navigation

Personnalité du 28/01/2012 – Richard ANCONINA 28 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Cinéma,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Richard ANCONINA

Personnalité du 28/01/2012 - Richard ANCONINA dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3 4

newsg dans Cinéma News : 1 2
articleconnexe dans Personnalités du jour Article connexe : Jean-Paul BELMONDO

thmenatal Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Richard ANCONINA

né le 28/01/1953 à 10h45 à Paris – FRANCE

THEME NATAL

richardanconina28011953

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Richard Anconina, (*) né le 28 janvier 1953 à Paris, est un acteur français.

Richard Anconina est issu d’une famille juive berbère d’origine marocaine. Il quitte l’école après un CAP d’électromécanicien. Dès lors, il enchaîne les petits boulots jusqu’en 1977, date à laquelle il fait sa première apparition sur les écrans dans Comment se faire réformer.

220px-ANCONINA_Richard-24x30-NC

Richard Anconina photographié en 2008 par le Studio Harcourt.

L’année suivante, il obtient un rôle dans la pièce Notre-Dame de Paris (Robert Hossein).

En 1983, il joue le rôle de Bensoussan dans Tchao Pantin, qui lui permet de recevoir l’année suivante le César du meilleur acteur dans un second rôle et celui du meilleur jeune espoir masculin. Il est à nouveau nommé aux Césars en 1989 pour sa prestation dans Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch. En 1991, il joue dans Le Petit Criminel de Jacques Doillon, prix Louis-Delluc.

Malgré ces récompenses, il entame une traversée du désert qui prend fin en 1997 avec La Vérité si je mens !.

En 2002, il est membre du jury au festival du cinéma américain de Deauville.

Le film Camping 2, sorti le 21 avril 2010, tourné dans la région d’Arcachon et le téléfilm Panique !, diffusé le 13 mai 2010 sur TF1, tourné début 2009 dans la région de Nîmes, marquent son retour au cinéma et à la télévision.

Filmographie

220px-Richard_Anconina_Cannes_2011

Richard Anconina au festival de Cannes 2011.

Télévision

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

richardanconina

richardanconinalavritsi Une belle brochette : « La vérité si je mens ! »

richardanconinaguitare

richardanconina6

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Richard ANCONINA

richardanconinars280120

Pour le 28/01/2012 à 17h26 T.U., à Paris.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 11 ET NOEUD SUD EN MAISON 5

L’entrée du noeud nord en maison XI rend possible la réalisation de vos projets, même s’ils sont audacieux. Durant la période précédente, le nœud sud que vous aviez en maison VI a contrecarré les projets que vous souhaitiez accomplir en dressant maints obstacles sur votre route. Pourtant, votre nœud nord qui était en maison XII vous a permis de formuler des projets. Vous avez pu les trouver peu réalistes. Cependant, maintenant que vous avez quitté cette prison qu’était la maison XII et retrouvé votre liberté (maison XI) ces rêves peuvent commencer à se réaliser. Cette réalisation sera, toutefois, conditionnée par votre faculté à cultiver l’art de l’amitié. Ce seront les vraies amitiés et les relations sincères qui paveront l’avenue de vos opportunités durant cette période et la suivante. Ceci est suggéré par la présence du nœud nord en XI lequel vous incitera, par ailleurs, à refuser toutes les contraintes qui limiteraient cette nouvelle liberté. De plus, il vous autorise, dans l’ordre, à élargir le cercle de vos relations, à former de nouvelles amitiés, à obtenir leur soutien, à réaliser vos grands projets et à conquérir votre indépendance. Le nœud nord continuera son parcours en direction de la maison X, laquelle vous fera récolter les fruits des projets que vous aurez matérialisés pendant son passage en maison XI. Commencez donc par étendre le cercle de vo s relations car c’est parmi celles-ci que vous trouverez à réaliser vos projets les plus audacieux. Dans le même esprit, visez la fraternité, l’entraide mutuelle en adhérant à un ordre, un club ou une association. Les résultats pourront vous surprendre. Evitez à tout prix de vous laisser séduire par les tentations du nœud sud en maison V : les plaisirs sans mesure, la recherche de prestige, la satisfaction des sens, les liaisons faciles. En d’autres termes, prenez garde à tout ce qui flatte votre ego ; évitez tous les abandons où seul votre plaisir compte car ceci ressort du domaine négatif de la même période (nœud sud en V). Celle-ci n’est pas propice aux satisfactions affectives ou émotives en tête-à-tête, c’est-à-dire dans lesquelles vous seriez trop « personnel ». C’est ainsi que toute vie en couple ne peut subsister ici que si un vrai don de soi intervient, au-delà de l’utilisation de l’autre pour se satisfaire, et sous condition d’élargir la relation vers de vastes échanges avec le monde extérieur. Vous ne pourrez d’ailleurs pas supporter de restreindre votre vie au seul couple. Vous manqueriez d’air. Il vous faudra aussi vivre une expansion, en plus, pour conserver votre équilibre. Cette période est aussi source de déception issue des rapports avec les enfants. La bonne entente avec ces derniers est souvent compromise. Souvent, les accouchements y sont difficiles. Evitez aussi tout ce qui est d’ordre spéculatif : le loto, la loterie, les casinos. Ne jouez pas en bourse, n’attendez aucun résultat de la chance. En résumé, évitez tout ce qui flatte votre ego à titre personnel pour privilégier la fraternité et l’humanisme de manière large et impersonnelle, sans carcans ni restrictions.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 23/01/2012 – Christophe DECHAVANNE 23 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Médias,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Christophe DECHAVANNE

Personnalité du 23/01/2012 - Christophe DECHAVANNE dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3

newsg dans Médias News : 1 2 3
articleconnexe dans Personnalités du jour Article connexe : Victoria SILVSTEDT

thmenatal Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Christophe DECHAVANNE

né le 23/01/1958 à 07h40 à Paris – FRANCE

THEME NATAL

christophedechavanne23o

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Christophe Dechavanne-Binot (*) (connu sous le nom de Christophe Dechavanne), né le 23 janvier 1958 à Paris dans le 16ème arrondissement, est un animateur et un producteur d’émissions de télévision et de radio français.

D’abord animateur de radio sur Radio 7 et France Inter, il se fait connaître du grand public durant les années 1980 en présentant C’est encore mieux l’après-midi sur Antenne 2. Recruté par la chaîne privée TF1, il devient l’un des animateurs les plus populaires de France grâce aux talk-shows Ciel, mon mardi ! et Coucou c’est nous !. En 1989, il crée la société de production Coyote, qui produit des émissions et des téléfilms pour TF1. Après l’échec de sa nouvelle émission Tout le toutim, il rejoint le service public et anime notamment des soirées spéciales. Durant les années 2000, il effectue son retour en radio, à l’antenne de RTL et Europe 1. Dechavanne revient sur la Une et relance sa carrière télévisuelle en participant à des émissions de téléréalité comme La Ferme Célébrités, puis en présentant des jeux télévisés, notamment La Roue de la fortune qu’il a abandonné en novembre 2011. Depuis le 14 juin 2011, il co-anime avec Jean-Pierre Foucault le jeu La Bonne Touche sur RTL suite au départ de Cyril Hanouna.

Jeunesse

Christophe Dechavanne naît dans le 16e arrondissement de Paris. Son père est promoteur-marchand de biens et sa mère journaliste-pigiste. Il est scolarisé au lycée Fénelon Sainte-Marie. Après avoir échoué au baccalauréat, il s’inscrit dans une école immobilière de France se situant à Paris l’ESPI (École Supérieure des Professions Immobilières). Jusqu’au début des années 1980, il gagne sa vie dans l’immobilier en rénovant des appartements.

Débuts radio et télé

Christophe Dechavanne abandonne ses activités immobilières en 1982 pour entamer une carrière professionnelle d’homme de radio sur Radio 7 et France Inter. Il réalise également quelques reportages pour l’émission Temps X, présentée par les frères Bogdanoff. Durant l’été 1983, il effectue ses débuts en tant qu’animateur de télévision. La chaîne TF1 lui confie la présentation de Super Défi, un jeu télévisé au cours duquel de jeunes concurrents doivent s’opposer sur une console de jeux vidéo. Dechavanne apparaît également sur l’antenne de Canal+, dans l’émission 7/9 de Michel Denisot, où il présente une rubrique informatique, des gadgets, puis la météo, en alternance avec un autre jeune débutant, Alain Chabat. En 1985, la productrice Dominique Cantien le recrute afin de présenter un talk-show quotidien, diffusé l’après-midi sur Antenne 2. C’est encore mieux l’après-midi, qu’il anime durant deux ans, lui permet d’accroître sa notoriété. Christophe Dechavanne impose un style très dynamique et convivial et développe peu à peu un certain talent d’improvisation. Durant l’été 1986 il présente également l’éphémère Toutes folles de lui, émission diffusée le samedi soir.

Consécration sur TF1

Il choisit de quitter le service public pour rejoindre TF1, la chaîne nouvellement privatisée. Il y présente d’abord Panique sur le 16 en 1987, un talk-show arrêté en février 1988 car ne rencontrerant pas un franc succès, et surtout Ciel, mon mardi !. Cette émission de débat, diffusée en deuxième partie de soirée, attire jusqu’à 6 millions de téléspectateurs. En 1989, il crée sa société de production, Pro C.D. (plus tard rebaptisée Coyote) qui produira ensuite toutes ses émissions. En 1992, il arrête Ciel, mon mardi ! en plein succès pour une émission quotidienne diffusée avant le journal de 20 heures, intitulée Coucou c’est nous !. Elle le propulse en tête des personnalités de TF1 et des animateurs télé de l’époque. Sa société de production fonctionne à plein régime et ses bons résultats lui permettent de diversifier ses activités grâce aux émissions présentées en solo par Patrice Carmouze, Sophie Favier (Sophie sans interdit) et Pierre Bellemare (Faut pas pousser).

Conflit avec TF1 et départ sur France 2

Deux ans plus tard, Dechavanne décide – en plein succès – d’arrêter Coucou c’est nous !, usé par le rythme quotidien et la peur de la routine. C’est ainsi qu’en septembre 1994, alors au sommet de sa popularité, figure numéro un de la chaîne, il se voit offrir la prestigieuse tranche de première partie de soirée. L’animateur lance Tout le toutim, un nouveau talk-show bénéficiant de plus de moyens et d’un plus grand plateau. Néanmoins, l’émission déçoit et est annulée au bout de quatre numéros. Suite à cet épisode, Patrick Le Lay qualifie Dechavanne d’« accident industriel » durant une conférence de presse. S’ensuit une bataille juridique entre TF1 et Coyote qui n’apprécie pas la déprogrammation brutale de l’émission. La société de Christophe Dechavanne obtient gain de cause, et les deux parties s’accordent sur un retour à l’antenne de Coucou c’est nous ! (rebaptisée Coucou !), qui a lieu en janvier 1995. Le concept ne rencontre plus le même succès et l’émission est devancée par Studio Gabriel de Michel Drucker. En 1996, il présente Comme un Lundi, une émission de débats de deuxième partie de soirée organisée dans une station de métro reconstituée. Deux équipes, les pour et les contre, sont réparties sur chacun des deux quais.

Il présente également avec Frédéric Mitterrand, le premier Sidaction retransmis en direct sur toutes les chaînes hertziennes généralistes.

L’année suivante, il quitte TF1 pour France 2 où il présente Télé Qua Non et Du fer dans les épinards. Il anime également quelques émissions spéciales en prime time (Les beaux joueurs, Aime comme Maman). En 1999, Christophe Dechavanne n’est plus à l’antenne. La situation va durer quelques années, durant lesquelles il travaille à la radio pour RTL et Europe 1, et éphémèrement pour Comedie (La Grosse Emission) et Canal + (festival de Cannes).

Son retour sur TF1

En 2001, il renoue avec TF1 et relance Ciel, mon mardi !. La nouvelle formule est diffusée durant une seule saison, la chaîne ne souhaitant pas reconduire l’émission. L’année suivante, il présente Tant qu’il y aura un homme, entouré d’une équipe entièrement féminine. Des résultats décevants en matière d’audience poussent TF1 à annuler sa diffusion après trois numéros.

Sans émission sur TF1, il fait un bref passage à Canal + pour le Festival de Cannes 2002 avec l’émission Tenue de soirée.

En 2003, Christophe Dechavanne relance sa carrière télévisuelle en participant à l’émission de téléréalité Nice People avec notamment Sophie Favier, son ancienne collaboratrice de Ciel, mon mardi !. L’émission réalise de bonnes audiences durant le séjour de Dechavanne, ce qui redonne ainsi confiance aux dirigeants de la chaîne. En février 2004, il présente Coucou c’est nous !, 10 ans déjà sur TF1, qui est un succès. D’avril à juin 2004, il présente La Ferme Célébrités avec Patrice Carmouze, télé-réalité qui sera reconduite l’année suivante. Depuis 2005, ils présentent ensemble La Soirée de l’étrange.

Christophe Dechavanne anime des versions rajeunies de jeux télévisés de la Une : La Roue de la fortune en compagnie du mannequin Victoria Silvstedt depuis 2006 et Une famille en or, qu’il coproduit avec la société FremantleMedia, depuis mai 2007. Il apparaît dans la plupart de ses émissions avec son chien de race, Adeck, un Jack Russell Terrier.

Dechavanne participe également à des émissions spéciales. Il présente 100 plus grands…, émission produite comme La Ferme par Endemol, groupe dirigé par son ancien collaborateur Stéphane Courbit jusqu’en 2007. En 2008, il anime Nord / Sud : le grand match, ainsi que la soirée Qui sera le meilleur ce soir ?, en compagnie de Liane Foly. Un autre numéro, co-présenté avec Victoria Silvstedt et consacré aux enfants, est diffusé l’année suivante.

En tant que producteur

Dechavanne dirige la société Coyote qu’il a créée en 1989 avec Fabrice Bonanno. Elle produit ses propres émissions, ainsi que des magazines télévisés dont Combien ça coûte ?, présenté par Jean-Pierre Pernaut depuis 1991 et Carte postale gourmande de Jean-Luc Petitrenaud.

Les Productions Clebs, filiale de sa société, produit également des fictions pour TF1, dont Ma fille est innocente, téléfilm réalisé en 2007 par Charlotte Brandström. En 2005 il fonde Titanium Entertainment, nouvelle filiale de Coyote, qui l’année suivante produit l’émission quotidienne On dit de vous. Le talk show présenté par Dechavanne est accessible aux abonnés de l’opérateur français de téléphonie mobile SFR.

Carrière radiophonique

Christophe Dechavanne anime ses premières émissions de radio en 1982, sur Radio 7, puis France Inter. Il signe ses premiers reportages grâce au journaliste Jacques Esnous. En 1985, il anime sur Europe 1 la version radio du jeu de société Trivial Pursuit avant de se consacrer entièrement à la télévision. À la fin des années 1990, sa carrière télévisuelle étant au creux de la vague, il effectue son retour au micro. Il anime C’est bien de le dire sur RTL. La direction de la station le charge de reprendre les Les Grosses Têtes, suite à l’éviction de Philippe Bouvard, mais des chiffres d’audiences en forte baisse poussent RTL à annuler l’émission en décembre 2000. L’animateur revient à l’antenne avec Elle est pas belle la vie, puis Happy Call, diffusée en fin d’après-midi sur RTL2. En 2004 et 2005, il présente avec Patrice Carmouze une émission quotidienne sur Europe 1 de 15 h à 16 h 30 . En juin 2011, Christophe remplace Cyril Hanouna de l’émission La Bonne Touche sur RTL.

Carrière de comédien

Dechavanne prête sa voix au personnage de Crash l’opossum dans la version française du film d’animation américain L’Âge de glace 2. Il reprend le rôle dans le 3e épisode de la série, sorti en 2009. Il apparaît dans plusieurs téléfilms. Dans Hubert et le chien, diffusé sur TF1 en avril 2007, rediffusé en 2009, il incarne un scientifique décalé et angoissé. Dans la comédie policière Braquage en famille, diffusée sur TF1 en septembre 2008, il tient le rôle d’un policier, fils d’un ancien cambrioleur interprété par Michel Aumont. Lors de leur première diffusion, les deux fictions réalisent respectivement des scores de 32 % et 24 % de part de marché.

Présentation d’émissions de télévision

Famille

Christophe Dechavanne est daltonien, et il a une sœur. Il est le père de trois enfants, de trois mères différentes (dont notamment Manon Saidani) : Pauline, Paul-Henri et Ninon. Il épouse en juillet 2004 l’ex-mannequin et chroniqueuse Stéphanie Long, à la mairie de Nançay, dans le Cher, en présence notamment de Patrice Carmouze et d’Antoine de Caunes. Le couple est divorcé depuis novembre 2005.

En 2005, Christophe Dechavanne adopte un Jack Ressel Terrier qu’il nomme Adeck.

Dans son numéro 43 daté du 26 janvier 2006, la revue people Choc publie plusieurs photos montrant Christophe Dechavanne complètement nu, de face, en compagnie d’une jeune femme prénommée Zivar, qui serait sa compagne. Elles auraient été prises le 2 janvier, au Huvafen Fushi, un luxueux hôtel des îles Maldives où l’animateur était en vacances. Le 2 février, Christophe Dechavanne a réussi à obtenir un retrait des kiosques du magazine, l’avocat de l’animateur, François Stefanaggi, affirmant que « dans ces photos, il n’y avait aucune volonté d’informer ».

Le 22 juillet 2010, Christophe Dechavanne épouse sa compagne Sophie Lapointe directrice chez BCBG, une marque de prêt-à-porter de luxe, à la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris, devant une quinzaine de proches. C’est le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, qui unit les conjoints au cours d’une cérémonie civile.

Compétition automobile

Dechavanne est un passionné de sport automobile, notamment de rallye. Il débute la compétition en 1992 dans la coupe Caterham et participe à plusieurs reprises aux championnats de France et de Belgique de Supertourisme, ainsi qu’à la Porsche carrera cup france. Il prend également part aux premières éditions du Trophée Andros. L’animateur participe à l’édition 1993 des 24 Heures du Mans sur Venturi 500 LM (abandon) et aux 24 heures de Spa 2005 sur une Dodge Viper28,29.

Engagements

Présentateur du premier Sidaction, et figurant parmi les premières personnalités à proposer le préservatif à un franc, il conclut traditionnellement ses émissions par la formule « Sortez couverts ! », allusion au port du préservatif. En mars 2009, il réagit aux déclarations du pape Benoît XVI sur le préservatif et la contraception. Dechavanne est le parrain de l’opération Sortez Couverts !, organisée par l’association Croix verte et ruban rouge et la société Polidis, qui permet de trouver des préservatifs au prix de 20 centimes l’unité dans les pharmacies françaises

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

christophedechavanne

christophedechavanneets

christophedechavanneses

christophedechavanneets

christophedechavanne

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube

La Page Perso de Christophe Dechavanne, Mon Clebs

Interview de Christophe Dechavanne

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Christophe DECHAVANNE

christophedechavanners2

Pour le 23/01/2012 à 09h21 T.U., à Paris.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 11 ET NOEUD SUD EN MAISON 5

L’entrée du noeud nord en maison XI rend possible la réalisation de vos projets, même s’ils sont audacieux. Durant la période précédente, le nœud sud que vous aviez en maison VI a contrecarré les projets que vous souhaitiez accomplir en dressant maints obstacles sur votre route. Pourtant, votre nœud nord qui était en maison XII vous a permis de formuler des projets. Vous avez pu les trouver peu réalistes. Cependant, maintenant que vous avez quitté cette prison qu’était la maison XII et retrouvé votre liberté (maison XI) ces rêves peuvent commencer à se réaliser. Cette réalisation sera, toutefois, conditionnée par votre faculté à cultiver l’art de l’amitié. Ce seront les vraies amitiés et les relations sincères qui paveront l’avenue de vos opportunités durant cette période et la suivante. Ceci est suggéré par la présence du nœud nord en XI lequel vous incitera, par ailleurs, à refuser toutes les contraintes qui limiteraient cette nouvelle liberté. De plus, il vous autorise, dans l’ordre, à élargir le cercle de vos relations, à former de nouvelles amitiés, à obtenir leur soutien, à réaliser vos grands projets et à conquérir votre indépendance. Le nœud nord continuera son parcours en direction de la maison X, laquelle vous fera récolter les fruits des projets que vous aurez matérialisés pendant son passage en maison XI. Commencez donc par étendre le cercle de vo s relations car c’est parmi celles-ci que vous trouverez à réaliser vos projets les plus audacieux. Dans le même esprit, visez la fraternité, l’entraide mutuelle en adhérant à un ordre, un club ou une association. Les résultats pourront vous surprendre. Evitez à tout prix de vous laisser séduire par les tentations du nœud sud en maison V : les plaisirs sans mesure, la recherche de prestige, la satisfaction des sens, les liaisons faciles. En d’autres termes, prenez garde à tout ce qui flatte votre ego ; évitez tous les abandons où seul votre plaisir compte car ceci ressort du domaine négatif de la même période (nœud sud en V). Celle-ci n’est pas propice aux satisfactions affectives ou émotives en tête-à-tête, c’est-à-dire dans lesquelles vous seriez trop « personnel ». C’est ainsi que toute vie en couple ne peut subsister ici que si un vrai don de soi intervient, au-delà de l’utilisation de l’autre pour se satisfaire, et sous condition d’élargir la relation vers de vastes échanges avec le monde extérieur. Vous ne pourrez d’ailleurs pas supporter de restreindre votre vie au seul couple. Vous manqueriez d’air. Il vous faudra aussi vivre une expansion, en plus, pour conserver votre équilibre. Cette période est aussi source de déception issue des rapports avec les enfants. La bonne entente avec ces derniers est souvent compromise. Souvent, les accouchements y sont difficiles. Evitez aussi tout ce qui est d’ordre spéculatif : le loto, la loterie, les casinos. Ne jouez pas en bourse, n’attendez aucun résultat de la chance. En résumé, évitez tout ce qui flatte votre ego à titre personnel pour privilégier la fraternité et l’humanisme de manière large et impersonnelle, sans carcans ni restrictions.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 23/01/2012 – Doutzen KROES

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Mannequin,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Doutzen Kroes

Personnalité du 23/01/2012 - Doutzen KROES dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3

newsg dans Mannequin News : 1 2

thmenatal dans Personnalités du jour Thème natal

 

symbolebiographie Biographie

appareilphoto Photos

flashclips Vidéos
——————————————————————————————————————————-

Doutzen Kroes

née le 23/01/1985 à Oostermeer (Pays-Bas) – NETHERLANDS

THEME NATAL

Thème géocentrique (heure de naissance inconnue)

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Selon vos coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de tracer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Doutzen Kroes (*) (née le 23 janvier 1985, à Eastermar, en Frise) est un mannequin néerlandais.

Doutzen Kroes est représentée par de nombreuses agences : Paparazzi Amsterdam, Yes Model Management, DNA Models, Viva Model Management et Women Milan. Elle mesure 1,78 m et pèse 54 kg. Ses mensurations sont 88-62-88.

Elle a fait les couvertures de Time, Vogue, Harper’s Bazaar et Numero. Elle apparaît de manière régulière dans le catalogue de Victoria’s Secret, et participa à leur défilé de mode en 2005, 2006, 2008 et 2009. Elle a aussi participé à des campagnes de publicité de Gucci, Calvin Klein, Tommy Hilfiger, Escada, Dolce & Gabbana, Valentino, Versace, et Neiman Marcus.

En 2005, Doutzen Kroes fut élue mannequin de l’année sur Vogue.com par les lecteurs.

En 2006, elle a signé un contrat de trois ans avec la marque Calvin Klein. En 2009, le contrat a été renouvelé. Elle est la représentante du parfum « Eternity » de Calvin Klein pour les campagnes d’août 2005 et avril 2006, et a signé un contrat de trois ans avec l’Oréal Paris.

En 2006, Omrop Fryslân a fait un documentaire sur Doutzen Kroes. Piter Claus a suivi Doutzen pendant la fashion week à Milan. Le documentaire a reçu un NL-Award dans la catégorie « meilleur documentaire régional ».

En avril 2007, le magazine Forbes la classe 14e au classement des top models les mieux payées avec des revenus évalués en 1 an à $1,5 million. En avril 2008, Forbes publie un nouveau classement. Doutzen arrive en 5e position derrière Gisele Bündchen, Heidi Klum, Kate Moss et Adriana Lima, avec des revenus à $6 millions sur 1 an.

En mai 2007, elle a fait la couverture du Vogue US avec d’autres célèbres top-models : Hilary Rhoda, Caroline Trentini, Raquel Zimmermann, Sasha Pivovarova, Agyness Deyn, Coco Rocha, Jessica Stam, Chanel Iman et Lily Donaldson.

En avril 2008, Victoria’s Secret a confirmé au magazine « people » que Doutzen était le nouvel Ange de la marque. Elle rejoint ainsi les autres anges de la marque : Miranda Kerr, Adriana Lima, Marisa Miller, Heidi Klum et Alessandra Ambrosio. En août 2008, elle a fait sa première campagne « Supermodel Obsession » pour Victoria’s Secret, avec une autre égérie de la marque, Adriana Lima.

En 2008, elle a signé un contrat avec la marque de jeans, 7 for all mankind ainsi qu’avec la marque de cashmere, Repeat pour deux ans. Elle a aussi fait une apparition dans le Calendrier Pirelli 2008.

En 2009, Doutzen est 21e sur 99, au classement askmen des femmes les plus désirables. Le site models.com ainsi que le site portugais sapo.pt, la classent 2e (derrière sa collègue Adriana Lima) au top 20 des plus belles top models.

Doutzen Kroes est aussi ambassadrice de la langue frisonne.

Elle soutient de nombreuses associations telles que l’UNICEF, Greenpeace ou encore WWF.

Elle a récemment rompu avec son petit ami de longue date DJ Ruckus, cousin de Lenny Kravitz et DJ américain. Elle est désormais mariée au DJ néerlandais Sunnery James. Ils sont les parents d’un garçon nommé Phyllon (prononcé Fillen) le 21 janvier 2011.

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

doutzenkroes1

doutzenkroeschevelure

doutzenkroespaparazzi

doutzenkroes6 doutzenkroes20061220

doutzenkroesmonokini

doutzenkroeslemannequin

douteznkroesfourure

bar

Revenir en haut de la page. 24

flashclips

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

 

 

 

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personalité du 22/01/2012 – Gaston DOMINICI 22 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Faits divers,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Gaston DOMINICI

Personalité du 22/01/2012 - Gaston DOMINICI dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3 4

thmenatal dans Faits divers Thème natal

symbolebiographie dans Personnalités du jour Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Gaston DOMINICI

né le 22/01/1877 à 07h00 à Digne-les-Bains (04) – FRANCE

THEME NATAL

gastondominici22011877

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

L’affaire Dominici (*) est une affaire criminelle survenue en France. Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, trois Anglais, Jack Drummond, sa femme Anne et leur fille Elizabeth sont assassinés près de leur voiture à proximité de La Grand’Terre, la ferme de la famille Dominici, sur la commune de Lurs dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le patriarche Gaston Dominici a été accusé du triple meurtre, condamné à mort sans que sa culpabilité ait jamais été clairement établie. En 1957, le président Coty commue la peine et le 14 juillet 1960 le général de Gaulle gracie et libère Gaston Dominici. L’affaire fut suivie par plusieurs journalistes, tant français qu’étrangers.

Historique

Le triple meurtre

Au soir du 4 août 1952, alors qu’ils sont en vacances en France avec leur voiture, une Hillman vert amande immatriculée NNK 686, les Drummond font une étape au bord de la route nationale 96, à 165 mètres de La Grand’Terre, une ferme modeste malgré son nom, située sur le territoire de la commune de Lurs dans les Basses-Alpes (aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence). L’emplacement est proche d’une borne kilométrique, le kilomètre 32, indiquant d’une part que Peyruis est distant de 6 km au nord, d’autre part que La Brillanne se trouve à 6 km au sud. Un large chemin empierré permet de descendre jusqu’aux rives de la Durance. Un pont enjambe la voie ferrée à 60 m de la route. Un sentier serpente de part et d’autre de la voie ferrée et de la pente de la Durance.

La Grand’Terre est occupée par les Dominici, une famille d’agriculteurs comprenant Gaston, le patriarche, 75 ans, Marie son épouse, 73 ans, Gustave leur fils, 33 ans, Yvette, 20 ans, la femme de Gustave et leur bébé Alain, 10 mois. La famille est d’origine italienne, l’arrière-grand-père piémontais de Gaston s’étant installé à Seyne (Alpes-de-Haute-Provence) comme cultivateur en 1800.

Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, six coups de feu sont tirés à 1h10. Passant à 4h30 sur les lieux du crime, Marceau Blanc remarque un lit de camp devant la Hillman de la famille Drummond, ainsi qu’une couverture ou une toile qui masque les vitres droites et le pare-brise de la voiture. À 4h50, passant à son tour, Joseph Moynier ne voit rien de cela. À 5h20, Jean Hébrard aperçoit un lit de camp dressé contre la voiture. Les lieux du crime sont en constante évolution, ce qui semble contredire la thèse de l’intervention brève d’un commando extérieur venu exécuter un contrat.

Gustave Dominici déclare s’être levé à 5h30 et n’avoir découvert que le cadavre de la petite Elizabeth Drummond vers 5h45, le crâne fracassé, à 77 mètres de la voiture sur la pente menant à la Durance ; les cadavres des parents, Anne et Jack Drummond gisent près de leur voiture. Vers 6h00, Gustave interpelle le motard Jean-Marie Olivier et le délègue pour avertir les gendarmes d’Oraison de sa découverte. Alors qu’il possède une moto, il préfère donc faire appel à un passant pour prévenir la gendarmerie.

Vers 6h30, venant de Peyruis, Faustin Roure dépasse à vélomoteur Clovis Dominici et son beau-frère Marcel Boyer sur leurs bicyclettes ; il se rend directement au pont de la voie ferrée pour constater l’état d’un éboulement sur celle-ci, que Gustave lui a signalé la veille, en se déplaçant chez lui vers 21h00. Au même instant, les deux beaux-frères qui se sont arrêtés à La Grand’Terre, apprennent par Gustave que des coups de feu ont retenti vers une heure du matin et qu’il a découvert le cadavre d’une fillette sur la pente menant à la Durance. Les deux hommes se précipitent vers l’endroit et rencontrent F. Roure qui remonte de la tranchée de la voie ferrée. À 15 m de la sortie du pont, ils découvrent le corps de la petite Elizabeth et M. Boyer remarque que Clovis semble connaître la position exacte du petit cadavre et empêche ses compagnons d’approcher au plus près. En revenant sur la route, les trois hommes découvrent les corps des parents ; la mère, sur le dos, entièrement recouverte d’une couverture est en parallèle à gauche de la voiture ; son mari gît sur le dos, recouvert d’un lit de camp, de l’autre côté de la route. Inquiété par ce qu’il a entendu de la conversation à voix basse entre les deux frères lors du retour à la ferme, M. Boyer va nier s’y être arrêté lorsqu’il est interrogé sur son lieu de travail par le gendarme Romanet le 16 août 1952.

Avant de renoncer à ce mensonge, désavoué par F. Roure, le 20 août, quand il est entendu par le commissaire Sébeille, il dit ne pas savoir expliquer pourquoi il a menti. On en saura la raison le 13 novembre 1953, quand Clovis Dominici révèle que Gustave lui parlait des cris d’épouvante et de douleur des Drummond en présence de Marcel Boyer et de Roger Drac.

Entre 6h50 et 7h00, Jean Ricard qui a campé la veille sur le plateau de Ganagobie, passe à pied sur le lieu du drame et son attention est attirée par la voiture et par le désordre qui règne autour de celle-ci ; il contourne la Hillman et voit un lit de camp vide le long de la voiture ; à deux mètres environ à gauche, en parallèle, il découvre une forme humaine à même le sol, recouverte d’une couverture de la tête jusqu’en dessous des genoux avec les pieds en direction de La Grand’Terre.

Vers 7h00, ne voyant pas venir les gendarmes, Yvette Dominici, quoique enceinte de son deuxième enfant, enfourche son vélo et se dirige vers la ferme Sylve, négociant à Giropey, pour téléphoner à la gendarmerie. À la hauteur de la ferme Guillermain, située 350 m au sud de La Grand’Terre, elle rencontre Aimé Perrin et lui apprend que Gustave a découvert une petite fille, massacrée sur le talus de la Durance et mentionne la présence d’une femme habillée de noir, en compagnie des Drummond, vue par Gustave la veille au soir. Yvette demande à Aimé Perrin d’aller téléphoner à sa place. Ce dernier s’en retourne et rencontre au quartier de la Croix les gendarmes Romanet et Bouchier, avant de les accompagner sur les lieux du crime.

Vers 7h30, les deux gendarmes et Aimé Perrin arrivent sur place. Selon ce dernier, Gustave est venu à pied et sans son vélo ; il surgit dans le dos des gendarmes qui viennent de découvrir le corps d’Anne Drummond. Ils trouvent un lambeau de peau de main de 4 cm2 accroché à gauche du pare-choc arrière de la voiture ; il sera remis au commissaire Sébeille dès son arrivée. Les portières avant sont fermées alors que la double portière arrière est poussée, avec la clef à l’extérieur sur la serrure. Ceci exclut que la fillette s’y soit enfermée de l’intérieur. À 6,40 m de l’arrière de la Hillman se situe un puisard d’écoulement derrière lequel les gendarmes remarquent une énorme flaque de sang d’un m² de superficie. Aucun prélèvement sanguin ne sera effectué et on ne saura jamais qui a perdu autant de sang à cet endroit. Les gendarmes trouvent deux douilles et deux cartouches pleines, groupées en paires insolites comprenant chacune une douille et une cartouche intacte. Une paire se trouve à 3 m de l’arrière de la voiture ; l’autre paire se situe à 5 m en perpendiculaire de l’avant-gauche de la voiture et à 1,50 m de Lady Anne. Les deux paires sont distantes d’environ 9 m l’une de l’autre. Les douilles sont marquées LC4 et sont différentes des cartouches pleines marquées WCC 43 et 44. Gustave leur signale le corps de J. Drummond de l’autre côté de la route et indique celui de la fillette sur le talus de la Durance. Les deux gendarmes découvrent des empreintes de pas faites par des semelles de crêpe neuve, allant et venant près du corps d’Elizabeth. Ces empreintes sont protégées avec des branchettes et photographiées.

Romanet emprunte le vélo de Madame Perrin, venue rejoindre son mari, pour aller téléphoner chez le négociant Sylve et demander des renforts. Après 7h45, Faustin Roure revenant de Peyruis, où il est parti informer son chef de district, s’arrête de nouveau à la ferme. Il voit Gaston rentrer ses chèvres et surprend les propos du vieillard et d’Yvette qui lui apprend la tuerie. Nul ne peut affirmer s’il s’agit d’un véritable entretien ou d’un échange feint entre les deux protagonistes à l’attention de Roure, qu’ils ont repéré caché derrière la treille.

Vers 8h00, Bouchier, resté seul sur le bivouac, voit passer Roger Perrin en vélo se dirigeant vers La Grand’Terre. Peu de temps après, ce dernier revient à pied, le vélo à la main, accompagné de son grand-père et de Gustave. Gaston demande au gendarme la permission d’aller recouvrir le corps d’Elizabeth avec une couverture qu’il prend sur le lit de camp. Il sait donc que la fillette n’est pas recouverte.

À 8h15, le capitaine Albert arrive sur les lieux avec les gendarmes Crespy, Rebaudo et Romanet qu’il a récupérés devant chez les Perrin à Giropey. Dès son arrivée le capitaine Albert remarque un vélo au pied du mûrier ; la plaque d’identité lui indique que c’est celui de Gustave. Interrogé, celui-ci dit qu’il est allé chercher de la craie à la demande des gendarmes et qu’il a pris son vélo pour aller au plus vite, ce qui est réfuté par les gendarmes Romanet et Bouchier. De plus, le vélo disparaît sans que personne remarque qui est parti avec, ni quand.

Vers 8h30, arrivent le maire de Lurs, Henri Estoublon, qui a prévenu d’autres édiles, et le docteur Dragon qui commence ses constatations sur les corps des parents Drummond. Lorsqu’il se penche sur celui d’Elizabeth à 9h15, il constate d’une part que les membres et le torse sont encore souples et d’autre part que les pieds sont propres.

Vers 9h15, les Barth, parents d’Yvette, arrivent à la ferme Dominici. Yvette n’étant pas prête, elle sera emmenée par le boucher Nervi au marché d’Oraison et ne reviendra qu’après 16h00, accompagnée par ses parents, alors que d’habitude elle fait ses achats à Forcalquier et rentre pour le repas de midi.

À 9h30, venant de Digne, apparaissent le procureur Louis Sabatier, le juge d’instruction Roger Périès et son greffier Émile Barras. Vers 10h00, surgit le gendarme maître-chien Legonge avec sa chienne Wasch. Mise en présence d’Elizabeth qu’elle flaire, alors que Gaston, Gustave et Roger observent la scène, la chienne suit le sentier côté Durance sur environ 50 m en progressant vers le nord, puis descend sur la voie ferrée qu’elle suit sur une centaine de mètres en s’éloignant de la ferme, vers Peyruis, puis elle remonte sur la RN 96, traverse la route et monte jusqu’au canal d’arrosage qui se situe 30 m au-dessus de la chaussée et s’arrête là. Personne ne peut comprendre à quoi correspond cet itinéraire. Les constats se font au milieu de dizaines de badauds et d’officiels qui piétinent et perturbent le vaste périmètre du crime ; on ne peut pas exclure l’hypothèse de quelques manipulations ou de menus larcins commis au titre de souvenirs macabres.

Pour le repas de midi, Gustave, Clovis et Paul Maillet se retrouvent dans la cuisine de Gaston ; au cours du repas, P. Maillet apprend qu’Elizabeth a été découverte encore vivante par Gustave. Il dira avoir été choqué que personne n’ait tenté de lui porter secours.

Les débuts de l’enquête

L’enquête est confiée au commissaire de police Edmond Sébeille de la 9e Brigade mobile de Marseille. À 15h00, le juge Périès ne voyant pas venir les policiers de Marseille, décide de la levée des corps qui s’effectue à 15h30. Lors de la levée du corps de la fillette, le fossoyeur Figuière découvre un éclat de bois de crosse à dix centimètres de la tête d’Elizabeth et cet éclat passe de main en main sans savoir à quoi il correspond. À l’arrivée des policiers, une altercation éclate entre le commissaire Sébeille, le juge Périès et le capitaine Albert à qui il reproche de ne pas avoir contenu la foule de badauds et de journalistes qui piétine et fouille le périmètre du crime. Selon Sébeille, lui et son équipe sont arrivés à 13h30 à Lurs ; de nombreux journalistes dont André Sevry, correspondant du quotidien Le Monde, situent l’arrivée des policiers marseillais après 16h30.

Le 5 août vers 18h00, les inspecteurs Ranchin et Culioli repêchent dans la Durance une carabine de guerre cassée en deux, une US M1 calibre 30 Rock Ola. L’arme est en très mauvais état. Il manque plusieurs éléments et elle a été réparée avec des moyens de fortune : le guidon a été remplacé par une demi pièce de un franc de l’époque, le couvre-main en bois qui coiffe le canon est manquant, l’anneau grenadier est remplacé par une bague en duralumin de plaque d’identité de vélo qui maintient le canon au fût et fixé par une vis dans le bois, la dragonne est absente et l’ergot de queue de la culasse est cassé. Il ne peut donc s’agir en aucun cas de l’arme d’un tueur chevronné mais désigne plutôt un bricoleur.

Ce même jour, le camionneur Ode Arnaud déclare à la gendarmerie de Château-Arnoux avoir vu un homme assis à gauche à l’arrière de la Hillman lors de son passage à 23h15 et dépassé vers minuit, trois kilomètres avant Manosque, un side-car dont le side était gauche. Plus tard, les Dominici prétendront que ce side-car s’est arrêté chez eux mais ils situeront sa halte à 23h30. Il s’agit d’une manœuvre destinée à discréditer le témoignage du dénonciateur anonyme qui affirme avoir vu Gustave hors de la ferme en compagnie d’un inconnu entre 23h30 et minuit mais aussi à semer le trouble sur celui d’Ode Arnaud.

Vers 19h30, le commissaire Sébeille rencontre pour la première fois Gaston Dominici près de l’endroit où gisait la petite Elizabeth quelques heures plus tôt. Les tatouages et les propos que lui tient le vieux chevrier impressionnent défavorablement le policier.

Le 6 août 1952 ont lieu les premières auditions des Dominici et les premières invraisemblances apparaissent. Les Dominici disent avoir entendu les coups de feu mais non les cris et les appels de détresse des victimes. Gaston s’attribue la découverte de l’éclat de crosse de la US M1 et prétend l’avoir trouvé à 30 cm de la tête de la petite victime, peu après 8h00, en recouvrant le corps de la fillette avec une couverture ; il dit aussi l’avoir remis au gendarme Bouchier. Les inspecteurs Culioli et Ranchin découvrent une culotte de fillette dans un fourré du talus de la voie ferrée à 450 m de La Grand’Terre près de la gare sise au sud. L’inspecteur Ranchin le confirmera par écrit, lors de la contre-enquête, au capitaine Albert le 25 août 1955. Francis Perrin, le facteur de Lurs, déclare aux gendarmes qu’il a suivi les Drummond descendant de Lurs en voiture entre 11h30 et midi. Il renouvellera ce témoignage au commissaire Constant le 3 octobre 1952.

Les 6 et 7 août, Lucien Duc, camionneur à La Roche-de-Rame témoigne à la gendarmerie de La Bessée (Hautes-Alpes). Il déclare être passé à 0h20 sur les lieux du crime en compagnie de son frère Georges, ils ont vu un inconnu « au visage inquiétant » qui s’est figé sur place à leur approche, à une centaine de mètres de la Hillman en direction de la ferme Dominici. L’inconnu est décrit comme âgé d’environ quarante ans, corpulent, mesurant environ 1,80 m et pourvu d’une chevelure abondante.

Les 6 et 13 août 1952, le commissaire Sébeille recueille les témoignages de Henri Conil, entrepreneur de bâtiments, et de Jean Brault, étudiant en vacances à Peyruis. H. Conil dit être passé avec son camion devant la Hillman entre 1h30 et 1h35 en compagnie de l’étudiant en médecine. Les deux hommes disent avoir vu une silhouette bouger dans l’ombre près de la voiture, ce qui voudrait dire que l’assassin ou un complice était encore présent sur place.

Le 7 août 1952, une perquisition à la ferme permet de saisir un fusil de chasse de calibre 12, un vieux fusil de guerre Gras rechambré pour la chasse au gros gibier et une carabine 9 mm. Gustave refuse de répondre aux questions des policiers en présentant un certificat de maladie de complaisance. En fin d’après-midi, à 17h00, les obsèques des Drummond ont lieu à Forcalquier.

Le matin du 8 août 1952, Gustave est interrogé pendant quatre heures par Sébeille à Peyruis. Le fermier maintient ses précédentes déclarations. Le commissaire Sébeille entend Lucien Duc qui renouvelle ses dépositions des 6 et 7 août. Roger Roche qui habite Dabisse, un hameau à 1 800 m au nord-est de La Grand’Terre, dépose à la gendarmerie de Malijai. Il déclare qu’il était dans son jardin au moment du drame et qu’il a entendu quatre ou cinq coups de feu en provenance de la ferme. Il dit, sans être catégorique, avoir entendu des cris. Il poursuit en disant être resté dehors un quart d’heure et ne pas avoir entendu de bruit de moteur ni vu de lueur de phares de véhicule sur la nationale 96. Dans l’après-midi, le commissaire Sébeille présente la carabine US M1 à Clovis Dominici qui s’effondre sur la voie à sa vue. Emmené à Peyruis et interrogé deux heures durant, il nie connaître l’arme du crime.

Les gendarmes Romanet et Bouchier recueillent le témoignage de J.-M. Olivier à son domicile. Selon lui, Gustave l’a hélé de derrière la Hillman à hauteur du capot. Surpris, Olivier s’est arrêté une trentaine de mètres plus loin. Gustave l’a rejoint en courant et lui a demandé d’avertir la gendarmerie d’Oraison. Gustave lui aurait dit : « Il y a un type mort sur le talus au bord de la route ». Selon Gustave, il aurait seulement dit qu’il y avait « un mort là-bas » en désignant la Durance d’un geste. Or, selon sa propre version, vers 6h00, il savait qu’Elizabeth n’était pas encore morte.

Le 9 août, le quotidien France Soir publie le carnet de voyage d’Elizabeth Drummond : il s’agit en réalité d’un faux réalisé par le journaliste Jacques Chapus.

Le 12 août, Aimé Perrin, demeurant à Giropey, est interrogé par le gendarme Romanet sur les conditions de sa rencontre avec Yvette Dominici le matin du 5 août. Aimé Perrin lui rapporte les propos d’Yvette, qui a évoqué, entre autres, la présence d’une femme en noir. Aimé Perrin affirme avoir été prévenu qu’un crime avait été commis près de la ferme Dominici par le poseur de voies Bourgues, avant 07h00, le matin du 5 août ; cela n’est pas crédible puisque le dénommé Bourgues n’était pas présent à La Grand’Terre ce matin-là et sûrement pas dans cette tranche horaire. Le quotidien L’Humanité publie une photo de Jack Drummond, en uniforme d’officier de la Home Guard, parlementant avec des officiers de la Wehrmacht derrière les lignes allemandes, aux Pays-Bas, début mai 1945. Le PCF tente d’accréditer la thèse selon laquelle le massacre des Drummond serait la conséquence de la lutte acharnée entre les services secrets anglais et américains, dans les Basses-Alpes.

Le 13 août, Yvette est interrogée à La Grand’Terre par les gendarmes Romanet et Bianco mais ne parle plus de la femme en noir vue par Gustave.

Le 16 août, le commissaire Sébeille recueille le témoignage de Raymond Franco, maroquinier marseillais, en vacances au Plan-des-Mées : il dit avoir entendu comme un doublé de chasse puis trois ou quatre coups de feu plus espacés, au moment du drame depuis la fenêtre ouverte de sa chambre. Yvette est également interrogée par le commissaire Sébeille. Elle rapporte que Gustave, rentrant de la ferme Girard, lui aurait appris que les Drummond campaient sur la décharge des Ponts et Chaussées ; par la suite, en 1955, elle niera avoir fait cette déclaration. Elle soutient qu’elle n’a pas bougé de sa cuisine et que personne ne lui a demandé d’eau ni de nourriture, ni d’autorisation de camper. Elle confirme, mot pour mot, la déposition de Gustave du 8 août, ce qui trahit une entente préalable entre les époux sur ce qu’il convenait de dire à ce sujet. En effet, venant d’une direction opposée, Gustave ne pouvait deviner à 20h00, apercevant la Hillman, que ses occupants, sans monter de tente, allaient bivouaquer à cet endroit si peu propice au campement.

Interrogé par le gendarme Romanet, M. Boyer prétend ne pas s’être arrêté à La Grand’Terre le matin du 5 et s’être rendu directement à la gare de Lurs. Mais les 20 août et le 25 juin 1953, devant Sébeille, il reviendra sur ce mensonge sans s’en expliquer. En fait, c’est ce qu’il a entendu de la conversation entre Gustave et Clovis qui a inquiété Boyer au point de lui faire carrément nier sa présence à la ferme ce matin-là, puis quand il a admis s’y être arrêté, nier avoir entendu autre chose que « cadavre » à propos de la fillette.

Le 17 août 1952, Mme Jeanne Christianini de Marseille déclare à la gendarmerie de Marseille-Nord que, passant à 20h30 sur les lieux du crime, elle a vu un homme assez grand, qui pourrait être J. Drummond, regardant sous le capot levé de la Hillman. Ceci expliquerait qu’Anne et Elizabeth Drummond se soient rendues à la ferme pour quémander de l’eau afin de remplir le radiateur, dont le système de refroidissement, conçu pour le climat britannique, s’est montré déficient sous la canicule provençale. Dans la nuit du 17 au 18 août, une reconstitution est organisée sur les lieux du massacre par une nuit sans lune, alors que la lune était pleine la nuit du crime. La reconstitution implique les frères Duc, qui ont vu à 0h20 un inconnu à 58 m de la ferme, et Marceau Blanc qui confirme son témoignage sur son passage à 4h30.

Le 19 août, Jean Garcin, cultivateur à Ribiers (Hautes-Alpes) dépose à la gendarmerie du même lieu ; il dit avoir vu des coussins disposés autour de la Hillman lors de son passage à 3h45 sur les lieux du drame.

Le 20 août, Gustave se déplace à Peyruis pour remettre à Sébeille une lettre qu’il a reçue de son frère Aimé demeurant à Eygalières (Bouches-du-Rhône). Celui-ci explique que les initiales RMC sur la crosse de la US M1 correspondent à René-Marcel Castang, habitant à Lurs et décédé en 1946, on notera que ces initiales peuvent aussi se rapporter à la « Rock ola Manufacturing Corporation », fabricant de la carabine. Il écrit que le jour des obsèques de Castang des armes ont été volées dans sa ferme, voisine de celle de Paul Maillet. Ce même jour, une lettre anonyme parvient à Sébeille : elle dit que le jour de l’enterrement de Castang, P. Maillet a volé la US M1 dans la ferme du défunt.

Ce même jour encore, Giovani Colussel déclare à la gendarmerie de La Saulce (Hautes-Alpes) que, venant de Peyruis, il est passé à 5h00 devant les lieux du crime ; il a vu une couverture étendue à plat, à environ 1,50 m devant la Hillman. Toujours ce 20 août 1952, Germain Garcin, parent de Jean Garcin et camionneur à Laragne (Hautes-Alpes) dépose à la gendarmerie du lieu ; il déclare avoir vu une portière de la Hillman ouverte ainsi qu’un homme assez grand penché sous le capot levé, avec une lampe à la main lors de son passage, à 3h50, sur les lieux du crime.

Le 21 août, paraît une tribune libre dans le quotidien Le Monde : Maître Garçon, avocat parisien, dénonce les bavardages inconsidérés de Sébeille aux journalistes et l’accuse de chercher une notoriété de mauvais aloi. Ce même jour, le chauffeur de car Joseph Juliany dépose à la gendarmerie de Manosque, disant qu’en revenant de Corps (Isère) vers Manosque, il a vu vers 23h30, un homme assez grand penché sous le capot levé de la Hillman avec une lampe à la main, ce qui confirmerait un problème mécanique.

Le 24 août, les gendarmes identifient l’auteur de la lettre anonyme ; il s’agit d’une lavandicultrice qui déclare que, pendant l’été 1950, elle a rendu visite aux Maillet et a vu l’arme du crime pendue à un clou dans leur cuisine.

Une lettre anonyme, postée à Sisteron (Basses-Alpes) en date du 25 août 1952, apprend au commissaire Sébeille que Gustave était à l’extérieur de la ferme en compagnie d’un inconnu entre 23h30 et minuit le 4 août.

Les 18 et 27 août 1952, un certain Panayoutou prétend avoir assisté au triple meurtre mais son témoignage se révèle faux. On ne saura jamais s’il s’agit d’un indicateur-provocateur de la police ou d’un affabulateur alléché par la prime d’un million d’anciens francs promise par le Sunday Dispatch et Samedi Soir à qui permettrait de découvrir le ou les coupables.

Le 29 août, une perquisition chez Paul Maillet, un temps soupçonné, permet la saisie de deux PM Sten avec chargeurs et munitions dissimulés dans le four de sa cuisinière. Interrogé jusqu’à 19h00, à Forcalquier, sur l’origine de ces armes, P. Maillet ne donne aucune explication crédible. Il se souvient brusquement que, dans l’après-midi du 4 août, il a entendu une détonation de fusil de guerre provenant des buissons de la Durance alors qu’il travaillait sur la voie près de la gare de Lurs. En accord avec le parquet, P. Maillet ne sera pas poursuivi pour détention illégale d’armes de guerre, en contrepartie de services à rendre aux enquêteurs.

Ce même jour, Paul Delclite, chef de station à la mine de Sigonce, qui couche occasionnellement à la ferme Guillermain, située à 350 m au sud de la ferme Dominici, déclare aux gendarmes Romanet et Bouchier s’être rendu le lundi 4 août vers 22h00 à son jardin situé au quartier de St-Pons, environ un kilomètre au nord de La Grand’Terre. Il raconte que, passant à bicyclette devant la Hillman, il a remarqué sur le côté gauche du véhicule un amas de couvertures mais n’a vu ni toile de campement, ni lit de camp.

Les contradictions et la condamnation de Gustave Dominici

Le 1er septembre 1952, le radiesthésiste Jean-Claude Coudouing visite les lieux du drame. Avec la permission d’un gendarme, il arpente avec son pendule la voie ferrée. Il revient à 16h10 avec une balle écrasée qu’il déclare avoir trouvée au bas du talus de la voie ferrée, à 100 m au nord du pont, vers Peyruis. Après expertise, il s’avère qu’il s’agit d’une munition tirée par la US M1.

Le 2 septembre, une perquisition de la ferme de François Barth, père d’Yvette, est menée sans succès.

Les 3 et 4 septembre, à la gendarmerie Forcalquier, Gustave Dominici est en contradiction avec les déclarations du motard J.-M. Olivier. Auparavant, une reconstitution a été organisée sur les lieux du drame avec le motard Olivier. Les gendarmes sont obligés de repousser des groupes d’anciens FTP qui tentent d’empêcher l’opération. Selon Olivier, Gustave a surgi devant le capot de la Hillman. Gustave prétend qu’il sortait du chemin, une quinzaine de mètres plus loin, après le mûrier et qu’il s’en retournait déjà vers la ferme sans être allé sur le bivouac. Olivier et Gustave campent sur leurs positions. L’interrogatoire durera sept heures. Fatigué, le commissaire Sébeille, laisse la main à son collègue Constant ainsi qu’au commissaire Mével, adjoint du divisionnaire Harzic. Il concède avoir interpellé Olivier à hauteur du capot de la Hillman et non au-delà du mûrier. Il reconnaît avoir vu les deux lits de camp mais non les corps des époux Drummond.

Si Gustave avait eu la présence d’esprit de prendre sa moto dès l’aube pour aller prévenir les gendarmes, personne n’aurait eu l’idée de soupçonner les Dominici. Il est évident qu’au moment où il a été surpris par le passage d’Olivier, il a réagi en improvisant. Puis, à la façon dont il s’est entêté à contester le témoignage d’Olivier, malgré l’évidence, montre bien que ce témoignage contrariait une stratégie qui n’avait pas prévu ce cas de figure. Cette stratégie avait donc probablement été élaborée dans la nuit. À part les coups de feu, ni lui ni Yvette ne devaient avoir rien entendu ni vu, et surtout ne rien savoir en les dégageant de toute implication dans le drame. Contre toutes les évidences et témoignages, Gustave et Yvette, vont contester constamment pour tenter de remettre en selle la stratégie originelle. Or, celle-ci avait déjà été contrariée par la survie d’Elizabeth. Les fermiers ont, sans doute, espéré qu’un passant découvrirait les corps et irait de lui-même avertir les gendarmes, sans même faire la relation avec la proximité de La Grand’Terre. Les Dominici pourraient prétendre tout ignorer si ce n’est avoir entendu des coups de feu de braconnier(s) dans la nuit, comme Gaston tentera de l’accréditer lors de sa première audition recueillie par Sébeille.

Du 5 septembre à fin décembre 1952, le commissaire principal Fernand Constant remplace provisoirement son collègue Sébeille à Lurs.

Le 16 septembre, le quotidien du PCF, L’Humanité, fait état d’un carnet de notes ayant appartenu à Jack Drummond. Le document, en partie calciné, aurait été trouvé par des écoliers sur un tas d’ordures à Long Eaton, près de Nottingham où résidaient les Drummond. Il y serait noté à un jour non précisé de juillet 1947 : « 18h00, rendez-vous à Lurs avec… » suivi d’un nom brûlé. Cette source a pour origine une information invérifiable lancée par la presse anglaise.

Le 29 septembre, Henri Chastel, camionneur à Orpierre, déclare à l’inspecteur Ranchin avoir vu le 4 août vers minuit, un homme mince, de taille moyenne, les manches de chemise retroussées, les mains appuyées sur la carrosserie de l’une des portières arrières de la Hillman et regardant à travers la vitre ; ce ne peut être Sir Drummond, plutôt bedonnant, et cela concorde avec l’homme vu à 23h15 par Ode Arnaud.

Le 30 septembre, Paul Maillet est suspendu de ses fonctions de secrétaire de cellule locale du PCF de Lurs par la fédération départementale. Le parti, soupçonné depuis des années de préparer un soulèvement armé et de soutien actif au Việt Minh en Indochine, ne veut pas prendre le risque d’être pris en défaut à cause d’un obscur militant de province chez qui on a saisi des armes de guerre et convaincu de vol de courant au détriment de EDF.

Le professeur Ollivier dépose un premier rapport d’expertise sur le graissage de la Rock-Ola : celui-ci est formel, le lubrifiant de la carabine est très différent de celui des fusils de Gustave et de P. Maillet.

Le 2 octobre, un fusil Springfield ou Garand, on ne sait, appartenant à Aimé Perrin, demeurant à la Côte de Giropey et frère de Roger Perrin père, est confisqué. Aimé Perrin est l’auteur du coup de feu entendu par P. Maillet dans l’après-midi du 4 août ; il déclarera avoir tiré sur un vol de corbeaux qui attaquait sa vigne.

Ce même jour, le commissaire Constant enregistre les déclarations de Germain Champsaur, radioélectricien à Peyruis et propriétaire d’un cinéma ambulant qu’il promène dans les alentours. Il dit être passé vers 0h50 devant la Hillman, en venant de Lurs, et n’a rien remarqué d’anormal, notamment pas de couverture sur le côté droit de la voiture ni de lampe allumée. Il ajoute n’avoir croisé aucun véhicule jusqu’à son arrivée à Peyruis.

Vers le 15 octobre, Paul Maillet informe le commissaire Constant que Gustave a été attiré par les râles de la petite Elizabeth lors de sa découverte. Selon le dossier, Maillet s’est confié à Émile Escudier, épicier à La Brillanne, un mois après le crime. Non seulement Maillet lui aurait révélé la survie d’Elizabeth, mais également une autre information qu’il livrera plus tard : Gustave aurait été témoin de la tuerie. Escudier lui aurait conseillé d’aller le dire à la police. Bien que Constant ne cite pas le nom du membre du PCF par qui le renseignement filtre à travers les RG de Digne, il peut s’agir d’Escudier.

Le 15 octobre, Gustave est emmené à Digne où il est interrogé avec Clovis et Maillet qui confirme sa version. Gustave admet avoir entendu un « ronron » irrégulier et vu le bras gauche replié se détendre, mais nie l’avoir dit à Maillet lors du repas de midi du 5 août à La Grand’ Terre. Il précise que c’est le râle qui l’a attiré au-delà du pont et qu’il serait revenu le dire à Marie et Yvette ; elles ne seraient pas allées voir. Gustave soutient qu’il n’est pas sorti de la nuit et maintient qu’il s’est levé à 5h30, ce qui est faux comme on le saura plus tard. Clovis admet avoir conseillé à son frère de ne rien dire. Sébeille et Constant se rendent chez les Dominici pour interrogatoire, pendant que Sébeille interroge Yvette puis Gaston, Constant s’occupe de Marie. Tous les trois nient avoir su que la fillette vivait encore.

Le 16 octobre 1952, face à Constant, Gustave refuse d’admettre avoir été présent sur le bivouac lors du passage d’Olivier et d’avoir vu Elizabeth agonisante. Les raisons qu’il donne sont absurdes : il craignait que les parents ne soient les meurtriers de la fillette et ne s’en prennent à lui. En attendant les gendarmes, il dit s’être posté en haut du petit escalier d’accès à la cour sud pour guetter un éventuel départ de la Hillman pour en relever le numéro. Outre cette allégation absurde, en passant, les gendarmes Romanet et Bouchier ne l’ont pas vu à cet endroit, et s’étonneront même de son absence en découvrant déserts les lieux du crime vers 7h 30. On ne peut pas dire formellement à quelle heure Gustave s’est aperçu que la fillette vivait encore, car rien ne prouve qu’il l’a découverte, comme il l’a prétendu, peu de temps avant le passage d’Olivier. Plus tard, il donnera d’autres versions qu’il contredira en se rétractant, et cette question ne sera jamais élucidée.

Gustave Dominici est incarcéré en fin d’après-midi, à la prison Saint-Charles de Digne-les-Bains, inculpé par le juge Périès pour non-assistance à personne en danger de mort après avoir reconnu que la petite Elizabeth Drummond était encore vivante lorsqu’il l’a découverte vers 5h45, le matin du 5 août 1952. Le commissaire Constant entend le docteur Dragon sur son examen des corps des victimes ; selon lui, Elizabeth n’a pas été poursuivie mais transportée par son assassin, ses pieds ne présentant nulle trace d’écorchure ou de poussière. Selon le docteur, sa mort serait survenue trois heures après celle de ses parents.

Le 20 octobre, Gustave, assisté de Me Pollack, réitère ses précédentes déclarations. L’incarcération n’a pas eu l’effet escompté et sa demande de mise en liberté provisoire est refusée.

Le 29 octobre, le commissaire Constant reçoit une information de la Sûreté marseillaise qui lui apprend qu’un mois après le drame, Clovis et Jacky Barth, cadet d’Yvette, auraient été vus dans la bergerie de La Grand’Terre en compagnie d’un certain Jo. Marie Dominici aurait insisté pour qu’on paie celui-ci au plus vite, sous peine de leur créer des ennuis. Jo aurait également été vu par Maître Pollack et sa compagne Nelly Leroy.

Le 5 novembre, Gaston et Marie Dominici, François Barth et sa fille Yvette sont interrogés par le commissaire Constant. Tous affirment ignorer l’existence du dénommé Jo ainsi que sa présence à la ferme.

Le 6 novembre 1952, le commissaire Constant interroge sans succès toute la journée Marcel Chaillan, qui est l’inconnu à la mine patibulaire vu par les frères Duc à 0h20 le 5 août. Son neveu Fernand et son frère Louis sont également interrogés sans suite. À l’inverse de son collègue Sébeille, le commissaire Constant pense que Marcel Chaillan est l’homme vu par Ode Arnaud à 23h15, puis par Chastel vers minuit, ainsi que par les frères Duc à 105 mètres de la Hillman à minuit vingt, et qui serait donc l’inconnu vu en compagnie de Gustave, entre 23h30 et minuit le 4 août, celui-là même qui est désigné par le délateur anonyme de Sisteron.

Le 7 novembre, Gustave est interrogé à son tour en prison. Il se montrera plus évasif au sujet dudit Jo. Étant allé sur les lieux du drame en compagnie de Maîtres Pollack et Charrier, il dit ignorer ce qui a pu se passer dans la bergerie ni avec qui. Évidemment, il ne connaît pas de Jo avec une mauvaise dentition. Par contre, il dit que Francis Perrin, le facteur de Lurs, est venu ce jour-là à la ferme. Ce même jour, le facteur est interrogé ; il dit avoir vu les avocats et un journaliste, ainsi que son père Louis sur la route, mais non les Barth. À la suite de son fils Francis, Louis Perrin dit qu’il est passé à La Grand’Terre, où il a pénétré dans la cour sud de Gaston. Il affirme avoir vu Nelly Leroy et sa fille à l’entrée de la bergerie en compagnie de Jacky mais non son père François Barth. Il poursuit, disant qu’il n’est pas surnommé Jo. Il exhibe une dentition métallisée, comportant un chicot, et qui peut passer pour le visage effrayant dont il a été question.

Le 12 novembre, Nelly Leroy, compagne de Maître Pollack, est interrogée par le commissaire Constant. D’après elle, leur visite à la ferme se serait déroulée le lundi 8 septembre. Hormis les Dominici, elle ne se souvient que de Jacky Barth ; elle se rappelle qu’à un moment, un homme à la dentition métallisée s’est approché de la bergerie et est reparti aussitôt. Bien sûr, les avocats Pollack et Charrier ne seront pas interrogés.

Ce même 12 novembre 1952, Gustave Dominici est condamné à deux mois d’emprisonnement pour non-assistance à personne en danger par le tribunal de Digne. Ses antécédents de FTP lui épargnent d’encourir la peine maximum prévue à cet effet. Il sera libéré le 15 décembre 1952.

Ce même jour, un certain Wilhelm Bartkowski, détenu à la prison de Stuttgart depuis le 9 août 1952, prétend avoir conduit la voiture d’un commando de tueurs à gages recruté en RFA par un service secret de l’Est et chargé d’exécuter les Drummond. Il devait se rétracter quelque temps après avoir été auditionné par le commissaire Gillard.

Depuis l’incarcération de Gustave, Paul Maillet reçoit des lettres de menaces de mort. Le matin du 17 novembre, il échappe de peu à une tentative d’attentat, artisanal mais efficace, un fil de fer tendu en travers du chemin qu’il dévalait en vélomoteur et qui aurait pu le décapiter. Un peu avant Noël, des inconnus rôdent toute la nuit autour de la maison et dans la cour de La Maréchale, la ferme de Maillet.

Le 17 novembre, le docteur Morin complète son témoignage du 6 août. Ce jour-là, il avait seulement parlé de son changement de campement vers la plateforme à la sortie du pont de la voie ferrée à l’invitation de Gustave pendant l’été 1951. Il dit qu’au moment de partir, il est allé prendre congé à La Grand’Terre, mais il ne sait plus s’il s’est rendu chez Gaston ou chez Gustave. Gustave lui aurait présenté deux armes de chasse, dont l’une utilisée pour la chasse au sanglier. La hausse de celle-ci – en fait le guidon manquant – aurait été remplacée par une demi pièce d’un franc de l’époque, soudée par Gustave. Sur présentation de la photo de la US M1, Morin ne reconnaît pas la carabine sans chargeur que Gustave lui a présentée, différente de la carabine US qui en possède un. À ce stade de l’enquête, son témoignage est considéré comme flou et n’est pas retenu.

Le 30 novembre, Paul Maillet est exclu du PCF pour « collaboration avec la police » par le secrétaire départemental Roger Autheville, ancien chef FTP et ami de Gustave.

Le 4 décembre, le professeur Ollivier dépose un nouveau rapport d’expertise sur le graissage du Springfield saisi chez Aimé Perrin. Le spectre du lubrifiant de ce fusil est très différent de celui de la Rock-Ola.

Le 20 janvier 1953, le commissaire Sébeille reprend officiellement l’enquête. Il lui est recommandé d’éviter de faire des déclarations intempestives à la presse.

Paul Maillet révèle aux gendarmes de Forcalquier le 23 janvier, puis au commissaire Sébeille le 27 janvier 1953, que Gustave Dominici a assisté aux meurtres des Drummond depuis le champ de luzerne.

Une énigmatique femme habillée de noir, présente sur le terre-plein de la halte des Drummond, vue par Yvette et Gustave Dominici le soir du 4 août 1952 vient embrouiller un peu plus une affaire déjà compliquée.

Le 27 janvier, Aimé Perrin vient apprendre à Sébeille que Gustave et Yvette auraient vu une femme vêtue de noir, le soir du 4 août, aux abords de la Hillman. Yvette le lui aurait appris lors de leur rencontre au matin du 5 août et prétend que Clotilde Araman, une fille Dominici, le sait aussi. Le 14 février, interrogée à son tour, confirme et dit qu’elle le tient également d’Yvette. Mais elle dit aussi que Gustave nie cette présence. Clotilde pense qu’il pourrait s’agir de sa mère, mais ce n’est pas crédible, Gustave n’aurait pas manqué de reconnaître sa mère.

Ce fait est répété le 29 janvier 1953 au commissaire Sébeille par Roger Perrin fils, l’un des petit-fils de Gaston Dominici ; le lendemain, Roger renouvelle ses déclarations à la gendarmerie de Forcalquier.

Le 2 février, le commissaire Sébeille interroge le gendarme Bouchier. Celui-ci dit avoir vu Roger Perrin passer à vélo vers 8h 00, le matin du 5 août, et le gendarme est affirmatif : il a vu Roger revenir un instant plus tard à pied, le vélo à la main, en compagnie de son grand-père et de Gustave, tous trois sortant de la ferme pour venir sur le campement. Alors que cet épisode semble insignifiant, Gaston autant que Gustave, vont le contester à l’unisson devant le juge Batigne le 19 novembre 1955. Pourquoi sortir ensemble de La Grand’ Terre devait-il être caché ? Lors de sa première déposition, Gaston dit avoir appris le crime par Gustave, mais comme la version de Roger menace le témoignage de Roure qui intervient à décharge, le père et le fils vont nier. En fait, Roger l’avait fait savoir à Sébeille dès le 29 janvier 1953. La réponse semble être double : le retour de F. Roure à la ferme à 7h45 et brouiller les pistes sur l’identité du véritable propriètaire du vélo utilisé par Roger. Bouchier ayant demandé à Roger de tenir le décamètre, Gaston, furieux, intervient et le renvoie à la ferme. Mais, Roger rechignant à obéir, restera un moment sur les lieux avant de repartir avec son grand-père. Ils reviennent vers 11h 00 ; Gaston présente alors son petit-fils au procureur Sabatier, ce qu’il niera farouchement à son procès.

Le 19 mars 1953, le capitaine Albert recueille les déclarations du gendarme Émile Marque de la brigade de Valensole. Celui-ci déclare avoir vu les Drummond arriver à l’hôtel L’Ermitage vers 18h15 et en repartir environ une heure après. Le gendarme poursuit, disant qu’une heure après leur départ, est arrivé un couple anglais dont la femme était vêtue de noir. L’homme a demandé au gendarme s’il avait vu une voiture anglaise, celle des Drummond ? Marque a répondu par l’affirmative et l’homme est allé téléphoner dans l’hôtel pendant que la femme est restée près de la voiture. Le couple est reparti un quart d’heure plus tard. Pour la seconde fois, la présence de la mystérieuse femme habillée de noir est mentionnée. Bien qu’il soit le fait d’un gendarme, ce témoignage sera considéré comme tardif et ne sera pas retenu par l’instruction. Le gendarme ne sera même pas convoqué au tribunal pour déposer à la barre.

Le 3 mai, le commissaire Constant remet son rapport final au divisionnaire Harzic. Il souligne la parfaite coopération des communistes locaux avec les enquêteurs, ce qui n’est pas sans étonner dans la mesure où Jean-Pierre Chabrol avait surnommé le commissaire Sébeille « commissaire Tournenrond » dans [L'Humanité-Dimanche]. En même temps, la fédération bas-alpine du PCF avait organisé des comités de défense des Dominici, courant août 1952, et programmé une manifestation de protestation anti-policière pour le début septembre. Toutes ces initiatives avaient été interdites par arrêté préfectoral.

Le 7 mai 1953, à Digne, où depuis quelque temps il est employé comme commis-boucher, Roger Perrin fils révèle au commissaire Sébeille l’existence d’un seau d’eau en toile dont les Anglaises se seraient servi pour aller prendre de l’eau à la ferme. Le lendemain, sa mère Germaine, à qui Yvette s’est confiée aussi, confirme la venue des Anglaises à la ferme au commissaire Sébeille. Par ailleurs, l’argent des Drummond ainsi qu’un certain nombre d’objets dont un appareil photographique leur appartenant ont disparu.

Le 13 mai 1953, le commissaire Sébeille recueille à Marseille le témoignage discordant de Jean Ricard qui a campé la veille du meurtre sur le plateau de Ganagobie. Il déclare être passé sur les lieux du drame le 5 août 1952, vers 7h00, et dit avoir vu Anne Drummond allongée sur le dos parallèlement au côté gauche de la voiture, les pieds au sud vers la ferme et le corps partiellement recouvert d’une couverture, jusqu’en dessous des genoux. Alors qu’à 7h30, les gendarmes Romanet et Bouchier accompagnés d’Aimé Perrin, rencontré en route, découvrent le corps sur le ventre entièrement recouvert et en oblique par rapport à la Hillman, à plusieurs mètres, les pieds au nord-est vers la Durance. Ce déplacement du corps ne peut être le fait de Gaston Dominici qui rentre à La Grand’Terre après 7h45, ramenant ses chèvres qui ont brouté dès l’aube à la Côte de Giropey, environ 2 km au sud.

Le 21 août 1953, le commissaire Sébeille enregistre la nouvelle déposition de J.-M. Olivier. En effet, le gendarme Gibert d’Oraison n’a consigné que partiellement la déposition du motard le 5 août 1952 ; il en parle au capitaine Albert qui l’envoie au policier et celui-ci entend à nouveau Olivier, qui lui apprend que les deux femmes Dominici étaient postées au débouché de la ferme et surveillaient le renfoncement où agissait Gustave. En plus de cette nouvelle déposition, il ressort plusieurs informations :

De mensonge en mensonge

Lorsqu’il est interrogé par les gendarmes sur son emploi du temps au matin du 5 août 1952, Roger Perrin déclare s’être levé à cinq heures pour s’occuper du bétail avant de partir à six heures pour Peyruis chercher sa bouteille de lait chez le père Puissant. Celui-ci lui aurait dit que son ami Jean Galizzi avait emporté par mégarde la bouteille à Pont-Bernard et c’est là qu’il aurait appris la mort des Anglais. Interrogé à son tour, J. Galizzi va confirmer dans un premier temps. C’est en se rendant à Peyruis que les gendarmes vont s’apercevoir que le père Puissant est décédé depuis novembre 1951. Entendu à nouveau, Galizzi va s’effondrer et reconnaître avoir fait un témoignage de complaisance. Selon Daniel Garcin, employeur de Galizzi, ce dernier aurait couché la nuit du 4 au 5 août à La Cassine, une ferme située au-delà de Peyruis et que les Perrin de La Serre venaient de prendre en métayage.

Roger Perrin va avancer une nouvelle version : c’est Faustin Roure, chef d’équipe des poseurs de voie de la gare de Lurs, qui l’aurait informé lors d’une halte à La Serre. Auditionné par les gendarmes, Faustin Roure va démentir avant de revenir sur ses déclarations pendant le procès.

Quand il lui est demandé comment il s’est rendu sur les lieux des meurtres, Roger Perrin déclare avoir utilisé le vélo de course de son cousin Gilbert, fils de Clovis Dominici. Entendu sur ce point, Clovis Dominici affirme n’avoir prêté le vélo de son fils que le 18 août 1952. Mais les gendarmes n’ont vu que la bicyclette de Gustave Dominici au pied du mûrier dans la matinée du drame. Postérieurement, Roger prétendra avoir emprunté la bicyclette de sa mère Germaine ; celle-ci a toutefois passé la nuit du 4 au 5 août à La Cassine et son fils affirme avoir dormi seul à La Serre.

Édifiés sur ses capacités de mensonge, les gendarmes vont alors l’interroger sur son emploi du temps la veille du drame. Il prétend s’être rendu en début de soirée au quartier de Saint-Pons, un lieu-dit situé à environ 1 km au nord de la ferme Dominici, pour y arroser des plants de haricots et bavarder avec Paul Delclite qui travaillait dans une parcelle voisine. Auditionné, P. Delclite va démentir avoir rencontré le petit Perrin. Réentendu, Roger va fournir un nouvel alibi : c’est sa mère Germaine Perrin, née Dominici, qui l’a aidé à arroser ses plantations. Cette dernière va confirmer cette version. Toutefois, Roger a oublié qu’il a affirmé au commissaire Constant, le 23 septembre 1952, que sa mère était partie, en bicyclette, rejoindre son mari Roger à La Cassine, au-delà de Peyruis, le 4 août 1952 à 14h.

Ces mensonges successifs auraient dû alerter les enquêteurs, malgré un faisceau de présomptions réuni par les gendarmes. En dépit de cela, le commissaire Sébeille considère le jeune Perrin comme un hâbleur sympathique. Contrairement à une opinion répandue par la presse, Roger Perrin n’est pas un mythomane. Il ne ment que sur trois points : sur sa présence éventuelle à La Grand’Terre la nuit du drame ; sur la façon par laquelle il a appris le meurtre des Drummond et sur la bicyclette avec laquelle il s’est rendu sur les lieux du crime, au matin du 5 août, quand le gendarme Bouchier l’a vu arriver vers 8h00.

Le matin du 12 novembre 1953, une reconstitution est organisée sur les lieux du crime avec la participation de M. Boyer, J. Ricard, F. Roure et C. Dominici ; le docteur Dragon et le motard J.-M. Olivier sont également requis. La première partie concerne la position exacte du corps d’Anne Drummond : les trois premiers témoins confirment la position du corps en parallèle à gauche de la voiture, sauf J. Ricard qui maintient que la couverture était relevée jusqu’aux genoux. Quant à Clovis, il indique une position en diagonale, à 6 m de la Hillman, avant d’admettre une position sur le dos parallèle à la voiture. Gustave est amené ensuite ; réticent, il dispose la couverture en oblique loin de la voiture. Il est confondu devant les autres témoins, ainsi que concernant la position où il a exactement hélé J.-M. Olivier lors de son passage vers 6h00. Pris en flagrant délit de mensonge, Gustave est emmené au palais de justice de Digne, suivi en fin de matinée par J. Ricard, F. Roure, C. Dominici, P. Maillet, Germaine Perrin et son fils Roger. Contrairement à ce qu’il prétendra a posteriori, pour le commissaire Sébeille Gustave est bien le suspect n°1. En effet, Gaston Dominici est resté cantonné à la ferme et n’a pas été inquiété.

Confronté à Maillet et Olivier, Gustave commence par nier avant de reconnaître les faits. Vient le tour de Roger Perrin qui tient tête et se montre arrogant envers son oncle. On se demande ce qui serait ressorti d’un véritable interrogatoire de Roger mais le commissaire Sébeille n’y a pas pensé. Gustave admet que les Anglaises sont bien venues à la ferme, mais en son absence. Il prétend avoir découvert Elizabeth râlant à 4h00. C’est seulement à 5h45 qu’il aurait découvert les corps des parents, sans y toucher – ce qui laisse supposer que d’autres l’ont fait – après s’être occupé de son bétail. L’interrogatoire est suspendu à 19h00 avant de reprendre à 20h30. Dans la nuit, Gustave reconnaît avoir déplacé le corps d’Anne Drummond sans fournir d’explication crédible : il prétend l’avoir fait pour rechercher sous le corps des cartouches provenant de la ferme. Gustave finit par avouer : « Je cherchais les balles ou douilles. J’avais peur qu’il s’en trouve provenant de la maison. » Cette phrase aurait dû alerter le commissaire mais il passera outre : elle signifie implicitement que d’autres munitions, présentes sur le terrain, ne sont pas originaires de la ferme. Son explication est d’autant plus invraisemblable qu’il déclare avoir vu les deux douilles et les deux cartouches groupées par paires – ce qui correspond à une mise en scène – mais qu’il n’y a pas touché alors qu’il manque quatre douilles.

Il ajoute avoir été dérangé par l’arrivée impromptue de Jean Ricard et n’avoir eu que le temps de se cacher dans la ravine au bout du terre-plein. D’autres mises en scènes ne seront pas abordées non plus, notamment concernant les sandales de lady Drummond, camouflées sous un coussin sur le petit sentier qui part en oblique du phare gauche de la voiture vers le chemin de la voie ferrée, ou la couverture coincée sous le corps de l’Anglaise, en plus de celle qui la recouvrait, ce qui laisse supposer que deux personnes ont opéré pour effectuer le déplacement du corps. Clovis serait-il resté à la ferme après le départ des poseurs de voie pour assister son cadet Gustave ?

Le matin du vendredi 13 novembre, le juge Périès fait amener par les gendarmes Germaine Perrin et son fils Roger mais aussi Yvette Dominici. À 9h30, le juge interroge cette dernière sur la venue des Anglaises à la ferme. Yvette nie, même lorsque le juge lui dit que Gustave a fini par l’admettre. À 10h00, le juge confronte sans résultat Yvette à Roger. Il envoie chercher Gustave chez le commissaire, puis il y ajoute Germaine Perrin. En vain : Yvette tient bon devant les trois autres et refuse d’admettre le fait. Dans l’après-midi, vers 14h45, Gustave s’effondre en pleurs et accuse son père Gaston d’être l’auteur du triple meurtre des Drummond. Le commissaire Sébeille se contente de rédiger un procès verbal de sept lignes, notant les accusations de Gustave sans lui poser aucune question.

A 16h30, Gustave est interrogé par Périès. Il déclare avoir été réveillé par les coups de feu et ne pas s’être rendormi. Vers 4h00, il a entendu son père se lever et l’a rejoint dans la cuisine du vieux couple. Comment se fait-il alors qu’il n’ait entendu Gaston rentrer après la fusillade ? Son père lui aurait révélé être l’auteur des coups de feu avec une carabine qu’il tenait camouflée, dans sa chambre ou dans la bergerie. Il n’est pas encore question de la remise, une trouvaille de Clovis comme on le saura plus tard. Gustave prétend avoir ignoré l’existence de la carabine. Gaston serait parti faire un tour de chasse au lapin avec une arme de guerre. Gaston lui aurait avoué avoir tué les Anglais, en tirant d’abord sur le père. Par contre, il ne lui aurait pas dit comment il avait tué Elizabeth. Ensuite Gaston se serait débarrassé de l’arme sans préciser où ni comment. À une question du juge, Gustave précise que son père aurait assommé la fillette en contrebas du pont, alors que précédemment, il disait ignorer l’emplacement du corps. Il s’y serait rendu après avoir quitté son domicile (et non la cuisine de Gaston comme il l’affirmait auparavant), découvrant alors que la fillette vivait encore. Selon les légistes, interrogés par le commissaire Constant en octobre 1952, Elizabeth n’a pu survivre plus d’une heure à ses blessures. De là, il serait remonté vers le campement et aurait vu les cadavres des parents recouverts, mais non celui de la fillette. Gustave serait revenu à la ferme, entre 4h30 et 4h45, pour informer Yvette et Marie, qui s’affairaient dans la cour, qu’il venait de découvrir Elizabeth qui vivait et remuait encore. Cette séquence est peu probable ; si l’on suit les déclarations de Gustave, il n’a pu mettre plus de dix à quinze minutes pour découvrir les corps. Comment se fait-il alors que Gaston, poussant ses chèvres vers Giropey, n’ait pas croisé les femmes qui s’activaient dans la cour, debout bien avant leur lever habituel ? Gustave poursuit en disant qu’il s’est occupé de son bétail avant de revenir sur le campement à la recherche de quelque objet appartenant à son père. Il a vu les douilles mais n’y a pas touché. C’est alors qu’Olivier est passé. Il s’est passé environ 1h30 entre la découverte des corps et l’irruption d’Olivier, ce qui ne suscite aucune réaction du juge alors que les propos de Gustave présentent des invraisemblances. Il continue de mentir en affirmant que son père lui avait ordonné de se taire alors que dans les semaines qui ont suivi le drame, plusieurs personnes étaient partiellement informées, dont Clovis et P. Maillet.

L’accusation et les aveux de Gaston Dominici

Les fils de Gaston Dominici, Gustave et Clovis, accusent leur père dans l’après-midi du 13 novembre 1953. À son tour, celui-ci les accusera d’avoir fomenté un complot contre lui avant de rejeter la responsabilité du triple meurtre sur son fils Gustave et Roger Perrin, lors de la contre-enquête de 1955.

Gaston arrive vers 19h00 à Digne, emmené par le commandant de gendarmerie Bernier. Il est officiellement interrogé jusqu’à 22h30, toute la nuit selon d’autres sources.

En milieu de matinée du 14 novembre 1953, emmenés à La Grand’Terre, Gustave et Clovis Dominici désignent l’étagère du bas dans la remise comme lieu où aurait été entreposée la US M1 ; cet épisode est précédé d’un pugilat entre les femmes et filles Dominici d’une part, les représentants de la force publique d’autre part, qui ont dû se résoudre à les repousser dans un local de la ferme.

Dans la journée du 14 novembre, Gaston est interrogé sans succès jusqu’à 18h00. Sa garde est confiée au gardien de la paix Guérino. À 19h00, Gaston en tête-à-tête avec le policier, s’accuse du meurtre des Drummond tout en précisant qu’il s’agit d’un accident : les Anglais l’ont pris pour un maraudeur et l’ont attaqué. Gaston demande à Guérino d’aller chercher le commissaire Prudhomme de Digne, qu’il prend pour le président du tribunal, refusant d’avouer devant le commissaire Sébeille.

Relevé à 20h00 par son collègue Bocca, Guérino s’empresse d’aller informer son supérieur pendant que Gaston se met à varier sur ses premiers aveux à l’intention de Bocca. À l’arrivée de Prudhomme, Gaston lui demande de rédiger « la feuille qu’il est coupable » tout en se proclamant innocent et prétendant se sacrifier pour sauver l’honneur de ses petits-enfants. Agacé, Prudhomme lui rétorque qu’il n’est pas là sur un marché pour marchander ; il est coupable ou il ne l’est pas. Le commissaire Prudhomme ne demande pas de quels petits-enfants il s’agit, à savoir l’ensemble de ses petits-enfants ou les enfants de Gustave et/ou celui de Germaine Perrin. Au lieu de cela et compte tenu des difficultés rencontrées par le vieillard pour s’exprimer, Prudhomme lui suggère le mobile du crime sexuel. Dès lors, sur le thème de la paillardise, Gaston va modifier complètement sa version initiale : il n’est plus question de maraude et d’accident mais d’attirance sexuelle pour Anne Drummond.

Plus tard dans la nuit, il renouvelle ses déclarations au commissaire Sébeille pendant que Prudhomme tient le rôle de greffier. Gaston prétend avoir vu Mme Drummond se déshabiller et lui avoir proposé un rapport sexuel. Le bruit de leurs ébats aurait réveillé le mari. Une bagarre aurait suivi et Gaston aurait fait taire le mari ulcéré par trois tirs, dont deux de face, avant de tirer une fois ou deux sur l’épouse Drummond. Elizabeth qui s’était enfuie vers le pont, aurait été rattrapée par Gaston, et il l’aurait assommée d’un seul coup de crosse sur la pente de la Durance.

Les aveux formulés par Gaston et le mobile sexuel sont en contradiction avec les rapports d’autopsie : le cadavre d’Anne Drummond a été retrouvé entièrement habillé, avec la robe qui portait les impacts de balles. Par ailleurs, l’autopsie a démontré l’absence de rapport sexuel avant la mort.

Le matin du 15 novembre, le juge Périès arrive tôt à son bureau, ignorant les aveux de Gaston. Le concierge Giraud l’en informe à son arrivée au Palais, Sébeille s’étant abstenu de le faire. Au lieu de faire amener Gaston pour l’auditionner, Périès interroge Giraud jusqu’à 9h15. Sébeille arrive à 9h30 et, au lieu de se rendre chez le juge, va dans la Chambre du Conseil où Gaston est détenu. À 10h15, Sébeille présente Gaston au juge Périès. Le suspect clame son innocence et accuse Gustave d’être le véritable auteur de la tuerie. Dans ces conditions, le juge préfère se retirer avec son greffier Barras.

À 11h15, Périès revient vers Gaston qui accepte de se reconnaître comme le seul auteur du massacre. Il précise que c’est la première fois qu’il utilisait la US M1 et qu’il l’a emportée à tout hasard pour faire un tour de chasse dans l’espoir de tirer un blaireau ou un lapin. Quand on connaît les difficultés du tir de nuit avec un fusil de chasse, à plus forte raison, cela relève de la gageure quand il s’agit de tirer du petit gibier avec une arme de guerre. Le juge ne se posera pas la question. De plus, Gaston soutient que le chargeur de la US M1 était plein, soit quinze cartouches, et qu’il a grappillé en plus deux ou trois cartouches parmi d’autres qui étaient éparpillées sur l’étagère. L’arme et ses munitions se seraient donc trouvées sur une étagère, à portée du premier venu dans une remise ouverte, ce qui n’est pas crédible. Par ailleurs, personne ne s’est inquiété de savoir comment Gaston a pu récupérer cette arme dans la totale obscurité de la remise. Six coups de feu ont été tirés et deux cartouches pleines et deux douilles vides ont été retrouvées sur le terre-plein : en d’autres termes, il manque une dizaine de cartouches alors que le chargeur a été retrouvé vide.

Gaston soutient qu’il utilisait l’arme pour la première fois et ne connaissait pas son fonctionnement semi-automatique. Comment dans ces conditions, Gaston a-t-il pu abattre deux adultes alertes avant de tirer, à plus de 60 m de distance, sur Elizabeth qui s’enfuyait à l’entrée du pont, la blessant à l’oreille droite ? Il avait, certes, tiré sous la clarté de la pleine lune, mais Gaston est myope et ne porte pas de lunettes. Périès évitera de se poser ces questions dérangeantes, tout comme le commissaire Sébeille qui manifeste son désintérêt pour les questions techniques liées à l’utilisation de l’arme et à la balistique. Il avouera plus tard, dans son livre, n’avoir jamais consulté les rapports d’autopsie des victimes. Ce qui importe pour le commissaire Sébeille, ce sont les aveux, dont il concède qu’ils sont mitigés, et non les éléments matériels qui démentent les aveux hétéroclites du vieux fermier. Cette méthode a mené à une impasse judiciaire et à une erreur d’interprétation des vrais mobiles pour désigner le ou les véritables responsables du massacre. Le procureur Sabatier et le juge Périès n’ont, par ailleurs, fait que suivre le commissaire Sébeille au lieu de diriger l’instruction.

Dans l’après-midi du 15 novembre 1953, le juge Périès parle pour la première fois d’un pantalon de Gaston vu, séchant sur la treille de la cour du vieux couple, par l’inspecteur Girolami en fin d’après-midi du 5 août 1952. L’inspecteur Girolami confirmera par écrit le 24 août 1955 aux policiers chargés de la contre-enquête.

L’inculpation de Gaston Dominici

Le matin du 16 novembre 1953, une reconstitution a lieu sur les lieux du crime sans inculpation de Gaston, en infraction avec la loi du 8 décembre 1897 sur l’instruction criminelle. Emmené à son tour dans la remise, alors qu’on lui demande où était rangée l’arme du crime, Gaston désigne une étagère différente de celle indiquée par ses deux fils ainsi qu’en font foi les clichés pris sur place. La reconstitution est rapidement exécutée en suivant les aveux bancals du patriarche et le scénario ébauché par le commissaire Sébeille dès les premiers jours de l’enquête. Une tentative de suicide de Gaston Dominici est considérée comme un aveu de culpabilité. À l’issue de la reconstitution, le vieux Dominici est inculpé dans un fourgon de gendarmerie, ce qui est contraire à la procédure criminelle. La Cour de cassation validera cet état de fait contraire à toutes règles de jurisprudence fin juillet 1954.

Dans les jours qui suivent l’incarcération de Gaston, la presse l’accable, le traitant de « tueur tatoué », « sanglier des Basses-Alpes », « monstre de Lurs », « bouc lubrique », etc. Il est soupçonné de relations contre nature avec ses chèvres. On parle d’adultère, de beuveries et de violences familiales. L’icône du patriarche de la Grand’Terre est singulièrement écornée dans l’opinion. Les filles et femmes Dominici sont accusées d’avoir tous les vices, et l’on décrie l’incontinence sexuelle des femmes insulaires au sujet d’Anne Drummond.

Du 18 novembre 1953 à la fin du premier trimestre 1954, Gustave et Yvette Dominici multiplient les déclarations contradictoires et mensongères lors de leurs auditions. Dans la même période, une frénésie épistolaire saisit les enfants Dominici dans un milieu où l’on ne pratique guère la correspondance. Ces courriers sont rédigés pour être interceptés et lus par les enquêteurs.

Le 24 novembre, Clovis donne au juge Périès une troisième version de la conversation où son père lui révèle, fin novembre 1952, qu’il est l’auteur du triple crime. Clovis continue de varier dans ses déclarations, sans doute à cause de l’aide qu’il a pu apporter à son cadet Gustave pour modifier l’état des lieux et des victimes, entre le passage de J. Ricard et l’arrivée des gendarmes vers 7h30.

Le 30 novembre, un certain Elie Gautier est entendu par le juge Périès. Ce témoin dit avoir pris Paul Maillet en stop début novembre 1953. Il lui aurait appris être venu en 1951 chez Gaston prendre un apéritif après l’avoir pris également en stop. E. Gautier aurait vu un fusil unicanon, mais sans chargeur, suspendu au mur du séjour, face à la porte d’entrée. Gaston lui aurait dit que c’était une arme pour le sanglier. Confronté à Maillet, ce dernier confirme et ajoute que Gautier lui aurait dit l’arme rafistolée par Gaston. Le témoin nie avoir donné ces précisions. Maillet confirme, par ailleurs, n’avoir jamais vu l’arme du crime chez Gaston depuis le temps qu’il fréquente la ferme. Il pourrait toutefois s’agir du fusil Gras rechambré pour la chasse au gros gibier qui a été saisi le 7 août 1952.

Le 5 décembre, le juge Périès auditionne Gustave sur la carabine US. Ce dernier dit avoir rangé la remise avec l’aide d’Yvette, après le départ de son frère Aimé fin janvier 1951 ; d’après lui, la carabine n’était pas présente dans le hangar. C’est plus tard qu’il l’a vue, une seule fois ; il ne l’a pas prise en main mais il a remarqué qu’elle était rafistolée et que deux chargeurs étaient posés à côté, aucune cartouche en vrac n’étant présente sur l’étagère. D’après lui, l’arme était facilement visible. Il suppose que Gaston la tenait cachée dans sa chambre mais sa mère Marie affirme ne l’avoir jamais vue dans la chambre de Gaston.

Le 7 décembre, le commissaire Sébeille entend Paul Maillet qui confirme la confidence reçue de Gustave, début septembre 1952, sur l’audition des cris d’horreur des Drummond. Il ajoute que Gustave était dans le champ de luzerne et a été témoin de la tuerie, ce que n’a jamais admis Gustave qui a toujours prétendu ne pas être sorti de sa chambre. Or, pour voir, Gustave a dû s’approcher de très près pour assister au drame. Le champ de luzerne se situe au-delà du bivouac comme le montrent des photos aériennes de l’époque, et non entre la ferme et le chemin du pont de la voie ferrée comme l’a soutenu l’accusation. Que faisait donc Gustave dehors au moment du drame ? De plus, s’il était dehors, sa version de la rencontre avec Gaston dans la cour à 4h00 du matin est donc mensongère. Dans la foulée, le commissaire Sébeille va aller interroger Escudier, épicier à La Brillanne, à qui P. Maillet s’est confié en septembre 1952 ; l’épicier confirme les déclarations du cheminot.

Le 17 décembre, le juge Périès auditionne P. Maillet qui renouvelle ses déclarations précédentes. Il ajoute qu’il n’a jamais soupçonné Gaston avant ses aveux ni d’ailleurs Gustave qui a vu un assassin qu’il ne veut pas dénoncer par crainte de représailles. Il dit encore croire que Gustave cèle une partie de la vérité. Ensuite, le juge entend Gustave qui soutient que Gaston circule de nuit en pantoufles, et qu’il n’a pas entendu son père se lever avant 4h00. Le juge ne relève pas le caractère fantaisiste d’une sortie de Gaston en pantoufles. Mis en présence de P. Maillet, Gustave nie et soutient qu’il n’est pas sorti de sa chambre.

Maillet parti, le juge récapitule devant Gustave l’ensemble de ses mensonges depuis le début. Selon une technique éprouvée, Gustave commence par dire qu’il va enfin dire toute la vérité ; il ne situe plus à 4h00 mais à 2h00 du matin la rencontre avec son père, qu’il a trouvé près du puits de la cour, très agité. Dans la version précédente, il l’avait trouvé très calme. Il se serait ensuite précipité au talus pour constater que la fillette était encore vivante. Le juge ne remarque pas que, même sous la pleine lune, Gustave aurait dû s’approcher de très près pour vérifier. Il dit être monté au bivouac, sans toucher à rien ni chercher des munitions. Il assure qu’il n’a pas fouillé dans la voiture ni dans les affaires éparses autour; cette insistance à soutenir qu’il n’a touché à rien aurait dû attirer l’attention du juge Périès; mais ce dernier soit par négligence, soit par peur que Gustave ne se taise, n’a pas réagi, alors qu’à l’évidence le véhicule a été fouillé à plusieurs reprises. Il serait passé ensuite à la remise pour constater la disparition de la carabine avec ses deux chargeurs. Le juge ne relève pas que, dans l’obscurité du local, il lui était impossible de contrôler. En revenant se coucher, son père n’était plus dehors mais il y avait de la lumière dans la cuisine de ses parents. Gustave serait donc remonté dans sa chambre pour tout raconter à Yvette et ne serait ressorti que vers 5h00. Gustave ajoute que Clovis lui aurait confié ses soupçons sur P. Maillet.

Le juge fait amener Clovis pour le confronter à son frère. Clovis dit qu’il a soupçonné Maillet dès le 5 août 1952 car il était arrivé en retard sur le chantier de la gare de Lurs, ce jour-là. Il a reconnu la carabine lorsque le commissaire Sébeille la lui a présentée. Le soir même, il a constaté sa disparition dans la remise. Il en a fait la remarque à Gustave, qui lui a répondu qu’il le savait. Clovis a néanmoins soupçonné son frère qui lui assurait que ce n’était pas lui. Précédemment, les deux frères avaient prétendu qu’ils en avaient seulement parlé le 17 ou le 18 décembre 1952, lors de la coupe de bois à Saint-Pons. Clovis poursuit en affirmant qu’il a vu la US M1 seulement après le départ de leur frère Aimé en janvier 1951. Il l’aurait prise en main et n’aurait vu qu’un seul chargeur enclenché, alors que Gustave parle de deux chargeurs et tient tête à son aîné sur ce point.

Le 18 décembre, le juge Périès se présente à l’improviste à La Grand’Terre vers 14h00 et fait sortir Gustave pour interroger Yvette. Le juge lui demande de refaire le récit de la nuit du drame. Yvette dit avoir entendu six ou sept détonations et moins distinctement les cris des victimes. Elle a donné le biberon au petit Alain à 1h30, après une interruption des aboiements des chiens. Gustave se serait levé seulement après 1h30. Il se serait absenté environ un quart d’heure et a trouvé son père dans la cour, abattu comme un homme ivre. Elle n’a pas entendu son beau-père sortir et rentrer, ni entendu les deux hommes se parler dans la cour. Gustave se serait recouché vers 1h45 en lui apprenant que Gaston avait tué les Anglais. Elle dit que son beau-père s’est levé et est parti avec ses chèvres avant 5h00. Yvette affirme que Gustave ne lui a pas dit s’être rendu sur les lieux du crime, après avoir parlé avec son père et avant de se recoucher vers 1h45. Elle assure qu’ils se sont levés vers 5h00 et Gustave, après avoir soigné les bêtes, serait allé au bivouac. C’est à son retour qu’il a appris à Yvette et Marie, qui s’activaient dans la cour, que la fillette était encore vivante, en dessous du pont. Ce n’est que beaucoup plus tard que Gustave aurait vu bouger un bras de l’enfant. Selon Yvette, Gustave est allé plusieurs fois sur les lieux du drame après 5h00.

Le juge ne relève pas qu’Yvette situe la découverte du petit corps en dessous du pont, et non sur la pente du talus de la Durance. Si Yvette dit la vérité au sujet de cet épisode, cela suppose que le corps d’Elizabeth se trouvait initialement sur la voie ferrée, après un premier transport, et qu’il a été déplacé ultérieurement. Ce n’est qu’après son retour du marché d’Oraison, en fin d’après-midi, que Gustave lui aurait appris que Gaston avait tué avec la carabine US. Elle affirme avoir ignoré l’existence de cette arme, ni avoir vu celle-ci sur l’étagère de la remise avant que Gustave ne lui désigne cet endroit le 5 août. L’arme du crime n’aurait donc pas été présente à la ferme avant la tuerie si Yvette dit la vérité. Elle ne se souvient pas à quel moment elle a appris que Clovis connaissait l’identité du meurtrier ; elle ne sait si c’est Gustave qui le lui a révélé à l’époque ou le 14 novembre 1953.

Le juge Périès confronte alors Yvette à son mari ; Gustave répond qu’il s’est recouché vers 2h30 ou 2h45, sans avoir dit à Yvette qu’il s’était rendu sur le campement. Il n’a pas voulu lui dire que la fillette vivait encore. Alors qu’Yvette soutient que Gustave s’est recouché vers 1h45, celui-ci situe cet épisode environ une heure plus tard mais le juge ne relève pas les déclarations contradictoires du couple.

Les Drummond étaient en vacances depuis le 1er août 1952 à Villefranche-sur-Mer en compagnie d’un couple d’amis, Guy et Phillys Marrian et de leurs filles, Valéry et Jacqueline. Le 21 décembre 1953, Phillys vient dire au commissaire Sébeille que Jack Drummond avait emporté une importante somme d’argent dans une enveloppe au moment du départ vers Digne, le matin du 4 août 1952. Celle-ci comme son portefeuille ne seront jamais retrouvés.

Le 28 décembre, devant le juge Périès, Gustave récuse le témoignage d’ Yvette ; s’il est bien allé sur le bivouac à 2h00 du matin, il n’a pas rencontré Gaston dans la cour et ne peut donc accuser son père du triple crime. Il confirme l’emplacement de la carabine et des deux chargeurs. Gustave précise qu’il n’a vu ni couverture sur le côté droit de la Hillman ni lit de camp devant la voiture. Le juge revient sur la femme vêtue de noir vue par Gustave et Yvette le soir du 4 août 1952, mais Gustave nie la présence de deux femmes sur le bivouac ; d’après lui, celle qui y était habillée de sombre. Cette version sera reprise par Yvette lors de la contre-enquête de 1955, alors que l’existence de cette femme en noir semble tant embarrasser le couple. Contre toute évidence, Gustave va accuser Clovis d’avoir dénoncé en premier leur père. C’est fortement gêné qu’il admet qu’il agit ainsi sous la pression de la famille.

Le 30 décembre, le juge Périès auditionne Gaston, entouré de ses avocats ; il rétracte ses précédents aveux. Le juge le questionne sur le blessure à la main de J. Drummond et Gaston de répondre qu’il s’est fondé sur ce qu’avaient dit les docteurs. Gaston continue d’affirmer qu’il s’est levé à 4h00 pour conduire ses chèvres et c’est en revenant après 7h45 qu’il a appris la tuerie par Yvette. F. Roure, venu le saluer peu après, en est témoin. Il explique ses précédents aveux par la pression de la fatigue et des policiers, qui l’enjoignaient à se dénoncer sous peine de voir Gustave condamné à la peine capitale. Quant à la reconstitution, il la considère comme une comédie où il s’est dit bafoué à ce point qu’il a voulu se suicider.

Le juge fait alors entrer Gustave, lui lit ses dénonciations et demande de confirmer. Après un long silence, Gustave refuse et somme son père de dire la vérité. Les avocats de Gaston demandent que Gustave soit entendu à nouveau sur son emploi du temps de la nuit du drame. Curieusement, le juge refuse sans s’expliquer. Maître Pollack demande que Gustave s’explique sur ses accusations. Gustave biaise en expliquant sa dénonciation par des brutalités policières. Pourquoi se rétracte-t-il maintenant ? Énigmatiquement, Gustave répond : « Parce qu’il y a des témoins qui m’entendent ! ». Ni le juge, ni les avocats ne lui demandent à qui il fait allusion.

Le juge fait ensuite entrer Clovis, qui rappelle les confidences de son père en novembre 1952 et confirme ses accusations. Il modifie sa précédente version ; il dit ne plus savoir dans quelles conditions s’est déclenché le massacre. Gaston insulte alors son fils Clovis et l’accuse d’avoir apporté la carabine US à la ferme. En réponse, Clovis accuse son père de faire souffrir la famille depuis trop longtemps. Pour les avocats, ses propos sentent la rancune vindicative de l’aîné, ce qui pourrait motiver sa dénonciation. Un fois Clovis renvoyé, Gustave est laissé entre les mains du commissaire Sébeille qui ne dresse pas de procès-verbal de cette audition. Ultérieurement, les avocats dénonceront cette entrevue comme une forme de pression inadmissible sur un témoin. À 18h00, Gustave est ramené chez le juge et demande à ne plus être confronté à son père. En échange, le juge tente de lui arracher qu’il était dehors au moment de la fusillade et que c’est son père qu’il a vu depuis le champ de luzerne. Gustave nie, il s’obstine à maintenir qu’il n’a jamais été dans la luzerne. Le juge alors offre le taxi à Gustave pour qu’il puisse rentrer chez lui. Singulier geste pour un témoin aussi singulier.

Le 29 janvier 1954, Clovis Dominici envoie une lettre à François Barth, père d’Yvette, l’exhortant à faire pression sur son gendre Gustave pour qu’il cesse ses palinodies qui risquent de le ramener au premier plan.

Le 4 février 1954, le juge Périès convoque Gustave au sujet d’une lettre adressée à son père, datée du 10 janvier, mais expédiée le 19 janvier et saisie le 28 courant par le juge. Périès le somme de s’expliquer sur les menaces auxquelles il fait allusion. Gustave répond qu’il s’agit des pressions policières des 12 et 13 novembre derniers. Il en vient à se rétracter complètement sur ses précédentes accusations : le 4 août 1952, il s’est couché vers 23h00 avant d’être réveillé à 23h30 par l’intrusion des passagers d’une moto étrangère. Il s’est rendormi et a été réveillé à nouveau par les détonations avant d’entendre des cris lointains après les derniers coups de feu. Il n’a pas pu déterminer si les détonations venaient du côté de Peyruis ou du côté de la gare, au sud. À 4h00, il a entendu son père se lever. Lui-même s’est levé vers 5h00, et à 5h30 il s’est dirigé vers l’éboulement pour voir si celui-ci n’avait pas obstrué la voie ferrée. Il s’est approché du campement et a constaté un certain désordre autour de la Hillman. Il s’est alors dirigé vers le pont et, à sa sortie, il a découvert la fillette qui remuait un bras. Il est remonté vers la route et ne s’est pas approché de la voiture. Il n’a pas arrêté une moto étrangère qui passait et il a pris la direction de la ferme. En cours de route, il a arrêté J.-M. Olivier qui arrivait en moto. Il dit ignorer tout des conditions dans lesquelles se sont déroulés les crimes, et son père ne lui a jamais dit être l’auteur de la tuerie. Il n’a jamais vu l’arme du crime avant le matin du 6 août 1952, quand le commissaire Sébeille la lui a présentée.

À 17h00, le juge Périès confronte Gustave à Clovis. Ce dernier remet au juge une lettre de menace de mort qu’il a reçue de son frère, Gaston junior. Clovis se dit persuadé qu’une partie de la famille fait pression sur Gustave afin qu’il renonce à ses accusations. Il répète qu’il a demandé à Gustave si c’était bien lui qui avait utilisé la carabine, après avoir constaté sa disparition. Gustave lui a répondu que c’était leur père qui était l’auteur des coups de feu et le lui aurait appris le matin du drame avant de mener ses chèvres à la pâture. Clovis dit, sur le moment, n’avoir accordé aucune importance à cette déclaration de Gustave, tellement il lui semblait impossible qu’un vieillard puisse commettre un tel crime et qu’au fond de lui-même il continuait de soupçonner Gustave en dépit de ses dénégations. C’est lorsque leur père s’est confié à lui, fin novembre 1952, que ses doutes se sont dissipés. En réponse, Gustave avance que c’est lors de la coupe de bois à Saint Pons, après sa sortie de prison, qu’il s’est confié à son aîné qui, à son tour, lui a fait part des révélations de leur père. Le juge lui demande alors pourquoi, en début d’audience, il a déclaré que son père ne lui avait jamais confié qu’il était le meurtrier. Gustave ne répond pas.

Le juge décide de faire sortir Clovis pour entendre à nouveau Gustave seul. Il lui fait remarquer que, si ses dénégations et déclarations sont admissibles avant le 15 novembre dernier, celles-ci ne le sont plus après cette date. Le juge lui rappelle ses multiples variations entre le 14 novembre et le 30 décembre précédents. Ce n’est que devant Clovis qu’il est revenu à ses déclarations antérieures du 13 novembre. Précédemment, au cours de l’audience, Gustave a prétendu avoir vu la US M1 début 1952, quelque temps après le départ de son frère benjamin Aimé de la ferme. Or, celui-ci ne s’est pas marié en décembre 1951 mais fin 1950. Devant Gustave, Clovis a répété avoir vu la carabine dès juillet 1951. Le 15 novembre dernier, Gustave a affirmé au juge que la carabine se trouvait à la ferme depuis le passage des troupes américaines. Lors de la perquisition des gendarmes en 1948, la US M1 n’était pas présente à la ferme. En clair, cela signifie que la carabine n’appartenait pas à Gaston et que, si jamais elle s’est trouvée dans la remise, elle n’y était plus et ce bien avant le drame. À 19h00, le juge libère Clovis mais garde Gustave ; il veut savoir si c’est la famille qui lui a dicté la lettre. Gustave rétorque qu’il a agi de sa propre initiative tout en sachant que sa lettre serait interceptée par le juge. De guerre lasse, le juge le laisse partir.

Le 9 février 1954, le juge Périès fait saisir par les gendarmes les armes de chasse de Clovis Dominici et des Perrin de La Serre pour expertise au laboratoire technique de la police à Marseille. Il n’en fait toutefois pas autant pour le fusil de chasse et les deux PM Sten saisis chez Paul Maillet en août 1952, ainsi que pour le fusil Springfield saisi chez Aimé Perrin début octobre 1952.

Le 14 février, le sous-préfet Degrave fait parvenir une lettre au capitaine Albert de Forcalquier, l’informant qu’un pantalon séchant à la fenêtre de la chambre de Gustave Dominici a été vu le matin du 5 août 1952.( Lettre personnelle du sous-préfet Degrave au capitaine Albert en Cote C 38.PV 424/129 du 20/01/1956 en Cote C 384 du commissaire Chenevier.ADAHP de Digne.

Le 23 février, le juge Périès décide d’entendre à nouveau Gustave qui, par voie de presse, continue de clamer l’innocence de son père, en dépit de ses précédentes auditions où il affirmait le contraire. Gustave répète ses accusations à l’encontre de Clovis : c’est son aîné et non lui qui a dénoncé leur père en premier. Ses sœurs l’ont incité à ne plus accuser leur père. Lui-même se demande si son père n’était pas pris de boisson lorsqu’il lui a révélé qu’il était le meurtrier des Drummond; si ce n’est pas le fruit de l’imagination du cerveau embrumé du vieux fermier. Il ne peut donc continuer d’accuser son père puisque ce dernier se dit innocent dans ses lettres. Au sujet de la US M1, il ne dit plus l’avoir vue en 1951 ou quelques jours avant le drame, mais plutôt trois ou six mois plus tôt, il ne s’en rappelle plus. Il ne sait comment la carabine s’est retrouvée dans la remise. Il était couché au moment des détonations et n’a pas pensé à questionner son père pour savoir si celui-ci avait entendu la fusillade depuis sa chambre.

Dans cette nouvelle version, Gaston n’est plus très calme ou agité comme un fou, il est tout simplement pris de boisson ; quant à la carabine, elle n’a jamais été dans la famille, elle, qui le considère comme un fou à persister dans ses accusations. Le juge ne relève pas ces nouvelles contradictions et accepte cette dernière version.

Ce même jour, Périès entend Abel Bastide, couvreur de son état, celui-ci raconte avoir été témoin d’une scène depuis le toit de La Grand’Terre qu’il était en train de réparer. Le 26 août 1944, un command-car américain, chargé d’armes en vrac, se serait arrêté à la ferme. Un G.I. aurait fait une démonstration de tir vers la colline en présence de Gaston et de Gustave. Puis les trois hommes seraient rentrés dans la maison. Bastide n’a donc pu voir si l’un des deux Dominici a acquis la carabine à cette occasion. Confronté à Gustave, ce dernier conteste avoir été présent à cette date, car depuis le 19 août, il était mobilisé avec les FTP à Sisteron. Le surlendemain, Gaston, confronté à son tour à Bastide le traite de menteur et d’ivrogne ; le juge note, en fin de procès-verbal, que le couvreur est effectivement en état d’ébriété.

Le 24 février, devant le juge Périès, Gaston confie ses soupçons et met en cause son petit-fils, Roger Perrin, dans le déclenchement des meurtres. Il pense qu’il en est l’instigateur parce que c’est un « rouleur ». Le juge pense que le vieillard se livre à une horrible manœuvre de diversion, mais comme Gaston a toujours prétendu se sacrifier pour sauver l’honneur de ses petits-enfants, le juge décide de convoquer le jeune Perrin.

Le 8 mars, le juge Périès convoque Roger Perrin pour l’entendre sur son emploi du temps la veille, la nuit et le matin de la tuerie. Roger virevolte dans les méandres de ses mensonges et finit par dérouter le juge, comme les gendarmes et le commissaire Sébeille avant lui. En revanche, Roger maintient ses déclarations sur la venue des anglaises à La Grand’Terre, en précisant qu’Yvette lui a interdit d’en parler.

Les 9 et 27 mars 1954, l’expertise du professeur Ollivier révèle que le lubrifiant utilisé pour les fusils de Clovis Dominici est très proche de celui relevé sur la US M1. Le 15 mars 1954, lors d’un transport de justice à son domicile, Clovis Dominici affirme au juge Périès qu’il graisse ses fusils uniquement à l’huile d’olive issue de sa récolte personnelle. Le juge emporte un échantillon de cette huile.

Le 20 mars, devant le juge Périès qui l’interroge au sujet de sa lettre du 29 janvier, Clovis répond qu’il a été informé fortuitement par le commissaire Canale des renseignements généraux de la prochaine confrontation entre Gustave et Gaston. Il déclare que la lettre a été écrite à l’initiative de son épouse Rose, mais il endosse la responsabilité de son contenu et de son envoi. Pour lui, Gustave est manipulé par Yvette et leurs sœurs ; il s’inquiéte qu’en voulant innocenter leur père, elles n’en viennent à dévier l’attention de l’accusation vers Gustave, qu’il affirme innocent de tout. C’est ce qu’il a voulu faire comprendre à F. Barth dans l’intérêt même de sa fille Yvette.

Le juge rappelant qu’il connaissait la culpabilité de son père dès le 8 août 1952 par son frère Gustave, Clovis a cette réponse incroyable : « J’avais oublié ce détail ». Le juge s’indigne que Clovis qualifie de « détail » un tel massacre gratuit commis par son père Gaston. Clovis s’embrouille dans des explications peu convaincantes : jusqu’à sa conversation avec Gustave à Saint-Pons, il se refusait à croire à la culpabilité de leur père. Ce qui laisse supposer qu’un stratagème a été mis en place par les deux frères à cette date, mais le juge n’y a pas pensé.

Par contre, cette lettre appelle d’autres questions que le juge ne pose pas. F. Barth est un camarade du Parti et habite à une douzaine de kilomètres de Clovis ; se rendre chez lui aurait été plus discret. D’ailleurs, Clovis lui propose de le faire en retour. Il lui propose également d’écrire à Gustave, ce qui se justifie d’autant moins étant donné leur lien familial. Car s’écrire alors que l’on est si proche localement ne correspond à aucune pratique antérieure à cette période, sauf si Clovis voulait laisser des traces écrites. Comme les autres membres de la famille, Clovis sait que ses lettres seront saisies par le juge.

Le 9 avril 1954, le professeur Ollivier confirme son diagnostic : seule la graisse des fusils de Clovis présente de très fortes similitudes avec celle de l’arme du crime, alors que les armes de chasse de La Grand’Terre sont lubrifiées au suif de mouton.

Le 21 avril, le juge Périès procède à une dernière audition de pure forme durant laquelle il récapitule l’ensemble du dossier devant Gaston, qui réaffirme son innocence et son intention de confondre ses fils devant les Assises.

Le 27 avril, l’instruction est close et le dossier est expédié à la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Le 23 juin, après avoir été suspendu de ses fonctions de secrétaire départemental en mars 1953, Roger Autheville est exclu du PCF pour « rapports trop constants avec la police », pour « manque de vigilance » dans l’affaire, mais aussi pour avoir vendu, pour 7500 anciens francs, des photos aux hebdomadaires Détective et Radar. Cette exclusion fait suite à une dénonciation du receveur du bureau des PTT, membre clandestin du parti, où Autheville venait retirer les mandats de ces publications.

Le 9 novembre à 13h45, R. Autheville est victime d’un accident de la circulation, en scooter, dans le quartier des Épinettes à Digne. Gravement blessé à la tête, il décède après un coma de plusieurs heures dans la clinique du docteur Jouve à Aiglun. Selon une rumeur, R. Autheville s’apprêtait à faire des déclarations fracassantes lors du procès de Gaston.

La carabine US M1 retrouvée dans la Durance est bien l’arme qui a servi au meurtre de la fillette. L’état du corps tel que le découvre le docteur Dragon lui permet d’affirmer qu’Elizabeth a été assassinée trois heures après ses parents. L’absence de poussière sur les pieds et d’écorchures aux voûtes plantaires lui donne à penser que la petite victime a été transportée sur le lieu de son assassinat et non pas poursuivie par son assassin. C’est ce que soutiendra le praticien lors de l’instruction et au procès. Le médecin ne sera pas suivi par la Cour qui préférera tenir compte de la déposition du docteur Jouve, un notable local qui n’a jamais vu la petite assassinée.

Le rapport d’autopsie d’Anne Drummond tend à prouver qu’elle a été victime des tirs croisés de deux tireurs et note l’absence de rapport sexuel avant sa mort.

Par ailleurs, le commissaire Sébeille a négligé nombre d’éléments matériels et fait disparaître le lambeau de peau de la paume droite de sir Jack Drummond, comme il l’avoue dans son livre paru en 1970. Le commissaire a refusé de prendre en compte les différents témoignages faisant état de la présence, sur les lieux ou à proximité des lieux du crime, entre 23h15 et 00h20, de trois ou quatre hommes dont Gustave mais dont les signalements ne correspondent nullement à celui de Gaston.

L’autopsie de Jack Drummond démontre qu’il a été abattu de deux balles dans le dos, la deuxième lui ayant brisé la colonne vertébrale. Sa vessie était vide, ce qui veut dire qu’il s’était levé peu de temps auparavant pour se soulager : il n’a donc pas été réveillé par l’intrusion de Gaston. Ce dernier a prétendu avoir tiré par deux fois de face dont le premier coup de feu, accidentel, aurait arraché un lambeau de peau de paume de la main droite de J. Drummond. Son corps a pu être déplacé, du puisard vers l’autre côté de la route ; ceci pourrait expliquer la présence de taches de sang irrégulières sur la chaussée.

Gustave Dominici, pourtant convaincu de faux témoignages, destruction de preuves et autres larcins ne sera jamais poursuivi pour ses délits. Est-ce la contrepartie de la dénonciation de son père ?

La découverte, en 2003, de quatre douilles de Springfield 30.06 dans une brique creuse lors de la démolition de la remise où, officiellement, Gaston Dominici cachait la US M1 ouvre de nouvelles pistes.

Le premier procès et la condamnation

Le procès de Gaston Dominici débute le 17 novembre 1954. Déplaçant les foules, il a une ampleur internationale et mobilise plusieurs écrivains français dont Jean Giono et Armand Salacrou. Gaston Dominici, fruste et peu loquace, présente une défense malhabile. Au cours d’une audience, le commissaire Prudhomme de Digne concède avec réticence avoir suggéré le mobile sexuel à l’inculpé.

L’élément clé de l’affaire demeure la carabine, qui ne semble appartenir à personne et dont personne ne revendique la propriété alors qu’elle a été vue chez P. Maillet durant l’été 1950, présentée au docteur Morin par Gustave à La Grand’Terre à la fin de l’été 1951 et entreposée chez les Perrin d’après Gaston. Le fait que l’arme était entreposée à La Serre par Clovis lorsqu’il braconnait en compagnie de Roger Perrin prouve que l’aveu des crimes que lui aurait fait son père était une invention de sa part ; la contre-enquête le démontrera.

Depuis la perquisition de 1948, il est certain que la US M1 ne s’y trouvait pas. Cette perquisition fait suite au contrôle routier et à la fouille corporelle par les gendarmes d’un cheminot dénommé Sube, à proximité de la ferme, qui avait dérobé un chargeur de PM Sten chez les Dominici. Elle permettait la saisie d’un Mauser avec des munitions et un PM Sten que Gustave avait ramené du maquis et tenait caché dans la cheminée, ainsi qu’un pistolet 6.35 appartenant à son frère Aimé. Gustave avait été condamné à 6 000 anciens francs d’amende avec sursis.

L’avocat général Calixte Rozan souligne lors de son réquisitoire que l’arme du crime est probablement la propriété de Clovis Dominici. Le principal avocat de Gaston, Maître Pollack, a démontré son absence de conviction et son goût marqué pour les belles phrases creuses. Au moment de l’intervention du psychiatre Boudouresque, la défense n’hésitera pas à se retourner contre son client à la surprise de l’assistance. Lors des audiences, le peu de réaction de la défense a été remarqué dans les moments où son client était malmené et sur les points où il était possible d’enfoncer le dossier. Tout au long du procès, la défense a laissé passer les occasions de réagir et de démonter l’accusation. Elle s’est refusée d’exploiter l’épisode de Gustave dans la luzerne, le croquis du greffier Barras désignant l’emplacement de la US M1 dans la remise, l’expertise du graissage de l’arme du crime, les constatations du docteur Dragon, le témoignage de Francis Perrin, facteur de Lurs qui, à l’inverse du gendarme Marque sera convoqué mais ne sera pas appelé à la barre. Ce sont des manquements objectifs à la déontologie de la défense.

À lui seul, le réquisitoire du 27 novembre de l’avocat général Rozan constitue une illustration de l’absence de preuves. Il va développer des considérations subjectives sur le pays et les gens, des jugements de valeur sur le justiciable et les témoins frisant l’insulte. Il décrit Gaston comme un mage qui sait délivrer les femmes en gésine et utilise les simples comme médecine, évoquant « les esprits mauvais » de la Durance, un homme élevé à la dure, nourri d’une soupe et d’un quignon de pain mais de la race des chefs; en somme un être diabolique qui se complaît dans un univers médiéval. Il provoque l’étonnement des chroniqueurs judiciaires qui ont l’impression d’assister à un procès en sorcellerie. Sans jamais s’attaquer aux faits ni tenter d’apporter des preuves tout en les assortissant de certitudes subjectives, l’avocat général a préféré le lyrisme littéraire à la réalité des faits.

Une des nouveautés de ce procès est la retransmission radiophonique du réquisitoire à l’extérieur. L’absence d’autorisation écrite du président de la Cour d’Assises est théoriquement un motif de cassation ; la Cour de Cassation, en contradiction avec la jurisprudence, refusera pourtant le recours. Interrogé sur cette diffusion publique, le procureur général d’Aix-en-Provence Orsatelli va la nier contre le témoignage de centaines de personnes présentes dont nombre de journalistes, et comme on peut le voir sur les photos et les films d’actualités.

Le procès tourne au règlement de compte familial, sans souci des victimes. Ce comportement indispose le jury et le convainc de la culpabilité de l’accusé. Le président Marcel Bousquet, dont la partialité est éclatante, en vient à menacer de prison plusieurs témoins qui sont contraints au mutisme. En particulier au moment où, Clovis va craquer face aux accusations de complot assénées par Gaston, Gustave et sa sœur Augusta ; Clovis va être sauvé par le président Bousquet sous la menace véritablement inouïe de l’ expédier en prison s’ il se livre à des révélations. Le summum de cette parodie est atteint le soir du 27 novembre 1954 lorsqu’un tournoi de belote est organisé : il met en présence avocats de la défense et de la partie civile, policiers, journalistes, jurés et témoins parlant sans retenue du procès en cours au grand scandale des observateurs. Au bout de douze jours d’audience, et malgré l’absence de preuves, Gaston Dominici, 77 ans, est déclaré coupable sans circonstances atténuantes, ce qui le condamne à mort le dimanche 28 novembre 1954.

La contre-enquête et la grâce présidentielle

Sous le coup de ce verdict, Gaston Dominici fait part à l’un de ses défenseurs, Me Léon Charles-Alfred, d’une conversation qu’il dit avoir surprise entre Gustave et Yvette dans les jours qui ont suivi le drame. Aux termes de celle-ci, Roger Perrin aurait aidé Gustave à transporter Elisabeth.

Les avocats de Gaston transmettent cet élément d’appréciation au ministre de la justice. Au vu de ces déclarations, le ministre estime nécessaire de prescrire une nouvelle instruction le 9 décembre 1954. Celui-ci fait d’abord interroger le condamné par un magistrat, le substitut Joseph Oddou, devant qui il confirme ses dires le 13 décembre.

Le 13 décembre 1954, le procureur général Orsatelli dépêche son substitut Joseph Oddou aux Baumettes pour demander à Gaston de confirmer les déclarations informelles qu’il a donné à ses avocats les 28 et 29 novembre. S’il met en cause Gustave et Roger Perrin, il dit qu’il ne sait pas qui a fait quoi. Il confirme ce que la Cour de Digne n’a pas voulu entendre, à savoir que la US M1 était dissimulée par Clovis à La Serre, ferme des Perrin.

Le 15 décembre, le Garde des Sceaux Guérin de Beaumont prescrit un ordre au procureur général d’Aix-en-Provence Orsatelli, pour diligenter une mission d’information qui est alors confiée à deux policiers parisiens, le commissaire divisionnaire Chenevier et le commissaire principal Gillard, de la direction des services de police judiciaire en vue de vérifier les déclarations de Gaston sur la conversation surprise entre Gustave et Yvette le 7 août 1952.

Les deux commissaires entendent Gaston Dominici les 19 et 20 décembre 1954 à la prison des Baumettes. Mais il varie beaucoup au cours de ces longs entretiens. Après avoir confirmé ses dires à Me Charles-Alfred et au substitut Oddou, il déclare avoir vu lui-même Gustave et Roger transporter la petite Elisabeth, puis il se rétracte, revenant à la conversation surprise.

Lors des interrogatoires des 19 et 20 décembre 1954, Gaston livre incidemment une information aux deux commissaires : il dit que de toute la famille, seul Roger Perrin porte des chaussures à semelles de crêpe. Lors de la découverte du corps d’Elizabeth par les gendarmes, ceux-ci ont relevés des empreintes de semelles de crêpe qui allaient et venaient à proximité du petit corps, alors que Gaston porte habituellement des brodequins cloutés.

Le 19 décembre 1954, le commissaire Chenevier demande à Gaston pourquoi il a prétendu se sacrifier avant de changer d’avis. Gaston lui répond qu’il ne veut pas payer pour un autre ; ce qui l’a fait changer d’avis, c’est qu’il pensait être acquitté. Le commissaire ironise sur cette attitude mais le condamné maintient qu’il est innocent. Chenevier demande  » qui alors ? «  ; Gaston s’en tient à ce qu’il a dit au juge et répète les déclarations qu’il a faites au substitut Oddou. Il apporte quelques précisions sur le fait que Gustave ne l’ait pas entendu sortir et rentrer dans la nuit du drame. Il explique que pour le repas de midi, il se déchausse dans la cuisine pour enfiler ses pantoufles car, ensuite il fait une sieste dans son fauteuil ; alors que le soir, il monte se coucher avec ses brodequins et les remet pour partir à l’aube. Il affirme que ce sont les policiers qui lui ont appris la cachette de l’arme dans la remise. Il précise que celle-ci a été nettoyée par Gustave et Yvette après le départ d’Aimé en janvier 1951. Ceux-ci confirmeront et diront qu’il n’y avait pas de carabine sur l’étagère. Gaston raconte qu’au retour d’une partie de chasse, Clovis aurait dit :  » Si j’avais eu la carabine, à 140 m je l’avais « . Gaston induit qu’il s’agit de l’arme du crime. Plus tard, Clovis niera (PV 424/29 du 17/10/55 Cote C 250 de Chenevier), et les chasseurs, sauf son frère Marcel (PV n° 7 du 22/12/54 de Gillard, Cote C 11)>.(Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence à Digne pour ces deux procès-verbaux), disent ne se souvenir de rien ou diront alors qu’il s’agit du PM soviétique saisi chez les Perrin. Or la précision d’un pistolet-mitrailleur est aléatoire au-delà de 25 m, autant dire qu’à 140 m, cela relève de l’impossibilité pure et simple et défie tous les calculs de probabilité3.(Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence à Digne pour ces deux procès-verbaux).

Le 21 décembre, Augusta Caillat, l’une des filles Dominici, déclare au commissaire Gillard que Clovis lui a parlé du croquis dressé par le greffier Barras, désignant dans la remise l’étagère où la carabine Rock-Ola aurait été entreposée. De même, Gustave leur avait donné sa propre version de cet épisode, rapportée ultérieurement au commissaire Chenevier.

Le 23 décembre, les commissaires Chenevier et Gillard font un premier rapport de leur mission exploratoire au procureur de Digne, Sabatier motivant une requête de délégation générale.

Le 27 décembre, les deux commissaires donnent un compte-rendu de leurs premières investigations au Garde des Sceaux.

Le juge Roger Périès est nommé à Marseille, selon son désir, et remplacé par un juge suppléant de Toulon, Pierre Carrias, lui-même nommé juge d’instruction à Digne le 7 janvier 1955. Il sera confirmé dans sa fonction le 3 février pour diriger la deuxième instruction.

Le 25 février 1955, le procureur de Digne Sabatier signe un réquisitoire introductif pour l’ouverture d’une information contre X du chef de complicité d’homicides volontaires.

Le juge Carrias procède personnellement à certains actes d’instruction, tels que la confrontation du commissaire Sébeille et de Gustave Dominici, au cours de laquelle ce dernier mime la scène au cours de laquelle il a accusé son père en pleurant sur l’épaule de Sébeille. Mais aussi, selon le vœu du ministre de la justice, le juge délivre aux commissaires Chenevier et Gillard des commissions rogatoires en vertu desquelles ceux-ci se livrent à des investigations approfondies, entendant de nombreux témoins à qui ils posent un très grand nombre de questions préparées selon un plan soigneusement mûri. Quant à Gaston Dominici, détenu à la prison des Baumettes, il est interrogé et confronté, aussi souvent que nécessaire, par le juge d’instruction Jacques Batigne, du tribunal de Marseille.

Le 8 mars, le juge Carrias court-circuite les enquêteurs ; Chenevier apprend par voie de presse que le juge Batigne a interrogé G. Dominici puis l’a confronté à Gustave et Yvette Dominici.

Le 16 mars, les enquêteurs rencontrent le juge Carrias qui ne prend aucune décision pendant trois mois.

Le 21 mars 1955, le juge Carrias, organise une reconstitution à La Grand’Terre pour vérifier si la conversation surprise par Gaston était audible de celui-ci. Le juge se poste sur le palier et le procureur Sabatier dans la chambre du couple, pendant que Gustave et Yvette s’allongent sur leurs lits. Carrias dit ne distinguer aucun mot quand les époux murmurent. Le procureur leur demande de recommencer à voix basse. Le juge entend mieux mais sans distinguer quoi que ce soit. Les époux refusent catégoriquement de répéter les mots que Gaston aurait entendu : « bijoux, petite, portait, Roger, mouchoir ». Connaissant l’enjeu de cette reconstitution, le couple va obéir mais en parlant à voix suffisamment basse pour ne pas être compris. À l’époque des faits, s’ils n’avaient pas entendu Gaston monter et redescendre l’escalier en pantoufles, ils n’avaient aucune raison de se méfier en parlant distinctement.

Le 15 juin a lieu une nouvelle rencontre des commissaires avec le juge Carrias ainsi qu’une entrevue avec le capitaine Albert.

Le 16 juin, le juge Carrias refuse de délivrer la commission rogatoire promise la veille.

Le 20 juillet, le juge Carrias délivre une commission rogatoire d’ordre limité qui réduit pratiquement à l’impuissance les policiers.

Le 30 juillet, Gaston est entendu par le juge Batigne. Il lui dit qu’en arrivant sur les lieux du drame, peu après 8h00, en compagnie de Roger Perrin et de Gustave, il y avait beaucoup de monde dont le boucher Nervi. Or, à cet instant, seul le gendarme Bouchier est présent, et Gaston lui a demandé la permission d’aller recouvrir le corps de la fillette avec une couverture. Imprudent, le gendarme laisse faire Gaston sans surveillance ce qui peut permettre à ce dernier de mettre en place la trouvaille du morceau de crosse. En présence de Chenevier, Gaston nie tout ce qu’il a pu dire le 20 décembre 1954 mais confirme que Gustave a ramené R. Perrin et J. Galizzi sur sa moto avant d’aller voir avec eux l’éboulement sur la voie ferrée. Gaston se reproche d’avoir parlé de l’éboulement à Gustave. Ce dernier ne serait pas allé à Peyruis et n’aurait pas ramené Roger ni les autres. Cette fois, le commissaire lui demande de préciser s’il s’agit des Drummond ou de tierces personnes. Gaston refuse de préciser. Plus tard, il reviendra sur ses déclarations, prétextant avoir tout inventé pour blaguer, ce qui laisse supposer que des membres de la famille sont venus le chapitrer.

Le 3 août, le commissaire Chenevier interroge François Barth. Celui-ci dit qu’il a été question de la femme vêtue de noir, lors de sa venue en fin d’après-midi le 5 août 1952, dans la cour de La Grand’Terre. De même, Mme Barth, dit au commissaire Gillard qu’elle a entendu parler d’une femme en noir et que celle-ci se serait trouvée sur la voie ferrée. Leurs témoignages sont intéressants dans la mesure où ils contredisent celui de leur fille Yvette, qui nie cette présence.

Le 4 août, Francis Perrin, le facteur de Lurs apprend au commissaire Chenevier que Gustave Dominici aurait demandé à son frère Aimé Perrin si au moins il n’avait pas dit aux gendarmes qu’Yvette était venue avec lui au bivouac des Drummond le soir du 4 août 1952. Aimé Perrin confirme et Gustave l’aurait enjoint de ne pas dire qu’Yvette était venu avec « le petit » plus tard dans la soirée. L’expression « le petit » ne désigne sans doute pas le bébé Alain, âgé de dix mois, mais plutôt Roger Perrin ramené de La Serre par Gustave, vers 21h30, lors de son retour après sa visite chez Faustin Roure à Peyruis, vers 21h00.

Les 5 et 10 août, interrogée par Chenevier puis Gillard, Yvette se souvient brusquement, trois ans exactement après les meurtres, qu’elle a accompagné Gustave à l’éboulement avec Alain dans ses bras. C’est en revenant du pont, vers 20h15, qu’elle a entendu la Hillman se garer sur le terre-plein. Yvette prétend que, de loin, avec le crépuscule qui tombait, elle a pu prendre la robe rouge d’Anne Drummond pour une robe noire, ce qui rend sceptique le commissaire. Sur ce point, elle contredit Gustave, qui a reconnu, le 12 novembre 1953 que les Anglaises étaient venues prendre de l’eau avant son retour à la ferme vers 20h00. C’est Yvette qui le lui aurait appris dans leur cuisine.

Le 5 août, Aimé Perrin confirme au commissaire Chenevier que Gustave est venu les rejoindre, après son arrivée sur les lieux du drame en compagnie des gendarmes Romanet et Bouchier, seul, à pied et, précision importante, sans son vélo.

Romanet est entendu à son tour sur l’épisode durant lequel Gustave l’aurait délivré lorsqu’il s’était enfermé à l’arrière de la Hillman alors qu’il procédait à sa fouille. Le gendarme réfute fermement la réalité de cet épisode. Gustave avait raconté cette opération au commissaire Sébeille pour que l’on ne s’étonne pas de retrouver ses empreintes sur la poignée de la porte arrière. Gustave savait donc qu’elle ne s’ouvrait que de l’extérieur et l’avait déjà manoeuvrée. S’il avait eu besoin d’ouvrir cette portière arrière c’est dans un but de vol ou, simple hypothése, en vue d’extraire Elizabeth séquestrée dans la Hillman suite aux meurtres des parents (!?). Cette portière, qui ne s’ouvrait que de l’extérieur, contredit la thése de l’accusation selon laquelle Elizabeth dormait dans la voiture et qu’elle en avait jailli à l’extérieur au moment de l’agression. Il est évident que Gustave l’a effectivement ouverte, pour fouiller et tout mettre sens dessus dessous. Pourtant, l’Identité Judiciaire ne trouvera aucune empreinte sur les poignées des portières comme si elles avaient été nettoyées. Quelqu’un s’en serait-il chargé à l’insu de Gustave ? La seule possibilité désigne logiquement Clovis (!?).

Le 6 août, le commissaire Gillard interroge le boucher Nervi. Selon ce dernier, il s’est arrêté sur les lieux du drame vers 7h30, quand s’y trouvent seulement les gendarmes Romanet et Bouchier avec Gustave et Aimé Perrin. Gustave aurait demandé au boucher d’emmener Yvette au marché d’Oraison, ne pouvant l’accompagner en moto comme d’habitude. Ceci est mensonger puisque c’est son père F. Barth qui vient la chercher mais pour l’emmener au marché de Forcalquier. Nervi poursuit en disant que Gustave l’a amené à la ferme où Yvette se préparait et ils seraient partis à 8h10. Or, à cette heure F. Roure était présent et n’a signalé ni la camionnette ni le boucher ; ce dernier précisera n’avoir vu ni Gaston ni Roger Perrin pourtant présents sur les lieux du crime peu après 8h00.

Le 10 août, Yvette, devant Gillard, contredit Nervi disant que c’est Roger qui est venu accompagner le boucher. Tous deux resteront sur leurs positions. Pendant le trajet, Nervi aurait tenté d’en savoir plus et Yvette l’aurait rabroué sèchement. Selon Roger, le 7 mai 1953, il dira au commissaire Sébeille que les parents Barth sont venus à la ferme à 9h15, mais comme Yvette n’était pas prête, ils seraient repartis. Le 22 octobbre 1955, face à l’inspecteur Leclerc, F. Barth niera et dira qu’il a appris le drame par son fils et sa femme qui ont rencontré Yvette au marché d’Oraison. Pourtant Roger Perrin sera conforté par un témoin extérieur, le cafetier de Lurs, Augustin Bonnet, qui, revenant de la ferme Guillermin, dit avoir vu, en remontant vers Lurs vers 8h30, la voiture de F. Barth descendant la route de Forcalquier en direction du carrefour de la RN 96.

Le 10 août, le commissaire Chenevier apprend par Gustave que lui et son frère se sont concertés, dans le Palais de Justice le 14 novembre 1953 à 8h00 pour désigner, sur la même étagère de la remise, l’emplacement de la carabine US. Selon Gustave, Clovis aurait sorti un croquis de sa poche, en présence du greffier Barras, et lui aurait désigné sur quelle étagère se serait trouvé la US M1.

Le 12 août, Roger Perrin confronté à Yvette, maintient ses précédentes déclarations sur la venue des anglaises à la ferme et ajoute qu’Yvette aurait proposé aux femmes Drummond de s’installer au même endroit où avaient campés les Morin en 1951, à la sortie du pont de la voie ferrée ; Yvette nie cette version. Ce même jour, le commissaire Chenevier confronte Gustave et Roger : celui-ci soutient que c’est son oncle qui lui a appris la présence de la femme en noir en compagnie des Drummond, alors qu’il se rendait à l’éboulement vers 20h15, ce que Gustave nie fermement.

En août et octobre 1955, le juge Carrias fait auditionner sur commission rogatoire l’inspecteur Girolami par le juge Désiré Gervaise à Casablanca, où il avait été muté aux Renseignements généraux du Protectorat. Dans l’après-midi du 5 août 1952, l’inspecteur avait remarqué la présence, en face de la porte de la cuisine, d’un pantalon appartenant à Gaston. Ce vêtement, fortement mouillé, n’était ni taché ni ensanglanté. Le vieillard lui avait appris que son linge n’était pas lavé à la ferme mais chez sa fille Augusta Caillat qui le rapportait propre et repassé. Girolami s’était donc étonné de ce que ce pantalon fut lavé sur place seulement quelques heures après le triple meurtre. Il s’était donc empressé de confier ses soupçons au commissaire Sébeille qui n’y avait prêté aucune attention, tout occupé à la recherche d’indices et de l’arme du crime. Le 21 septembre, il sera à nouveau question de ce pantalon lors d’une audition d’Yvette et de Marie Dominici par le juge Carrias. Gaston sera auditionné sur ce même pantalon par le juge Batigne le 24 octobre.(Commission Rogatoire n° 3999 du 24/08/1955 du tribunal de première instance de Casablanca.Cote C 155).ADHAP de Digne.

Le 23 septembre, le juge Carrias organise dans son bureau, une confrontation entre le commissaire Sébeille et Gustave, en présence du greffier Barras et du divisionnaire Harzic, supérieur du commissaire. Gustave se plaint d’avoir été victime de pressions intolérables de la part des policiers lors de la dénonciation de son père le 13 novembre 1953. Sébeille réfute ses propos et propose à Gustave, avec l’accord du juge, de mimer l’épisode durant lequel il s’est effondré en pleurs sur l’épaule du policier en dénonçant Gaston, ce qu’il va faire complaisamment et pose la question de sa sincérité. Gustave reconnaît qu’à ce moment-là, il ne subissait pas de pression lors de l’épisode de sa dénonciation mais qu’il se souvenait d’autres pressions. Quarante ans plus tard, le juge fort de son expérience, se posera la question de savoir si le commissaire Sébeille avait été sincère ou les avait tous abusés.

Le 29 septembre, le juge Carrias délivre une nouvelle commission rogatoire plus large aux commissaires Chenevier et Gillard.

Le 12 octobre, Mauricette et Aimé Dominici sont interrogés ; les réactions du couple laissent penser aux policiers qu’ils connaissent la carabine US. Du moins, Aimé a vu cette arme entre les mains d’un de ses frères ou de son père avant le 24 janvier 1951, date de son départ de La Grand’Terre pour s’installer à Eygalières dans les Bouches-du-Rhône.

Les 12 et 16 octobre, Chenevier et Gillard interrogent le docteur Morin de Nice, qui a campé avec son épouse près de la ferme Dominici à l’invitation de Gustave. Il dit reconnaître la US M1 comme étant la carabine réparée en sa présence par Gustave Dominici durant l’été 1951, notamment la soudure de la demi pièce de un franc en remplacement du guidon disparu. Confronté à Gustave, ce dernier nie farouchement et accuse le médecin d’avoir tout inventé. Ses dénégations donnent un certain crédit au témoignage du docteur Morin.

Le 17 octobre, interrogé à son tour, Clovis Dominici suggère que son frère Gustave a pu ramener la carabine US du maquis. Clovis s’insurge également contre les accusations de Gustave portées à son encontre le 10 août : il ne nie pas l’existence du croquis mais prétend que celui-ci a été dressé par un policier.

Le 19 octobre, Jean Girard, oncle maternel d’Yvette, fait savoir à l’inspecteur Leclerc, subordonné de Chenevier, qu’Aimé Dominici lui a appris que Gustave aurait amené les Drummond sur le terre-plein des Ponts et Chaussées ; si le fait est avéré, cela voudrait dire que Gustave est rentré chez lui bien avant 20h00. Jean Girard ajoute que Clovis est venu à La Grand’Terre le soir du 4 août 1952, avant de se rendre sur le bivouac où il se serait disputé avec les Drummond, ce que nie Clovis.

Le 21 octobre, confronté à Aimé et Clovis Dominici, Jean Girard maintient ses déclarations alors que Clovis nie, Aimé confirme les dires de J. Girard mais ne se souvient pas de qui il les tenait. Ce même jour, Jean Galizzi, ami de Roger et amant de sa mère Germaine, déclare à la gendarmerie de Forcalquier qu’il a passé la nuit du 4 au 5 août 1952 à La Cassine en compagnie de Roger père et de son épouse Germaine Perrin.

Confronté à Clovis, le cheminot Bourgues confirme que son collégue est arrivé en retard sur le chantier le matin du 5 août 1952. Clovis nie en accusant Maillet d’être l’auteur de ce retard. Interrogé à son tour, Paul Maillet dira être arrivé à 7h15 et avoir appris la tuerie par Bourgues, ce qui veut dire que Clovis n’était pas présent à ce moment ; les PV 353/40 du 10 août 1955 de Gillard et le PV 12-R du 31 août 1952 de la gendarmerie de Forcalquier le confirment.

Toujours le 21 octobre, le commissaire Chenevier confronte Clovis et Gustave. Ce dernier répète ses accusations du 10 août envers son aîné et ajoute que, dans la voiture de police qui les amenaient à La Grand’Terre, Clovis serait revenu à la charge en lui murmurant de dire que leur père avait pris la carabine US pour aller chasser le blaireau. La scène se serait déroulée le dimanche 15 novembre 1953 au matin et non la veille. Clovis nie tout et réfute les accusations de son frère cadet.

Le commissaire Chenevier va vérifier auprès du greffier Barras qui lui en donne une version tout à fait différente. C’est dans le bureau du juge Périès absent, pendant la garde à vue des deux frères le soir du 13 novembre 1953, qu’il a réalisé le croquis pour mettre les choses au clair et faire concorder les déclarations des deux frères pour la désignation de l’étagère. Le témoignage du greffier détruit le seul élément matériel de l’accusation : la présence de la carabine US dans la remise de la ferme. Le commissaire en tombe des nues mais ne demandera pas de commission rogatoire au juge Carrias pour entendre officiellement le greffier. Il en rendra compte dans son rapport final en atténuant la portée et les conséquences pour le greffier Barras et le juge Périès.

Le 22 octobre, Francis Perrin rapporte à l’inspecteur Goguillot, de l’équipe Chenevier, qu’il a entendu dire que Gustave a ramené J. Galizzi sur sa moto en même temps que Roger Perrin le soir du 4 août 1952. Le commissaire Chenevier n’estime pas nécessaire de vérifier.

L’hebdomadaire France-Dimanche publie une lettre de Gaston où ce dernier répète la conversation qu’il a surpris entre Gustave et Yvette, et accuse nommément son fils Gustave et Roger Perrin d’être les véritables auteurs du triple meurtre.

Le 18 novembre, Clovis désavoue Gustave en confirmant le déplacement du campement du couple Morin, durant l’été 1951, vers la plateforme qui surplombe l’endroit où a été retrouvé le corps d’Elizabeth Drummond.

En présence du juge Batigne et de Chenevier, Roger Perrin est confronté à Gaston. Roger se montre d’une rare insolence envers son grand-père et va jusqu’à le provoquer. Mais comme le commissaire le notera, l’attitude de Roger démontre qu’il se sent protégé par un interdit qui empêche son grand-père d’aller plus loin dans ses accusations. La manière dont Roger s’en vante devant lui donne à penser au commissaire que le jeune homme est impliqué bien autrement que comme simple témoin ou complice passif dans le drame.

Le 22 novembre, le commissaire Gillard rappelant à nouveau ce qu’a rapporté Aimé Perrin à propos de la femme habillée de noir, Yvette change de version en prétendant qu’il s’agit de sa belle-mère, vêtue de noir, qui l’attendait sur la route. Ce nouveau revirement ne convainc pas davantage le commissaire.

Le 19 janvier 1956, Roger Perrin déclare à Chenevier que, dix jours après le verdict, Léon Dominici aurait conseillé au père de son neveu de le faire engager dans la Légion étrangère pour lui éviter des poursuites judiciaires. Comme ça, on pourrait l’accuser des crimes et faire libérer le grand-père Gaston ; outre le fait que la Légion n’aurait jamais enrôlé une recrue coupable d’un tel carnage, cela montre à quel point Léon avait quelques doutes sur l’innocence de son neveu.

Le 10 février 1956, les deux commissaires se déplacent à la prison de Nîmes pour entendre le détenu Jean-Baptiste Bossa. Celui-ci leur fait savoir que, détenu à la prison Saint-Charles de Digne en même temps que Gustave, il a surpris sous la fenêtre du parloir les conversations d’Yvette et de son mari. Il leur rapporte que ces conversations mettent directement en cause Gustave dans le déroulement de l’assassinat des Drummond.

Le 25 février 1956, le commissaire Chenevier remet son rapport final au préfet directeur de la police judiciaire. Cette deuxième instruction met en lumière les rôles joués par Gustave et Roger Perrin fils avec une possible participation de Gaston Dominici mais sans en apporter la preuve.

Le 13 novembre 1956, devant l’absence d’éléments nouveaux mis au jour par la contre-enquête, le juge Carrias rend une ordonnance de non-lieu qui clôture la deuxième instruction et met définitivement fin à l’action judiciaire consécutive au triple meurtre de Lurs.

À l’issue de la contre-enquête, le commissaire Sébeille connaît le désaveu avant d’être déclassé le 22 décembre 1959 comme commissaire de la sécurité publique au commissariat de quartier de la Belle de Mai à Marseille. Il n’obtiendra jamais la promotion au grade de commissaire principal ni la Légion d’honneur promises fin août 1952.

En 1957, le président Coty commue la peine et, pour le 14 juillet 1960, le général de Gaulle gracie et libère Gaston Dominici. Sur la fin de sa vie, il choisit comme confident le révèrend père Lorenzi, un moine bénédictin du monastère de Ganagobie qu’il connaissait depuis 1915.

Assigné à résidence à Montfort après son élargissement, Gaston Dominici meurt le 4 avril 1965 à l’hospice de Digne-les-Bains, sans que soit établi son degré d’implication dans le triple meurtre de la famille Drummond. Selon la tradition locale, le père Ferdinand Bos reçut la confession du vieillard mais ne la trahit jamais.

Thèses contradictoires

De nombreuses thèses ont été émises pour expliquer le crime :

Selon une rumeur colportée par Jean Teyssier, Jack Drummond aurait pu rechercher, à titre personnel, ce qui aurait pu advenir d’un ami parachuté dans le coin, et qui aurait disparu. En admettant que cet ami ait été exécuté par un maquis local, certains maquisards auraient pu craindre que Sir Jack ait été mandaté pour enquêter. Sous prétexte de lui fournir des informations, on aurait pu lui donner rendez-vous et l’exécuter. La présence active d’anciens FTP, entre août 1952 et novembre 1953, donnera quelque consistance à cette rumeur. Mais celle-ci, comme nombre d’autres plus ou moins farfelues, ne sera pas vérifiée.

Critiques de la justice

L’action de la justice dans le cadre de cette affaire, dont le procès mené uniquement à charge et la partialité du président de la Cour d’Assises a été fortement critiquée par les commentateurs.

La fonction principale d’un juge d’instruction est d’instruire à charge et à décharge en faisant abstraction de son intime conviction. Sa tâche doit se limiter, sur les plans procédural et technique, à établir des faits, à valider ou invalider des déclarations ou des informations, à fournir des preuves, ou du moins un faisceau de présomptions crédibles concordantes. Dans l’élaboration de son dossier, il doit œuvrer de façon impartiale et objective sans faire intervenir de postulat personnel, et surtout pas son intime conviction comme l’a fait le juge Carrias de façon impudente en sortant du cadre procédural. Celle-ci n’intervient qu’à l’issue du procès et ne relève que de la seule volonté des jurés. Et ce n’est pas le rôle du juge d’instruction, sauf au moment où le code de procédure pénale l’autorise à inculper ou à rendre une ordonnance de non-lieu. Le juge d’instruction prend seul, avec l’avis du Parquet, une décision au vu de son propre travail, se faisant juge et partie de son dossier sans aucun contrôle, ce qui lui confère un pouvoir exorbitant et arbitraire.

Après avoir admis quelques unes des faiblesses du dossier, dont l’analyse est quelque peu superficielle, ignorant ou écartant les points les plus discutables, le juge Carrias fit appel à sa seule intime conviction pour justifier son ordonnance de non-lieu, sinon faute de quoi, la culpabilité de Gaston risquait d’être remise en cause.

Jean Giono étudiera en particulier les différences entre le langage de l’accusé (30 à 35 mots selon lui) et celui de la Cour d’Assises (plusieurs milliers de mots). Il écrivit Notes sur l’affaire Dominici.

Voir aussi

Films inspirés de l’affaire

Documentaire

Théâtre

Bande dessinée

Bibliographie

Principales sources utilisées pour la rédaction de l’historique de l’affaire

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

gastondominiciestcondam

gastondominici

gastondominiciparismatc Gaston DOMINICI, à la « une » de Paris-Match

gastondominicijeangabin Gaston DOMINICI, sous les traits de Jean GABIN

gastondominicimichelser Gaston DOMINICI, sous les traits de Michel SERRAULT

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

 

Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Gaston DOMINICI

gastondominicirs2201196

Pour le 22/01/1965 à 15h36 T.U., à Digne Les Bains.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 5 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 11:

L’amour :

Cette période favorise tout particulièrement votre vie affective. C’est ainsi que pourra intervenir une réussite en amour, soit qu’un nouvel amour entre dans votre vie, soit qu’un amour existant se sublime ou se voit concrétisé.

Les enfants :

Les rapports avec les enfants seront privilégiés. Vous obtiendrez beaucoup de satisfactions de ceux-ci, surtout d’un premier enfant. Dans le même esprit, si la puériculture est votre occupation, ce sera le moment de consécration de vos efforts. Par ailleurs, cette période est la plus propice pour concevoir un enfant.

Les spéculations :

Vous pouvez également pensez à la réalisation de certain « coups » en rapport avec les potentiels indiqués dans votre thème de naissance. L’or ici est particulièrement favorisé. Dans certains cas, des gains au loto, au tiercé, au casino ou à la loterie se produisent.

Toutefois n’oubliez pas l’adage « Pas de chance au jeu, chance en amour. » Ceci implique que vous ne pourrez pas jouer gagnant sur les deux tableaux à la fois et qu’il s’agit de faire la part des choses. Cela dit, vous pouvez tenter votre chance avec discernement sur certains plans financiers : les actions en bourse, etc. Bien entendu, ceci vous concerne si vous êtes suffisamment compétent dans ces domaines. (Quoique parfois même…)

Peut-être compenserez-vous ainsi une difficulté d’expansion ou de réalisation de grands objectifs par manque d’appuis ou de soutiens extérieurs qui, en même temps, vous seront refusés durant toute  cette période, à cause du passage noeud sud dans votre maison 11.

Les oeuvres :

Faites preuve de créativité, d’ingéniosité, mettez au point de nouvelles idées, de nouveaux produits : finissez ce livre que vous aviez abandonné, achevez cette peinture que vous aviez laissée. Les mots clés de cette période sont « produire, créer, réaliser ». Sortez donc tout ce que vous avez dans le ventre car vos efforts recevront la consécration méritée avant que le cycle ne s’achève.

Le spectacle :

Au-delà des jeux de hasard, les personnes occupées dans les amusements publics seront portés en avant-scène. Les domaines favorisés incluent le théâtre, le cinéma, la télévision… et toutes les occupations dans les loisirs et dans les amusements. Cette période favorise tant les jeux que l’amour, tant les plaisirs que les liaisons, tant le spectacle que les divertissements.

Le prestige :

C’est le moment d’exercer, tous vos talents dans des oeuvres qui vous apporteront la renommée. Eloignez-vous au contraire des appuis et des amitiés qui, de toute façon, seront adverses ou se déroberont. Sans appuis, extérieurs, vous ne pouvez tirer des joies et des ressources que de votre propre créativité, mais aussi d’un amour véritable. A vous de saisir cette chance qui passera avant que cette période ne s’achève. Ne vous égarez pas dans de grands projets utopiques.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 21/01/2012 – Michel JONASZ 21 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Chanteur,Musique,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Michel JONASZ

Personnalité du 21/01/2012 - Michel JONASZ dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3 4 5

newsg dans Chanteur News : 1 2 3
articleconnexe dans Musique Article connexe : Françoise HARDY

thmenatal dans Personnalités du jour Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Michel JONASZ

né le 21/01/1947 à 23h15 à Drancy (93) – FRANCE

THEME NATAL

micheljonasz21011947

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Michel Jonasz (*) est un auteur-compositeur, chanteur et acteur français, né le 21 janvier 1947 à Drancy. Il a notamment composé La Boîte de jazz, Joueurs de blues, Les Vacances au bord de la mer (paroles de Pierre Grosz). Son titre fétiche est Super Nana (de Jean-Claude Vannier), qu’il interprète sur scène.

Né de parents immigrés hongrois juifs, Michel Jonasz quitte l’école dès l’âge de 15 ans et cherche sa voie dans le domaine artistique. Peinture, théâtre et musique l’intéressent, mais c’est finalement une place de pianiste qui lui met le pied à l’étrier. Après des débuts aux claviers dans le groupe de Vigon, Les Lemons, il fonde en 1966 le groupe King Set avec son ami Alain Goldstein à la guitare. Deux succès radiophoniques font connaître sa voix et son sens du rythme : une composition originale, Apesanteur, en 1967, et le standard Jezebel, en 1968.

Sa carrière solo débute lentement, fin 1968, par un 45 tours édité sous le nom de Michel Kingset, le suivant sous son propre nom en 1970. Il doit attendre 1974 pour trouver un large public avec deux tubes simultanés : Dites-moi et Super Nana.

Depuis, il enchaîne le succès comme Je voulais te dire que je t’attends (écrit avec Pierre Grosz), J’veux pas que tu t’en ailles (écrit et composé par Jonasz), Lucille (avec Michel Coeuriot), La Boîte de Jazz et La fabuleuse histoire de Mister Swing. Il a composé le générique de Zone Interdite , émission de la chaîne M6, qui lui permet d’obtenir un 7 d’or, ainsi que le générique de « cinema cinema » sur canal +.

Il est aussi acteur de cinéma (Qu’est-ce qui fait courir David ?, Tir à vue, La Doublure) et de télévision (Un amour à taire où il incarne un pétainiste père d’un homosexuel durant la Seconde Guerre mondiale).

Discographie

Albums studio

Décennie 1970

Décennie 1980

Décennie 1990

Décennie 2000

Décennie 2010

Albums live

Compilations

Bandes originales de films

Participations

Filmographie

Acteur
Télévision

Théâtre

Récompenses

Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin en 1985.

 

Voir aussi © RFI Musique

(*) Wikipédia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

michejonasztristesse

micheljonaszbw

micheljonasz600

micheljonaszmlodica

michejonaszalbum

michejonaszmoustachu

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Michel JONASZ

micheljonaszrs21012012

Pour le 21/01/2012 à 16h53 T.U., à Drancy.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 3, ET NOEUD SUD EN MAISON 9

Vous vivez une période propice à tous les types de communication, de mouvement et d’échanges. Orientez-vous donc vers le commerce ou concentrez vos efforts sur l’augmentation d’une clientèle. Actuellement, le destin vous soutiendra dans ce genre d’orientation.

Ceci n’est pas limitatif :

* Etes-vous écrivain … journaliste ?… éditeur ?…. vos écrits recevront un accueil exceptionnel du public, en métropole.

* Etes-vous dans la vente ou la distribution ?…. représentant ?… intermédiaire ?… préparez-vous à assurer la demande croissante de vos produits dans le pays.

* Etes-vous dans les transports ?… routier ?… messager ? …. affréteur ?…. vous serez obligés de refuser des commandes au niveau national.

Attention, dans tous les cas, c’est le marché intérieur qui est favorisé au détriment du marché international. Les faveurs du destin viseront aussi les études, les lectures, l’enseignement, les tâches administratives que vous accomplirez. Vos déplacements, vos transactions et vos échanges porteront des faits exceptionnels. Des contrats intéressants en résulteront. De plus, vous obtiendrez aide et coopération de votre proche entourage, y compris frères ou sœurs, si vous les sollicitez. Discutez vos projets avec ces derniers ; ils vous apporteront des aides et des conseils de valeur. Profitez-en pour étendre vos affaires dans votre ville ou dans votre proche environnement ; vous y trouverez à élargir de manière non habituelle votre sphère d’action et vous pourrez découvrir avec étonnement l’emplacement ou le commerce que vous recherchiez depuis longtemps. C’est aussi la période propice pour déménager, pour multiplier vos points de vente, pour diversifier vos activités. Ne négligez aucune affaire ni aucun contact, dont la signification vous échapperait sur le moment ; des résultats ultérieurs vous prouveront le contraire. En revanche, évitez toute expansion vers l’étranger et n’introduisez pas de produits étrangers dans votre gamme, car les gains que vous souhaiteriez en obtenir se feraient attendre. Visez plutôt le long terme pour cela. Votre réussite actuelle se fera dans votre lieu d’origine. Ne vous égarez donc pas hors frontières, vous y rencontreriez des embarras administratifs et juridiques insurmontables. En même temps, ne sollicitez rien d’une autorité, votre père y compris. Limitez-vous à vos proches, frères, sœurs, oncles ou tantes. Suivant l’esprit de cette période, votre attention doit être attirée tout particulièrement sur ce qui suit : D’une part, le commerce, les contrats ou les échanges en général seront favorisés mais vous perdrez toute protection en ce qui concerne la légalité, les autorités ou la loi en général. Ne vous laissez donc pas emballer par ce potentiel commercial inhabituel pour améliorer votre situation sans retenue, par exemple en contournant les législations en vigueur. Vous seriez découvert et subiriez les rigueurs de la loi des pénalités ou des amendes annuleraient les bénéfices que vous auriez réalisés si vous aviez été raisonnable et intègre. Ceci prend d’autant plus d’importance que la période qui suivra immédiatement celle-ci vous défavorisera au niveau des revenus indûment gagnés. Attention aux pénalités et amendes (fiscales comprises).

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 20/01/2012 – Omar SY 20 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Cinéma,Humoristes,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Omar SY

Personnalité du 20/01/2012 - Omar SY dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3 4

newsg dans Cinéma News : 1 2 3

thmenatal dans Humoristes Thème natal

symbolebiographie dans Personnalités du jour Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Omar SY

né le 20/01/1978 à 00h35 à Trappes (78) – FRANCE

THEME NATAL

omarsy20011978

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Omar Sy, (*) né le 20 janvier 1978 à Trappes (Yvelines), est un acteur et humoriste français, connu pour son duo avec Fred Testot, le duo Omar et Fred, et pour avoir tenu aux côtés de François Cluzet le rôle principal du film Intouchables, qui avec plus de 18 millions de spectateurs, est au premier rang du box office français en 2011 et le deuxième plus gros succès du cinéma français

Lors des années 1996 et 1997, il débute sur Radio Nova où il rencontre son complice Fred. Puis sur Canal+, aux côtés de Jamel Debbouze, il participe à l’émission Le Cinéma de Jamel, puis crée l’émission Le Visiophone. Ils enchaînent alors les sketches sur petit écran et les spectacles : Je ne fais pas mon âge, Service après-vente des émissions, Omar et Fred : le spectacle.

Depuis 2005, le Service après-vente des émissions est adapté sur Canal+ sous la forme de petits sketches d’une durée totale de 2 ou 3 minutes.

Omar Sy a par ailleurs doublé Zip dans la version française du jeu vidéo Tomb Raider Legend.

Le 5 juillet 2007, il se marie à Tremblay-sur-Mauldre avec Hélène, la mère de ses quatre enfants.

Il prête aussi sa voix pour le court métrage Logorama en 2009, avec son complice Fred Testot.

En 2010, il participe au préambule du DVD du spectacle de Florence Foresti Motherfucker, il y incarne un chauffeur de taxi à l’accent africain faisant penser à son personnage Doudou.

La même année, il apparait dans le clip de Zazie Être et avoir et dans le clip de Diam’s Peter Pan.

En 2011, il joue dans le film Intouchables au côté de François Cluzet où il incarne un jeune de banlieue, auxiliaire de vie d’un riche tétraplégique. Ce film connait un grand succès, avec plus de 18 millions de spectateurs, et se classe au premier rang du box office français en 2011. Suite à quoi il est élu troisième personnalité préférée des français derrière Yannick Noah et Zinédine Zidane.

Filmographie

Prochainement :

Voxographie

Spectacles

Récompenses

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

omarsy

omarsy1

omarsyintouchables

omarsyetunechinoise

omarsy

omarsyalaceremonie

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

 

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Omar SY

omarsyrs20012012

Pour le 20/01/2012 à 05h41 T.U., à Trappes.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 2, ET NOEUD SUD EN MAISON 8

Vous disposez d’un soutien planétaire pour réaliser vos désirs et vos souhaits les plus chers. Vous pouvez enfin obtenir les résultats espérés par rapport à ce que vous avez semée. Ni plus ni moins. Mais attention: si tout vous est égal, si vous ne formulez pas vos buts avec une extrême précision ; en d’autres termes, si vous ne demandez rien, le destin ne pourra que vous satisfaire de la même manière, c’est-à-dire avec « rien ».

Vous êtes seul à pouvoir générer une réponse du destin… La condition est de formuler la demande… Avec précision, persistance et détermination. Demandez, redemandez et… Vous recevrez, c’est votre période.

Par ailleurs, vous constaterez que l’état de vos finances personnelles, celles que vous obtenez par vos propres efforts s’améliorera nettement.

Activez vous donc vers l’amélioration de vos ressources ; vous serez largement récompensé de vos efforts.

Cette période favorise les requêtes, les finances et les ressources personnelles, sous tous rapports. Si c’est de l’argent que vous souhaitez, vous trouverez les moyens de l’acquérir. Si c’est une réputation, vous l’obtiendrez. Si c’est la connaissance, vous trouverez le maître. Ayez une confiance absolue dans vos démarches. Accomplissez-les et puis laissez le destin faire le reste. A ce stade, vous êtes convaincu qu’elles porteront des fruits. Par conséquent, elles ne vous concernent plus. Oubliez-les de manière à éviter les attentes anxieuses ou obsessionnelles. Ce sont ces dernières qui « bloquent » le déroulement de votre destin et empêchent celui-ci de réaliser vos désirs. Faites en vous la paix de l’esprit, adoptez une attitude confiante.

Evitez tout emprunts, aides ou supports d’autrui. Rappelez-vous que seuls vos efforts sont productifs en une telle période. Dans le même esprit, ne tentez pas de vous associer avec une ou un partenaire doté. C’est un piège qui aliénera votre liberté.

C’est en vous seul que vous devez trouver la force d’accomplir vos espérances. A cette condition, toutes les forces planétaires concourront à vous satisfaire.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 18/01/2012 – Kevin COSTNER 18 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Chanteur,Cinéma,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Kevin COSTNER

Personnalité du 18/01/2012 - Kevin COSTNER dans 01/2012 homepagetemplates On line 1 2 3 4

newsg dans Chanteur News
articleconnexe dans Cinéma Article connexe : Whitney HOUSTON

thmenatal dans Personnalités du jour Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Kevin COSTNER

né le 18/01/1955 à 21h40 à Lynwood Gardens, (Californie) – USA

THEME NATAL

kevincostner18011955

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Kevin Michael Costner (*) est un acteur, réalisateur et producteur de cinéma américain né le 18 janvier 1955 à Lynwood, en Californie.

Il est devenu célèbre grâce au polar Les Incorruptibles et au western Danse avec les loups, qui lui a valu l’Oscar du meilleur réalisateur. Il mène depuis quelques années une carrière de musicien avec le groupe Kevin Costner and Modern West qui l’affilie directement avec le courant « americana » quelque part entre Tom Petty et John Mellencamp.

Jeunesse

Fils de Bill Costner, un cadre chez Alcan, Kevin Costner provient d’une famille aux ancêtres allemands, irlandais et cherokee (son grand-père paternel, natif de l’Oklahoma, était moitié Cherokee). Au début des années 1960, il vit une partie de sa jeunesse dans le quartier Sainte-Thérèse1, à Arvida au Québec, où il apprend le français. Il fréquente l’école anglophone Saint-Patrick1.

Études et carrière

Après des études de marketing, il trouve un emploi dans la publicité. Mais une rencontre inattendue avec Richard Burton dans un aéroport le pousse à changer de métier. Sa carrière d’acteur connaît des débuts difficiles, mais sa patience sera peu à peu récompensée car il arrive à intégrer le casting de Silverado, son premier western (son genre de prédilection). Il connaît enfin le succès en incarnant Eliot Ness dans Les Incorruptibles de Brian De Palma, en 1987. Dès lors, il obtiendra des premiers rôles d’envergure, caractérisé par un jeu toujours très retenu, épuré et sans fioriture, souligné par une voix posée.

En 1990, il entreprend de se lancer dans la réalisation, en adaptant le roman de son ami Michael Blake, Danse avec les loups. Il retrace l’histoire d’un officier de la guerre de Sécession muté dans un fort abandonné proche d’un village sioux ; un peuple dont il découvrira les valeurs et les vertus. Cette épopée humaniste remporte un succès impressionnant, couronné par sept oscars (dont celui du meilleur film).

Dès lors, tout ce que fait Kevin Costner devient une réussite. Il est Robin des Bois dans Robin des Bois, prince des voleurs réalisé par son ami Kevin Reynolds. Il a également tourné sous la direction d’Oliver Stone dans JFK, où il interprète Jim Garrison, le procureur qui a tenu un rôle important dans l’enquête autour de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Il enchaine avec le rôle d’un garde du corps d’une star de la chanson face à Whitney Houston, qui joue presque son propre rôle, dans le thriller romantique Bodyguard, puis Clint Eastwood lui offre le premier rôle de Un monde parfait, drame bouleversant où il interprète un truand prenant un enfant en otage. En 1994, il incarne Wyatt Earp dans le western du même nom de Lawrence Kasdan.

Il retrouve Kevin Reynolds pour la douloureuse expérience de Waterworld qui est un échec commercial et critique, pourtant avec un des budgets les plus importants de l’époque, soit 175 millions $. Son retour à la réalisation en 1997 avec la fable futuriste Postman ne rencontre pas le même succès que son premier long-métrage, de même que les autres films auxquels il participe.

En 2002, il sort son troisième film comme réalisateur, Open Range, western dans la veine de Danse avec les loups, qui connut un succès modeste. Depuis sa carrière s’est quelque peu essoufflée. En 2010, il se lance dans une tournée avec son groupe de musique country.

Dans les années 2010, sa carrière d’acteur se relance quelque peu : il est choisi pour incarner le père adoptif de Superman, Jonathan Kent, dans Man of Steel, de Zack Snyder prévu 2012.

Vie privée

C’est un fervent supporter du club de football Arsenal FC.

Il a été marié de 1978 à 1994 avec Cindy Silva et avec qui il a eu trois enfants : Annie, Lily et Joe. De sa brève relation avec Bridget Rooney est né Liam.

Il est marié depuis 2004 avec l’Allemande Christine Baumgartner avec qui il a trois enfants : Cayden, Hayes et Grace Avery.

Politique

Dans ses jeunes années, Kevin Costner, s’il n’a jamais soutenu officiellement les républicains, était enregistré comme républicain et était ami avec George H. W. Bush et surtout Ronald Reagan, avec qui il jouait souvent au golf.

Pourtant, tout en restant enregistré comme républicain, il a ensuite pris part aux campagnes présidentielles de Bill Clinton en 1992 et 1996. Il a ensuite changé son inscription comme « indépendant » puis a soutenu aussi bien des démocrates (Al Gore, John Kerry, le sénateur Phil Grahamm) que le républicain Tom Drashlle, tout en se revendiquant conservateur.

En 2008, il soutient Barack Obama et l’accompagne dans plusieurs meetings au Colorado. Il y encourage les jeunes à sortir de leur désintérêt pour la politique.

À une question d’un journaliste, il a confié ne pas être intéressé pour exercer un mandat politique, pensant qu’il n’en avait pas les épaules.

Le 5 octobre 2011, il est à Grozny à la luxueuse fête du trente-cinquième anniversaire du tyran tchétchène Ramzan Kadyrov qui l’a invité (ainsi que Jean-Claude Van Damme, Eva Mendes, Hilary Swank, Vanessa Mae).

Environnement

Suite à l’accident pétrolier aux États-Unis commis par BP (plate-forme pétrolière Deepwater Horizon détruite et fuite de pétrole au niveau du puits au fond de la mer), l’acteur a défendu mercredi 9 juin 2010 au Congrès des États-Unis l’efficacité d’une machine capable de séparer l’eau de mer du pétrole brut et dans laquelle il a investi plus de 20 millions de dollars après avoir été choqué par la catastrophe de l’Exxon Valdez en 1989.

Il a expliqué avoir alors « décidé d’engager des ressources personnelles pour penser et confectionner un système pour nettoyer le milieu touché suite à une marée noire ».

« Les choses commencent à changer et BP est sur le point de passer les premières commandes », a précisé l’acteur en réponse à une question d’un représentant. « Ils [les responsables de BP] ont reconnu qu’elles étaient efficaces », a-t-il ajouté.

Filmographie sélective

Comme acteur

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Comme réalisateur

Comme producteur / producteur délégué

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

kevincostner kevincostnerjuly12010

kevincostner3

kevincostner2

kevincostnerw

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Kevin COSTNER

kevincostnerrs18012012

Pour le 18/01/2012 à 01h48 T.U., à Lynwood Gardens.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 3, ET NOEUD SUD EN MAISON 9

Vous vivez une période propice à tous les types de communication, de mouvement et d’échanges. Orientez-vous donc vers le commerce ou concentrez vos efforts sur l’augmentation d’une clientèle. Actuellement, le destin vous soutiendra dans ce genre d’orientation.

Ceci n’est pas limitatif :

* Etes-vous écrivain … journaliste ?… éditeur ?…. vos écrits recevront un accueil exceptionnel du public, en métropole.

* Etes-vous dans la vente ou la distribution ?…. représentant ?… intermédiaire ?… préparez-vous à assurer la demande croissante de vos produits dans le pays.

* Etes-vous dans les transports ?… routier ?… messager ? …. affréteur ?…. vous serez obligés de refuser des commandes au niveau national.

Attention, dans tous les cas, c’est le marché intérieur qui est favorisé au détriment du marché international. Les faveurs du destin viseront aussi les études, les lectures, l’enseignement, les tâches administratives que vous accomplirez. Vos déplacements, vos transactions et vos échanges porteront des faits exceptionnels. Des contrats intéressants en résulteront. De plus, vous obtiendrez aide et coopération de votre proche entourage, y compris frères ou sœurs, si vous les sollicitez. Discutez vos projets avec ces derniers ; ils vous apporteront des aides et des conseils de valeur. Profitez-en pour étendre vos affaires dans votre ville ou dans votre proche environnement ; vous y trouverez à élargir de manière non habituelle votre sphère d’action et vous pourrez découvrir avec étonnement l’emplacement ou le commerce que vous recherchiez depuis longtemps. C’est aussi la période propice pour déménager, pour multiplier vos points de vente, pour diversifier vos activités. Ne négligez aucune affaire ni aucun contact, dont la signification vous échapperait sur le moment ; des résultats ultérieurs vous prouveront le contraire. En revanche, évitez toute expansion vers l’étranger et n’introduisez pas de produits étrangers dans votre gamme, car les gains que vous souhaiteriez en obtenir se feraient attendre. Visez plutôt le long terme pour cela. Votre réussite actuelle se fera dans votre lieu d’origine. Ne vous égarez donc pas hors frontières, vous y rencontreriez des embarras administratifs et juridiques insurmontables. En même temps, ne sollicitez rien d’une autorité, votre père y compris. Limitez-vous à vos proches, frères, sœurs, oncles ou tantes. Suivant l’esprit de cette période, votre attention doit être attirée tout particulièrement sur ce qui suit : D’une part, le commerce, les contrats ou les échanges en général seront favorisés mais vous perdrez toute protection en ce qui concerne la légalité, les autorités ou la loi en général. Ne vous laissez donc pas emballer par ce potentiel commercial inhabituel pour améliorer votre situation sans retenue, par exemple en contournant les législations en vigueur. Vous seriez découvert et subiriez les rigueurs de la loi des pénalités ou des amendes annuleraient les bénéfices que vous auriez réalisés si vous aviez été raisonnable et intègre. Ceci prend d’autant plus d’importance que la période qui suivra immédiatement celle-ci vous défavorisera au niveau des revenus indûment gagnés. Attention aux pénalités et amendes (fiscales comprises).

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 17/01/2012 – Françoise HARDY 17 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Chanteur,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Françoise HARDY

Personnalité du 17/01/2012 - Françoise HARDY dans 01/2012 homepagetemplates On line

newsg dans Chanteur News : 1 2
articleconnexe dans Personnalités du jour Article connexe : Jacques DUTRONC

thmenatal Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Françoise HARDY

née le 17/01/1944 à 21h30 à Paris – FRANCE

THEME NATAL

franoisehardy17011944

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Françoise Madeleine Hardy  (*) (née le 17 janvier 1944 à Paris) est une chanteuse française.

Auteur-compositrice-interprète, Françoise Hardy débute dans le monde musical à 18 ans et rencontre un succès immédiat. Après s’être produite pendant six années sur scène, elle abandonne cet aspect démonstratif du métier. Depuis, elle poursuit une carrière essentiellement discographique. Parallèlement à l’écriture de chansons, elle porte un intérêt certain pour l’astrologie qu’elle appréhende comme complément à la psychologie. Sur des mélodies mélancoliques qu’elle affectionne, son répertoire est en grande partie le reflet des doutes, des interrogations, de l’anxiété que suscitent en elle les tourments des relations sentimentales.

Françoise Hardy partage sa vie avec le chanteur et acteur de cinéma, Jacques Dutronc depuis 1967. Ils ont un enfant, Thomas, né le 16 juin 1973. Ils se sont mariés le 30 mars 1981 à Monticello en Corse.

Les débuts

Sa jeunesse se passe en vase clos dans le 9e arrondissement de Paris auprès d’une mère, aide-comptable, restée célibataire2, et d’une sœur, sa cadette d’un an et demi. Son père, directeur d’une fabrique de machines à calculer, marié à une autre femme, est rarement présent. Adolescente complexée et sentimentale, c’est son goût pour la chanson et la découverte du rock’n’roll sur son poste de radio, qui lui font choisir à seize ans, une guitare en récompense de sa réussite au baccalauréat, en juin 1961. Aidée d’une méthode sommaire, elle s’essaye à poser quelques accords sur des mots qui traduisent ses états d’âme et se met à rêver d’un métier ayant un rapport, de près ou de loin, avec le milieu musical. Après une première année d’études supérieures à la Sorbonne, une annonce dans le journal France-Soir retient toute son attention : une maison de disques souhaite auditionner de jeunes chanteurs. Françoise obtient un rendez-vous et passe un essai qui reste sans suite. Avant de contacter d’autres sociétés, elle s’inscrit au Petit conservatoire de la chanson de Mireille (elle y restera deux ans). Elle se présente ensuite chez les disques Vogue, un label qui possède Johnny Hallyday dans son catalogue et qui souhaite trouver son pendant féminin. Intéressé par son style, le responsable des auditions l’invite à se perfectionner et lui donne des cours de solfège. Quelques mois après, à la mi-novembre 1961, le directeur artistique de Vogue lui signe un contrat.

Les années Vogue

Les cours prodigués par le Petit conservatoire de la chanson font l’objet d’une émission télévisée hebdomadaire intitulée En attendant leur carrosse ; diffusée sur l’unique chaîne en noir et blanc de l’ORTF, « Mademoiselle Hardy » y fait sa première apparition le 6 février 1962. L’enregistrement de son premier 45 tours est bouclé le 25 avril. Il y a l’adaptation française d’une chanson américaine (Oh oh chéri), sur laquelle mise la production, et trois de ses propres compositions. Peu avant sa sortie chez les disquaires, la chanteuse le présente avec fierté à Mireille dans l’émission du 5 juin. Les quatre titres ne tardent pas à être diffusés par la radio. Bien accueillis par la jeunesse ; 2000 exemplaires du 45 tours sont achetés en trois mois.
Pour le grand public, la chanteuse se révèle dans la soirée du dimanche 28 octobre 1962. Ce soir-là de nombreux téléspectateurs attendent les résultats du référendum sur l’élection au suffrage universel du président de la République : Dans l’un des intermèdes musicaux, Françoise Hardy apparaît pour chanter Tous les garçons et les filles. Dès le lendemain et les jours suivants, ce titre va se démarquer des trois autres sur les ondes radios et dans les juke-boxes et devenir un « tube » incontournable. À la fin de l’année, 500 000 exemplaires du 45 tours ont déjà été vendus. La presse s’empare du phénomène. Paris Match la met en couverture de son numéro du 5 janvier 1963 et la consacre nouvelle « idole » de la chanson. Ce succès, porté par la vague « yéyé », lui vient également de ses talents d’écriture et de composition, peu courants chez les nouveaux interprètes de ce début des sixties. La chanteuse enregistre d’autres disques et, Claude Lelouch, alors inconnu, la filme pour un des tout premiers Scopitones. Le 23 mars 1963, à Londres, elle défend les couleurs de Monaco au Concours Eurovision de la chanson avec une de ses nouvelles compositions : L’Amour s’en va (qui se classe à la 5e place). Remarquée par le cinéaste Roger Vadim, celui-ci la fait débuter au cinéma dans Château en Suède, une adaptation de la pièce de théâtre écrite par Françoise Sagan. Après divers galas et tournées, elle fait ses premiers pas sur la scène de l’Olympia, à partir du 7 novembre — cela durant 8 semaines, en co-vedette avec Richard Anthony, pour un « Musicorama », organisé par Europe 1.

Fin 1963, le 45 tours, en tête des ventes durant onze semaines, atteint le million de disques vendus. La chanson Tous les garçons et les filles, franchit alors les frontières. Traduite par Quelli della mia età, elle connaît sensiblement le même succès en Italie. Dans une moindre mesure, L’amore va (L’Amour s’en va) est le second titre qui séduit le public transalpin. Suite à ces succès, la chanteuse sera sollicitée pour participer en chanson à quelques films musicaux, genre très prisé du public italien.
Ses interprétations en anglais sont également bien accueillies Outre-Manche ; principalement la reprise d’un standard américain, Catch a Falling Star en 1964.

Sa popularité atteint le Canada, le Danemark, l’Espagne, le Japon, les Pays-Bas… D’autres succès suivent : Le Temps de l’amour (mis en musique par Jacques Dutronc), Le Premier Bonheur du jour, Mon amie la rose, L’Amitié, La maison où j’ai grandi, Rendez-vous d’automne, Des ronds dans l’eau… Des chansons certes, mais l’image aussi : les minijupes, les boots blanches et le visage sous la frange des cheveux. Image qui évolue sous l’influence de son compagnon Jean-Marie Périer, photographe de la revue Salut les copains — des couturiers d’avant-garde, comme André Courrèges, Yves Saint-Laurent et Paco Rabanne, lui emboîteront le pas en la choisissant comme ambassadrice d’une mode préfigurant la femme de l’an 2000. Jean-Marie Périer la conseille dans tout ce qui touche à sa carrière, l’incitant aussi à accepter d’autres rôles au cinéma. Par ailleurs, il lui fait découvrir et aimer la Corse et lui suggère d’y faire construire une maison sur les hauteurs du village de Monticello.

L’année 1965 débute par une tournée française avec Hugues Aufray, où elle étrenne une tenue de scène créée par le couturier André Courrèges. Cette année-là, elle conforte sa renommée en Grande-Bretagne où deux adaptations de ses compositions, However Much (Et même) et surtout All Over the World (Dans le monde entier), sont honorablement classées au Hit-parade pendant plusieurs semaines de janvier et mars 1965.
Il en est de même en Allemagne où la chanson, Frag’ den Abendwind gagne la faveur du public au lendemain d’un show télévisé qui lui est consacré fin avril.
Après une courte participation dans la dernière scène du film, Quoi de neuf, Pussycat ? (What’s New Pussycat ?) de Clive Donner, elle se produit pendant deux semaines de juin, au cabaret de l’hôtel Savoy à Londres.
Suivent, le tournage en Grèce, d’Une balle au cœur — un film réalisé par le jeune cinéaste Jean-Daniel Pollet, une tournée estivale de juillet à mi-septembre (France, Espagne, Allemagne, Suisse, Italie) et le deuxième passage à l’Olympia, en « vedette américaine » des Compagnons de la chanson, à partir du 28 octobre. L’année se clôt le 26 décembre avec un divertissement télévisé tourné à Londres, qui lui est entièrement consacré : Piccadilly Show.

Du 27 au 29 janvier 1966, elle participe au 16e Festival de la chanson de Sanremo puis fait une tournée en Allemagne de l’Ouest du 27 février au 3 avril (Berlin, Munich…).
En juin, deuxième tour de chant au Savoy — sa tenue de scène : un smoking créé par Yves Saint-Laurent.
Reconnaissant en elle l’un des personnages qu’il a en tête pour son futur film, le metteur en scène John Frankenheimer l’engage sur le tournage de Grand Prix, une superproduction sur les courses automobiles. Cinq mois durant, elle est présente sur tous les circuits de Formule 1 : Monaco, Spa-Francorchamps, Zandwoort, Monza…
Pour la première projection publique, elle est invitée par la Metro Goldwyn Mayer avec la vedette française du film, Yves Montand, à se rendre à New York, le 21 décembre 1966. À cette occasion, la Warner, en accord avec Vogue, diffuse ses disques sur le marché américain. Pour les promouvoir, Françoise Hardy participe à quelques Shows télévisés et fait l’objet de reportages dans les magazines.

En 1967 elle crée « Asparagus », sa propre maison de production et signe un nouveau contrat avec Vogue pour la distribuer. En mars, elle chante à nouveau pendant trois semaines au cabaret du Savoy à Londres. Le chanteur Jacques Dutronc entre alors dans sa vie en été mais leurs longues séparations lui sont éprouvantes. Les tournées se font à un rythme soutenu : 73 récitals en France, 15 galas au Canada (ces derniers, en compagnie d’Udo Jürgens) et une tournée africaine en Guinée, au Gabon, en Côte d’Ivoire avec Jean-Jacques Debout en vedette américaine.

En février 1968, Françoise Hardy se produit dans les universités britanniques : Brighton, Cambridge, Liverpool, Durham, Birmingham, Southampton.
Périple en Afrique du Sud du 26 février au 16 mars : Prétoria, Johannesburg, Durban, Le Cap.
Devant le succès remporté à l’étranger, il est décidé d’interrompre momentanément les tournées pour enregistrer de nouvelles chansons en anglais, en italien et en allemand.
Avant cela, elle honore ses derniers contrats : un gala à Kinshasa et, à partir du 22 avril, un dernier tour de chant au Savoy de Londres. Le couturier, Paco Rabanne lui « façonne » pour l’occasion une impressionnante combinaison métallique qui fait sensation. Le couturier poursuivra sa collaboration avec la chanteuse et créera l’événement en lui faisant porter « la minirobe la plus chère du monde » – faite de plaquettes d’or incrustées de diamants -, lors de l’inauguration de l’Exposition internationale de diamants, le 15 mai, alors que la révolte étudiante gagne le pays.
Face aux « événements » qui prennent de l’ampleur, sa maison de disques lui conseille de s’éloigner de la capitale. Elle regagne alors sa maison en Corse en compagnie de Jacques Dutronc.

La rumeur sur son désir de délaisser la scène au profit du disque, se propage. En effet, la chanteuse y songe sérieusement et cette pause dans les tournées est l’opportunité qu’elle saisira pour franchir le pas.

Pour son prochain album, Serge Gainsbourg lui compose Comment te dire adieu ?. C’est un des gros succès de l’année 1969. Ce retour au sommet du hit-parade redonne un coup de fouet à sa carrière. Cependant, sa décision d’abandonner la scène est maintenant irrévocable. Elle ne donnera désormais que des prestations télévisées. Quant au cinéma… faire l’actrice ne l’intéresse plus.

Son temps libre est mis à profit pour suivre un temps, des cours de psychologie avant de se tourner vers l’astrologie traditionnelle. Ce choix est guidé par sa première expérience, faite cinq ans auparavant, où un concours de circonstances lui avait fait consulter un astrologue. Les révélations qu’il avait faites sur sa personnalité secrète l’avaient troublée et piqué sa curiosité. Son intérêt dans ce domaine est vite connu et elle reçoit rapidement des propositions de travail qu’elle accepte pour se perfectionner auprès d’astrologues confirmés. Côté musique, elle rompt avec les disques Vogue.

Messages personnels

En 1970, Françoise Hardy crée une nouvelle société de production : Hypopotam. Un contrat de trois ans confie à Sonopresse la distribution de sa production. Pendant cette période, pas un an ne passe sans sortir de disque : Soleil, La Question, Et si je m’en vais avant toi et If You Listen, un album de chansons en anglais. Un 45 tours sort également, avec un duo avec le comédien Patrick Dewaere : T’es pas poli. Malgré leur qualité, ces albums n’emporteront pas l’adhésion du public et resteront confidentiels.

Un nouveau contrat est signé en 1973 avec WEA. La chanteuse, qui aspire à changer de registre, se met en quête de mélodistes. La collaboration avec l’auteur-compositeur Michel Berger, sera une étape marquante dans sa carrière. Après la naissance de son fils Thomas, le 16 juin, elle entre en studio pour l’enregistrement de l’album Message personnel. L’important succès qu’il rencontre, lui permet de faire un retour remarqué.

Fin 1974 l’astrologue Jean-Pierre Nicola lui demande de travailler avec lui pour une revue spécialisée. Elle tracera ainsi son chemin en experte qui l’amènera à ce que le directeur de Radio Monte-Carlo lui confie en 1980, une émission hebdomadaire qu’elle animera avec son mentor, Jean-Pierre Nicola. Parallèlement, sont enregistrés : son unique album-concept, “Entr’acte” et trois 45 tours dont celui de la bande originale du film de Claude Lelouch, Si c’était à refaire dans lequel elle apparaît le temps de chanter, Femme parmi les femmes.

Musiques saoules

L’éducation de son enfant lui fait délaisser l’écriture de chansons. Chez EMI le tandem Gabriel Yared / Michel Jonasz lui concoctent trois albums aux colorations funky et jazzy. Nous sommes en 1978, en pleine période « Disco » et le succès de J’écoute de la musique saoûle lui attire un plus jeune public. Le 30 mars 1981 le couple Hardy-Dutronc se marie devant le maire de Monticello en Corse. Tamalou est sur toutes les ondes. Françoise Hardy renoue, certes, avec le succès mais ces chansons ne la satisfont guère.

« J’ai toujours été la même, j’aime les belles chansons lentes sur fond de violons. Je n’aime que les chansons tristes. »

En 1982, la graphologie éveillant son intérêt depuis quelque temps, Françoise Hardy la conjugue avec l’astrologie, avec la collaboration de la graphologue Anne-Marie Simond, dans une nouvelle émission radiophonique : « Entre les lignes, entre les signes ». Au printemps, son album, Quelqu’un qui s’en va est chez les disquaires. La chanson, Tirez pas sur l’ambulance déboule en vidéo-clip à la télévision. La silhouette est inchangée mais les cheveux sont courts maintenant. Le cap de la quarantaine est proche et elle ne se voit pas « pousser la chansonnette » au-delà. Cependant, elle reprend la plume et sort deux 45 tours : Moi vouloir toi, sur une musique de Louis Chédid, en 1984 et V.I.P. sur une composition de Jean-Noël Chaléat, en 1986. Entre temps, elle écrit aussi des chansons pour Diane Tell (Faire à nouveau connaissance) pour Julien Clerc (Mon ange) et chante en duo Et si je m’en vais avant toi avec Étienne Daho pour une émission spéciale que Les enfants du rock consacrent à ce dernier.

Partir…

En 1988, au bout de vingt six ans de carrière, sa décision est prise : elle arrête la chanson et déclare que Décalages est son dernier album. Elle en a écrit tous les textes. Porté par le titre Partir quand même (sur une musique de Jacques Dutronc), cet album devient disque d’or en peu de semaines.

À la fin de l’année, son contrat avec RMC n’étant pas renouvelé, la voilà désormais libre de tout engagement. Françoise Hardy tient cependant à garder un pied dans le milieu de la chanson. elle écrit pour Julien Clerc (Fais-moi une place), Patrick Juvet, Viktor Lazlo, Jean-Pierre Mader (En résumé, en conclusion) et Guesch Patti. Crée des versions nouvelles pour une compilation de ses chansons. Participe à des disques caritatifs ou collectifs. En 1992, elle s’investit dans la production et la promotion du premier album de son poulain, le compositeur Alain Lubrano, en chantant en duo Si ça fait mal, dans des show cases et dans l’émission télévisée Taratata. Répond aux sollicitations de Malcolm McLaren (Revenge of the Flower), en 1994 et de Damon Albarn du groupe Blur (To The End), en 1995.
D’autre part, son activité d’astrologue est menée de front : co-signe quelques ouvrages, collabore à des revues spécialisées et tiendra durant cinq années une rubrique quotidienne sur la station de radio RFM.

Revenir quand même

Stimulée par le directeur artistique Fabrice Nataf et le chanteur Étienne Daho, qui voudraient la voir enregistrer de nouveau, Françoise Hardy se met en quête de maisons de disques prêtes à l’accueillir. Mûrement réfléchi, son choix se porte sur la société Virgin. Le contrat est signé en décembre 1994.
Intitulé, Le Danger, l’album du retour, composé sur des mélodies rock d’Alain Lubrano et de Rodolphe Burger, paraît en avril 1996 et confirme que la plus grande source d’inspiration de la chanteuse a été et sera toujours la souffrance et la douleur des sentiments. Malgré les critiques positives de la presse, elles auront peu de répercussion sur les ventes.

Le 4 octobre 1997, Julien Clerc fête ses cinquante ans au Palais des sports. Invite quelques grands noms de la chanson française et réussit à la faire chanter à ses côtés.

L’an 2000 voit la sortie de Clair-obscur. Son fils Thomas l’accompagne à la guitare sur quelques morceaux de cet album composé de duos et de reprises. La chanson Puisque vous partez en voyage chantée en duo avec Jacques Dutronc, contribue à le propulser disque d’or et être nommé aux Victoires de la musique 2001, dans la catégorie « Meilleur album de l’année ».
Aussitôt après, l’astrologue se substitue à la chanteuse pour se mettre à la rédaction d’un exposé sur l’astrologie. Les Rythmes du Zodiaque est dans les librairies à la fin mars 2003 et rencontre un certain succès.

Quand l’artiste reprend le chemin des studios d’enregistrement, Thomas Dutronc fait à nouveau partie de l’aventure en tant que musicien et réalisateur de quelques titres. À l’automne 2004 le CD Tant de belles choses donne l’opportunité à Françoise Hardy de faire un come-back dans les pays voisins (plus particulièrement en Allemagne) et au Canada. Grâce à cet album, certifié disque d’or un mois après sa sortie, elle est distinguée comme artiste interprète féminine de l’année aux 20e Victoires de la musique, le 5 mars 2005.

Dans les médias, le mot « idole » est depuis longtemps tombé en désuétude. Celui d’« icône » l’a remplacé. Françoise Hardy est devenue une référence reconnue et une inspiratrice revendiquée, aussi bien en France qu’en Grande-Bretagne ou au Québec. Pour couronner une carrière d’auteur et d’interprète depuis plus de quarante ans, la chanteuse est reçue le 30 novembre 2006 sous la coupole de l’Institut de France pour lui remettre la Grande Médaille de la Chanson française, décernée par l’Académie française. À ce moment sort (Parenthèses…), album composé de duos où sont présents, entre autres invités, la chanteuse Maurane, la pianiste Hélène Grimaud, le chanteur Julio Iglesias, l’acteur Alain Delon. Cinq mois plus tard, il est certifié disque de platine.

En 2007, poussée par les Éditions Robert Laffont, Françoise Hardy s’attelle à la rédaction de ses mémoires. Le livre paraît en octobre 2008 sous le titre Le Désespoir des singes… et autres bagatelles. Certains aspects de sa vie professionnelle et privée sont ainsi révélés.

« Je me suis évertuée à restituer la vérité avec autant d’exactitude et de sensibilité que possible J’espère seulement avoir été impudique… avec pudeur. »

Placé dans le peloton de tête des ventes au cours des 3 mois suivant sa parution, l’ouvrage se trouve être l’un des plus lus en 2008 selon le palmarès L’Express-RTL et fait partie des 6 titres en lice pour le Prix Essai France Télévisions 2009.

Dès le début de l’année 2009, la chanteuse commence à chercher des chansons pour un prochain album. Intitulé, La Pluie sans parapluie, ce dernier paraît au printemps 2010. Pour cet album, Françoise Hardy est nominée aux Victoires de la musique 2010 dans la catégorie « Artiste interprète féminine de l’année ».

Cinquante ans après

Depuis la signature de son premier contrat (à la mi-novembre 1961), cinquante années se sont écoulées et, mi-novembre 2011, la chanteuse est en pleine préparation d’un nouvel album. Ce sera son 27e (y compris les 3 albums en anglais qui furent distribués en France).

Discographie

Abréviations 

Albums édités en France et à l’étranger

1962 : Tous les garçons et les filles

1963 : Le Premier Bonheur du jour

1964 : Mon amie la rose

1965 : L’Amitié

1966 : Françoise Hardy in English

1966 : La maison où j’ai grandi

1967 : Ma jeunesse fout le camp…

1968 : Comment te dire adieu ?

1969 : En anglais

1970 : Soleil

1971 : La Question

1972 : Et si je m’en vais avant toi

1972 : If You Listen

1973 : Message personnel

1974 : “Entr’acte”

1977 : Star

1978 : Musique saoule

1980 : Gin tonic

1981 : À suivre…

1982 : Quelqu’un qui s’en va

1988 : Décalages

1996 : Le Danger

2000 : Clair-obscur

2004 : Tant de belles choses

2006 : (Parenthèses…)

2010 : La Pluie sans parapluie

Albums édités à l’étranger

1963 : Françoise Hardy canta per voi in italiano  Italie

1965 : Françoise in Germany  Allemagne

1969 : One-Nine-Seven-Zero  Royaume-Uni

1970 : Träume  Allemagne

Compilations éditées en France

1970 : Françoise, LP Production Hypopotam/Sonopresse (HY 30.901).

1995 : L’intégrale disques Vogue 1962/1967, coffret de 4 CD, Disques Vogue/BMG (7432 1 323772).

1999 : Les Années Vogue 1962-1967, longbox de 3 CD, Platine/Disques Vogue/BMG (7432 1 690942).

2002 : Messages personnels, longbox de 3 CD, Virgin/EMI Music (7243 8 131592 7).

2007 : 100 chansons, coffret de 5 CD, Sony-BMG/Capitol/Virgin/EMI Music (50999 5026472 8).

2009 : La Collection 62–66, coffret de 6 CD, Vogue/Legacy/Sony Music (LC 02361).

Chansons hors albums

Autobiographie

Biographies

Écrits sur l’astrologie et la graphologie

Documents et témoignages

Album de photographies, faites au cours des années 1970, accompagnées de textes de chansons manuscrits.
Conversations entre mères et fils célèbres, dont F. Hardy et Thomas Dutronc.
Il a été tiré de cet album de photographies une édition de luxe numérotée de 1 à 1900 avec deux tirages photographiques tirés à part ; le tout mis sous coffret 266 x 322 mm.

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

franoisehardyjeune

francoisehardypremierpa

francoisehardyetjacques

francoisehardy32

francoisehardyi

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Françoise HARDY

franoisehardy17012012

Pour le 17/01/2012 à 08h34 T.U., à Paris.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 11/01/2012 – Pierre MENDES-FRANCE 11 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Personnalités du jour,Politique , ajouter un commentaire

Pierre MENDES-FRANCE

Personnalité du 11/01/2012 - Pierre MENDES-FRANCE dans 01/2012 homepagetemplates On line

newsg dans Personnalités du jour News 
articleconnexe dans Politique Article connexe : François MITTERRAND

thmenatal Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Pierre MENDES-FRANCE

né le 11/01/1907 à 02h00 à Paris – FRANCE

THEME NATAL

pierremendesfrance11011

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Pierre Mendès France, (*) surnommé PMF, né le 11 janvier 1907 à Paris et mort le 18 octobre 1982 dans la même ville, est un homme politique français.

Sa vie politique commence lors de son élection comme député de l’Eure, en 1932. Radical-socialiste, il participe à la coalition du Front populaire. Il exerce l’autorité de l’État quelques semaines en 1938, sous l’égide de Léon Blum, puis de 1944 à 1945, dans la mouvance du général de Gaulle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance, rejoignant les Forces aériennes françaises libres.

Nommé président du Conseil par le président de la République René Coty, en juin 1954, il cumule sa fonction avec celle de ministre des Affaires étrangères. Ses tentatives de réforme en Algérie entraînent la chute de son gouvernement, cible à la fois de ses adversaires colonialistes et de ses soutiens politiques habituels anti-colonialistes. Il quitte alors la présidence du gouvernement en février 1955.

Ministre d’État sans portefeuille du gouvernement Guy Mollet en 1956, il démissionne au bout de quelques mois en raison de son désaccord avec la politique du Cabinet Mollet menée en Algérie.

Il vote contre l’investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958, puis abandonne tous ses mandats locaux après sa défaite aux élections législatives du mois de novembre de la même année. Élu député de la 2e circonscription de l’Isère en 1967, puis battu l’année suivante, il forme un « ticket » avec Gaston Defferre lors de la campagne présidentielle de 1969.

Bien qu’il n’ait dirigé le gouvernement de la France que pendant un peu plus de sept mois, il constitue une importante figure morale pour une partie de la gauche en France. Au-delà, il demeure une référence pour la classe politique française, incarnant le symbole d’une conception exigeante de la politique

Vie personnelle

Pierre Mendès France est issu d’une famille de vieille ascendance judéo-portugaise du nom de « Mendes de França », installée à Bordeaux, Rochefort, Louviers et Paris. Son père, Cerf-David Mendès France, était rigoureusement areligieux. L’Affaire Dreyfus avait été la grande bataille de sa vie, qu’il avait vécue « moins en juif solitaire qu’en démocrate indigné », démocrate de gauche bien qu’il n’ait jamais adhéré à aucun parti politique. Concernant les études de son fils, sa position était claire : le parcours sera laïc, de la communale au doctorat de droit.

Bachelier à quinze ans, Pierre devient en 1928, à vingt et un ans, après des études de droit et un passage par l’École libre des sciences politiques de la rue Saint-Guillaume, le plus jeune avocat de France.

Très intéressé par les questions économiques et financières, il soutient en mars 1928 une thèse sur la « politique de redressement du franc menée par Raymond Poincaré », dans laquelle il salue l’efficacité « brute » de cette politique, mais en critique les conséquences économiques et sociales.

Il est initié le 19 mai 1928 à la Respectable Loge Paris et visite la Loge Union et Progrès à Pacy-sur-Eure.

En 1933, Pierre Mendès France épouse Lily Cicurel (1910-1967), sœur de Raymond Cicurel. De leur union naîtront deux enfants : Bernard Mendès France (1934-1991) et Michel Mendès France, mathématicien (né en 1936) –  ce dernier ayant lui-même deux enfants : Tristan Mendès France (1970) et Margot Mendès France (1975).

En 1971, Pierre Mendès France épouse en secondes noces Marie-Claire de Fleurieu (née Servan-Schreiber).

Pierre Mendès France est mort le 18 octobre 1982, dans son appartement rue du Conseiller-Collignon, à Paris.

Vie publique

Débuts dans la vie politique

Parallèlement à ses études, Pierre Mendès France se tourne vers le militantisme. Il sera l’un des membres fondateurs en 1924 de la Ligue d’action universitaire républicaine et socialiste (LAURS), un mouvement étudiant d’opposition à l’extrême droite, très actif dans le Quartier latin. Il participe aux affrontements qui opposent l’Action française et les Jeunes patriotes à la LAURS (qu’il présidera en 1928) vers la fin des années 1920.

Pierre Mendès France apparait alors comme l’un des espoirs du Parti radical auquel il est inscrit depuis 1923, c’est-à-dire dès l’âge de seize ans. Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui réclament un renouvellement de la doctrine du mouvement, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du mouvement incarnée par la figure historique d’Édouard Herriot.

Député de l’Eure à partir de 1932 (il est alors le plus jeune député de France) et maire de Louviers à partir de 1935, il est élu conseiller général de l’Eure en 1937. Il n’hésite pas à attaquer Herriot, président du Parti, au congrès du Parti de Clermont-Ferrand (mai 1934), soutient Édouard Daladier ainsi que la stratégie du Front Populaire (1936) d’alliance avec les socialistes. Il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés, avant d’être nommé sous-secrétaire d’État au Trésor dans le deuxième et éphémère gouvernement Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). La gauche (PCF compris) s’abstenant lors du vote du 9 juillet 1936 à propos de la participation française aux Jeux olympiques de Berlin, organisés par le régime nazi, Pierre Mendès France est le seul député de gauche à voter contre, soutenant ainsi les Olympiades populaires organisées par le Front populaire espagnol.

Mendès France élabore ensuite avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l’investissement militaire, dont l’exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de préceptes keynésiens. Très contesté, « sottement qualifié de marxiste par la droite  » ce projet sera rejeté par le Sénat, ce qui précipite la chute du gouvernement.

Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

Député à la déclaration de la guerre, il est mobilisé comme officier au Moyen-Orient où il passe un brevet d’observateur aérien.

Au moment de la déroute qui a obligé le gouvernement à se réfugier à Bordeaux, il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre à partir de l’Afrique du Nord, et il embarque à bord du Massilia avec un certain nombre de députés et d’hommes politiques. Il est arrêté le 31 août 1940 au Maroc sur l’ordre du résident général Charles Noguès et accusé, avec trois autres officiers, de désertion, alors que bien au contraire il est de ceux qui veulent se battre. Rapatrié à Marseille en même temps que Jean Zay, il est jugé le 9 mai 1941 par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à six ans de prison et à la destitution pendant dix ans.

Incarcéré par le régime de Vichy, puis transféré à l’hôpital militaire pour insuffisance hépatique, il s’en échappe le 21 juin 1941 après avoir écrit une lettre au maréchal Pétain. Il se cache pendant plusieurs mois de cavale, avant de parvenir à rejoindre les Forces aériennes françaises libres à Londres où il participe aux combats. Le 3 octobre 1943, il est promu capitaine des aviateurs du Groupe Lorraine. Le lieutenant colonel Luc de Rancourt assigne à ce groupe, qui compte aussi dans ses rangs Jean d’Astier de La Vigerie, une mission : attaquer la centrale électrique de Chevilly-Larue, groupe des trois stations qui alimentent en énergie Paris, sa banlieue et une partie de Bordeaux.

Nommé par le général de Gaulle, en 1943, commissaire aux finances, dans le Comité français de la Libération nationale d’Alger, il représente la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l’Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, à partir du 4 septembre 1944. En désaccord avec René Pleven, ministre des Finances, sur l’orientation à donner à la politique économique, qu’il désire énergique, il démissionne le 6 avril 1945 faute d’obtenir le soutien du général de Gaulle pour prendre les mesures de rigueur et d’assainissement monétaires que lui semble exiger la situation économique du pays. Le litige portait tout particulièrement sur l’échange des billets de banque afin de corriger certains abus que le marché noir et l’économie souterraine avaient favorisés durant l’occupation.

Nommé au Conseil d’administration de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, il représentera ensuite la France au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

Bretton-Woods et le Fonds monétaire international

En 1944, Pierre Mendès-France participe à Bretton Woods aux travaux fondateurs de deux institutions : la Banque internationale pour la reconstruction, et le Fonds monétaire international. À Bretton-Woods, il se lie d’amitié avec Lord Keynes qui représente la Grande-Bretagne. Mendès admire la Théorie générale de Keynes, et il se range à ses côtés pour obtenir dans le système monétaire international défini par les Américains, une place qui ne soit pas trop défavorable aux pays endettés par la guerre. Mais rien ne peut fléchir le géant américain. Bretton-Woods se solde par une « défaite stratégique » ainsi que la nomme Keynes . Ni Keynes, ni Mendès, ne peuvent empêcher la mise en place du monopole américain. Mais d’autres délégations, notamment latino-américaines, élèvent la voix, et parlent, elles, non seulement de « reconstruction », objectif premier de la banque mondiale, mais aussi de « développement », ce qui aboutit à la création de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) dont Mendès est élu membre du « Comité des directeurs exécutifs ». Il est aussi nommé membre du conseil d’administration du FMI, où il restera jusqu’en 1947, date à laquelle il donne sa démission. En 1947, il devient délégué de la France au Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), poste dont il démissionne en 1951. Il retrouve ses mandats de député de l’Eure, de maire de Louviers et de président du Conseil général de l’Eure cette même année 1951.

Un député impliqué quant à la situation en Algérie et en Indochine (1950-1954)

Le 19 octobre 1950, à l’occasion d’un débat budgétaire, le député de l’Eure monte à la tribune de l’Assemblée nationale et se lance dans un véritable réquisitoire contre la guerre d’Indochine. Il ne se contente pas de dire que le conflit coûte trop cher, il ouvre aussi le dossier politique et militaire. Il dénonce très vivement l’engagement militaire français et devient l’un des principaux opposants au conflit.

Déclaration de Pierre Mendès France à l’Assemblée nationale après le revers militaire dans la province de Cao Bang (1950) :

« C’est la conception globale de notre action en Indochine qui est fausse car elle repose à la fois sur un effort militaire qui est insuffisant pour assurer une solution de force, et sur une politique qui est impuissante à nous assurer l’adhésion des populations. Cela ne peut continuer ainsi. […] En vérité, il faut choisir entre deux solutions également difficiles mais qui sont les seules vraiment qu’on puisse défendre à cette tribune sans mentir… La première consiste à réaliser nos objectifs en Indochine par le moyen de la force militaire. Si nous la choisissons, évitons enfin les illusions et les mensonges pieux. Il nous faut pour obtenir rapidement des succès militaires décisifs, trois fois plus d’effectifs et trois fois plus de crédits ; et il nous les faut très vite… L’autre solution consiste à rechercher un accord politique, un accord évidemment avec ceux qui nous combattent. Sans doute, ne sera-ce pas facile… Un accord, cela signifie des concessions, de larges concessions, sans aucun doute plus importantes que celles qui auraient été suffisantes naguère. Et l’écart qui séparera les pertes maintenant inéluctables et celles qui auraient suffi voici trois ou quatre ans mesurera le prix que nous payerons pour nos erreurs impardonnables… », Journal officiel, 1950. »

Président de la Commission des finances à partir de 1953, les revers rencontrés par les forces françaises finissent par l’imposer comme l’un des recours possibles pour faire aboutir une résolution négociée du conflit.

Président du Conseil (1954-1955)

Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il ne dirigera le Gouvernement que pendant sept mois et demi, mais son passage aux affaires sera l’un des temps forts de l’histoire institutionnelle de la IVe République.

En dehors d’Edgar Faure, ministre des Finances et numéro deux du gouvernement, son cabinet, qu’il forme sans négocier directement comme c’était alors l’usage avec l’état-major des partis politiques, comporte peu de poids lourds de la vie parlementaire sous la IVe République. C’est une équipe relativement jeune, resserrée et technicienne. On y trouve des CNIP, des MRP, des radicaux, quelques gaullistes dont Jacques Chaban-Delmas. François Mitterrand en est le ministre de l’Intérieur. Le gouvernement est assuré du soutien des députés communistes, bien qu’il ait annoncé qu’il démissionnerait s’il était investi grâce aux voix communistes (c’est-à-dire si, sans compter les voix communistes, il n’avait pas la majorité à l’Assemblée).

Dans son discours d’investiture, le nouveau président du Conseil se donne 30 jours pour faire aboutir les négociations de paix sur l’Indochine.

Lorsque Pierre Mendès France devient le locataire de l’hôtel Matignon, en 1954, il doit régler, après l’Indochine, des problèmes des colonies et protectorats français du Maghreb qui sont multiples. Au Maroc d’abord. Depuis la déposition du sultan Sidi Mohammed, en août 1953, le pays sombre dans le chaos, en Tunisie, Habib Bourguiba a été interné. Lors de sa déclaration d’investiture du 17 juin 1954, Pierre Mendès France annonce qu’il a pris le parti de négocier :

« Le Maroc et la Tunisie auxquels la France a ouvert les voies du progrès économique, social et politique ne doivent pas devenir des foyers d’insécurité et d’agitation. […] Mais j’ajoute avec la même netteté que je ne tolérerai pas non plus de […] réticences dans la réalisation des promesses que nous avons faites à des populations qui ont foi en nous. »

La stratégie tunisienne de Mendès consiste d’abord à restaurer l’autorité morale du bey, ensuite associer aux négociations le Néo-Destour et enfin s’appuyer sur les militaires. L’habileté de Mendès France à engager des pourparlers et à jouer sur tous les registres fait l’admiration de Bourguiba qui s’en confie à Roger Stéphane. Les résidents français ne partagent pas son enthousiasme, pourtant « l’opération Carthage » de Mendès France aboutit le 20 mars 1956 à l’indépendance de la Tunisie. Cette politique de négociation sera poursuivie après lui par Edgar Faure et Guy Mollet pour le Maroc.

En revanche, pour l’Algérie, l’attitude du président du conseil est bien différente car, dans son esprit « l’Algérie, c’est la France. »

Le 9 novembre 1954, à l’Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l’agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer. Une phrase de Mendès résume assez bien sa pensée :

« L’Algérie, c’est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s’agit de défendre la paix intérieure de la nation, l’unité et l’intégrité de la République. Primo il faut s’assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. Se souvenir que l’effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu’ils ne perdent pas un instant. »

Le 12 novembre, Mendès France rectifie le tir en donnant des indications sur la nécessité d’une « coopération généreuse que la métropole doit créer pour une vie meilleure en Algérie, amélioration des terres incultes etc. », ce qui a pour effet de lui mettre à dos à la fois les porte-parole de la colonisation, et les défenseurs des droits des algériens qui dénoncent les exactions de policiers tortionnaires. C’est dans un climat de sommations et d’hyperboles, de dénonciations venues des deux pôles de l’opinion, que s’ouvrira, le 2 février, le grand débat à propos du Maghreb où sombrera le cabinet de Pierre Mendès France. Son gouvernement est renversé le 5 février 1955 sur la question de l’application du statut de l’Algérie.

La politique intérieure et européenne

Sur le plan institutionnel, sa politique se caractérise par un effort de rationalisation du régime parlementaire de la IVe République et par une tentative de rééquilibrage des institutions en faveur de l’exécutif. Refusant le principe de la double investiture par lequel le président du Conseil pressenti se présentait deux fois devant la Chambre, d’abord seul, ensuite avec son gouvernement, il dénonce les marchandages auxquels cette pratique donne lieu et parvient à faire réviser la Constitution de 1946 pour entériner la fin de cet usage. Cette révision donne également l’occasion d’un assouplissement limité du droit de dissolution.

Largement accaparée par les problématiques internationales, son expérience gouvernementale n’a pas le temps de s’inscrire, sur le plan socio-économique, dans des réformes d’ampleur. L’opinion retient néanmoins sa politique de lutte contre l’alcoolisme qui se traduit à l’automne 1954 par une série de dispositions durcissant le régime fiscal des bouilleurs de crus et l’abolition de la transmission par héritage du privilège qui leur donnait par tradition le droit de fabriquer une dizaine de litres d’alcool par foyer.

Malgré l’hostilité déclarée d’une grande partie de l’hémicycle, il soumet au vote de l’Assemblée, sans le soutenir véritablement, le projet de Communauté européenne de défense (CED) en août. Son rejet, qui ouvre la voie au réarmement allemand dans le cadre de l’OTAN, lui vaut l’hostilité ouverte du MRP, très favorable à la construction européenne, et prive le cabinet Mendès France de la base parlementaire indispensable à sa survie au-delà du très court terme.

Son cabinet privé de tout soutien à la Chambre, PMF présente au président Coty sa démission, lors d’une entretien au palais de l’Élysée, le 2 février 1955 ; le chef de l’État lui demande d’assurer les affaires courantes jusqu’à la nomination du successeur du chef du gouvernement à la présidence du Conseil. Quelques jours plus tard, le 23 février, Edgar Faure, ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant, est officiellement investi de ses fonctions par la Chambre des députés.

Après Matignon

En 1956, il prend la tête du Front républicain, coalition électorale rassemblant les radicaux, les socialistes et les membres de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), la formation dirigée par François Mitterrand. Mais le succès de cette alliance aux élections législatives ne lui vaut qu’un poste de ministre d’État (du 1er février au 23 mai 1956) dans le nouveau gouvernement, Guy Mollet lui ayant été préféré pour en prendre la tête. Opposé à ce dernier sur sa politique en Algérie, et estimant que les mesures politiques indispensables pour reconquérir la confiance des Algériens n’ont pas été prises, Pierre Mendès France démissionne en mai 1956 du gouvernement et quitte la direction du Parti radical, qu’il n’a pas réussi à moderniser et qui penche de plus en plus vers la droite.

La modernisation du Parti radical

En 1955 PMF tente d’insuffler un souffle nouveau au Parti radical et organise, Salle Wagram, un congrès extraordinaire le 4 mai. Le plus vieux parti de France va y subir les assauts des jeunes militants parisiens, parmi lesquels Charles Hernu, qui, selon Francis de Tarr, « se conduisait en ultra mendésiste plutôt qu’en radical-mendésiste ». Du congrès des « agités de Wagram », il sortira un néo-radicalisme mendesiste entériné par le Parti radical en novembre 1955 et qui rend Mendès maître du mouvement. Il est élu vice-président du parti, président dans les faits puisque Herriot, président à vie, est trop âgé pour assumer cette fonction.

Il peut ainsi préparer les élections législatives de l’année suivante avec des chances de succès. Mais Edgard Faure décide de dissoudre l’assemblée nationale et de procéder à des élections anticipées, ce qui hypothèque les projets de PMF. Edgard Faure est alors exclu du parti le 1er décembre 1955 ainsi que Martineau. Cependant le « mendésisme de Wagram » ne se relèvera pas de ce coup porté, et dès avril 1956, PMF est marginalisé et confiné à la fonction de ministre d’état. Il démissionne du gouvernement en mai 1956, puis l’année suivante, attaqué dans son propre parti sur la question algérienne, considéré comme un « traître », il est contraint de démissionner de la vice-présidence du Parti radical le 23 mai 1957.

La tentative de conquête et de rénovation du Parti radical a échoué parce que Mendès a multiplié les congrès, multipliant ainsi les occasions d’intrigues

Le 18 janvier 1958, quelques mois avant la signature des traités de Rome (Euratom et CEE), il exprime devant l’Assemblée nationale ses doutes sur un marché commun où les pouvoirs de la démocratie sont délégués « à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

Plus tard, il votera contre les pleins pouvoirs à Charles de Gaulle ; opposé aux conditions dans lesquelles ce dernier prend le pouvoir et par conséquent au projet de constitution élaboré par le gouvernement de Gaulle. Il mène vigoureusement campagne pour le non au référendum du 28 septembre 1958, qui se soldera par l’adoption du projet et la rapide promulgation de la Constitution du 4 octobre 1958 de laquelle naîtra la Ve république.

Battu aux élections législatives de novembre 1958 dans son fief de l’Eure, ainsi que Édouard Depreux et Robert Verdier, il abandonne ses mandats de maire et de conseiller général pour se consacrer à la réflexion politique et à la réorganisation de la gauche. Maurice Clavel salue son départ dans un article plutôt aigre, l’accusant de « se jucher, prendre des poses à Guernesey pour que de Gaulle soit forcé d’être Bonaparte. Pour avoir raison, Cassandre (PMF) brûlerait Troie elle-même »

Ve République

Du Parti radical au Parti socialiste

En 1959, Mendès France rompt avec le Parti radical parce qu’il voit les jeunes s’en éloigner, mais aussi parce qu’il en a été « exclu », selon les termes de Jean Bothorel.

«  En s’opposant au pouvoir gaulliste, il découvre la terrible parcellisation de la gauche. Alors cet orphelin politique va se mettre en quête d’une famille. Ce sera d’abord une organisation en quelque sorte ponctuelle : l’Union des forces démocratiques, créée pendant l’été 1958 pour tenter de donner une assise au cartel des non, à la constitution gaullienne et à la campagne pour le candidat présidentiel opposé à de Gaulle (Albert Chatelet). Mais l’UFD n’est qu’un comité encore affaibli par le conflit permanent qui l’oppose à l’autre branche de la gauche non communiste : l’Union de la Gauche Socialiste animée par Claude Bourdet. Mendès suggère qu’on intitule ce mouvement Union travailliste. En vain. En février 1959, il fait une expérience qui contribuera à l’orienter vers l’adhésion au courant socialiste »

. Cette expérience est une initiative de Jean-Jacques Servan-Schreiber, en février 1959 il organise pour l’hebdomadaire l’Express un débat entre Mendès France et deux des principaux leaders socialiste européens : l’italien Pietro Nenni et le travailliste anglais Aneurin Bevan. C’est là que Mendès se sent un langage commun avec une famille politique, celle des vrais socialistes, notamment de Bauvan qui lui explique sans ménagement que l’administration américaine ne peut accepter chez elle des idéologies qu’elle combat dans les pays étrangers. Nenni lui fait remarquer que ce qui sépare PMF du socialisme, c’est son approche plus économiste.

Cependant, malgré quelques oppositions, l’adhésion de Pierre Mendès France au Parti socialiste autonome (PSA) donne une nouvelle impulsion au nouveau parti, ce que reconnaît Édouard Depreux. « Jamais, écrit-il, le PSA n’a autant recruté que dans la foulée de Mendès France. Des jeunes en particulier n’ayant jamais appartenu à aucune organisation ont rejoint, dans toute la France, les sections du PSA. Notre pénétration dans les milieux étudiants, déjà importante, s’est sensiblement accrue »

Malgré les réticences de ses amis de l’UFD et de ceux d’une filiale spécifiquement mendésiste : le CAD (centre d’action démocratique) qui tentent de le mettre en garde contre une adhésion au PSA en soulignant la doctrine contraignante, la discipline pesante, Mendès France rejoindra le Parti socialiste autonome, sans toutefois se précipiter. C’est Georges Boris qui le convainc. Il fait valoir à PMF tout ce que peut lui apporter l’adhésion à un parti tout neuf, non corrompu par les intriques et les rivalités. C’est à lui, Georges Boris, que Mendès donne son adhésion écrite. Boris l’apporte le 22 septembre 1959 à Édouard Depreux,. Mendès-France se réclame désormais d’« un socialisme […] qui devra s’inspirer de la tradition humaniste de Léon Blum et Jean Jaurès », reconnaissant également l’échec de sa politique antérieure de réforme au coup par coup, qui doit être abandonnée par une réforme en bloc.

Ainsi PMF passe du radicalisme au socialisme. Mais il quand réclame de pouvoir entraîner avec lui ses amis du CAD, on lui répond que chacun d’eux devra subir des tests. Ce qu’ils font. Alain Gourdon surnomme ces examens des ordalies Le PSA ne sera qu’une étape puisque l’année suivante, le 3 avril 1960 avec le congrès de fusion présidé par Laurent Schwartz, le Parti socialiste unifié (PSU) est fondé avec un bureau national comprenant Édouard Depreux, Alain Savary, Robert Verdier, Gilles Martinet, Henri Longeot Claude Poperen et Charles Hernu

Mendès refuse tout poste de responsabilité à l’intérieur de ce parti, et il se tient à l’écart du congrès constitutif d’Issy-les-Moulineaux Il charge alors ses fidèles : Richard Dartigues, Charles Hernu ou Harris Puisais de maintenir le contact avec les militants.

La question algérienne et les rapports avec de Gaulle

Écarté du Parlement, Mendès ne reste pas pour autant silencieux, notamment à propos de l’Algérie. Bien que le général de Gaulle ait reconnu le droit des algériens à « l’autodétermination », PMF reste sceptique sur ses intentions. Parce que le général a aussi évoqué l’indépendance de l’Algérie comme « une hypothèse aussi catastrophique que la francisation », qu’il a aussi apporté son soutien aux militaires qui luttent contre le FLN et que, dans le même temps, il déclare que l’heure de la décolonisation est venue.

À la veille des pourparlers d’Évian, Mendès trouve que les deux parties : de Gaulle et le FLN, ne s’engagent pas franchement dans un processus de paix.

« Je fais appel aux hommes responsables des deux camps ; qu’il mettent un terme à la petite guérilla diplomatique qui fait durer la vraie guerre. »

Mais, après l’échec du coup d’état militaire de quatre généraux à Alger (« un quarteron de généraux en retraite » selon la formule du général Gaulle), le 13 mai 1961, PMF salue l’action du général : « La guerre civile a été évitée […]. Tout le monde se réjouit que les pires dangers aient été écartés. Et la majorité des français en attribue le mérite au chef de l’État. De Gaulle et Michel Debré ont manifesté énergiquement leur volonté de résister pendant la crise, cela doit être mis à leur actif. »

Cependant, une fois les accords signés, le 20 mars 1962, PMF va de nouveau s’opposer à de Gaulle lorsqu’il propose d’amender la constitution pour une élection du président de la République au suffrage universel direct, par référendum. PMF entre alors en campagne énergiquement pour le « non », parce qu’il estime cette démarche contraire à la constitution. Il refuse même, dans les Cahiers de la République, journal mendésiste qu’il préside, la publication d’articles « présidentialistes » , y compris ceux de Pierre Avril qui est pourtant un des rédacteurs en chef de la revue.

Le triomphe du général au référendum, puis dans la foulée l’échec de PMF à son élection dans l’Eure (il est battu par le giscardien Jean de Broglie), poussent l’ex-président du conseil à préparer les élections suivantes : celle de 1965 et pour cela, à soutenir la candidature de François Mitterrand : « Mitterrand nous a rendu à tous un immense service […]. Je vote pour lui et je demande de voter pour lui. »

Le dernier rendez-vous socialiste

Pour soutenir la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965, PMF se lance dans une campagne qu’il anime de rencontres, de débats, dont le plus célèbre, à la radio, est publié en librairie .

Après l’échec de François Mitterrand, qui obtient 44,80 % des voix au second tour, il multiplie les conférences et se pose en « garant de la doctrine » socialiste, allant jusqu’à donner des conférences à Harvard. Dans la foulée, il part en campagne pour les élections législatives des 5 et 12 mars 1967. Il se présente dans une circonscription de Grenoble, où il est élu. L’année suivante, se déroulent les Jeux olympiques d’hiver où, pour la première fois depuis bien longtemps, il rencontre de nouveau le général de Gaulle, dont il dira sentir « la fin politique proche », le jour de l’ouverture des jeux le 6 février 1968.

Lors des événements de 1968, Pierre Mendès France apparaît comme l’un des recours possibles en cas d’effondrement du régime. Son apparition lors d’un rassemblement public au stade Charléty le 27 mai, durant lequel il reste toutefois silencieux, lui sera par la suite beaucoup reprochée. Pierre Viansson-Ponté voit même dans sa démarche une manœuvre « machiavélique », qui lui permettrait de jouer sur deux tableaux. PMF ne réussit pas à obtenir l’approbation des communistes pour lesquels il n’est pas l’homme providentiel, ni celle de François Mitterrand, qui lui conseille de garder une certaine réserve vis-à-vis des étudiants.

Il est battu par Jean-Marcel Jeanneney, qui l’emporte avec 132 voix d’avance sur lui  aux élections législatives de 1968, dans la 2e circonscription de l’Isère, où il se présente sous l’étiquette PSU, bien qu’il ait déjà choisi de quitter ce parti avec lequel il veut néanmoins rester solidaire. Plus tard, il estimera que c’est cette étiquette PSU qui lui a coûté son siège de député.

En 1969, il mène campagne aux côtés de Gaston Defferre pour l’élection présidentielle. Defferre annonce qu’en cas de victoire, Mendès-France sera son Premier ministre. Le « ticket » ne convainc pas, obtenant tout juste 5 % des suffrages. Mendès s’attire toujours la méfiance des communistes qui souhaitent l’exclure de l’union de la gauche : « Tout ça irait encore s’il n’y avait pas Mendès France. Pourquoi l’avoir choisi? » Mitterrand lui même ne le ménage pas et lui reproche son action en faveur des étudiants : « Les communistes ne veulent pas de vous comme Premier ministre, vous allez tout faire échouer. »

Frappé par la maladie, Pierre Mendès France prend ses distances avec la vie politique française après 1972 et choisit d’œuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient.

Il soutient François Mitterrand lors de l’élection présidentielle de 1981, malgré une série de malentendus qui ont éloigné les deux hommes l’un de l’autre. Il est néanmoins présent, très ému, lors de l’investiture du président socialiste.

Il restera jusqu’à la fin proche de sa famille politique, de ses amis, compagnons et collaborateurs tels que les Gabriel Ardant, Georges Boris, Claude Cheysson, Pierre Cot, Didier Grumbach, Georges Kiejman, Simon Nora, Michel Rocard.

Pierre Mendès France demeure alors une référence dans la classe politique française, comme symbole d’une conception exigeante de la politique « Cinquante ans jour pour jour après le discours qu’il prononça pour proposer aux députés un contrat de gouvernement et les convaincre de lui accorder leur confiance, Pierre Mendès France reste, en effet, pour beaucoup de nos concitoyens, une référence. Il est juste que l’Assemblée nationale honore aujourd’hui, quelle que soit la place des uns et des autres sur l’échiquier politique, la mémoire de celui qui a pris place parmi les meilleurs pédagogues de l’idée républicaine. Et qu’elle continue ainsi de méditer son message. »

Pierre Mendès France jouit toujours d’une réelle popularité dans l’opinion. Ses « causeries au coin du feu », tous les samedis à la radio, sont restées célèbres. Ils lui permettaient d’expliquer aux Français les grandes lignes de sa politique. En matière de communication, il a également bénéficié d’efficaces soutiens, notamment de celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de l’hebdomadaire qu’il dirigeait, L’Express.

À propos de l’icône politique que PMF est resté dans l’esprit des Français, Louis-Bernard Robitaille souligne la curieuse contradiction française : « En simplifiant à peine, il y a cinquante ans comme aujourd’hui, on dirait que les Français vouent un culte sans faille à Pierre Mendès France, et installent Guy Mollet à Matignon […]. [PMF était] un héros sans tache qui avait cette vertu redoutable de ne rien promettre […]. On le vénérait comme une conscience de la nation. La classe politique lui a préféré un pur politicien prompt à trahir ses promesses […] »

Mendès et l’extrême droite

Pierre Mendès France est le seul député à s’opposer jusqu’au bout à la participation française aux Jeux olympiques de Berlin en 1936, sous la férule nazie. « Les jeux olympiques, que les nazis présentent déjà comme leur triomphe, vont s’ouvrir à Berlin. La France doit-elle participer à ces fêtes qui seront celles du racisme autant que du sport ? Mendès, comme les communistes, estime qu’il faut s’y refuser. Mais au moment du vote des crédits à l’Assemblée nationale, Maurice Thorez et ses amis se réfugient dans l’abstention (l’électorat ouvrier ne comprendrait pas). Seul PMF vote contre. »

Après la Seconde Guerre mondiale, ses origines juives, ses positions sur la décolonisation et sa politique de fiscalisation des bouilleurs de cru font de Pierre Mendès France l’une des cibles favorites de l’extrême droite et du mouvement poujadiste. Pierre Poujade lui lance ainsi, en 1955 : « Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n’auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C’est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là, même s’il n’est pas un ivrogne. » En effet, en 1954, Pierre Mendès France, alors Président du Conseil, organise la distribution de lait dans les écoles et casernes de France.

Le 11 février 1958, il se fait violemment prendre à partie à l’Assemblée nationale par le jeune député d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen : « vous savez bien, monsieur Mendès France, quel est votre réel pouvoir sur le pays. Vous n’ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques ».

Détail des mandats et fonctions

Distinctions

Pierre Mendès France était titulaire, entre autres, de la Croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la Résistance ; grand-croix de l’ordre du Nichan Iftikhar de Tunisie ; grand-croix de l’ordre de Saint-Charles de Monaco (1954).

De nombreux établissements scolaires et universitaires portent son nom (notamment à Paris, à Grenoble et Vitrolles) ainsi que le lycée français de Tunis. Le Palais des sports de Grenoble porte également son nom ainsi qu’un espace de découverte culturelle et scientifique et un planétarium à Poitiers.

Œuvres de Pierre Mendès France

Ouvrages en collaboration

Bibliographie de référence

Articles et communications

Filmographie

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

mendesfrance1956

pierremendesfranceentre

pierremendesfrancetimem

pierremendesfrance

pierremendesfrancetimbr

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

pierre-mendes-france.20090331.AFE85005680.non.fr.html

L’évasion de Pierre Mendès France by TV8_Clermont-Ferrand

xfdcup_domicile-pierre-mendes-france_news

Diffusion sur France 2 du téléfilm sur Pierre… by Info-auvergne-blabla

Revenir en haut de la page. 24

RS

Dernière Révolution Solaire de Pierre MENDES-FRANCE

pierremendesfrancers100

Pour le 10/01/1982 à 06h45 T.U., à Paris.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots.

Par ailleurs, la période que vous vivez actuellement n’est pas propice aux échanges. Elle ne favorise pas les écrits, ni les publications, ni le commerce.

Vous pourrez donc subir un ralentissement de vos affaires à cause d’une perte de clientèle. Ceci se remar­quera particulièrement si vous êtes éditeur, écrivain ou libraire, surtout si vous ne diffusez qu’au niveau national. Monter un commerce dans votre lieu de nais­sance est absolument contre-indiqué au moment où le noeud sud transite votre maison III.

Suivant l’envergure de votre affaire, vous pouvez compenser ce ralentissement, soit par l’introduction dans votre gamme de produits importés, soit par une expansion hors frontières, car tout ce qui touche l’étranger – de près ou de loin – ressort du domaine bénéfique de cette même période.

Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 10/01/2012 – Rod STEWART 10 janvier, 2012

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2012,Chanteur,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

Rod STEWART

Personnalité du 10/01/2012 - Rod STEWART dans 01/2012 homepagetemplates On line

newsg dans Chanteur News : 1 2
articleconnexe dans Personnalités du jour Article connexe : STING

thmenatal Thème natal

symbolebiographie Biographie

photosimages Photos

video-icon Vidéos

astro1 Révolution Solaire
——————————————————————————————————————————-

Rod STEWART

né le 10/01/1945 à 01h17 à Highgate (London) – ROYAUME-UNI

THEME NATAL

rodstewart10011945

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

Revenir en haut de la page. 24

BIOGRAPHIE

Rod Stewart, de son nom complet (*) Roderick David Stewart (CBE), né le 10 janvier 1945 à Londres, quartier de Highgate, est un chanteur de rock britannique. Personnalité incontournable du Rock’n'roll britannique presque depuis ses origines, Rod Stewart est dans l’entourage des futurs Kinks, Fleetwood Mac et Rolling Stones, mais il ne connaît un véritable succès qu’en 1967 au sein du Jeff Beck Group, puis de The Faces dont il est la tête d’affiche. Il obtient de nombreux succès en tant que chanteur solo. En 2002, il reçoit le Diamond Award pour avoir vendu plus de 100 millions d’albums.

Enfance et débuts

Miraculé de la Seconde Guerre mondiale (une fusée V2 s’est écrasée à deux pas de chez lui), Rodney Stewart est issu d’une famille écossaise (il est le seul de sa fratrie à ne pas être né en Écosse). Tout d’abord tenté par une carrière au Football Club de Brentford, il découvre la musique à 12 ans lorsque son père lui offre une guitare.

Issu de Highgate un quartier populaire de Londres, le tout jeune Rod tente une carrière de footballeur professionnel au club local de Brentford au tout début de l’année 1960, mais il est vite échaudé par son entraîneur qui le confine sur le banc des remplaçants. Après à peine quelques semaines, Rod claque la porte des vestiaires pour une autre vie. À cette époque fasciné par des ouvrages comme celui du poète Jack Kerouac et son fameux « Sur la route » qui a lui-même inspiré Bob Dylan, Roderick décide de partir mener une vie de beatnik. C’est le début d’une aventure européenne faite de galères en tout genre, que Stewart décrira précisément dans le titre de l’album éponyme « Every Picture Tells A Story » paru en 1971. Vagabond sur les quais de Seine à Paris, il est embarqué par la police parisienne, alors que durant l’été 1962 il fait la manche sur la plage de St Tropez pour quelques francs par jour. Après un court séjour à Rome, Rod se retrouve en Espagne où il est emprisonné pour vagabondage dans les geôles de l’ex-didacteur Franco puis expulsé vers la Grande-Bretagne. Sa sœur Mary Stewart, dira plus tard que son frère est revenu de ce séjour, méconnaissable, maigre et dans un état de clochardisation.

Sermonné par son père qu’il respecte énormément, le jeune Rod, change littéralement d’attitude, revêt des tenues impeccables se coiffe à la façon des Mods de l’époque. Après avoir tenté quelques petits boulots à la semaine (fossoyeur, poseur de pylône, encadreur…) Rod parcourt les festivals jazz en spectateur. Il tente sa chance en studio et arrive, en réunissant quelques économies, à enregistrer plusieurs titres rhythm and blues qui passeront totalement inaperçus (Good Morning Little Schoolgirl…). Ces titres ne paraîtront que 12 ans plus tard, en 1976, sur disque « A Shot Of A Rhythm And Blues » alors que Stewart est devenue une superstar. C’est durant cet hiver 1964-65 que Rod sera découvert par l’artiste montant de l’époque (Long) John Baldry. En effet, un soir de 1963 Baldry découvre un jeune type assis sur le quai du métro londonien à la station Twickenham, qui joue un air de blues à l’harmonica. Long John Baldry reconnaissant un titre de Muddy Waters, est séduit et demande alors sur un ton de sa voix grave « Jeune homme !! Voudriez-vous m’accompagner dans mon petit groupe de blues jazz ??? ». Rod Stewart devient donc, en compagnie de Julie Driscoll, le choriste de Steampacket où John Baldry est chanteur. On y retrouve également le futur très populaire organiste Brian Auger sur orgue Hammond. Ce nouveau combo ne dure à peine que quelque mois, le temps d’immortaliser en studio quelques titres (Up above my head, Baby take me…) et un nom ! Car Long John Baldry a pris l’habitude de présenter au public son jeune poulain comme Rod « The Mod » Stewart, un surnom qui lui collera longtemps à la peau. Le groupe se sépare très vite. Rod tente bien de reconstituer sur ces cendres un autre gig avec Driscoll et Auger mais Shotgun Express comme ils se surnomment ne dure pas 6 mois et n’a finalement enregistré en studio que quelques reprises tout aussi obscures que les précédentes (Bright Light big City, Shake, Little Missunderstood….)

Mais en ce début d’année 67, d’autres cieux, d’autres auspices s’annoncent avec une rencontre qui marquera à jamais l’histoire du rock : celle de Rod avec Jeff Beck, le guitariste fabuleux issu des Yardbirds, qui lui mettra le pied à l’étrier. Le Jeff Beck group est créé avec, outre Rod au chant et Jeff Beck à la guitare, Ron Wood à la basse, Mickey Waller à la batterie et Nicky Hopkins au piano. Deux excellents albums seront enregistrés et une tournée américaine triomphale sera lancée durant les deux années suivantes. Le premier album « Truth » comporte des titres incroyables dont la reprise des Yardbirds justement « Shapes Of Thing » mais également « Ain’t Supertisious » ou encore le fameux « Beck Bolero ». Alors que le groupe est déjà séparé suite à de violentes disputes verbales (Mickey Waller est même viré), sort en 1969 « Beck Ola ». Cet album est la référence pour de nombreux artistes puisque il est le pionnier du son Heavy et Hard Rock. Rod y est sur la pochette qualifié de « extraordinaire » par Beck lui-même, pourtant très avare de compliments. Las de cette ambiance délétère, Stewart quitte le groupe après que son nouveau meilleur (et pour longtemps) pote Ron Wood se soit fait virer.

Les deux comparses ne trainent pas longtemps seuls puisqu’ils rejoignent les orphelins de Steve Mariott (Small Faces). En effet, totalement échaudé par les humeurs de Beck, Ron Wood qui a préféré quitter le JBG, se retrouve à jammer avec Kenneth Jones et Ian Mc Lagan et introduit quelques semaines plus tard Rod Stewart à leurs sessions. Ils scellent leur destin dans un pub de Hampstead à Londres et ils forment les Faces avec Ronnie Lane à la basse et au chant, Ian Mc Lagan aux claviers, Kenneth Jones la batterie, Ronnie Wood tenant cette fois-ci la guitare.

Succès

Totalement décomplexés des années sixties, les Faces vont sortir 4 albums au son qui leur fut propre, en quelques mots : alcoolisé, généreux et furieusement rock’n'roll. Là encore, les Faces sont à l’origine de carrières de nombreux artistes, notamment de la future mouvance punk, comme Steve Jones et même de Johnny Rotten selon ses propres aveux. Les Faces d’un côté, l’envie de faire une carrière solo de l’autre, Rod décide de mener une double carrière en sortant parallèlement des albums avec ou sans les Faces, alliant ainsi deux contrats : avec Mercury pour les albums solos et Warner Bros pour les albums des Faces. Cela dit, les autres membres de groupe participent quasiment chaque fois à la conception des albums solo de Rod ! En 1970 sortent ainsi successivement l’album First Step des Faces et l’album solo de Stewart « An Old Raincoat Won’t Ever Let You Down » dont le classement dans les charts reste toutefois modeste. Suivent durant l’année l’album solo Gasoline Alley et Long Player côté Faces. Mais c’est durant l’année 1971 que Rod Stewart devient le meilleur chanteur britannique avec l’album « Every Picture Tells A Story » et surtout le titre « Maggie May » qui se classe n° 1 en Angleterre et aux États-Unis simultanément tandis que ce superbe album parviendra dans le top 100 des meilleurs albums de rock de tous les temps au billboard.

Pour Rod, c’est une autre vie qui commence. Fini le petit cockney londonien, exit les galères. Rod Stewart, qui déclare à la presse britannique être né pour vivre dans le luxe, va mener une vie à la hauteur de ses espérances. Il s’est déjà offert en guise d’avance par sa maison de disques, deux superbes bolides italiens. Il va acquérir à la fin de l’année 71 une demeure gigantesque dans la belle banlieue londonienne. Ce succès va profiter directement aux Faces, qui sortent enfin un album digne de ce nom, le très homogène « A Nod’s As Good As A Wink to A Blind Horse » en 1972. C’est un succès immédiat et le titre Stay With Me va devenir un hymne en concert. Il est d’ailleurs à noter que Rod ne tourne pas en solo sur scène mais bien avec Faces. En 1972, c’est Never A Dull Moment, l’album solo de Rod, qui se place directement n°1 à sa sortie dans les charts et ne contient quasiment intégralement des hits dont You Wear It Well et Angel. En abordant cette année 1973, Rod est très confiant, car tout lui sourit, le rock, l’argent, les médias tout à sa cause et même l’amour, puisqu’il entretient une relation avec un mannequin britannique du nom de Dee Harrington. Pourtant, des animosités naissent au cœur du groupe, la starisation récente de Stewart agace au plus au point le bassiste et chanteur Ronnie Lane qui estime que le chanteur à la coupe de cheveux si caractéristique tire un peu trop la couverture à lui. Ce sont finalement les affiches de promo pour la tournée 1973 qui achèveront la collaboration de Lane et des Faces puisqu’elles mentionnent désormais « Rod Stewart And The Faces ». Rien ne va plus au sein de Faces et l’album à paraître cette année-là est une parodie de ce que le groupe a pu ou a su faire auparavant. Ooh La La est pourtant un succès commercial lors de sa sortie par les attentes qui l’entouraient, mais le bouche à oreille va fonctionner et l’album se perd bien vite dans les classements. Pour ne rien arranger, un problème de contrat qui lie Rod à sa maison de disques, empêche la sortie d’un album solo et l’on fait patienter les fans avec une compilation titrée « Sing It Again Rod ». Les Faces ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et le remplacement de Lane par un bassiste japonais Tetsu Yamauchi n’arrange pas les affaires du groupe : l’âme du groupe a disparu sur vinyle comme sur scène et c’est en 1975 que le groupe se sépare totalement, alors que Ron Wood fait depuis des mois des infidélités en ayant rejoint les Rolling Stones.

En 1974, Rod sort Smiler un autre album détestable, bâclé et où se retrouvent des compos fond de tiroir. Seul surnage au-dessus de ces méandres qui composent l’album, la reprise de Chuck Berry « Sweet Little Rock’n Roller ». Rod, lassé de cet épisode regrettable et las de verser une énorme part de ses revenus aux taxes royales britanniques, lorgne depuis quelque temps vers les États-Unis. Il part s’installer finalement dans une confortable villa à Beverly Hills en compagnie de sa nouvelle égérie Britt Ekland. Côté studio, c’est le même renouveau, et il enregistre notamment à Muscle Shoals mythique studio d’enregistrement (Elvis Presley ou Otis Redding) un album produit par la crème des producteurs de l’époque Tom Dowdun album dont le titre résume l’épisode « Atlantic Crossing », sorti fin 1975. Le son y est totalement différent des 4 albums précédents, et se tourne vers la soul. « Sailing » en est le méga hit de l’année.

Alors que Rod est remis sur rails, il publie en 1976 « A Night on the Town » et « Tonight’s the Night » est le tube sexy de l’été. Tellement sexy que les paroles considérées trop suggestives à l’époque (ouvre tes ailes que je puisse entrer) est interdit à la BBC ce qui a inversement pour effet de doper les ventes du single et de l’album. À noter que sur cet album figure l’une des compositions les plus engagées de Stewart sur le thème de l’homosexualité et « The Kiling Of Georgie » retrace l’histoire vraie d’un ami de Stewart abattu dans les rues de New York par un gang. 1976 est réellement l’année « Rod Stewart » qui est sur tous les fronts. C’est à partir de cette période que les critiques rock vont totalement et définitivement le lâcher, estimant que le chanteur apparait plus dans les chroniques mondaines et people que dans les rubriques musicales.

En 1977, paraît un court album de 8 titres pourtant prévu pour être un double album, Foot Loose & Fancy Free, avec 2 énormes tubes You’re In My Heart puis Hot Legs. Cette année-là, alors que la vague Punk déferle sur la Grande-Bretagne, Stewart empêche le fameux God Save The Queen des Sex Pistolsde devenir n°1 en plaçant un titre de son album de 1975 Atlantic Crossing en tête des charts UK avec « I Don’t Want To Talk About It ».

En 1978, sort le très contesté album aux couleurs disco « Blondes Have More Fun » et le single « Da Ya Think I’m Sexy? » (très fortement inspiré par Jorge Ben, ce qui lui vaudra d’ailleurs une condamnation pour plagiat) s’inscrit au livre Guiness des Records en 1979 comme le single le plus rapidement vendu de l’histoire du rock. Rod, lâché par les critiques rock du monde entier, ne peut plus compter que sur les fans les plus durs, ceux de l’époque Faces s’étant eux-mêmes éloignés. Les ventes finissent par s’en ressentir et les trois albums suivants peinent à grimper dans les hit-parades de l’époque, Foolish Behaviour avec le single « Passion » en 1980, Tonight I’m yours et le titre « Young Turks » en 1981 et l’album public « Absolutely Live » en 1982 ne sont que des demi-succès.

En mai 83 paraît Body Wishes avec pour la première fois sur un album solo de Rod, des compositions originales. La pochette est inspiré d’un album d’Elvis Presley. Pour l’Europe c’est le carton plein et « Baby Jane » monte au sommet de nombreux classement, notamment en France. Pourtant et paradoxalement les États-Unis boudent cet album qui est là-bas un échec commercial. Sans plus attendre paraît logiquement 11 mois plus tard un album calibré pour les States. « Camouflage » est donc un album rapidement édité avec 8 titres pour lesquels a collaboré en partie une vieille connaissance du « Mod » qui n’est autre que Jeff Beck. Infatuation et « Some Guys Have All The Luck » se classent correctement, dans les charts US en 1984 et, logiquement, l’album passe quasiment inaperçu en Europe. Une tournée américaine débute en juin 84, et Jeff Beck y est invité pour tenir les solos de guitare. Des paris sont organisés outre atlantique quant à savoir le jour où le clash éclatera entre les deux artistes. Les parieurs ne doivent pas attendre longtemps puisqu’au bout de sept shows d’une tournée en comptant plus de 60, Beck claque la porte prétextant un show trop à l’américaine. Qu’à cela ne tienne, la tournée est un véritable triomphe, une VHS officielle est éditée par Warner Bros sous le titre The Rod Stewart Concert enregistrée durant 2 soirs à San Diego et trouve sa prolongation en Amérique Latine, Australie et en Afrique du Sud en 1985.

Ce n’est qu’en 1986 que parait l’album titré Rod Stewart pour les States et « Every Beat Of My Heart »pour l’Europe. Love Touch et Every Beat Of My Heart sont les singles issus de l’album. La tournée Every Beat Of My Heart est dirigée uniquement vers l’Europe, et près de 10 concerts sont joués en France notamment au Zénith de Paris, à la Salle Omnisport de Bercy ou à Lyon. Durant près de deux ans, Stewart ne sort aucun titre et c’est en avril 1988 que paraît Out Of Order en collaboration avec un ex Duran Duran (Andy Taylor) et un ex Chic Bernard Edwards. Trop méconnu en France cet album résolument rock F.M est un triomphe aux USA, « Forever Young » l’un des singles paru sur cet opus est primé meilleur clip rock en 1988. Les années suivantes paraissent « Downtown Train » en 1990, « The Rhythm Of My Heart » en 1991, « All For Love » en trio avec Bryan Adams et Sting en 1994.

Les Années Crooner

Au cours des années 2000, il abandonne le Rock FM pour devenir un authentique crooner jazzy. Rod Stewart renoue avec le rock en 2006, avec l’album Still The Same…Great Rocks Classics, un opus de reprises notamment de Van Morrison, Bob Dylan et John Fogerty. Cet album se classe directement n°1 au Billboard dans les catégories « Meilleur album rock », « Top Internet Album » et « Top 200 Album ».

Rod Stewart est également détenteur de records inscrits au livre Guinness :

Rod n’est encore jamais venu en concert en France depuis 1995. Le concert du 18 octobre 2007 à Paris Bercy, tant attendu, a été finalement annulé en raison des gros mouvements de grève des transports en commun SNCF et RATP. La tournée qui débute aux États-Unis visitant les pays d’Europe comme le Royaume Uni, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et le Portugal, pour un total de 86 dates….

Passions

Rod Stewart est modéliste ferroviaire, un loisir dont il est fier, au point de déclarer que figurer en couverture d’un magazine de modélisme signifie plus pour lui que de faire la une d’un magazine de rock. Passionné par les trains des années 40, il s’amuse du peu d’intérêt des journalistes quant à son hobby, qu’il ne manque jamais d’évoquer. Durant ses tournées, Rod emmène un atelier complet afin de bricoler quelques maquettes et modèles entre deux concerts. Sa passion lui a d’ailleurs valu de divorcer de sa seconde épouse.

Son autre passion est le football. Il a un bon niveau et a régulièrement joué avec des copains ou des musiciens lors de ses tournées, en demandant qu’on leur organise des matchs. Il s’est fait construire un terrain de football dont la qualité de la pelouse était une référence en Écosse, au point qu’il l’avait mis à la disposition de l’équipe nationale pour un stage d’entraînement. A une période de sa vie, il tenait compte des rendez-vous internationaux de l’Écosse et ne donnait pas de concerts ces jours-là. C’est ainsi qu’on l’a vu débarquant directement de Los Angeles au Parc des Princes de Paris pour y voir France – Écosse (3-0, match qualificatif pour la Coupe du monde, le 11/10/1989) et repartir aussitôt.

Discographie

(*) Wikipedia

Revenir en haut de la page. 24

photosimages
PHOTOS

rodstewartcdcover

rodstewart2

rodstewart1

rodstewart2011

rodstewart3

rodstewart4

bar

Revenir en haut de la page. 24

video-icon

VIDEOS

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page. 24

RS

Révolution Solaire de Rod STEWART

rodstewartrs10012012

Pour le 10/01/2012 à 06h29 T.U., à Highgate (Londres).

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 2, ET NOEUD SUD EN MAISON 8

Vous disposez d’un soutien planétaire pour réaliser vos désirs et vos souhaits les plus chers. Vous pouvez enfin obtenir les résultats espérés par rapport à ce que vous avez semée. Ni plus ni moins. Mais attention: si tout vous est égal, si vous ne formulez pas vos buts avec une extrême précision ; en d’autres termes, si vous ne demandez rien, le destin ne pourra que vous satisfaire de la même manière, c’est-à-dire avec « rien ».

Vous êtes seul à pouvoir générer une réponse du destin… La condition est de formuler la demande… Avec précision, persistance et détermination. Demandez, redemandez et… Vous recevrez, c’est votre période.

Par ailleurs, vous constaterez que l’état de vos finances personnelles, celles que vous obtenez par vos propres efforts s’améliorera nettement.

Activez vous donc vers l’amélioration de vos ressources ; vous serez largement récompensé de vos efforts.

Cette période favorise les requêtes, les finances et les ressources personnelles, sous tous rapports. Si c’est de l’argent que vous souhaitez, vous trouverez les moyens de l’acquérir. Si c’est une réputation, vous l’obtiendrez. Si c’est la connaissance, vous trouverez le maître. Ayez une confiance absolue dans vos démarches. Accomplissez-les et puis laissez le destin faire le reste. A ce stade, vous êtes convaincu qu’elles porteront des fruits. Par conséquent, elles ne vous concernent plus. Oubliez-les de manière à éviter les attentes anxieuses ou obsessionnelles. Ce sont ces dernières qui « bloquent » le déroulement de votre destin et empêchent celui-ci de réaliser vos désirs. Faites en vous la paix de l’esprit, adoptez une attitude confiante.

Evitez tout emprunts, aides ou supports d’autrui. Rappelez-vous que seuls vos efforts sont productifs en une telle période. Dans le même esprit, ne tentez pas de vous associer avec une ou un partenaire doté. C’est un piège qui aliénera votre liberté.

C’est en vous seul que vous devez trouver la force d’accomplir vos espérances. A cette condition, toutes les forces planétaires concourront à vous satisfaire.

Revenir en haut de la page. 24

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

12

Lili Croix |
jardin13 |
Ecole de danses Flamenco et... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | SAVOIE PAINT
| Le scrap de Gigi27.
| AICA DE NAILLOUX