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Personnalité du 30/09/2010 – Monica BELLUCCI 30 septembre, 2010

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Monica tu représentes la beauté personifiée de vénus

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Monica your are so sexy !

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Monica ! Quelles belles rondeurs tu as !

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Monica BELLUCCI

Fan de Monica BELLUCCI ?

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Monica BELLUCCI

née le 30 Septembre 1964 à 14h30 à Città di Castello – ITALIE

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Monica Anna Maria Bellucci (*) est une actrice de nationalités italienne et française née le 30 septembre 1964[1] dans la ville de Città di Castello, en Ombrie. Elle est la compagne de l’acteur français Vincent Cassel, depuis 1996, et son épouse depuis le 2 août 1999.

Fille unique d’un propriétaire d’une compagnie de transports routiers, elle s’inscrit à 18 ans à l’université de Pérouse dans l’idée d’y étudier le droit. À cette époque, Monica Bellucci est loin d’imaginer qu’elle deviendra actrice.

Elle commence par être mannequin pour payer ses études, un ami de son père, directeur d’une agence de mode, lui ayant proposé de défiler tout en continuant d’aller au lycée. Ses premières photos de mode sont réalisées en 1987, mais deux ans après, elle rejoint Milan, où elle signe avec l’agence de modèles Elite. Monica Bellucci apparaît ensuite dans des campagnes publicitaires internationales. Les créateurs de Dolce & Gabbana qui recherchent une beauté méditerranéenne pour incarner leur style engagent Monica jusqu’en 1990.

Carrière de comédienne

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magnify-clip dans Personnalités du jour Monica Belluci en 2002

Lassée par sa carrière de mannequin, elle commence à prendre des cours de théâtre en espérant s’orienter vers le cinéma. Elle tourne dans un téléfilm de Dino Risi, Vita coi figli (1990), avant d’obtenir son premier rôle important dans La Riffa (1991) de Francesco Laudadio. Peu de temps après, elle obtient un petit rôle dans Dracula de Francis Ford Coppola (1992).

Elle enchaîne quelques autres films en Italie, avant d’arriver en France en 1995, où elle se fait connaître avec L’Appartement (1996) de Gilles Mimouni pour lequel elle sera nommée aux Césars dans la catégorie meilleur espoir féminin. C’est sur le tournage de cette romance qu’elle fait la rencontre de Vincent Cassel, son futur mari, avec lequel elle a un enfant le 12 septembre 2004, une fille prénommée Deva. Le couple se donnera notamment la réplique dans Dobermann (1997) de Jan Kounen et Irréversible (2002) de Gaspar Noé, où elle interprète une femme violée, ainsi que dans le thriller d’espionnage Agents secrets (2004) de Frédéric Schoendoerffer. Elle apparaît également dans de grosses productions françaises comme Le Pacte des loups (2001) et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), où elle incarne Cléopâtre.

Parallèlement, elle entame une carrière internationale, reprenant le rôle tenu à l’origine par Romy Schneider dans Suspicion (2000), le remake américain de Garde à vue, et se retrouvant face à Bruce Willis dans Les Larmes du soleil (2003), un film de guerre signé Antoine Fuqua. Aux côtés de Lambert Wilson, elle apparaît aussi au générique des deux derniers volets de la saga Matrix : Matrix reloaded et Matrix revolutions. Imaginée par Mel Gibson dans le rôle de Marie-Madeleine pour La Passion du Christ (2004), elle joue dans Les Frères Grimm du réalisateur Terry Gilliam. Elle figure dans Le Concile de Pierre (2006), du réalisateur français Guillaume Nicloux.

En 2006, Monica Bellucci a figuré parmi les membres du jury du 59e Festival de Cannes, présidé par le réalisateur hongkongais Wong Kar-wai. Son époux, Vincent Cassel, avait été choisi pour animer les soirées d’ouverture et de clôture du célèbre festival qui se déroulait du 17 au 28 mai. Un rôle que Monica Bellucci avait déjà tenu en 2003.

En 2007, Monica Bellucci revient dans deux autres films : le film d’action Shoot ‘Em Up aux côtés de Clive Owen et Paul Giamatti et un policier français appelé Le Deuxième Souffle avec Éric Cantona et Michel Blanc, où elle a dû se teindre en blonde pour interpréter Manouche.

En 2008, Monica Bellucci apparaît pour la troisième fois au Festival de Cannes afin d’y présenter son nouveau film Une Histoire Italienne, qui a reçu le prix François-Chalais.

Le titre de plus belle femme du monde lui a été attribué en 2009. En novembre de cette année, Bakchich Hebdo révèle que l’actrice avait participé en avril à une fête organisée par la fille du dictateur ouzbek Islam Karimov, contre 190 000 euros[6].

Le 21 mai 2010, à 45 ans, elle donne naissance, à Rome, à son deuxième enfant avec Vincent Cassel, une fille prénommée Léonie qui rejoint Deva.

Filmographie

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magnify-clip Monica Bellucci en 2008

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magnify-clip Monica Bellucci en 2009

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Monica BELLUCCI

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Personnalité du 29/09/2010 – Yves RENIER 29 septembre, 2010

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Yves RENIER

—————————————— 29 Septembre 2010 ——————————————

Yves RENIER

né le 29 Septembre 1942 à 14h34 à Berne – SUISSE

Personnalité du 29/09/2010 - Yves RENIER dans 09/2010 yvesrenier29091942

Yves Rénier est un acteur, un scénariste et un réalisateur français né le 29 septembre 1942 à Berne, en Suisse.

Yves Rénier naît à Berne en Suisse d’un père français et d’une mère anglaise.

Il débute sa carrière cinématographique en 1961 dans Le Comte de Monte-Cristo. Après cette première expérience, sa carrière ne démarre pas en flèche et il enchaîne péniblement quatre films dont un de Jean-Pierre Mocky. Mais il tient un role de vedette dans Belphegor de claude Barma, une série en quatre épisode qui a en 1965 un retentissement national. Il s’essaiera ensuite à la chanson dans les années 70-80 avec Boris Bergman dans PCV.

C’est véritablement son personnage du Commissaire Moulin qui lui offre la notoriété. Créée en 1976 par Paul Andréota et Claude Boissol, la série télévisée fut tout d’abord interrompue en 1982 puis reprise en 1989 par Yves Rénier lui-même et Georges Moréas, auteur de romans policiers. La série accueille notamment de nombreuses guest stars comme Johnny Hallyday ou Véronique Jannot. L’acteur y écrit une dizaine de scénarios et se lance dans la réalisation. La série prend fin en 2006.

Yves Rénier alterne en parallèle quelques rôles au cinéma, notamment avec Bertrand Blier en 1990, Jean-Marie Poiré en 1995 ou encore Jean-Jacques Beineix en 2000. Moins connu pour ses doublages voix, il s’est pourtant illustré en faisant le doublage français de Burt Reynolds, Chuck Norris, Paul Hogan, Tommy Lee Jones ou encore le personnage de Rick Hunter (Fred Dryer).

En 2005, Yves Rénier apparaît également dans le feuilleton estival Dolmen, aux côtés d’Ingrid Chauvin, qu’il retrouve l’année suivante pour un téléfilm, Le Monsieur d’en face. En 2007, c’est dans le film 3 amis, de Michel Boujenah qu’Yves Rénier renoue avec le cinéma, accompagné de Kad Merad et Mathilde Seigner. Jusqu’à la fin 2008, Yves Rénier réalise la fiction Kalach avec Gérard Lanvin et Gérard Depardieu dont le tournage se déroule en France et en Thaïlande.

Vie privée

Yves Rénier est le père de l’actrice Samantha Rénier qui, de 1999 à 2006, joua le rôle de Marie, la fille du Commissaire Moulin. En 1996, il épouse Karin, qui lui donne deux fils, Jules et Oscar. Il est sorti un temps avec l’actrice américaine Goldie Hawn. La rupture lui a inspiré la chanson PCV. Il a soutenu Nicolas Sarkozy et participé à son grand meeting du 29 avril 2007 à Paris-Bercy.

Carrière

en tant qu’acteur

au cinéma

à la télévision

Postsynchronisation au cinéma

Voix de Paul Hogan au cinéma

Yves renier à doublé sept films de l’acteur australien Paul Hogan.

Postsynchronisation à la télévision

Il a réalisé la postsynchronisation de la voix de Fred Dryer de la série Rick Hunter, de 1984 à 1991, en 1995 et enfin en 2002.

en tant que scénariste

Il a écrit certains scénarios de la série Commissaire Moulin de Paul Andréota pour TF1 :

en tant que réalisateur

Il a réalisé certains épisodes de la série Commissaire Moulin de Paul Andréota pour TF1 :

et :

en tant que présentateur

en tant que chanteur

Comme de nombreux acteurs dans les années 1970 1980, il s’est brièvement essayé à la chanson avec PCV :

Théâtre

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Yves RENIER

yvesrenierrs29092010 dans Cinéma

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

 

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Personnalité du 28/09/2010 – Brigitte BARDOT 28 septembre, 2010

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« Si elle n’avait pas existé il aurait fallu l’inventer ! Sexy à faire se damner un saint, comme Marilyn, ses clips sont des perles (Harley Davidson, la Javanaise, Bonnie and Clyde… ). Elle s’appuyait sur le jeu de la séduction lorsqu’elle chantait mais je ne pense pas qu’elle ait eu aucune prétention dans la chanson. » – Nicole © CLT / Sony Pictures

 

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Brigitte Bardot

—————————————— 28 Septembre 2010 ——————————————

Brigitte BARDOT

née le 28 Septembre 1934 à 13h15 à Paris – 75 – FRANCE

Personnalité du 28/09/2010 - Brigitte BARDOT dans 09/2010 brigittebardot28091934

Brigitte Bardot, (*) née Brigitte Anne-Marie Bardot le 28 septembre 1934 à Paris, est une actrice de cinéma et chanteuse française, une militante de la cause animale, ainsi que la fondatrice et présidente de la fondation qui porte son nom.

Figure féminine des années 1950 et 1960, elle fut une star mondiale, l’égérie et la muse des plus grands artistes de l’époque. Emblème de l’émancipation des femmes et de la liberté sexuelle, elle passa de la femme enfant à la femme fatale, libre et provocatrice, ingénue et impudique, dans une société conservatrice en matières de mœurs. Elle tourna avec les plus grands réalisateurs incarnant dans ses personnages la légèreté et la sensualité, et devint rapidement un sex-symbol. Avec à son actif 48 films et plus de 80 chansons en 21 ans de carrière, Brigitte Bardot, tout aussi connue sous les initiales de « BB », est une des artistes françaises les plus célèbres. Elle mit un terme à sa carrière d’actrice en 1973 pour se consacrer à la défense des animaux. Ses actions en leur faveur sont appréciées mais néanmoins parfois controversées. Elle fut condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale, pour ses critiques envers l’immigration, l’abattage halal, le métissage, certains aspects de l’homosexualité ou encore l’islam en France.

Enfance et adolescence

Brigitte Bardot naît à Paris le 28 septembre 1934[1],[2] au 5 place Violet dans le 15e arrondissement[3]. Issue d’un milieu bourgeois, elle est la fille d’un père industriel, propriétaire des Usines Bardot[4], et d’une mère au foyer. Elle reçoit une éducation stricte aux côtés de sa sœur cadette Marie-Jeanne (dite Mijanou).

C’est une enfant dissipée qui souffre de la préférence de ses parents pour sa sœur Marie-Jeanne. Il lui arrive alors souvent de se poser la question « Pourquoi je vis ?[5] ». Elle se passionne pour la danse classique et fait ses premiers pas, à 7 ans, au cours Bourgat. En 1949, la jeune fille entre au Conservatoire de Paris et y obtient un premier accessit[6]. Son père, dont un recueil de poèmes a été primé par l’Académie française[7], est un passionné de cinéma et adore filmer. De ce fait, il existe de nombreux films montrant Brigitte Bardot enfant (ce qui est assez rare pour l’époque). Sa mère, dite « Toty », aime particulièrement la mode et la danse. La famille fait partie de la haute société et fréquente le Tout-Paris. Les Bardot côtoient notamment beaucoup de directeurs de presse, de théâtre, de cinéma mais aussi des gens de la mode.

En 1949, à l’âge de 15 ans, l’adolescente, engagée par Hélène Lazareff la directrice de Elle et du Jardin des modes – une grande amie de sa mère[8] – devient très vite la « mascotte » du magazine Elle, dont elle fait la couverture dès 1949[9]. Le réalisateur Marc Allégret, voyant les photos, demande à la rencontrer[10], mais ses parents s’opposent à ce qu’elle devienne actrice[11]. Son grand-père, qu’elle surnomme « le Boum », lui fait confiance, et prend sa défense : « Si cette petite doit un jour être une putain, elle le sera avec ou sans le cinéma, si elle ne doit jamais être une putain, ce n’est pas le cinéma qui pourra la changer ! Laissons-lui sa chance, nous n’avons pas le droit de disposer de son destin[11]. » À l’audition, elle rencontre l’assistant d’Allégret, Roger Vadim[11], qui lui donne la réplique pour une scène du film Les lauriers sont coupés[12]. Le film ne se fait pas, mais ils tombent amoureux[13].

Ses parents s’opposent à cette relation. Un soir, son père lui annonce qu’elle ira poursuivre ses études en Angleterre[14] et doit prendre le train dès le lendemain matin, pour ne revenir qu’à sa majorité[14], cinq ans plus tard[15]. Effondrée, ce soir là, elle refuse d’aller à un spectacle avec eux, prétextant un mal de tête[15], puis, après leur départ, ouvre le gaz dans la cuisine et met la tête dans le four[15]. Rentrés plus tôt, pour cause de spectacle annulé, ses parent la trouvent inanimée, dans le coma, la tête sur le tuyau du gaz, avec, à ses cotés, un petit mot expliquant son geste[15]. Reprenant conscience celle-ci parvient, à force de supplications, à convaincre son père de ne pas l’envoyer en Angleterre. Il accepte à la condition qu’elle n’épouse Vadim qu’à l’âge de 18 ans[16].

Premiers pas au cinéma

Après avoir de nouveau fait la couverture de Elle[17], Brigitte Bardot se voit offrir son premier – petit – rôle, par le réalisateur Jean Boyer dans Le Trou normand avec Bourvil. La débutante n’est pas enthousiaste, mais accepte à cause des 200 000 francs qu’on lui offre[18]. Elle notera, dans ses mémoires parues en 1996, avoir conservé un souvenir pénible de ce premier tournage [18], mais poursuit cependant dans cette voie avec Willy Rozier, qui lui offre son second rôle dans Manina la fille sans voiles[19].

Pour ses 18 ans, son père l’autorise à se marier avec Roger Vadim (la majorité étant à 21 ans à l’époque). Le mariage est célébré à l’église de Passy le 21 décembre 1952[16].

En 1953, elle rencontre Olga Horstig, qui devient son agent[20]. Anatole Litvak, metteur en scène américain, lui demande de jouer un petit rôle dans Un acte d’amour avec Kirk Douglas[20].

André Barsacq lui propose de reprendre au Théâtre de l’Atelier le rôle créé par Dany Robin dans L’Invitation au château de Jean Anouilh[21]. N’ayant aucune expérience théâtrale, elle se trouve « nulle »[21]. Le soir de la première, les plus grands critiques sont présents[22]. Avant qu’elle n’entre en scène, Anouilh lui envoie des fleurs avec une carte sur laquelle il a noté : « Ne vous inquiétez pas, je porte chance[22] ». Le lendemain, elle reçoit les compliments de Jean-Jacques Gautier et la plupart des critiques sont bonnes[22].

Sacha Guitry cherchant une comédienne « pas chère » pour jouer Mademoiselle de Rosille, maîtresse d’un soir de Louis XV, interprété par Jean Marais, l’agent de Bardot lui propose de jouer une scène dans Si Versailles m’était conté…[22]. Elle accepte alors avec joie[22].

La jeune actrice se rend ensuite à Rome, où on lui propose du travail[23] et s’y lie d’amitié avec Ursula Andress[24], qui sera rendue célèbre, quelques années plus tard, par le film James Bond 007 contre Dr. No. En Italie, Bardot décroche un rôle dans un film américain, Hélène de Troie de Robert Wise avec Rossana Podesta. « Mon anglais était minable et mon trac formidable. J’appris mon rôle sur le bout des doigts, je ne savais même pas ce que je disais, mais je le disais avec tant d’assurance que je fus choisie[23] ». Encore à Rome, elle tient le rôle principal[25] dans une petite[25] production italienne, Haine, Amour et Trahison, qu’elle qualifiera plus tard de « mélodrame ridicule ».

De retour en France, son agent lui propose de jouer aux côtés de Michèle Morgan et de Gérard Philipe dans un film dirigé par René Clair : Les Grandes Manœuvres. Son rôle n’est pas très important mais elle préfère « un petit rôle dans un très bon film [à] un grand rôle dans un mauvais film[26] ». Marc Allégret la dirige ensuite dans En effeuillant la marguerite qui est un échec[27]. Elle retourne alors à Rome pour Les Week-ends de Néron, pendant le tournage duquel elle devient « capricieuse », selon ses propres termes, exigeant, pour une scène de bain, qu’une solution d’amidon soit remplacée par du lait, bientôt transformé en yaourt par la chaleur des projecteurs[28].

La consécration

Et Dieu… créa la femme (1956)

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magnify-clip dans Personnalités du jourVue de Saint-Tropez

À cette époque, Vadim écrivait avec Raoul Lévy un scénario, intitulé Et Dieu… créa la femme[29]. Aucun producteur ne voulait financer le film[29]. Brigitte Bardot se rendit alors au festival de Cannes. Tout le monde parlait d’elle et la starlette qu’elle était devenue éclipsa Sophia Loren et Gina Lollobrigida, les plus grandes stars de l’époque[30]. Les flashs des photographes se déclenchaient sur son passage et son sex-appeal émouvait la Croisette. C’est finalement grâce à l’approbation de Curd Jürgens, acteur important de cette époque, pour qui Vadim et Lévy avaient taillé sur mesure le rôle d’Eric Carradine, que ceux-ci obtinrent le financement nécessaire[31]. Le tournage eut lieu à Saint-Tropez[31]. C’est ce film qui lui permit d’entrer dans la légende du cinéma mondial et de devenir un mythe vivant, un modèle social et un sex-symbol international[32].

La jeune artiste y jouait le rôle de Juliette Hardy face à Curd Jürgens, Christian Marquand et Jean-Louis Trintignant avec lequel se nouait une liaison[33]. Un an plus tard, le 6 décembre 1957, elle divorca de Vadim. Celui-ci définit ainsi le personnage qu’elle interprétait :

 

« Je voulais, à travers Brigitte, restituer le climat d’une époque, Juliette est une fille de son temps, qui s’est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d’avant-guerre, on l’aurait assimilée à une prostituée. C’est dans ce film une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée et finalement insaisissable, qui n’a d’autre excuse que sa générosité[34]. »

À sa sortie en France, le film fut accueilli avec une certaine réserve[35]. Les Cahiers du cinéma reprochaient la facilité du sujet et le choix des acteurs[35]. Brigitte Bardot fut critiquée sans indulgence pour son verbe traînant et son articulation douteuse[35]. Paul Reboux dit d’elle qu’elle avait « le physique d’une boniche et la façon de parler des illettrés[35]! » Raoul Lévy et Roger Vadim décidèrent d’exploiter le film à l’étranger en espérant qu’il y serait un succès[35]. Rebaptisé And God Created Woman, il fit un triomphe aux États-Unis[36]. « C’était un succès extraordinaire, les critiques se montraient dithyrambiques, je devenais soudain la Française la plus connue outre-Atlantique[37] » se rappela Bardot quelques années plus tard. Les Américains inventèrent même le terme « bardolâtrie »[38],[7] pour qualifier l’enthousiasme qu’elle suscitait. Simone de Beauvoir affirma qu’« [elle] marche lascivement et un saint vendrait son âme au diable pour la voir danser[7] ». Le film ressortit alors en France et connut un triomphe retentissant. Cinémonde écrit : « Le sex-appeal, c’est Marlène Dietrich, le glamour, c’est Ava Gardner, le oomph, c’est Jane Russell, le t’ça, c’est Suzy Delair, le pep, c’est Marilyn Monroe, Brigitte Bardot mélange tous ces ingrédients explosifs, y ajoute un zeste de fantaisie personnelle, elle sera le pschitt[39]! »

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magnify-clipBrigitte Bardot.

Elle commença alors à recevoir beaucoup de lettres et d’appels téléphoniques de la part d’admirateurs[37] et décida de prendre un secrétaire, Alain Carré, qui dévoilera, quelques années plus tard, bon nombre de ses secrets à la presse[37]. Dès lors, les projets de films s’accumulèrent. Olga, son agent, et Raoul Lévy lui proposèrent En cas de malheur que devait réaliser Claude Autant-Lara, le nouveau film de Vadim Les Bijoutiers du clair de lune ainsi qu’Une Parisienne et La Femme et le Pantin[40]. Son favori était En cas de malheur. Néanmoins, elle les acceptait tous, mais refusa le film américain qu’on lui proposait où Glenn Ford et Doris Day lui demandaient d’être leur partenaire : Le Père malgré lui[41]. John Wayne évoqua le souhait de jouer à ses côtés en 1960 : « Pour elle, je suis prêt à renoncer à mon chapeau de cow-boy[41]. »

Son agent lui fit savoir qu’elle était invitée à Londres à la Royal Command Performance, pour le grand gala annuel, et devait être présentée à la reine[40]. C’est là qu’elle rencontra Marilyn Monroe. « Je l’adorais, la regardais, fascinée. J’aurais voulu être « Elle », avoir sa personnalité et son caractère[42] ».

Du film Une Parisienne à Babette s’en va-t-en guerre (1957-1959)

Rentrée en France elle tourna dans Une Parisienne, qui fut, de son propre aveu, une comédie « fine et spirituelle, pleine d’humour et d’amour[43] » de Michel Boisrond. Ses partenaires étaient Henri Vidal et Charles Boyer. « Il fait partie des films dont je suis fière, il n’y en a pas eu beaucoup. Cette réussite me stimula et j’eus envie de continuer à me donner du mal pour mon métier[44] ». Le film eut en effet un grand succès[43].

La jeune actrice se rendit ensuite en Espagne pour jouer dans le film Les Bijoutiers du clair de lune, dont le tournage, commencé au « paradis », se termina en « enfer » à la suite d’un orage terrible. «  Notre campement prenait des allures d’Arche de Noé »[45]. Déprimée, elle souhaitait rentrer en France, « J’étais crevée, moralement et physiquement[46]. Je suppliais Vadim de me renvoyer à Paris, je ne voulais pas rester ici, film ou pas film, j’allais tomber malade, je n’en pouvais plus, j’étais à bout de tout, je voulais partir, partir à tout prix »[45]. Les dégâts furent tels que la production décida de tout rapatrier, et c’est à Nice, au studio de la Victorine, dans un décor reconstitué, que la jeune femme termina le film[47].

Un soir, sa mère lui téléphone de Saint-Tropez et lui annonce qu’elle vient de trouver une maison « les pieds dans l’eau »[48]. Bardot s’y rend, tombe sous le charme de La Madrague, et l’achete immédiatement[48],[49]. En 1965, l’obtention d’une dérogation exceptionnelle l’autorisa à construire des murs sur la plage dans la continuité de sa maison, afin de protéger son intimité des importuns, notamment des paparazzi[50].

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magnify-clipJean Gabin, son partenaire de En cas de malheur.

De retour à Paris, elle commença à tourner dans En cas de malheur avec Edwige Feuillère et Jean Gabin, mais, terrorisée à l’idée de jouer un rôle aussi sérieux avec des acteurs si reconnus, elle paniqua[51],[52]; le réalisateur Claude Autant-Lara, réputé pour être difficile[51], commença à s’énerver dès le premier jour car la jeune femme n’arrivait pas à dire son texte correctement à chaque prise[53]. Gabin, sentant son angoisse, sa timidité et son affolement, la voyant au bord de la crise de nerfs, fit « exprès » de se tromper à la prise suivante[53]. L’atmosphère s’étant détendue, « j’ai enfin pu dire mon texte sans me tromper[53] ». Le film, sélectionné au festival de Venise[54], fut accueilli avec une certaine réserve mais demeura, pour la comédienne, l’un de ses préférés avec La Vérité, Viva María !, Et Dieu… créa la femme et L’Ours et la Poupée[55]. Elle reçut néanmoins cette année-là, puis jusqu’en 1961, le premier prix de popularité décerné par Ciné Revue[55].

En 1959, elle accepte de jouer dans Babette s’en va-t-en guerre. À la réception du scénario, ne comprenant pas que ce film, qu’elle imagine charmant et drôle, puisse être rendu aussi minable et sans intérêt[56], le renvoie, non sans avoir barré chaque page de crayon rouge, tout en ayant écrit sur la dernière, qui devait porter sa signature et son approbation : « Je ne tournerai jamais une merde pareille[56] ». Raoul Lévy fait alors réécrire l’histoire par Gérard Oury qui, après avoir abandonné sa carrière d’acteur et avant de devenir metteur en scène, travaille transitoirement comme scénariste-dialoguiste[56]. Le scénario est alors soumis une nouvelle fois à Bardot qui l’accepte finalement avec enthousiasme[56]. Ses partenaires sont Francis Blanche et Jacques Charrier. Sur le tournage, la jeune femme a une liaison avec ce dernier[57] et apprend peu après qu’elle est enceinte. Ne désirant pas d’enfant et effrayée à l’idée d’être mère[58], elle envisage de se faire avorter[59], avant d’avouer la vérité à Jacques Charrier qui est « fou de joie » lorsqu’il l’apprend[59]. Ils se marient le 18 juin 1959[60] et, à cette occasion, Bardot lance la mode du vichy à carreaux, des cheveux longs et blonds et des ballerines[60]. Le 20 septembre 1959 sort Babette s’en va-t-en guerre[61]. Le film est un succès[62] et est accueilli avec « sympathie par un public attiré par le couple que nous formions, par les acteurs sensationnels tel Francis Blanche, qui nous entouraient et par le côté farfelu et rigolo d’une guerre ironique[61] ».

Son agent lui fit alors savoir que Raoul Lévy et Henri-Georges Clouzot lui proposaient de tourner à partir de mai 1960 dans La Vérité[63]. Mais son mari lui refusa la lecture de ce scénario qu’il jugeait déshonorant pour lui, sa famille et l’enfant à naître, puis jeta tout ce qu’elle reçut et plus particulièrement ce que lui proposait Clouzot[64]. Elle signa néanmoins avec ce dernier dans le plus grand secret[65].

Le sex-symbol des années 1960

La Vérité (1960)

La naissance de son fils Nicolas a lieu le 11 janvier 1960[66] dans son appartement situé au 71 avenue Paul Doumer dans le 16e arrondissement de Paris. Après un accouchement difficile, « à la limite du supportable[67] », elle refuse de voir son enfant qui représente à ses yeux « neuf mois de cauchemar. C’était un peu comme une tumeur qui s’était nourrie de moi, que j’avais portée dans ma chair tuméfiée, n’attendant que le moment béni où l’on m’en débarrasserait enfin[68] ». Elle dira même un jour : « J’aurais préféré accoucher d’un chien[69]. » Dans la rue, la circulation est interrompue par la présence de centaines de photographes et journalistes[66]. Un policier est même de garde devant la porte de son appartement[66]. Exténués par tous ces événements, le jeune couple décide de partir skier, laissant leur fils à la mère et à la grand-mère de Bardot[70].

Raoul Lévy lui téléphone pour parler de La Vérité[71]. La comédienne fait des essais avec plusieurs jeunes acteurs, dont Jean-Paul Belmondo, Hugues Aufray, Gérard Blain, Marc Michel, Jean-Pierre Cassel et Sami Frey[72]. C’est finalement ce dernier qui est choisi pour lui donner la réplique aux côtés de Charles Vanel, Paul Meurisse, Louis Seigner, Marie-José Nat et Jacqueline Porel[72]. Brigitte Bardot vit à ce moment une période difficile. Son époux est malade, le tournage s’avère éprouvant et elle n’arrive pas à s’occuper de son bébé[73]. Un appel du directeur d’Ici Paris, Pierre Lazareff, un ami, lui apprend alors que son secrétaire a vendu ses mémoires pour 50 millions d’anciens francs à France Dimanche, mettant ses secrets et sa vie privée sur la place publique[73]. « Je me retrouvais seule avec un nourrisson, un mari malade, une maison à faire tourner, pas de bonne, un film à réussir. Une situation difficile à équilibrer pour tout être normal, impossible en ce qui me concernait[74] ». Après le renvoi de son secrétaire, un accord passé entre les différents magazines[74], lui permet de supprimer tout ce qui ne lui convient pas[75].

Pendant ce temps, elle joue dans La Vérité et Henri-Georges Clouzot se montre difficile[76] : « Il me voulait à lui tout seul et régnait sur moi en maître absolu[76] ». Le tournage s’avère éprouvant. Dans une scène, alors qu’il lui faut pleurer, elle se met à rire, ce qui énerve Clouzot qui la gifle devant toute l’équipe, gifle qu’elle lui retourne[76]. « Il était hébété ! Jamais on ne lui avait fait ça ! Hors de lui, mortifié, humilié devant témoins, il m’écrasa les pieds avec les talons de ses chaussures. J’étais pieds nus, je poussai un hurlement et me mis à pleurer de douleur. Il demanda instantanément le « moteur » profitant de ces larmes bienvenues pour tourner la scène. Mais boitillante et claudicante, je quittais le plateau telle une reine offensée et réintégrais ma loge[76] ». Une autre fois, à la fin du film, le scénario a prévu une scène de suicide où son personnage doit avoir avalé des barbituriques[76]. Se plaignant d’un mal de crâne, Clouzot lui apporte deux aspirines[77]. « Je me sentis bizarre, une torpeur m’envahit, mes yeux pesaient une tonne, j’entendais comme à travers du coton… On dut me ramener à la maison portée par deux machinistes. Clouzot m’avait droguée en me faisant absorber deux somnifères puissants. Je mis 48 heures à me réveiller ! Mais la scène était réaliste et on ne peut plus vraie ![77] »

Chaque matin, le réalisateur la met en condition, lui montrant la vie sous son jour le plus désespéré, le plus injuste, le plus cruel[78]. Le film étant tourné au mois d’août, elle déprime, imaginant qu’elle pourrait être en vacances[78], mais finit par se prendre réellement au jeu. Il lui semble que se déroule son propre procès[78]. Il est question de la mauvaise réputation de son personnage, de sa façon de vivre scandaleuse, de sa légèreté et son absence totale de moralité[78]. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Ce sont les dernières paroles de son personnage pour tenter d’attendrir les jurés sur le meurtre commis contre son petit ami[79].

 

« On m’attendait au tournant[78]! Il allait probablement falloir recommencer une dizaine de fois (…) Clouzot vint me voir. Je savais mon texte au rasoir mais si je me trompais, ça n’avait pas d’importance, je devais continuer, inventer, parler avec mes tripes, avec mes mots. (…) Vanel se retourna juste avant le « moteur » et me dit un « merde » plein de tendresse. Il m’aimait bien et voulait que je sois ce qu’il savait que je pouvais être. Il y avait un silence de mort. J’attendis une seconde ou deux. Je les regardais, ceux-là, qui me jugeaient parce que j’osais vivre ! Puis ma voix s’éleva. Cassée, rauque, puissante, je leur dis ce que j’avais à leur dire à tous. Ma force venait de mes entrailles, je vibrais, je jouais ma tête, ma vie, ma liberté. Je pleurais, brisée par les larmes, ma voix hoqueta mais je continuais jusqu’à la fin et tombais assise, la tête entre les mains, en proie à une véritable crise de désespoir. Il y eu un moment de silence puis Clouzot cria « Coupez ! » Alors, toute la salle du tribunal m’applaudit, les figurants pleuraient, les juges étaient émus, les jurés impressionnés. Ce fut une des plus grandes émotions de ma vie. J’étais vidée, à bout, mais c’était réussi. J’avais gagné. Bien sûr, on ne recommença pas »

— Brigitte Bardot, Initiales B.B., Editions Grasset, p.274

Le tournage de La Vérité se révèle cependant positif pour elle. Sur le plan personnel comme professionnel c’est une belle réussite[80] et sur le plan sentimental elle dissimule, par respect pour son mari[81], une liaison entretenue avec Sami Frey[82]. Celui-ci ne tarde pas à la découvrir[83], de même que les journalistes, qui ne cesseront de la harceler [84]. Madame Bardot, affolée par l’état dépressif de sa fille, l’envoie dans une maison isolée de Menton, en compagnie de Mercedès, la petite amie de Jean-Claude Simon[84].

Tentative de suicide

Le 28 septembre 1960, le jour de son anniversaire, elle refuse de se rendre à la soirée organisée par Mercedès et préfère rester seule dans la maison. Cette dernière partie rejoindre les autres, Bardot boit du champagne et avale, avec chaque gorgée, un comprimé d’imménoctal[note 1],[85]. Déterminée à mourir, la jeune femme sort et erre dans la campagne. Arrivée près d’une bergerie, « je m’assis par terre, enfonçais de toutes mes forces la lame d’acier dans mes deux poignets, l’un après l’autre. Ça ne faisait absolument pas mal. Le sang coulait à flots de mes veines. Je m’allongeai, regardai les étoiles au milieu des moutons. J’étais sereine, j’allais me dissoudre dans cette terre que j’ai toujours aimée[85] ». Lorsqu’elle est retrouvée, l’ambulance qui l’emmène à l’hôpital est contrainte de s’arrêter. Des photographes, prévenus, peu soucieux de son état alarmant, barrent la route[82] prennent des photos, puis la laissent repartir vers les urgences[82].

C’est à l’hôpital Saint-François de Nice que, 48 heures plus tard, elle reprend connaissance, pieds et poings liés à la table de réanimation, des tuyaux traversant son corps de part en part. « Chaque seconde où je reprenais conscience était un martyre de douleur. (…) Mon retour sur cette terre fut un cauchemar. Prise pour une folle par les médecins, ceux-ci me confièrent à des psychiatres. J’eus droit à une camisole de force[85] ! » Sa tentative de suicide fait les gros titres des journaux de France Dimanche à Ici Paris qui la tourne en dérision « ayant eu l’effronterie de ne pas en mourir[86] ». À sa sortie, elle doit faire face à la réaction du public. Une lettre anonyme lui tombe dans les mains : « La prochaine fois, jetez-vous du 7ème étage. Ça fera une salope de moins sur terre[7] ». Sa convalescence se passe à Saint Tropez où sa mère ne la laisse jamais seule[86]. Sami Frey, réformé, lui demande de venir le retrouver près de Paris[87].

Sans nouvelle, Olga, son agent, réussit à la joindre pour lui rappeler l’urgence de faire la synchronisation de La Vérité ainsi que l’existence du contrat de la La Bride sur le cou, le film, mis en scène par Jean Aurel, qu’elle doit commencer en janvier suivant[88]. Le 2 novembre 1960, La Vérité sort dans les salles parisiennes. Malgré son absence à la « première », le film est bien accueilli par la critique et connaît un énorme succès public [88]. Il est récompensé dans de nombreux festivals internationaux – le film recevra l’Oscar du meilleur film étranger 1960[89] – et Brigitte Bardot y est enfin reconnue comme une « actrice » à part entière[90]. Les critiques les plus acerbes écrivent : « Il faut reconnaître que Brigitte Bardot…[91] » À l’étranger, elle est consacrée meilleure actrice de l’année[90].

 

« Brigitte Bardot telle qu’elle-même enfin. Clouzot la change. D’abord semblable à son personnage d’enfant gâtée évaporée et boudeuse, elle se métamorphose en femme dans son box de criminelle. Alors, véritablement elle est autre : par sa voix, son regard et ce corps brusquement effacé. Quand elle crie son amour et l’amour de celui qu’elle a tué, elle émeut. Et son regard de bête traquée, la nuit, dans la prison, à l’instant où elle saisit son morceau de miroir, ce regard fait mal… Quelle est la part de fascination du réalisateur dans cette métamorphose ? Il est difficile de le dire mais elle est certainement prépondérante. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde.

En janvier, commence le tournage de La Bride sur le couMichel Subor est son partenaire. Ce film représente pour Brigitte Bardot une façon de se changer les idées, même si elle le considère comme une « ânerie et désespérant de nullité »[92]. Devant le succès de La Vérité, et les faiblesses du scénario du film de Cazaril, elle annonce aux producteurs que soit elle arrête de jouer, soit ils changent le réalisateur[91]. Les producteurs, sans plus attendre, le remplacent par Roger Vadim[91]. Le film est un échec[93] dû, selon l’actrice, à sa « médiocrité et sa banalité »[94].

De Vie privée au Mépris (1961-1963)

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magnify-clipVue de Spolète où eu lieu le tournage de Vie privée

Elle accepte alors de jouer dans Vie privée, adapté de sa propre vie, sous la direction de Louis Malle[94]. Le tournage a lieu à Genève, en Suisse. Lors du tournage d’une scène avec Marcello Mastroianni, un pot de géraniums tombe à trois centimètres de sa tête[95], puis l’équipe est bombardée de tomates, de vieux cageots et de pots pleins d’eau. Bardot est insultée de toutes parts : « La putain, en France. Qu’elle aille chez elle faire ses saloperies. La paix en Suisse. Qu’elle crève. Des ordures pour les ordures. Qu’on rouvre les maisons closes pour la mettre dedans avec une caméra[95] ». Meurtrie, elle ne comprend pas l’agressivité des gens à son égard[96]. La réalisation a ensuite lieu à Paris et à Spoleto en Italie sans aucun problème, mis à part les paparazzi qui la guettent nuit et jour[97] la pourchassant même à La Madrague, pendant les vacances qu’elle prend après le tournage. Certains même n’hésitent pas à entrer dans sa propriété. « Combien de fois au bord de la crise de nerfs ai-je appelé la police ? J’en ai trouvé dans ma salle de bains, dans mon salon, sur la balancelle du jardin ou tout simplement installés sur les chaises longues au bord de l’eau[98] ».

De retour à Paris, elle est peu enthousiaste pour tourner dans le nouveau film de Vadim, Le Repos du guerrier[99], qui doit commencer début 1962. À la même période lui parvient une lettre de menace de l’OAS exigeant d’elle la somme de 50 000 francs pour soutenir les activistes de l’Algérie française[100]. Bien que « morte de peur », la jeune femme, décide de les affronter, malgré le refus de protection de la police[101]. Après avoir mis en sécurité son fils en Suisse, elle fait publier en réponse une lettre ouverte expliquant avoir « porté plainte par l’entremise de mes avocats pour tentative de chantage et d’extorsion de fonds. (…) En tout cas, moi, je ne marche pas parce que je n’ai pas envie de vivre dans un pays nazi[101] ».

C’est en 1962, que Brigitte Bardot engage son premier combat pour la cause animale, en militant pour le pistolet d’abattage indolore dans les abattoirs. En effet, après avoir vu des photos montrant les conditions dans lesquelles les animaux étaient abattus, elle décide de devenir pesco-végétarienne : « Je ne demande à personne de devenir végétarien, mais peut-être d’essayer de manger moins de viande, morceau d’une chair animale remplie des toxines de la souffrance et de l’angoisse dues à une mort atroce[102] ». Elle entame sa première bataille. « Je pleurais longuement sur la photo d’un petit veau qui, les pattes cassées, gisait sanglant la gorge ouverte sur un X de torture, pire qu’aux pires moments du Moyen Âge ! Puisque personne au monde n’avait le courage ou les moyens de dénoncer ces abominables tueries sanglantes moi je le ferais ![103] » À sa demande, Pierre Desgraupes accepte de lui accorder – malgré ses réserves, trouvant qu’un sex-symbol correspondait mal à une séquence aussi dure sur les abattoirs – une interview dans son émission Cinq colonnes à la une[103]. L’actrice apparaît en direct dans cette émissions le 9 janvier 1962[104] et montre alors au public qu’un bifteck est le résultat de la mort « abominable d’un animal innocent et martyrisé »[105]. Suspicieux, Desgraupes lui demande néanmoins si tout ça n’est pas fait pour soigner sa publicité[105].

Roger Frey, le ministre de l’intérieur de cette époque, lui accorde une entrevue où elle se rend avec quelques exemples de pistolets d’abattage destinés à assommer le gros bétail, afin que la mort lente et consciente par saignement soit abolie dans la plupart des cas, grâce à la projection d’une flèche dans le cerveau qui paralyserait les centres nerveux[106].

Entre-temps, des membres de l’OAS écrivent une lettre à son père où ils menacent de la vitrioler si les 50 000 francs demandés ne sont pas versés[105]. Ses parents s’efforcent de la faire protéger par la police, qui refuse en affirmant être débordée de demandes de ce genre[101]. Deux gardes du corps sont alors engagés[105].

En février 1962, Bardot retrouve Vadim pour Le Repos du guerrier avec Robert Hossein. Si le film ne lui plait pas beaucoup[107] elle garde en revanche un « merveilleux » souvenir de Florence au printemps[107].

Pour souhaiter une bonne année 1963 aux téléspectateurs, la comédienne accepte d’interpréter du Gainsbourg – qu’elle vient de rencontrer et qui lui a écrit L’Appareil à sous – et du Jean-Max Rivière, tout en dansant sur des airs du folklore d’Amérique latine[108].

Jean-Luc Godard souhaite absolument l’engager dans Le Mépris[109] adapté du roman d’Alberto Moravia. Après l’avoir rencontré au début de 1963, la vedette accepte, bien que ce « genre d’intello cradingue et gauchisant me hérisse[109]! » et s’envole alors pour Sperlonga, petit village du sud de l’Italie où débutent les prises de vues[109]. Le tournage l’amuse : c’est « une suite ininterrompue de gags et de farces[110], » même si elle décrit Godard comme à la limite du « un coup je te vois un coup je t’ignore. Du reste, il ne fallait pas se presser. Quand on est suisse, il n’y a pas le feu au lac[111] ». C’est pendant le tournage qu’a lieu sa séparation d’avec Sami Frey « J’ai eu très mal, car je l’aimais profondément[112] ». Mais une idylle s’était nouée avec un Brésilien, Bob Zagury[113].

Lors de sa sortie, Le Mépris reçoit un accueil mitigé de la part du public et de la critique. Néanmoins, Jean-Louis Bory écrit :

 

« Le véritable Et Dieu… créa la femme, c’est Godard qui l’a tourné, et cela s’appelle Le Mépris. (…) Ce que Vadim a imaginé dans son premier film, mais n’a plus été capable de réaliser, ce que Louis Malle a raté dans Vie privée, Godard l’a réussi. Le Mépris est le film de Bardot, parce qu’il est le film de la femme telle que Godard la conçoit et telle que Bardot l’incarne. Si le phénomène Bardot doit représenter plus tard quelque chose dans l’histoire du cinéma, au même titre que Garbo ou Dietrich, c’est dans Le Mépris qu’on le trouvera. Je ne sais dans quelles conditions le tournage a eu lieu ni si Bardot et Godard se sont bien entendus. Le résultat est là : il y a rarement eu entente aussi profonde (consciente ou non — consciente, je suppose, chez Godard) entre une actrice et son metteur en scène[114]. »

Selon Bardot, les producteurs s’arrachent les droits du livre d’Exbrayat, Une ravissante idiote, après qu’elle a déclaré l’avoir aimé et trouvé l’histoire « rigolote »[112]. Le film est finalement produit par Belles Rives ; son partenaire y est Anthony Perkins, qu’elle décrit comme le « rêve impossible de toutes les femmes »[115], et le réalisateur Edouard Molinaro.

Après ses vacances à Rio de Janeiro, on lui propose une apparition de deux jours dans un film américain qui lui rend hommage avec James Stewart[116]. Le film, Chère Brigitte, narre l’histoire d’un enfant de 10 ans fou d’elle et qui, à force de supplier son père, finit par la rencontrer dans sa maison de campagne[117]. Elle accepte mais trouve Stewart ennuyeux et a l’impression de jouer face à un « robot qui refait et redit à chaque prise les mêmes gestes et les mêmes mots sans aucune personnalité[117] ».

En juin 1964, Joséphine Baker lance un appel pour sauver sa propriété du Périgord dans laquelle elle avait recueilli tous ses enfants[117]. Émue et bouleversée par la détresse de cette femme, Bardot participe immédiatement à son sauvetage en lui envoyant un chèque important[117].

De Viva María ! au festival de Cannes (1964-1967)

Pendant ce temps, Louis Malle veut lui faire donner la réplique à Jeanne Moreau dans un film à grand spectacle et gros budget, tourné au Mexique : Viva María ![118]. Son agent lui explique alors que c’est la chance de sa vie, un moyen de prouver au monde qu’elle est mieux que jolie et très différente de l’image stéréotypée qui circule dans les salles de rédaction[119]. La décision s’avère difficile à prendre, mais il lui faut relever le défi : accepter d’avoir Jeanne Moreau comme partenaire et réussir à l’égaler dans l’estime du public[118],[119]. Elle se retire quelque temps, préférant partir skier ou faire de la plongée sous-marine.

Le 28 septembre 1964, Brigitte Bardot fête son 30e anniversaire. Paris Match lui envoie un de ses plus illustres reporters et son meilleur photographe[119],[120]. La presse mondiale s’empare de l’événement : « B.B. a 30 ans [120]! »

Elle, pour qui rien n’a changé[119], continue les essayages pour Viva María !. Sa rencontre avec Jeanne Moreau, à ses yeux « simple mais sophistiquée, chaleureuse mais dure, séduisante mais redoutable, enfin je la trouvais telle que je l’imaginais, avec son extraordinaire pouvoir de séduction qui dissimulait mal son caractère d’acier trempé. (…) Je comprenais que les hommes en soient fous[121] ».

Avant de rejoindre le Mexique elle part à Noël pour Buzios, un village du Brésil, en compagnie de son petit ami de l’époque, le musicien brésilien Bob Zagury[113],[122]. Dès lors, Buzios connaît le même engouement que Saint-Tropez[123],[124]. On peut entendre à chaque coin de rue la fameuse chanson de Dario Moreno « Brigitte Bardot, Bardot, Brigitte Bejo Bejo…[123] ». En remerciement, les Brésiliens lui érigent une statue à son effigie, sculptée par Motta[124].

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magnify-clipJeanne Moreau, sa partenaire de Viva María !.

Le tournage de Viva María ! débute fin janvier  1965 à Mexico, où, selon Bardot, les plus grands photographes des plus célèbres journaux du monde défilent sur le plateau[125]. Tous désirent des séances exclusives, des portraits, des reportages intimistes dans leurs maisons. Ce qui déplaît à la comédienne : « J’en avais déjà ras-le-bol de travailler toute la journée, maquillée du matin au soir, chapeautée, coiffée, encorsetée, bottée, crevée et harassée, qu’au moins, le dimanche, je puisse me détendre, me baigner, dormir traînasser ou visiter le pays[125],[126] ». Un jour, son agent, qu’elle surnomme affectueusement « Mamma Olga »[127], arrive sur le plateau, furieuse, et brandit une pile de journaux où Jeanne Moreau figure en couverture[126]. À l’intérieur, on ne voit et ne parle que d’elle, en anglais, en français, en allemand, en italien et même en japonais[126]. Sous la pression de son agent, Bardot accepte de lui faire concurrence[126]. « À partir de ce jour, je mis un point d’honneur à gagner le pari que j’avais fait contre moi-même en acceptant de tourner ce film. Si Jeanne avait gagné la première manche, j’emporterais la « belle » au finish, comme au poker. (…) J’en ai fait des photos, le soir, le matin à 5 heures à peine réveillée, le dimanche ! J’ai ouvert mes portes, je me suis livrée, insolente, perverse, souriante ou boudeuse. Sous tous les angles, sur toutes les coutures et de toutes les couleurs[126] ». Elle avoue être capricieuse durant le tournage[126] mais accepte de grimper sur un train en marche, sautant de toit de wagon en toit de wagon ou de se baigner dans l’embouchure d’un fleuve infesté de requins où un machiniste a perdu une jambe[128]. Le film sort officiellement à New York et à Los Angeles en 1965[129],[130],[113] et Brigitte Bardot, d’abord hésitante, accepte de le représenter. Son voyage dans ces deux villes n’est qu’une succession ininterrompue d’interviews, de photos, de champagne et de toasts[131]. Une journaliste lui pose la question « Que mettez-vous pour dormir? » et elle répond « les bras de mon amant », là où Marilyn avait répondu « du Nº5 de Chanel[132] ».

Le film est un immense succès et la critique est unanime quant à la performance de Bardot. Paris Jour écrit : « Jeanne Moreau est écrasée par Brigitte Bardot[133]. » L’Avant scène remarque « Si Jeanne Moreau est remarquable, Brigitte Bardot est tout simplement éblouissante dans son rôle de pétroleuse et il faut bien dire qu’elle vole la vedette à sa collège[134]. »

L’année suivante, elle rencontre le milliardaire allemand Gunter Sachs et l’épouse en troisième noces le 14  juillet  1966. Celui-ci, pour lui déclarer son amour, n’hésite pas, depuis son hélicoptère, à lui envoyer une pluie de pétales de roses sur La Madrague.

Louis Malle fait de nouveau appel à elle pour un sketch tiré des Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe. Son partenaire est Alain Delon et le tournage a lieu à Rome au début de l’été 1967[135]. Sa performance est saluée par la critique[136].

La star française refuse le film américain Shalako, un western des années 1880, mis en scène par Edward Dmytryk avec une grande distribution, dont le tournage prévu début 1968, dans le sud de l’Espagne, avec Sean Connery comme partenaire doit être impérativement tourné en langue anglaise[137]. Elle refuse également de jouer une James Bond Girl dans Au service secret de Sa Majesté et déclare : « Je trouve les films James Bond excellents, mais sans moi ![24] » Son agent et son mari la poussent à accepter L’Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen, pour lequel on lui propose un million de dollars[138]. Nouveau refus. Le rôle sera repris par Faye Dunaway.

Entre-temps, elle prépare ce qui sera le Bardot Show pour passer de l’année 1967 à 1968[139]. Plusieurs compositeurs célèbres de l’époque doivent lui écrire des chansons sur mesure qu’elle chantera ou dansera[137].

Bien qu’ils ne se voient déjà plus, Gunter Sachs lui demande de présenter le film qu’il produit, intitulé Batouk, à la soirée de clôture du Festival de Cannes 1967, ou qu’à défaut ils cessent définitivement de se voir[140]. Elle accepte. À Cannes, la foule est hystérique[141]. « J’essayai ce fameux soir de gala à Cannes de me frayer un chemin au milieu d’une foule hystérique qu’hélas je connais trop bien, ballottée, écrasée, malmenée, étouffée, mais souriante, oui souriante[142] ». C’est sa dernière apparition officielle dans le monde du cinéma[142].

De Serge Gainsbourg à Shalako (1968-1969)

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magnify-clipSerge Gainsbourg

Sa relation avec Gunter Sachs se détériore de jour en jour[143]. Son agent en profite pour lui faire signer le western Shalako avec Sean Connery[144], dont elle ne lira jamais le script[145] et enregistre peu après les chansons La Madrague, Le soleil, Harley-Davidson puis le cadeau d’amour de Serge Gainsbourg : Je t’aime… moi non plus[146] ainsi que Comic strip et Everybody loves my baby. Indépendamment de la complicité artistique qui existe entre eux, la comédienne- chanteuse ne résiste pas longtemps au charme singulier de l’homme à la « tête de chou »[7]. « La beauté c’est quelque chose qui peut être séduisant un temps. Ça peut être un moment de séduction. Mais l’intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c’est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps » dit-elle plus tard[7]. Sur les conseils de son agent, pour ne pas faire un scandale mondial qui ternirait son image à cause de Sachs[147], elle demande à Serge Gainsbourg de ne pas diffuser Je t’aime moi non plus et de la remplacer par une autre, Bonnie and Clyde[148].

Puis c’est le départ en Espagne pour les besoins de Shalako, qui, selon ses dires, est l’un des plus mauvais films de sa carrière[149]. Son peu d’intérêt pour le tournage la fait arriver souvent en retard sur le plateau[150] , ce qui n’est pas pour plaire au metteur en scène qu’elle décrit comme « dur, froid, il avait des exigences militaires[151] ». La première mondiale du film a lieu à Hambourg le jour de son anniversaire et avoue ne pas plus en comprendre l’histoire, qui n’a selon elle aucun intérêt[152], que l’ovation qu’il reçoit lors de sa première[152]. Au box-office mondial, le film est cependant un échec[153] et les critiques en majorité négatives. Jean de Baroncelli écrit dans Le Monde : « On se demande vraiment quelles raisons secrètes ont bien pu pousser Brigitte Bardot à accepter ce rôle (?) qu’elle tient dans Shalako. Si ce fut l’envie de changer d’emploi et d’incarner les héroïnes de western, elle s’est complètement trompée de scénario[154],[155]. »

Elle répond favorablement aux deux projets qu’on lui présente : Les Femmes et L’Ours et la Poupée. Le premier dirigé par Jean Aurel, (qu’elle avait fait remplacer dans La Bride sur le cou « tant il était nul et sans talent ![156] ») est un film à petit budjet qui doit se tourner en décors naturels[156]. Elle le juge« sans intérêt[156] ». Mal reçu par la critique, ce sera un échec commercial[157].

Entre temps François Truffaut prépare le tournage de La Sirène du Mississippi, dont elle aimerait avoir le rôle féminin , mais le cinéaste lui préfère Catherine Deneuve. Le film n’est pas un succès et à sa sortie, Bardot déclare : « Je suis ravie que ce soit un tel bide, parce que c’est bien fait. On me l’a piqué d’une manière tellement ignoble. J’étais folle de rage.[138] »

De L’Ours et la Poupée aux Pétroleuses (1970-1971)


magnify-clipLino Ventura, son partenaire de Boulevard du rhum.

Quant à L’Ours et la Poupée, la préparation en est extrêmement professionnelle[158]. Un film « magnifique » selon Bardot[159]. « J’ai de très bons souvenirs de ce film. Je m’entendais à merveille avec tout le monde, ce qui est un exploit ![159] » La sortie des deux films se fait à quelques mois près, le second permettant de faire oublier le premier[159]. Elle déclare : « L’Ours et la Poupée est un peu le Et Dieu… créa la femme des années 70. J’ai été recréée par Michel Deville.[160] »

Son agent s’inquiètant de ne pas recevoir beaucoup de propositions lui conseille d’accepter Les Novices, une comédie avec Annie Girardot. « C’est vrai que l’idée était bonne, c’est le film qui ne le fut pas ! Mais alors pas du tout ![161] » Bardot trouve l’histoire faible mais améliorable si le metteur en scène, Guy Casaril, « avait eu du talent[161] ». Ce dernier doit être remplacé. À sa sortie, le film reçoit des critiques mitigées. Certains trouvent le film « amusant[162] », d’autres, au contraire écrivent « Rarement le cinéma français est tombé si bas dans l’ignorance[163] »[164].

Tandis que Claude Chabrol remplace Cazaril à la direction du film pour essayer d’en tirer le meilleur, Robert Enrico prépare Boulevard du rhum, un film sérieux, professionnel, long et difficile, dans lequel Lino Ventura doit jouer[165]. On propose à Bardot le rôle de Linda Larue, star des années 1925, idole et amour inaccessible du marin Cornélieus[165]. Celle-ci accepte, malgré son aversion pour les voyages à l’étranger.

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magnify-clipClaudia Cardinale, sa partenaire dans Les Pétroleuses.

Sachant à peine de quoi il s’agit, elle donne son accord pour Les Pétroleuses, une comédie de Christian-Jacques tournée en Espagne, que Claudia Cardinale a accepté de jouer à condition de l’avoir comme partenaire[166]. Brigitte Bardot doit assurer elle-même ses scènes à cheval, qui font éclater de rire Claudia Cardinale. « Claudia était rompue à l’équitation. Je la faisais rire aux larmes dès que, lancée dans un galop effréné par un assistant qui avait envoyé une bourrade dans le cul de mon cheval, je hurlais des « maman, au secours » cramponnée à ma selle ou à la crinière du pauvre animal[167] ». Le tournage se poursuit avec le moment de la bagarre mémorable qu’elle doivent se livrer, pour la possession d’un ranch, et qui dure une semaine. Sept jours pendant lesquels elles passent leur temps à s’envoyer des coups de poing d’homme et à mordre la poussière à tour de rôle. « Le plus dur fut d’esquiver, en faisant croire que nous avions reçu le coup ! Deux ou trois fois, je me retrouvai avec la lèvre fendue. La pauvre Claudia eut un début d’œil au beurre noir. Cette bagarre sans pitié nous rapprocha. La scène finie, nous tombions dans les bras l’une de l’autre, nous excusant de nos maladresses mutuelles[165] ». Les deux femmes ne se reverront que 23 ans plus tard, lors d’une cérémonie au théâtre Wagram organisée par Jacques Chirac en 1994 pour la remise de la médaille de la Ville de Paris[168].

Le succès de ses deux derniers films, Boulevard du rhum et Les Pétroleuses[169], la laisse indifférente[170]. Brigitte Bardot est alors choisie pour être le modèle du buste de Marianne[171], présent dans toutes les mairies de France. En acceptant, la célèbre comédienne devient la première femme à prêter ses traits au symbole français. Le buste est réalisé par le sculpteur Aslan[172].

Roger Vadim souhaite faire un nouveau Et Dieu… créa la femme[173] en lui proposant d’interpréter le rôle de Don Juan en femme[174]. Elle signe pour ce film qui fait d’elle à la fin de sa carrière « l’actrice la moins appréciée, la plus exposée à l’ingratitude d’un public qui m’avait vénérée pendant vingt ans[174] ! » Ce film est un calvaire pour elle[174]. Elle le trouve « sans intérêt » malgré tous ses partenaires de talent : Maurice Ronet, Robert Hossein, Mathieu Carrière et Jane Birkin[173].

Un dernier film : Colinot-Trousse Chemise (1973)

Elle rentre à Paris une fois le film terminé, et son agent lui soumet le scénario de L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Nina Companeez, que Bardot aime bien, en est l’auteur et doit le mettre en scène, avec Francis Huster dans le rôle de Colinot[175]. Sa participation, très courte, ne doit durer qu’une semaine et, après le flop de Don Juan 73, son agent pense que ce projet est bien choisi[175]. Après avoir lu et apprécié, elle signe et se rend dans le Sud-Ouest.

En attendant, elle rencontre Jean-Pierre Elkabbach qui veut absolument qu’elle participe à son émission, généralement réservée aux hommes : Actuel 2[175]. Elle doit être confrontée à quatre journalistes, pendant une heure et en direct. « C’était un terrible risque à prendre, j’en fus malade de trac huit jours avant et huit jours après, mais je le pris ! Après tout qu’avais-je à perdre ? J’avais tant à y gagner ! Le public ne connaissait pas la vraie Brigitte. Je passais depuis des années pour une ravissante idiote que je n’étais pas. Il était temps de le faire savoir ![175] » Le 9 avril, les Français la découvrent totalement différente de celle qu’ils imaginaient. « On m’avait fouillée jusqu’aux tripes, jusqu’aux moindres recoins de mon intimité, je m’en étais sortie avec des pirouettes humoristiques, laissant à d’autres moments parler mon cœur et ma tête[176]! » Dix millions de téléspectateurs suivent l’émission et beaucoup la redemandent[176]. Une rediffusion a lieu quatre mois plus tard.

Sur le tournage de Colinot, elle ne s’estime plus dans son rôle et, se regardant dans un miroir, se trouve « stupide » avec son déguisement[177]. « Tout cela me sembla dérisoire, superflu, ridicule, inutile[177] ». C’est à ce moment qu’elle décide d’arrêter définitivement ce métier[177]. Le soir, elle annonce un scoop à Nicole Jolivet, journaliste de France Soir qui se trouve là par hasard : « J’arrête le cinéma, c’est fini, ce film est le dernier – j’en ai marre ![177] » C’est un raz-de-marée médiatique[177]. Tous les journaux du monde reprennent l’information[177]. « Je me sentis allégée d’un poids terrible[178] ».

Elle ne revint jamais sur cette décision, malgré le très grand nombre de propositions « parfois tentantes » que reçoit depuis son agent[178], comme la proposition de tourner un film avec Marlon Brando, pour un cachet s’élevant à un million de dollars américains[179]. Néanmoins, elle se montre intéressée par une éventuelle adaptation du roman d’Albert Cohen, Belle du Seigneur[180]. Elle déclare même au Monde : « Je vais encore faire un film, mais il faut que ce soit quelque chose de fantastique. C’est pourquoi je serai très prudente sur le choix du scénario »[181], mais annonce néanmoins mettre un terme définitif à sa carrière en 1975[181].

La dernière image du dernier plan de son dernier film, le 48e de sa carrière, la montre une colombe à la main, symbole de sa vie future consacrée aux animaux. Le 6 novembre 1973, elle se fait le serment que son nom, sa gloire, sa fortune et sa force lui serviront à les aider jusqu’à sa mort, à se battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer[182].

Premiers pas dans la défense animale

La chasse aux phoques (1973-1978)

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magnify-clipUn blanchon

Début 1968, Brigitte Bardot reçoit de Marguerite Yourcenar une lettre l’informant de la cruauté du massacre des bébés phoques au Canada[183]. Brigitte Bardot est alors présente sur beaucoup de fronts pour les animaux en Europe[184], mais retient la nécessité de ce nouveau combat. Elle se fait porte-parole de la SPA et lance des appels en faveur des chiens abandonnés[180].

En 1976, elle rejoint Brian Davis de l’IFAW, et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer cette chasse aux phoques[185] après avoir vu un documentaire à ce sujet[186]. Pratique ancienne des Inuits de la région arctique, qui s’en servent pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, la graisse (ou l’huile) et les os, la chasse permet de nourrir pendant sept mois quelques 15 000 familles de pêcheurs (en hausse)[187].

Ce sont les méthodes employées qui consternent l’actrice. Bardot mène alors une manifestation devant l’ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l’opinion publique mais ne suffisent pas à faire changer d’avis les responsables de la chasse[185].

Le 15 mars 1977, le président français Valéry Giscard d’Estaing interdit l’importation de peaux de phoques en France[185]. Le 20 mars 1977, celle qui est encore une star aux yeux du monde entier se rend au Canada, sur les glaces polaires de Blanc-Sablon, afin d’y dénoncer la chasse aux blanchons pour leur fourrure. Elle entreprend alors un combat qui va changer sa vie[7]. Son périple dure cinq jours sous une pression médiatique inouïe[186]. À son arrivée, elle crie aux chasseurs « Canadiens, assassins »[186] et déclare lors de sa conférence de presse :

 

« Si je suis venue ici, ce n’est pas pour faire du tourisme ou pour me faire photographier comme au Festival de Cannes. (…) Nous sommes ici pour trouver une solution au problème qui se pose mondialement et nous supplions, Monsieur Weber et moi, et le monde entier, le gouvernement canadien de trouver une solution à ce problème. De toute façon, quoi qu’il arrive, le phoque est en voie de disparition. (…) Il faut que vous vous disiez, même si la chasse au phoque existe depuis 300 ans, que les traditions changent et seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. »

— Brigitte Bardot, Conférence de presse au Canada, 1977

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magnify-clipIsabelle Adjani en 2009.

Dans son combat, Bardot est soutenue par de nombreuses personnalités, telles Isabelle Adjani, Kim Basinger, Tippi Hedren, Ursula Andress et Johnny Hallyday[188].

Le 28 mars 1983, après l’avoir reçue au Conseil de l’Europe, l’Union européenne interdit l’importation des peaux et de fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et de bébés phoques à capuchon (à dos bleu)[185],[189]. Dès lors, la chasse connaît une forte diminution. En effet, 20 000 phoques sont abattus en 1985 contre 200 000 en 1981[189].

Une dernière chanson (1980-1988)

Pour prolonger l’action qu’elle vient de mener, elle publie en 1978 un livre illustré destiné aux enfants, Noonoah, le petit phoque blanc, racontant la vie d’un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. En 1982, elle reprend à titre exceptionnel le chemin des studios d’enregistrement pour une dernière chanson, en hommage aux animaux : Toutes les bêtes sont à aimer.

En mars 1980, TF1 diffuse un reportage sur les conditions d’abattage des chevaux et révèle que la France est le 2e pays d’Europe à en manger. Scandalisée, Brigitte Bardot réagit le lendemain en demandant aux Français de ne plus le faire :

 

« Il y a des tas de pays qui ne mangent pas de chevaux et qui ne se portent pas plus mal pour autant. Je trouve ça dégueulasse et puis la façon dont on les transporte que ce soit par bateau ou par train. Ils arrivent dans des conditions abominables. Quand ils ont les pattes cassées, on les jette par dessus bord, vivants. (…) Les Français n’ont qu’à plus manger de viande de cheval et puis c’est tout. Pourquoi on ne mange pas de chien ou de chat ? Les Français pensent qu’à bouffer. Ils sont gros et gras, et meurent d’un infarctus, et les femmes font des régimes. Qu’ils mangent moins, et qu’ils commencent par arrêter de manger du cheval. C’est dégoûtant[190]. »

Elle décrit les abattoirs comme « une vision proche de l’enfer[184]. »

En 1984, Brigitte Bardot apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Elle refuse de se faire soigner, pensant qu’il s’agit de son destin, et part vivre à Saint-Tropez[191]. Là, son amie, l’actrice Marina Vlady réussit à la convaincre de commencer un traitement qui se termine par sa totale guérison[191]. L’année suivante, elle est élevée au grade de Chevalier de la Légion d’honneur par le président François Mitterrand. « Ma légion d’honneur, je la dédie aux animaux qui souffrent[192]. » L’ancienne actrice ne vient néanmoins pas chercher sa décoration.

En 1986, 19 ans après son enregistrement, elle propose à Serge Gainsbourg de ressortir Je t’aime… moi non plus. La chanson, chantée entretemps par Jane Birkin, connaîtra un succès certain.

Alors qu’elle refuse toute interview sur le cinéma depuis sa retraite, elle brise le silence dans Studio Magazine en 1988 et conclut par ces mots : « Rien n’est jamais à refaire… Mais tout reste à faire[193] ».

Combats menés à travers la fondation Brigitte-Bardot

Création de la fondation (1986-1992)

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magnify-clipLogo de la FBB.

En 1986, Bardot crée à Saint-Tropez la Fondation Brigitte-Bardot, organisme ayant pour objet la protection des animaux. Pour la faire reconnaître d’utilité publique, elle disperse aux enchères les objets de son ancienne gloire : bijoux, effets personnels, robes ou encore des photos et affiches, pour la plupart dédicacées. Elle déclare alors : « J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Que je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux[7] ». Elle réussit à obtenir les trois millions de francs nécessaires en grande partie grâce à la vente du diamant que lui avait offert Gunter Sachs[179], « l’immense diamant qu’il m’avait donné, qui a été une grande part de l’argent que j’ai récupéré. C’est lui qui l’a racheté. Il me l’a pas redonné parce qu’il se serait dit elle va encore le revendre pour les animaux. Mais enfin, il l’a racheté et m’envoie de temps en temps de belles sommes pour la fondation[7] ». Cette dernière, dont l’action prend de plus en plus d’ampleur, s’installe d’abord au 45 rue Vineuse à Paris, puis au 28 de la même rue.

Elle accompagne la création de sa fondation d’une série télévisée S.O.S. Animaux (de 1989 à 1992) qui évoque tour à tour le trafic de l’ivoire, les expériences sur les animaux de laboratoires, les conditions des bêtes d’abattoirs, le transport des chevaux, le trafic des animaux exotiques ou l’abus de la chasse[7]. Pour toutes ces causes, elle mobilise l’opinion en France et partout dans le monde, sollicitant l’appui de nombreuses personnalités, de chefs d’États, du dalaï-lama et du pape Jean-Paul II[7]. « Je ne peux pas mener cette fondation sans être politique. J’ai vu tous les ministres de l’agriculture. Tous les ministres de l’écologie depuis qu’ils ont été nommés. Tous les ministres de l’intérieur. J’ai vu trois présidents de la république et je suis dans une merde pas possible parce que personne ne m’aide[7] ».

Afin d’en augmenter le capital et d’obtenir la reconnaissance d’utilité publique, elle fait don de sa propriété La Madrague à sa fondation[189] et celle-ci est finalement déclarée d’utilité publique par le Conseil d’État en 1992[189],[194]. La même année, grâce aux donations, elle fait l’acquisition dans l’Eure d’un domaine de 8 hectares, La Mare Auzou, afin d’y créer un refuge pour les animaux[189]. Toujours en 1992, elle épouse Bernard d’Ormale, le 16 août, en quatrièmes noces.

Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match[195] :

 

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intact son [aura d'] autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés[196]. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris[197].

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé[36]. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois[36]. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains[36], et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ![36] » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité[198]. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996[189], l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express[199]. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second[200]. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée)[201]. »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

 

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler[7]. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran[202]. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure[202].

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir[203]. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, toutes ses luttes pour la cause animale y sont énumérées[204].

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques[205].

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magnify-clipBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002.

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. Suite à cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. (…) Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisait Mozart ou construire des bâtiments[206] ».

Respectivement en 2003 et en 2006, suite à ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats[207].

 

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine[207]. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats[208]. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avec Alain Delon une scène du Mépris[209], ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur »[210]. Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables[211] ».

En 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

 

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ![212]. »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années[213], et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter[214].

Vingt ans d’existence et un dernier combat (2006 – aujourd’hui)

Le 28 septembre 2006, le jour de son anniversaire, elle célèbre les vingt ans d’existence de sa fondation au Théâtre Marigny et y tient une conférence de presse où plus de 300 personnes sont conviées[215]. L’ex-actrice profite de cette occasion, pour sortir un livre, Pourquoi ?, retraçant les 20 années d’existence de sa fondation. Une fondation qui compte en 2010 près de 60 000 donateurs répartis dans plus de 20 pays[216]. Celle-ci fait ensuite don de sa propriété de plusieurs hectares située à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, où vivent des animaux rescapés de l’abattage[189].

Cette même année, elle continue son combat contre la chasse aux phoques, en repartant près de trente ans après son premier voyage au Canada, à Ottawa, malgré son arthrose à la hanche gauche l’obligeant désormais à se déplacer en béquilles. Le premier ministre Stephen Harper, qui affirme l’admirer, refuse cependant de la rencontrer parce qu’il refuse de se faire photographier avec elle pour des raisons de publicité[217].

Elle y tient néanmoins une conférence de presse en précisant que c’est bien la chasse industrielle qui est visée, et par dessus tout la cruauté avec laquelle ces animaux placides sont abattus[218]. « Vous n’avez pas besoin de vendre les peaux, l’huile, la graisse et les pénis en poudre pour faire des aphrodisiaques dans les pays asiatiques[218] » lance-t-elle. Très émue, elle déclare, entre autres : « Il faut évoluer dans la vie. Je vous en supplie. Je vous adresse le message qui sort des tripes et du cœur. Je ne suis plus une jeune fille, je ne reviendrai probablement jamais ici. (…) Avant ma mort, je veux voir cesser ce massacre[218]. »

La population du Canada lui refuse son aide. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine déclare à propos du hakapik (outil semblable au marteau et qui sert à tuer les phoques) : « À première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c’est la meilleure façon de tuer l’animal[219]. » Il explique également que les vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappés par cet instrument sont en fait le résultat du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l’animal et peut durer pendant une minute. « C’est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu’on leur a coupé la tête[219]. » Une étude, réalisée par des membres indépendants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, révèle que la quasi-totalité des phoques chassés sont abattus sans cruauté[220]. Des recherches scientifiques établissent par ailleurs que la chasse au phoque au Canada n’a aucun impact négatif sur la survie à long terme des espèces de phoque.

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magnify-clipLe président Jacques Chirac lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques.

Le président Jacques Chirac apporte son soutien à Bardot et saisit, à ses côtés, la Commission européenne ; cette saisine débouche en 2009 à une interdiction des importations, des exportations, du transit et de la vente des produits issus de la chasse aux phoques. Elle déclare alors au président : « 30 ans, presque jour pour jour, après m’être rendue sur la banquise, j’ai le sentiment, peut-être pour la première fois, que mon combat, ma vie, n’auront pas été tout à fait inutiles… Merci [221]! » Elle reçoit également les soutiens de nombreuses célébrités tels Paul McCartney[222] et Pamela Anderson[223].

La sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette, qui soutient la chasse, l’accuse alors de malhonnêteté et se dit insultée de l’image qu’elle laisse au Canada[224]. Elle intervient auprès de Jacques Chirac et déclare que le Canada « offre la plus grande transparence sur ses pratiques de chasse. » Elle explique également en quoi la méthode est conforme à l’éthique : « écrasement du crâne, palpation et saignée (…) certifiée sans cruauté »[221]. Bardot lui répond dans une lettre où elle écrit :

 

« Vos propos diffamatoires sur la chasse aux phoques, malhonnêtes à mon égard, sont à ce point ridicules qu’il me semblait logique de ne pas avoir à y répondre, de traiter par le mépris des paroles d’une politique visiblement en mal de publicité. Mais si votre travail de désinformation systématique plonge les Canadiens dans l’ignorance, sachez que le monde vous regarde, le monde est écœuré par la cruauté, la violence de cette tuerie et le nombre de phoques victimes d’une chasse inhumaine, dégueulasse, révoltante. (…)
La mobilisation internationale va s’amplifier, j’y veillerai. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit à votre Premier ministre, que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », car je vous crois bien trop atteinte pour espérer la moindre rémission… Avec mes sentiments écœurés[218]. »

La conférence de presse à Ottawa marque sa dernière apparition publique. Retirée à Saint-Tropez l’ancienne star accepte rarement les entretiens[225].

Reçue, en 2007, à l’Élysée par le président de la République française Nicolas Sarkozy, elle y aborde plusieurs thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment les abattages rituels et l’importation des produits issus de la chasse aux phoques[226]. Malgré une entrevue jugée positive, elle se dit déçue par des promesses non tenues[227].

À l’occasion de l’élection présidentielle américaine de 2008, elle écrit à la colistière de John McCain, Sarah Palin, « scandalisée » par celle-ci et son soutien entre autres à la chasse aérienne des loups en Alaska. Elle l’accuse ainsi de mettre « en péril un habitat déjà fragilisé et toute la biodiversité d’une zone sensible qui doit, absolument, être préservée » mais également d’être « une honte aux femmes » ainsi qu’une « catastrophe écologique » et conclut en lui demandant de ne plus se comparer à « un pitbull avec du rouge à lèvre car, pour bien les connaître, je peux vous assurer qu’aucun pitbull, aucun chien ni aucun autre animal n’est aussi dangereux que vous l’êtes. Je souhaite que vous perdiez les élections, car le monde y gagnera[228]! » C’est Barack Obama qui est élu président des États-Unis le 4 novembre 2008. Elle lui fait alors parvenir une lettre le félicitant pour son élection, « un espoir pour le monde[227] ». Obama a un intérêt certain pour la raison de vivre de Bardot : la défense des animaux[229]. C’est la raison pour laquelle elle le sollicite, en faveur de la protection des phoques[227].

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magnify-clipAlain Delon en 2007.

Pro-végétarienne de longue date (bien qu’elle avoue dans le tome 2 de ses mémoires consommer de temps en temps du poisson[230]), elle écrit à l’ONU la même année, une lettre en faveur du végétarisme pour lutter contre la famine précisant qu’« une collectivité mondiale responsable ne peut plus se permettre de consacrer de 7 à 16 kilos de grains ou de fèves de soja, jusqu’à 15 500 litres d’eau et 323 m² de pâturages à la production d’un seul kilo de bœuf pour ceux qui ont les moyens d’en acheter. Nous avons désespérément besoin de méthodes plus accessibles et plus durables afin de produire des aliments pour tous »[231].

En 2010, Alain Delon lui apporte son soutien en écrivant une lettre à Stephen Harper en lui demandant de « sortir de la barbarie. (…) Face au massacre qui s’opère à nouveau dans votre pays, je tiens à m’associer à mon amie Brigitte Bardot et à dénoncer, avec sa Fondation, l’abattage d’environ 400 000 phoques dans des conditions ignobles[232] ». Très touchée, elle déclare à l’AFP : « Ce qui se passe actuellement au Canada est tellement dégueulasse que le soutien d’Alain Delon me va droit au cœur[233] ».

Elle écrit de nouveau à Nicolas Sarkozy pour lui demander de tenir les engagements qu’il avait pris avec elle à propos de l’étourdissement préalable à l’abattage rituel lors de l’Aïd el-Kebir. « Arrêtons de nous voiler la face : les bêtes crèvent dans une douloureuse agonie[234] ».

Autour de Brigitte Bardot

Vie privée

Brigitte Bardot a été mariée quatre fois au cours de sa vie.

  1. du 20 décembre 1952 au 6 décembre 1957 avec Roger Vadim[191] ;
  2. du 18 juin 1959 au 20 novembre 1962 avec Jacques Charrier[191] ;
  3. du 14 juillet 1966 au 1 octobre 1969 avec Gunter Sachs[191] ;
  4. le 16 août 1992 avec Bernard d’Ormale[191].

Âgée de dix-huit ans, elle épouse en 1952 Roger Vadim. Lors du tournage de Et Dieu… créa la femme, elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant[33]. Ses rapports avec Vadim deviennent ceux d’un frère et d’une sœur[33]. Le réalisateur réalise avec difficulté les scènes d’amours entre elle et Trintignant[33]. Marié à Stéphane Audran, ce dernier quitte tout pour aller vivre avec Bardot, qui en fait de même[33]. Elle dit plus tard : « J’ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie[33] ». Il la quitte en 1957 lorsqu’elle revient de Madrid où elle a de nouveau tourné sous la direction de Vadim dans Les Bijoutiers du clair de lune, persuadé qu’elle lui a été infidèle[235]. « Jean-Lou est parti parce que je ne l’en empêchais pas, parce que je ne savais plus où j’en étais[53] ».

Elle connaît ensuite une brève liaison avec Gilbert Bécaud[236]. Puis, elle se marie pour la seconde fois après avoir rencontré Jacques Charrier sur le tournage de Babette s’en va-t-en guerre. Avec lui, elle aura son fils unique Nicolas Charrier en 1960. Ils divorcent en 1962, Brigitte ayant une aventure avec Sami Frey depuis La Vérité en 1960. « Sami, un être rare, sensible, angoissé et érudit qui resta longtemps l’homme de ma vie[237] ». Il met un terme à leur relation alors qu’elle tourne Le Mépris du fait de sa liaison avec le musicien brésilien Bob Zagury.

En mai 1966, elle rencontre Gunter Sachs[238]. « J’avais déjà connu bien des hommes, j’avais aimé, vécu des passions, mais ce soir-là, je m’envolais, portée par Gunter dans un monde féérique, que je n’avais jamais connu et que je ne connaîtrais jamais plus[239] ». Elle l’épouse en troisièmes noces près de deux mois après cette rencontre. Ils restent ensemble moins d’un an bien qu’ils ne divorcent que trois ans après leur mariage. Paris Match et Jours de France leur consacrent un numéro spécial et ne cessent de parler d’eux pendant un mois, tout comme les quotidiens internationaux Time, Life, Newsweek, La Stampa ou encore Spiegel[240]. Certains attendent même avec impatience 1973, ayant remarqué qu’elle se marie tous les sept ans[240]. Pendant leur voyage de noces à Tahiti[241], elle est déçue par son attitude, la laissant seule pour partir rejoindre ses amis[242]. « À ce moment, j’ai compris que Gunter était un homme qui avait besoin de copains, de traditions, les femmes n’étant dans sa vie que les parures splendides mais artificielles d’une mise en scène théâtrale d’où il ne pouvait tirer la quintessence de son existence[242] ». Ils ne se voient que très rarement : « En deux ans de mariage, je dus le voir l’équivalent de trois mois pleins[243] ». Alors qu’il rêve de tourner un grand film pour elle, il veut présenter au Festival de Cannes un documentaire animalier, « sans aucun intérêt » selon Brigitte[244]. Il la menace de divorce si elle ne veut pas l’accompagner pour en faire la promotion. « Je haïssais Cannes. (…) Ce n’était pas pour aller présenter son film de merde que je changerais d’avis ! « Madame, me répondit Gunter, si vous n’acceptez pas, je divorce ! – Eh bien, divorcez, monsieur »[244]. » Même si elle se sait trompée, elle finit par accepter[140]. Leur relation ne cesse alors de se détériorer.

En 1967, elle enregistre, pour le Bardot Show, Harley-Davidson composé par Serge Gainsbourg avec qui elle se sent bien. « Ce fut un amour fou – un amour comme on en rêve – un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires[146] ». Elle devient sa muse[146]. Pour essayer néanmoins de sauver son mariage, elle lui demande de ne pas sortir Je t’aime… moi non plus et chante pour lui Bonnie and Clyde ou encore Comic Strip. En mai 1968, alors qu’ils se trouvent à Rome, Gunter lui annonce son départ précipité pour les îles Canaries[245]. Elle reste néanmoins suspicieuse. C’est la femme de chambre de Gunter, Margaret, qui, par ailleurs ne cesse d’espionner Brigitte[246], qui lui remet une lettre de rupture[246]. Sur les témoignages précis de sa femme de chambre, il lui explique qu’il ne peut plus accepter plus longtemps d’être « trahi dans sa propre demeure, ridiculisé et cocufié ouvertement devant ses amis et collaborateurs, et ses domestiques[246]! » Elle est atterrée par cette nouvelle, « J’avais déjà trompé Gunter, certes, il me l’avait rendu au centuple, mais cette fois ce n’était pas le cas et pourtant je sentais qu’il me serait impossible de me justifier[246]. »

Elle noue ensuite une relation avec Patrick Gilles qui dure deux ans[76]. En 1992, lors d’un dîner organisé par son avocat Maître Jean-Louis Bouguereau à Saint-Tropez, elle fait la connaissance de Bernard d’Ormale. « Un coup de foudre mutuel[247] » dit-elle dans ses mémoires, « Il sera mon mari pour le reste de ma vie[248] ».

Contrairement à ce que les journalistes prétendent, elle n’a pas de liaison avec Sean Connery durant le tournage de Shalako : « Sean ? Je l’ai découvert un soir à poil dans mon lit avec ses chaussettes… Il n’a pas fait long feu car je n’étais pas une James Bond Girl ! Je n’ai jamais succombé à son charme[249]. » Dans sa vie, elle dit n’avoir connu que 17 hommes[248].

Nudité dans sa carrière

En 1956, Et Dieu… créa la femme fait d’elle une star. Mais, le scandale n’éclate que deux ans plus tard à l’Exposition universelle de Bruxelles de 1958 qui a pour thème le « Bien » et le « Mal »[250]. Dans celui qui prévient des méfaits de l’enfer se trouve une photo d’elle lorsqu’elle danse le mambo[251]. Son père, « fou de rage », va voir plusieurs archevêques et évêques de Paris, de France et de Navarre, tant et si bien que son effigie est retirée dix jours après. Pour longtemps, son image et sa vie sont toutefois associées au « scandale, à l’immoralité, au péché de la chair, au diable cornu, au symbole de la plus grande dépravation »[250].

Sa position allongée nue sur le ventre de Et Dieu… créa la femme est reprise par Vadim dans Le Repos du guerrier en 1962, Jean Aurel dans Les Femmes ou Godard dans Le Mépris, rajoutant de piquants dialogues entre elle et Michel Piccoli :

 

« — Tu vois mon derrière dans la glace ?
— Oui
— Tu les trouves jolies mes fesses ?
— Oui… très.
— Et mes seins. Tu les aimes ?
— Oui, énormément.
— Qu’est-ce que tu préfères, mes seins, ou la pointe de mes seins ?
— Je sais pas, c’est pareil. »

En 1973, Vadim souhaite de nouveau créer le scandale avec un nouveau Et Dieu… créa la femme qu’il intitule Don Juan 73. Pour cela, Bardot, pour qui le film est un « calvaire[174] », tourne une scène d’amour avec Jane Birkin[173].

Pour elle, la nudité qu’elle a montrée correspond à de la « petite bière en comparaison de ce que l’on voit aujourd’hui »[7].

Popularité

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magnify-clipStatue de Brigitte Bardot érigée à Buzios au Brésil.

Brigitte Bardot reste la star française la plus adulée, l’une des plus connues dans le monde et qui, dans les années 1960, rapporte autant de devises à la France que la régie Renault[105],[252]. Son mari révèle dans l’émission 50 minutes inside qu’elle reçoit entre 60 et 80 lettres par jours d’admirateurs.

Durant les années 1950 et 1960, elle ne cesse de lancer, malgré elle, différentes modes. Ainsi, le jour de son mariage avec Jacques Charrier, elle lance la mode du vichy à carreaux, des cheveux longs et blonds et des ballerines[60],[253],[254].

Elle fait également connaître les petits villages de Saint-Tropez, sur la côte d’Azur, et de Buzios, au Brésil. Dans ce village, une statue lui a d’ailleurs été érigée en guise de remerciement.

Bardot a été idolâtrée par John Lennon et Paul McCartney[255],[256]. Les Beatles avaient même prévu de faire un film avec elle, mais l’idée a cependant été abandonnée[257].

Pour la scène du mambo dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim, qui lui avait un jour dit « Tu seras un jour le rêve impossible des hommes mariés[258] », elle est nommée 98e stars la plus sexy en 2007 par le magazine Empire[259].

Début février 2008, elle est désignée, après un sondage effectué auprès de plus de 8 000 personnes dans le monde, comme étant, internationalement, la deuxième plus belle femme, toutes générations confondues, juste derrière l’actrice Catherine Zeta-Jones[260].

Retirée à Saint-Tropez depuis 2006, elle accepte rarement les entretiens. Elle reçoit néanmoins Michel Drucker et Mireille Dumas pour leurs émissions respectives Spécial Vivement Dimanche et Vie privée, vie publique à La Madrague. La journaliste de France 3 raconte :

 

« Nous l’avons filmée dans son cadre, là où elle vit… On découvre un endroit très simple, sans luxe, sans l’ostentation qui accompagne souvent l’argent. C’est une maison chaleureuse et qui lui ressemble. C’est d’ailleurs incroyable de la voir, elle, à la Madrague, alors qu’en face de sa maison mouillent des bateaux de milliardaires où le champagne coule à flots quelle que soit l’heure. Elle exprime d’ailleurs son sentiment sur cette débauche d’argent[261]. »

Elle continue d’être admirée par les actrices d’aujourd’hui. Katherine Heigl a déclaré vouloir l’interpréter sur grand écran[262]. Pamela Anderson dit d’elle : « Brigitte Bardot a toujours été pour moi un modèle. J’aime la femme qu’elle est et j’admire la militante sans compromis qu’elle est devenue, parce que son combat sans relâche relève, selon moi, de l’abnégation ». Mélanie Thierry croit qu’elle a su « traverser le temps et les genres. La plupart de ses films sont devenus cultes et peuvent aussi bien plaire aux gamines qu’aux femmes, aux intellos qu’aux amateurs de comédies grand public[263]. » En avril 2008, Virginie Efira se dénude pour le magazine TV Envie en reprenant la pose de Bardot qui servit à l’affiche cinématographique du film Le Mépris[263]. Heather Graham fait de même pour la couverture du magazine Esquire en avril 2010, où il reprend l’une des poses connues de Bardot d’après une séance de Sam Lévin de 1959 en serviette éponge rose[263]. Lors de plusieurs séances photos, Vanessa Paradis a également repris certaines poses de l’actrice[263]. De même que Kylie Minogue pour la pochette de son album « Body language ».

Son combat pour la protection animale est également très apprécié et ce, malgré plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Michel Serrault déclare : « Aujourd’hui, Brigitte Bardot consacre sa vie aux animaux. Elle est excessive ? Certainement. Son combat est sincère, passionné, un peu outrancier parfois, mais elle doit faire face à toutes sortes de gens (viandards, transporteurs d’animaux véreux, vivisecteurs…) qui ne sont pas l’expression la plus raffinée du genre humain. Pour sa carrière et pour sa croisade animalière, elle mérite le respect ». Paul Bocuse se dit « très sensible à la cause que cette star internationale continue de défendre » et Isabelle Adjani décrit les images d’elle sur la banquise comme « des instants d’éternité ».

Le 28 septembre 2009, jour de son 75e anniversaire, est célébrée à cette occasion, dans la ville de Boulogne-Billancourt, une exposition retraçant l’ensemble de sa vie[264]. Isabelle Adjani, qui lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques, se montre émue à la découverte de cette rétrospective[265].

Controverses

Brigitte Bardot a été condamnée cinq fois pour incitation à la haine raciale.

Article du Figaro

En 1996, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd El-Kebir. « Depuis 16 ans, dit-elle, je me bas contre le sacrifice rituel des moutons lors de cette fête. C’est peut-être une grande fête, mais pour moi c’est une horreur ». Dans l’article Mon cri de colère, publié le 26 avril 1996, le président du tribunal note qu’il s’agit d’un « dérapage de l’ex-actrice sur la présence des musulmans en France » par ses écrits : « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D’année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d’églises se taisent faute de curés ». Elle est de nouveau condamnée pour les mêmes faits l’année suivante pour ses écrits dans le second tome de ses mémoires, Le Carré de Pluton, ainsi qu’une troisième fois en 2000 pour le pamphlet qu’elle écrit intitulé Lettre ouverte à ma France perdue.

Dans l’émission Le Droit de savoir elle s’explique : « Ce que je réprouve profondément c’est que soi-disant pour une religion pour un culte pour un rituel on en arrive à faire souffrir des animaux dans de telles conditions. C’est ce qui est à la base de tous les procès de racismes que l’on me fait à cause du fait que je m’attaque à une religion[266] ». Elle écrit que :

 

« Toutes ces ligues et associations qui attaquent, dénoncent, traînent en justice tout ce qui n’est pas politiquement correct, tout ce qui n’est pas pensée unique, au nom d’une haine qui doit être éradiquée, au nom d’événements porteurs de racisme à sens unique. Tous ceux-là sont l’image même de cette haine qu’ils combattent avec assiduité, de cette intolérance qu’ils fustigent. Ils épient, traquent, sont à l’affût du moindre signe, c’est l’Inquisition du XXIe siècle. Sans pitié, ils jugent, condamnent, jettent l’opprobre, crachent leur venin mortel sur tout ce qui sort du rang[267]. »

Un cri dans le silence

Elle renouvelle ses accusations en 2003, année où elle crée de nouveau le scandale en publiant Un cri dans le silence. Elle y exprime un ensemble de critiques sur ce que devient selon elle la société française, critique ses compatriotes en particulier musulmans et prend à partie la télé-réalité[268], les attitudes nouvelles de la communauté homosexuelle, la restauration rapide[269] ou les hommes politiques[270], responsables selon elle de « la décadence du pays ». Elle revient également sur son passé d’actrice, glorifiant son époque et fustigeant sévèrement les productions modernes : « de la merde au sens propre comme au sens figuré »[271].

Mouloud Aounit, président du MRAP, s’insurge contre elle : « Cet ouvrage est inacceptable. C’est un véritable appel au racisme, à la discrimination et à la violence[272]. »

Elle écrit dans ce livre :

 

« Je suis contre l’islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore fragilisée par l’ombre d’un procès, mais il n’est pas né celui qui m’empêchera de m’exprimer ! Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n’ait pas à subir le joug d’aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d’années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes[273]. »

En ce qui concerne l’homosexualité, elle déclare : « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes[274] ». Elle se défend cependant d’être homophobe et fait parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move où elle explique que selon elle :

 

« Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d’entre eux se marginalisent, revendiquant des droits (mais lesquels ?, puisque l’homosexualité existe depuis la nuit des temps), en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le Pacs inutile, mais encore une fois je m’en tamponne. Enfin, je n’ai jamais fait l’amalgame avec la pédophilie que je condamne sévèrement. C’est une horreur! Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m’accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur[275]. »

Elle est néanmoins condamnée à 5 000 euros d’amende pour ses propos.

Cinquième condamnation

Le 3 juin 2008, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à 15 000 euros d’amende pour « incitation à la haine raciale »[276] en raison de propos tenus dans une lettre publique adressée à Nicolas Sarkozy en 2006, sur l’égorgement rituel des moutons sans étourdissement préalable lors de la fête de l’Aïd el-Kebir par les musulmans.

Elle y déclare notamment : « Il y en a marre d’être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes[277]. ». L’un de ses amis proches, Henri-Jean Servat, prend sa défense dans l’émission 50 minutes inside : « Brigitte Bardot n’est pas raciste. Brigitte Bardot veut qu’on arrête de martyriser les animaux. L’animal est pour elle, comme pour beaucoup de gens, un être vivant qu’on doit respecter, qu’on ne doit pas martyriser. Elle a voulu faire entendre ce combat[278] ». Elle se dit écœurée par « le harcèlement des associations. Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués[276] ».

Beaucoup expliquent ses propos controversés par sa proximité avec Jean-Marie Le Pen. Son mari, Bernard d’Ormale, est d’ailleurs proche du Front national. Mais elle a toujours contesté ces affirmations :

« Mon mari, il a le droit de penser ce qu’il veut. Il a le droit de faire ce qu’il veut. Je ne vais pas commencer à régenter ses opinions. Moi, j’ai les miennes qui sont pas du tout les mêmes que lui. Je suis de droite, ça on le sait. Je ne suis pas du Front national. Alors après on me traite de fasciste, de nazi, de chemise brune[266] »

 

(*) Wikipedia

 

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Je taime moi non plus est une chanson française écrite, composée et chantée en duo par Serge Gainsbourg dabord avec Brigitte Bardot en 1967 et ensuite avec Jane Birkin en 1969. I love you me either is a French song written, composed and sung in duet by Serge Gainsbourg initially with Brigitte Bardot in 1967 and then with Jane Birkin in 1969…

 

Révolution Solaire de BrIgitte BARDOT

brigittebardot27092010

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

 

-=-=- F I N -=-=-

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Personnalité du 27/09/2010 – Avril LAVIGNE 27 septembre, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 09/2010,Chanteur,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

————————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————–

http://misscanon.m.i.pic.centerblog.net/1vuzhvy6.jpg

Avril LAVIGNE, star aux multiples facettes

http://imstars.aufeminin.com/stars/fan/avril-lavigne/avril-lavigne-20071221-353896.jpg

http://www.docslumpy.info/ddd/wp-content/uploads/2009/08/avril-lavigne.jpg

Avril Lavigne, Sexy Lolita

http://www.chine-informations.com/images/upload2/avril_lavigne.jpg

Avril Lavigne a attiré plus de 10 000 spectateurs au Gymnase de Canton 

Avril LAVIGNE

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Avril LAVIGNE

née le 27 Septembre 1984 à Belleville – Ontario – CANADA

Personnalité du 27/09/2010 - Avril LAVIGNE dans 09/2010 avrillavigne27091984
Avril Lavigne (*) (Belleville, Ontario, 27 septembre 1984) est une auteur-compositrice-interprète pop-rock canadienne. Elle connait le succès depuis le début des années 2000 en ayant vendu 35 millions d’albums à travers le monde et 18 millions de singles[2].

Avril Lavigne est née le 27 septembre 1984, à Belleville dans l’Ontario de Judith Loshaw et de Jean-Claude Lavigne (« John » et « Judy »). Elle passe toute son enfance à Napanee, une petite ville de 5 000 habitants de l’Ontario proche du Québec. De père français, natif de Lorraine (région de l’Est de la France), sa famille paternelle est venue s’établir dans la province de Québec. Malgré ses origines françaises de par son père, ainsi que ses nom et prénom, Avril ne parle pas un mot de français. Elle ne peut donc pas communiquer avec sa famille paternelle qui ne parle quasi-exclusivement que le français. Avril a un grand frère (Matthew) et une petite sœur (Michelle).

Elle décide de devenir chanteuse dès son plus jeune âge[3]. Soutenue par ses parents, c’est à l’âge de douze ans qu’elle écrit ses premières chansons[3]. Passionnée par la musique, elle emprunte la guitare sèche de son père jusqu’au jour où elle reçoit la sienne, apprenant à en jouer d’elle-même[3]. À partir de ce moment, elle y consacre la majeure partie de son temps. Elle joue sans cesse la même chanson : Fly Away de Lenny Kravitz. Puis, elle commence à écrire ses propres chansons : « J’ai commencé à écrire à 12 ans et mes premières chansons ont commencé à exister alors que j’en avais 13. Mais je crois avoir toujours écrit des poèmes. Je les ai tous gardés et je pense que je pourrais transformer certains d’entre eux en chansons. Certains ne sont en effet pas mauvais »[réf. nécessaire]. Inspirée par ses propres expériences, ses textes se mêlent à une musique influencée par les Goo Goo Dolls ou encore Green Day[3]. Vers 12 ans, elle chante dans la chorale de l’église de son village et se produit lors de petits festivals et évènements locaux[3].

En 1998, Avril remporte un concours qui lui permet de monter sur scène auprès de son idole, la chanteuse canadienne Shania Twain[3]. Elle est donc apparue à ses côtés lors de son concert à Ottawa, chantant What Made You Say That. Au cours de plusieurs représentations dans différentes communes, Avril est repérée par le chanteurs folk Steve Medd qui l’invite sur son album Quinte Spirit en 1999. Elle y interprète le morceaux Touch the Sky. Elle était également présente sur son album sorti en 2000, My Window to You, en interprétant Temple of Life et Two Rivers[3].

Le recruteur Antonio « LA » Reid, de RCA/Arista, la découvre lors d’un festival et lui propose un contrat[4]. Avril Lavigne a alors seize ans lorsqu’elle arrête ses études pour se consacrer pleinement à la musique.

Let Go (2002 – 2003)

Elle quitte alors sa famille, ses amis et sa petite ville pour s’installer à Manhattan et écrire son premier album. Cependant, elle entre en désaccord avec ses employeurs du moment et s’oppose aux rythmes et aux paroles qu’on lui propose[4]. Elle part donc s’établir à Los Angeles, où elle fait la connaissance de Clif Magness, producteur et gérant[5]. Un an plus tard, elle sort Complicated qui reste à ce jour son deuxième plus gros succès parmi tous ses singles. Elle livre son tout premier album solo, Let Go, en juin 2002, qui rencontre un très grand succès et arrive deuxième au Billboard 200 trois mois après sa sortie[6]. Selon l’IFPI, Let Go est le deuxième album le plus vendu de l’année 2002 derrière Sleeping With Ghost de Placebo[7].

Elle entame alors une tournée mondiale en 2003, Try to shut me up Tour, qui se joue à guichets fermés[réf. nécessaire]. À l’issue de cette tournée sort le DVD My World, qui contient son concert à Buffalo, des documentaires sur les coulisses et l’intégrale de ses clips[8]

Au final l’album s’est écoulé à plus de 16 millions de copies à travers le monde selon son label[9] et a reçu de nombreuses récompenses. Avec cet album, Avril Lavigne rentre dans l’histoire de l’industrie musicale en étant la deuxième artiste dans l’histoire du Mainstream Top 40 à avoir placé trois singles numéro 1 pour un premier album: Complicated (8 semaines #1), Sk8er Boi (1 semaine #1) et I’m With You (4 semaines #1). Seul le groupe Ace Of Base et la chanteuse Lady Gaga ont égalé ce record[10].

Under My Skin (2004 – 2005)

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Avril lors de sa tournée Mall Tour

En mai 2004, alors âgée de 19 ans, Avril Lavigne sort un deuxième album intitulé Under My Skin, qui rencontre le succès en se classant premier au Billboard 200 un mois après sa sortie[6]. Avril a écrit et co-écrit la totalité des titres qui composent cet album avec la chanteuse canadienne Chantal Kreviazuk. Il s’agit du mari de cette dernière, Raine Maida, qui a coproduit l’album aux côtés de Butch Walker et de Don Gilmore. Plus sombre, plus personnel et plus rock que son premier opus, cet album se vend à environ 8 millions d’exemplaires selon son label[9] et permet à Avril de conquérir un nouveau public, masculin essentiellement. Elle entame en 2005 une tournée mondiale, nommée Bonez Tour, au cours de laquelle elle joue de la guitare acoustique, de la guitare électrique, de la batterie et du piano sur scène[11].

Pause

Après le succès de ses deux premiers albums, Avril Lavigne commence une carrière au cinéma et fait des apparitions en 2006 dans les films Fast Food Nation, The Flock (avec Richard Gere) et le film d’animation Over The Hedge[12]. Elle en profite également pour commencer une carrière de mannequin pour l’agence Ford Models, en posant pour Chanel entre autres[13].

Le 26 février 2006, elle représente le Canada à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de 2006 à Turin, et interprète son titre Who Knows[14].

Le 15 juillet 2006, elle se marie avec Deryck Whibley, le chanteur du groupe de punk/rock canadien Sum 41[15]. Ils sont tous deux nés dans la province de l’Ontario et se connaissent depuis longtemps lorsqu’ils commencent à entretenir des relations intimes en mars 2004[16]. Mais suite à des différences irréconciliables[17], Avril et Deryck divorcent le 4 septembre 2009 après 6 ans et demi de vie commune et 3 ans de mariage[18].

The Best Damn Thing (2007 – 2008)

Alors que Lavigne était en studio en 2006 pour l’enregistrement de son nouveau disque, la Fox Entertainment Group prend contact avec la chanteuse pour qu’elle participe à la bande-originale du film fantastique Eragon. C’est ainsi qu’elle écrit et enregistre la ballade Keep Holding On qui, suite à son succès outre-atlantique[19], se retrouve sur son troisième album, The Best Damn Thing.

Cet album, qui se veut plus festif que ses prédécesseurs en s’orientant dans un registre pop-punk[20], sort le 17 avril 2007. Pour ce projet, la jeune femme fait appel à Travis Barker, batteur de (+44) et de Blink-182, avec qui elle va enregistrer Alone[21] et d’autres morceaux de l’album. Dès sa sortie l’album rencontre un joli succès avec pas moins de 3,5 millions de copies vendues en 3 mois et de nombreuses récompenses attribuées[22]. Le premier extrait de cet album est le tube Girlfriend. Ce titre est traduit dans plusieurs langues, notamment en français, japonais, allemand, mandarin, italien, espagnol et en portugais[23]. La IFPI classe Girlfriend comme le titre le plus téléchargé légalement en 2007, avec pas moins de 7,3 millions de téléchargements enregistrés[24]. Il est le seul single de l’artiste à être entré dans le top 20 français, en se classant no 2 durant deux semaines en mai 2007[25].

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Avril Lavigne aux MuchMusic Video Awards

L’exploitation de l’album continue avec la ballade When You’re Gone, l’énergique Hot[26] et s’est achevée avec le titre The Best Damn Thing et 6 millions de copies vendues de ce troisième opus[2].

Le 25 mai 2007, Avril Lavigne est poursuivie pour plagiat par les compositeurs du groupe américain des années 1970 The Rubinoos. Ils estiment que la chanteuse et les autres compositeurs de la chanson Girlfriend se sont librement inspirés d’une de leur chanson, I Wanna Be Your Boyfriend, sortie en 1979[27]. Mais le groupe finit par retirer sa plainte.

Après avoir multiplié les concerts pour promouvoir son album à travers le monde, Avril a entrepris une nouvelle tournée mondiale (passant ainsi au Canada, aux États-Unis, en Europe et pour finir en Asie), intitulée The Best Damn Tour. Lors de ces shows, la jeune canadienne y a interprété ses plus grands succès, que ce soit en acoustique, à la guitare, à la batterie ou au piano[28].

Quatrième album (2010)

La chanson Alice, composée par Avril et co-écrite avec Butch Walker, est le générique de fin du Alice in Wonderland par Tim Burton. Elle fait partie de la bande originale Almost Alice sortie en mars 2010. Avril explique que tout a commencé lorsqu’elle travaillait sur une collection Alice In Wonderland pour sa ligne de vêtements Abbey Dawn en s’inspirant d’images du film dans les bureaux de Disney. Elle a demandé à Disney si cela leur plairait qu’elle écrive le thème musical du film, ils ont donc contacté Tim Burton qui accepta. Lors de leur rencontre, une fois le morceau écrit et enregistré, Tim Burton lui dit qu’il aimait la chanson et souhaitait l’utiliser comme premier générique de fin de son film. Disney a également voulu l’utiliser comme chanson marketing pour le film et c’est ainsi qu’elle tourna le clip[29].

La jeune femme s’est entourée de Deryck Whibley, Butch Walker, Evan Taubenfeld et Matt Beckley pour ce projet. Elle déclare avoir emprunté une voie plus intimiste sur cet album. On y retrouvera essentiellement du piano, des violons, de la guitare acoustique et l’orchestre de David Cambell… Certains titres de chansons ont été révélés : Everybody Hurts, Fine, Gone, Darlin et Black Star[30]. L’album n’a pas encore de nom d’après Avril elle-même. Elle affirme que tous les noms vus sur internet sont faux (Crash & Burn / Sweet and Dark Princess / Pink Crust …)

Avril raconte: « Mon dernier album était plein de guitares bruyantes et d’énergie, mais cette fois j’ai voulu vraiment ressentir ma musique, Elle nous présentera son quatrième opus, avec des titres qu’elle a composés très jeune comme Darlin ou plus récent Black Star qui est devenu la bande-son de son spot de parfum… ». L’album aurait été retardé car la chanteuse aurait déclaré qu’elle voulait revenir à un style proches de ses deux premiers albums, Let Go et Under my Skin. La majorité des chansons de ce futur album a été écrite par Avril avec l’aide de son ex-mari Deryck Whibley (chanteur de Sum41)[31].

L’album a été de nombreuses fois repoussé. En effet, celui ci n’étant pas assez commercial au gout du label, ils ne veulent pas perdre leur poule aux œufs d’or. Affaire à suivre…..

Autres activités

Avril Lavigne a été impliquée dans un certain nombre d’activités charitables, telles que Make Some Noise, Erase MS[32] (elle fait partie du conseil d’administration), AmericanCPR.org, Camp Will-a-Way, Music Clearing Minefields, U.S. Campaign for Burma[33], Make-a-Wish Foundation[34] et War Child[35] (association pour laquelle elle a enregistré Knockin’ on Heaven’s Door). En 2007, elle enregistre une reprise de John Lennon, Imagine, pour la campagne d’Amnesty International dans le but de sauver le Darfour[36].

Elle écrit et compose également pour d’autres artistes. En 2005, Kelly Clarkson sort son deuxième album, Breakaway, avec comme premier single la chanson du même nom, écrite par Avril quelques années plus tôt. En 2008, le groupe de rock japonais PUFFY sort un nouveau single intitulé All Because Of You, écrit et composé par Avril Lavigne et Butch Walker. L’année suivante, la chanteuse anglaise Leona Lewis termine l’exploitation de son premier album avec le single I Will Be, morceau écrit par Avril Lavigne et produit par Max Martin.

Avril Lavigne lance sa ligne de vêtements en juillet 2008 chez Kohl’s aux États-Unis[37]. Elle est nommée Abbey Dawn, surnom d’Avril donné par son père lorsqu’elle était enfant. La marque est disponible depuis 2009 au Canada chez Boathouse stores[38]. Le 7 mars 2009, Avril Lavigne poste un nouveau message sur son site officiel[39], annonçant son tout nouveau projet : son premier parfum, nommé Black Star, qui est disponible aux États-Unis, au Canada, et dans une dizaine de pays européens[40]. Suite au succès de cette première fragrance[41], elle annonce la sortie d’un second parfum en juillet 2010 : Forbidden Rose[42].

En février 2006, Avril interprète la chanson « Who knows » à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver qui ont eu lieu à Turin.

Le 28 février 2010, Avril participe au spectacle de clôture des Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver en interprétant les chansons My Happy Ending et Girlfriend[43].

Elle prêtera sa voix à Shelly dans l’âge de glace 4 qui sortira aux USA le 13 juillet 2013

Avril Lavigne a créé une association qui se nomme The Avril Lavigne Foundation.

Site: http://theavrillavignefoundation.org/

Vie privée

En 2004, Avril commence une relation serieuse avec Deryck Whibley, le leader du groupe Sum 41, un ami d’enfance…Il lui demande sa main lors d’un voyage à Venise en 2005. Le 15 juillet 2006, Avril & Deryck se marient. Il s’agissait d’une cérémonie catholique qui s’est déroulée dans une demeure à Montécito en Californie, il y avait plus de 110 invités. Le 17 septembre 2009, la jeune canadienne affirme publiquement qu’elle et Whibley se sont séparés, mais qu’ils sont restés très bons amis. Les papiers officiels du divorce seront alors publiés sur internet. Mais en Mars 2010, ils se revoient plusieurs fois dans des restaurant accompagnés de quelques amis.

Et c’est un mois plus tard, en Avril 2010, qu’Avril et Brody Jenner débute une nouvelle relation…Ils sont a ce jour encore ensemble…

Avril est amie avec Katy Perry, sa meilleure amie s’appelle Jamie et son meilleur ami est Evan Taubenfeld. Elle est enrivalité avec l’actrice en déclin Lindsay Lohan.

Discographie

Discographie de Avril Lavigne.

 

(*) Wikipedia

 

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Pas de Révolution Solaire pour Avril LAVIGNE

Heure de naissance inconnue

 

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Personnalité du 26/09/2010 – Matt POKORA 26 septembre, 2010

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————————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ————————————

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M POKORA

—————————————— 26 Septembre 2010 ——————————————

M POKORA

né le 26 Septembre 1985 à 20h35 à Strasbourg – 67 – FRANCE

Personnalité du 26/09/2010 - Matt POKORA dans 09/2010 mpokora26091985

M. Pokora ou Matt Pokora, (*) de son vrai nom Matthieu Tota, est un chanteur français de R’n'B et de Pop, né à Strasbourg le 26 septembre 1985.

Fils de l’ancien footballeur professionnel André Tota, il est d’origine polonaise par ses grands parents. Il fréquente L’école elementaire du Hohberg puis collège Paul-Emile Victor de Mundolsheim, et suit des études secondaires au lycée professionnel Aristide Briand à Schiltigheim (proche de Strasbourg).

Ancien membre du groupe de R’n'B Mic Unity, il se fait connaître du grand public grâce à l’émission de télé réalité Popstars qu’il gagne en fin d’année 2003. Avec les deux autres gagnants, Lionel et Otis, il forme le groupe Linkup. Après la séparation du groupe, M. Pokora entame une carrière solo et collabore avec des producteurs du milieu hip hop et R’n'B, Kore & Scalp.

Il commence sa carrière sous le pseudonyme « Matt Pokora », mais est contraint d’en changer pour « M. Pokora » suite au procès intenté et gagné par le chanteur Matt Houston, pour éviter la confusion entre les deux artistes de style musical proche[1]. Il sort son premier album solo en 2004. Celui-ci est certifié disque d’or[2]. Il mélange R’n'B, pop, hip hop et crunk’n'b.

En 2006, son second album intitulé Player paraît, directement premier du top des ventes d’albums, et plus tard certifié disque de platine[2]. Sur cet album, il fait notamment appel aux Bionix (Rachid Mir & Christian Dessart), un duo de producteurs basés à Bruxelles, et collabore avec Red Rat et Zoxea. Ici encore, il mélange R’n'B, Pop et crunk’n'b. En 2006, il est invité par Ricky Martin pour interpréter en duo le single It’s Alright. La même année, il entame une tournée de plus de trente dates, le Player Tour, dont un concert au Palais omnisports de Bercy à Paris affichant complet. La même année, sort le DVD Player Tour Live et le livre de photos Et je me souviens de toi retraçant cette tournée.

Après plusieurs mois de collaboration avec Timbaland, son petit frère Sebastian, ou encore Ryan Leslie et Jonathan « JR » Rotem, le nouvel album de M. Pokora, intitulé MP3, sort le 24 mars 2008. Il est composé de 14 morceaux dont 12 en anglais. Le premier extrait s’intitule Dangerous, single présenté en avant-première lors de la cérémonie des NRJ Music Awards 2008. Sa tournée intitulée Catch me Tour 2008 s’est terminée le 14 décembre au Transbordeur de Lyon. Il s’est produit au Palais Omnisports de Bercy à Paris le 18 novembre ainsi qu’en Belgique le 6 décembre au Forest National à Bruxelles et en Suisse le 13 décembre à l’Arena de Genève.

En 2008 , M. Pokora fais une interview au magazine Têtu[2] .

En France, MP3 se classe à la 7e place des ventes d’albums[2] la semaine de sa sortie. L’album est à ce jour certifié disque d’or[3]. En France le single Dangerous atteint la 1re place des ventes de singles[2]. À l’étranger, il se classe dans différents charts dont la Finlande, l’Allemagne, le Mexique ou la Belgique mais aussi surtout la Pologne ou il a gagné l’équivalent du NRJ Music Awards polonais comme « artiste pop de l’année ».

MP3 devait initialement sortir dans près de 31 pays dont la Russie, la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique du Sud, Mexique, en Amérique Latine, au Canada ainsi qu’aux États-Unis mais certaines de ces sorties ont finalement été annulées.

Le 23 aout 2010, M.Pokora a sorti son quatrième album intitulée ,Mise A Jour, qui s’est classé 4ème des ventes au top album. Son premier single, Juste Une Photo De Toi a atteint la 4ème place des téléchargement en France et une version anglaise de l’album (Updated) sortira à l’international. Wayne Beckford, Gee Futuristic, X-Plosive, Astro Boyz, Tarz (son frère), STX et Bionix ont contribué à cet album.[3].

Récompenses

Tournées

DVD

Filmographie

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de M POKORA

mpokorars26092010 dans Chanteur

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots. Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.

 

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Personnalité du 25/09/2010 – Catherine ZETA-JONES 25 septembre, 2010

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————————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————–

Personnalité du 25/09/2010 - Catherine ZETA-JONES dans 09/2010 00catherine-zeta-jones

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Catherine ZETA-JONES

—————————————— 25 Septembre 2010 ——————————————

Catherine ZETA-JONES

née le 25 Septembre 1969 à 14h40 à Swansea – ROYAUME UNI

catherinezetajones25091 dans Cinéma

Catherine Zeta-Jones, CBE, née le 25 septembre 1969 est une actrice britannique, originaire du Pays de Galles (Royaume-Uni).

Née à Swansea, d’un père gallois et d’une mère d’origine irlandaise, elle a deux frères. Dans sa jeunesse elle subit une trachéotomie qui lui laisse une cicatrice. Elle est mariée avec l’acteur Michael Douglas depuis 2000 (qui a 25 ans de plus qu’elle), avec qui elle a deux enfants (Dylan Michael Douglas né le 8 août 2000 et Carys Zeta Douglas née le 20 avril 2003). Pour son nom de scène, elle a ajouté à son nom (Jones) le surnom de sa grand-mère (Zeta).

Elle apparaît en 1987 dans Forty-Second Street où son apparence exotique alliée à ses capacités de chant et danse semblent lui promettre un brillant avenir. En 1989 elle joue Mae Jones avec L’English National Opera dans un opéra de Kurt Weill intitulé Street Scene. Elle débute au cinéma dans le rôle de Shéhérazade dans Les 1001 nuits (1990), film français de Philippe de Broca aux côtés des célèbres acteurs français Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte grâce à son charme oriental. Mais c’est en 1991, dans une adaptation de The Darling Buds of May (H. E. Bates), qu’elle se fait un nom.

Après plusieurs seconds rôles, elle est repérée par Steven Spielberg dans une série télévisée retraçant le naufrage du Titanic en 1996. C’est alors qu’elle enchaîne au cinéma dans le film de Martin Campbell : Le Masque de Zorro sorti en 1998, avec Antonio Banderas et Anthony Hopkins pour partenaires. Ce film lance définitivement sa carrière dans les films à gros budget américains.

En 2010, elle est élevée au titre de Commandeur de l’Empire britannique[1](CBE) par la reine Elizabeth II.

Son mari est atteint d’un cancer de la gorge depuis Août 2010.

Filmographie

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Catherine Zeta-Jones au festival de Cannes 1999.

Récompenses et nominations

Récompenses

Nominations

 

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Révolution Solaire de Catherine ZETA-JONES

catherinezetajonesrs250

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

 

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Personnalité du 24/09/2010 – Pedro ALMODOVAR 24 septembre, 2010

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————————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ————————————

Personnalité du 24/09/2010 - Pedro ALMODOVAR dans 09/2010 338_3

66_almodovar dans Cinéma

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Pedro Almodovar, lors de la présentation des « Étreintes brisées », son nouveau film, le 16 mars 2009, à Barcelone.

Pedro ALMODOVAR

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Pedro ALMODOVAR  

né le 24 Septembre 1949 à 22h00 à Calzada de Calatrava – ESPAGNE

pedroalmodovar24091949 dans Personnalités du jour

Pedro Almodóvar Caballero (*) est un réalisateur de cinéma espagnol. Il est l’un des cinéastes emblématiques de la nouvelle vague espagnole.

Jeunesse et premiers pas artistiques

Pedro Almodóvar Caballero est né le 24 septembre 1949 à Calzada de Calatrava, dans la province de Ciudad Real et la communauté autonome de Castille-La Manche, en Espagne. À 8 ans, il émigre avec sa famille en Estrémadure. Il y fait ses études secondaires qu’il poursuit chez les Franciscains. Comme Vargas Llosa il fait preuve de guidisme.

Vers 16 ans il quitte sa maison seul pour s’installer à Madrid, sans argent et sans travail, mais avec un projet très concret : étudier le cinéma et en faire son métier. Il lui est impossible de s’inscrire à l’école officielle du cinéma puisque Franco vient juste de la fermer. Dans la mesure où il ne peut apprendre le langage cinématographique, Almodóvar décide d’en apprendre le fond en multipliant ses expériences artistiques personnelles dans différents domaines. Malgré la dictature, Madrid représente, pour un adolescent provincial, la culture, l’indépendance et la liberté.

Il fait de nombreux petits boulots et s’achète sa première caméra super 8 après avoir décroché un emploi à la Compagnie nationale de téléphone d’Espagne. Il y travaille douze ans comme employé de bureau. Le matin, à la Compagnie de téléphone, il apprend à connaître la classe moyenne espagnole qui vit les débuts de la société de consommation, avec ses grands drames et ses petites misères. Le soir et la nuit, il écrit, fait du théâtre avec la compagnie indépendante Los Goliardos et tourne des films en super 8.

Il collabore à diverses revues underground, écrit des nouvelles dont certaines sont publiées. Il a aussi réalisé des romans-photo au cours de sa jeunesse. Il fait également partie d’une troupe de théâtre amateur (référence à cette période dans Tout sur ma mère) et fait partie d’un groupe punk-rock avant de commencer sa carrière cinématographique.

Carrière cinématographique

Entre 1974 et 1985, Pedro Almodóvar réalise plusieurs courts métrages en amateur, remarqués dans le milieu underground.

En 1986, il fonde avec son frère Agustín Almodóvar la maison de production « El Deseo S.A. ». Celle-ci produit les dix films suivants écrits et dirigés par Pedro ainsi que des films d’autres jeunes réalisateurs. L’année 2003 sera l’une des meilleures pour « El Deseo S.A. ».

Son tout premier long métrage : Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, se démarque déjà par sa liberté de ton, son goût pour les marginaux puis pour les aléas sentimentaux et sexuels. Bien que le jeune réalisateur soit beaucoup critiqué à ses débuts, le succès va croissant. C’est au loufouque et barriolé Femmes au bord de la crise de nerfs, récompensé par 5 Goyas du cinéma espagnol en 1989, qu’il doit sa notoriété internationale. Ses premiers films s’inspirent, tout en les parodiant, du style des bandes dessinées, feuilletons télévisés, romans policiers, romans-photos, magazines people, romans de gare et autres objets de culture courante[1]. Mêlant le banal et le spectaculaire, ils poussent généralement le spectateur à voir au-delà des apparences dans des comédies de mœurs aux intrigues foisonnantes et déjantées mais toujours efficaces. L’omniprésente thématique sexuelle des œuvres d’Almodóvar dérange et on le taxe de vulgarité mais il va tout de même s’imposer comme l’une des têtes de proue de la Movida espagnole. Talons aiguilles semble marquer un tournant dans sa carrière : tout en gardant son habituelle structure narrative, d’une extrême densité et préservant ses références à la culture populaire, le metteur en scène délaisse le kitsch et l’outrance pour explorer une difficile relation mère-fille et revisiter les codes du mélodrame. En 1999, il surprend critique, public et profession avec l’émouvant Tout sur ma mère qui évoque le parcours d’une femme reconstruisant sa vie après le décès accidentel de son fils[2]. Dans cette veine, sort trois ans plus tard Parle avec elle, considéré par la critique comme son œuvre la plus mature et la plus aboutie[3]. Vient ensuite La Mauvaise Éducation, sorti en France le 12 mai 2004, qui connait un succès controversé. Malgré tout, le film sera applaudi par les critiques et le public, faisant 1 085 347 entrées en France.

Si Femmes au bord de la crise de nerfs lui vaut une renommée mondiale, Tout sur ma mère lui permet de remporter quelques unes des récompenses cinématographiques internationales les plus prestigieuses tels l’Oscar 1999 et le César du meilleur film étranger, le Prix de la mise en scène à Cannes et les Goyas du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Une de ses actrices favorites est Victoria Abril que certains de ses films ont imposée comme actrice majeure en France.

Volver fut également très bien reçu par la critique comme par le public. L’actrice principale en est Pénélope Cruz qui avait participé à la production d’En chair et en os et Tout sur ma mère.

En 2008, Pedro Almodóvar a tourné de nouveau avec Pénélope Cruz un film sur le cinéma et la jalousie : Étreintes brisées (Los Abrazos rotos). Le film est sorti sur les écrans français le 20 mai 2009.

Depuis quelques années, il fait partie des réalisateurs qui concilient succès populaire et cinéma d’auteur, anticonformisme et indépendance d’esprit avec des films très écrits, visuellement sophistiqués, toujours surprenants dans l’élaboration de leurs intrigues et qui restent malgré tout très appréciés du grand public.

Il fut membre du Jury au Festival de Cannes en 1992.

Leitmotivs dans l’œuvre d’Almodóvar

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Pedro Almodóvar et Penélope Cruz en 2006 à l’occasion de la remise du Prix Prince des Asturies au cinéaste.

Citation

« Depuis mon enfance, j’ai une relation passionnée avec le cinéma. J’ai eu la vocation très tôt. J’ai toujours voulu faire des films. En tant qu’enfant, je pensais que les acteurs étaient le cinéma. Plus tard, j’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’autres éléments autour d’eux. Des gens, par exemple qui inventaient une histoire et la racontaient. À partir de ce moment-là, j’ai décidé que ma vocation serait celle du narrateur, le maître du jeu, celui qui décide quelle histoire il veut raconter et comment la raconter. Bien que maintenant je sois réalisateur, je pense toujours que les acteurs sont la matière dont est fait le film. Ce sont eux qui matérialisent l’histoire, ils la portent et en font quelque chose de vivant et de réel. Je suis devenu réalisateur pour diriger les acteurs. »

Récompenses

Filmographie

 

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Révolution Solaire de Pedro ALMODOVAR

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TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots. Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.

 

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Personnalité du 23/09/2010 – Romy SCHNEIDER 23 septembre, 2010

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Romy SCHNEIDER

Article connexe : Alain DELON

—————————————— 23 Septembre 2010 ——————————————

Romy SCHNEIDER

née le 23 Septembre 1938 à 21h45 à Vienne – AUTRICHE

Personnalité du 23/09/2010 - Romy SCHNEIDER dans 09/2010 romyschneider23091938

Rosemarie Magdalena Albach, (*) connue sous le nom de Romy Schneider née le 23 septembre 1938 à Vienne – morte le 29 mai 1982 à Paris est une actrice austro-germano-française, deux fois lauréate du César de la meilleure actrice.

Son enfance

Elle naît le 23 septembre 1938 à 22 h 5 à Vienne dans une famille à longue tradition artistique.

Son père, l’acteur Wolf Albach-Retty est le fils d’un officier impérial austro-hongrois, Karl Albach[1], et de l’actrice de cour Rosa Albach-Retty[2]. Sa mère, l’actrice allemande Magda Schneider, née à Augsbourg en Souabe, est la fille de Xaverius (ou Franz Xavier) Schneider et Maria née Meier-Hörmann. Magda et Wolf, qui se sont rencontrés lors d’un tournage en 1933, se marient à Berlin en 1937. Le prénom de baptême de Romy, Rosemarie, est la contraction des prénoms de ses grands-mères, Rosa et Maria. En 1941 naît son frère Wolf-Dieter Albach, qui exercera la profession de chirurgien.

En octobre 1938, alors que Rosemarie n’est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte l’ex-capitale autrichienne (Vienne devient une ville du Troisième Reich nazi par l’Anschluss) à l’arrivée des nazis et s’installe dans la propriété de Mariengrund à Schönau am Königsee dans les Alpes bavaroises, près de Berchtesgaden. Les époux Schneider-Albach, en raison de leurs engagements professionnels, ne sont que rarement présents. C’est la grand-mère, Maria Schneider, qui prend soin de Romy et de son frère lorsque leurs parents sont en tournage. Le nid d’aigle d’Adolf Hitler est situé à seulement 20 km de leur domicile. Elle aurait fréquenté avec sa mère le cercle d’Adolf Hitler[3], Magda Schneider étant une proche de Martin Bormann dont les enfants voisinent la petite Romy [4]. En 1943, Wolf rencontre une autre actrice, Trude Marlen, et quitte Magda Schneider. Romy, qui a quatre ans et demi, est bouleversée et s’attache davantage à sa mère qu’elle admire profondément, et à son frère. Elle idéalise son père absent et projettera dans la rencontre avec ses futurs réalisateurs l’image de son propre père[5].

Elle entre à l’école primaire de Berchtesgaden en 1944, alors que son père s’installe avec l’actrice Trude Marlen. Le divorce de ses parents sera prononcé en 1945. L’Autriche est de nouveau indépendante, mais occupée par les armées alliées.

À partir de 1949, elle est placée en pensionnat à l’internat autrichien Goldenstein près de Salzbourg, institution religieuse catholique qu’elle fréquente jusqu’en 1953, année où elle obtient sa Mittlere Reife (équivalent du BEPC) avec mention et elle est censée rejoindre Cologne. Sa mère s’y est en effet remariée en 1953 avec le restaurateur Hans-Herbert Blatzheim, déjà père de trois enfants et avec lequel Romy ne s’entendra pas : elle ne le désignera plus tard que par « le deuxième mari de ma mère » et la rumeur prétend qu’il aurait porté atteinte à sa pudeur[6]. Voulant devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, elle entre à l’École de Dessin de Mode à Cologne[7] mais elle rêve surtout d’une carrière d’actrice, comme le montre le journal intime qu’elle a reçu en cadeau à l’âge de ses 13 ans et qu’elle baptise Peggy[8] : son destin va alors rapidement s’affirmer.

Ses débuts à l’écran

200px-File0775_copie_1 dans Cinéma
En 1959, Romy Schneider pose pour Marcel Mayer.

À cette époque, le producteur Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour tenir le rôle de la fille du personnage principal joué par Magda Schneider dans le film Lilas blancs. Magda propose sa propre fille, qui passe brillamment les essais et se révèle très photogénique. Romy a 15 ans quand elle apparaît pour la première fois à l’écran, sous le nom de « Romy Schneider Albach ». Le film connaît le succès immédiat et sera suivi d’autres rôles, mais c’est avec la série des Sissi (1955 à 1957), où elle incarne l’impératrice Elisabeth d’Autriche, qu’elle connaîtra une percée fulgurante.

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En 1959, affiche du film Mademoiselle Ange.

Le « mythe Sissi »

Le réalisateur autrichien Ernst Marischka a le projet de monter à l’écran l’histoire romancée de la duchesse Elisabeth en Bavière (née en 1837 et assassinée en 1898) épouse de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche. Il a toujours été sensible à l’immense pouvoir de séduction de cette impératrice, qui fut l’un des plus captivants personnages de la fin du XIXe siècle, mais également celui dont les Autrichiens se souviennent avec le plus de nostalgie. Marischka avait déjà essayé de populariser Sissi en 1932 dans une opérette dont Paula Wessely tenait le premier rôle.

D’une part, pour lui, l’existence réelle d’Élisabeth révèle trop de tourments pour ne pas être romancée, et il souhaite ne conserver dans sa fiction que le passé glorieux et heureux de l’impératrice. Effectivement, il ne gardera que les évènements romantiques et les grands moments d’émotion en occultant tous les drames pénibles de sa biographie. D’autre part, l’Autriche cherche à faire oublier son annexion à l’Allemagne nazie et à redorer son blason au niveau international.

Marischka ne va lésiner sur rien pour que le spectateur croie réellement côtoyer Sissi et son temps. Il vise très haut et sait que Romy, remarquablement secondée par sa mère qui interprète le rôle de la duchesse Ludovika, mère de l’impératrice, est prête à le suivre. Il choisit Karl-Heinz Böhm pour interpréter le rôle du jeune Empereur François-Joseph.

À sa sortie en 1955, le film déclenche un immense engouement populaire en Autriche et en Allemagne, et ses recettes dépassent celles d’Autant en emporte le vent. En Europe, le film obtient la mention d’« œuvre culturelle ». En Suisse et en France il bénéficiera d’un lancement remarquable. À Nice, à Lille, à Amsterdam, à Anvers, à Gand, à Madrid et à Helsinki, les records de fréquentations des salles de cinéma sont largement battus.

Le succès de « Sissi » étant largement assuré, Marischka entreprend de tourner un 2e épisode : Sissi, die junge Kaiserin (Sissi Impératrice) avec un budget et une vision similaires au premier volet. Romy comprend difficilement qu’on puisse en faire un deuxième film. Elle est également de plus en plus opposée à ses personnages idéalisés et subit tant bien que mal les désagréments qu’on lui impose (par exemple porter une perruque de 6 kg qui lui donne des maux de tête). Le réalisateur et les coordonnateurs de la série refusent cependant de prendre en compte ses remarques pour rendre le rôle plus réaliste.

Le second Sissi recevra un accueil similaire à celui du premier. Des milliers de jeunes filles dans toute l’Europe vont adopter dès lors le style « princesse » : cheveux longs bouclés, taille de guêpe et jupons bouffants.

Romy n’achève le tournage du troisième Sissi qu’avec réticence et a hâte de se détacher du personnage auquel on a trop tendance à l’assimiler. Au grand dam de son agent, de son beau-père (qui gère sa fortune et utilise ses cachets pour investir dans des hôtels et restaurants) et aussi de sa mère (qui a besoin de sa fille pour maintenir sa propre carrière alors déclinante depuis la fin du régime nazi[6]), elle s’oppose au tournage d’un quatrième Sissi. Plus tard, elle dira : « Je hais cette image de Sissi » et avouera : « J’ai refusé les 80 millions qu’on m’offrait pour tourner une quatrième mouture de Sissi. »

Dès 1953, Magda avait décidé de prendre en charge la carrière naissante de sa fille, qui prend définitivement le pseudonyme de « Romy Schneider ». Aussi, Magda impose souvent aux réalisateurs de jouer auprès de sa fille ; elle interdit à Romy de signer le contrat que Kirk Douglas lui propose en 1957, lors de leur rencontre au Festival de Cannes. La jeune fille se rebelle alors et décide de choisir dorénavant elle-même ses rôles. La décision de Romy ne sera pas sans conséquence sur la carrière professionnelle et la situation financière de sa mère.

Les premières amours

En 1956, elle fréquente brièvement Toni Sailer, le triple champion du monde de ski alpin, rencontré lors d’un bal de valse autrichienne. Leur flirt est médiatisé, vu leurs notoriétés respectives. Entre 1956 et 1957, elle entretient une amourette avec l’acteur Horst Buchholz qu’apprécie beaucoup Magda Schneider. En 1957, Romy (acompagnée de sa mère) et Horst débarquent à Paris pour tourner Monpti. Rentrés à Munich pour tourner les intérieurs du film, les deux jeunes acteurs mettent fin à leur amourette.

1958 est une année charnière dans la vie professionnelle et privée de Romy : Pierre Gaspard-Huit lui propose le rôle principal de Christine, un remake de Liebelei de Max Ophüls dans lequel sa mère avait tenu le rôle principal en 1933. Les producteurs arrangent une entrevue avec la presse dans les salons de l’aéroport : Romy et Alain Delon se rencontrent pour la première fois au pied de l’escalator. Leurs premiers rapports sont houleux, Romy ne parlant pas français et considérant le jeune premier trop arrogant. Cependant durant le tournage, elle tombe amoureuse de son partenaire, qu’elle a choisi elle-même. Ils célèbrent leurs fiançailles officielles, organisées par les parents de Romy, à Lugano le 22 mars 1959 devant la presse internationale, sans planifier de date pour un éventuel mariage. Romy part alors s’installer avec lui à Paris. Elle y abandonne son éducation bourgeoise pour découvrir les soirées de la capitale, une jeunesse qui méprise l’argent, l’anticonformisme. L’Allemagne ne lui pardonnera jamais cette infidélité.

La naissance d’une étoile

Alain Delon est en pleine gloire et tourne à une cadence folle tandis que Romy est ignorée par le cinéma français et reniée par le cinéma allemand et autrichien. Delon lui fait apprendre l’italien et rencontrer Luchino Visconti qui fait monter sur scène le couple dans Dommage qu’elle soit une putain en 1961. Après ce triomphe, le réalisateur italien lui donne un rôle dans un sketch de Boccace 70 en 1962[9]. Cette même année, elle monte pour la première fois sur les planches en Allemagne, au théâtre Baden-Baden, où elle joue en français, avec une troupe française, la pièce La Mouette d’Anton Tchekhov. Fin 1962, elle est hospitalisée pour surmenage : Alain Delon est à son chevet.

Les producteurs américains sont séduits, surnomment l’actrice « la petite fiancée du monde » et lui font de nombreuses propositions[10]. La Columbia lui offre alors un contrat de sept ans (pour sept films et un cachet de un million de francs pour chacun de ses rôles), et Romy s’installe aux États-Unis à Hollywood de 1962 à 1965. Elle tourne un premier film avec Otto Preminger, Le cardinal qui est un succès. En 1963, elle reçoit la première récompense française de sa carrière, l’Étoile de Cristal de l’Académie du cinéma pour sa prestation dans Le Procès. Néanmoins, sur son deuxième film pour la Colombia, Prête-moi ton mari, elle découvre que les techniques de l’Actors Studio sont bien différentes des siennes. Maladroite dans cette comédie, envahie par le stress, le trac et les doutes (circulent dans la presse des photos montrant Alain avec une jeune femme), la presse américaine la surnomme « Miss Worry » (Mademoiselle inquiète), ce qui la condamne aux seconds rôles. Elle rompt donc son contrat avec la Columbia et rentre à Paris après avoir reçu des mains de son agent George Baum une lettre de rupture de 15 pages d’Alain Delon. Elle trouve dans leur appartement parisien quelques roses laissés sur la table du salon et un mot d’Alain Delon : « Je suis à Mexico avec Nathalie. Mille choses. Alain ». Après cinq ans de passion orageuse, Alain Delon l’a quittée pour Nathalie, enceinte de leur fils Anthony. Romy est très affectée par cette rupture[11].

En juin 1964, Romy obtient la « Victoire du Cinéma Français », récompensant la « meilleure actrice étrangère de l’année ».

Le 1er avril 1965, à l’occasion de l’inauguration du restaurant Blatzheim à l’Europa-Center de Berlin-Ouest, elle rencontre l’acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen, d’origine juive. Ils se marient le 15 juillet 1966 à Saint-Jean-Cap-Ferrat — Romy est déjà enceinte de cinq mois — et s’installent à Berlin-Grûnewald. Le 3 décembre, elle donne naissance à son premier enfant, David Christopher Meyen (Meyen étant le pseudonyme de son père ; David s’appelle en réalité Haubenstock, comme le mentionne son état civil). L’actrice se retire alors de la vie publique pendant une année et demie pour s’occuper essentiellement de son fils.

La « tragédie Romy Schneider »

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En 1971, Romy Schneider lors de sa réception par le chancelier Willy Brandt


Tombe à Boissy-sans-Avoir (Yvelines).

Le 21 février 1967, son père meurt à Vienne d’un infarctus, suite à un excès de trac, appréhension qui la fera souffrir pendant toute sa carrière[12].

Vivant alors comme une épouse et une mère anonyme dans son appartement de Grünewald, sa carrière redémarre le jour où Jacques Deray lui offre, sur la suggestion (voire même l’exigence) d’Alain Delon, le rôle de Marianne dans La Piscine.

Femme engagée, elle se prononce pour un avortement libre et gratuit en signant le fameux Manifeste des 343, publié en France dans Le Nouvel Observateur et en Allemagne dans le magazine Stern, ce qui lui vaut d’être inquiétée par le Tribunal de Hambourg.

En 1972, elle se sépare de son époux Harry Meyen. Le divorce houleux[13] sera prononcé le 5 juillet 1975 à Berlin-Ouest en l’absence des deux intéressés. Le 18 décembre de la même année, elle épouse son secrétaire, Daniel Biasini. Suite à un accident de voiture au cours du passage du Nouvel An de 1976, elle perd un premier enfant né de cette union en 1976 tandis que son mari est gravement blessé. Romy accouche prématurément d’une fille, Sarah Magdalena Biasini, le 21 juillet 1977 à Gassin, dans le Var. La césarienne l’a épuisée et elle reste une année entière auprès de sa petite famille puis reprend à nouveau le chemin des tournages.

En 1974, elle tombe dans une grave dépression suite au tournage éprouvant de L’important c’est d’aimer d’Andrzej Żuławski. Ressurgissent alors les vieux démons de l’alcool et des médicaments que le milieu artistique d’Harry Meyen lui a fait découvrir. Malgré la surveillance de Daniel, elle parvient à obtenir ses médicaments par l’intermédiaire de Marlene Dietrich, qui les lui fait passer en cachette entre les pages de quelques livres. De plus, elle fume jusqu’à 3 paquets de Marlboro par jour, dégradant rapidement sa santé[14].

Ses rapports avec son mari Daniel se dégradent dès 1979 : Romy est souvent absente à cause de son métier et Daniel sort beaucoup la nuit. Romy part alors en vacances au Mexique, seule avec Sarah mais pendant son séjour, elle reçoit un télégramme le 15 avril 1979 lui annoncant que son ex-mari Harry Meyen a mis fin à ses jours à Hambourg ; très affectée, elle rentre d’Acapulco pour assister aux obsèques.

Après avoir demandé le divorce avec Daniel Biasini en février 1981, elle entame cette même année le tournage de La Passante du Sans-Souci qui doit être interrompu à plusieurs reprises : en avril, sous l’emprise de l’alcool et des calmants, elle part en cure à Quiberon. Sous l’objectif du photographe Robert Lebeck, elle se brise le pied gauche en sautant d’un rocher sur une plage. Le 23 mai, elle entre à l’hôpital de Neuilly où elle subit l’ablation de son rein droit pour une tumeur. Mais elle rencontre, par l’intermédiaire de Claude Berri, le producteur Laurent Pétin, célibataire plus jeune qu’elle, avec lequel elle passera les derniers mois de sa vie. Laurent Pétin lui redonne confiance et la force d’achever le tournage de son dernier film.

Le 5 juillet 1981, David, son fils né en 1966 de son mariage avec Harry Meyen, passe le dimanche chez les parents de son ex-beau-père Daniel Biasini, à Saint-Germain-en-Laye. L’après-midi, il rentre à la maison mais le portail, haut de deux mètres, est clos. David grimpe donc sur le mur pour l’escalader, comme il en avait l’habitude. Mais il perd l’équilibre, tombe et s’empale sur les pointes de métal qui lui perforent les intestins. Il succombera, à l’âge de quatorze ans, le soir même à l’hôpital après d’atroces souffrances. Des paparazzis, déguisés en infirmiers, pénétrent dans le service funéraire pour photographier David sur son lit de mort. Romy Schneider, anéantie, exprimera sa colère contre eux dans une interview de Michel Drucker, diffusée dans l’émission Champs Elysées en avril 1982 : « que des journalistes se déguisent en infirmiers pour photographier un enfant mort, où est la morale, où est le tact ? »

Au petit matin du 29 mai 1982, Romy Schneider est retrouvée morte par son compagnon Laurent Pétin dans son appartement parisien situé 11, rue Barbet de Jouy dans le 7ème arrondissement. La police retrouve sur son bureau une lettre inachevée[15] avec une longue rature montrant qu’elle a dû s’effondrer soudainement en écrivant. Sur le bureau se trouvait de l’alcool et des médicaments. Le magistrat Laurent Davenas préfère classer l’affaire sans autopsie pour dit-il « qu’elle garde son secret avec elle ». Quant à savoir si elle s’est réellement suicidée par barbituriques ou si il s’agit d’un accident, le journaliste Guillaume Evin affirmera qu’« elle ne s’est pas suicidée… mais est morte de ses excès »[16].

Elle est inhumée le 2 juin 1982 au cimetière de Boissy-sans-Avoir[17], auprès de son fils David[18]. À celle dont il dit qu’elle est le plus grand amour de sa vie, Alain Delon, écrit sur un bout de papier : « Tu n’as jamais été aussi belle. Tu vois, j’ai appris quelques mots d’allemand pour toi : Ich liebe dich, meine Liebe. » (« Je t’aime, mon amour »). Alain Delon n’était pas présent le jour de l’inhumation ayant préféré se recueillir le lendemain dans une plus grande discrétion. La mère de Romy Schneider sera elle aussi absente et décèdera 14 ans après sa fille.

Le 22 février 2008, l’Académie des Césars lui décerne à titre posthume un prix du souvenir à l’occasion du 70e anniversaire de sa naissance. C’est Alain Delon qui est venu le chercher sur scène, en demandant par la même occasion une ovation en son honneur.

28 ans après sa mort, Romy Schneider reste un mythe du cinéma français

Généalogie

Romy Schneider est la mère de la comédienne Sarah Biasini, et est aussi fille et petite-fille d’acteurs.

Filmographie

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Avec Rut Brandt (1971).

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Harry Meyen, Romy, Rut Brandt

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Avec Willy Brandt (1971).

La carrière de Romy Schneider traduit deux orientations divergentes : la première est celle des années de jeunesse marquée par l’influence de sa mère Magda qui l’imposa comme la jeune héroïne allemande typique, fraîche et tumultueuse, dans des films pastoraux et romantiques (l’ère des Sissi). La seconde, plus sombre et complexe, prend un véritable tournant grâce à ses interprétations dans Le Procès d’Orson Welles et La Piscine de Jacques Deray. Cette période plus tardive est le fruit d’une collaboration, parfois compliquée, avec bon nombre de cinéastes exigeants tels qu’Alain Cavalier, Joseph Losey, Claude Sautet, Luchino Visconti, Andrzej Żuławski, Bertrand Tavernier ou encore Costa-Gavras. Devenue une star mondiale extrêmement prolifique, adulée en France et outre-Rhin, Romy Schneider a su donner l’image d’une actrice et femme libre qui se vouait corps et âme à ses rôles. Elle remporta le tout premier César de la meilleure actrice en 1976 pour L’important c’est d’aimer d’Andrzej Żuławski et en obtint un autre en 1979 pour Une histoire simple de Claude Sautet.

Théâtrographie

Discographie

En allemand

  1. Pierre et le Loup, conte musical pour enfants, opus 67, de Serguei Prokofiev, sous la direction de Herbert Von Karajan et avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin.
  2. Deux chansons inspirées des thèmes originaux de :
  1. Une petite mélodie extraite de film :

- Max et les ferrailleurs

En français

  1. Une chanson inspirée du thème musical de :
  1. Un extrait de la bande originale de :
  1. Deux extraits de la pièce :

En italien

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire 1981 de Romy SCHNEIDER

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TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 2, ET NOEUD SUD EN MAISON 8

Vous disposez d’un soutien planétaire pour réaliser vos désirs et vos souhaits les plus chers. Vous pouvez enfin obtenir les résultats espérés par rapport à ce que vous avez semée. Ni plus ni moins. Mais attention: si tout vous set égal, si vous ne formulez pas vos buts avec une extrême précision ; en d’autres termes, si vous ne demandez rien, le destin ne pourra que vous satisfaire de la même manière, c’est-à-dire avec « rien ».

Vous êtes seul à pouvoir générer une réponse du destin… La condition est de formuler la demande… Avec précision, persistance et détermination. Demandez, redemandez et… Vous recevrez, c’est votre période.

Par ailleurs, vous constaterez que l’état de vos finances personnelles, celles que vous obtenez par vos propres efforts s’améliorera nettement.

Activez vous donc vers l’amélioration de vos ressources ; vous serez largement récompensé de vos efforts.

Cette période favorise les requêtes, les finances et les ressources personnelles, sous tous rapports. Si c’est de l’argent que vous souhaitez, vous trouverez les moyens de l’acquérir. Si c’est une réputation, vous l’obtiendrez. Si c’est la connaissance, vous trouverez le maître. Ayez une confiance absolue dans vos démarches. Accomplissez-les et puis laissez le destin faire le reste. A ce stade, vous êtes convaincu qu’elles porteront des fruits. Par conséquent, elles ne vous concernent plus. Oubliez-les de manière à éviter les attentes anxieuses ou obsessionnelles. Ce sont ces dernières qui « bloquent » le déroulement de votre destin et empêchent celui-ci de réaliser vos désirs. Faites en vous la paix de l’esprit, adoptez une attitude confiante.

Evitez tout emprunts, aides ou supports d’autrui. Rappelez-vous que seuls vos efforts sont productifs en une telle période. Dans le même esprit, ne tentez pas de vous associer avec une ou un partenaire dote. C’est un piège qui aliénera votre liberté.

C’est en vous seul que vous devez trouver la force d’accomplir vos espérances. A cette condition, toutes les forces planétaire concourront a vous satisfaire.

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Personnalité du 22/09/2010 – Ségolène ROYAL 22 septembre, 2010

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J’ai l’air fâché ? Mais non… Je suis tout simplement dans une colère noire. C’est que, voyez-vous, tout ce vide, à la fin, ça me gonfle !

 

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Ségolène ROYAL

—————————————— 22 Septembre 2010 ——————————————

Ségolène ROYAL  

née le 22 Septembre 1953 à 16h10 à Dakar – SENEGAL

Personnalité du 22/09/2010 - Ségolène ROYAL dans 09/2010 sgolneroyal22091953

Marie-Ségolène Royal, (*) dite Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar, dans l’arrondissement de Ouakam (Afrique occidentale française, aujourd’hui au Sénégal), est une femme politique française.

Ancienne conseillère du président François Mitterrand, députée des Deux-Sèvres, ministre des gouvernements Pierre Bérégovoy et Lionel Jospin, elle est actuellement présidente du conseil régional de Poitou-Charentes et vice-présidente de l’Internationale socialiste.

Elle est à ce jour la seule femme à avoir accédé au second tour d’une élection présidentielle française, qu’elle a perdu face à Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, avec 46,94 % des suffrages exprimés (16 790 440 voix), contre 53,06 % (18 983 138 voix) à Nicolas Sarkozy. L’année suivante, elle ne parvient pas à devenir première secrétaire du Parti socialiste, étant battue par Martine Aubry.

Origines, études et famille

Marie-Ségolène Royal est la fille de Jacques Royal (1920 – 1981), lieutenant-colonel d’artillerie de marine, adjoint au maire de Chamagne (Vosges), chevalier de la Légion d’honneur, lui-même fils du général de brigade Florian Royal (1891 – 1975), polytechnicien (X 1912), officier de la Légion d’honneur, et d’Hélène née Dehaye. Le couple eut huit enfants en neuf ans : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard (lieutenant-colonel à la DGSE et protagoniste de l’affaire du Rainbow Warrior), Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. Le général Benoît Royal, cousin de Ségolène Royal, est sous-directeur chargé du recrutement à la Direction des ressources humaines de l’armée de terre et a été auteur d’un livre sur l’Éthique du soldat français en 2008. Anne-Christine Royal, sa cousine germaine, est membre du comité central du Front national.

Sa famille habite en Martinique pendant trois ans en raison d’une autre affectation militaire de son père en 1960. Elle est alors élève du pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France. À son retour en métropole, la famille Royal s’installe dans le village de Chamagne, près d’Épinal, dont elle est originaire.

Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges) puis intègre le lycée privé Saint-Joseph d’Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat B, en sciences économiques. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l’été 1971. Après une licence de sciences économiques à l’université Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978.

Cette année-là, elle assigne son père en justice car celui-ci refuse de payer ses études universitaires. Après de nombreuses années, elle obtient gain de cause.

Elle intègre ensuite l’École nationale d’administration, promotion Voltaire. Pendant sa scolarité, elle fait un stage en Martinique en 1978. Elle en sort en 1980 (95e de sa promotion), et choisit un poste de juge au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle devient avocat au barreau de Paris par le jeu des équivalences de diplôme tout en siégeant à l’Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.

Fin 1978, elle rencontre François Hollande sur les bancs de l’École nationale d’administration qu’elle vient d’intégrer. Sorti de l’ENA à la Cour des comptes, il deviendra en 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), qui s’est occupé de la campagne sur le web de sa mère et du site Segosphere.net, Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992). Elle a démenti la rumeur selon laquelle ils avaient conclu un pacte civil de solidarité (PACS). La rupture entre Ségolène Royal et François Hollande a été annoncée en pleine soirée électorale du 17 juin 2007, jour du second tour des élections législatives françaises de 2007, marqué par une bien meilleure performance de la gauche qu’au premier tour.

Carrière politique

Considérations générales

Elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris en 1978, l’année de son diplôme de Sciences-Po.
Remarquée par Jacques Attali alors qu’elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient de 1982 à 1984 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et de sports. De 1984 à 1988, François Mitterrand lui confie les affaires sociales et l’environnement en remplacement de Yannick Moreau, partie diriger le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, nouveau ministre de l’Éducation nationale. C’est à ce poste qu’elle travaille pour l’Élysée à la préparation des sommets internationaux.

En 1983, elle trouve sa première implantation locale d’élue en devenant conseillère municipale d’opposition à Trouville-sur-mer en Basse-Normandie, dans le secteur où habite sa mère. Mais Louis Mexandeau, député de Caen lui refuse une place sur sa liste aux élections législatives de 1986, qui se font à la proportionnelle. Dès 1988 elle gagne une circonscription des Deux-Sèvres historiquement ancrée à droite. Elle a depuis été réélue à ce poste à chaque élection, et en a démissionné deux fois, pour occuper des fonctions ministérielles. Elle n’est cependant pas parvenue à devenir maire, sa dernière tentative datant de 1995, où elle obtient l’investiture du Parti socialiste pour l’élection à Niort, mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Sa carrière politique nationale prend son véritable essor à partir du gouvernement Bérégovoy, en 1992, dans lequel elle est ministre de l’Environnement. Puis, de 1997 à 2000, elle est ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du gouvernement Jospin, puis ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées de 2000 à 2002. En 1998, alors même qu’elle est au gouvernement, elle perd son siège de conseillère générale des Deux-Sèvres.

En 2004, elle fait basculer à gauche le conseil régional de Poitou-Charentes dont elle devient présidente. Région traditionnellement de droite, elle gagne dans le fief du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui en était le président jusqu’en 2002. Elle arrive nettement en tête du premier tour avec 46,29 % des voix, et obtient par la même occasion le meilleur score de premier tour toute région et candidat confondu. Au second tour, sa liste l’emporte avec 55,10 % des voix. Elle n’est pas la première femme à présider une région, mais elle était jusqu’en 2008 et l’élection de Marie-Marguerite Dufay au poste de Raymond Forni en Franche-Comté, la seule femme à exercer cette fonction.

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Ségolène Royal pendant son meeting de Toulouse du 19 avril 2007 pour l’élection présidentielle de 2007.

Le 16 novembre 2006, elle a été désignée au premier tour par 60,65 % des 178 000 militants socialistes comme candidate officielle du parti socialiste pour la présidentielle de 2007. Elle devance Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Le 22 avril 2007 avec 25,87 % des voix (contre 31,18 % à son rival Nicolas Sarkozy) ; elle accède au second tour de scrutin lors de l’élection présidentielle française, auquel elle obtient 46,94 % des voix.

Certains de ses détracteurs lui reprochent l’attention qu’elle porte à son apparence physique en politique, d’autant qu’à l’été 2005, elle se serait fait faire une opération de chirurgie esthétique faciale. D’une façon générale, les mêmes lui reprochent un style porté sur un registre émotionnel, moral voire messianique avec, d’après eux une tendance marquée à la victimisation.

Premiers mandats

En 1983, elle souhaite s’implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), où réside sa mère. Cependant, face au refus du maire d’alors, si l’on en croit les propos d’une ancienne élue locale, elle s’éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d’« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d’opposition. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau. Elle démissionne alors du conseil municipal de Trouville pour chercher une nouvelle implantation politique.

En 1988, elle demande à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s’il peut l’aider à s’implanter dans une circonscription en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean, la veille de la clôture des candidatures, dans une circonscription que la gauche a peu de chance de gagner.

Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu’elle allait leur donner des cours d’anglais dans les villages pour qu’ils puissent exporter leur chabichou, elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l’École au second tour avec un score de 50,57 %.

Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l’atterrissage est réussi ». À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal.

Portefeuilles ministériels

Dans le gouvernement Bérégovoy (1992-1993)

Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s’attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l’eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s’attache aux problèmes liés à l’eau en travaillant à l’application de la loi sur l’eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l’initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d’une direction de l’eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l’eau et réforme de la police des eaux (coordination interministérielle de la gestion de l’eau).

Son quatrième enfant, Flora, naît alors qu’elle est ministre. Profitant de ce que pour la première fois en France, une ministre accouche pendant son mandat, elle a fortement médiatisé cette naissance, en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes (elle fait notamment la couverture de Paris-Match), suscitant un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée[25].

Dans le gouvernement Jospin (1997-2002)
L’enseignement scolaire

Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l’Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu’elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s’attache à l’aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d’éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.

En matière de sécurité, elle s’attache à la défense des droits de l’enfant et à la lutte contre la violence à l’école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs). Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s’attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

Elle signe en 1997 une circulaire contre les violences sexuelles, dite « circulaire Royal »

La famille et à l’enfance

Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C’est à ce poste qu’elle se fit connaître du grand public notamment par sa réforme de la loi sur l’autorité parentale.

La députation

Entre ces deux participations au gouvernement, elle est députée en 1993, 1997 et 2002.

Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal conserve trois collaboratrices lors des élections législatives. Deux d’entre elles saisissent le conseil de prud’hommes de Niort pour un litige concernant le non paiement de leurs salaires de juin et juillet 1997, et elle obtiennent en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines sur les trois mois demandés. Elles portent également plainte au pénal pour « recours au travail clandestin » pour laquelle, le 10 avril 2008, la Cour d’appel de Rennes condamne Ségolène Royal au versement des salaires non payés, arguant notamment d’un licenciement « sans cause réelle et sérieuse », condamnation définitive au rejet, le 8 avril 2009, par la Chambre sociale de la Cour de Cassation du pourvoi de Ségolène Royal.

Le 18 juin 2002, elle est réélue députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres. Elle l’avait déjà été à 3 reprises auparavant : du 12 juin 1988 au 2 avril 1993 (mais elle dut démissionner le 2 mai 1992 pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy), du 2 avril 1993 au 21 avril 1997 et du 1er juin 1997 au 16 juin 2002 (mais elle dut démissionner le 4 juillet 1997 pour entrer dans le gouvernement Jospin). En 2002, donc, elle est membre de la commission des lois, présidente du groupe d’études sur les droits de l’enfant et occupe la place numéro 500 dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

D’après l’hebdomadaire L’Express, elle se classe au 469e rang des 577 députés les plus actifs, avec 8 interventions en séance. Elle a aussi présenté deux propositions de loi, alors que la moyenne dans l’assemblée est de six : l’une portant sur « la prévention des violences faites aux femmes », l’autre sur « la lutte contre l’utilisation marchande et dégradante du corps humain dans la publicité », ce qui est souligné par ses détracteurs.

Elle a annoncé en 2006 son intention de ne pas se représenter au poste de députée, décision qu’elle a confirmée le 11 mai 2007, à l’issue de la présidentielle. Le PS a investi Delphine Batho pour briguer son siège.

Le conseil régional

En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin-Chartier (UMP).

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Ségolène Royal, le 1 février 2006

Depuis son élection à la tête du conseil régional, Ségolène Royal est également porte-parole de l’Association des régions de France. Tentée par la présidence de l’ARF en juillet 2007, elle renonce à concourir contre Alain Rousset, en poste depuis 2004, et conserve sa fonction.

Ségolène Royal fait de l’éducation une de ses priorités (la région, comme d’autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l’apprentissage, l’éducation et l’enseignement supérieur).

Elle crée dans tous les lycées de la région des budgets participatifs, d’une enveloppe annuelle de 10 millions d’euros. Les assemblées du budget participatif sont composées de lycéens, personnels et parents d’élèves, le nombre de participants y est en constante augmentation depuis 2005, pour atteindre 17 660 personnes dont 14 940 lycéens sur la période 2008-2009. La région aide également les jeunes titulaires d’un CAP ou d’un bac pro à passer leur permis de conduire en y finançant une partie ou jusqu’à la totalité. L’objectif étant de faciliter l’accès à l’emploi pour ces jeunes.

En matière économique, la région met en place une charte d’engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d’environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1 415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d’euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d’excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l’emploi qui auraient participé à la création de 2 000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1 560 dans le secteur associatif). Elle favorise le développement des « comités de bassins d’emploi » mais aussi l’accompagnement des salariés licenciés par la mise en place du Contrat régional de sécurisation des parcours professionnels (CRSPP) qui permet à un salarié dans cette situation de lui garantir plus de 90 % de son salaire net antérieur pour une durée maximale de 18 mois à la condition que ce dernier s’engage dans une formation professionnelle qualifiante. Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d’entreprises par les salariés ou par un repreneur . Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l’environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d’exploitation en 2005).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d’accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes.

En matière d’infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains Bombardier pour 100 millions d’euros), crée l’opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Web pour les entreprises et les agriculteurs de la région.

Enfin, en matière écologique la région Poitou-Charentes se veut à la pointe, Ségolène Royal lance le 27 février 2009 avec la Banque européenne d’investissement, le « Plan énergie solaire » de plus de 400 millions d’euros d’investissements pour la période 2009-2012, il s’agit d’une grande première en Europe. Ce plan est financé par moitié par la Banque européenne d’investissement et les Caisses régionales du Crédit agricole.

Les principales priorités de ce plan sont le développement de la production d’énergie renouvelable avec l’installation de 650 000 m² de panneaux photovoltaïques, le renforcement de l’autonomie énergétique des territoire, la création de 1 000 emplois sur l’ensemble du territoire régional, la constitution d’une véritable filière énergie solaire en région et la réduction des gaz à effet de serre. L’objectif pour 2012 est de produire plus de 73 gigawattheure d’électricité solaire dans la région, ce qui représente la production nationale en France pour l’année 2007 pour ce type d’énergie. Par ailleurs la région est en parfaite adéquation avec les objectifs fixés par l’Union européenne de 20 % d’énergie renouvelable en 2020. Une campagne d’affichage est même organisée pendant plusieurs semaines dans le métro parisien avec des affiches pour promouvoir ce plan énergie solaire de la région avec comme slogan « Croissance verte c’est le moment : venez innover en Poitou-Charentes ».

Le 2 septembre 2009, Ségolène Royal inaugure le lycée Kyoto, d’une superficie de près de 16 500 m² et d’une capacité de 500 élèves et apprentis, il s’agit du premier établissement scolaire d’Europe à fonctionner exclusivement avec des énergies renouvelables (production de chaleur par rayonnement solaire, production électrique par panneaux solaires photovoltaïques), et non avec des énergies fossiles, à l’origine de production de gaz à effet de serre. L’économie réalisée par rapport à un établissement ordinaire est estimée à 400 tonnes de CO2 ainsi qu’une baisse de 30 % des consommations en eau et en énergie. Il possède notamment des toitures végétalisées qui renforcent son isolation, un système de récupération des eaux pluviales, une cuve pour stocker la chaleur, l’énergie solaire fournie par des panneaux photovoltaïques, l’utilisation du bois, des éclairages et équipements à faible consommation.

La région Poitou-Charentes est la seule région de France à ne pas avoir augmenté les impôts locaux depuis 2005, grâce à de nombreuses économies et à des suppressions de dépenses inutiles. La majorité de gauche de la région n’avait augmenté les impôts qu’une seule fois en début de mandat, elle avait justifiée cette hausse en raison de la « situation financière dégradée » laissée par l’équipe sortante de droite. Par ailleurs la dette publique de la région est en baisse constante, moins 6 millions d’euros en 2008, respectant ainsi l’objectif de stabilisation de la dette fixé par la région.

À l’automne 2009, elle annonce la création du pass-contraception pour lutter contre les grossesses précoces : ce pass permet à toutes les jeunes filles de consulter un généraliste, faire des analyses et obtenir un moyen de contraception, le tout gratuitement.

Le 24 février 2010, L’Expansion publie le classement des présidents de conseils régionaux selon la qualité de leur gestion : elle figure en 17e position sur 21, le magazine économique soulignant que « la gestion de Ségolène Royal a été raisonnable sur les impôts mais moins sur les frais de personnels, les plus élevés de France », alors que Poitou-Charentes était classé 4e au début de son mandat, en 2004.

Élection présidentielle de 2007

Primaires présidentielle socialistes de 2006 et élection présidentielle française de 2007.

Alain Duhamel lui a prêté l’intention de se présenter à l’élection présidentielle de 1995.

En 2006, le Parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l’élection présidentielle de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l’année 2006 indiquaient qu’elle pouvait remporter cette investiture, ainsi que l’élection présidentielle. Finalement, le 16 novembre 2006, Ségolène Royal obtient 60,65 % des voix — contre 20,69 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,66 % pour Laurent Fabius — et est ainsi désignée candidate du Parti socialiste. La participation a été de 82,03 %, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits.

Ségolène Royal constitue son équipe de campagne autour de Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, tous deux codirecteurs de campagne et désigne Dominique Bertinotti comme sa mandataire financière. Elle a également créé l’association Désirs d’avenir pour l’épauler à côté du PS, certains dans le parti craignant d’ailleurs une sorte de contournement du PS par cet appareil.

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Ségolène Royal aux côtés de Dominique Strauss-Kahn et de Bertrand Delanoë à Paris, le 6 février 2007

Après une phase d’écoute et de débats participatifs, elle présente son pacte présidentiel le 11 février 2007 à Villepinte.

Malgré la présentation de son programme et la fin de la phase participative décriée par les commentateurs, la campagne de Ségolène Royal n’enregistre pas de gains d’électeurs dans les sondages. Elle doit par ailleurs faire face à la montée en puissance de François Bayrou.

Ségolène Royal s’est qualifiée pour le second tour le 22 avril 2007 avec un score de 25,87 % des suffrages exprimés mais perd le second tour de l’élection présidentielle avec 46,94 % des suffrages contre 53,06 % pour Nicolas Sarkozy.

Elle ne se présente pas à la députation lors des élections législatives de 2007, en accord avec son opposition au cumul des mandats annoncée durant la campagne présidentielle.

Après 2007

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Ségolène Royal lors de la « Fête de la Fraternité » à Arcueil, le 18 septembre 2010

Ségolène Royal est condamnée pour licenciements abusifs par la Cour d’appel de Rennes le 10 avril 2008.

Congrès de Reims de 2008

 Congrès de Reims.

Le 17 mai 2008, elle annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, avant de la mettre entre parenthèses le 15 septembre, en proposant « que chacun mette au Frigidaire les questions de candidature ». Lors du vote des militants socialistes pour le congrès de Reims, le 6 novembre 2008, la motion dont elle est signataire arrive en tête avec 29,08 % des suffrages, devant celles de Bertrand Delanoë (25,24 %), de Martine Aubry (24,32 %), de Benoît Hamon (18,52 %), du Pôle écologique (1,59 %) et d’Utopia (1,25 %).

Alors que le congrès de Reims peine à dégager une synthèse, elle confirme le 14 novembre sa candidature au poste de premier secrétaire et arrive en tête du premier tour de l’élection du premier secrétaire du Parti socialiste le 20 novembre 2008, avec 42,9 % des votes des militants socialistes, devant Martine Aubry (34,5 %) et Benoît Hamon (22,6 %), qui appelle aussitôt à voter pour cette dernière. Le lendemain, le second tour l’opposant à Martine Aubry donne Ségolène Royal perdante de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %. Contestant la régularité du scrutin (ses partisans seront également accusés de fraude), elle réclame un nouveau vote. Le 25 novembre, le conseil national valide l’élection de Martine Aubry après l’annonce par la commission de récolement, d’un nouveau décompte des voix donnant à Martine Aubry 102 voix de plus que sa rivale (soit 50,04 % des suffrages contre 49,96 %). Ségolène Royal prend acte de ce résultat et diffuse sur Internet une vidéo appelant ses partisans à s’organiser pour l’élection présidentielle de 2012.

Ses partisans du congrès de Reims créent, début 2009, au sein du PS, le courant L’Espoir à gauche, tandis que son association de soutien Désirs d’avenir reste en fonctionnement et finance certains de ses déplacements dans le pays. Parallèlement, Pierre Bergé crée « l’Association des Amis de Ségolène Royal » en février 2008 pour lui permettre d’occuper pour une somme symbolique des locaux au cœur du 6e arrondissement.

 

Élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes.

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Ségolène Royal au Salon du livre de Paris, le 15 mars 2009.

Ségolène Royal entourée de Guillaume Garot et de Najat Belkacem, lors de la Fête de la fraternité, en septembre 2009, à Montpellier.

Sans mandat national, Ségolène Royal travaille à être la principale opposante à Nicolas Sarkozy, signant par exemple l’« Appel du 14 février [2008] », lancé par l’hebdomadaire Marianne, pour une « vigilance républicaine ». En avril 2009, en déplacement à Dakar, elle demande « pardon » pour certaines paroles du discours de Dakar, prononcé par Nicolas Sarkozy en 2007. Une semaine plus tard, elle présente à nouveau ses excuses pour des propos désobligeants sur José Luis Rodríguez Zapatero attribués à Nicolas Sarkozy par Libération. L’UMP critique unanimement cette déclaration, tandis que peu de personnalités au PS lui apportent leur soutien. Le mois suivant, après le mauvais score du PS aux élections européennes, dans une campagne où elle n’est pas intervenue directement, elle est nommée par Martine Aubry vice-présidente de l’Internationale socialiste.

Le 1er octobre 2009, les militants du PS confirment avec 83,77 % des voix, Ségolène Royal comme tête de liste de Poitou-Charentes aux élections régionales de 201093. Sur sa liste de premier tour, sont présents trois Verts, cinq MoDem, quatre Radicaux, quatre non-inscrits, un MRC et une personnalité proche du PCF. Deux syndicalistes y figurent également en position éligible, Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, proche du NPA. Mais cette « ouverture » provoque des tensions au sein de sa liste. Le 14 mars 2010, la liste conduite par Ségolène Royal arrive en tête du premier tour de l’élection régionale en Poitou-Charentes avec 38,98 % des voix, devançant celle de son adversaire UMP, Dominique Bussereau (29,45 %). Après fusion avec la liste Europe Écologie, la liste de gauche l’emporte au second tour, le 21 mars 2010, avec 60,61 % des suffrages. Elle est réélue présidente de la région le 26 mars suivant.

Le 28 octobre 2010, Ségolène Royal est élue à l’unanimité à la tête de l’Association internationale des régions francophones (AIRF) qui regroupe 140 régions dans 26 pays à travers le monde.

Primaire présidentielle socialiste de 2011

 Primaire présidentielle socialiste de 2011.

Le 29 novembre 2010, dans les colonnes du journal La Nouvelle République du Centre-Ouest, Ségolène Royal annonce sa candidature à la primaire socialiste de 2011 en vue de la désignation du candidat PS à l’élection présidentielle de 2012. Dans les mois qui suivent, sa cote de popularité reste plus basse que celles de ses concurrents potentiels (Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, François Hollande) et les intentions de vote en sa faveur ne progressent pas. Les médias estiment que son aura « ne cesse de décroître » depuis 2007 et que ses chances de gagner la primaire sont faibles, ses prises de position ne rencontrant plus guère d’écho et ses partisans se faisant de moins en moins nombreux au sein du Parti socialiste.

À deux jours de l’ouverture officielle du dépôt des candidatures, le 26 juin 2011, Ségolène Royal confirme sa candidature à la primaire socialiste lors d’un meeting à Arçais, dans le Marais poitevin, en Poitou-Charentes. Le 29 juin suivant, elle est la première à faire parvenir par courrier sa liste de parrainages d’élus. Le 17 juillet 2011, elle déclare être « la mieux à même de battre Nicolas Sarkozy » et propose pour l’élection présidentielle de 2012 un large rassemblement de « tous ceux qui veulent réussir à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines ». Proche de celui qu’elle a réalisé lors de l’élection régionale de 2010 en Poitou-Charentes, ce rassemblement regrouperait les socialistes, les écologistes et l’extrême gauche, ainsi que les « centristes humanistes » et « la droite gaulliste ».

Le 1er septembre 2011, elle présente son projet dans un livre intitulé Lettres à tous les résignés et à tous les indignés qui veulent des solutions. Elle y développe ses cinq cinq priorités : faire de la France un pays d’entrepreneurs, faire de la France la première puissance écologique d’Europe, l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation, faire des banlieues une partie essentielle de la solution, des solutions justes pour la sécurité.

D’après Le Figaro, elle aurait déclaré le 7 septembre 2011 que « le point faible de François Hollande est l’inaction » et que « la seule expérience électorale de Martine Aubry, c’est une législative perdue en 2002 ». Le lendemain, la Haute Autorité des Primaires adresse aux candidats une « recommandation » non nominative et rappelle que la charte éthique des primaires « prohibe tout dénigrement de la personne des candidats » et que « les candidats doivent toujours garder à l’esprit qu’à la compétition succèdera le rassemblement ».

Créditée de 11 à 13 % des voix dans les sondages et régulièrement annoncée en troisième position de cette primaire, Ségolène Royal n’arrive finalement que quatrième, le 9 octobre 2011, derrière Arnaud Montebourg, Martine Aubry et François Hollande. Avec 6,95 % des voix, elle est ainsi éliminée au premier tour. Le 12 octobre 2011, elle annonce son soutien à François Hollande « pour amplifier le résultat du premier tour ».

L’après-primaire

Ségolène Royal à Toulouse, le 3 mai 2012.

Sa candidature aux élections législatives de 2012, dans la première circonscription de la Charente-Maritime, où le député et maire de La Rochelle, le socialiste Maxime Bono, ne se représente pas, est validée par le bureau national du Parti socialiste le 22 novembre 2011, mais contestée par plusieurs responsables locaux, parmi lesquels le premier secrétaire fédéral du PS en Charente-Maritime, Olivier Falorni, qui dénonce un « parachutage de la honte » et décide de se présenter sans le soutien du Parti socialiste. Ségolène Royal déclare à plusieurs reprises qu’elle souhaite devenir présidente de l’Assemblée nationale en cas d’élection.

Lors du premier tour des élections législatives, elle arrive en tête avec 32,03 % des voix et doit affronter au second tour le dissident socialiste Olivier Falorni. Pendant l’entre-deux tours, alors que le président François Hollande lui apporte son soutien, sa compagne, Valérie Trierweiler, encourage publiquement son concurrent Olivier Falorni, qui l’emporte au second tour avec 62,97 % des voix

Détail des mandats et fonctions

Mandats électifs

Mandats locaux
Au conseil municipal :
  • 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste à la fin de l’année 1986, attitude qu’elle justifie par des fonctions d’importance croissante à l’Élysée. Néanmoins il paraît plus probable qu’elle ait quitté le Calvados en raison de ses faibles chances de succès.
  • 13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
  • 18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
Au conseil général :
  • 2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
Au conseil régional :
  • 23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
  • 2 avril 2004 – en cours : présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
Autres :
  • 2004-2006 : présidente du syndicat mixte du parc interrégional du Marais poitevin
Mandats nationaux
Députée :
  • 13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
  • 2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
  • 1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
  • 16 juin 2002 – 17 juin 2007: députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)

Fonctions ministérielles

Ministre :
  • 3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy
Ministre déléguée :
  • 4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du gouvernement Jospin auprès du ministre de l’Éducation nationale Claude Allègre
  • 27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance du gouvernement Jospin auprès de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou
  • 28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées du gouvernement Jospin auprès de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou.

Prises de position

En 1989, Ségolène Royal entame un mouvement contre la violence à la télévision française dont l’archétype serait l’animation japonaise, qualifiée de « nulle, médiocre et laide » et écrit notamment un livre intitulé Le ras-le-bol des bébés zappeurs. Ségolène Royal conserve, 18 ans après cet écrit, la même opinion sur la production japonaise : Fukushima Mizuho, dirigeante du Parti social-démocrate japonais, qu’elle a rencontrée le 22 décembre 2006, a expliqué que Ségolène Royal l’avait interrogée sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pourrait venir de l’impact des mangas et des dessins animés japonais « dans lesquels des femmes sont torturées » et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignaient un refroidissement des relations franco-japonaises en cas d’élection de Ségolène Royal à l’élection présidentielle de 2007.

Ségolène Royal a plusieurs fois exprimé sa volonté d’appliquer une politique économique keynésienne. Par ailleurs, elle a plusieurs fois critiqué la « logique boursière ». Le 27 avril 2007, elle défend « le choix, toujours, des valeurs humaines sur les valeurs financières et sur les valeurs boursières ». Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l’étiquette de « blairiste ».

En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l’Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l’Union européenne.

Pendant les troubles au Tibet du printemps 2008, Ségolène Royal s’exprime à plusieurs reprises sur le sujet et rencontre diverses personnalités tibétaines y compris le dalaï-lama. Elle déclare son intention d’aller au Tibet dans les plus bref délais et elle invite les autorités chinoises à dialoguer avec les Tibétains.

En janvier 2009, Ségolène Royal déclare que la campagne victorieuse de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine de 2008 s’est inspirée de la sienne, propos qu’elle tempère par la suite, en affirmant que c’était de l’humour. D’après Archippe Yepmou, un membre du comité Obama à Paris, l’équipe d’Obama se serait concentrée sur les faiblesses de la campagne de Ségolène Royal et sur son « manque de cohérence », à ne pas reproduire.

Fin août 2009, à l’issue de l’université d’été du PS, Ségolène Royal se déclare hostile à la contribution climat-énergie alors que le bureau national du PS annonce son accord avec l’idée d’une taxe carbone, mais conteste le projet actuel du gouvernement. Elle est alors critiquée par les Verts, et, étant signataire, comme la majorité des candidats, du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, est accusée par la droite de manquer à sa parole, tandis qu’elle s’en défend en indiquant avoir à l’époque émis des réserves sur la taxe carbone. Elle considère la taxe carbone comme injuste car taxant obligatoirement des Français qui n’ont ni accès aux transports au commun ni accès au véhicule propre. Elle précise néanmoins ne pas être opposée au principe de la fiscalité écologique à condition que celle-ci soit cohérente.

Bibliographie

Ouvrages de Ségolène Royal

Ouvrages sur Ségolène Royal

(*) Wikipedia

http://www.dailymotion.com/video/x6w8ou

http://www.dailymotion.com/video/xeuexb

Image de prévisualisation YouTube

http://www.dailymotion.com/video/x7bt4y

Révolution Solaire de Ségolène ROYAL

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TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 11 ET NOEUD SUD EN MAISON 5

L’entrée du noeud nord en maison XI rend possible la réalisation de vos projets, même s’ils sont audacieux. Durant la période précédente, le nœud sud que vous aviez en maison VI a contrecarré les projets que vous souhaitiez accomplir en dressant maints obstacles sur votre route. Pourtant, votre nœud nord qui était en maison XII vous a permis de formuler des projets. Vous avez pu les trouver peu réalistes. Cependant, maintenant que vous avez quitté cette prison qu’était la maison XII et retrouvé votre liberté (maison XI) ces rêves peuvent commencer à se réaliser. Cette réalisation sera, toutefois, conditionnée par votre faculté à cultiver l’art de l’amitié. Ce seront les vraies amitiés et les relations sincères qui paveront l’avenue de vos opportunités durant cette période et la suivante. Ceci est suggéré par la présence du nœud nord en XI lequel vous incitera, par ailleurs, à refuser toutes les contraintes qui limiteraient cette nouvelle liberté. De plus, il vous autorise, dans l’ordre, à élargir le cercle de vos relations, à former de nouvelles amitiés, à obtenir leur soutien, à réaliser vos grands projets et à conquérir votre indépendance. Le nœud nord continuera son parcours en direction de la maison X, laquelle vous fera récolter les fruits des projets que vous aurez matérialisés pendant son passage en maison XI. Commencez donc par étendre le cercle de vo s relations car c’est parmi celles-ci que vous trouverez à réaliser vos projets les plus audacieux. Dans le même esprit, visez la fraternité, l’entraide mutuelle en adhérant à un ordre, un club ou une association. Les résultats pourront vous surprendre. Evitez à tout prix de vous laisser séduire par les tentations du nœud sud en maison V : les plaisirs sans mesure, la recherche de prestige, la satisfaction des sens, les liaisons faciles. En d’autres termes, prenez garde à tout ce qui flatte votre ego ; évitez tous les abandons où seul votre plaisir compte car ceci ressort du domaine négatif de la même période (nœud sud en V). Celle-ci n’est pas propice aux satisfactions affectives ou émotives en tête-à-tête, c’est-à-dire dans lesquelles vous seriez trop « personnel ». C’est ainsi que toute vie en couple ne peut subsister ici que si un vrai don de soi intervient, au-delà de l’utilisation de l’autre pour se satisfaire, et sous condition d’élargir la relation vers de vastes échanges avec le monde extérieur. Vous ne pourrez d’ailleurs pas supporter de restreindre votre vie au seul couple. Vous manqueriez d’air. Il vous faudra aussi vivre une expansion, en plus, pour conserver votre équilibre. Cette période est aussi source de déception issue des rapports avec les enfants. La bonne entente avec ces derniers est souvent compromise. Souvent, les accouchements y sont difficiles. Evitez aussi tout ce qui est d’ordre spéculatif : le loto, la loterie, les casinos. Ne jouez pas en bourse, n’attendez aucun résultat de la chance. En résumé, évitez tout ce qui flatte votre ego à titre personnel pour privilégier la fraternité et l’humanisme de manière large et impersonnelle, sans carcans ni restrictions.

 

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Personnalité du 21/09/2010 – Edouard GLISSANT 21 septembre, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 09/2010,Litérature,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

————————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————–

http://a10.idata.over-blog.com/1/91/78/66/bloncourt/0093-1-Edouard-Glissant---copie-1.jpg

Edouard Glissant , écrivain Martiniquais au CNE en Avril 1959 ©Gerald Bloncourt

 

http://www.africultures.com/tables/artistes/images/edouard_glissant.jpg

http://www.potomitan.info/bibliographie/images/glissant2.jpg

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Edouard Glissant “La pensée unique frappe partout où elle soupçonne de la diversité”

Edouard Glissant

—————————————— 21 Septembre 2010 ——————————————

Edouard GLISSANT

né le 21 Septembre 1928 à Sainte-Marie – Martinique – FRANCE

Personnalité du 21/09/2010 - Edouard GLISSANT dans 09/2010 edouardglissant21091928

Édouard Glissant, (*) né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie (Martinique), et mort à Paris le 3 février 2011[1] est un écrivain, poète et essayiste français.

Fondateur des concepts d’antillanité, de créolisation et de tout-monde, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York et président de la mission de préfiguration d’un Centre français consacré à la traite, à l’esclavage et à leurs abolitions, voulu par Jacques Chirac.

Édouard Glissant étudie au lycée Schoelcher de Fort-de-France. Il quitte la Martinique pour Paris en 1946 afin d’étudier l’ethnographie au Musée de l’Homme, mais aussi l’histoire et la philosophie à la Sorbonne.

Titulaire d’un doctorat ès lettres (1980)[1], il adhére aux thèses de la négritude avant de développer par la suite les concepts d’antillanité et de créolisation.

Alors proche des thèses de Frantz Fanon, il fonde, accompagné de Paul Niger, en 1961 le Front antillo-guyanais d’obédience indépendantiste, puis autonomiste, ce qui lui vaut d’être expulsé de la Guadeloupe et assigné à résidence en France métropolitaine. Il est interdit de séjour dans son île natale pour « séparatisme » de 1959 à 1965. Il est signataire du manifeste des 121 en 1960. Certains de ses ouvrages, tel le Discours antillais, restent très marqués par son engagement anticolonialiste.

Il revient en Martinique en 1965 et y fonde l’Institut martiniquais d’études, ainsi qu’Acoma, un périodique en sciences humaines. Remarqué pour son travail, il devient de 1982 à 1988, le directeur du Courrier de l’Unesco.

En 1989, il est nommé « Distinguished University Professor » de l’Université d’État de Louisiane (LSU), où il dirige le Centre d’études françaises et francophones.

Il vit actuellement à New York où, depuis 1995, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York.

Son influence sur la politique martiniquaise reste certaine notamment dans les milieux indépendantistes ou écologistes.

En janvier 2006, Édouard Glissant se voit confier par le président Jacques Chirac la présidence d’une mission en vue de la création d’un Centre national consacré à la traite et à l’esclavage. Il prend position contre la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale et condamne la politique d’immigration menée depuis l’élection du président Nicolas Sarkozy. De cet engagement politique et poétique naîtra un court manifeste, Quand les murs tombent, l’identité nationale hors la loi ?, rédigé avec Patrick Chamoiseau.

En 2007, il crée avec le soutien du conseil régional d’Île-de-France et du ministère de l’Outre-Mer, l’Institut du tout-monde. Cet institut a pour objectif de faire avancer la pratique culturelle et sociale des créolisations. Il favorise la connaissance de l’imaginaire des peuples dans leur diversité. A l’écoute des mélodies du monde, il accompagne, à travers la multiplicité des langues, la pluralité des expressions artistiques, des formes de pensée et des modes de vie.

Au monde qui se replie sous la loi de l’unicité et de l’esprit de système l’Institut du Tout-Monde oppose les identités en mouvement. À la fois site d’études et de recherches, espace d’invention et de formation, lieu de rencontres, il est dédié aux mémoires des peuples et des lieux du monde.[2]

 

De la négritude à la créolisation

négritude et créolisation.

Dans un premier temps, il adhére aux thèses de la négritude avant d’en dénoncer les limites. Il développe alors le concept d’antillanité qui cherche à enraciner l’identité des Caraïbes fermement dans « l’Autre Amérique » en rupture avec les travaux d’Aimé Césaire, pour qui l’Afrique est la principale source d’identification pour les caribéens. Cette antillanité serait fondée sur la notion d’« identité multiple », ou d’« identité rhizome », ouverte sur le monde et la mise en relation des cultures.

Il propose également le concept de créolisation qu’il définit comme le « métissage qui produit de l’imprévisible » et qui est pour lui le « mouvement perpétuel d’interpénétrabilité culturelle et linguistique »[3] qui accompagne la mondialisation culturelle. Cette mondialisation met en relation des éléments culturels éloignés et hétérogènes, avec des résultantes imprévisibles.

Ses réflexions sur l’identité antillaise ont inspiré une génération de jeunes écrivains antillais qui formera le mouvement de la créolité, dont Patrick Chamoiseau, Ernest Pépin ou encore Raphaël Confiant.

 

Tout-monde

Ses travaux plus récents s’articulent autour du concept de tout-monde et interroge l’universalité. Écrivain militant, il cherche à définir une approche poétique et identitaire pour la survie des peuples au sein de la mondialisation au travers de concept comme la « mondialité » en opposition à la mondialisation économiste ou d’identité-relation contre l’affirmation des identités-racines qui génère d’innombrables conflits à travers le monde.

 

Publications

Essais

Poésie

Romans

Théâtre

Notes et références

  1. Le Discours antillais : le passage de l’oral à l’écrit en Martinique : essai d’analyse éclatée d’un discours global, Université Paris 1, 1980, 3 vol., 755 p. [1]
  2. Extrait du programme du Prix Carbet de la Caraïbe 2007 présidé par Édouard Glissant
  3. Edouard Glissant, Introduction à une poétique du divers, Gallimard, Paris, 1996

 

Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x82txg

http://www.dailymotion.com/video/x81q9n

http://www.dailymotion.com/video/x7276z

 

Pas de Révolution Solaire Edouard GLISSANT

Heure de naissance inconnue

 

-=-=- F I N -=-=-

 

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