane, Lilian Thuram et Claude Makelele, qui acceptent de réintégrer l’équipe de France en août 2005.

À la faveur de ce retour, l’équipe de France se qualifie pour la Coupe du monde de 2006. Dans cette compétition, après un premier tour laborieux (deux nuls contre la Suisse et la Corée du Sud et une victoire contre le Togo), l’équipe de France bat l’Espagne en huitième de finale, le Brésil en quart, puis le Portugal en demi-finale. À de nombreuses occasions avant le tournoi, Domenech avait donné rendez-vous le 9 juillet 2006, date de la finale de la coupe du monde. L’équipe de France y parvient donc mais s’incline aux tirs au but contre l’équipe d’Italie. Fort de ce résultat, il renégocie son contrat de sélectionneur qui est prolongé jusqu’en 2010.

Échec de l’Euro 2008

Équipe de France de football au championnat d’Europe 2008.

Il débute la campagne de qualification pour l’Euro 2008 par une revanche sur le champion du monde italien (3-1) le 6 septembre 2006 au Stade de France. Dans cette phase éliminatoire, il s’appuie sur les joueurs ayant pris part à la Coupe du monde 2006 et incorpore de nouveaux joueurs : Karim Benzema, Samir Nasri ou Patrice Evra. Parallèlement, il ferme la porte de la sélection à certains joueurs, dont Ludovic Giuly, David Trezeguet ou Philippe Mexès, malgré leurs bonnes performances en clubs. Au fil des matches éliminatoires, la France perd à deux reprises contre l’Écosse, fait un match nul contre l’Italie au match retour à l’occasion duquel Domenech est suspendu par l’UEFA, en raison de ses déclarations visant l’arbitrage durant un match face à la sélection italienne espoirs quelques années auparavant. À l’issue d’un dernier match nul (2-2) contre l’Ukraine, la qualification de la France pour les phases finales est acquise.

Avant l’Euro 2008, il doit effectuer plusieurs choix parmi une liste de 23 joueurs pré-sélectionnés : il décide de se passer de David Trezeguet, Philippe Mexès ou encore Djibril Cissé et fait confiance à ses cadres Lilian Thuram, Claude Makelele et Thierry Henry avec une sélection surprise, celle du jeune stéphanois Bafétimbi Gomis, auteur d’un doublé quelques jours plus tôt contre l’Équateur en match amical. À l’Euro 2008, placé dans le groupe le plus relevé de la compétition, la France est tenue en échec par la Roumanie lors du premier match (0-0) puis est corrigée par la brillante équipe des Pays-Bas (4-1) malgré le retour de Thierry Henry. La défaite face à l’Italie (2-0) clôt le suspense en éliminant la France.

De nombreuses critiques de la part de la presse française et de la presse étrangère, en particulier italienne et britannique, imputent en partie à Raymond Domenech l’échec français à l’Euro. Le Times va jusqu’à lui décerner, avant même l’élimination face à l’Italie, le titre de « plus mauvais sélectionneur de l’Euro ». La presse italienne se montre pour sa part ironique, à l’image du Corriere dello Sport, qui le remercie d’avoir eu « l’idée géniale » de ne pas sélectionner Trezeguet.

En France, la question de son maintien au poste de sélectionneur est posée, mais le conseil fédéral de la FFF du 3 juillet 2008 – alors même que le président Jean-Pierre Escalettes parle d’« échec retentissant » – le maintient en place, son contrat courant jusqu’en 2010. Le porte-parole de la FFF précise cependant, à l’issue de ce conseil, que « les conditions d’exercice de sa mission et les modalités de gestion de la sélection nationale » seront redéfinies. Cette décision a entraîné une nouvelle vague de critiques de la part de certains média et d’anciens membres de l’équipe de France de 1998. Les choix du sélectionneur sont désormais mis en doute, ses compositions d’équipe ainsi que son coaching sont parfois jugés défaillants.

Qualification pour la Coupe du monde 2010

440px-Foot_France-Serbie%2C_10-09-2008_B dans Sportifs

Raymond Domenech sur le bord du terrain pendant le match France-Serbie du 10 septembre 2008, résultat 2-1

Face à ces critiques, l’équipe de France manque son entrée en s’inclinant 3-1 contre l’Autriche à Vienne. Les médias se déchaînent contre Raymond Domenech et réclament sa démission. Les Bleus arrachent ensuite une victoire méritée contre la Serbie 2-1 au Stade de France avant d’obtenir un nul miraculeux en Roumanie. Menés 2-0, les bleus de Domenech ont inversé la tendance en égalisant à 2-2 notamment grâce à Yoann Gourcuff dont une frappe lointaine trompe la vigilance du portier roumain. La tête du sélectionneur est provisoirement sauvée. L’équipe de France bat la Lituanie 0-1 à deux reprises, le 28 mars en Lituanie et au stade de France le 1er avril. Grâce à ces victoires consécutives, les vice-champions du monde en titre remontent à la deuxième place du groupe, à deux longueurs de la Serbie. En attendant, la FFF a choisi le Nigéria et la Turquie pour préparer les Bleus pour la suite et la fin de la campagne des éliminatoires de la Coupe du monde 2010 sud-africaine. Ces deux matchs se concluent par une défaite (0-1) à Saint-Étienne contre le Nigéria le 2 juin 2009, dans un climat délétère marqué par un public clairsemé et sifflant les Bleus jouant à Lyon, puis par une victoire à Lyon (1-0) contre la Turquie le 5 juin 2009. Le 12 août 2009, les Bleus de Domenech battent les Îles Féroé à l’extérieur par 1-0, but de André-Pierre Gignac. Grâce à cette victoire, l’équipe de France se retrouve à la 9e place au Classement FIFA et se rapproche à 5 points de la Serbie pour la qualification au Mondial 2010 avec un match en plus à jouer. Le 7 septembre 2009, après un match nul (1-1) à domicile contre la Roumanie qui oblige pratiquement l’équipe de France à passer par les barrages pour se qualifier, le journal Le Parisien révèle que Thierry Henry « au nom du groupe » avait contesté le coaching de Domenech avant la rencontre. En novembre, l’équipe de France arrache sa qualification après un match de barrage contre l’Irlande remporté grâce à une faute de main décisive de Thierry Henry, déclenchant une vaste polémique.

Coupe du monde 2010

Équipe de France de football à la Coupe du monde 2010.

Pour son entrée dans la compétition, l’équipe de France fait match nul contre l’Uruguay (0-0). Son deuxième match face au Mexique est perdu sur le score de 2 à 0 et lors de son dernier match contre l’Afrique du Sud, l’équipe de France est battue (2-1). L’équipe de France est ainsi éliminée dès la phase de groupes de la compétition. Raymond Domenech se retrouve de nouveau sévèrement critiqué par la presse qui lui impute une grande part de responsabilité dans ce qui est considéré comme un fiasco sportif doublé d’une crise morale. En effet, le parcours français dans cette compétition est marqué par de nombreux incidents fortement médiatisés : Nicolas Anelka renvoyé après avoir insulté son sélectionneur lors de ce que Domenech qualifie de simple « fait de vestiaire », « chasse au traître » lancée par le capitaine Patrice Evra, boycott d’un entraînement par les joueurs, démission d’un cadre de la fédération, refus de Domenech de serrer la main du sélectionneur de l’équipe d’Afrique du Sud Carlos Alberto Parreira à la fin du dernier match.

Après la défaite face à l’Afrique du Sud, Raymond Domenech quitte ses fonctions de sélectionneur national, son contrat se terminant le 31 juillet 2010. Laurent Blanc lui succède.

L’après sélectionneur

Le 5 septembre 2010, Raymond Domenech est officiellement licencié par la Fédération française de football pour « faute grave » après son attitude en Afrique du Sud, ayant « refusé de serrer la main de Carlos Alberto Parreira, son homologue sud-africain » ainsi que pour « sa gestion de l’affaire Anelka ».

Le 23 septembre 2010, suite à son licenciement, il s’inscrit à l’agence Pôle emploi du 15e arrondissement de Paris.

Le 3 novembre 2010, il saisit le tribunal des prud’hommes pour réclamer 2,9 millions d’euros à la FFF, au titre des « indemnités de licenciement — 400 000 € avec des rappels de salaire — » ainsi que pour « réparation du préjudice professionnel et moral, évalué à trois ans de salaire ».

Le 9 novembre 2010, « jouant » sur le fiasco des Bleus lors de la dernière Coupe du Monde, il devient « l’homme à battre » dans une publicité pour le site de poker en ligne Bwin ayant pour slogan « Vengez-vous », faite avec humour et de son plein gré[20].

Le 17 novembre 2010, Raymond Domenech rechausse les crampons pour entraîner… les poussins du club de football de l’Athletic Club de Boulogne-Billancourt, sur le terrain de Marnes-la-Coquette. Cette opération bénévole devrait se répéter pour la suite de la saison.

Autres activités et vie privée

Raymond Domenech est amateur (et acteur) de théâtre. Il a joué son propre rôle dans une scène du film Le Cœur des hommes 2 (2007), réalisé par Marc Esposito, mais la scène a été coupée au montage.

Pendant la coupe du monde 1994 aux États-Unis, Raymond Domenech, alors commentateur de l’évènement pour la télévision, est interpellé par la police de Boston en train de revendre des places à moitié prix pour le match Corée du Sud-Bolivie au marché noir. Il passe six heures en garde à vue avant d’être relâché contre le paiement d’une caution de 500 dollars.

Sa compagne, Estelle Denis, est journaliste à M6 où elle présente les émissions 100% foot et 100% mag, ainsi qu’à Paris Première où elle anime Le Tournoi des As. Le couple a deux enfants : une fille, Victoire, née le 11 juillet 2004 (le soir où Raymond Domenech a appris sa nomination comme sélectionneur de l’équipe de France A) et un garçon prénommé Merlin, né le 25 juillet 2007. Il fait sa demande en mariage à Estelle le 17 juin 2008 à 22h45 sur la chaine M6 devant des millions de téléspectateurs, quelques minutes après la défaite éliminatoire des Bleus face à l’Italie (2-0) à l’Euro 2008.

Raymond Domenech est féru d’astrologie.

Relations avec les médias

Au-delà de ses choix d’entraîneur, la communication de Raymond Domenech a également été mise en cause. Depuis 1998 et l’explosion de l’exposition médiatique du football français, les sélectionneurs nationaux, depuis Jacquet, popularisés au même titre que les joueurs, voient leurs propos repris et analysés partout, y compris dans une presse non spécialisée, leur vie privée exposée dans les revues populaires. Entretenant une certaine connivence avec la presse (il vit avec une journaliste), son discours peu formaté est parfois jugé méprisant. S’il paraît dans le souci constant de protéger ses joueurs, quel que soit leur niveau de performance, ses déclarations quelquefois floues, maladroites ou carrément inappropriées ont suscité l’incompréhension à plusieurs reprises.

Dans la même ligne que Jacquet et Lemerre, ses rapports avec la presse sont dominés par une relation d’attraction/répulsion et un certain manque de professionnalisme, lui-même considérant nombre de journalistes sportifs comme incompétents et généralement incapables d’appréhender tous les paramètres du football de haut niveau. Le quotidien sportif généraliste L’Équipe, qui avait déjà pris Jacquet pour cible avant le Mondial 98, la radio RMC notamment l’émission L’After (Jean-Michel Larqué, Rolland Courbis et Daniel Riolo) fait campagne pour son éviction au profit d’un de ses consultants, l’ancien capitaine des champions du monde et d’Europe Didier Deschamps lors de l’Euro 2008.

Dans les colonnes de L’Équipe du 8 janvier 2009, Raymond Domenech parle de mauvaise foi de la part de certains anciens joueurs devenus consultants. Le premier visé est Luis Fernandez (RMC) qui lui répondra. Un mois plus tard, il y a un clash télé sur le plateau du Canal Football Club sur Canal+ entre Domenech et Christophe Dugarry. Dans un entretien accordé au Télégramme, le 1er octobre 2009, Domenech s’en prend à Jean-Michel Larqué (TF1 et RMC) sans le citer, évoquant son expérience d’entraîneur courte de trois mois (au PSG en 1977-1978), le qualifiant de « vieux rabougri ». Larqué donne sa réponse : « J’ai entraîné que trois mois mais j’ai le même palmarès que lui. » Après la qualification difficile de l’équipe de France pour le Mondial 2010, Domenech est invité sur RTL dans une émission avec Bixente Lizarazu et un échange tendu aura lieu entre les deux hommes. Le consultant reproche à Domenech de ne pas parler football puis Domenech quitte l’émission.

Palmarès et statistiques

Joueur

Palmarès

Statistiques

Saison Équipe Division Championnat Coupe d’Europe Équipe de France
1970-1971 Olympique lyonnais 1 37 matchs / 2 buts - -
1972-1973 Olympique lyonnais 1 38 matchs - 1 match
1974-1975 Olympique lyonnais 1 35 matchs / 3 buts 4 matchs / 3 buts (C3) -
1976-1977 Olympique lyonnais 1 34 matchs / 1 but - 1 match
1977-1978 RC Strasbourg 1 30 matchs / 1 but - -
1979-1980 RC Strasbourg 1 38 matchs / 1 but 6 matchs (C1) -
1981-1982 Paris SG 1 19 matchs / 1 but - -
1983-1984 Girondins de Bordeaux 1 22 matchs / 1 but 2 matchs (C3) -

Entraîneur de club

Palmarès

Statistiques

Saison Équipe J G N P
1985-1986 FC Mulhouse (Division 2) 34 20 10 4
1987-1988 FC Mulhouse (Division 2) 34 19 7 8
1988-1989 Olympique lyonnais (Division 2) 34 19 11 4
1990-1991 Olympique lyonnais (Division 1) 38 15 11 12
1992-1993 Olympique lyonnais (Division 1) 38 9 15 14

Sélectionneur national

En 2008, après quinze années comme entraîneur des sélections nationales Espoirs puis A, Raymond Domenech a atteint les quarts de finale des Jeux olympiques, les demi-finales du championnat d’Europe Espoirs à trois reprises (une finale perdue) et la finale de la Coupe du Monde. Il est le deuxième entraîneur français à être parvenu en finale de Coupe du Monde de Football après Aimé Jacquet, le premier à qualifier l’équipe de France en matches de poule (sans qualification directe au titre de pays organisateur ou d’ancien vainqueur) pour trois grands championnats internationaux consécutifs (2006, 2008, 2010). Mais son palmarès ne comporte aucun titre, en dehors du Tournoi de Toulon. Il reste le « sélectionneur qui n’a jamais rien gagné », comme le soulignait Bruno Caussé dans Le Monde à l’issue de l’Euro.

Palmarès

Statistiques

Raymond Domenech est nommé à la tête de l’équipe de France espoirs le 1er juillet 1993. Son premier match est un match nul 1-1 contre la Suède le 21 août 1993. Son dernier match est une victoire 1-0 également contre la Suède en finale du Tournoi de Toulon le 10 juin 2004, avant sa nomination comme sélectionneur de l’équipe de France A.

En 2001, il dirige également l’Équipe de France de football des moins de 20 ans, notamment à la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 2001.

Sous la direction de Raymond Domenech, du 18 août 2004 au 22 juin 2010, l’équipe de France a gagné 41 de ses 79 matchs, soit 51,9 %, et en a perdu 14.

Saison Équipe J G N P
1993-1994 Équipe de France espoirs 13 8 4 1
1995-1996 Équipe de France espoirs 16 10 3 3
1997-1998 Équipe de France espoirs 11 2 5 4
1999-2000 Équipe de France espoirs 9 4 2 3
2001-2002 Équipe de France espoirs 13 11 1 1
2003-2004 Équipe de France espoirs 13 7 5 1
2000-2001 Équipe de France -20 ans 12 5 3 4
2004-2005 Équipe de France 10 3 7 0
2006-2007 Équipe de France 11 9 0 2
2008-2009 Équipe de France 11 6 2 3

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Raymond DOMENECH

raymonddomenechrs240120

 

Pour le 24/01/2011 à 03h42 T.U., à Lyon

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 4 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 10:

Actuellement grâce au transit des noeuds dans l’axe Fond de Ciel / Milieu du Ciel de votre thème natal, vous bénéficiez d’un solide appui planétaire vis-à-vis de toutes les affaires immobilières.  L’achat ou la réalisation de biens immobiliers, maisons, terres ou terrains se réalisera au mieux de vos intérêts. Vos climats actuels vous feront découvrir et obtenir la maison ou l’appartement souhaités depuis si longtemps. Par ailleurs si vous souhaitez une légation ou un héritage, surtout issu d’un lien parental et mieux encore, de votre mère, cela interviendra dans le courant de la période actuelle. Faites donc converger vos efforts vers les domaines concernes, même si vous vous êtes heurté jusqu’à présent à des obstacles insurmontables ; ceux-ci s’écarteront car le temps est venu et les fruits sont mûrs, cueillez-les.

Votre période actuelle a pour but majeur de vous ressourcer, d’établir de nouveaux fondements dans votre vie, vers une restructuration. Recherchez donc une nouvelle implantation avec discernement et circonspection car celle-ci deviendra le lieu de production de vos réalisations des prochaines neuf années correspondant à un demi parcours des nœuds. Le soin apporté à son choix a autant d’importance que celui que votre mère apporta à la préparation de votre naissance (neuf mois). Comme elle, vous êtes maintenant en gestation. Ne tentez donc pas de forcer ni de précipiter une élévation sociale ou professionnelle. Le cycle actuel ne vous le permet pas. Inutile donc de chercher à accélérer votre croissance  ou l’éclat dans une vie extérieure ou professionnelle. Vous gaspilleriez vos efforts inutilement en ouvrant dans cette dernière direction. Tentez au mieux de maintenir le cap de vos affaires en minimisant les dégâts car vous n’éviterez pas une certaine stagnation, voire un extrême ralentissement. Tout effort d’élévation, toute tentative d’accentuation de réussite ou de renommée – sociale ou professionnelle – vous coûteront plus cher qu’ils ne pourront vous rapporter, tant physiquement que financièrement. Dépensez-vous plutôt dans l’embellissement ou dans la rénovation de votre commerce, de votre entreprise ou de votre maison. Restructurez en prévision de la période suivante qui favorisera le commerce local. Cette période a pour but essentiel de vous pousser à revoir vos bases qu’une élévation ou un essor inconsidéré compromettraient jusqu’à faire s’effondrer l’édifice. Analysez donc les fondements et les structures de vos assises, y compris celles de votre vie familiale. Votre destin place actuellement la priorité sur cette dernière. Accordez plus de temps aux vôtres, en leur réservant une meilleure partie de vous-même et de votre temps. Achetez ou transformez vos installations ou équipements existants, embellissez.

Un changement de résidence pourrait se révéler très bénéfique et renouveler positivement votre vie. Vous constaterez qu’en fin de compte, durant cette période, vous tirerez bien plus de satisfactions de votre vie familiale que de votre vie professionnelle ou sociale plutôt décevante. Vous êtes en gestation. Contentez-vous donc de bien construire votre nid telle une hirondelle à son retour au niveau cycle de printemps. Votre été, c’est pour la période suivante. C’est à dire du 23/01/2013 au 23/01/2014.

 

 

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 23/01/2011 – Jeanne MOREAU 23 janvier, 2011

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————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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http://www.penseelibre.fr/wp-content/uploads/2010/04/jeanne-moreau.jpg

http://image.toutlecine.com/photos/b/a/i/baie-des-anges-1963-12-g.jpg

Le film La baie des anges de Jacques Demy, sorti en 1963.

Jeanne Moreau Image 250 sur 253

Mata-Hari, agent H21 - Jeanne Moreau Image 192 sur 253

Mata-Hari, un film de Jean-Louis Richard, sorti en 1964.

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Comme le temps passe vite avec Madame Jeanne Moreau. Sa main s’agrippant au drap des amants de Louis Malle, son regard de Gorgone dans La mariée était en noir, de François Truffaut… c’était hier.

http://static1.purepeople.com/articles/6/11/06/6/@/50290-jeanne-moreau-637x0-1.jpg

Jeanne Moreau au festival de Cannes 2008 : « Je ne vis pas sur les souvenirs. »

Personnalité du 23/01/2011 - Jeanne MOREAU dans 01/2011 bar 

http://www.jeannemoreau.c.la/

Actualité de Jeanne Moreau 1 2

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Jeanne MOREAU  

née le 23 Janvier 1928 à 11h15 à Paris – FRANCE

jeannemoreau23011928 dans Cinéma

 

Jeanne Moreau est une actrice, chanteuse et réalisatrice française, née le 23 janvier 1928 à Paris en France. Elle est la première femme élue à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France (en 2000 au fauteuil créé en 1998 dans la section Création artistique pour le cinéma et l’audiovisuel).

Elle naît en 1928. Son père est le gérant de la brasserie de La Cloche d’or, au coin de la rue Fontaine, à Paris, tandis que sa mère, anglaise, a été danseuse. Après avoir passé une partie de son enfance à Vichy, elle achève ses études secondaires à Paris et commence à suivre, à l’insu de ses parents, les cours de théâtre de Denis d’Inès, alors doyen de la Comédie-Française. Elle entre six mois plus tard au Conservatoire de Paris.

En 1949, elle épouse le réalisateur Jean-Louis Richard avec lequel elle a un fils, Jérôme Duvon. En 1951, Orson Welles la remarque. Elle se remarie avec Teodoro Rubanis en 1966 et divorce un an plus tard, s’établissant avec le réalisateur britannique Tony Richardson.

En 1977, après un troisième mariage avec le réalisateur américain William Friedkin (la relation ne durera que deux ans), elle part vivre à New York et découvre le livre Solstice de Joyce Carol Oates, une histoire d’amitié entre deux femmes. Jeanne Moreau veut en faire son troisième film, après Lumière et L’Adolescente. Elle écrit le scénario avec l’auteur du livre, mais les Studios Walt Disney, qui sont contactés comme producteurs éventuels, refusent finalement, considérant qu’il s’agit d’une histoire déguisée de lesbiennes, du fait, dans le scénario, de la relation ambiguë entre les deux femmes.

Sa carrière

En octobre 1946, elle entre comme auditrice à la Comédie-Française, puis début 1947, elle passe le concours d’entrée au Conservatoire. Elle joue un petit rôle dans Le Lever de soleil. En septembre 1947, elle participe au premier festival d’Avignon, avec des petits rôles dans trois pièces (elle joue la suivante de la reine (Léone Nogarède) dans Richard II) et en décembre 1947 elle obtient le rôle de Joas dans Athalie.

Initialement à la Comédie-Française, elle débute réellement fin 1950 dans la pièce Les Caves du Vatican d’André Gide, mise en scène par Jean Meyer, dans le rôle de la petite prostituée. Ce rôle lui vaut la couverture de Paris Match et les félicitations de Paul Léautaud. En 1951, suite à la publication d’une photo d’elle dans la pièce Un mois à la campagne, son père la met à la porte de sa maison. Au festival d’Avignon, elle joue aussi le rôle de l’infante dans le Cid, avec Gérard Philipe, alors qu’elle aurait voulu celui de Chimène. En 1952, elle revient au festival d’Avignon avec le rôle de Nathalie d’Orange dans le Le Prince de Hombourg.

Elle obtient ensuite un autre rôle de prostituée dans une reprise d’Othello, avec Aimé Clariond dans le rôle titre. C’est à cette occasion qu’Orson Welles, qui prépare l’adaptation cinématographique de la pièce, la découvre.

Démissionnant de la Comédie-Française, elle rejoint le TNP de Jean Vilar, se produit au Festival d’Avignon, mais y est mal à l’aise et accepte, sur le conseil de Gérard Philipe, la proposition du Théâtre Antoine pour jouer dans la pièce L’Heure éblouissante d’Anna Bonacci (mise en scène de Fernand Ledoux), un rôle, encore une fois, de prostituée. Lors de cette pièce, elle rencontre Blaise Cendrars.

Elle obtient ses premiers rôles au cinéma dans Meurtres de Richard Pottier en 1950, puis dans Touchez pas au grisbi de Jacques Becker en 1954. La même année, elle est une très sensuelle et frivole Reine Margot pour Jean Dréville.

En 1956, alors qu’elle joue dans la pièce La Chatte sur un toit brûlant, elle rencontre Louis Malle qui prépare le film Ascenseur pour l’échafaud et le scénariste Roger Nimier qui lui présente Paul Morand. Cette œuvre révèle toute la subtilité de son jeu et Les Amants, qui fait scandale lors de sa sortie, lui donne l’image d’une héroïne moderne.

En 1958, lors du Festival de Cannes, elle rencontre François Truffaut qui prépare le film Jules et Jim et Henri-Pierre Roché, l’auteur, qui meurt peu après. Suite au succès du film, elle rencontre Anaïs Nin qui veut Jeanne Moreau pour incarner son héroïne. Le film ne se fait pas, mais une solide amitié est née. Elle part en Californie pour jouer dans une série de films et, lors d’une soirée, Anaïs Nin lui présente Henry Miller qui lui dit un jour : « Surtout, ne dites jamais aux gens avec qui vous travaillez que nous sommes amis, votre réputation serait fichue ». Elle se lie aussi d’amitié avec Tennessee Williams et Peter Brook.

Alors qu’elle joue dans la pièce La Chevauchée sur le lac de Constance, elle rencontre Patricia Highsmith, qui vivait près de Fontainebleau, et avec laquelle elle se lie d’amitié.

Pour Roger Vadim, elle incarne un avatar de la marquise de Merteuil auprès de son compère de toujours Gérard Philipe dans Les Liaisons dangereuses 1960, transposition contemporaine du roman de Choderlos de Laclos. Elle obtient le Prix d’interprétation féminine du Festival de Cannes 1960 pour Moderato cantabile de Peter Brook, d’après Marguerite Duras.

En 1961, Michelangelo Antonioni lui confie le premier rôle de La Nuit aux côtés de Marcello Mastroianni et de Monica Vitti. Eva de Joseph Losey, Le Procès d’Orson Welles et La Baie des Anges de Jacques Demy confirment sa réputation de comédienne exigeante et rigoureuse, prête à mettre son talent au service d’œuvres ambitieuses et de metteurs en scène audacieux.

1962 marque un tournant dans la carrière de Jeanne Moreau avec le film Jules et Jim de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti sort la bande originale du film Le tourbillon, que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat. Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani (alias Cyrus Bassiak) en 1963 et 1967, dont le fameux J’ai la mémoire qui flanche et Tout morose (accompagnée par Elek Bacsik à la guitare, et Michel Gaudry). Suivront d’autres albums dont, en 1981, l’album sur des textes du poète belge Norge (le nombril, Pas bien…), toujours enregistré par Jacques Canetti.

Dès lors, elle ne cesse d’être sollicitée par de très grands réalisateurs : Luis Buñuel (Le Journal d’une femme de chambre), Tony Richardson (Mademoiselle, Le Marin de Gibraltar) Bertrand Blier (Les Valseuses), Elia Kazan (Le Dernier Nabab), André Téchiné (Souvenirs d’en France), Rainer Werner Fassbinder (Querelle), Michel Deville (Le Paltoquet), Theo Angelopoulos (Le Pas suspendu de la cigogne), Wim Wenders (Jusqu’au bout du monde, Par delà les nuages co-réalisé avec Antonioni) ou plus récemment Amos Gitaï (Désengagement, Plus tard tu comprendras).

Elle a retrouvé Truffaut dans un drame policier adapté de William Irish : La mariée était en noir en 1968 et avait également retourné avec Louis Malle trois ans auparavant dans Viva María ! où elle donnait la réplique à Brigitte Bardot. Pour sa prestation, elle avait d’ailleurs remporté un BAFTA en 1967. Losey a aussi fait de nouveau appel à elle pour Monsieur Klein et La Truite.

Encouragée par Orson Welles, elle passe à la réalisation avec Lumière en 1976 et L’Adolescente en 1979.

Jean-Pierre Mocky révèle ses talents comiques dans Le Miraculé avec Michel Serrault et Jean Poiret et l’adaptation de Frédéric Dard par Laurent Heynemann : La Vieille qui marchait dans la mer, lui vaut le César de la meilleure actrice en 1992.

Jeanne Moreau est souvent revenue au théâtre et toujours avec des prestations mémorables comme en 1973 dans La Chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke. En 1986, elle triomphe dans Le Récit de la servante Zerline d’Hermann Broch pour lequel elle obtient de nombreuses distincions dont un Molière. En 1989, elle revient au festival d’Avignon dans le rôle-titre de La Célestine de Fernando de Rojas.

Pour la télévision, elle collabore notamment avec Jean Renoir (Le Petit Théâtre de Jean Renoir), Jacques Doillon (L’Arbre) et de nombreuses fois avec Josée Dayan (Balzac, Les Misérables, Les Parents terribles, Les Rois maudits). La réalisatrice lui offre d’ailleurs, pour le grand écran, le rôle de son amie Marguerite Duras dans Cet amour-là, d’après le témoignage du dernier compagnon de l’auteur.

Actrice célébrée par les cinéphiles du monde entier, jouissant d’une filmographie de grand prestige, elle reçoit des mains de Sharon Stone en 1998 un hommage de l’Académie des Oscars pour l’ensemble de sa carrière. Il s’agit de la plus haute distinction délivrée par cette Académie pour une comédienne internationale, en reconnaissance de sa contribution à l’histoire du cinéma.

Elle a également interprété de nombreuses chansons en français, écrites principalement par Serge Rezvani, Géo Norge, Elsa Triolet, Marguerite Duras (India Song), ainsi que certaines inspirées par la musique brésilienne composées par Antoine Duhamel sur ses propres textes.

Elle est la seule comédienne à avoir présidé deux fois le jury du Festival de Cannes : en 1975 et en 1995. Elle y a aussi été plusieurs fois maîtresse de cérémonie. Elle a également présidé l’Académie des Césars entre 1986 et 1992.

La filmographie de Jeanne Moreau a toujours laissé une place importante à la jeune génération de cinéastes européens. De fait, elle participe activement depuis 2003, d’abord comme présidente du jury, puis comme marraine fidèle, au Festival international des jeunes réalisateurs Premiers plans d’Angers.

En 2005, en parallèle au festival Premiers plans, Jeanne Moreau crée une école de cinéma, Les Ateliers d’Angers qui est une main tendue à la relève. Chaque année depuis 2005, cette formation accueille une vingtaine de jeunes réalisateurs européens en quête de perfectionnement en techniques cinématographiques, afin de passer du court métrage au long métrage.

En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, interprété avec Etienne Daho et réalisé par ce dernier, à l’occasion du centenaire de l’anniversaire de naissance de l’écrivain.

280px-Jeanne_Moreau_%C3%A0_la_Cin%C3%A9math%C3%A8que_fran%C3%A7aise_le_6_f%C3%A9vrier_2008 dans Personnalités du jour

Jeanne Moreau à la Cinémathèque française le 6 février 2008 pour l’anniversaire de ses 80 ans

Hommages

Elle est promue au grade de commandeur dans l’ordre national du Mérite début janvier 2007.

En 2008, à l’occasion de ses quatre-vingts ans et de ses soixante ans passés sur le grand écran, de nombreux hommages lui sont rendus, notamment au Festival Premiers Plans d’Angers et à la Cinémathèque française. Après avoir reçu un César d’honneur en 1995, elle reçoit un Super César d’honneur lors des Césars 2008, pour consacrer sa carrière.

Festival Premiers plans d’Angers

En 2003, Jeanne Moreau fut la présidente du jury du festival international Premiers plans d’Angers. Elle en est restée la fidèle marraine. Jeanne Moreau a assuré elle-même la direction artistique du festival, proposant, les années suivantes, des rétrospectives (Louis Malle, Ingmar Bergman). Elle retourne régulièrement à Angers pour diriger l’école de formation qu’elle a créée sous le nom : les Ateliers d’Angers. En 2008, Jeanne Moreau est venue au festival premier plan où elle a fêté ses 60 ans de carrière et ses 80 ans.

Filmographie

Longs-métrages

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Courts-métrages

Albums

  1. J’ai la mémoire qui flanche
  2. La vie s’envole
  3. La Peau, Léon
  4. Rien n’arrive plus
  5. Moi je préfère
  6. Le Blues indolent
  7. La Vie de cocagne
  8. L’Homme d’amour
  9. L’Horloger
  10. Ni trop tôt, ni trop tard
  11. Les Mensonges
  12. L’Amour flou
  1. Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours
  2. Tout morose
  3. J’avais un ami
  4. Les Mots de rien
  5. Anonyme
  6. Adieu ma vie
  7. Tu m’agaces
  8. Tantôt rouge, tantôt bleu
  9. Où vas-tu Mathilda?
  10. Les Wagons longs de lit
  11. Angora rose
  12. Les Mains sur les tempes

 

  1. Je monte sur les planches
  2. Je suis vous tous qui m’ecoutez
  3. La Tricoteuse
  4. Tout ce que je veux
  5. Les ennuis du Soleil
  6. Aimez-moi mieux
  7. J’ai l’air de plaisanter
  8. Débarrassée de vous
  9. Aimer
  10. Rossignol
  11. On chante ce qu’on peut
  12. L’Insaisissable
  13. Au verso de ce monde
  14. Que toi
  15. D’un monde parallèle
  16. Les Plaintes de la plaine
  17. Jamais

 

  1. La Célébrité la publicité
  2. L’Enfant que j’étais
  3. Les Voyages
  4. Quelle merveille ton coeur
  5. Juste un fil de soie
  6. Notre île ton île mon île
  7. Les petits ruisseaux font les grandes rivières
  8. Errantes du coeur
  9. Je suis à prendre ou à laisser
  10. Quelle histoire
  11. On dit que je ne suis pas sage
  12. Le vrai scandale c’est la mort

 

  1. Pas bien
  2. Lits d’amour
  3. Fourmi
  4. Assez dormi
  5. Le Mordeur
  6. Plus b’soin
  7. Le Petit Non
  8. Dans l’eau du temps
  9. Madame Augarita
  10. La Politesse
  11. Fille d’amour
  12. Le Nombril
  13. Anna la belle
  14. Gai carnivore
  15. Cheveux toujours
  16. Chanson à tuer
  17. Peuplades
  18. Chéri
  19. La Peur
  20. Râpe à fer, râpe à bois
  21. Le Tueur et la Tuée
  22. Trop tard

 

  1. Dédicace 1
  2. Le Vent qui roule un cœur
  3. Ô la douceur du bagne
  4. La Chanson qui traverse
  5. J’ai tué
  6. Rocher de granit noir
  7. Madame écoutez-moi
  8. Sur mon cou
  9. Les Assassins du mur
  10. Un clop mouillé
  11. T’enveloppent si fin
  12. Élève toi dans l’air
  13. Pardonnez moi mon Dieu
  14. Dédicace 2

Bandes originales

Récompenses et nominations

Précédé par César de la meilleure actrice Suivi par
Anne Parillaud pour Nikita
Jeanne Moreau pour La Vieille qui marchait dans la mer
1992
Catherine Deneuve pour Indochine
Précédé par Molière de la comédienne Suivi par
Suzanne Flon pour Léopold le bien aimé
Jeanne Moreau pour Le récit de la servante Zerline
1988
Maria Casares pour Hécube
Précédé par Prix Stanislavski Suivi par
Meryl Streep
Jeanne Moreau
2005
Gérard Depardieu


(*) Wikipedia

 

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Lettres de Jeanne Moreau à Brice Hortefeux

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Révolution Solaire de Jeanne MOREAU

 

jeannemoreaurs23012010

Pour le 22/01/2011 à 14h38 T.U., à Paris

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots. Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.

 

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 22/01/2011 – Marcel DASSAULT 22 janvier, 2011

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————————————– PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

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Personnalité du 22/01/2011 - Marcel DASSAULT dans 01/2011 bar 

Groupe Dassault

Dassault aviation

Aéroclub Marcel Dassault

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Marcel DASSAULT  

né le 22 Janvier 1892 à 08h30 à Paris – FRANCE

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Marcel Dassault, né Marcel Ferdinand Bloch le 22 janvier 1892 à Paris IXe et mort le 17 avril 1986 à Neuilly-sur-Seine, est un ingénieur, homme politique et entrepreneur français. Il est surtout connu en tant que fondateur et PDG du Groupe Dassault.

Après des études secondaires passées au lycée Condorcet, il entre à l’École d’électricité Bréguet (ESIEE), puis intègre l’École supérieure d’aéronautique et de construction mécanique (Supaéro) dont il sort diplômé en 1913.

Il dessine l’hélice Éclair pour avion, utilisée par l’aviation française durant la Première Guerre mondiale et construit son premier avion en 1917. Il quitte un temps le domaine aéronautique, puis y revient en 1928 et fonde la société des avions Marcel Bloch. Sa société étant nationalisée sous le nom SNCASO en 1937, il crée quelques mois plus tard la société anonyme des avions Marcel Bloch (SAAMB).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ayant refusé de collaborer avec les forces d’occupation, il est arrêté en 1940 en tant que juif par la police française. Arrêté avec sa femme et ses deux fils, Claude et Serge, internés à Montluc et ensuite à Drancy, il est déporté à Buchenwald en août 1944. Il y reste huit mois et est sauvé par Marcel Paul, membre du Parti communiste français et chef de l’organisation clandestine du camp, et également par Albert Baudet. Il manifeste par la suite sa gratitude en nommant Albert Baudet directeur de la publicité du magazine Jours de France et en versant chaque année une somme d’argent au journal l’Humanité et à la fédération des déportés FNDIRP.

En 1946, il fait changer son patronyme en Bloch-Dassault (décret paru au Journal officiel du 4 décembre 1946), puis en Dassault (décret paru