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Peronnalité du 04/02/2011 – Rosa PARKS 4 février, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 02/2011,Droits de l'homme,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

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Le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama), dans une Amérique ségrégationniste, Rosa Louise McCauley Parks, une noire américaine inconnue, brave l’interdit et refuse de laisser sa place à un passager blanc dans un bus. Par ce geste, elle entre dans l’Histoire.

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Aussitôt arrêtée et conduite au commissariat de police, Rosa Parks doit s’acquitter d’une amende de 15 dollars.

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Le 13 novembre 1956, la cour suprême des Etats-Unis finit par casser les lois ségrégationnistes de Montgomery les déclarant anticonstitutionnelles.

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Actualités historiques en relation avec Rosa PARKS 1 2

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Rosa PARKS

née le 04 Février 1913 à Tuskegee (Alabama) – USA

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Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks (4 février 1913, Tuskegee, Alabama États-Unis24 octobre 2005, Détroit, Michigan), est une couturière qui devint une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui vaut le surnom de mère du mouvement des droits civiques de la part du Congrès américain.

Parks est devenue célèbre le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama) en refusant de céder sa place à un passager blanc dans un bus. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende de 10 dollars (plus 4 dollars de frais de justice) le 5 décembre ; elle fait appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir inconnu de 26 ans, Martin Luther King, avec le concours de Ralph Abernathy, lance alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dura 381 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême casse les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.

Jeunesse et premiers engagements politiques

Rosa Parks est née à Tuskegee, Alabama, fille aînée d’une famille de deux enfants avec pour parents James et Leona McCauley, respectivement charpentier et institutrice. Dans son enfance, elle a des problèmes de santé, dont une angine chronique. Après le divorce de ses parents, elle grandit dans une ferme avec sa mère, ses grand-parents méthodistes et son frère Sylvester. Très attachée à ce que sa fille reçoive une bonne éducation malgré les entraves à la scolarité des Noirs, sa mère Leona éduque Rosa à la maison jusqu’à ses onze ans, puis elle est envoyée à l’Industrial School for Girls, fondée par des familles blanches du Nord pour les enfants noirs, à Montgomery, où habite sa tante.

Rosa commence ensuite ses études secondaires à l’Alabama State Teachers College for Negroes, mais elle ne peut les suivre jusqu’à leur terme, car elle doit s’occuper de sa grand-mère puis de sa mère, qui tombe malade.

 

 

 

290px-Kkk1928 dans Personnalités du jourLe Ku Klux Klan défilant sur Pennsylvania Avenue à Washington en 1928

Elle se souvient que son grand-père montait la garde la nuit devant la ferme contre les actions du Ku Klux Klan. Sa jeunesse lui fait vite subir les affronts du racisme. Le KKK a d’ailleurs brûlé à deux reprises l’école qu’elle fréquente, la Montgomery Industrial School for Girls. Bien que Rosa Parks ait raconté dans son autobiographie n’avoir pas eu une mauvaise impression des Blancs, elle narre des détails du racisme au quotidien (si vif dans le Sud des États-Unis) qui l’ont marquée, telles ces fontaines publiques réservées aux Blancs ou aux Noirs (« Enfant, je pensais que l’eau des fontaines pour les Blancs avait meilleur goût que celle des Noirs »).

Les autobus sont un bon exemple de cette ségrégation au quotidien. Il n’y avait certes pas de bus ou de trains différents, mais des sections réservées aux Blancs et aux Noirs. Rosa Parks se souvient cependant que les transports scolaires étaient interdits aux enfants jaunes et noirs. Pour aller à l’école de Pine Level, les enfants blancs prennent le bus alors que les autres y vont à pied : « Je voyais passer le bus chaque jour. Mais pour moi, c’était comme ça. Nous n’avions d’autre choix que d’accepter ce qui était notre quotidien, un très cruel quotidien. Le bus fut un des premiers éléments par lesquels je réalisais qu’il y avait un monde pour les Noirs et un monde pour les Blancs. »

En 1932, elle épouse Raymond Parks, un barbier militant de la cause des droits civiques, membre de l’Alabama de l’Association pour l’avancement des gens de couleur (National Association for the Advancement of Colored People, NAACP). Il collecte aussi de l’argent pour soutenir un groupe de jeunes Noirs, les « Scottsboro Boys », qui sont accusés de viols sur deux femmes blanches. Il l’encourage à finir ses études secondaires, qu’elle achève malgré les charges familiales en 1934, à une époque où seulement sept pour cent des Noirs obtiennent ce niveau d’étude. En 1940, les époux Parks deviennent membres de la ligue des électeurs (Voters’ League).

Rosa Parks travaille en tant que couturière de 1930 à 1955, mais elle a aussi divers autres métiers tels qu’aide soignante. En décembre 1943, Parks devient membre du mouvement pour les droits civiques (American Civil Rights Movement) et travaille en tant que secrétaire à Montgomery pour la section du NAACP, présidé par Edgar Nixon. Sur son rôle dans l’association, elle déclare : « J’étais la seule femme là-bas, et ils avaient besoin d’une secrétaire, et j’étais trop timide pour dire non ». Elle tient cette fonction jusqu’en 1957 lorsqu’elle quitte la ville de Montgomery. Début 1945, elle occupe brièvement un emploi à la base aérienne de Maxwell, une zone fédérale, où la ségrégation n’était pas en vigueur : « On peut dire que [la situation] à Maxwell m’a ouvert les yeux ». Elle est aussi femme de ménage pour un couple libéral, Clifford et Virginia Durr, qui sympathisent avec elle et l’encouragent à suivre une formation sur les droits des travailleurs et l’égalité raciale à la Highlander Folk School, à Monteagle (Tennessee), six mois avant son arrestation.

Comme beaucoup d’autres Afro-Américains, elle est choquée par le meurtre sauvage de Emmett Till en août 1955. Le 27 novembre suivant (soit quatre jours avant qu’elle ne refuse son siège), elle assiste à un grand meeting sur son cas à Montgomery, dont le principal orateur est T.R.M. Howard, un activiste des droits civiques du Mississippi, à la tête du Regional Council of Negro Leadership.

Boycott des bus de Montgomery

Les événements précurseurs

Plessy v. Ferguson.

En 1944, le joueur de base-ball Jackie Robinson doit affronter un cas semblable, lorsque confronté à un officier de l’Armée à Fort Hood, au Texas, il refuse de se diriger vers l’arrière du bus. Robinson est traduit devant une cour martiale, qui l’acquitte. Le NAACP prend en charge d’autres cas, comme celui d’Irene Morgan dix ans plus tôt, qui est victorieux devant la Cour suprême sur des aspects commerciaux. Toutefois, cette victoire ne rend caduques les lois ségrégatives que dans la mesure où elles s’appliquaient au commerce inter-étatique, comme les lignes de bus entre différents États. Des activistes noirs ont commencé à préparer la défense contre l’arrestation d’une fille de 15 ans, Claudette Colvin, lycéenne au Booker T. Washington High School de Montgomery. Le 2 mars 1955, Colvin fut menottée, arrêtée et expulsée manu militari d’un bus public après qu’elle eut refusé de céder son siège à un homme blanc. Elle clame que ses droits constitutionnels ont été violés. Colvin est alors un membre actif du groupe de jeunesse du NAACP, pour lequel Rosa Parks était une conseillère.

 

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Diagramme du bus dans lequel s’est assise Rosa Parks.

Colvin se souvient, « Mme Parks disait, « Faites ce qui est juste. » » Rosa Parks lève des fonds pour la défense de Colvin, mais quand E.D. Nixon apprend qu’elle était enceinte, il juge qu’elle n’est pas un symbole convenable pour leur cause. Peu après son arrestation, elle tombe enceinte d’un homme marié plus âgé ; cette transgression morale scandalise profondément la pieuse communauté noire. Ses stratèges pensent que la presse ségrégationniste blanche ferait valoir la grossesse de Colvin pour discréditer tout boycott. Le NAACP a également étudié mais rejeté d’autres cas antérieurs à celui de Rosa Parks, jugés insuffisants pour faire face aux pressions du contradictoire dans un affrontement légal avec les lois segrégationnistes. Colvin était aussi connue pour ses dérapages verbaux. La plupart des charges contre elle sont abandonnées. Les stratèges du NAACP continuent à rechercher un plaignant au-delà de tout reproche.

De même, une autre femme, Mary Louise Smith, n’a pas été défendue, la rumeur voulant que son père soit alcoolique. Au contraire, Rosa Parks est une des femmes les plus distinguées de la ville, dont l’éducation ne souffre aucune remarque, et donc un meilleur étendard pour la cause noire.

Le boycott à Montgomery

 

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Le carton des empreintes de Rosa Parks.

Rosa Parks devient célèbre lorsque, le 5 décembre 1955, dans la ville de Montgomery, elle refuse d’obéir au conducteur de bus James Blake qui lui demande de laisser sa place à un Blanc et d’aller s’asseoir au fond du bus.

Dans les bus de Montgomery, les quatre premiers rangs sont réservés aux Blancs. Les Noirs, qui représentent trois quarts des utilisateurs, doivent s’asseoir à l’arrière du bus. Ils peuvent néanmoins utiliser la zone centrale, jusqu’à ce que des Blancs en aient besoin ; ils doivent alors soit céder leur place et aller vers le fond, soit quitter le bus. Comble de l’humiliation : si ces places sont occupées, les Noirs doivent bien acheter leur billet à l’avant, mais doivent ressortir avant de rentrer de nouveau par la porte arrière du bus pour rejoindre les emplacements qui leur sont destinés. Mme Parks n’était pas la première personne à violer ce règlement et d’autres personnes l’avaient payé durement, parfois de leur vie.

 

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Rapport de police sur Rosa Parks du 1er décembre 1955, page 2.

Pendant des années, la communauté noire se plaint de la situation et Mme Parks ne faisait pas exception : « Ma résistance à ces mauvais traitements dans le bus n’ont pas commencé avec cette arrestation. J’ai fait beaucoup de marche à pied à Montgomery. » Parks en fait une expérience publique un jour pluvieux de 1943, quand le chauffeur de bus James Blake, lui demande de descendre du bus et d’y rentrer de nouveau par la porte arrière. Alors qu’elle se dirige vers la porte avant, elle laisse tomber son porte-monnaie ; elle s’assied un instant sur un siège réservé aux passagers blancs pour le récupérer. Furieux, le chauffeur de bus lui laisse à peine le temps de descendre du bus, qu’il redémarre. Rosa Parks marche plus de huit kilomètres sous la pluie. Ironie du sort, c’était le même chauffeur que le 1er décembre 1955.

Ce jour de 1955, elle n’avait semble-t-il pas planifié son geste, mais une fois décidée, elle l’assume totalement. Elle est arrêtée, jugée et inculpée de désordre public ainsi que de violation des lois locales. Elle joint l’avocat Edgar Nixon, membre du chapitre de Montgomery du NAACP. Bien que furieux du traitement réservé à Madame Parks, il voit toutefois de suite l’intérêt symbolique du combat à mener. Il appelle un avocat blanc, Clifford Durr, qui accepte de contester la loi sur la ségrégation dont Rosa Parks est la victime.

La nuit suivante, cinquante dirigeants de la communauté afro-américaine, emmenés par un jeune pasteur peu connu à l’époque Dr. Martin Luther King, Jr, se réunissent à l’église baptiste de la Dexter Avenue pour discuter des actions à mener à la suite de l’arrestation de Rosa Parks. Ils y fondent le Montgomery Improvement Association, dont ils élisent King comme président. Il y popularise les théories de la non-violence et de la désobéissance civile. Le mouvement a trois revendications immédiates :

  1. que les Blancs et les Noirs puissent s’asseoir où ils veulent dans l’autobus ;
  2. que les chauffeurs soient plus courtois à l’égard de toutes les personnes ;
  3. que des chauffeurs noirs soient engagés.

 

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Le bus dans lequel Rosa Parks est montée le 1er décembre 1955 est maintenant exposé au Musée Henry Ford (Dearborn, Michigan).

La veille du procès, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus le lundi 5 décembre. Le mot d’ordre est repris le lundi par The Montgomery Advertiser, le journal noir local. Le mot d’ordre est reconduit après une réunion à l’église. C’est le début du boycott des bus de Montgomery ; il se prolonge 381 jours. Des dizaines de bus publics sont restés au dépôt pendant des mois jusqu’à ce que la loi sur la ségrégation dans les bus publics fût levée. La plupart marchèrent à pied ; des taxis conduits par des Noirs font des trajets au tarif du bus (10 cents). Quelques Blancs les rejoignent, parfois par idéologie, parfois simplement parce qu’ils avaient besoin que leurs employés noirs viennent travailler. Peu à peu, grâce en partie à l’écho international qu’eut le mouvement, des fonds commencent à arriver, permettant de mettre en place un service d’autobus parallèle, ou plus modestement l’achat de paires de chaussures. Des actes violents sont perpétrés, y compris le dynamitage des domiciles de Martin Luther King et de l’avocat Edgar Nixon, et de nombreuses vexations sont recensées contre les Noirs. Fidèle à sa stratégie, King demande de ne pas répondre à ces actes. Ce mouvement provoque beaucoup d’autres protestations contre la ségrégation menée aux États-Unis.

À travers son rôle initiateur du boycott, Rosa Parks contribua à la prise de conscience des Américains dans la lutte pour les droits civiques. King écrit dans son livre paru en 1958, Stride Toward Freedom, « L’arrestation de Mme Parks fut l’élément déclencheur plutôt que la cause des protestations… »

Finalement, le 13 novembre 1956, la Cour suprême des États-Unis statue par l’arrêt Browdler v. Gayle que la ségrégation dans les bus est anticonstitutionnelle. La nouvelle ne parvient à Montgomery que le 20 novembre. Le boycott cesse le lendemain.

Toutefois, la violence continue avec des tirs contre les bus et le domicile de Luther King et des explosions visant les églises fréquentées par les Noirs. Et si la ségrégation a été abolie dans les bus de l’État, ce n’est pas encore le cas pour les liaisons inter-étatiques. Un groupe de jeunes fonde le Freedom Ride, mais après quelques jours, un de ces bus est stoppé par le KKK ; ses occupants sont battus et le véhicule incendié. Ce n’est qu’en 1964 que les lois ségrégationnistes Jim Crow sont abrogées par le Civil Rights Act qui interdit toute forme de ségrégation dans les lieux publics, puis en 1965 par le Voting Rights Act qui supprime les tests et les taxes pour devenir électeur.

Son travail pour les droits civiques

Par la suite, Rosa Parks devient une icône pour le mouvement des droits civiques. Ne trouvant pas de travail à Montgomery et sous la pression de ses proches inquiets pour sa sécurité, mais aussi en raison de quelques désaccords avec les leaders noirs de la ville, elle se rendit en 1957 dans le Nord, à Hampton en Virginie puis à Détroit dans le Michigan.

Elle y travaille en tant que couturière, jusqu’à ce qu’elle se joigne à l’équipe du représentant démocrate du Michigan, l’Afro-Américain John Conyers à la Chambre des Représentants des États-Unis pour lequel elle travailla de 1965 jusqu’à sa retraite le 30 septembre 1988.

Ce combat contre les discriminations débouche en 1964 sur le Civil Rights Act, loi qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics et en 1965 sur le Voting Rights Act, qui supprime les tests et autres taxes pour devenir électeur aux États-Unis.

Le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development est fondé en février 1987 conjointement par Rosa Parks et Elaine Eason Steele en l’honneur du mari de Rosa, Raymond Parks (décédé en 1977). L’institut organise des visites en bus pour les jeunes générations en leur montrant les sites importants du mouvement pour les droits civiques. Lors d’une visite en 1997, le bus tombe dans une rivière et tue Adisa Foluke, que tout le monde considérait comme son petit-fils adoptif, et en blessa beaucoup d’autres.

En octobre 1995, elle a participé à la « Million Man March », qui rassemble plus d’un million de Noirs à Washington.

Ses dernières années sont difficiles. Elle est notamment hospitalisée après un hold-up commis le 30 août 1994 par un jeune homme de 28 ans, Joseph Skipper, qui lui vola 53 dollars. Il est condamné le 8 août 1995 à 15 ans de prison. Rosa Parks lui pardonne partiellement, puisqu’elle souhaite qu’il puisse se racheter et non aller en prison. Elle a à la fin de ses jours des difficultés à payer son loyer et doit faire appel à l’aide de son Église, pour que son propriétaire arrête les poursuites judiciaires.

Décès et funérailles

Rosa Parks réside à Détroit jusqu’à sa mort le 24 octobre 2005. Depuis 2004, elle souffrait de démence dégénérative.

Après son décès, la classe politique dans son ensemble lui a rendu hommage. Le président George W. Bush a honoré sa mémoire dans une allocution télévisée et sa dépouille est restée exposée deux jours dans la rotonde du Capitole pour un hommage public. Privilège réservé d’habitude aux hommes politiques et aux soldats, Rosa Parks est la 31e personne après l’ancien président Ronald Reagan en juin 2004 et la première femme à recevoir cet honneur. Elle est également la deuxième personnalité noire (la première fut Jacob J. Chestnut) et la seconde personne ne faisant pas partie du gouvernement (la première était le français Pierre L’Enfant en 1909) à recevoir un tel hommage de la part du gouvernement fédéral.

Des milliers de personnes assistent à ses funérailles en l’église Greater Grace Temple à Détroit le 2 novembre. On estime à 60 000 le nombre d’Américains qui lui rendent hommage dans les premiers jours qui suivent son inhumation dans son État natal de l’Alabama et à Washington. De nombreuses personnalités y assistent, dont l’ancien président Bill Clinton, la sénatrice de New York Hillary Clinton, le pasteur noir Jesse Jackson, des élus noirs du Congrès et des dirigeants du mouvement des droits civiques. La chanteuse Aretha Franklin chante à cette occasion. Le président américain décréte la mise en berne de tous les drapeaux le jour de son enterrement. Le corbillard lui-même est suivi d’un bus des années 1950 recouvert d’un linceul noir.

A la suite de son décès, le bus dans lequel Rosa Parks a été arrêtée fut drapé d’un linceul rouge et noir jusqu’aux obsèques officielles. Enfin, les premières places des bus de Montgomery restent vacantes jusqu’au jour de son enterrement. Elles sont recouvertes d’une photographie de Rosa Parks entourée d’un ruban noir portant l’inscription suivante :

« La société de bus RTA rend hommage à la femme qui s’est tenue debout en restant assise. »

Hommages

Distinctions

 

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La médaille d’or du Congrès pour Rosa Parks porte la légende « Mother of the Modern Day Civil Rights Movement »

En 1979, le NAACP la décore de la Spingarn medal, sa plus haute distinction, et elle reçoit l’année suivante le Martin Luther King Sr. Award. Elle est nommée au Michigan’s Women Hall of Fame en 1983 pour son action en faveur des droits civiques. En 1990, le Centre Kennedy de Washington, lors de son soixante-dix-septième anniversaire lui décerne un prix. Elle reçoit le Prix de la Paix Rosa Parks en 1994 à Stockholm, en Suède, puis la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction décernée par l’exécutif américain en 1996, des mains de Bill Clinton.

 

 

 

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Rosa Parks et le président américain Bill Clinton.

En 1997, le Published Act no.28 décrète le premier lundi – après le 4 février – comme jour férié dans l’État du Michigan (c’est la première fois qu’une personne vivante connaîtrait un jour en son honneur).

En 1998, elle devient la première récipiendaire du Freedom Conductor Award décerné par le National Underground Railroad Freedom Center. L’année suivante, elle reçoit la Médaille d’or du Congrès (Congressional Gold Medal), la plus haute distinction décernée par l’organe législatif américain, puis le Detroit-Windsor International Freedom Festival Freedom Award. En septembre 1999, elle reçoit les honneurs de l’Alabama Academy of Honor, une organisation qui récompense les citoyens méritants de l’Alabama.

En 1999, le magazine Time nomme Rosa Parks une des vingt plus importantes figures du XXe siècle. En 2000, son État natal lui remet l’Alabama Academy of Honor ainsi que la première Governor’s Medal of Honor for Extraordinary Courage. En décembre de la même année, la Troy State University de Montgomery donne son nom à un musée et une bibliothèque. Une rue et une école portent aussi son nom à Détroit. Elle reçoit également des récompenses de doctor honoris causa de deux douzaines d’universités de par le monde et est faite membre honoraire de la sororité Alpha Kappa Alpha.

En 1992, elle publie un livre pour enfants, Rosa Parks: My Story, une chronologie expliquant sa vie jusqu’au jour où elle refuse de céder son siège. Ce livre est suivi par ses mémoires Quiet Strength. La Bibliothèque – musée Rosa Parks (Rosa Parks Library and Museum) à Montgomery, est inaugurée en novembre 2001. L’objet le plus populaire du musée est une sculpture de Rosa Parks assise sur le banc d’un bus. Le documentaire Mighty Times: The Legacy of Rosa Parks est nommé en 2002 à l’Oscar du meilleur documentaire. Cette année-là, elle collabore à un téléfilm racontant sa vie, son rôle étant joué par Angela Bassett.

En 2001, au mois de mai « The Rosa Parks Story » est tourné à Montgomery en Alabama. Il est diffusé le 24 février 2002 sur le réseau de télévision CBS.

En septembre 2006, un « Lycée Rosa Parks » a ouvert ses portes à Neuville-sur-Saône (Rhône), en France.

En 2006, le chanteur français Pascal Obispo rendait hommage à Rosa Parks au travers de sa chanson Rosa. Lors de sa tournée 2007, Rosa est un très grand moment plein d’émotions pendant le concert. Le clip plein de sens illustrant cette chanson était projeté pendant le concert.

La commune de Villabé, près de Corbeil-Essonnes, en France, nomme son collège « Collège Rosa Parks » lors de la rentrée 2006.

Le 10 mai 2007, la mairie d’Aubervilliers, en France, inaugure la place Rosa-Parks, sur l’esplanade du marché du centre-ville, suivi peu après de l’inauguration d’une rue Rosa Parks à La Courneuve.

A Yaoundé, capitale du Cameroun, l’avenue dans laquelle se trouve l’ambassade des États-Unis porte le nom de Rosa Parks.

Un terminus de la ligne 7 du réseau de bus STAR portant le nom de Rosa Parks a été créé le lundi 31 aout 2009 à Chantepie.

Un collège, qui sera ouvert pour la rentrée 2010, à Marseille portera le nom de Rosa Parks.

Une résidence se nomme « Rosa Parks » située au 1 square des Jonchères à Angers depuis mars 2010 ainsi qu’une rue.

A la rentrée 2010, le lycée de Montgeron (Essonne) est renommé lycée Rosa Parks.

Citations de Rosa Parks

À propos du Martin Luther King Day, jour férié fêtant le jour anniversaire de la naissance du leader noir, Rosa Parks s’inquiéta de l’affadissement de son image et du risque que l’on ne se souvienne de lui, que comme un rêveur (dreamer). Elle déclara : Dans mon souvenir, il était plus qu’un rêveur. Il était un activiste dans l’action, autant qu’un orateur contre l’oppression.

Nous devons redoubler d’efforts pour essayer d’inspirer notre jeunesse et les inciter à vouloir étudier notre héritage ainsi qu’à savoir ce que cela signifie être noir dans l’Amérique d’aujourd’hui. Citation de 1988.

Jusqu’à présent, je crois que nous sommes sur la planète Terre pour vivre, nous épanouir et faire notre possible pour rendre ce monde meilleur afin que tout le monde puisse jouir de la liberté.

Le Chemin de la liberté

 

 

(*) Wikipedia

 

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Pas de Révolution Solaire pour Rosa PARKS

Heure de naissance inconnue. 

 

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Personnalité du 15/01/2011 – Martin Luther KING 15 janvier, 2011

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Actualités en relation avec Martin Luther KING

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Martin Luther KING  

né le 15 Janvier 1929 à 13h00 à Atlanta (Georgia) – USA

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Martin Luther King, Jr. (*) est un pasteur baptiste afro-américain né à Atlanta (États-Unis) le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis.

Militant non violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté, il organise et dirige des actions tel le Boycott des bus de Montgomery pour défendre le droit de vote, la déségrégation et l’emploi des minorités. Il prononce un discours célèbre le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l’emploi et la liberté : « I have a dream » (Je fais un rêve). Il est soutenu par John F. Kennedy dans la lutte contre la discrimination raciale ; la plupart de ces droits seront promus par le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson.

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat officiellement attribué à James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues.

Il se voit décerner à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté par Jimmy Carter en 1977, le prix des droits de l’homme des Nations unies en 1978, la médaille d’or du Congrès en 2004, et est considéré comme l’un des plus grands orateurs américains[1]. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.

Jeunesse

Martin Luther King est le fils du pasteur baptiste Martin Luther King Sr. et d’Alberta Williams King, organiste d’église. Il a une sœur aînée, Christine King Ferris, et un plus jeune frère, Albert Daniel Williams King. Il grandit au sein de l’Amérique ségrégationniste[2]. Sa première expérience de la ségrégation raciale date de ses six ans quand deux camarades de jeu blancs lui disent qu’ils ne sont plus autorisés à jouer avec lui. Sa mère lui explique que c’est parce qu’ils sont maintenant dans des écoles ségrégationnistes blanches, mais souligne qu’il est aussi bon que n’importe qui[3].

En 1939, il chante avec le chœur de son église à Atlanta pour la première du film Autant en emporte le vent.

Il entre à l’âge de 15 ans à Morehouse College, une université réservée aux garçons noirs, après avoir sauté deux années de lycée et sans avoir officiellement obtenu son certificat de graduation. Il en sort avec le diplôme de Bachelor of Arts en sociologie le 20 juin 1948 et rentre au Crozer Theological Seminary pour un Bachelor of Divinity à Chester (Pennsylvanie) — qui correspond à une licence en théologie — qu’il obtient le 12 mai 1951. Il reçoit un Doctor of Philosophy de l’Université de Boston le 18 juin 1955[4].

Des accusations de plagiat contre sa thèse de doctorat à l’université de Boston aboutissent en 1991 à une enquête officielle des responsables de cette université. Ceux-ci concluent qu’un tiers environ de la thèse est plagié d’un article écrit par un étudiant diplômé antérieurement, mais il est décidé de ne pas retirer son titre à Martin Luther, car la thèse constitue tout de même « une contribution intelligente au savoir »[5]. On trouve également des emprunts tacites dans certains discours de King, mais Keith Miller soutient[6] que dans ce dernier cas, c’est une pratique courante des Afro-américains et que l’on ne peut considérer cela comme du plagiat. Toutefois, comme Theodore Pappas le note dans son livre sur le sujet[7], Martin Luther avait en fait suivi un cours sur les normes de la production intellectuelle et le plagiat à l’université de Boston.

Il épouse, le 18 juin 1953, Coretta Scott, qui prendra son nom pour devenir Coretta Scott King. Ils ont quatre enfants : Yolanda, née en 1955, Martin Luther King III, né en 1957, Dexter Scott, né en 1961, et Bernice, née en 1963.

Montgomery, la lutte pour les droits civiques

Boycott des bus de Montgomery et Rosa Parks.

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Rosa Parks vers 1955 avec Martin Luther King.

En 1953, Martin Luther King devient le pasteur de l’église baptiste de l’avenue Dexter à Montgomery (Alabama). Le sud des États-Unis est à cette époque marqué par les violences commises contre les noirs, culminant en 1955 avec le meurtre raciste de Emmett Till, un adolescent de 14 ans, du pasteur activiste George W. Lee et du militant des droits civiques Lamar Smith.

Le 1er décembre 1955, lorsque Rosa Parks, une femme noire, est arrêtée pour avoir violé les lois ségrégationnistes de la ville en refusant de céder sa place à un homme blanc, il mène le boycott des bus de Montgomery avec l’aide du pasteur Ralph Abernathy et d’Edgar Nixon, directeur local du National Association for the Advancement of Colored People. La population noire soutient le boycott et organise un système de covoiturage. Martin Luther est arrêté durant cette campagne qui dure 382 jours et qui devient extrêmement tendue à cause de ségrégationnistes blancs qui ont recours au terrorisme : la maison de Martin Luther King est attaquée à la bombe incendiaire le matin du 30 janvier 1956, ainsi celle de Ralph Abernathy et quatre églises. Les boycotters sont souvent attaqués physiquement mais l’ensemble des 40 000 noirs de la ville continuent de marcher, parfois jusqu’à 30 km, pour rejoindre leur lieu de travail. Le boycott se termine par une décision de la Cour suprême des États-Unis le 13 novembre 1956 déclarant illégale la ségrégation dans les autobus, restaurants, écoles et autres lieux publics.

En 1957, il joue un rôle capital dans la fondation de la Southern Christian Leadership Conference (SCLC, « Conférence des dirigeants chrétiens du Sud »), dont il est élu président et le reste jusqu’à sa mort. La SCLC est une organisation pacifique qui participe activement au Mouvement pour les Droits Civiques en organisant les églises afro-américaines pour conduire des protestations non violentes[8]. Martin Luther adhère à la philosophie de désobéissance civile non-violente comme décrite par Henry David Thoreau[9] et utilisée avec succès en Inde par Gandhi[10]. Conseillé par le militant des droits civiques Bayard Rustin, il décide de l’utiliser lors des manifestations de la SCLC.

Il expose en 1958 son point de vue sur la ségrégation raciale et la spirale d’inégalité et de haine qu’elle provoque dans le livre Stride toward freedom; the Montgomery story (« la marche vers la liberté ») :

« Souvent, les hommes se haïssent les uns les autres parce qu’ils ont peur les uns des autres ; ils ont peur parce qu’ils ne se connaissent pas ; ils ne se connaissent pas parce qu’ils ne peuvent pas communiquer ; ils ne peuvent pas communiquer parce qu’ils sont séparés. »

Alors qu’il signe des exemplaires de son livre dans un magasin à Harlem le 20 septembre, il est poignardé à la poitrine par Izola Curry, une femme noire qui l’accuse d’être un chef communiste et qui sera jugée comme déséquilibrée. Martin Luther King échappe de peu à la mort, la lame du coupe-papier utilisé ayant frôlé l’aorte. Martin Luther pardonne à son agresseur et dans une déclaration à la presse[11] souligne la violence de la société américaine :

 

« L’aspect pathétique de cette expérience n’est pas la blessure d’un individu. Il démontre qu’un climat de haine et d’amertume imprègne tellement notre nation que des accès d’extrême violence doivent surgir inévitablement. Aujourd’hui c’est moi. Demain cela pourrait être un autre dirigeant ou n’importe quel homme, femme ou enfant qui sera victime de l’anarchie et de la brutalité. J’espère que cette expérience se révèlera socialement constructive en démontrant le besoin urgent de la non-violence pour gouverner les affaires des hommes.

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Bus historique de Rosa Parks exposé au Henry Ford Museum.

En 1959, il écrit le livre The Measure of A Man (La Mesure d’un homme), une tentative de dépeindre une structure optimale de société politique, sociale et économique, duquel la pièce What is Man? (Qu’est ce qu’un homme ?) est tirée.

Le FBI commence à mettre Martin Luther King sur écoute en 1961, craignant que des communistes essayent d’infiltrer le mouvement des droits civiques. Aucune preuve n’étant trouvée, l’agence utilise certains détails enregistrés sur une durée de six ans pour essayer de le faire renvoyer de son rôle de dirigeant de l’organisation.

Martin Luther prévoit justement que des protestations organisées et non violentes contre le système de ségrégation du sud connu comme les lois Jim Crow amèneront une grande couverture médiatique du conflit pour l’égalité et le droit de vote des personnes de peau noire. Les comptes-rendus des journalistes et les reportages de la télévision montrant les privations et humiliations quotidiennes des Afro-américains du sud des États-Unis, ainsi que la violence et le harcèlement déployés par les ségrégationnistes contre les militants des droits civiques, produisent alors une vague de sympathie au sein de l’opinion publique pour le mouvement des droits civiques qui devient le sujet politique le plus important de l’Amérique des années 1960.

Martin Luther King organise et mène des marches pour le droit de vote des Afro-américains, la déségrégation, le droit du travail et d’autres droits fondamentaux. La plupart de ces droits ont été votés comme lois avec le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act de 1965. Martin Luther et le SCLC appliquent avec succès les principes de manifestation non-violente en choisissant stratégiquement les lieux et la méthode de protestation qui aboutissent à des confrontations spectaculaires avec les autorités ségrégationnistes.

Albany

À Albany (Géorgie) en 1961 et 1962, il rejoint les activistes locaux du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC), et du National Association for the Advancement of Colored People mené par William G. Anderson, un médecin noir. Martin Luther King intervient parce que le SNCC ne parvient pas à faire avancer le mouvement malgré des actions non-violentes efficaces (occupation de bibliothèques, stations de bus, restaurants réservés aux blancs, boycotts et manifestations) à cause de l’habileté du shérif local Pritchett qui procède à des arrestations massives sans violence et une dispersion des prisonniers dans tout le comté. Martin Luther intervient également parce que cette organisation l’a critiqué pour avoir mollement soutenu les « freedom rides » (bus de la liberté contre la ségrégation)[12].

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Martin Luther King à un rassemblement pour la liberté, 1962.

Alors qu’il ne compte rester que quelques jours et n’avoir qu’un rôle de conseiller, il est interpellé lors d’une arrestation massive de manifestants pacifiques. Il refuse de payer la caution tant que la ville ne fait pas de concessions. Les accords passés sont « déshonorés et violés par la ville » dès son départ[13].

Martin Luther King revient en juillet 1962, et est condamné à 45 jours de prison ou 178 $ d’amende. Il choisit la prison mais est discrètement libéré au bout de 3 jours par le shérif Pritchett qui s’arrange pour faire payer son amende. King commentera[13] :

 

« Nous avions été témoins de personnes jetées hors de restaurants… expulsées d’églises… et jetées en prison… Mais pour la première fois, nous étions témoins de quelqu’un jeté à coups de pieds hors de prison. »

Après presqu’un an d’activisme sans résultats tangibles, le mouvement commence à faiblir et à se diviser entre radicaux et modérés. Lors d’une manifestation, des jeunes noirs jettent des pierres sur la police : Martin Luther King demande une halte de toutes les protestations et un « jour de pénitence » pour promouvoir la non-violence et maintenir le moral. Plus tard, il est à nouveau arrêté et détenu deux semaines.

Si malgré la mobilisation le mouvement à Albany ne réussit pas à obtenir des résultats immédiats, il sert de leçon stratégique à Martin Luther et au mouvement des droits civiques qui décident de se concentrer sur des sujets spécifiques afin d’obtenir des victoires symboliques :

« L’erreur que je fis était de protester contre la ségrégation en général plutôt que contre une seule de ses facettes distinctes. […] Une victoire de ce type aurait été symbolique et aurait galvanisé notre soutien et notre moral… Quand on planifia notre stratégie pour Birmingham des mois après, nous avons passé de nombreuses heures à évaluer Albany et à essayer d’apprendre de nos erreurs. Notre examen ne nous aida pas seulement à rendre nos futures tactiques plus efficaces, mais révéla aussi qu’Albany était loin d’être un échec total. »

Néanmoins, l’activisme local continue alors que l’attention des média se tourne vers d’autres sujets. Le printemps suivant, la ville annulera toutes ses lois ségrégationnistes.

Birmingham

16th Street Baptist Church à Birmingham quartier général du mouvement des droits civiques lors de la campagne et où eu lieu l’attentat du 15 septembre 1963.

En 1960, la population de Birmingham est de 350 000 personnes, à 65 % blanches et 35 % noires[14]. C’est alors une des villes qui maintient et assure par la loi locale la plus grande ségrégation raciale des États-Unis dans tous les aspects de la vie, aussi bien dans les établissement publics que privés[15]. À cette époque, seule 10 % de la population noire est inscrite sur les listes électorales[16] et le niveau de vie moyen est moins de moitié celui des blancs, les salaires pour un même poste étant communément très inférieurs[17]. Birmingham n’a ni officier de police noir, ni pompier, ni vendeur en magasin, ni conducteur ou employé de banque, l’emploi pour la population noire est limité aux seuls travaux manuels aux aciéries. Une secrétaire noire ne peut travailler pour un patron blanc. Le chômage des noirs est deux fois et demi plus élevé que celui des blancs[18]. Cinquante attentats racistes non élucidés entre 1945 et 1962 ont donné à la ville le surnom de « Bombingham »[19]. Les églises noires où les droits civiques sont discutés sont des cibles privilégiées[20] et la ville est particulièrement violente contre les Freedom riders.

Un responsable des droits civiques local, le pasteur Shuttlesworth essaye bien de lutter en gagnant en justice la déségrégation des parcs de la ville, mais la ville réagit en les fermant. Le domicile et l’église où le pasteur exerce sont alors la cible de plusieurs attentats à la bombe[21]. Après l’arrestation de Shuttlesworth en 1962 pour avoir violé les lois ségrégationnistes et après qu’une pétition au maire a été « jetée à la poubelle » selon le maire lui-même[22], le pasteur demande l’aide de Martin Luther King et du SCLC, en soulignant le rôle crucial de Birmingham dans la lutte nationale pour l’égalité raciale[23].

Les protestations commencent par un boycott à Pâques 1963 pour inciter les chefs d’entreprise à ouvrir les emplois de vendeurs et d’autres postes aux personnes de toute races, et à arrêter la ségrégation dans les magasins, par exemple sous la forme de caisses réservées aux blancs. Quand les dirigeants économiques résistent au boycott, Martin Luther et le SCLC commencent ce qu’ils baptisent le projet C, une série de manifestations non-violentes telles que des sit-ins dans les restaurants et bibliothèques, agenouillement de personnes noires dans les églises réservées aux blancs, marches de protestation pacifiques, le tout réalisé pour provoquer des arrestations. Martin Luther résume la philosophie de la campagne de Birmingham[24] :

« Le propos de […] l’action directe est de créer une situation qui soit un tel paquet de crises qu’elle ouvre inévitablement la porte à des négociations. »

Il est lui-même arrêté le 13 avril, et c’est là qu’il écrit la célèbre Lettre de la prison de Birmingham (Letter from Birmingham Jail), un traité définissant sa lutte contre la ségrégation. Il reçoit un soutien direct du président John Fitzgerald Kennedy, sa femme Coretta celui de Jacqueline Kennedy ; il est libéré une semaine plus tard.

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Le président John F. Kennedy s’adresse au peuple américain à propos des droits civiques le 11 juin 1963.

Alors que la campagne n’a plus assez de volontaires, les organisateurs, malgré les hésitations de Martin Luther King[25], recrutent des étudiants et des enfants dans ce qui est appelé par les média « la croisade des enfants ». Le 2 mai, des centaines d’étudiants, lycéens et écoliers sont préparés et entraînés à participer pacifiquement aux manifestations. Ils sont arrêtés de manière violente par la police qui utilise des chiens, mais aussi des jets d’eau à haute pression d’une telle force qu’ils pouvaient déchirer les vêtements ou projeter une jeune femme par dessus une voiture[26]. En réaction et malgré les instructions du SCLC, des parents et des passants commencent à jeter des projectiles sur la police mais sont raisonnés par les organisateurs. La décision d’utiliser des enfants même dans une manifestation non-violente est très critiquée, entre autres par le ministre de la justice Robert Francis Kennedy et l’activiste Malcom X qui déclare que « les vrais hommes ne mettent pas leurs enfants dans la ligne de mire »[27]. Martin Luther, qui est resté silencieux et en dehors de la ville quand un de ses amis organisait les manifestations des enfants comprend le succès de l’événement et déclare au culte du soir[28] :

« J’ai été inspiré et touché par ce jour et je n’avais jamais rien vu de la sorte. »

Les scènes de violences policières largement relayées par les média causent des réactions internationales et mettent en lumière la ségrégation raciale ayant lieu dans le sud des États-Unis. Le sénateur de l’Oregon Wayne Morse compare Birmingham à l’apartheid en Afrique du Sud[29]. Les prisons sont pleines, certains enfants se présentant directement devant elles en chantant pour être arrêtés. La ville est au bord de l’effondrement civil et économique car aucun commerce du centre ville ne fonctionne plus.

Le gouverneur George Wallace envoie la police de l’État pour soutenir le chef de la police locale.

Débris du Gaston Motel, où Martin Luther avait séjourné peu auparavant, après l’attentat à la bombe du 11 mai 1963. Une autre bombe endommageait au même moment la maison de son frère, le révérend Alfred Daniel Williams King.

Robert Kennedy envoie la Garde nationale pour éviter tout débordement le 13 mai suite à deux attentats à la bombe contre un hôtel où avait résidé Martin Luther King et contre la maison du frère de celui-ci, qui avaient dégénéré en manifestations contre les policiers. Le 21 mai le maire démissionne, le chef de la police est renvoyé et en juin toutes les pancartes ségrégationnistes sont enlevées et les lieux publics ouverts aux noirs[30].

A la fin de la campagne, la réputation de Martin Luther s’est considérablement renforcée[31] et Birmingham est un élément du succès de la marche vers Washington.

Le dimanche 15 septembre, un attentat à la bombe du Ku Klux Klan contre l’église baptiste de la 16e rue pendant la prière provoque la mort de quatre jeunes filles noires et blesse 22 enfants. L’attaque provoque l’indignation nationale et renforce le mouvement des droits civiques.

La marche sur Washington

Marche vers Washington pour le travail et la liberté et I have a dream.

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King parlant à la marche sur Washington à Washington, DC.

Représentant le SCLC, Martin Luther King est le dirigeant d’une des six grandes organisations pour les droits civiques qui organisent la marche vers Washington pour le travail et la liberté. Il est l’un de ceux qui acceptent le souhait du président John F. Kennedy de changer le message de la marche.

Le président, qui avait déjà soutenu publiquement Martin Luther King et était déjà intervenu plusieurs fois pour le faire sortir de prison[32], s’était initialement opposé au principe de la marche car il craignait un impact négatif sur le vote de la loi sur les droits civiques. Le but initial de la marche était de montrer la situation désespérée des afro-américains des états du sud et l’échec du gouvernement fédéral à assurer leurs droits et leur sécurité. Le groupe des six accepte sous la pression et l’influence présidentielle de passer un message moins radical. Certains activistes des droits civiques pensent alors que la marche ne présente plus qu’une vision inexacte et édulcorée de la situation des noirs ; Malcolm X l’appelle alors « La farce sur Washington », et les membres de l’organisation Nation of Islam qui participent à la marche seront suspendus temporairement[33].

La marche fait cependant des demandes spécifiques :

En dépit des tensions, la marche est un énorme succès. Plus de 250 000 personnes de toutes les ethnies se réunissent le 28 août 1963 face au Capitole, dans ce qui est la plus grande manifestation ayant eu lieu jusque là dans l’histoire de la capitale américaine.

Le point d’orgue du combat de Martin Luther King est son illustre discours « I have a dream », où il manifeste sa volonté et son espoir de connaître une Amérique fraternelle. Cette déclaration est considérée comme un des meilleurs discours de l’histoire américaine avec le Gettysburg Address d’Abraham Lincoln.

St. Augustine, Civil Rights Act et prix Nobel de la paix

Civil Rights Act de 1964.

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Le président Lyndon Johnson signant le Civil Rights Act devant Martin Luther King, 2 juillet 1964.

Malgré l’arrêt de 1954 de la cour Suprême Brown v. Board of Education, qui déclare la ségrégation raciale inconstitutionnelle dans les écoles publiques, seuls 6 enfants noirs sont admis dans les écoles blanches à St. Augustine en Floride. Les maisons de deux familles de ces enfants sont brûlées par des ségrégationnistes blancs et d’autres familles sont forcées de quitter la région parce que les parents sont renvoyés de leur emploi et n’arrivent plus à en retrouver d’autre localement.

En mai et juin 1964, une action directe est menée par Martin Luther King et d’autres dirigeants des droits civiques. Une marche de nuit autour de l’ancien marché aux esclaves voit les manifestants attaqués par des ségrégationnistes blancs et entraine des centaines d’arrestations. Les prisons étant trop petites, les détenus sont parqués en plein soleil les jours suivants. Des manifestants sont jetés à la mer par la police et par les ségrégationnistes et manquent de se noyer lors d’une tentative pour rejoindre les plages Anastasia Island réservées aux blancs.

La tension atteint son comble quand un groupe de manifestants noirs et blancs se jettent dans la piscine du motel Monson interdite aux noirs. La photographie d’un policier plongeant pour arrêter un manifestant et celle du propriétaire du motel versant de l’acide chlorhydrique dans la piscine pour faire sortir les activistes firent le tour du monde et servirent même aux états communistes pour discréditer le discours de liberté des États-Unis. Les manifestants endurent les violences physiques et verbales sans riposter, ce qui entraîne un mouvement de sympathie nationale et aide au vote du Civil Rights Act le 2 juillet 1964.

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Martin Luther et Coretta Scott King, 1964.

Le 14 octobre 1964, Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du Prix Nobel de la paix pour avoir mené une résistance non violente dans le but d’éliminer les préjudices raciaux aux États-Unis.

« Bloody Sunday » (Dimanche sanglant)

Marches de Selma à Montgomery.

En décembre 1964, Martin Luther et le SCLC joignent à nouveau leurs forces à celles du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC) à Selma, Alabama, où le SNCC travaille à l’enregistrement des électeurs sur les listes électorales depuis des mois[34]. Selma est alors un lieu important pour la défense du droit de vote des afro-américains. La moitié des habitants de la ville sont noirs mais seul 1 % d’entre eux sont inscrits sur les listes électorales, le bureau d’enregistrement, qui n’est accessible que deux jours par mois, ouvre en retard et subit des pauses déjeuner à rallonge[35].

Le dimanche 7 mars 1965, 600 défenseurs des droits civiques quittent Selma pour tenter de rejoindre Montgomery, la capitale de l’état, pour présenter leurs doléances au moyen d’une marche pacifique. Ils sont arrêtés au bout de quelques kilomètres au pont Edmund Pettus par la police et une foule hostile qui les repoussent violemment à coup de matraques et de gaz lacrymogène. Ce jour sera connu sous le nom de « Bloody Sunday »[36] et marqua un tournant dans la lutte pour les droits civiques. Les reportages montrant les violences policières permettent au mouvement de gagner le soutien de l’opinion publique et soulignent le succès de la stratégie non-violente de Martin Luther King, qui n’est pas présent lors de cette première marche, tentant de la retarder après sa rencontre avec le président Lyndon B. Johnson.

Des policiers de l’Alabama attendent les manifestants au pont Edmund Pettus.

Deux jours après, Martin Luther mène une marche symbolique jusqu’au pont, une action qu’il semblait avoir négociée avec les autorités locales et qui provoqua l’incompréhension des activistes de Selma. Le mouvement cherche alors la protection de la justice afin d’accomplir la marche et le juge de la cour fédérale Frank Minis Johnson, Jr. tranche en faveur des manifestants :

« La loi est claire sur le fait que le droit de pétitionner ses griefs auprès du gouvernement peut être exercé en groupe de grande amplitude […] et ces droits peuvent être exercés par une marche, même le long d’une route publique. »

3 200 marcheurs partent finalement de Selma le dimanche 21 mars 1965, parcourant 20 km par jour et dormant dans les champs. C’est pendant ce trajet que Willie Ricks élabora le terme « Black Power ». Au moment où ils atteignent le capitole de Montgomery, le jeudi 25 mars, les marcheurs sont 25 000. Martin Luther King prononce alors le discours « How Long, Not Long » (combien de temps, peu de temps). Le jour même, la militante blanche des droits civiques Viola Liuzzo est assassinée par le Ku Klux Klan alors qu’elle ramène des marcheurs dans sa voiture. Martin Luther assiste à ses funérailles et le président Johnson intervient directement à la télévision pour annoncer l’arrestation des coupables.

Moins de cinq mois plus tard, le président Johnson signe le Voting Rights Act accordant le droit de vote sans restriction.

Chicago

En 1966, après les succès du sud, Martin Luther King et d’autres organisations de défense des droits civiques essayent d’étendre le mouvement vers le nord, Chicago devenant l’objectif principal. Martin Luther et Ralph Abernathy, tous les deux de classe moyenne, déménagent vers les bidonvilles de Chicago dans le cadre d’une expérience éducative et pour montrer leur soutien et empathie avec les pauvres.

La SCLC forme une alliance avec la CCCO (Coordinating Council of Community Organizations), une organisation fondée par Albert Raby, Jr., et avec le CFM (Chicago Freedom Movement). Au printemps, des testing sont réalisés par des couples noirs ou blancs afin de dévoiler les pratiques discriminatoires des sociétés immobilières. Les tests révèlent que la sélection des couples qui postulent pour un logement n’est basée aucunement sur le revenu, le parcours, le nombre d’enfants ou d’autres caractéristiques socio-économiques (car les couples ont exactement les mêmes), mais bien sur la couleur de peau.

Plusieurs grandes marches pacifiques sont organisées dans Chicago et, Abernathy l’écrira plus tard, l’accueil qui leur est réservé est pire que dans le sud. Ils sont reçus par une foule haineuse et des lancers de bouteilles, et Martin Luther et lui commencent à vraiment craindre qu’une émeute se déclenche. Les croyances de Martin Luther King se heurtent à sa responsabilité d’emmener les siens vers un événement violent. Si Martin Luther a la conviction qu’une marche pacifique sera dispersée dans la violence, il préfére l’annuler pour la sécurité de tous, comme ce fut le cas lors du « bloody sunday ». Il conduit néanmoins ces marches malgré des menaces de mort sur sa personne. La violence à Chicago est si intense qu’elle secoua les deux amis.

Un autre problème est la duplicité des dirigeants de la ville. Des accords sur les actions à effectuer passés par King et Abernathy sont annulés après coup par des politiciens faisant partie de la mairie corrompue de Richard Daley[réf. nécessaire]. Abernathy ne peut plus supporter les conditions de vie dans les taudis et déménage secrètement après un court moment. Martin Luther King reste et écrit sur l’impact émotionnel que cela représente pour Coretta et ses enfants de vivre dans des conditions aussi dures.

Quand Martin Luther et ses alliés retournent chez eux, ils laissent Jesse Jackson, un jeune séminariste qui avait déjà participé aux actions dans le sud, qui organise les premiers boycotts réussis pour le droit à l’accès aux mêmes emplois, ce qui sera un succès tel qu’il débouchera sur le programme d’opportunités égales dans les années 1970.

Contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté

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Bombardement au napalm au sud de Saïgon, 1965.

À partir de 1965, Martin Luther King commence à exprimer ses doutes sur le rôle des États-Unis dans la Guerre du Viêt Nam. Le 4 avril 1967, un an avant sa mort, il fait à New-York le discours « Au-delà du Viêt Nam : le moment de briser le silence ». Il y dénonce l’attitude des États-Unis au Viêt Nam et insiste sur le fait « qu’ils occupent le pays comme une colonie américaine » et appelle le gouvernement américain « le plus grand fournisseur de violence dans le monde aujourd’hui ». Il insiste aussi sur le fait que le pays a besoin d’un plus grand changement moral[37] :

« Une vraie révolution des valeurs regarderait bientôt d’une manière honteuse les contrastes frappants entre la pauvreté et la richesse. Avec une indignation justifiée, elle regarderait au-delà des mers et verrait les capitalistes individualistes de l’ouest investissant d’énormes sommes d’argent en Asie, en Afrique et en Amérique du sud, juste pour faire des profits et sans aucune préoccupation pour les améliorations sociales dans ces pays, elle dirait: “Ce n’est pas juste.” »

Il considère que le Viêt Nam rend difficile d’atteindre les objectifs énoncés par Johnson lors de son discours sur l’état de l’Union de 1964, annonçant une « guerre contre la pauvreté ». Martin Luther King était déjà haï par de nombreux blancs racistes des états du sud, mais ce discours retourne de nombreux médias importants contre lui. Time appelle le discours « une calomnie démagogique qui ressemblait à un script de Radio Hanoi », et le The Washington Post déclare que King « a diminué son utilité à sa cause, son pays, son peuple ».

Martin Luther déclare souvent que le Viêt Nam du nord « n’avait pas commencé à envoyer un grand nombre de provisions ou d’hommes tant que les forces américaines n’étaient pas arrivées par dizaines de milliers ». Il acclame également la réforme agraire entreprise par le nord[38]. Il accuse aussi les États-Unis d’avoir tué un million de vietnamiens, « surtout des enfants »[39]. Il propose dans une lettre le moine bouddhiste et pacifiste vietnamien Thich Nhat Hanh, qui lutte pour l’arrêt du conflit, au prix Nobel de la paix de l’année 1967.

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Des troupes au sol sont évacuées par des Huey Hogs non loin de Củ Chi, 1966.

Martin Luther King dit aussi dans son discours[40] que « la vraie compassion, c’est plus que jeter une pièce à un mendiant ; elle permet de voir qu’un édifice qui produit des mendiants à besoin d’une restructuration. […] du Viêt Nam à l’Afrique du Sud en passant par l’Amérique latine, les États-Unis sont du mauvais côté de la révolution mondiale ». Martin Luther questionne « notre alliance avec les propriétaires terriens de l’Amérique latine » et demande pourquoi les États-Unis répriment au lieu de soutenir les révolutions des « peuples pieds-nus et sans chemise » du tiers monde.

Le discours est un reflet de l’évolution politique de Martin Luther King dans ses dernières années, due en partie à son affiliation avec le Highlander Research and Education Center progressiste. Martin Luther commence à parler d’un besoin de changements fondamentaux dans la vie politique et économique de la nation. Il exprime plus fréquemment son opposition à la guerre et le besoin de redistribuer les ressources pour corriger les injustices raciales et sociales. Bien que ses allocutions publiques soient réservées afin d’éviter d’être étiquetées communistes par ses ennemis politiques, en privé, il déclare souvent soutenir le socialisme démocratique[41] :

 

 

« Vous ne pouvez pas parler d’une résolution du problème économique des nègres sans parler de milliards de dollars. Vous ne pouvez pas parler de la fin des bidonvilles sans dire d’abord que les profits ne doivent plus être faits sur les bidonvilles. Vous falsifiez vraiment parce que vous avez affaire à des gens maintenant. Vous avez affaire à des capitaines d’industrie […] Maintenant ça signifie que vous vous déplacez dans une mer agitée, parce que ça signifie qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec… Le capitalisme… Il doit y avoir une meilleure distribution des richesses et peut-être que l’Amérique doit se diriger vers un socialisme démocratique. »

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Pauvres en Californie durant la grande dépression.

Martin Luther King a lu Marx alors qu’il était à Morehouse, mais tandis qu’il rejette le « capitalisme traditionnel », il rejette également le communisme à cause « de son interprétation matérialiste de l’histoire » qui nie la religion, son « relativisme ethnique » et son « totalitarisme politique »[42].

La Campagne des pauvres

A partir de novembre 1967, King et l’équipe du Southern Christian Leadership Conference (SCLC) se réunirent pour discuter de la nouvelle législation, des émeutes raciales (hot summers) et de l’apparition du Black power [43]. Ils décidèrent alors d’organiser la Poor People’s Campaign (la Campagne des pauvres) afin de lutter pour la justice sociale. Qualifiée par le pasteur de « seconde phase dans le mouvement des droits civiques » [43], celle-ci visait à lutter contre la pauvreté, d’où qu’elle vienne, et ne se restreignait donc pas à la défense des Afro-américains. King affirmait alors: « Ce ne doit pas être seulement les gens noirs, mais tous les pauvres. Nous devons inclure les Amérindiens, les Porto-Ricains, les Mexicains, et même les Blancs pauvres. » [43]

Cependant, la campagne n’est pas soutenue par tous les dirigeants du mouvement des droits civiques, y compris Bayard Rustin. Leur opposition inclut des arguments sur le fait que les buts de la campagne sont trop larges, les demandes irréalisables et que cela accélérera le mouvement de répression contre les pauvres et les noirs[44].

Martin Luther King traverse le pays de long en large pour rassembler une « armée multiraciale des pauvres » qui marcherait sur Washington et engagerait une désobéissance civile pacifique au capitole, si besoin est jusqu’à ce que le congrès signe une déclaration des droits de l’homme du pauvre. Le Reader’s Digest parlera d’une « insurrection ».

Cette « déclaration des pauvres » demande un programme d’emplois gouvernementaux pour reconstruire les villes américaines. Martin Luther King voit un besoin urgent de se confronter au congrès qui avait démontré son « hostilité aux pauvres » en « distribuant les fonds militaires avec générosité » mais donnant « des fonds aux pauvres avec avarice ». Sa vision est celle d’un changement qui est plus révolutionnaire qu’une simple réforme : il cite les défauts systématiques du racisme, de la pauvreté, du militarisme et du matérialisme, et que « la reconstruction de la société elle-même était le vrai problème qu’il fallait résoudre »[45].

Mais l’assassinat de Luther King en avril 1968 affecta lourdement la campagne. Celle-ci fut tout de même lancée en mai, culminant avec une marche sur Washington, sans réussir à atteindre ses objectifs [43].

Assassinat

Fin mars 1968, Martin Luther King se déplace à Memphis (Tennessee) pour soutenir les éboueurs noirs locaux qui sont en grève depuis le 12 mars afin d’obtenir un meilleur salaire et un meilleur traitement. Les afro-américains étaient payés 1,70 dollar de l’heure et n’étaient pas payés quand ils ne pouvaient pas travailler pour raison climatique, contrairement aux travailleurs blancs[46],[47]. Des violences éclatent autour des marches pacifiques, un jeune afro-américain est tué[48].

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Le balcon du Lorraine Motel où a été assassiné Martin Luther King, maintenant le site du musée national des droits civiques.

Le 3 avril, au Mason Temple (Church of God in Christ, Inc. – siège mondial), Martin Luther fait le discours prophétique « I’ve Been to the Mountaintop » (« J’ai été au sommet de la montagne ») devant une foule euphorique :

« Ce n’est pas vraiment important ce qui arrive maintenant… Certains ont commencé à […] parler des menaces qui se profilaient. Qu’est-ce qui pourrait m’arriver de la part d’un de nos frères blancs malades… Comme tout le monde, j’aimerais vivre une longue vie. La longévité est importante mais je ne suis pas concerné par ça maintenant. Je veux juste accomplir la volonté de Dieu. Et il m’a autorisé à grimper sur la montagne ! Et j’ai regardé autour de moi, et j’ai vu la terre promise. Je n’irai peut-être pas là-bas avec vous. Mais je veux que vous sachiez ce soir, que nous, comme peuple, atteindrons la terre promise. Et je suis si heureux ce soir. Je n’ai aucune crainte. Je n’ai peur d’aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du seigneur ! »

Le 4 avril 1968 à 18 h 01, Martin Luther King est assassiné par un ségrégationniste blanc sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee. Ses dernières paroles sont au musicien Ben Branch qui devait se produire ce soir-là lors d’une réunion publique à laquelle assistait Martin Luther[49] :

 

« Ben, prévois de jouer Precious Lord, Take My Hand (Seigneur, prends ma main) à la réunion de ce soir. Joue-le de la plus belle manière. »

Ses amis à l’intérieur de la chambre du motel entendent des coups de feu et courent sur le balcon pour trouver Martin Luther King abattu d’une balle dans la gorge. Il est déclaré mort au St. Joseph’s Hospital à 19h05. L’assassinat provoque une vague d’émeutes raciales dans 60 villes des États-Unis (125 au total[50]) qui font de nombreux morts et oblige l’intervention de la garde nationale[51].

Cinq jours plus tard, le président Johnson déclare un jour de deuil national (le premier pour un afro-américain) en l’honneur de Martin Luther King. 300 000 personnes assistent à ses funérailles[52] le même jour, ainsi que le vice-président Hubert Humphrey (Johnson était à une réunion sur le Viêt Nam à Camp David et il y avait des craintes que la présence du président provoque des manifestations des pacifistes). Des émeutes de colère éclatent dans plus de 100 villes faisant 46 victimes[53].

À la demande de sa veuve, Martin Luther fit sa propre oraison funèbre avec son dernier sermon « Drum Major » enregistré à l’Ebenezer Baptist Church. Dans ce sermon, il demande qu’à ses funérailles aucune mention de ses honneurs ne soit faite, mais qu’il soit dit qu’il avait essayé de « nourrir les affamés », « habiller les nus », « être droit sur la question du Viêt Nam » et « aimer et servir l’humanité ». À sa demande, son amie Mahalia Jackson chante son hymne favori, Take My Hand, Precious Lord.

La ville de Memphis négocie la fin de la grève d’une manière favorable aux éboueurs après l’assassinat[54],[55].

D’après le biographe Taylor Branch, l’autopsie de King révéla que bien qu’il ait seulement 39 ans, son cœur paraissait celui d’un homme âgé de 60 ans, montrant physiquement l’effet du stress de 13 ans dans le mouvement des droits civiques[56]. Entre 1957 et 1968, King avait voyagé sur plus de 9,6 millions de kilomètres, parlé en public plus de 2 500 fois, été arrêté par la police plus de vingt fois et agressé physiquement au moins quatre fois[57].

Enquêtes et développements récents

Deux mois après la mort de Martin Luther King, James Earl Ray, un évadé, est capturé à l’aéroport de Londres Heathrow alors qu’il essayait de quitter le Royaume-Uni avec un faux passeport canadien au nom de Ramon George Sneyd. Ray est très vite extradé au Tennessee et accusé du meurtre de Martin Luther King, ayant avoué l’assassinat le 10 mars 1969, avant de se rétracter trois jours après. Sur le conseil de son avocat Percy Foreman, Ray choisit de plaider coupable afin d’éviter la peine de mort. Il est condamné à 99 ans de prison.

Tombe de Martin Luther King au Martin Luther King, Jr. National Historic Site à Atlanta sur laquelle on peut lire « Free at last » (Enfin libre).

Ray renvoie son avocat, clamant que les coupables du meurtre sont un certain « Raoul » et son frère Johnny qu’il a rencontré à Montréal au Canada. Il raconte de plus qu’« il n’avait pas tiré personnellement sur King » mais qu’il pouvait « être partiellement responsable sans le savoir », indiquant une piste de conspiration. Il passe alors le reste de sa vie à tenter vainement de faire rouvrir son procès sur la base de sa non culpabilité.

Le 10 juin 1977, peu après avoir témoigné devant une commission du congrès sur les assassinats qu’il n’avait pas tué Martin Luther, il s’évade avec six autres condamnés du pénitencier de Brushy Mountain au Tennessee. Il est repris le 13 juin et retourne en prison[58].

En 1997, Dexter Scott King, le fils de Martin Luther King, rencontre Ray et soutient publiquement les efforts de Ray pour obtenir un nouveau jugement[59] .

En 1999, un an après la mort de Ray, Coretta Scott King, veuve de Martin Luther et dirigeante des droits civiques elle aussi, et le reste de la famille King gagnent un procès civil contre Loyd Jowers (propriétaire d’un restaurant non loin du Motel) et « d’autres conspirateurs ». En décembre 1993, Jowers était apparu dans le Prime Time Live de ABC News et avait révélé des détails d’une conspiration impliquant la mafia et le gouvernement pour tuer Martin Luther. Jowers raconte lors du procès avoir reçu 100 000 dollars pour organiser l’assassinat de Martin Luther King. Le jury de six noirs et six blancs juge Jowers coupable et mentionne que « des agences fédérales étaient associées » au complot de l’assassinat[60]. William F. Pepper, ancien avocat de Ray, représente la famille de King lors du procès et produit 70 témoins[61],[62],[63]. À l’issue de celui-ci, la famille de Martin Luther King ne croit pas que Ray ait quelque chose à voir avec l’assassinat[64].

En 2000, le Département de la Justice des États-Unis termine une enquête sur les révélations de Jowers, mais ne trouve aucune preuve qui pourrait démontrer une conspiration. Le rapport d’enquête recommande qu’il n’y ait aucune nouvelle recherche tant que de nouveaux faits fiables ne seraient pas présentés[65].

Allégations de conspiration

Certains spéculent que Ray n’était qu’un pion, de la même façon que l’assassin présumé de John F. Kennedy, Lee Harvey Oswald était supposé l’avoir été (voir Assassinat de John F. Kennedy). Les preuves avancées par ses partisans sont :

Le 6 avril 2002, le New York Times rapporta qu’un pasteur, le révérend Ronald Denton Wilson, déclarait que c’était son père Henry Clay Wilson qui avait assassiné Martin Luther King, Jr., et non James Earl Ray. Il dit que ses motifs n’étaient pas racistes mais politiques, pensant que King était communiste[72].

En 2004, Jesse Jackson, qui était avec King au moment de son assassinat, nota[73] :

 

 

« Le fait est qu’il y avait des saboteurs pour perturber la marche. À l’intérieur de notre propre organisation, on a découvert qu’une personne très importante était payée par le gouvernement. Donc infiltration à l’intérieur, saboteurs à l’extérieur et attaques de la presse. […] Je ne croirai jamais que James Earl Ray avait le motif, l’argent et la mobilité pour avoir fait cela lui-même. Notre gouvernement a été très impliqué à préparer le terrain et je pense l’itinéraire de fuite de James Earl Ray. »

Un ami et collègue de King, James Bevel, résume plus abruptement[49] :

 

« Il n’y a aucun moyen qu’un garçon blanc à 10 cents puisse élaborer un plan pour tuer un homme noir à 10 millions de dollars. »

Les biographes David Garrow et Gerald Posner s’opposent au contraire aux conclusions de William F. Pepper qui a amené le jugement de 1999 accusant le gouvernement d’implication dans le meurtre de Martin Luther King, Jr.[74].

La pensée de Martin Luther King

Désobéissance civile et non violence

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Monument dédié à Martin Luther King à l’université d’Uppsala, Suède.

Dans la Lettre de la prison de Birmingham écrite le 16 avril 1963 alors qu’il est arrêté pour une manifestation non violente, Martin Luther King répond à huit prêtres blancs de l’Alabama qui ont écrit quatre jours plus tôt une lettre intitulée Un appel à l’unité. S’ils admettaient l’existence des injustices sociales, ils exprimaient la croyance que la bataille contre la ségrégation raciale devait avoir lieu dans les tribunaux et non dans la rue. Martin Luther répond alors que sans des actions directes et puissantes comme celles qu’il entreprenait, les droits civiques ne seraient jamais obtenus.

Il écrit : « attendre a presque toujours signifié jamais », et il affirme que la désobéissance civile est non seulement justifiée face à une loi injuste, mais aussi que « chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes ».

La lettre inclut la célèbre citation « Une injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice partout » mais aussi les paroles de Thurgood Marshall qu’il répète : « Une justice trop longtemps retardée est une justice refusée »[75].

Jusqu’à la fin de sa vie, Martin Luther King reste opposé à la radicalisation et à la violence prônée par le Black Power et souligne que « Les émeutes ne règlent rien » et considère ce moyen comme inefficace au-delà même de la nature opposée des émeutes à sa doctrine de non-violence, de morale et de foi[76] :

« Si on dit que le pouvoir est la capacité à changer les choses ou la capacité à réussir ses objectifs, alors ce n’est pas le pouvoir que de s’engager dans un acte qui n’accomplit pas cela : et ceci quel que soit le bruit que vous fassiez et le nombre de choses que vous brûliez. »

Pour lui une guérilla comme celle de Che Guevara est une « illusion romantique ». Il préfère la discipline de la désobéissance civile qu’il définit non seulement comme un droit mais aussi un hommage à une énergie démocratique inexploitée. De même pour la pauvreté, il demande aux militants d’« utiliser tout le pouvoir de la non-violence sur le problème économique », même si rien dans la constitution américaine ne garantit un toit et un repas. Martin Luther King reconnaît la difficulté de la tâche mais demande à ne pas être intimidé par ceux qui se moquent de la non-violence. Il note la similitude de leur lutte avec celle de Jésus[77] :

 

« L’opinion publique s’est retournée contre lui. Ils ont dit qu’il était un agitateur. Il utilisait la désobéissance civile. Il a refusé les injonctions de la loi. »

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Foule à la marche sur Washington de 1963.

Pour Martin Luther, la non-violence est non seulement juste mais indispensable, car aussi juste que soit la cause d’origine, la violence signifie l’échec et le cycle de vengeance de la loi du talion, alors qu’il défend l’éthique de réciprocité[78] :

 

 

« L’ultime faiblesse de la violence est que c’est une spirale descendante, engendrant la chose même qu’elle cherche à détruire. Au lieu d’affaiblir le mal, elle le multiplie. En utilisant la violence, vous pouvez tuer le menteur, mais vous ne pouvez pas tuer le mensonge, ni rétablir la vérité. En utilisant la violence, vous pouvez assassiner le haineux, mais vous ne pouvez pas tuer la haine. En fait, la violence fait simplement grandir la haine. Et cela continue… Rendre la haine pour la haine multiplie la haine, ajoutant une obscurité plus profonde à une nuit sans étoiles. L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité : seule la lumière peut faire cela. La haine ne peut pas chasser la haine : seul l’amour peut faire cela. »

Il affirme également que la fin ne peut justifier les moyens contrairement à la formule de Machiavel[79] :

 

 

« J’ai toujours prêché que la non-violence demande que les moyens que nous utilisons doivent être aussi purs que la fin que nous recherchons. J’ai essayé de rendre clair que c’est mal d’utiliser des moyens immoraux pour atteindre une juste fin. Mais je dois affirmer maintenant que c’est aussi mal, voir pire encore, d’utiliser des moyens moraux pour préserver une fin immorale. »

Dans sa Lettre de Birmingham, il répond même aux prêtres, qui l’accusent de créer des opportunités à la violence avec sa désobéissance civile pacifique dans un milieu raciste, que celui qui demande justice de manière non-violente ne peut être le fauteur de trouble[80] :

 

« Dans votre déclaration, vous affirmez que nos actions, bien que pacifiques, doivent être condamnées parce qu’elles précipitent la violence. Mais est-ce une affirmation logique ? N’est-ce pas comme si vous condamniez un homme qui s’est fait voler parce que le fait qu’il possède de l’argent aurait engendré l’acte du vol ? »

Égalité raciale, liberté et fierté

Au-delà de son combat pour l’égalité raciale, du discours I have a dream où il imagine que ses « quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne » et de la victoire politique avec les votes des Civil Rights Act et Voting Rights Act, Martin Luther King a identifié que l’égalité raciale ne vient pas seulement des lois qui défendent la personne mais surtout de la façon dont cette personne se perçoit elle-même[81] :

 

« Aussi longtemps que l’esprit est mis en esclavage, le corps ne peut jamais être libre. La liberté psychologique, un ferme sens d’estime de soi, est l’arme la plus puissante contre la longue nuit de l’esclavage physique. Aucune proclamation d’émancipation lincolnienne ou charte des droits civiques johnsonienne ne peut apporter totalement cette sorte de liberté. Le nègre sera libre quand il atteindra les profondeurs de son être et qu’il signera avec le stylo et l’encre de son humanité affirmée sa propre déclaration d’émancipation. Et avec un esprit tendu vers la vraie estime de soi, le nègre doit rejeter fièrement les menottes de l’auto-abnégation et dire à lui-même et au monde : “Je suis quelqu’un. Je suis une personne. Je suis un homme avec dignité et honneur. J’ai une histoire riche et noble”. »

Pacifisme et engagement personnel

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Corps d’hommes, de femmes et d’enfants au Massacre de Mỹ Lai mené par l’armée américaine, le 16 mars 1968.

Martin Luther King souligne que la non-violence n’est pas seulement une méthode juste, mais aussi un principe qui doit être appliqué à tous les êtres humains, où qu’ils soient dans le monde, et compare la campagne non-violence acclamée aux États-Unis à la violence de la guerre du Viêt Nam soutenue par une partie de l’opinion américaine :

 

 

« Il y a quelque chose d’étrangement inconsistant dans une nation qui vous acclame quand vous dites “Soyez non-violent avec Jim Clark”[82], mais qui vous maudira et vous damnera quand vous direz, “soyez non-violent avec les petits enfants vietnamiens marrons”[83]. Il y a quelque chose qui ne va pas avec cette presse. »

Pour Martin Luther, la non-violence doit mener au pacifisme, surtout dans le contexte de la guerre froide et de la stratégie militaire de destruction mutuelle assurée qui pouvait mener à l’apocalypse[84] :

 

 

« Les hommes, depuis des années maintenant, ont parlé de la guerre et de la paix. Mais maintenant, ils ne peuvent plus juste en parler. Ce n’est plus un choix entre la violence et la non-violence dans ce monde ; c’est un choix entre la non-violence et la non-existence. »

Martin Luther King invoque souvent la responsabilité personnelle pour développer la paix mondiale[85]. Pour lui, le triomphe du bien sur le mal est inévitable, malgré les fréquents reculs et guerres de l’histoire[86] :

 

 

« Je refuse d’accepter la notion cynique que nations après nations doivent descendre l’escalier militariste vers l’enfer de la destruction thermonucléaire. Je crois que la vérité désarmée et l’amour inconditionnel auront le mot de la fin en réalité. C’est pourquoi le bien, même temporairement vaincu, est plus fort que le mal triomphant. »

Il admet que cette opinion idéaliste et morale est difficile à tenir dans ce contexte historique, mais il souligne que la conscience et l’idéal de justice ne doivent pas reculer face à une opinion publique défavorable, au calcul politique ou à une tâche qui semble insurmontable[87] :

 

 

« Sur certaines prises de positions, la couardise pose la question : “Est-ce sans danger ?”, l’opportunisme pose la question : “Est-ce politique ?”, et la vanité les rejoint et pose la question : “Est-ce populaire ?”. Mais la conscience pose la question : “Est-ce juste ?”. Et il arrive alors un moment où quelqu’un doit prendre position pour quelque chose qui n’est ni sans danger, ni politique, ni populaire mais doit le faire parce que sa conscience lui dit que c’est juste. Je crois aujourd’hui qu’il y a un besoin pour toutes les personnes de bonne volonté de se rassembler dans un grand acte de conscience et de dire les mots du vieux negro spiritual, “Nous n’allons plus étudier la guerre”. Ceci est le défi de l’homme moderne. »

Vie spirituelle contre confort matériel

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Monument Martin Luther King, Yerba Buena Gardens, San Francisco, États-Unis.

Martin Luther King, sans préconiser un retour vers la simplicité volontaire ni devenir un critique du développement comme Gandhi, met en garde contre l’american way of life dont la course à la consommation et le matérialisme peuvent détourner l’homme de la cause du bien et de la spiritualité[88] :

 

 

« Maintenant la grande tentation et la grande tragédie de la vie est que nous autorisons si souvent l’extérieur de nos vies à absorber l’intérieur de nos vies. La grande tragédie de la vie est que nous autorisons trop souvent les moyens par lesquels nous vivons à nous éloigner de la fin pour laquelle nous vivons. […] Quel est l’intérêt pour un homme de gagner le monde entier de moyens — avions, télévisions, éclairage électrique — s’il perd la fin : l’âme ? »

Selon lui ce profond changement s’apparente à une révolution des valeurs qui permettra de vaincre les plus grands maux de la civilisation[89] :

 

 

« Je suis convaincu que si nous voulons être du bon côté de la révolution mondiale, nous devons en tant que nation entreprendre une révolution radicale des valeurs. Nous devons rapidement commencer à passer d’une société “orientée vers les choses” à une société “orientée vers la personne”. Quand les machines et les ordinateurs, les motifs de profits et les droits de propriété sont considérés comme plus importants que les individus, les triplés géants du racisme, du matérialisme et du militarisme sont impossibles à battre. »

Foi, amour et pouvoir

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Martin Luther King, 1964.

De par sa vocation de pasteur, Martin Luther King place la Bible au cœur de son message, considérant que l’humanité a été depuis trop longtemps « dans la montagne de la violence », qu’elle devait aller vers « la terre promise de justice et de fraternité ». Pour lui cet objectif est une mission divine car on « ne devait jamais se satisfaire d’objectifs inachevés […], toujours maintenir une sorte de mécontentement divin »[90].

Cette volonté divine et ce message d’amour transmis par l’Évangile impliquent selon lui une volonté inébranlable face à l’adversité, « un esprit dur et un cœur tendre »[91], comme enseigné directement par Jésus à ses disciples[92] :

 

 

« Jésus reconnut la nécessité de mélanger les opposés. Il savait que ses disciples devraient faire face un monde difficile et hostile, où ils auraient à se confronter à la récalcitrance des politiques et à l’intransigeance des protecteurs de l’ordre ancien […] Et il leur donna une formule d’action, “soyez aussi sage que des serpents et aussi inoffensifs que des colombes”. »

L’amour n’est donc plus pour Martin Luther seulement une fin mais aussi un moyen d’arriver à la paix et la justice mondiale, et il réfute la notion de faiblesse de l’amour qu’ont émise certains philosophes dont Nietzsche[93] :

 

 

« Cette demande d’une communauté mondiale qui élève les problèmes de voisinage au-delà de la tribu, la race, la classe et la nation est en réalité un appel pour un amour universel et inconditionnel de l’humanité tout entière. Ce concept souvent incompris, souvent mal interprété, si rapidement éludé par les Nietzsche du monde comme une force faible et lâche, est maintenant devenue une nécessité absolue pour la survie de l’homme. Quand je parle d’amour je ne parle pas d’une espèce de réponse sentimentale et faible. Je ne parle pas d’une force qui est juste un non-sens sentimental. Je parle d’une force que toutes les grandes religions du monde ont vu comme le principe unifiant suprême de la vie. L’amour est la clef qui ouvre la porte qui mène à la réalité ultime. »

Martin Luther King considère que le pouvoir dans ce contexte n’est pas quelque chose de mauvais en soit à partir du moment où il est compris et utilisé correctement, c’est-à-dire quand il n’est pas considéré comme l’opposé exact de l’amour. Pour lui, la mauvaise interprétation que l’amour est l’abandon du pouvoir et le pouvoir un déni d’amour est la raison pour laquelle Nietzsche a rejeté le concept chrétien d’amour et les théologiens chrétiens le concept nietzschéen de la volonté de puissance.

 

 

« Le pouvoir sans amour est dangereux et abusif, l’amour sans pouvoir est sentimental et anémique. Le pouvoir à son meilleur est l’amour implémentant la demande de justice, et la justice à son meilleur est le pouvoir corrigeant tout ce qui fait obstacle à l’amour. »

Une lutte pour le pouvoir sans amour ou conscience est donc vouée à l’échec, que ce soit pour les blancs ou les noirs. Pour lui « c’est cette collision entre un pouvoir immoral et une moralité impuissante qui constitue la crise majeure de notre temps »[94].

Bien qu’homme de foi, Martin Luther est pour la laïcité et il approuve une décision de la Cour suprême d’interdire la prière dans les écoles publiques. Il commente que « cela ne cherche pas à mettre hors la loi la prière ou la croyance en Dieu. Dans une société pluraliste comme la nôtre, qui doit déterminer quelle prière doit être dite et par qui ? Légalement, constitutionnellement ou autre, l’État n’a certainement pas ce droit »[95].

Science et religion

Pour Martin Luther, si la violence et la guerre deviennent si destructrices, c’est aussi parce que la vitesse du progrès scientifique a dépassé celle du développement de l’éthique et la morale, qui n’ont pu toujours restreindre ses applications négatives. S’il souligne avec humour que « notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous avons des missiles guidés et des hommes désorientés. »[96], Martin Luther King ne rend pas la science responsable de tous les maux pour autant et met en avant sa complémentarité avec la religion et l’éthique dans le développement humain[97] :

 

 

« La science enquête ; la religion interprète. La science donne à l’homme la connaissance qui est le pouvoir; la religion donne à l’homme la sagesse qui est le contrôle. La science s’occupe principalement des faits ; la religion s’occupe principalement des valeurs. Les deux ne sont pas rivales. Elles sont complémentaires. »

Compensation historique

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Martin Luther KIng à une conférence de presse sur son livre Why we can’t wait (Pourquoi nous ne pouvons attendre), le 8 juin 1964.

Plusieurs fois, Martin Luther King exprime l’opinion que les afro-américains, ainsi que les autres américains désavantagés, devraient être dédommagés pour les torts qui leur ont été fait historiquement.

Interviewé par Alex Haley en 1965, il dit que donner seulement l’égalité aux afro-américains ne pourrait pas supprimer l’écart de revenu entre eux et les Blancs. Il indique qu’il ne demande pas une restitution complète des salaires jamais payés lors de l’esclavage, ce qu’il croit être impossible, mais propose un programme de compensation gouvernementale de 50 milliards de dollars sur 10 ans pour tous les groupes désavantagés.

Il souligne que « l’argent dépensé serait plus que justifié par les bénéfices qu’il apporterait à la nation tout entière grâce à une baisse spectaculaire de l’abandon scolaire, des séparations familiales, du taux de criminalité, de l’illégitimité, des énormes dépenses sociales, des émeutes et de beaucoup d’autres malheurs sociaux »[95].

Dans son livre Pourquoi nous ne pouvons attendre de 1964, il développe cette idée, expliquant que le règlement du travail non rémunéré était une application de la common law[98].

Sources et inspirations

Martin Luther King a écrit que sa première rencontre avec l’idée de désobéissance civile non-violente était en lisant On Civil Disobedience de Henry David Thoreau en 1944 alors qu’il était à l’université de Morehouse College :

 

 

« Ici, avec ce courageux refus d’un homme de la Nouvelle-Angleterre de payer ses taxes et son choix de la prison plutôt que de soutenir une guerre qui étendrait les territoires de l’esclavage au Mexique, j’ai eu mon premier contact avec la théorie de résistance non-violente. Fasciné par l’idée de refuser de coopérer avec un système maléfique, j’ai été si profondément bouleversé que j’ai relu le livre plusieurs fois. »

Thoreau lui fait prendre conscience qu’une lutte active mais non-violente contre le mal était aussi juste et nécessaire qu’aider le bien, et que les moyens et formes de cette lutte étaient innombrables[99] :

 

 

« Je devins convaincu que la non-coopération avec le mal est autant une obligation morale que la coopération avec le bien. Aucune autre personne n’a été plus éloquente et passionnée à diffuser cette idée que Henry David Thoreau. Comme résultat de ses écrits et témoin personnel, nous sommes les héritiers d’un legs de protestation créative. Les enseignements de Thoreau ont revécu dans notre mouvement des droits civiques ; en fait ils sont plus vivants que jamais. Qu’ils soient exprimés par un sit-in dans un restaurant, un bus de la liberté dans le Mississippi, une manifestation pacifique à Albany (Georgie) un boycott des bus à Montgomery (Alabama), tous ceux-ci sont la récolte de l’insistance de Thoreau que l’on doit résister au mal et qu’aucun homme moral ne peut patiemment se conformer à l’injustice. »

Le dirigeant des droits civiques, théologien et éducateur Howard Thurman a très tôt une influence sur lui. C’est un des camarades de classe du père de Martin au Morehouse College, et il devient le mentor du jeune Martin Luther et de ses amis. Le travail de missionnaire de Thurman l’avait emmené à l’étranger où il avait rencontré et conversé avec le Mahatma Gandhi. Quand Martin Luther King est à l’université de Boston, il visite souvent Thurman, alors doyen de la chapelle de Marsh.

L’activiste des droits civiques Bayard Rustin, qui a eu le Mahatma Gandhi comme professeur, conseille à Martin Luther King de suivre les principes de la non-violence dès 1956. Il lui sert de conseiller et de mentor à ses débuts et sera l’organisateur principal de la marche vers Washington. Cependant l’homosexualité affirmée de Bayard, son engagement pour le socialisme démocratique et ses liens avec le Parti communiste des États-Unis d’Amérique ont fait que de nombreux dirigeants noirs ou blancs demandent à Martin Luther de prendre ses distances avec lui.

Très inspiré par les succès de l’activisme non-violent du Mahatma Gandhi, Martin Luther King visite sa famille en Inde en 1959, avec l’assistance du groupe de quakers de l’American Friends Service Committee (AFSC) et du NAACP. Le voyage le touche profondément, améliorant sa compréhension de la résistance non-violente et son implication dans la lutte pour les droits civiques américains. Dans un message radiophonique lors de sa dernière soirée en Inde, il annonce[100] :

 

 

« Depuis que je suis en Inde, je suis plus convaincu que jamais que la méthode de résistance non-violente est l’arme la plus puissante disponible pour les peuples opprimés dans leur lutte pour la justice et la dignité humaine. Dans un sens littéral, le Mahatma Gandhi incarna dans sa vie certains principes universels qui sont inhérents à la structure morale de l’univers, et ces principes sont aussi inéluctables que la loi de la gravitation. »

Relations avec le FBI

Le FBI et son directeur J. Edgar Hoover ont des rapports antagonistes avec Martin Luther King. Sur ordre écrit du ministre de la justice Robert Francis Kennedy, le FBI commence à enquêter sur lui et le Southern Christian Leadership Conference (SCLC, « Conférence des Chrétiens Dirigeants du Sud ») en 1961. Les enquêtes sont superficielles jusqu’en 1962, quand le FBI apprend qu’un des conseillers les plus importants de King, Stanley Levison, a des liens avec le parti communiste des États-Unis. D’après une de ses déclarations sous serment au House Un-American Activities Committee (comité des affaires antiaméricaines), un des lieutenants de Martin Luther, Hunter Pitts O’Dell, était aussi lié au parti communiste .

Le FBI met Martin Luther King et Stanley Levinson sous surveillance, et installe des micros cachés dans les chambres d’hôtels que le pasteur utilise lors de ses déplacements à travers le pays. Le FBI informe Robert et le président John F. Kennedy qui essayèrent de convaincre sans succès Martin Luther King de se séparer de Stanley Levinson. De son côté, Martin Luther nie catégoriquement avoir des liens avec les communistes, disant dans une interview « qu’il y avait autant de communistes dans son mouvement des libertés que d’Eskimos en Floride » ; Hoover répondit en l’accusant d’être « le menteur le plus célèbre du pays »[95].

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Le directeur du FBI J. Edgar Hoover en 1961.

Cette tentative de prouver que Martin Luther King est communiste doit beaucoup à ce que beaucoup de ségrégationnistes croient que les noirs du sud étaient jusqu’ici heureux de leur sort mais qu’ils sont manipulés par des « communistes » et des « agitateurs étrangers ». Stanley Levinson, avocat, avait eu des liens avec le parti communiste au cours de négociations commerciales, mais le FBI refuse de croire les rapports qui indiquent qu’il n’avait plus aucune association avec eux.

Comme rien n’avait pu être trouvé politiquement contre lui, les objectifs et les enquêtes du FBI changèrent en des tentatives de le discréditer au travers de sa vie privée. L’agence tenta de prouver qu’il était un mari infidèle. Les enregistrements, certains rendus publics depuis, n’apportèrent rien de concluant et aucune preuve ne put être apportée sur les infidélités supposées de Martin Luther King, malgré les remarques de certains officiels tel le président Johnson qui avait dit qu’il était un « prêcheur hypocrite ». Des livres paraissent dans les années 1980 à ce sujet mais aucun ne put avancer les preuves d’une quelconque infidélité.

Le FBI distribue des rapports sur ces supposés écarts de vie privée à des journalistes amis, des alliés ou sources de financement possibles de la SCLC, et même à la famille de Martin Luther. L’agence envoie également des lettres anonymes à Martin Luther King, le menaçant de révéler plus d’informations s’il ne cesse pas son militantisme pour les droits civiques[101]. Cette lettre a souvent été interprétée comme une demande à Martin Luther de se suicider[102],[103].

Finalement, le FBI arrête ses enquêtes sur la vie privée de Martin Luther et le harcèlement pour se concentrer sur la SCLC et le mouvement des Black Power. Mais après qu’une manifestation pacifique à Memphis en mars 1968 a été débordée par des éléments violents du black power, Hoover, qui possédait un agent infiltré dans la hiérarchie du SCLC, lance une nouvelle campagne de discrédit sur Martin Luther King. Le 2 avril, il obtient une reprise des écoutes. Le jour même de l’assassinat de Martin Luther, le bureau du FBI du Mississippi propose deux nouveaux programmes de contre-information (COINTELPRO) utilisant rumeurs et désinformation « pour discréditer King auprès des noirs pauvres dont il cherche le soutien »[104].

Le dernier contact du FBI avec Martin Luther King est le moment de son assassinat. L’agence le surveillait au Lorraine Motel dans un bâtiment de l’autre côté de la rue, tout près d’où était situé James Earl. Dès que Martin Luther King est abattu, ils sont les premiers à arriver sur les lieux pour lui administrer les premiers soins. Pour les partisans d’une théorie de la conspiration, leur présence si proche des lieux du crime est une confirmation que le FBI est impliqué dans l’assassinat.

Le 31 janvier 1977, dans les affaires “Bernard S. Lee v. Clarence M. Kelley, et al.” et “Southern Christian Leadership Conference v. Clarence M. Kelley, et al.”, le juge John Lewis Smith, Jr. ordonne que tous les enregistrements et transcriptions manuelles connues et existantes sur l’espionnage de Martin Luther King de 1963 à 1968 soient conservés au National Archives and Records Administration et interdits d’accès public jusqu’en 2027.

Héritage

Hommages

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Sur la galerie des martyrs du XXe siècle de l’abbaye de Westminster, de gauche à droite: La mère Elisabeth de Russie, le révérend Martin Luther King, l’Archevêque Oscar Romero et le pasteur Dietrich Bonhoeffer

Martin Luther King est nommé personnalité de l’année selon Time Magazine en 1963. Dans le discours de présentation qui lui est fait par les organisateurs lors de la remise du prix Nobel en 1964, Martin Luther King est décrit comme « la première personne du monde occidental qui a démontré qu’une lutte pouvait être gagnée sans violence, le premier à avoir fait de son message d’amour fraternel une réalité au cours de cette lutte, et celui qui a amené ce message à tous les hommes, à toutes les nations et toutes les races »[105].

Il reçoit en 1965 le médaillon des libertés américaines du American Jewish Committee « pour son exceptionnel avancement sur les principes des libertés humaines ». Il dit à la cérémonie de réception du prix : « La liberté est une chose. Vous l’avez entière ou vous n’êtes pas libre ». La même année il reçoit le prix Pacem in Terris (paix sur la terre en latin) basé sur l’encyclique Pacem in Terris du pape Jean XXIII. En 1966, la fédération du Planning familial d’Amérique lui décerne le prix Margaret Sanger « pour sa courageuse résistance à la bigoterie et à sa vie de dévouement à la progression de la justice sociale et de la dignité humaine »[106]. Martin Luther King a reçu 20 Docteur honoris causa d’universités américaines et étrangères.

Il reçoit à titre posthume le prix Marcus Garvey du gouvernement de la Jamaïque en 1968 et en 1971, il reçoit le Grammy Award du meilleur enregistrement parlé pour son discours Why I Oppose the War in Viêt Nam (Pourquoi je m’oppose à la guerre du Viêt Nam). Le président Jimmy Carter lui décerne la Presidential Medal of Freedom à titre posthume en 1977[107]. En 1980, le quartier où Martin Luther King passa sa jeunesse est déclaré monument historique.

Le 2 novembre 1983, le président Ronald Reagan signe une loi créant un jour férié l’honorant, le Martin Luther King Day. Les premiers états l’appliquent en 1986 et le 17 janvier 2000, le jour férié est officiellement observé dans les 50 états[108]. En 1998, la fraternité Alpha Phi Alpha, dont il faisait partie, a été autorisée par le Congrès des États-Unis à créer un mémorial. Martin Luther King sera la premier afro-américain et le deuxième non-président à être honoré par un monument dans le National Mall de Washington, DC.

Martin Luther King est considéré comme l’auteur des plus grands discours historique des États-Unis, au côté d’Abraham Lincoln ou John Fitzgerald Kennedy[109]. Plus de 730 villes des États-Unis ont une rue Martin Luther King en 2006 et de nombreuses autres ont été baptisés à son nom dans le monde entier.

Partisans et influence

Martin Luther King est une des personnalités les plus admirées de l’Histoire américaine[110]. Comme il avait été inspiré par Gandhi, de nombreuses personnalités sur la scène internationale dont Colin Powell, José Bové et Jesse Jackson l’ont pris comme exemple pour sa lutte en faveur des droits de l’homme et sa méthode de désobéissance civile au travers de la non-violence pour y parvenir. Il a influencé les mouvements des droits de l’homme en Afrique du Sud et a été cité comme inspiration par un autre prix Nobel de la paix qui a combattu pour l’égalité dans ce pays, Albert Luthuli.

La femme de Martin Luther, Coretta Scott King, a suivi les traces de son mari et était très active sur les problèmes de justice sociale et les droits civiques jusqu’à sa mort en 2006. L’année de l’assassinat de son mari, elle fonde le King Center[111] à Atlanta, dédié à préserver son héritage et son travail de promotion de la résolution non-violente des conflits, et à la tolérance dans le monde.

Son fils, Dexter King, est actuellement le président du centre et sa fille Yolanda a fondé la Higher Ground Productions, une organisation spécialisée dans l’entraînement de la diversité.

En 2008, lors de l’élection présidentielle américaine Barack Obama remplit sa campagne de références à Martin Luther King et lui rend hommage [112]. Jesse Jackson, compagnon de lutte de Martin Luther King, déclare qu’il aurait beaucoup aimé que King soit témoin de sa victoire qui en a fait le premier métis noir président des États-Unis de l’histoire[113].

Critiques

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Martin Luther King et Malcolm X lors d’une conférence de presse en 1964.

Au-delà des accusations d’infidélité ou de plagiat académique, des militants plus radicaux comme le mouvement Black Power ou Malcolm X ont émis des critiques politiques, qui n’ont pas substantiellement endommagé son image.

Ainsi, Stokely Carmichael est en désaccord avec la volonté d’intégration de Martin Luther King, qu’il considère comme un moyen d’arriver à ses fins et non comme un principe. Stokely Carmichael voyait donc le combat de Martin Luther King comme une insulte à la culture afro-américaine[114].

Omali Yeshitela qui dirigera le International People’s Democratic Uhuru Movement (UnPDUM)[115], plus radical, demande également aux africains de se rappeler que la colonisation européenne s’est faite de manière violente et forcée et non par intégration dans la culture africaine. Essayer de s’intégrer dans la culture du « colonisateur » est là aussi une insulte à la culture originelle africaine.

Influence dans la culture populaire

De nombreux artistes ont été inspirés par le message de Martin Luther King.

« “You know they went after King, When he spoke out on Vietnam, He turned the power to the have-nots, And then came the shot” (Vous savez qu’ils ont recherché King, quand il a dénoncé le [la guerre du] Vietnam, il a donné le pouvoir à ceux qui n’avaient rien, et alors est venu le coup de feu). »

Cette chanson a été réutilisé dans la bande originale du film Matrix.
Dans leur reprise de Renegades of Funk (2000) un morceau écrit par Afrika Bambaataa (1984), il est mentionné au côté de personnages comme Sitting Bull, Malcom X ou Thomas Paine comme « renégats de leur époque et de leur age.»

« Le plus étonnant chez Martin Luther King, c’est qu’il respirait la paix : elle émanait de lui, de tout son être, du moindre regard, du moindre geste. Quand on en est là, on peut avancer. C’est le grand homme, un des êtres les plus pacifiques que le monde ait connu ; tout était prière pour lui et c’est exactement la voie à suivre. »

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x2vlq1

http://www.dailymotion.com/video/xf5c8

 

Révolution Solaire de Martin Luther KING

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Pour le 16/01/1968 à 05h11 T.U. à Atlanta.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 12 ET NOEUD SUD EN MAISON 6

Le 16/01/1968 le transit des noeuds s’effectuait dans les maisons 6 et 12 respectivement pour le noeud sud et le noeud nord. Le but essentiel du transit du noeud sud en maison 6 est de vous faire prendre conscience qu’une part de l’existence doit être réservée justement à la prise de conscience.

Dans ce but, il est nécessaire de vous retirer temporairement pour faire le vide en vous. La présente période est destinée à cela. En conséquence, évitez tout nouvel engagement, dégagez-vous des tâches habituelles, ne vous créez aucune obligation. Les fardeaux deviendraient si lourds que vous succomberiez sous leur poids. Ne défiez pas votre destin, par inquiétude pour votre avenir, en vous engageant dans une nouvelle activité. Vous y rencontreriez des obstacles insurmontables. De plus les appuis espérés feront défaut et les assistances sur lesquelles vous comptez se déroberont. Vous pourrez même perdre ainsi vos dernières ressources. En revanche en acceptant de vous retirer, vous serez étrangement soutenu. Ces moments de retraite, de repos et de réflexion sont nécessaires. Ils vous permettent de reconsidérer vos actes et vos erreurs passés et, ainsi, de mieux planifier votre avenir et le nouveau cycle de vie qui commencera dès l’entrée de votre noeud nord en votre maison 11 natal. C’est l’objet de cette période.

Au mieux, au travers de ce que vous vivez maintenant, révisez vos potentialités d’aide à autrui, de dévouement désintéressé, de compassion et de compréhension, de manière à accorder aux autres dans peu de temps lorsque tout ira mieux pour vous, ce que vous auriez aimez recevoir vous-même. Par ailleurs il vous faut mesurer vos efforts physiques. Reprenez des forces. On peut considérer cette période comme un temps de convalescence nécessaire à la reconstruction d’une santé physique ou d’une reconversion mentale, de manière à être prêt pour la période suivante – annoncée plus haut – dont la coloration essentielle sera la liberté, la libération, la rupture des entraves et la réalisation des rêves et projets formulés actuellement.

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Personnalité du 19/05/2010 – Malcom X 19 mai, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 05/2010,Droits de l'homme,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

——————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————

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http://www.malcolmx.com/
—————————————— 19 Mai 2010 ——————————————

Malcom X

Né le 19 Mai 1925 à 22h25 à Omaha (NEbraska) USA

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Malcolm X (19 mai 192521 février 1965), né Malcolm Little, également connu sous le nom de El-Hajj Malek El-Shabazz[1] (الحاجّ مالك الشباز‎ en arabe) et surnommé « Red » lors de sa jeunesse (en raison de ses cheveux roux), est un prêcheur afro-américain, orateur et militant des droits de l’homme[2],[3],[4],[5]. Aux yeux de ses admirateurs, il est un défenseur courageux des droits afro-américains ayant mis en accusation les États-Unis pour ses crimes envers la communauté noire[6]. En revanche, ses détracteurs l’accusent d’avoir prêché le racisme, le suprémacisme noir et la violence[7],[8],[9],[10],[11]. Il a été de nombreuses fois décrit comme l’un des plus grands et des plus influents Afro-Américains de l’Histoire.

Malcolm naît à Omaha, dans le Nebraska. Alors qu’il est âgé de treize ans, son père meurt, puis sa mère est transférée en hôpital psychiatrique. Son enfance, comprenant l’éducation de son père axée sur la fierté noire, et ses propres expériences sur le sujet, ont joué une influence très importante tout au long de sa vie. Après avoir vécu dans de nombreuses familles adoptives, Malcolm rentre dans le milieu criminel de Boston et de New York. En 1946, il est condamné à dix ans de prison.

Pendant son enfermement, il devient membre de Nation of Islam. Après sa mise en liberté conditionnelle en 1952, il devient l’un des leaders et porte-parole du groupe; pendant presque une douzaine d’années, il représente publiquement Nation of Islam. Les tensions entre Malcolm X et Elijah Muhammad, chef de Nation of Islam, l’amènent à quitter l’organisation en mars 1964.

Il fonde Muslim Mosque, Inc., une organisation religieuse ainsi que l’Organization of Afro-American Unity. Suite à un pèlerinage à La Mecque cette même année, il devient sunnite et désavoue publiquement le racisme; il se rend également dans divers pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Moins d’un an plus tard, le premier jour de la National Brotherhood Week (semaine nationale de la fraternité), il est assassiné à New York. Trois membres de Nation of Islam sont condamnés pour ce crime (l’un d’eux ayant avoué)[12]. *

Malcolm Little n’a que 6 ans lorsque son père est assassiné par des Blancs du sud. Il est ensuite arraché à sa famille par les services sociaux et placé dans une famille d’accueil. A 15 ans, il se rend aux ghettos noirs de Boston puis de Harlem où il vit de petits boulots et de trafics divers. En 1946, il est condamné à dix ans de prison pour cambriolage. Il y rejoint la Nation of Islam, partisane de la création d’un Etat noir indépendant sur le sol américain, et se convertit à l’islam. Libéré en 1952, il abandonne son nom d’esclave et devient Malcolm X. Devenu pasteur, il se fait le porte-parole de l’idée de fierté et d’autodéfense des Noirs et contribue au formidable essor de la NOI. Mais peu à peu, il rompt avec la conception sectaire de la lutte de la NOI – il en est d’ailleurs exclu – en comprenant la nécessité d’un combat unitaire transcendant les barrières raciales et les frontières étatiques. Aussi accepte-t-il l’aide extérieure des Blancs, de s’associer à d’autres leaders et commence à jouer le rôle de pivot entre les luttes anti-impérialistes d’autres pays tels Cuba et le Congo. En 1964, il effectue son pèlerinage à la Mecque et à son retour, est tenu par les médias responsable de l’embrasement des ghettos. Se sachant menacé, il meurt assassiné dans le temple de Harlem. **

malcomxlefilm.jpg Malcolm X (le film de Spike Lee)

Une évocation de la vie de Malcolm X, leader du mouvement noir américain Nation of Islam : son enfance difficile à Omaha, son séjour en prison où il apprend à cultiver la fierté de sa race, son entrée dans l’organisation d’inspiration islamiste, son mariage avec l’infirmière Betty Shabazz, son pèlerinage à la Mecque et son assassinat le 21 février 1965 au cours d’un meeting.

Reconnaissance pour Denzel Washington
‘Malcolm X’ a permis à Denzel Washington de remporter l’Ours d’argent du Meilleur acteur lors du Festival International du Film de Berlin 1993 et le MTV Movie Award du Meilleur acteur la même année. Le comédien a également été nommé à l’oscar du Meilleur acteur.

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Révolution Solaire  de Malcolm X né le 19 Mai 1925 à 22h25

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pour le 19 Mai 1964 14h 42 T.U.,  Omaha – Nebraska – USA

Maison 01 (Révolution Solaire) – Maison 07 (Thème Natal)
Cette année, vous aurez le choix entre affirmer « l’enfer, c’est les autres » ou « que serais-je sans toi ? ». Une chose est sûre, c’est l’Autre, le partenaire, l’associé qui fera la pluie ou le beau temps dans votre vie. Selon le reste du thème, l’on peut y voir des pronostics aussi différents que celui du mariage, du divorce, de l’association ou un procès. Si votre ego est puissant, cette année, ce sera vous qui serez le clou du spectacle, mais une fois le rideau tombé, vous vous sentirez bien vide.

Maison 01 (Révolution Solaire) – Cancer
Voici une année au cours de laquelle vous vibrerez à l’unisson de vos émotions épidermiques et multiples. Attention au caprice ! Néanmoins, vous songerez beaucoup à votre famille et à votre patrimoine, ce qui peut, si le reste de l’interprétation va dans le même sens, provoquer l’acquisition d’un bien immobilier. Rêveur et un tantinet paresseux, vous vous en tiendrez, dans vos activités, aux bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves.

Maison 10 (Révolution Solaire) – Maison 03 (Thème Natal)
Une année au cours de laquelle vous n’économiserez ni vos pas, ni vos propos. Mais, à moins d’indices défavorables, vous taperez à la bonne porte, et de fil en aiguille, serez sur la piste d’une activité lucrative. A moins que vous ne soyez mis en valeur et encensé pour vos qualités d’intermédiaire, vos dons d’orateur, un talent d’écrivain, une vocation d’enseignant. Surveillez votre courrier, la chance vous attend sous la forme d’une proposition inattendue.

Maison 10 (Révolution Solaire) – Bélier
Puissant esprit d’initiative. Vous pourriez décider, professionnellement, de mener seul votre barque. Etudiez la conjoncture auparavant ! Dans tous les cas, vous vous verrez confier des responsabilités nouvelles et aurez l’impression de tourner une page de votre vie. Si vous êtes jeune, vous vous émanciperez de la tutelle parentale, parfois avec perte et fracas. Ce ne sera pas la diplomatie qui vous étouffera mais, par contre, le courage ne vous fera pas défaut.

Mercure (Révolution Solaire) – Maison 10 (Révolution Solaire)
C’est essentiellement par vos paroles et/ou vos écrits que vous serez honoré ou déjugé. Prudence donc, d’autant plus que vous brûlerez du désir de faire connaître vos idées au plus grand nombre. Améliore les conditions de travail et les prestations de ceux qui font profession d’intelligence (enseignement, journalisme, etc.). Peut également permettre d’exercer deux activités de front. Sinon, un risque de dispersion se profile, générant de l’insatisfaction.

Mercure (Révolution Solaire) – Maison 04 (Thème Natal)
La Maison IV (les racines, la famille) balayée par le regard scrutateur de Mercure. Pas question, cette année, de rester enfermé dans votre cocon. A moins que votre clan ne soit composé d’intellectuels, de journalistes ou, plus modestement de bavards invétérés. Vous irez chercher ailleurs les informations qui devront nourrir un mental sans cesse en mouvement. Ce qui ne vous empêchera pas de lancer des invitations tous azimuts, de crainte de vous retrouver seul devant votre télé. Une position favorable pour régler une succession au mieux de vos intérêts ou pour vous initier à la généalogie.

Mercure (Révolution Solaire) – Taureau
Cette année, votre esprit pragmatique vous poussera à classer les événements et les individus en deux catégories : ceux qui vous sont utiles et les autres. Accrocheur, vous vous débrouillerez fort bien pour régler les problèmes matériels. Votre sens de la rentabilité pourrait vous tourner vers une activité commerciale. Mais quelle tête de cochon vous ferez, et comme vos arguments seront péremptoires ! Sans parler des idées fixes qui pourraient vous assaillir.

Mercure (Révolution Solaire) – Vénus (Révolution Solaire) en Sextile
Même si vous n’avez aucune planète en Balance, ni dans votre thème natal ni dans celui de votre anniversaire, vous serez pour vous et pour proches le fléau qui, d’oscillations en légères variations, recherchera la sérénité et atteindra l’équilibre. Sociable sans être envahissant, délicieux sans obséquiosité, votre cercle de connaissances s’élargira considérablement, avec des personnes de qualité, en outre ! Sorties culturelles, vacances éducatives mais pas ennuyeuses pour autant, agrémenteront cette année.

Mercure (Révolution Solaire) – Mars (Révolution Solaire) en Conjonction
Un véritable feu d’artifice d’idées, d’initiatives, toutes plus inattendues que les autres. Quant à juger de leur qualité, il faut se reporter au reste du thème. En tous cas, l’on ne pourra pas dire que vous ayez les deux pieds dans le même sabot. A peine une pensée conçue dans votre cervelle effervescente, vous remuerez ciel et terre pour qu’elle devienne réalité. Certains vous reprocheront votre goût pour la polémique. Il est certain que vous aimerez croiser le fer des mots. Mais, là encore, pour savoir si cela vous avantagera ou non, il faut consulter la note dominante du thème.

Mercure (Révolution Solaire) – Jupiter (Révolution Solaire) en Conjonction
Voici une année qui vous trouve de plain-pied avec la réalité, décidé à régler définitivement nombre de problèmes qui s’éternisaient. En outre, votre sens de la persuasion, vos arguments taillés au coin du bon sens vous rendront toutes démarches plus aisées. Intellectuellement, vous pouvez songer à reprendre des études, à effectuer un stage qualifiant. Dans tous les cas, vos compétences seront reconnues et vous pourriez obtenir un diplôme. Dans un thème plus « social », vous pourrez prendre des responsabilités au sein d’un parti ou d’une association.

Mercure (Révolution Solaire) – Saturne (Révolution Solaire) en Sextile
Impossible de vous prendre en faute, cette année. Vous avez tout prévu, tout envisagé, relu les lignes minuscules en bas des contrats, pris, à titre indicatif, les conseils d’un avocat ou d’un expert. Dans votre entreprise, vous serez considéré, à juste titre, comme le maillon indispensable, celui qui sait, dans la seconde, sur quelle étagère est classé le dossier Z 207. Vous pouvez également, si vous êtes artisan, reprendre l’affaire de votre patron au moment de son départ à la retraite. A moins que vous ne gagniez un voyage aux Seychelles en remplissant, sans erreur, une grille de mots fléchés de trois mètres sur cinq !

Mercure (Révolution Solaire) – Uranus (Révolution Solaire) en Trigone
L’an 2000, c’est du passé. Préparons dès à présent le quatrième millénaire. Votre cerveau bouillonnant, vos idées fuseront comme l’éclair qui illumine le ciel noirci par l’obscurantisme. D’ailleurs, vous serez de toutes les luttes qui visent à rendre le monde plus vivable : pour l’écologie, contre le racisme. Et tout en tenant votre banderole, vous seriez bien capable d’inventer un hymne international. Excellente période pour les techniciens, les informaticiens ou les étudiants en ces domaines.

Mercure (Révolution Solaire) – Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) en Sextile
Cet aspect intéresse surtout l’astrologie karmique (analyse astrologique reposant sur la théorie des réincarnations). Ici, des intérêts intellectuels antérieurs que vous aviez abordés autrefois et utilisés pour le bienfait de l’humanité vont vous être restitués à la suite d’une rencontre, d’une lecture, d’une exposition, d’un voyage. Vous replongerez peut-être dans une langue étrangère inconnue dans cette vie, dans un domaine d’études et serez fasciné de la célérité, et du plaisir, avec lesquelles vous les apprendrez. Et pour cause : vous les connaissiez déjà sur le bout des doigts.

Mercure (Révolution Solaire) – Mercure (Thème Natal) en Conjonction
Voici un aspect relativement fréquent qui va, toutefois, vous rendre plus performant intellectuellement. La comprenette facile, aussi bien dans la vie pratique que pour ce qui concerne les théories les plus abstraites, vous serez également servi par un bagou hors du commun. Le(s) domaine(s) qui vous intéressaient le plus autrefois, redeviendront à l’ordre du jour. Toutefois, comme vous avez multiplié les expériences depuis votre enfance, vous pourriez faire des prouesses, notamment pour tout ce qui touche l’écriture et la rhétorique. Reportez-vous, de même, aux indications de votre thème natal concernant les déplacements. Faciles ou périlleux, vous reproduirez vos manières habituelles.

Maison 07 (Révolution Solaire) – Maison 01 (Thème Natal)
Ici, c’est l’Autre, conjoint, rival ou ennemi qui fait sa loi et, à moins de vous rebeller ouvertement, d’engager une procédure de divorce ou d’intenter un procès, il ne vous restera qu’à faire le gros dos en subissant le régime de la douche écossaise. En revanche, si le thème est actif et optimiste, peut signifier une rencontre amoureuse qui se légalisera rapidement, à moins que vous se soyez appelé à assumer les responsabilités d’une équipe. Vous pouvez aussi vous produire devant un public en tant qu’artiste ou animateur.

Maison 07 (Révolution Solaire) – Capricorne
Une année où il faudra montrer patte blanche pour avoir l’honneur de vous approcher. A moins que vous n’exorcisiez cette tendance en montant sur les planches pour interpréter « Le Misanthrope ». Votre vie conjugale sera calme, fidèle, peut-être un peu routinière, à moins que vous n’épousiez une personne plus âgée ou plus mûre que vous. Le plus dur sera d’oeuvrer en collaboration car, vraiment, vous n’aurez qu’une envie : qu’on vous laisse cogiter en paix!

Maison 04 (Révolution Solaire) – Maison 09 (Thème Natal)
Traditionnellement, cette position donne la bougeotte et favorise un déménagement, généralement pour un lieu plus vaste. A moins que vous n’alliez planter vos pénates à l’étranger, tout au moins temporairement. Ou que vous n’accueilliez au pair un étranger qui vous aidera à élargir votre horizon intellectuel. Parfois, vous hébergerez un beau-frère ou une belle- soeur en difficulté. A moins, dans un thème cérébral, que vous n’enseigniez à domicile.

Maison 04 (Révolution Solaire) – Balance
Votre demeure sera ouverte à tous, du moment que l’on respecte votre délicatesse et votre intimité de couple. Nombreuses invitations au cours desquelles vous aurez le loisir de montrer vos bonnes manières. Les rapports familiaux seront marqués par un esprit de conciliation et de concertation. Et si une dispute éclatait, vous joueriez les arbitres, sévère mais juste.  Achats visant à embellir votre intérieur.

Maison 02 (Révolution Solaire) – Maison 07 (Thème Natal)
Une année au cours de laquelle votre situation financière dépendra essentiellement de votre partenaire. Selon les autres pronostics, on peut y voir une union avantageuse sur le plan social, à moins que vous ne soyez obligé de rembourser les dettes de votre conjoint. Tout dépend de la tonalité d’ensemble du thème. Si vous travaillez avec un associé, montrez-vous vigilant, des malentendus, voire des malversations peuvent conduire à un procès.

Maison 02 (Révolution Solaire) – Lion
Louis XIV devait avoir cette position l’année où il fit construire la Galerie des Glaces ! Mais à vous dont le roi n’est pas votre cousin, nous vous conseillons davantage de prudence. Si le reste du thème y prédispose, vous pouvez néanmoins avoir de la chance au jeu et dans les investissements. A moins que vous ne bénéficiiez d’une bourse ou d’un coup de pouce motivé par votre assurance ou votre culot. L’argent sera investi dans les objets de luxe : parures, vêtements ou bijoux.

Maison 08 (Révolution Solaire) – Maison 01 (Thème Natal)
Voici une année extrême au cours de laquelle le meilleur peut côtoyer le pire. Dans un thème actif, vous déciderez de prendre les rênes de votre vie, vous séparant de relations ou de biens qui vous semblent davantage des entraves qu’autre chose. Un travail sur soi, une psychanalyse peuvent aussi chambouler les données de votre existence. Dans un thème passif, vous aurez l’impression d’être la victime impuissante de la fatalité.  Des attaches se rompront et nous n’aurez que vos yeux pour pleurer. Attention à ne pas vous complaire dans le « misérabilisme ».

Maison 08 (Révolution Solaire) – Verseau
Une année tumultueuse au cours de laquelle les changements et les remises en question satisferont votre soif de liberté. Vous pourriez même décider de plier bagages et d’aller refaire votre vie ailleurs. Vous aurez tendance à disperser vos sous à tous les vents, particulièrement si une cause humanitaire retient votre attention. Sexualité particulièrement libre, et ce n’est pas une alliance au doigt qui vous empêchera de papillonner.

Maison 05 (Révolution Solaire) – Maison 10 (Thème Natal)
Dans un thème épanoui, cette position vous fera briller de tous vos feux. Votre créativité, votre esprit d’initiative peuvent vous faire espérer une expansion de vos affaires, une promotion professionnelle, parfois une récompense honorifique. Dans certains cas, un événement amoureux aura des répercussions, favorables ou malheureuses, sur votre carrière. Vous fera rechercher une vie mondaine et dépenser pour votre standing.

Maison 05 (Révolution Solaire) – Scorpion
Cette année, vous aurez le diable au corps. Et vos amours prendront un tour passionnel et excessif. Vous seriez bien capable, par exemple, de vous suicider parce que votre petit ami vous a quitté, pour tomber aussitôt amoureux(se) du médecin qui vous aura sauvé la vie. Intransigeant à l’égard de vos enfants, vous attendrez d’eux les plus hautes performances. Vos loisirs vous attireront vers le mystérieux, l’occulte, parfois vers le provocant.

Neptune (Révolution Solaire) – Maison 05 (Révolution Solaire)
Une position idéale pour se prendre pour Sissi Impératrice. Sinon, votre idéal amoureux sera placé si haut que peu sauront vous satisfaire. Ce qui ne vous empêchera pas de rêvasser sur un(e) passant(e) entrevu(e) chez le boulanger. Il faut un thème fort pour que vous partagiez un idéal commun avec votre partenaire. Sinon, vous pourrez tromper ou pleurer les frasques d’un amoureux volage, selon les autres éléments de votre thème. Génère également de l’incompréhension avec les enfants.

Neptune (Révolution Solaire) – Maison 10 (Thème Natal)
La maison X (les objectifs poursuivis), embaumée par les effluves d’encens du capiteux Neptune. Avec une telle configuration, toute ambition personnelle est mise en veilleuse et vous ne devrez vos réussites ou vos échecs qu’à la conjoncture économique et à votre facilité ou à votre incapacité à vous y adapter. Néanmoins, porté par un courant favorable, vous pourrez accéder à un poste intéressant, si votre « curriculum » correspond aux normes du moment. Sinon, des rêveries, un manque de ponctualité risquent de nuire à votre réputation professionnelle.

Neptune (Révolution Solaire) – Scorpion
Cette année, vous rechercherez une forme de pouvoir en manipulant des forces occultes. Libre à vous de vous initier à l’ésotérisme, mais méfiez-vous des faux prophètes. Risques d’intuitions erronées en lesquelles vous croirez dur comme fer. Inquiétudes concernant la mort, l’au-delà. Vous pourriez également rechercher des sensations fortes dans la pratique d’une sexualité parfois tordue ou dans la plongée au fond des paradis artificiels.

Maison 11 (Révolution Solaire) – Maison 04 (Thème Natal)
Dans un thème affectivement heureux, cette position favorise les rapprochements au sein de votre famille, avec laquelle vous vous découvrirez de puissantes affinités. Parfois, votre coeur gros comme ça pourrait vous inciter à héberger un(e) ami(e) dans la détresse. Plus généralement, l’on peut voir ici une tendance à temporiser les projets concernant le foyer (achat ou décoration), ainsi qu’une multiplication des invitations en petit comité.

Maison 11 (Révolution Solaire) – Taureau
Peu d’amitiés, vous préférerez vous occuper de votre famille. Néanmoins, les fidèles seront toujours bien accueillis et vous mettrez les petits plats dans les grands pour les recevoir. Les sorties peuvent vous mettre en contact avec des artistes. Tendance à différer ses projets pour mieux les voir aboutir. Facilité à faire des économies, pour faire construire, par exemple. Pour les commerçants, année florissante qui voit l’extension d’une clientèle « bourgeoise ».

Soleil (Révolution Solaire) – Maison 11 (Révolution Solaire)
Avec cette position, vous aurez intérêt à apprendre à différer la satisfaction de vos désirs. En effet, il y aura de nombreux efforts à fournir, des travaux de compilation, de documentation avant de vous attaquer au gros-oeuvre. En revanche, vous serez un animateur recherché dans les activités à but non lucratif. Vous pourriez, par exemple, fonder une association loi 1901 pour défendre une cause qui vous est chère. Marque l’arrivée d’un(e) ami(e) qui vous restera fidèle dans les années à venir.

Soleil (Révolution Solaire) – Maison 05 (Thème Natal)
Si l’on considère que le Soleil occupait déjà ce secteur dans votre ciel de naissance, vous vous adonnerez, corps et âme, aux joies de la création. C’est évidemment, si le reste du thème le confirme, l’année idéale pour tricoter de la layette en voyant s’agrandir votre ventre (ou celui de votre compagne). Mais avec la fibre artistique que l’on vous connaît, vous pourrez également déverser généreusement votre aspiration avec une prédilection pour le genre grandiose (tragédies, fresques ou symphonies). A moins que vous ne soyez le héros omniprésent, et parfois cabotin, d’une grande représentation théâtrale : celle de votre vie.

Soleil (Révolution Solaire) – Taureau
Votre credo, cette année comme d’autres : de la volupté avant toute chose. Solide comme le pont Neuf, les cinq sens toujours en éveil, ce n’est pas vous qu’on fera « décoller » dans des spéculations intellectuelles improbables. Foncièrement, la terre vous appartient et vous appartenez à la terre. Réaliste, parfois excessivement prosaïque, vous travaillerez d’arrache-pied pour faire engraisser votre petit cochon. Ce qui ne vous empêchera pas de saliver devant un repas pantagruélique, la moiteur d’une alcôve prometteuse. Comme toujours, ce sera votre bon sens qui vous tirera d’éventuels mauvais pas.

Soleil (Révolution Solaire) – Saturne (Révolution Solaire) en Carré
Ce n’est qu’un début. « La lutte doit continuer », aurez-vous intérêt à vous dire, pour vous exhorter au courage et à la patience. Que d’obstacles à surmonter pour réaliser vos désirs de quelque ordre qu’ils soient, à moins que, fatigué et dépassé par les événements, vous n’en imaginiez là où il n’y en a pas. Néanmoins, les astres se liguent pour ralentir votre ascension, avec, si le reste du thème y prédispose, des problèmes articulaires ou osseux et un manque d’affection de la part des vôtres.

Mars (Révolution Solaire) – Maison 11 (Révolution Solaire)
Votre idéal de solidarité, votre besoin d’oeuvrer pour la collectivité vous pousseront à vous investir dans des associations ou dans des mouvements caritatifs. L’énergie que vous y déploierez sera admirable mais vous risquez de pécher par naïveté. Les rencontres amicales seront nombreuses, spontanées, mais peu profondes. Si l’année prédispose aux conflits, vous risquez même de vous fâcher avec d’anciennes relations.

Mars (Révolution Solaire) – Maison 04 (Thème Natal)
La Maison IV (les racines, la famille), tribune ou arène pour le bouillant Mars. Selon les dispositions du reste du thème, vous serez amené à lutter avec ou contre votre clan. Les plus jeunes réclameront le droit à l’autonomie et s’opposeront à leurs parents (surtout à celui qui tend le plus à les accaparer). Si les autres aspects vous laissent les coudées franches, vous dépenserez votre huile de coude à la décoration de votre logement, à moins que vous ne retapiez une fermette délabrée, acquise pour une bouchée de pain.

Mars (Révolution Solaire) – Taureau
Une année au cours de laquelle votre énergie ne sera pas apparente. Heureusement, votre obstination palliera ce manque de combativité. Lorsque vous tiendrez une proie, vous ne la lâcherez pas de sitôt. Et si vous avez des démarches à accomplir, vous n’hésiterez pas à revenir à la charge, quitte à exaspérer les guichetiers. Hélas, votre tendance à la rancune pourra générer d’interminables vendettas. En ce qui concerne les activités sportives, nous vous conseillons de vous en tenir aux randonnées champêtres.

Mars (Révolution Solaire) – Jupiter (Révolution Solaire) en Conjonction
Voici une année incontestablement marquante. Il sera surtout question de concrétisation, de réalisation, voire d’accomplissement, et cela dans les domaines valorisés par le thème. Les actions devront être entérinées par des signatures, aussi des contrats vous seront-ils présentés : contrats de travail, de mariage, achat d’un bien immobilier. Les autres aspects vous indiqueront s’il y a lieu ou non de vous méfier. L’on peut toutefois assurer que vous aspirerez à du solide, du durable et que vos décisions s’en ressentiront.

Mars (Révolution Solaire) – Uranus (Révolution Solaire) en Trigone
L’année de toutes les audaces… la plupart du temps généreusement récompensées. Prompt comme l’éclair, audacieux parfois jusqu’à l’effronterie. Selon les domaines valorisés, vous pourrez reprendre une formation pour exercer enfin l’activité de vos rêves, souvent aux antipodes de la précédente, aller tenter votre chance à l’étranger, votre balluchon sur le dos. A moins que, dans un thème à tonalité affective, vous n’effectuiez la danse des sept voiles pour ranimer la flamme de votre partenaire. Dans tous les cas, ni l’imagination, ni le système D ne vous feront défaut.

Mars (Révolution Solaire) – Neptune (Révolution Solaire) en Opposition
C’est l’histoire de Gribouille qui se jeta dans la mare pour ne pas être trempé par la pluie. D’une manière ou d’une autre, vous vous comporterez comme ce personnage écervelé : l’ensemble du thème vous indiquera les secteurs les plus sensibles. Gonflé du « lait de la tendresse humaine », vous n’aurez que de bonnes intentions. Mais pour l’exécution, vous oublierez l’essentiel, les considérations matérielles, notamment. Mécontent de vos prestations ici-bas, vous pourriez être tenté d’aller planer à mille lieues du sol à l’aide de bonnes bouteilles ou d’herbes prohibées. Prudence !

Mars (Révolution Solaire) – Pluton (Révolution Solaire) en Trigone
L’année idéale pour recommencer sa vie de zéro. Il y aura forcément des ruptures, des démissions mais vous n’en aurez cure car vous sentirez instinctivement que vous êtes enfin devenu vous-même. La passion amoureuse sera présente dans votre vie, pour le meilleur et pour le pire, parfois terriblement ravageuse. Mais comme elle constituera votre drogue, vous « repiquerez au truc » à chaque fois. C’est également une excellente période pour régler les contentieux afin d’être désormais libre dans votre esprit.

Mars (Révolution Solaire) – Saturne (Thème Natal) en Opposition
Voici un aspect qui a fort mauvaise réputation. Il n’y a pas péril en la demeure mais vous devrez trouver un juste milieu entre un désir effréné de tout envoyer promener et des tendances conservatrices. Si le thème est à dominante active, il faudra que « cela passe ou que cela casse ». Il y, hélas, fort à penser, à la vue des résistances auxquelles vous vous heurterez, que cela risque plutôt de casser. Si le thème est à dominante passive, ce seront les autres qui, par maladresse ou par malignité, menaceront ce que vous croyiez le plus stable dans votre vie : concurrent qui briguera votre place ou rival(e) qui tentera de se glisser dans votre lit conjugal. Ce sera la politique du « pousse-toi de là que je m’y mette ». A vous d’opposer une résistance de tous les instants.

Jupiter (Révolution Solaire) – Maison 11 (Révolution Solaire)
Grâce à cette position, vous attirerez cette année de nombreuses sympathies, qui pourraient se transformer en amitiés, si l’ensemble du thème est empreint de fidélité. Est favorable à ceux qui, concernés par un problème de société, souhaitent prendre des responsabilités à un niveau associatif. Se montre également propice aux commerçants, qui bénéficieront du bouche à oreille d’une clientèle satisfaite. Permet, socialement, d’obtenir le piston d’un(e) ami(e) bien placé(e).

Jupiter (Révolution Solaire) – Maison 04 (Thème Natal)
La Maison IV (les racines, la famille), ensoleillée par l’optimisme du confiant Jupiter. Dans un thème extraverti, votre logis ne désemplira pas : famille, amis, voisins, parfois inconnus viendront se réchauffer autour d’un plantureux pot-au-feu, mitonné par vos soins. A tel point qu’il vous faudra peut-être déménager pour y gagner en espace. Quoiqu’il arrive, votre clan vous soutiendra, moralement et/ou financièrement. A moins, si le reste du thème l’indique, que ce ne soit vous qui accueillez un(e) aïeul(e) malade sous votre toit. Dans un contexte introverti, vous vous passionnerez pour l’histoire et/ou la généalogie.

Jupiter (Révolution Solaire) – Taureau
Si d’autres influx ne contrarient pas cette tendance, vous voilà entré dans une année de prospérité matérielle. Favorable aux emprunts bancaires : il faut dire que vous inspirez confiance sur votre bonne mine. Favorable aux agriculteurs, restaurateurs et à tous ceux qui tentent de faire fructifier les biens de leur terroir. Attaché à la famille, vous organiserez des fêtes où l’on fera bombance. Attention, il n’y a pas que votre portefeuille qui risque de prendre du poids !

Jupiter (Révolution Solaire) – Uranus (Révolution Solaire) en Trigone
L’année idéale pour « s’éclater ». Ne craignez pas d’en faire trop. C’est en sortant, en rencontrant des personnes venant d’horizons fort divers que vous sortirez de la routine et… peut-être de l’anonymat. Les travailleurs gagneront à suivre des cours du soir pour étoffer leurs connaissances et briguer un poste supérieur. Les étudiants devraient réussir leurs examens avec les félicitations du jury. Quant à ceux qui vivent de leurs « cellules grises », ils feront des découvertes de génie. Sans parler d’un voyage lointain, et grisant, que vous entreprendrez, sans doute, en suivant votre instinct.

Jupiter (Révolution Solaire) – Neptune (Révolution Solaire) en Opposition
S.O.S. ! Vous voulez tout faire en même temps, multipliez les rendez-vous, quitte à les annuler ou à arriver avec une bonne heure de retard. Vos ambitions seront grandioses, pour ne pas dire « délirantes » et, afin de les mettre en Œuvre, vous ne lésinerez pas sur les moyens. Votre situation professionnelle, la première, risque d’en pâtir, au point, parfois, d’aller jusqu’au licenciement. Quant aux « liens sacrés » du mariage, vous les traiterez par-dessous la jambe. La plus grande vigilance vous est également recommandée si vous pratiquez des sports nautiques.

Jupiter (Révolution Solaire) – Pluton (Révolution Solaire) en Trigone
Une année au cours de laquelle vous aurez plus d’une occasion de vous frotter les mains, comme un banquier balzacien rubicond. A moins que vous n’acquériez, grâce à un « coup de pub » sensationnel, une excellente réputation dans votre milieu professionnel. Dans tous les cas, vous aurez suffisamment conscience de vos compétences pour les monnayer au prix fort. Il y a également conscience de renaissance, de guérison après une grave crise et, parfois de naissance dans la famille. Tout ici vous parle de prospérité et de postérité.

Jupiter (Révolution Solaire) – Saturne (Thème Natal) en Opposition
Une sensation de pesanteur, des inhibitions à la pelle : voici autant d’obstacles à surmonter durant cette année au cours de laquelle l’on ne vous fera pas de cadeaux. Vous ne manquerez pourtant ni de projets ni d’entrain mais chaque fois que vous tenterez de vous distinguer, un obstacle majeur se dressera devant vous. Difficultés financières, lenteurs administratives, famille rabat-joie, tout sera mis en place pour vous couper les ailes. A moins que rompant définitivement avec toute référence du passé, vous ne vous lanciez dans un projet un peu fou. Mais là encore, votre manque d’expérience nuira à la qualité de vos prestations.

Maison 03 (Révolution Solaire) – Maison 08 (Thème Natal)
Une année au cours de laquelle vos pensées seront profondes, parfois au point d’en devenir abyssales. Vous pourriez être perturbé par des appréhensions, des idées noires, à moins que vous ne souffriez de l’indifférence de proches, en particulier frère(s) et soeur(s). Parfois, des problèmes financiers s’y greffent et vous devriez multiplier démarches et courriers pour faire aboutir une affaire de succession ou récupérer une créance.

Maison 03 (Révolution Solaire) – Vierge
Exceptionnellement timide, vous ne vous exprimerez qu’en comité restreint, et encore après avoir vérifié le bien-fondé de vos assertions. Vos déplacements seront dictés par des impératifs de travail, à moins que vous ne passiez vos vacances dans une station thermale. Beaucoup de paperasse et de formulaires sur votre bureau, mais vous saurez réclamer ce qui vous est dû. Excellente intelligence pratique, vous serez une cuisinière ou un bricoleur hors-pair.

Lune (Révolution Solaire) – Maison 03 (Révolution Solaire)
Cet aspect rend l’esprit alerte, souple, changeant mais également impressionnable. Vous vous soucierez beaucoup de ce qui se dit autour de vous et pourrez être blessé par des ragots. Dans un thème replié sur lui-même, fait se poser la question d’une incompatibilité d’humeur au sein de la famille, chacun étant obnubilé par ses propres problèmes. Multiplie, toutefois, les courriers et les déplacements. Peut, si d’autres éléments, l’indiquent, donner un rôle important à une soeur.

Lune (Révolution Solaire) – Maison 08 (Thème Natal)
La Maison VIII (les déchirures) perçue à travers le halo déformant de la Lune. Dans le meilleur des cas, aucun drame à l’horizon. Si ce n’est ceux que votre imagination construira de toutes pièces à partir d’une impression diffuse. En revanche, si le reste du thème l’indique, une rupture affective et/ou professionnelle vous laissera désemparé, incapable de vous défendre pour « sauver les meubles ». Si le thème est plus heureux, vous puiserez votre inspiration dans des sujets graves. A moins que vous ne cultiviez un don de voyance. Si vous êtes un homme, une femme vous fera tourner en bourrique.

Lune (Révolution Solaire) – Vierge
Soucieux, vous vous préoccuperez de ce qui est utile et pratique afin de limiter au maximum les mauvaises surprises. Vous pourrez aussi vous inquiéter pour votre santé, à tort ou à raison. Le travail constituera une pièce maîtresse de votre année et vous devrez fournir un bon rendement. Les femmes seront fourmi, veillant à la bonne marche du foyer. Quant aux hommes, les inhibitions ou la monotonie pourront gâcher leurs rapports amoureux.

Lune (Révolution Solaire) – Mars (Révolution Solaire) en Trigone
Pas une seconde à perdre ! Idées lumineuses à concrétiser sur-le-champ, course-poursuite contre la montre, vous aurez toujours une vitesse d’avance sur vos concurrents et dans le sprint final, ce sera l’arrivée du Tour de France à l’Alpe d’Huez. Vous irez de satisfactions en réussites mais ne vous accorderez pas le temps de sabrer le champagne. Quant à votre imagination, elle vous transportera au septième ciel. Si vous êtes une femme, vous mènerez votre partenaire par le bout du nez. Tandis que dans un thème masculin, vous combattrez dans le travail ou pour un idéal aux côtés de celle que vous aimez.

Lune (Révolution Solaire) – Jupiter (Révolution Solaire) en Trigone
Cette année pourrait correspondre à des changements heureux dans le cadre de votre famille. Mariages, naissances : vous serez de toutes les festivités et cultiverez avec bonhomie l’esprit de clan. Pas sectaire pour deux sous, vous songerez aussi à votre « prochain », quelles que soient vos opinions religieuses. Bon Samaritain, vous pourrez vous contempler avec fierté dans votre miroir. C’est également une excellente période pour ceux qui veulent ouvrir un commerce, particulièrement dans la restauration ou la mode. Pas besoin des services d’un publicitaire pour trouver le slogan qui fait tilt !

Lune (Révolution Solaire) – Saturne (Révolution Solaire) en Opposition
« Les sanglots longs des violons de l’automne », « Que reste-t-il de nos amours », fredonnerez-vous d’une voix plaintive. Vous n’oserez même pas demander un Kleenex : les gens sont tellement méchants. Bref, vous l’avez compris, c’est une année à s’enfoncer progressivement dans la déprime, voire la dépression. Si toutefois le thème vous conserve une certaine énergie, employez-la à faire les courses de personnes de votre immeuble, âgées ou malades. Entre malheureux, au moins, on doit s’entraider.

Lune (Révolution Solaire) – Uranus (Révolution Solaire) en Conjonction
Une année au cours de laquelle votre sensibilité vous fera connaître des hauts très hauts et des bas très bas. Il n’y aura pourtant pas forcément péril en la demeure. Simplement, vous écoutez, vous observez et, ce qui arrive de par le monde vous mettra dans tous vos états. Dans un thème structuré, votre ingéniosité vous fera vous illustrer dans l’apprentissage ou la pratique de techniques de pointe, à moins qu’artiste, vous ne conceviez une Œuvre résolument avant-gardiste. Une vie privée un peu houleuse ; vous revendiquerez davantage de liberté.

Lune (Révolution Solaire) – Pluton (Révolution Solaire) en Conjonction
Voici une année au cours de laquelle votre sensibilité et votre inconscient seront traversés par de violentes lames de fond. Finies la futilité et les gaudrioles. Des transformations se produiront au sein de votre famille, vous obligeant à soutenir les uns, à exhorter les autres. A moins que vous ne vous retrouviez seul à la suite d’un divorce, du départ d’un enfant. Néanmoins, votre intuition, parfois des rêves prémonitoires vous indiqueront la voie à suivre : celle d’un dépouillement pour retrouver d’autres valeurs, ailleurs.

Lune (Révolution Solaire) – Pluton (Thème Natal) en Sextile
Voici l’année idéale pour exhumer et mettre en valeur vos désirs les plus authentiques. Les plus ancestraux aussi, tant ils vous mettront avec une part refoulée de votre enfance. De là à changer carrément d’orientation, il n’y aura qu’un pas qui sera vite franchi, d’autant plus que vos proches vous soutiendront dans cette démarche. Votre imagination puisera ses sources dans l’irrationnel, parfois dans le tragique. Toutefois, votre créativité vous aidera à transformer cette boue en or massif. Vous pourrez également pratiquer le culte des ancêtres  en vous passionnant pour la vie de ce grand-père mort à Verdun, par exemple. Rien, cependant, de morbide dans tout cela. Ce sera votre manière personnelle de vous situer dans une lignée.

Uranus (Révolution Solaire) – Maison 03 (Révolution Solaire)
Cette position vous insufflera un besoin de renouvellement. Ceci se traduira, en premier lieu, par des ruptures avec des proches qui ne vous satisfont plus guère et par des engouements, parfois sans lendemain, pour des personnalités originales. Néanmoins, ces rencontres vous permettront de découvrir de nouveaux sujets d’études et vous donneront l’occasion de vous exprimer plus librement. Si le reste du thème est tendu : prudence au volant !

Uranus (Révolution Solaire) – Maison 08 (Thème Natal)
La Maison VIII (les déchirures), zone de déchaînement des bourrasques et des orages uraniens. « Venez, orages désirés ! », clamerez-vous avec Chateaubriand. Et ils viendront, hélas ! A moins que ce ne soit vous qui vous précipitiez à leur rencontre. Dans les domaines valorisés par le thème annuel, la hâte sera votre plus mauvaise conseillère. Vous romprez sur un coup de cœur, donnerez votre démission sur un coup de tête ou jouerez vos économies sur un coup de dés. A moins que, pressé de régler un litige, vous n’agissiez en dépit du bon sens. Parfois, fait craindre un accident.

Uranus (Révolution Solaire) – Vierge
Au programme de l’année, de l’insatisfaction dans la mesure où tout vous pousse à des changements que vous ne vous sentez pas la carrure d’assumer. Vous pourriez, néanmoins, réorganiser vos méthodes de travail et acquérir, pour vos tâches quotidiennes, du matériel plus sophistiqué. En cas d’influx difficiles, votre tempérament deviendra soupe-au-lait et vous critiquerez tout autour de vous sans admettre, de votre côté, la moindre remarque.

Uranus (Révolution Solaire) – Pluton (Révolution Solaire) en Conjonction
L’année de tous les bouleversements. Dégoûté du métro-boulot-dodo, vous risquez de tout planter là pour enfin « vous éclater ». Mais pour rebondir, vous avez intérêt à savoir ce que vous voulez et à tout mettre en Œuvre pour l’atteindre. Malheur aux indécis, aux velléitaires et aux amateurs ! En revanche, si vous possédez un talent rare, c’est le moment de le cultiver et de l’approfondir inlassablement. Cette instabilité peut également perturber vos amours car, avec un tel aspect, il sera difficile de vous imposer le port d’une ceinture de chasteté.

Uranus (Révolution Solaire) – Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) en Sextile
Cet aspect intéresse surtout l’astrologie karmique (analyse astrologique reposant sur la théorie des réincarnations). Ici, il s’agit d’un talent, d’une science que vous aviez déjà étudiée autrefois et qui, par une série de coïncidences troublantes dues à des rencontres amicales, vous motivera de nouveau. Vous ne serez pas long à tout assimiler puisque vous étiez déjà passé maître dans ce domaine autrefois. L’adhésion à une cause humanitaire, à un parti politique, peut aussi se faire spontanément. Ne vous étonnez pas non plus de votre fougue de tribun. Vous l’aviez déjà bien rodée.

Uranus (Révolution Solaire) – Vénus (Thème Natal) en Carré
Voici une année de turbulences qui affecteront la sphère sentimentale. Dans un thème actif, vous accumulerez les aventures amoureuses sans panache ni gloire. Avide de sensations fortes, vous passerez des nuits blanches dans des lieux de débauche : vous boirez, vous fumerez, au risque d’y laisser votre santé. Si un proche vient à vous faire la morale, vous n’hésiterez pas à rompre illico. Dans un thème passif, ce sera vous qui ferez les frais de l’inconstance de votre partenaire. Trompé, bafoué, séduit et abandonné, une mauvaise passe vous guette. D’autant plus que vos amis ne se montreront pas aussi solidaires que vous l’aviez espérer.

Uranus (Révolution Solaire) – Mars (Thème Natal) en Sextile
Voici une année idéale pour réchauffer les cœurs tièdes, raviver les intelligences engourdies par la routine et dérouiller les articulations. Déterminé, rapide, vous agirez poussé par un instinct très sûr et vous vous adapterez volontiers à toutes les nouveautés. Au point d’en redemander et de provoquer dans votre existence des chamboulements inattendus. Pas de coup de tête, néanmoins. Si vous mettez fin à une situation, c’est tout simplement parce qu’il n’y a plus grand-chose à sauver. C’était le courage qui vous manquait les années précédentes. Prendre des risques, soigneusement pesés auparavant vous vaudra l’admiration de vos supérieurs, et pourrait vous propulser à un poste plus intéressant.

Pluton (Révolution Solaire) – Maison 03 (Révolution Solaire)
Dans un thème riche affectivement, resserre les liens avec la fratrie, parfois à la suite d’une épreuve. Plus généralement, l’on découvre chez les proches des qualités qu’on ne leur soupçonnait pas, ce qui peut souder une profonde affection. Dans un thème difficile, fait régner les cachotteries, engendre le soupçon. Peut générer des « vendettas » entre frères, soeurs, voisins, etc. Si le thème est intellectualisé, votre esprit pénétrant vous permettra de pousser loin vos méditations ou vos recherches.

Pluton (Révolution Solaire) – Maison 08 (Thème Natal)
La Maison VIII (les déchirures), contrée volcanique attisée par l’inquiétant Pluton. Cette année, vous serez du genre à retourner le couteau dans la plaie pour l’envenimer. Une thérapeutique qui fera fuir vos patients. Mais il est plus probable que vous appliquerez votre morbidité à vous-même. En cas de procédure, vous risquez de donner, comme par malice, des arguments à votre adversaire. Dans un thème difficile, fait craindre un deuil, une séparation ou une dépossession financière. Epreuves face auxquelles vous n’aurez pas la force de lutter.

Pluton (Révolution Solaire) – Vierge
Cette année, vous passerez tout au crible de la raison et votre jugement critique sera aussi décapant que de l’acide. Vous pourriez également être particulièrement anxieux à propos de votre santé ou de celle de vos proches. Cette position fait de vous un travailleur acharné qui fignole le moindre détail et fournit des prestations impeccables. En revanche, elle rogne les ailes à votre instinct, ce qui pourrait engendrer des blocages d’ordre sexuel, par exemple.

Pluton (Révolution Solaire) – Pluton (Thème Natal) en Sextile
Voici un aspect rare qui vous transfuse du sang neuf. Quel que soit votre âge, vous tournerez définitivement la page et repartirez vers de nouvelles aventures, plus conformes à votre tempérament de battant. Plus de faux-semblant, vous irez droit au but, réclamant le droit de vous « éclater » dans votre vie affective comme professionnelle. Certains choisiront de faire cavalier seul, d’autres prendront une année sabbatique pour réaliser une Œuvre personnelle. De même, la sexualité tiendra une place de choix dans votre existence. Il ne faudra pas vous en promettre. Vous briserez les tabous avec une délectation manifeste.

Maison 09 (Révolution Solaire) – Maison 02 (Thème Natal)
Avec cette position, une page de votre destinée peut être liée à l’étranger par des contrats commerciaux ou des voyages professionnels. A moins que vous n’achetiez des actions dans une entreprise dont la maison-mère se situe au-delà des frontières. Dans un thème plus cérébral, il y a une prise de conscience concernant les finances : vous déciderez peut-être de ne plus jouer les vaches à lait pour vos proches, ce qui ne vous empêchera pas de reverser une partie de vos économies à des associations philanthropiques.

Maison 09 (Révolution Solaire) – Poissons
Une année au cours de laquelle vous vous montrerez influençable en ce qui concerne les opinions politiques, religieuses ou philosophiques. Méfiez-vous des embrigadements. Vous pourrez néanmoins retrouver votre foi d’enfant et vous démènerez en faveur des malades ou des plus défavorisés. Initiation possible à l’ésotérisme, au magnétisme, etc. Vous ne songerez qu’à faire le bien autour de vous. Attrait pour les croisières, les sports nautiques, à moins que vous n’effectuiez un pèlerinage. Destinations de prédilection : Antilles, Brésil, Congo, Portugal, Sahara…

Saturne (Révolution Solaire) – Maison 09 (Révolution Solaire)
Dans un thème à tonalité introvertie, cette position est favorable aux études, aux travaux d’érudition de longue haleine, à la réflexion philosophique associée à un retrait plus ou moins marqué de l’agitation sociale. Vous pourriez également accomplir une retraite religieuse ou spirituelle. Si les autres aspects sont mobiles, annonce un long séjour à l’étranger, pour les études ou pour raison professionnelle. Favorise le recul à l’égard de ses problèmes personnels.

Saturne (Révolution Solaire) – Maison 02 (Thème Natal)
La Maison II (les possessions), cimentée par le Temps ou emmaillotée dans le cilice du sévère Saturne. Si le thème annuel vous permet de raison garder, il n’y aura pas plus économe et plus prévoyant que vous, même si vous préférez collectionner les bouts de chandelle, plutôt que d’investir dans du long terme. De même, vous ferez preuve de possessivité à l’égard de vos proches, surveillerez leurs horaires, comme si vous craigniez qu’ils ne vous échappent. Dans un thème difficile, indique des difficultés à « joindre les deux bouts », à cause de ressources précaires et insuffisantes.

Saturne (Révolution Solaire) – Poissons
Une année qui voit s’approfondir votre vie intérieure, ce processus passant obligatoirement par une phase d’isolement. Vous pourriez vous tourner vers les domaines occultes ou encore décider de vous reconvertir dans une profession requérant du dévouement, médicale par exemple. Attention, en cas d’influx difficiles, vous vous sentirez incompris et votre retraite tiendra plus de la bouderie. Vous risquez, dans ce cas, de vous prendre pour un martyr, illustration vivante du Christ en croix ou de la Pietà.

Saturne (Révolution Solaire) – Uranus (Révolution Solaire) en Opposition
Cette année, vous vous agripperez de toutes vos forces à vos convictions et à vos habitudes. Hélas, la marche du siècle est inexorable et vous ne pourrez arrêter le train en marche. Si vous vous obstinez à préférer votre Remington à un P.C., l’on peut craindre de sévères rappels à l’ordre de la part de vos supérieurs. Affectivement, de même, votre partenaire et/ou vos enfants revendiqueront, fort raisonnablement d’ailleurs, davantage d’autonomie. Si vous les enfermez à double tour dans leur chambre, ils risquent de s’enfuir par la fenêtre à l’aide d’une corde à nœuds.

Saturne (Révolution Solaire) – Pluton (Révolution Solaire) en Opposition
Voici, sauf indices plus enjoués, une année difficile, jalonnée par des bilans qui vous empliront d’amertume. De là à cultiver les fleurs vénéneuses de l’envie et de la jalousie, il n’y a qu’un pas. Ce que vous croyiez le plus solide se brisera parfois brusquement, vous laissant seul à pleurer parmi les décombres. Dans un thème plus prometteur, les changements heureux viendront, après moult retards. Si le thème est maladif, la résurgence de pathologies anciennes ainsi que les risques dépressifs sont présents.

Saturne (Révolution Solaire) – Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) en Trigone
Cet aspect intéresse surtout l’astrologie karmique (analyse astrologique reposant sur la théorie des réincarnations). Ici, il s’agit d’une B.A., accomplie naguère et dont vous allez récolter les bénéfices, intérêts compris. Dans tous les cas, vous vous retrouverez, par le jeu des hasards en position de force, de sécurité et/ou de sérénité. Rencontre d’un conjoint, d’un(e) ami(e) du passé à qui vous étiez resté fidèle dans les épreuves. La confiance ne sera pas longue à se rétablir et vous aurez encore tant de choses à bâtir ensemble.

Saturne (Révolution Solaire) – Vénus (Thème Natal) en Carré
Voici une année au cours de laquelle, sauf aspects franchement euphorisants, vous aurez toujours les larmes au bord des yeux. Selon le thème, deux types d’épreuves sont possibles. Ou bien, vous aurez du mal à faire le deuil d’un abandon, amoureux ou amical. Parfois, ce sera vous qui aurez provoqué la rupture mais, même dans ce cas, vous ne tarderez pas à vous en mordre les doigts. A moins que vous subissiez, pour l’éducation des enfants ou par le poids de l’habitude, une vie de couple de plus en plus intenable. Délaissé, parfois trompé, vous aurez l’impression d’être comme le citron que l’on jette une fois qu’il a été pressé. Par ailleurs, des restrictions financières risquent de vous contraindre à réduire les sorties ou à vous priver de vacances.

Maison 06 (Révolution Solaire) – Maison 12 (Thème Natal)
A priori, ce n’est guère une année affriolante. Si une grisaille pèse sur le reste du thème, il faut vous attendre à faire antichambre en attendant une improbable promotion. Ceux qui cherchent du travail auront beaucoup de difficultés à se mobiliser, à moins qu’ils ne trouvent un emploi dans lequel ils seront chargés de faire les photocopies. Le naturel inquiet tend à refaire surface tandis que le stress, la fatigue, une vie à l’horizon borné, peuvent favoriser l’émergence de maladies congénitales.

Maison 06 (Révolution Solaire) – Sagittaire
Une année d’expansion professionnelle. Votre acquis pourrait vous propulser vers les hauteurs, surtout si vous maîtrisez des langues étrangères. Mais ce peut être également l’occasion de déplacements professionnels par-delà les frontières. Bien dans votre peau, vous réglerez les problèmes d’intendance avec décontraction et serez dans les petits papiers de l’autorité. Si le thème prédispose à des ennuis de santé, cessez de dire : « Mon foie, connais pas. » Lui vous a dans le collimateur.

Maison 12 (Révolution Solaire) – Maison 06 (Thème Natal)
Sauf aspects bienheureux, c’est une année assez pénible qui s’annonce. Le domaine de l’emploi sera le premier touché, avec une ambiance pouvant être déplorable, des injustices endurées, parfois un licenciement abusif. Certains s’en sortiront en travaillant « au noir ». Attention, les murs ont des oreilles ! Plus généralement, vous aurez l’impression que le ciel vous en veut et accumulerez les contrariétés, parfois au point de craquer. Sur le plan de la santé, des petits malaises risquent de devenir plus sérieux.

Maison 12 (Révolution Solaire) – Gémeaux
Cette année, vous serez pétillant d’humour : une manière comme une autre d’exorciser vos angoisses métaphysiques. Vous pouvez aussi devenir prisonnier de votre propre personnage. Prudence, les mensonges les plus dangereux sont ceux que l’on se fait à soi-même. Obsession de vieillir. Risques de dépression nerveuse par incapacité à dompter un mental hyperactif.  Insomnies. Surmenage intellectuel. Tenez-vous en à la plus stricte honnêteté. Sinon, attention aux dégâts !

Vénus (Révolution Solaire) – Maison 12 (Révolution Solaire)
Vous ferez preuve d’une réserve qui ne sera guère favorable à votre vie affective, à moins que des aspects plus torrides venant à la rescousse, vous ne vous engagiez dans une liaison clandestine, qui ne sera, hélas, pas légalisable. Cette position peut aussi faire aimer à distance un(e) beau(belle) indifférent(e). C’est mignon à quinze ans, mais au-delà cela indique une peur de s’engager. Vous aurez, en revanche, à coeur de venir en aide à ceux qui souffrent physiquement ou moralement.

Vénus (Révolution Solaire) – Maison 07 (Thème Natal)
La Maison VII (l’autre : allié ou adversaire) caressée des yeux par l’indulgente Vénus. Le pronostic le plus évident, si le reste du thème le permet, est celui du mariage d’amour. Si vous êtes déjà engagé, l’autre sera l’objet de toutes vos mignardises. A moins que dans un thème « pas très sérieux », vous ne considériez le monde comme un jardin dans lequel il vous est loisible de butiner toutes les fleurs. Sur le plan professionnel, cette configuration favorise la signature de contrats équitables entre gens de bonne compagnie. De même, il facilite le règlement à l’amiable des litiges.

Vénus (Révolution Solaire) – Cancer
Fleur bleue, vous rêverez cette année d’amour qui rime avec toujours. De même, vous vous montrerez fidèle en amitié et maternerez vos proches qui se débattent dans leurs problèmes. Pour les solitaires, l’idée de fonder un foyer se fera plus vive, mais méfiez-vous de votre naïveté. Les couples déjà fondés songeront à améliorer le bien-être des leurs, mais si d’autres influx vont dans ce sens, votre tendance à vous accrocher aux êtres chers risque de vous les faire perdre.

Vénus (Révolution Solaire) – Mars (Révolution Solaire) en Sextile
Ça swingue, ça rock, ça scintille de partout. Le sang aussi brûlant que les laves du Vésuve, vous vous enivrerez de votre propre charme et en testerez les effets sur tous ceux qui vous approcheront. La seule épreuve majeure consistera à choisir le bon partenaire parmi la cohorte de fans qui s’agripperont à vos basques. Et pour ce qui est de réorienter votre destinée professionnelle selon vos désirs profonds, l’on peut compter sur vous. Ni les mises en garde, ni la peur de se retrouver sur le pavé ne vous feront dévier d’un iota. Et, à moins d’aspects difficiles, c’est vous qui aurez raison.

Vénus (Révolution Solaire) – Jupiter (Révolution Solaire) en Sextile
Sauf influx perturbateurs, voici une année au cours de laquelle vos qualités les plus précieuses, telles de délicates fleurs de serre, trouveront le terreau idéal pour s’épanouir et rayonner. Vos nombreuses relations vous aideront à dénicher une sinécure. Si vous occupez déjà un poste, les responsabilités vous sembleront plus légères, l’équipe de travail plus chaleureuse. Année vouée au culte de la beauté, la vôtre que prendrez en main ou celle de votre logis pour lequel vous courrez les salles de vente. Si la tonalité du thème est amoureuse, précipitez-vous à la mairie pour faire publier les bans ou, si vous êtes esseulé, inscrivez-vous derechef à une agence  matrimoniale.

Vénus (Révolution Solaire) – Saturne (Révolution Solaire) en Trigone
Voici une année au cours de laquelle se concrétiseront tous les espoirs, surtout affectifs, émis durant les années précédentes. Cet aspect est particulièrement favorable à la régularisation devant M. le maire de tous ceux qui vivaient « dans le péché ». Dans tous les domaines, vous mettrez des gants, jouant les arbitres, rabibochant les belliqueux. Vous pourrez également recevoir des témoignages d’amis que vous avez aidés. Période propice pour les artistes qui ont entrepris une Œuvre de longue haleine, surtout pour les sculpteurs et pour les architectes.

Vénus (Révolution Solaire) – Uranus (Révolution Solaire) en Sextile
Avide de liberté, vous fréquenterez les expositions d’avant-garde, défilerez dans la rue pour défendre les minorités, multiplierez les rencontres amicales, parfois les liaisons sexuelles avec beaucoup de plaisir si vous êtes célibataire. Si vous êtes lié, vous vous inscrirez au M.L.F ou au M.L.H., et préférerez le rayon « surgelés » au fourneau familial. C’est une année excellente sur le plan amical : vous enrichirez votre culture et affinerez votre sensibilité au contact de personnalités fort variées. Et pour les artistes, en particulier, comédiens ou photographes, quel beau palmarès !

Vénus (Révolution Solaire) – Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) en Conjonction
Cet aspect intéresse surtout l’astrologie karmique (analyse astrologique reposant sur la théorie des réincarnations). Ici, c’est dans le domaine affectif que vous allez revivre une situation, retrouver un personnage bien connu, naguère. S’il s’agit d’une rencontre amoureuse, elle n’en sera que plus fascinante. La mort abolie, vous retrouverez celui ou celle que vous avez chéri autrefois. Quelle expérience éblouissante ! N’oubliez pas que si cette rencontre se reproduit, c’est parce que vous n’aviez pas été au bout de vos sentiments, par le passé. Aussi, cette fois, montrez-vous à la hauteur.

Vénus (Révolution Solaire) – Mars (Thème Natal) en Conjonction
Voici une année que vous aborderez à pas feutrés. Délicat, parfois laxiste, vous vous refuserez à employer les grands moyens, même si l’on vous attaque. Ce souci d’humanité vous honore mais il risque de vous coûter cher si, lésé, vous n’osez vous défendre. Affectivement, « le lait de la tendresse humaine » débordera de votre cœur. Vous pardonnerez à ceux qui vous auront offensé et vous montrerez très « cool » dans vos rapports avec votre partenaire et votre famille. Cette période sera davantage propice aux tendres promenades au clair de lune qu’aux figures imposées sur le sofa. Prenez garde si l’être aimé est dote d’un tempérament ardent !

Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) – Maison 12 (Révolution Solaire)
Selon l’astrologie karmique (théorie des réincarnations), l’on peut déterminer le sens des événements annuels. Ici, vous devrez mettre un frein à vos ambitions et accepter d’être le jeu de remises en cause qui vous dépassent. La solitude pourra être enrichissante, pourvu que vous ne la subissiez pas comme une torture. A moins que des circonstances affectives ou professionnelles ne vous obligent à jouer double jeu, ce qui vous fera voir des espions partout.

Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) – Maison 06 (Thème Natal)
La maison VI (les contraintes), labyrinthe à parcourir pour découvrir le trésor du Dragon. Cette configuration fait référence à l’astrologie karmique dont la démarche consiste à rechercher dans les existences passées l’explication des problèmes actuels. Si d’ordinaire, vous vous accordez une bonne longueur d’avance pour ne pas être rattrapé par vos obligations et s’il le faut, vous vous dérobez en travestissant quelque peu la vérité, cette année, vous devrez, d’une manière ou d’une autre, faire l’apprentissage de l’obéissance, de la ponctualité et de l’humilité. Peut-être de nouvelles responsabilités professionnelles vous obligeront à rendre des comptes régulièrement. A moins que, dans un thème maladif, vous ne deviez suivre un traitement quotidien contraignant.

Noeud Lune Vrai (Révolution Solaire) – Cancer
Cette position est en relation avec votre karma, c’est-à-dire avec le reliquat de vos vies antérieures. Cette position vous demande de descendre de vos hauteurs, parfois de faire le deuil de votre autonomie pour vous occuper du familial, de l’intime, comme c’est parfois le cas lorsqu’on fonde une famille. Finies les grandes abstractions, il s’agit maintenant de faire vos preuves dans le quotidien. Peut également marquer un rapprochement avec la famille d’origine.

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* Wikipedia

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