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Personalité du 22/01/2012 – Gaston DOMINICI 22 janvier, 2012

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Gaston DOMINICI

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Gaston DOMINICI

né le 22/01/1877 à 07h00 à Digne-les-Bains (04) – FRANCE

THEME NATAL

gastondominici22011877

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BIOGRAPHIE

L’affaire Dominici (*) est une affaire criminelle survenue en France. Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, trois Anglais, Jack Drummond, sa femme Anne et leur fille Elizabeth sont assassinés près de leur voiture à proximité de La Grand’Terre, la ferme de la famille Dominici, sur la commune de Lurs dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le patriarche Gaston Dominici a été accusé du triple meurtre, condamné à mort sans que sa culpabilité ait jamais été clairement établie. En 1957, le président Coty commue la peine et le 14 juillet 1960 le général de Gaulle gracie et libère Gaston Dominici. L’affaire fut suivie par plusieurs journalistes, tant français qu’étrangers.

Historique

Le triple meurtre

Au soir du 4 août 1952, alors qu’ils sont en vacances en France avec leur voiture, une Hillman vert amande immatriculée NNK 686, les Drummond font une étape au bord de la route nationale 96, à 165 mètres de La Grand’Terre, une ferme modeste malgré son nom, située sur le territoire de la commune de Lurs dans les Basses-Alpes (aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence). L’emplacement est proche d’une borne kilométrique, le kilomètre 32, indiquant d’une part que Peyruis est distant de 6 km au nord, d’autre part que La Brillanne se trouve à 6 km au sud. Un large chemin empierré permet de descendre jusqu’aux rives de la Durance. Un pont enjambe la voie ferrée à 60 m de la route. Un sentier serpente de part et d’autre de la voie ferrée et de la pente de la Durance.

La Grand’Terre est occupée par les Dominici, une famille d’agriculteurs comprenant Gaston, le patriarche, 75 ans, Marie son épouse, 73 ans, Gustave leur fils, 33 ans, Yvette, 20 ans, la femme de Gustave et leur bébé Alain, 10 mois. La famille est d’origine italienne, l’arrière-grand-père piémontais de Gaston s’étant installé à Seyne (Alpes-de-Haute-Provence) comme cultivateur en 1800.

Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, six coups de feu sont tirés à 1h10. Passant à 4h30 sur les lieux du crime, Marceau Blanc remarque un lit de camp devant la Hillman de la famille Drummond, ainsi qu’une couverture ou une toile qui masque les vitres droites et le pare-brise de la voiture. À 4h50, passant à son tour, Joseph Moynier ne voit rien de cela. À 5h20, Jean Hébrard aperçoit un lit de camp dressé contre la voiture. Les lieux du crime sont en constante évolution, ce qui semble contredire la thèse de l’intervention brève d’un commando extérieur venu exécuter un contrat.

Gustave Dominici déclare s’être levé à 5h30 et n’avoir découvert que le cadavre de la petite Elizabeth Drummond vers 5h45, le crâne fracassé, à 77 mètres de la voiture sur la pente menant à la Durance ; les cadavres des parents, Anne et Jack Drummond gisent près de leur voiture. Vers 6h00, Gustave interpelle le motard Jean-Marie Olivier et le délègue pour avertir les gendarmes d’Oraison de sa découverte. Alors qu’il possède une moto, il préfère donc faire appel à un passant pour prévenir la gendarmerie.

Vers 6h30, venant de Peyruis, Faustin Roure dépasse à vélomoteur Clovis Dominici et son beau-frère Marcel Boyer sur leurs bicyclettes ; il se rend directement au pont de la voie ferrée pour constater l’état d’un éboulement sur celle-ci, que Gustave lui a signalé la veille, en se déplaçant chez lui vers 21h00. Au même instant, les deux beaux-frères qui se sont arrêtés à La Grand’Terre, apprennent par Gustave que des coups de feu ont retenti vers une heure du matin et qu’il a découvert le cadavre d’une fillette sur la pente menant à la Durance. Les deux hommes se précipitent vers l’endroit et rencontrent F. Roure qui remonte de la tranchée de la voie ferrée. À 15 m de la sortie du pont, ils découvrent le corps de la petite Elizabeth et M. Boyer remarque que Clovis semble connaître la position exacte du petit cadavre et empêche ses compagnons d’approcher au plus près. En revenant sur la route, les trois hommes découvrent les corps des parents ; la mère, sur le dos, entièrement recouverte d’une couverture est en parallèle à gauche de la voiture ; son mari gît sur le dos, recouvert d’un lit de camp, de l’autre côté de la route. Inquiété par ce qu’il a entendu de la conversation à voix basse entre les deux frères lors du retour à la ferme, M. Boyer va nier s’y être arrêté lorsqu’il est interrogé sur son lieu de travail par le gendarme Romanet le 16 août 1952.

Avant de renoncer à ce mensonge, désavoué par F. Roure, le 20 août, quand il est entendu par le commissaire Sébeille, il dit ne pas savoir expliquer pourquoi il a menti. On en saura la raison le 13 novembre 1953, quand Clovis Dominici révèle que Gustave lui parlait des cris d’épouvante et de douleur des Drummond en présence de Marcel Boyer et de Roger Drac.

Entre 6h50 et 7h00, Jean Ricard qui a campé la veille sur le plateau de Ganagobie, passe à pied sur le lieu du drame et son attention est attirée par la voiture et par le désordre qui règne autour de celle-ci ; il contourne la Hillman et voit un lit de camp vide le long de la voiture ; à deux mètres environ à gauche, en parallèle, il découvre une forme humaine à même le sol, recouverte d’une couverture de la tête jusqu’en dessous des genoux avec les pieds en direction de La Grand’Terre.

Vers 7h00, ne voyant pas venir les gendarmes, Yvette Dominici, quoique enceinte de son deuxième enfant, enfourche son vélo et se dirige vers la ferme Sylve, négociant à Giropey, pour téléphoner à la gendarmerie. À la hauteur de la ferme Guillermain, située 350 m au sud de La Grand’Terre, elle rencontre Aimé Perrin et lui apprend que Gustave a découvert une petite fille, massacrée sur le talus de la Durance et mentionne la présence d’une femme habillée de noir, en compagnie des Drummond, vue par Gustave la veille au soir. Yvette demande à Aimé Perrin d’aller téléphoner à sa place. Ce dernier s’en retourne et rencontre au quartier de la Croix les gendarmes Romanet et Bouchier, avant de les accompagner sur les lieux du crime.

Vers 7h30, les deux gendarmes et Aimé Perrin arrivent sur place. Selon ce dernier, Gustave est venu à pied et sans son vélo ; il surgit dans le dos des gendarmes qui viennent de découvrir le corps d’Anne Drummond. Ils trouvent un lambeau de peau de main de 4 cm2 accroché à gauche du pare-choc arrière de la voiture ; il sera remis au commissaire Sébeille dès son arrivée. Les portières avant sont fermées alors que la double portière arrière est poussée, avec la clef à l’extérieur sur la serrure. Ceci exclut que la fillette s’y soit enfermée de l’intérieur. À 6,40 m de l’arrière de la Hillman se situe un puisard d’écoulement derrière lequel les gendarmes remarquent une énorme flaque de sang d’un m² de superficie. Aucun prélèvement sanguin ne sera effectué et on ne saura jamais qui a perdu autant de sang à cet endroit. Les gendarmes trouvent deux douilles et deux cartouches pleines, groupées en paires insolites comprenant chacune une douille et une cartouche intacte. Une paire se trouve à 3 m de l’arrière de la voiture ; l’autre paire se situe à 5 m en perpendiculaire de l’avant-gauche de la voiture et à 1,50 m de Lady Anne. Les deux paires sont distantes d’environ 9 m l’une de l’autre. Les douilles sont marquées LC4 et sont différentes des cartouches pleines marquées WCC 43 et 44. Gustave leur signale le corps de J. Drummond de l’autre côté de la route et indique celui de la fillette sur le talus de la Durance. Les deux gendarmes découvrent des empreintes de pas faites par des semelles de crêpe neuve, allant et venant près du corps d’Elizabeth. Ces empreintes sont protégées avec des branchettes et photographiées.

Romanet emprunte le vélo de Madame Perrin, venue rejoindre son mari, pour aller téléphoner chez le négociant Sylve et demander des renforts. Après 7h45, Faustin Roure revenant de Peyruis, où il est parti informer son chef de district, s’arrête de nouveau à la ferme. Il voit Gaston rentrer ses chèvres et surprend les propos du vieillard et d’Yvette qui lui apprend la tuerie. Nul ne peut affirmer s’il s’agit d’un véritable entretien ou d’un échange feint entre les deux protagonistes à l’attention de Roure, qu’ils ont repéré caché derrière la treille.

Vers 8h00, Bouchier, resté seul sur le bivouac, voit passer Roger Perrin en vélo se dirigeant vers La Grand’Terre. Peu de temps après, ce dernier revient à pied, le vélo à la main, accompagné de son grand-père et de Gustave. Gaston demande au gendarme la permission d’aller recouvrir le corps d’Elizabeth avec une couverture qu’il prend sur le lit de camp. Il sait donc que la fillette n’est pas recouverte.

À 8h15, le capitaine Albert arrive sur les lieux avec les gendarmes Crespy, Rebaudo et Romanet qu’il a récupérés devant chez les Perrin à Giropey. Dès son arrivée le capitaine Albert remarque un vélo au pied du mûrier ; la plaque d’identité lui indique que c’est celui de Gustave. Interrogé, celui-ci dit qu’il est allé chercher de la craie à la demande des gendarmes et qu’il a pris son vélo pour aller au plus vite, ce qui est réfuté par les gendarmes Romanet et Bouchier. De plus, le vélo disparaît sans que personne remarque qui est parti avec, ni quand.

Vers 8h30, arrivent le maire de Lurs, Henri Estoublon, qui a prévenu d’autres édiles, et le docteur Dragon qui commence ses constatations sur les corps des parents Drummond. Lorsqu’il se penche sur celui d’Elizabeth à 9h15, il constate d’une part que les membres et le torse sont encore souples et d’autre part que les pieds sont propres.

Vers 9h15, les Barth, parents d’Yvette, arrivent à la ferme Dominici. Yvette n’étant pas prête, elle sera emmenée par le boucher Nervi au marché d’Oraison et ne reviendra qu’après 16h00, accompagnée par ses parents, alors que d’habitude elle fait ses achats à Forcalquier et rentre pour le repas de midi.

À 9h30, venant de Digne, apparaissent le procureur Louis Sabatier, le juge d’instruction Roger Périès et son greffier Émile Barras. Vers 10h00, surgit le gendarme maître-chien Legonge avec sa chienne Wasch. Mise en présence d’Elizabeth qu’elle flaire, alors que Gaston, Gustave et Roger observent la scène, la chienne suit le sentier côté Durance sur environ 50 m en progressant vers le nord, puis descend sur la voie ferrée qu’elle suit sur une centaine de mètres en s’éloignant de la ferme, vers Peyruis, puis elle remonte sur la RN 96, traverse la route et monte jusqu’au canal d’arrosage qui se situe 30 m au-dessus de la chaussée et s’arrête là. Personne ne peut comprendre à quoi correspond cet itinéraire. Les constats se font au milieu de dizaines de badauds et d’officiels qui piétinent et perturbent le vaste périmètre du crime ; on ne peut pas exclure l’hypothèse de quelques manipulations ou de menus larcins commis au titre de souvenirs macabres.

Pour le repas de midi, Gustave, Clovis et Paul Maillet se retrouvent dans la cuisine de Gaston ; au cours du repas, P. Maillet apprend qu’Elizabeth a été découverte encore vivante par Gustave. Il dira avoir été choqué que personne n’ait tenté de lui porter secours.

Les débuts de l’enquête

L’enquête est confiée au commissaire de police Edmond Sébeille de la 9e Brigade mobile de Marseille. À 15h00, le juge Périès ne voyant pas venir les policiers de Marseille, décide de la levée des corps qui s’effectue à 15h30. Lors de la levée du corps de la fillette, le fossoyeur Figuière découvre un éclat de bois de crosse à dix centimètres de la tête d’Elizabeth et cet éclat passe de main en main sans savoir à quoi il correspond. À l’arrivée des policiers, une altercation éclate entre le commissaire Sébeille, le juge Périès et le capitaine Albert à qui il reproche de ne pas avoir contenu la foule de badauds et de journalistes qui piétine et fouille le périmètre du crime. Selon Sébeille, lui et son équipe sont arrivés à 13h30 à Lurs ; de nombreux journalistes dont André Sevry, correspondant du quotidien Le Monde, situent l’arrivée des policiers marseillais après 16h30.

Le 5 août vers 18h00, les inspecteurs Ranchin et Culioli repêchent dans la Durance une carabine de guerre cassée en deux, une US M1 calibre 30 Rock Ola. L’arme est en très mauvais état. Il manque plusieurs éléments et elle a été réparée avec des moyens de fortune : le guidon a été remplacé par une demi pièce de un franc de l’époque, le couvre-main en bois qui coiffe le canon est manquant, l’anneau grenadier est remplacé par une bague en duralumin de plaque d’identité de vélo qui maintient le canon au fût et fixé par une vis dans le bois, la dragonne est absente et l’ergot de queue de la culasse est cassé. Il ne peut donc s’agir en aucun cas de l’arme d’un tueur chevronné mais désigne plutôt un bricoleur.

Ce même jour, le camionneur Ode Arnaud déclare à la gendarmerie de Château-Arnoux avoir vu un homme assis à gauche à l’arrière de la Hillman lors de son passage à 23h15 et dépassé vers minuit, trois kilomètres avant Manosque, un side-car dont le side était gauche. Plus tard, les Dominici prétendront que ce side-car s’est arrêté chez eux mais ils situeront sa halte à 23h30. Il s’agit d’une manœuvre destinée à discréditer le témoignage du dénonciateur anonyme qui affirme avoir vu Gustave hors de la ferme en compagnie d’un inconnu entre 23h30 et minuit mais aussi à semer le trouble sur celui d’Ode Arnaud.

Vers 19h30, le commissaire Sébeille rencontre pour la première fois Gaston Dominici près de l’endroit où gisait la petite Elizabeth quelques heures plus tôt. Les tatouages et les propos que lui tient le vieux chevrier impressionnent défavorablement le policier.

Le 6 août 1952 ont lieu les premières auditions des Dominici et les premières invraisemblances apparaissent. Les Dominici disent avoir entendu les coups de feu mais non les cris et les appels de détresse des victimes. Gaston s’attribue la découverte de l’éclat de crosse de la US M1 et prétend l’avoir trouvé à 30 cm de la tête de la petite victime, peu après 8h00, en recouvrant le corps de la fillette avec une couverture ; il dit aussi l’avoir remis au gendarme Bouchier. Les inspecteurs Culioli et Ranchin découvrent une culotte de fillette dans un fourré du talus de la voie ferrée à 450 m de La Grand’Terre près de la gare sise au sud. L’inspecteur Ranchin le confirmera par écrit, lors de la contre-enquête, au capitaine Albert le 25 août 1955. Francis Perrin, le facteur de Lurs, déclare aux gendarmes qu’il a suivi les Drummond descendant de Lurs en voiture entre 11h30 et midi. Il renouvellera ce témoignage au commissaire Constant le 3 octobre 1952.

Les 6 et 7 août, Lucien Duc, camionneur à La Roche-de-Rame témoigne à la gendarmerie de La Bessée (Hautes-Alpes). Il déclare être passé à 0h20 sur les lieux du crime en compagnie de son frère Georges, ils ont vu un inconnu « au visage inquiétant » qui s’est figé sur place à leur approche, à une centaine de mètres de la Hillman en direction de la ferme Dominici. L’inconnu est décrit comme âgé d’environ quarante ans, corpulent, mesurant environ 1,80 m et pourvu d’une chevelure abondante.

Les 6 et 13 août 1952, le commissaire Sébeille recueille les témoignages de Henri Conil, entrepreneur de bâtiments, et de Jean Brault, étudiant en vacances à Peyruis. H. Conil dit être passé avec son camion devant la Hillman entre 1h30 et 1h35 en compagnie de l’étudiant en médecine. Les deux hommes disent avoir vu une silhouette bouger dans l’ombre près de la voiture, ce qui voudrait dire que l’assassin ou un complice était encore présent sur place.

Le 7 août 1952, une perquisition à la ferme permet de saisir un fusil de chasse de calibre 12, un vieux fusil de guerre Gras rechambré pour la chasse au gros gibier et une carabine 9 mm. Gustave refuse de répondre aux questions des policiers en présentant un certificat de maladie de complaisance. En fin d’après-midi, à 17h00, les obsèques des Drummond ont lieu à Forcalquier.

Le matin du 8 août 1952, Gustave est interrogé pendant quatre heures par Sébeille à Peyruis. Le fermier maintient ses précédentes déclarations. Le commissaire Sébeille entend Lucien Duc qui renouvelle ses dépositions des 6 et 7 août. Roger Roche qui habite Dabisse, un hameau à 1 800 m au nord-est de La Grand’Terre, dépose à la gendarmerie de Malijai. Il déclare qu’il était dans son jardin au moment du drame et qu’il a entendu quatre ou cinq coups de feu en provenance de la ferme. Il dit, sans être catégorique, avoir entendu des cris. Il poursuit en disant être resté dehors un quart d’heure et ne pas avoir entendu de bruit de moteur ni vu de lueur de phares de véhicule sur la nationale 96. Dans l’après-midi, le commissaire Sébeille présente la carabine US M1 à Clovis Dominici qui s’effondre sur la voie à sa vue. Emmené à Peyruis et interrogé deux heures durant, il nie connaître l’arme du crime.

Les gendarmes Romanet et Bouchier recueillent le témoignage de J.-M. Olivier à son domicile. Selon lui, Gustave l’a hélé de derrière la Hillman à hauteur du capot. Surpris, Olivier s’est arrêté une trentaine de mètres plus loin. Gustave l’a rejoint en courant et lui a demandé d’avertir la gendarmerie d’Oraison. Gustave lui aurait dit : « Il y a un type mort sur le talus au bord de la route ». Selon Gustave, il aurait seulement dit qu’il y avait « un mort là-bas » en désignant la Durance d’un geste. Or, selon sa propre version, vers 6h00, il savait qu’Elizabeth n’était pas encore morte.

Le 9 août, le quotidien France Soir publie le carnet de voyage d’Elizabeth Drummond : il s’agit en réalité d’un faux réalisé par le journaliste Jacques Chapus.

Le 12 août, Aimé Perrin, demeurant à Giropey, est interrogé par le gendarme Romanet sur les conditions de sa rencontre avec Yvette Dominici le matin du 5 août. Aimé Perrin lui rapporte les propos d’Yvette, qui a évoqué, entre autres, la présence d’une femme en noir. Aimé Perrin affirme avoir été prévenu qu’un crime avait été commis près de la ferme Dominici par le poseur de voies Bourgues, avant 07h00, le matin du 5 août ; cela n’est pas crédible puisque le dénommé Bourgues n’était pas présent à La Grand’Terre ce matin-là et sûrement pas dans cette tranche horaire. Le quotidien L’Humanité publie une photo de Jack Drummond, en uniforme d’officier de la Home Guard, parlementant avec des officiers de la Wehrmacht derrière les lignes allemandes, aux Pays-Bas, début mai 1945. Le PCF tente d’accréditer la thèse selon laquelle le massacre des Drummond serait la conséquence de la lutte acharnée entre les services secrets anglais et américains, dans les Basses-Alpes.

Le 13 août, Yvette est interrogée à La Grand’Terre par les gendarmes Romanet et Bianco mais ne parle plus de la femme en noir vue par Gustave.

Le 16 août, le commissaire Sébeille recueille le témoignage de Raymond Franco, maroquinier marseillais, en vacances au Plan-des-Mées : il dit avoir entendu comme un doublé de chasse puis trois ou quatre coups de feu plus espacés, au moment du drame depuis la fenêtre ouverte de sa chambre. Yvette est également interrogée par le commissaire Sébeille. Elle rapporte que Gustave, rentrant de la ferme Girard, lui aurait appris que les Drummond campaient sur la décharge des Ponts et Chaussées ; par la suite, en 1955, elle niera avoir fait cette déclaration. Elle soutient qu’elle n’a pas bougé de sa cuisine et que personne ne lui a demandé d’eau ni de nourriture, ni d’autorisation de camper. Elle confirme, mot pour mot, la déposition de Gustave du 8 août, ce qui trahit une entente préalable entre les époux sur ce qu’il convenait de dire à ce sujet. En effet, venant d’une direction opposée, Gustave ne pouvait deviner à 20h00, apercevant la Hillman, que ses occupants, sans monter de tente, allaient bivouaquer à cet endroit si peu propice au campement.

Interrogé par le gendarme Romanet, M. Boyer prétend ne pas s’être arrêté à La Grand’Terre le matin du 5 et s’être rendu directement à la gare de Lurs. Mais les 20 août et le 25 juin 1953, devant Sébeille, il reviendra sur ce mensonge sans s’en expliquer. En fait, c’est ce qu’il a entendu de la conversation entre Gustave et Clovis qui a inquiété Boyer au point de lui faire carrément nier sa présence à la ferme ce matin-là, puis quand il a admis s’y être arrêté, nier avoir entendu autre chose que « cadavre » à propos de la fillette.

Le 17 août 1952, Mme Jeanne Christianini de Marseille déclare à la gendarmerie de Marseille-Nord que, passant à 20h30 sur les lieux du crime, elle a vu un homme assez grand, qui pourrait être J. Drummond, regardant sous le capot levé de la Hillman. Ceci expliquerait qu’Anne et Elizabeth Drummond se soient rendues à la ferme pour quémander de l’eau afin de remplir le radiateur, dont le système de refroidissement, conçu pour le climat britannique, s’est montré déficient sous la canicule provençale. Dans la nuit du 17 au 18 août, une reconstitution est organisée sur les lieux du massacre par une nuit sans lune, alors que la lune était pleine la nuit du crime. La reconstitution implique les frères Duc, qui ont vu à 0h20 un inconnu à 58 m de la ferme, et Marceau Blanc qui confirme son témoignage sur son passage à 4h30.

Le 19 août, Jean Garcin, cultivateur à Ribiers (Hautes-Alpes) dépose à la gendarmerie du même lieu ; il dit avoir vu des coussins disposés autour de la Hillman lors de son passage à 3h45 sur les lieux du drame.

Le 20 août, Gustave se déplace à Peyruis pour remettre à Sébeille une lettre qu’il a reçue de son frère Aimé demeurant à Eygalières (Bouches-du-Rhône). Celui-ci explique que les initiales RMC sur la crosse de la US M1 correspondent à René-Marcel Castang, habitant à Lurs et décédé en 1946, on notera que ces initiales peuvent aussi se rapporter à la « Rock ola Manufacturing Corporation », fabricant de la carabine. Il écrit que le jour des obsèques de Castang des armes ont été volées dans sa ferme, voisine de celle de Paul Maillet. Ce même jour, une lettre anonyme parvient à Sébeille : elle dit que le jour de l’enterrement de Castang, P. Maillet a volé la US M1 dans la ferme du défunt.

Ce même jour encore, Giovani Colussel déclare à la gendarmerie de La Saulce (Hautes-Alpes) que, venant de Peyruis, il est passé à 5h00 devant les lieux du crime ; il a vu une couverture étendue à plat, à environ 1,50 m devant la Hillman. Toujours ce 20 août 1952, Germain Garcin, parent de Jean Garcin et camionneur à Laragne (Hautes-Alpes) dépose à la gendarmerie du lieu ; il déclare avoir vu une portière de la Hillman ouverte ainsi qu’un homme assez grand penché sous le capot levé, avec une lampe à la main lors de son passage, à 3h50, sur les lieux du crime.

Le 21 août, paraît une tribune libre dans le quotidien Le Monde : Maître Garçon, avocat parisien, dénonce les bavardages inconsidérés de Sébeille aux journalistes et l’accuse de chercher une notoriété de mauvais aloi. Ce même jour, le chauffeur de car Joseph Juliany dépose à la gendarmerie de Manosque, disant qu’en revenant de Corps (Isère) vers Manosque, il a vu vers 23h30, un homme assez grand penché sous le capot levé de la Hillman avec une lampe à la main, ce qui confirmerait un problème mécanique.

Le 24 août, les gendarmes identifient l’auteur de la lettre anonyme ; il s’agit d’une lavandicultrice qui déclare que, pendant l’été 1950, elle a rendu visite aux Maillet et a vu l’arme du crime pendue à un clou dans leur cuisine.

Une lettre anonyme, postée à Sisteron (Basses-Alpes) en date du 25 août 1952, apprend au commissaire Sébeille que Gustave était à l’extérieur de la ferme en compagnie d’un inconnu entre 23h30 et minuit le 4 août.

Les 18 et 27 août 1952, un certain Panayoutou prétend avoir assisté au triple meurtre mais son témoignage se révèle faux. On ne saura jamais s’il s’agit d’un indicateur-provocateur de la police ou d’un affabulateur alléché par la prime d’un million d’anciens francs promise par le Sunday Dispatch et Samedi Soir à qui permettrait de découvrir le ou les coupables.

Le 29 août, une perquisition chez Paul Maillet, un temps soupçonné, permet la saisie de deux PM Sten avec chargeurs et munitions dissimulés dans le four de sa cuisinière. Interrogé jusqu’à 19h00, à Forcalquier, sur l’origine de ces armes, P. Maillet ne donne aucune explication crédible. Il se souvient brusquement que, dans l’après-midi du 4 août, il a entendu une détonation de fusil de guerre provenant des buissons de la Durance alors qu’il travaillait sur la voie près de la gare de Lurs. En accord avec le parquet, P. Maillet ne sera pas poursuivi pour détention illégale d’armes de guerre, en contrepartie de services à rendre aux enquêteurs.

Ce même jour, Paul Delclite, chef de station à la mine de Sigonce, qui couche occasionnellement à la ferme Guillermain, située à 350 m au sud de la ferme Dominici, déclare aux gendarmes Romanet et Bouchier s’être rendu le lundi 4 août vers 22h00 à son jardin situé au quartier de St-Pons, environ un kilomètre au nord de La Grand’Terre. Il raconte que, passant à bicyclette devant la Hillman, il a remarqué sur le côté gauche du véhicule un amas de couvertures mais n’a vu ni toile de campement, ni lit de camp.

Les contradictions et la condamnation de Gustave Dominici

Le 1er septembre 1952, le radiesthésiste Jean-Claude Coudouing visite les lieux du drame. Avec la permission d’un gendarme, il arpente avec son pendule la voie ferrée. Il revient à 16h10 avec une balle écrasée qu’il déclare avoir trouvée au bas du talus de la voie ferrée, à 100 m au nord du pont, vers Peyruis. Après expertise, il s’avère qu’il s’agit d’une munition tirée par la US M1.

Le 2 septembre, une perquisition de la ferme de François Barth, père d’Yvette, est menée sans succès.

Les 3 et 4 septembre, à la gendarmerie Forcalquier, Gustave Dominici est en contradiction avec les déclarations du motard J.-M. Olivier. Auparavant, une reconstitution a été organisée sur les lieux du drame avec le motard Olivier. Les gendarmes sont obligés de repousser des groupes d’anciens FTP qui tentent d’empêcher l’opération. Selon Olivier, Gustave a surgi devant le capot de la Hillman. Gustave prétend qu’il sortait du chemin, une quinzaine de mètres plus loin, après le mûrier et qu’il s’en retournait déjà vers la ferme sans être allé sur le bivouac. Olivier et Gustave campent sur leurs positions. L’interrogatoire durera sept heures. Fatigué, le commissaire Sébeille, laisse la main à son collègue Constant ainsi qu’au commissaire Mével, adjoint du divisionnaire Harzic. Il concède avoir interpellé Olivier à hauteur du capot de la Hillman et non au-delà du mûrier. Il reconnaît avoir vu les deux lits de camp mais non les corps des époux Drummond.

Si Gustave avait eu la présence d’esprit de prendre sa moto dès l’aube pour aller prévenir les gendarmes, personne n’aurait eu l’idée de soupçonner les Dominici. Il est évident qu’au moment où il a été surpris par le passage d’Olivier, il a réagi en improvisant. Puis, à la façon dont il s’est entêté à contester le témoignage d’Olivier, malgré l’évidence, montre bien que ce témoignage contrariait une stratégie qui n’avait pas prévu ce cas de figure. Cette stratégie avait donc probablement été élaborée dans la nuit. À part les coups de feu, ni lui ni Yvette ne devaient avoir rien entendu ni vu, et surtout ne rien savoir en les dégageant de toute implication dans le drame. Contre toutes les évidences et témoignages, Gustave et Yvette, vont contester constamment pour tenter de remettre en selle la stratégie originelle. Or, celle-ci avait déjà été contrariée par la survie d’Elizabeth. Les fermiers ont, sans doute, espéré qu’un passant découvrirait les corps et irait de lui-même avertir les gendarmes, sans même faire la relation avec la proximité de La Grand’Terre. Les Dominici pourraient prétendre tout ignorer si ce n’est avoir entendu des coups de feu de braconnier(s) dans la nuit, comme Gaston tentera de l’accréditer lors de sa première audition recueillie par Sébeille.

Du 5 septembre à fin décembre 1952, le commissaire principal Fernand Constant remplace provisoirement son collègue Sébeille à Lurs.

Le 16 septembre, le quotidien du PCF, L’Humanité, fait état d’un carnet de notes ayant appartenu à Jack Drummond. Le document, en partie calciné, aurait été trouvé par des écoliers sur un tas d’ordures à Long Eaton, près de Nottingham où résidaient les Drummond. Il y serait noté à un jour non précisé de juillet 1947 : « 18h00, rendez-vous à Lurs avec… » suivi d’un nom brûlé. Cette source a pour origine une information invérifiable lancée par la presse anglaise.

Le 29 septembre, Henri Chastel, camionneur à Orpierre, déclare à l’inspecteur Ranchin avoir vu le 4 août vers minuit, un homme mince, de taille moyenne, les manches de chemise retroussées, les mains appuyées sur la carrosserie de l’une des portières arrières de la Hillman et regardant à travers la vitre ; ce ne peut être Sir Drummond, plutôt bedonnant, et cela concorde avec l’homme vu à 23h15 par Ode Arnaud.

Le 30 septembre, Paul Maillet est suspendu de ses fonctions de secrétaire de cellule locale du PCF de Lurs par la fédération départementale. Le parti, soupçonné depuis des années de préparer un soulèvement armé et de soutien actif au Việt Minh en Indochine, ne veut pas prendre le risque d’être pris en défaut à cause d’un obscur militant de province chez qui on a saisi des armes de guerre et convaincu de vol de courant au détriment de EDF.

Le professeur Ollivier dépose un premier rapport d’expertise sur le graissage de la Rock-Ola : celui-ci est formel, le lubrifiant de la carabine est très différent de celui des fusils de Gustave et de P. Maillet.

Le 2 octobre, un fusil Springfield ou Garand, on ne sait, appartenant à Aimé Perrin, demeurant à la Côte de Giropey et frère de Roger Perrin père, est confisqué. Aimé Perrin est l’auteur du coup de feu entendu par P. Maillet dans l’après-midi du 4 août ; il déclarera avoir tiré sur un vol de corbeaux qui attaquait sa vigne.

Ce même jour, le commissaire Constant enregistre les déclarations de Germain Champsaur, radioélectricien à Peyruis et propriétaire d’un cinéma ambulant qu’il promène dans les alentours. Il dit être passé vers 0h50 devant la Hillman, en venant de Lurs, et n’a rien remarqué d’anormal, notamment pas de couverture sur le côté droit de la voiture ni de lampe allumée. Il ajoute n’avoir croisé aucun véhicule jusqu’à son arrivée à Peyruis.

Vers le 15 octobre, Paul Maillet informe le commissaire Constant que Gustave a été attiré par les râles de la petite Elizabeth lors de sa découverte. Selon le dossier, Maillet s’est confié à Émile Escudier, épicier à La Brillanne, un mois après le crime. Non seulement Maillet lui aurait révélé la survie d’Elizabeth, mais également une autre information qu’il livrera plus tard : Gustave aurait été témoin de la tuerie. Escudier lui aurait conseillé d’aller le dire à la police. Bien que Constant ne cite pas le nom du membre du PCF par qui le renseignement filtre à travers les RG de Digne, il peut s’agir d’Escudier.

Le 15 octobre, Gustave est emmené à Digne où il est interrogé avec Clovis et Maillet qui confirme sa version. Gustave admet avoir entendu un « ronron » irrégulier et vu le bras gauche replié se détendre, mais nie l’avoir dit à Maillet lors du repas de midi du 5 août à La Grand’ Terre. Il précise que c’est le râle qui l’a attiré au-delà du pont et qu’il serait revenu le dire à Marie et Yvette ; elles ne seraient pas allées voir. Gustave soutient qu’il n’est pas sorti de la nuit et maintient qu’il s’est levé à 5h30, ce qui est faux comme on le saura plus tard. Clovis admet avoir conseillé à son frère de ne rien dire. Sébeille et Constant se rendent chez les Dominici pour interrogatoire, pendant que Sébeille interroge Yvette puis Gaston, Constant s’occupe de Marie. Tous les trois nient avoir su que la fillette vivait encore.

Le 16 octobre 1952, face à Constant, Gustave refuse d’admettre avoir été présent sur le bivouac lors du passage d’Olivier et d’avoir vu Elizabeth agonisante. Les raisons qu’il donne sont absurdes : il craignait que les parents ne soient les meurtriers de la fillette et ne s’en prennent à lui. En attendant les gendarmes, il dit s’être posté en haut du petit escalier d’accès à la cour sud pour guetter un éventuel départ de la Hillman pour en relever le numéro. Outre cette allégation absurde, en passant, les gendarmes Romanet et Bouchier ne l’ont pas vu à cet endroit, et s’étonneront même de son absence en découvrant déserts les lieux du crime vers 7h 30. On ne peut pas dire formellement à quelle heure Gustave s’est aperçu que la fillette vivait encore, car rien ne prouve qu’il l’a découverte, comme il l’a prétendu, peu de temps avant le passage d’Olivier. Plus tard, il donnera d’autres versions qu’il contredira en se rétractant, et cette question ne sera jamais élucidée.

Gustave Dominici est incarcéré en fin d’après-midi, à la prison Saint-Charles de Digne-les-Bains, inculpé par le juge Périès pour non-assistance à personne en danger de mort après avoir reconnu que la petite Elizabeth Drummond était encore vivante lorsqu’il l’a découverte vers 5h45, le matin du 5 août 1952. Le commissaire Constant entend le docteur Dragon sur son examen des corps des victimes ; selon lui, Elizabeth n’a pas été poursuivie mais transportée par son assassin, ses pieds ne présentant nulle trace d’écorchure ou de poussière. Selon le docteur, sa mort serait survenue trois heures après celle de ses parents.

Le 20 octobre, Gustave, assisté de Me Pollack, réitère ses précédentes déclarations. L’incarcération n’a pas eu l’effet escompté et sa demande de mise en liberté provisoire est refusée.

Le 29 octobre, le commissaire Constant reçoit une information de la Sûreté marseillaise qui lui apprend qu’un mois après le drame, Clovis et Jacky Barth, cadet d’Yvette, auraient été vus dans la bergerie de La Grand’Terre en compagnie d’un certain Jo. Marie Dominici aurait insisté pour qu’on paie celui-ci au plus vite, sous peine de leur créer des ennuis. Jo aurait également été vu par Maître Pollack et sa compagne Nelly Leroy.

Le 5 novembre, Gaston et Marie Dominici, François Barth et sa fille Yvette sont interrogés par le commissaire Constant. Tous affirment ignorer l’existence du dénommé Jo ainsi que sa présence à la ferme.

Le 6 novembre 1952, le commissaire Constant interroge sans succès toute la journée Marcel Chaillan, qui est l’inconnu à la mine patibulaire vu par les frères Duc à 0h20 le 5 août. Son neveu Fernand et son frère Louis sont également interrogés sans suite. À l’inverse de son collègue Sébeille, le commissaire Constant pense que Marcel Chaillan est l’homme vu par Ode Arnaud à 23h15, puis par Chastel vers minuit, ainsi que par les frères Duc à 105 mètres de la Hillman à minuit vingt, et qui serait donc l’inconnu vu en compagnie de Gustave, entre 23h30 et minuit le 4 août, celui-là même qui est désigné par le délateur anonyme de Sisteron.

Le 7 novembre, Gustave est interrogé à son tour en prison. Il se montrera plus évasif au sujet dudit Jo. Étant allé sur les lieux du drame en compagnie de Maîtres Pollack et Charrier, il dit ignorer ce qui a pu se passer dans la bergerie ni avec qui. Évidemment, il ne connaît pas de Jo avec une mauvaise dentition. Par contre, il dit que Francis Perrin, le facteur de Lurs, est venu ce jour-là à la ferme. Ce même jour, le facteur est interrogé ; il dit avoir vu les avocats et un journaliste, ainsi que son père Louis sur la route, mais non les Barth. À la suite de son fils Francis, Louis Perrin dit qu’il est passé à La Grand’Terre, où il a pénétré dans la cour sud de Gaston. Il affirme avoir vu Nelly Leroy et sa fille à l’entrée de la bergerie en compagnie de Jacky mais non son père François Barth. Il poursuit, disant qu’il n’est pas surnommé Jo. Il exhibe une dentition métallisée, comportant un chicot, et qui peut passer pour le visage effrayant dont il a été question.

Le 12 novembre, Nelly Leroy, compagne de Maître Pollack, est interrogée par le commissaire Constant. D’après elle, leur visite à la ferme se serait déroulée le lundi 8 septembre. Hormis les Dominici, elle ne se souvient que de Jacky Barth ; elle se rappelle qu’à un moment, un homme à la dentition métallisée s’est approché de la bergerie et est reparti aussitôt. Bien sûr, les avocats Pollack et Charrier ne seront pas interrogés.

Ce même 12 novembre 1952, Gustave Dominici est condamné à deux mois d’emprisonnement pour non-assistance à personne en danger par le tribunal de Digne. Ses antécédents de FTP lui épargnent d’encourir la peine maximum prévue à cet effet. Il sera libéré le 15 décembre 1952.

Ce même jour, un certain Wilhelm Bartkowski, détenu à la prison de Stuttgart depuis le 9 août 1952, prétend avoir conduit la voiture d’un commando de tueurs à gages recruté en RFA par un service secret de l’Est et chargé d’exécuter les Drummond. Il devait se rétracter quelque temps après avoir été auditionné par le commissaire Gillard.

Depuis l’incarcération de Gustave, Paul Maillet reçoit des lettres de menaces de mort. Le matin du 17 novembre, il échappe de peu à une tentative d’attentat, artisanal mais efficace, un fil de fer tendu en travers du chemin qu’il dévalait en vélomoteur et qui aurait pu le décapiter. Un peu avant Noël, des inconnus rôdent toute la nuit autour de la maison et dans la cour de La Maréchale, la ferme de Maillet.

Le 17 novembre, le docteur Morin complète son témoignage du 6 août. Ce jour-là, il avait seulement parlé de son changement de campement vers la plateforme à la sortie du pont de la voie ferrée à l’invitation de Gustave pendant l’été 1951. Il dit qu’au moment de partir, il est allé prendre congé à La Grand’Terre, mais il ne sait plus s’il s’est rendu chez Gaston ou chez Gustave. Gustave lui aurait présenté deux armes de chasse, dont l’une utilisée pour la chasse au sanglier. La hausse de celle-ci – en fait le guidon manquant – aurait été remplacée par une demi pièce d’un franc de l’époque, soudée par Gustave. Sur présentation de la photo de la US M1, Morin ne reconnaît pas la carabine sans chargeur que Gustave lui a présentée, différente de la carabine US qui en possède un. À ce stade de l’enquête, son témoignage est considéré comme flou et n’est pas retenu.

Le 30 novembre, Paul Maillet est exclu du PCF pour « collaboration avec la police » par le secrétaire départemental Roger Autheville, ancien chef FTP et ami de Gustave.

Le 4 décembre, le professeur Ollivier dépose un nouveau rapport d’expertise sur le graissage du Springfield saisi chez Aimé Perrin. Le spectre du lubrifiant de ce fusil est très différent de celui de la Rock-Ola.

Le 20 janvier 1953, le commissaire Sébeille reprend officiellement l’enquête. Il lui est recommandé d’éviter de faire des déclarations intempestives à la presse.

Paul Maillet révèle aux gendarmes de Forcalquier le 23 janvier, puis au commissaire Sébeille le 27 janvier 1953, que Gustave Dominici a assisté aux meurtres des Drummond depuis le champ de luzerne.

Une énigmatique femme habillée de noir, présente sur le terre-plein de la halte des Drummond, vue par Yvette et Gustave Dominici le soir du 4 août 1952 vient embrouiller un peu plus une affaire déjà compliquée.

Le 27 janvier, Aimé Perrin vient apprendre à Sébeille que Gustave et Yvette auraient vu une femme vêtue de noir, le soir du 4 août, aux abords de la Hillman. Yvette le lui aurait appris lors de leur rencontre au matin du 5 août et prétend que Clotilde Araman, une fille Dominici, le sait aussi. Le 14 février, interrogée à son tour, confirme et dit qu’elle le tient également d’Yvette. Mais elle dit aussi que Gustave nie cette présence. Clotilde pense qu’il pourrait s’agir de sa mère, mais ce n’est pas crédible, Gustave n’aurait pas manqué de reconnaître sa mère.

Ce fait est répété le 29 janvier 1953 au commissaire Sébeille par Roger Perrin fils, l’un des petit-fils de Gaston Dominici ; le lendemain, Roger renouvelle ses déclarations à la gendarmerie de Forcalquier.

Le 2 février, le commissaire Sébeille interroge le gendarme Bouchier. Celui-ci dit avoir vu Roger Perrin passer à vélo vers 8h 00, le matin du 5 août, et le gendarme est affirmatif : il a vu Roger revenir un instant plus tard à pied, le vélo à la main, en compagnie de son grand-père et de Gustave, tous trois sortant de la ferme pour venir sur le campement. Alors que cet épisode semble insignifiant, Gaston autant que Gustave, vont le contester à l’unisson devant le juge Batigne le 19 novembre 1955. Pourquoi sortir ensemble de La Grand’ Terre devait-il être caché ? Lors de sa première déposition, Gaston dit avoir appris le crime par Gustave, mais comme la version de Roger menace le témoignage de Roure qui intervient à décharge, le père et le fils vont nier. En fait, Roger l’avait fait savoir à Sébeille dès le 29 janvier 1953. La réponse semble être double : le retour de F. Roure à la ferme à 7h45 et brouiller les pistes sur l’identité du véritable propriètaire du vélo utilisé par Roger. Bouchier ayant demandé à Roger de tenir le décamètre, Gaston, furieux, intervient et le renvoie à la ferme. Mais, Roger rechignant à obéir, restera un moment sur les lieux avant de repartir avec son grand-père. Ils reviennent vers 11h 00 ; Gaston présente alors son petit-fils au procureur Sabatier, ce qu’il niera farouchement à son procès.

Le 19 mars 1953, le capitaine Albert recueille les déclarations du gendarme Émile Marque de la brigade de Valensole. Celui-ci déclare avoir vu les Drummond arriver à l’hôtel L’Ermitage vers 18h15 et en repartir environ une heure après. Le gendarme poursuit, disant qu’une heure après leur départ, est arrivé un couple anglais dont la femme était vêtue de noir. L’homme a demandé au gendarme s’il avait vu une voiture anglaise, celle des Drummond ? Marque a répondu par l’affirmative et l’homme est allé téléphoner dans l’hôtel pendant que la femme est restée près de la voiture. Le couple est reparti un quart d’heure plus tard. Pour la seconde fois, la présence de la mystérieuse femme habillée de noir est mentionnée. Bien qu’il soit le fait d’un gendarme, ce témoignage sera considéré comme tardif et ne sera pas retenu par l’instruction. Le gendarme ne sera même pas convoqué au tribunal pour déposer à la barre.

Le 3 mai, le commissaire Constant remet son rapport final au divisionnaire Harzic. Il souligne la parfaite coopération des communistes locaux avec les enquêteurs, ce qui n’est pas sans étonner dans la mesure où Jean-Pierre Chabrol avait surnommé le commissaire Sébeille « commissaire Tournenrond » dans [L'Humanité-Dimanche]. En même temps, la fédération bas-alpine du PCF avait organisé des comités de défense des Dominici, courant août 1952, et programmé une manifestation de protestation anti-policière pour le début septembre. Toutes ces initiatives avaient été interdites par arrêté préfectoral.

Le 7 mai 1953, à Digne, où depuis quelque temps il est employé comme commis-boucher, Roger Perrin fils révèle au commissaire Sébeille l’existence d’un seau d’eau en toile dont les Anglaises se seraient servi pour aller prendre de l’eau à la ferme. Le lendemain, sa mère Germaine, à qui Yvette s’est confiée aussi, confirme la venue des Anglaises à la ferme au commissaire Sébeille. Par ailleurs, l’argent des Drummond ainsi qu’un certain nombre d’objets dont un appareil photographique leur appartenant ont disparu.

Le 13 mai 1953, le commissaire Sébeille recueille à Marseille le témoignage discordant de Jean Ricard qui a campé la veille du meurtre sur le plateau de Ganagobie. Il déclare être passé sur les lieux du drame le 5 août 1952, vers 7h00, et dit avoir vu Anne Drummond allongée sur le dos parallèlement au côté gauche de la voiture, les pieds au sud vers la ferme et le corps partiellement recouvert d’une couverture, jusqu’en dessous des genoux. Alors qu’à 7h30, les gendarmes Romanet et Bouchier accompagnés d’Aimé Perrin, rencontré en route, découvrent le corps sur le ventre entièrement recouvert et en oblique par rapport à la Hillman, à plusieurs mètres, les pieds au nord-est vers la Durance. Ce déplacement du corps ne peut être le fait de Gaston Dominici qui rentre à La Grand’Terre après 7h45, ramenant ses chèvres qui ont brouté dès l’aube à la Côte de Giropey, environ 2 km au sud.

Le 21 août 1953, le commissaire Sébeille enregistre la nouvelle déposition de J.-M. Olivier. En effet, le gendarme Gibert d’Oraison n’a consigné que partiellement la déposition du motard le 5 août 1952 ; il en parle au capitaine Albert qui l’envoie au policier et celui-ci entend à nouveau Olivier, qui lui apprend que les deux femmes Dominici étaient postées au débouché de la ferme et surveillaient le renfoncement où agissait Gustave. En plus de cette nouvelle déposition, il ressort plusieurs informations :

De mensonge en mensonge

Lorsqu’il est interrogé par les gendarmes sur son emploi du temps au matin du 5 août 1952, Roger Perrin déclare s’être levé à cinq heures pour s’occuper du bétail avant de partir à six heures pour Peyruis chercher sa bouteille de lait chez le père Puissant. Celui-ci lui aurait dit que son ami Jean Galizzi avait emporté par mégarde la bouteille à Pont-Bernard et c’est là qu’il aurait appris la mort des Anglais. Interrogé à son tour, J. Galizzi va confirmer dans un premier temps. C’est en se rendant à Peyruis que les gendarmes vont s’apercevoir que le père Puissant est décédé depuis novembre 1951. Entendu à nouveau, Galizzi va s’effondrer et reconnaître avoir fait un témoignage de complaisance. Selon Daniel Garcin, employeur de Galizzi, ce dernier aurait couché la nuit du 4 au 5 août à La Cassine, une ferme située au-delà de Peyruis et que les Perrin de La Serre venaient de prendre en métayage.

Roger Perrin va avancer une nouvelle version : c’est Faustin Roure, chef d’équipe des poseurs de voie de la gare de Lurs, qui l’aurait informé lors d’une halte à La Serre. Auditionné par les gendarmes, Faustin Roure va démentir avant de revenir sur ses déclarations pendant le procès.

Quand il lui est demandé comment il s’est rendu sur les lieux des meurtres, Roger Perrin déclare avoir utilisé le vélo de course de son cousin Gilbert, fils de Clovis Dominici. Entendu sur ce point, Clovis Dominici affirme n’avoir prêté le vélo de son fils que le 18 août 1952. Mais les gendarmes n’ont vu que la bicyclette de Gustave Dominici au pied du mûrier dans la matinée du drame. Postérieurement, Roger prétendra avoir emprunté la bicyclette de sa mère Germaine ; celle-ci a toutefois passé la nuit du 4 au 5 août à La Cassine et son fils affirme avoir dormi seul à La Serre.

Édifiés sur ses capacités de mensonge, les gendarmes vont alors l’interroger sur son emploi du temps la veille du drame. Il prétend s’être rendu en début de soirée au quartier de Saint-Pons, un lieu-dit situé à environ 1 km au nord de la ferme Dominici, pour y arroser des plants de haricots et bavarder avec Paul Delclite qui travaillait dans une parcelle voisine. Auditionné, P. Delclite va démentir avoir rencontré le petit Perrin. Réentendu, Roger va fournir un nouvel alibi : c’est sa mère Germaine Perrin, née Dominici, qui l’a aidé à arroser ses plantations. Cette dernière va confirmer cette version. Toutefois, Roger a oublié qu’il a affirmé au commissaire Constant, le 23 septembre 1952, que sa mère était partie, en bicyclette, rejoindre son mari Roger à La Cassine, au-delà de Peyruis, le 4 août 1952 à 14h.

Ces mensonges successifs auraient dû alerter les enquêteurs, malgré un faisceau de présomptions réuni par les gendarmes. En dépit de cela, le commissaire Sébeille considère le jeune Perrin comme un hâbleur sympathique. Contrairement à une opinion répandue par la presse, Roger Perrin n’est pas un mythomane. Il ne ment que sur trois points : sur sa présence éventuelle à La Grand’Terre la nuit du drame ; sur la façon par laquelle il a appris le meurtre des Drummond et sur la bicyclette avec laquelle il s’est rendu sur les lieux du crime, au matin du 5 août, quand le gendarme Bouchier l’a vu arriver vers 8h00.

Le matin du 12 novembre 1953, une reconstitution est organisée sur les lieux du crime avec la participation de M. Boyer, J. Ricard, F. Roure et C. Dominici ; le docteur Dragon et le motard J.-M. Olivier sont également requis. La première partie concerne la position exacte du corps d’Anne Drummond : les trois premiers témoins confirment la position du corps en parallèle à gauche de la voiture, sauf J. Ricard qui maintient que la couverture était relevée jusqu’aux genoux. Quant à Clovis, il indique une position en diagonale, à 6 m de la Hillman, avant d’admettre une position sur le dos parallèle à la voiture. Gustave est amené ensuite ; réticent, il dispose la couverture en oblique loin de la voiture. Il est confondu devant les autres témoins, ainsi que concernant la position où il a exactement hélé J.-M. Olivier lors de son passage vers 6h00. Pris en flagrant délit de mensonge, Gustave est emmené au palais de justice de Digne, suivi en fin de matinée par J. Ricard, F. Roure, C. Dominici, P. Maillet, Germaine Perrin et son fils Roger. Contrairement à ce qu’il prétendra a posteriori, pour le commissaire Sébeille Gustave est bien le suspect n°1. En effet, Gaston Dominici est resté cantonné à la ferme et n’a pas été inquiété.

Confronté à Maillet et Olivier, Gustave commence par nier avant de reconnaître les faits. Vient le tour de Roger Perrin qui tient tête et se montre arrogant envers son oncle. On se demande ce qui serait ressorti d’un véritable interrogatoire de Roger mais le commissaire Sébeille n’y a pas pensé. Gustave admet que les Anglaises sont bien venues à la ferme, mais en son absence. Il prétend avoir découvert Elizabeth râlant à 4h00. C’est seulement à 5h45 qu’il aurait découvert les corps des parents, sans y toucher – ce qui laisse supposer que d’autres l’ont fait – après s’être occupé de son bétail. L’interrogatoire est suspendu à 19h00 avant de reprendre à 20h30. Dans la nuit, Gustave reconnaît avoir déplacé le corps d’Anne Drummond sans fournir d’explication crédible : il prétend l’avoir fait pour rechercher sous le corps des cartouches provenant de la ferme. Gustave finit par avouer : « Je cherchais les balles ou douilles. J’avais peur qu’il s’en trouve provenant de la maison. » Cette phrase aurait dû alerter le commissaire mais il passera outre : elle signifie implicitement que d’autres munitions, présentes sur le terrain, ne sont pas originaires de la ferme. Son explication est d’autant plus invraisemblable qu’il déclare avoir vu les deux douilles et les deux cartouches groupées par paires – ce qui correspond à une mise en scène – mais qu’il n’y a pas touché alors qu’il manque quatre douilles.

Il ajoute avoir été dérangé par l’arrivée impromptue de Jean Ricard et n’avoir eu que le temps de se cacher dans la ravine au bout du terre-plein. D’autres mises en scènes ne seront pas abordées non plus, notamment concernant les sandales de lady Drummond, camouflées sous un coussin sur le petit sentier qui part en oblique du phare gauche de la voiture vers le chemin de la voie ferrée, ou la couverture coincée sous le corps de l’Anglaise, en plus de celle qui la recouvrait, ce qui laisse supposer que deux personnes ont opéré pour effectuer le déplacement du corps. Clovis serait-il resté à la ferme après le départ des poseurs de voie pour assister son cadet Gustave ?

Le matin du vendredi 13 novembre, le juge Périès fait amener par les gendarmes Germaine Perrin et son fils Roger mais aussi Yvette Dominici. À 9h30, le juge interroge cette dernière sur la venue des Anglaises à la ferme. Yvette nie, même lorsque le juge lui dit que Gustave a fini par l’admettre. À 10h00, le juge confronte sans résultat Yvette à Roger. Il envoie chercher Gustave chez le commissaire, puis il y ajoute Germaine Perrin. En vain : Yvette tient bon devant les trois autres et refuse d’admettre le fait. Dans l’après-midi, vers 14h45, Gustave s’effondre en pleurs et accuse son père Gaston d’être l’auteur du triple meurtre des Drummond. Le commissaire Sébeille se contente de rédiger un procès verbal de sept lignes, notant les accusations de Gustave sans lui poser aucune question.

A 16h30, Gustave est interrogé par Périès. Il déclare avoir été réveillé par les coups de feu et ne pas s’être rendormi. Vers 4h00, il a entendu son père se lever et l’a rejoint dans la cuisine du vieux couple. Comment se fait-il alors qu’il n’ait entendu Gaston rentrer après la fusillade ? Son père lui aurait révélé être l’auteur des coups de feu avec une carabine qu’il tenait camouflée, dans sa chambre ou dans la bergerie. Il n’est pas encore question de la remise, une trouvaille de Clovis comme on le saura plus tard. Gustave prétend avoir ignoré l’existence de la carabine. Gaston serait parti faire un tour de chasse au lapin avec une arme de guerre. Gaston lui aurait avoué avoir tué les Anglais, en tirant d’abord sur le père. Par contre, il ne lui aurait pas dit comment il avait tué Elizabeth. Ensuite Gaston se serait débarrassé de l’arme sans préciser où ni comment. À une question du juge, Gustave précise que son père aurait assommé la fillette en contrebas du pont, alors que précédemment, il disait ignorer l’emplacement du corps. Il s’y serait rendu après avoir quitté son domicile (et non la cuisine de Gaston comme il l’affirmait auparavant), découvrant alors que la fillette vivait encore. Selon les légistes, interrogés par le commissaire Constant en octobre 1952, Elizabeth n’a pu survivre plus d’une heure à ses blessures. De là, il serait remonté vers le campement et aurait vu les cadavres des parents recouverts, mais non celui de la fillette. Gustave serait revenu à la ferme, entre 4h30 et 4h45, pour informer Yvette et Marie, qui s’affairaient dans la cour, qu’il venait de découvrir Elizabeth qui vivait et remuait encore. Cette séquence est peu probable ; si l’on suit les déclarations de Gustave, il n’a pu mettre plus de dix à quinze minutes pour découvrir les corps. Comment se fait-il alors que Gaston, poussant ses chèvres vers Giropey, n’ait pas croisé les femmes qui s’activaient dans la cour, debout bien avant leur lever habituel ? Gustave poursuit en disant qu’il s’est occupé de son bétail avant de revenir sur le campement à la recherche de quelque objet appartenant à son père. Il a vu les douilles mais n’y a pas touché. C’est alors qu’Olivier est passé. Il s’est passé environ 1h30 entre la découverte des corps et l’irruption d’Olivier, ce qui ne suscite aucune réaction du juge alors que les propos de Gustave présentent des invraisemblances. Il continue de mentir en affirmant que son père lui avait ordonné de se taire alors que dans les semaines qui ont suivi le drame, plusieurs personnes étaient partiellement informées, dont Clovis et P. Maillet.

L’accusation et les aveux de Gaston Dominici

Les fils de Gaston Dominici, Gustave et Clovis, accusent leur père dans l’après-midi du 13 novembre 1953. À son tour, celui-ci les accusera d’avoir fomenté un complot contre lui avant de rejeter la responsabilité du triple meurtre sur son fils Gustave et Roger Perrin, lors de la contre-enquête de 1955.

Gaston arrive vers 19h00 à Digne, emmené par le commandant de gendarmerie Bernier. Il est officiellement interrogé jusqu’à 22h30, toute la nuit selon d’autres sources.

En milieu de matinée du 14 novembre 1953, emmenés à La Grand’Terre, Gustave et Clovis Dominici désignent l’étagère du bas dans la remise comme lieu où aurait été entreposée la US M1 ; cet épisode est précédé d’un pugilat entre les femmes et filles Dominici d’une part, les représentants de la force publique d’autre part, qui ont dû se résoudre à les repousser dans un local de la ferme.

Dans la journée du 14 novembre, Gaston est interrogé sans succès jusqu’à 18h00. Sa garde est confiée au gardien de la paix Guérino. À 19h00, Gaston en tête-à-tête avec le policier, s’accuse du meurtre des Drummond tout en précisant qu’il s’agit d’un accident : les Anglais l’ont pris pour un maraudeur et l’ont attaqué. Gaston demande à Guérino d’aller chercher le commissaire Prudhomme de Digne, qu’il prend pour le président du tribunal, refusant d’avouer devant le commissaire Sébeille.

Relevé à 20h00 par son collègue Bocca, Guérino s’empresse d’aller informer son supérieur pendant que Gaston se met à varier sur ses premiers aveux à l’intention de Bocca. À l’arrivée de Prudhomme, Gaston lui demande de rédiger « la feuille qu’il est coupable » tout en se proclamant innocent et prétendant se sacrifier pour sauver l’honneur de ses petits-enfants. Agacé, Prudhomme lui rétorque qu’il n’est pas là sur un marché pour marchander ; il est coupable ou il ne l’est pas. Le commissaire Prudhomme ne demande pas de quels petits-enfants il s’agit, à savoir l’ensemble de ses petits-enfants ou les enfants de Gustave et/ou celui de Germaine Perrin. Au lieu de cela et compte tenu des difficultés rencontrées par le vieillard pour s’exprimer, Prudhomme lui suggère le mobile du crime sexuel. Dès lors, sur le thème de la paillardise, Gaston va modifier complètement sa version initiale : il n’est plus question de maraude et d’accident mais d’attirance sexuelle pour Anne Drummond.

Plus tard dans la nuit, il renouvelle ses déclarations au commissaire Sébeille pendant que Prudhomme tient le rôle de greffier. Gaston prétend avoir vu Mme Drummond se déshabiller et lui avoir proposé un rapport sexuel. Le bruit de leurs ébats aurait réveillé le mari. Une bagarre aurait suivi et Gaston aurait fait taire le mari ulcéré par trois tirs, dont deux de face, avant de tirer une fois ou deux sur l’épouse Drummond. Elizabeth qui s’était enfuie vers le pont, aurait été rattrapée par Gaston, et il l’aurait assommée d’un seul coup de crosse sur la pente de la Durance.

Les aveux formulés par Gaston et le mobile sexuel sont en contradiction avec les rapports d’autopsie : le cadavre d’Anne Drummond a été retrouvé entièrement habillé, avec la robe qui portait les impacts de balles. Par ailleurs, l’autopsie a démontré l’absence de rapport sexuel avant la mort.

Le matin du 15 novembre, le juge Périès arrive tôt à son bureau, ignorant les aveux de Gaston. Le concierge Giraud l’en informe à son arrivée au Palais, Sébeille s’étant abstenu de le faire. Au lieu de faire amener Gaston pour l’auditionner, Périès interroge Giraud jusqu’à 9h15. Sébeille arrive à 9h30 et, au lieu de se rendre chez le juge, va dans la Chambre du Conseil où Gaston est détenu. À 10h15, Sébeille présente Gaston au juge Périès. Le suspect clame son innocence et accuse Gustave d’être le véritable auteur de la tuerie. Dans ces conditions, le juge préfère se retirer avec son greffier Barras.

À 11h15, Périès revient vers Gaston qui accepte de se reconnaître comme le seul auteur du massacre. Il précise que c’est la première fois qu’il utilisait la US M1 et qu’il l’a emportée à tout hasard pour faire un tour de chasse dans l’espoir de tirer un blaireau ou un lapin. Quand on connaît les difficultés du tir de nuit avec un fusil de chasse, à plus forte raison, cela relève de la gageure quand il s’agit de tirer du petit gibier avec une arme de guerre. Le juge ne se posera pas la question. De plus, Gaston soutient que le chargeur de la US M1 était plein, soit quinze cartouches, et qu’il a grappillé en plus deux ou trois cartouches parmi d’autres qui étaient éparpillées sur l’étagère. L’arme et ses munitions se seraient donc trouvées sur une étagère, à portée du premier venu dans une remise ouverte, ce qui n’est pas crédible. Par ailleurs, personne ne s’est inquiété de savoir comment Gaston a pu récupérer cette arme dans la totale obscurité de la remise. Six coups de feu ont été tirés et deux cartouches pleines et deux douilles vides ont été retrouvées sur le terre-plein : en d’autres termes, il manque une dizaine de cartouches alors que le chargeur a été retrouvé vide.

Gaston soutient qu’il utilisait l’arme pour la première fois et ne connaissait pas son fonctionnement semi-automatique. Comment dans ces conditions, Gaston a-t-il pu abattre deux adultes alertes avant de tirer, à plus de 60 m de distance, sur Elizabeth qui s’enfuyait à l’entrée du pont, la blessant à l’oreille droite ? Il avait, certes, tiré sous la clarté de la pleine lune, mais Gaston est myope et ne porte pas de lunettes. Périès évitera de se poser ces questions dérangeantes, tout comme le commissaire Sébeille qui manifeste son désintérêt pour les questions techniques liées à l’utilisation de l’arme et à la balistique. Il avouera plus tard, dans son livre, n’avoir jamais consulté les rapports d’autopsie des victimes. Ce qui importe pour le commissaire Sébeille, ce sont les aveux, dont il concède qu’ils sont mitigés, et non les éléments matériels qui démentent les aveux hétéroclites du vieux fermier. Cette méthode a mené à une impasse judiciaire et à une erreur d’interprétation des vrais mobiles pour désigner le ou les véritables responsables du massacre. Le procureur Sabatier et le juge Périès n’ont, par ailleurs, fait que suivre le commissaire Sébeille au lieu de diriger l’instruction.

Dans l’après-midi du 15 novembre 1953, le juge Périès parle pour la première fois d’un pantalon de Gaston vu, séchant sur la treille de la cour du vieux couple, par l’inspecteur Girolami en fin d’après-midi du 5 août 1952. L’inspecteur Girolami confirmera par écrit le 24 août 1955 aux policiers chargés de la contre-enquête.

L’inculpation de Gaston Dominici

Le matin du 16 novembre 1953, une reconstitution a lieu sur les lieux du crime sans inculpation de Gaston, en infraction avec la loi du 8 décembre 1897 sur l’instruction criminelle. Emmené à son tour dans la remise, alors qu’on lui demande où était rangée l’arme du crime, Gaston désigne une étagère différente de celle indiquée par ses deux fils ainsi qu’en font foi les clichés pris sur place. La reconstitution est rapidement exécutée en suivant les aveux bancals du patriarche et le scénario ébauché par le commissaire Sébeille dès les premiers jours de l’enquête. Une tentative de suicide de Gaston Dominici est considérée comme un aveu de culpabilité. À l’issue de la reconstitution, le vieux Dominici est inculpé dans un fourgon de gendarmerie, ce qui est contraire à la procédure criminelle. La Cour de cassation validera cet état de fait contraire à toutes règles de jurisprudence fin juillet 1954.

Dans les jours qui suivent l’incarcération de Gaston, la presse l’accable, le traitant de « tueur tatoué », « sanglier des Basses-Alpes », « monstre de Lurs », « bouc lubrique », etc. Il est soupçonné de relations contre nature avec ses chèvres. On parle d’adultère, de beuveries et de violences familiales. L’icône du patriarche de la Grand’Terre est singulièrement écornée dans l’opinion. Les filles et femmes Dominici sont accusées d’avoir tous les vices, et l’on décrie l’incontinence sexuelle des femmes insulaires au sujet d’Anne Drummond.

Du 18 novembre 1953 à la fin du premier trimestre 1954, Gustave et Yvette Dominici multiplient les déclarations contradictoires et mensongères lors de leurs auditions. Dans la même période, une frénésie épistolaire saisit les enfants Dominici dans un milieu où l’on ne pratique guère la correspondance. Ces courriers sont rédigés pour être interceptés et lus par les enquêteurs.

Le 24 novembre, Clovis donne au juge Périès une troisième version de la conversation où son père lui révèle, fin novembre 1952, qu’il est l’auteur du triple crime. Clovis continue de varier dans ses déclarations, sans doute à cause de l’aide qu’il a pu apporter à son cadet Gustave pour modifier l’état des lieux et des victimes, entre le passage de J. Ricard et l’arrivée des gendarmes vers 7h30.

Le 30 novembre, un certain Elie Gautier est entendu par le juge Périès. Ce témoin dit avoir pris Paul Maillet en stop début novembre 1953. Il lui aurait appris être venu en 1951 chez Gaston prendre un apéritif après l’avoir pris également en stop. E. Gautier aurait vu un fusil unicanon, mais sans chargeur, suspendu au mur du séjour, face à la porte d’entrée. Gaston lui aurait dit que c’était une arme pour le sanglier. Confronté à Maillet, ce dernier confirme et ajoute que Gautier lui aurait dit l’arme rafistolée par Gaston. Le témoin nie avoir donné ces précisions. Maillet confirme, par ailleurs, n’avoir jamais vu l’arme du crime chez Gaston depuis le temps qu’il fréquente la ferme. Il pourrait toutefois s’agir du fusil Gras rechambré pour la chasse au gros gibier qui a été saisi le 7 août 1952.

Le 5 décembre, le juge Périès auditionne Gustave sur la carabine US. Ce dernier dit avoir rangé la remise avec l’aide d’Yvette, après le départ de son frère Aimé fin janvier 1951 ; d’après lui, la carabine n’était pas présente dans le hangar. C’est plus tard qu’il l’a vue, une seule fois ; il ne l’a pas prise en main mais il a remarqué qu’elle était rafistolée et que deux chargeurs étaient posés à côté, aucune cartouche en vrac n’étant présente sur l’étagère. D’après lui, l’arme était facilement visible. Il suppose que Gaston la tenait cachée dans sa chambre mais sa mère Marie affirme ne l’avoir jamais vue dans la chambre de Gaston.

Le 7 décembre, le commissaire Sébeille entend Paul Maillet qui confirme la confidence reçue de Gustave, début septembre 1952, sur l’audition des cris d’horreur des Drummond. Il ajoute que Gustave était dans le champ de luzerne et a été témoin de la tuerie, ce que n’a jamais admis Gustave qui a toujours prétendu ne pas être sorti de sa chambre. Or, pour voir, Gustave a dû s’approcher de très près pour assister au drame. Le champ de luzerne se situe au-delà du bivouac comme le montrent des photos aériennes de l’époque, et non entre la ferme et le chemin du pont de la voie ferrée comme l’a soutenu l’accusation. Que faisait donc Gustave dehors au moment du drame ? De plus, s’il était dehors, sa version de la rencontre avec Gaston dans la cour à 4h00 du matin est donc mensongère. Dans la foulée, le commissaire Sébeille va aller interroger Escudier, épicier à La Brillanne, à qui P. Maillet s’est confié en septembre 1952 ; l’épicier confirme les déclarations du cheminot.

Le 17 décembre, le juge Périès auditionne P. Maillet qui renouvelle ses déclarations précédentes. Il ajoute qu’il n’a jamais soupçonné Gaston avant ses aveux ni d’ailleurs Gustave qui a vu un assassin qu’il ne veut pas dénoncer par crainte de représailles. Il dit encore croire que Gustave cèle une partie de la vérité. Ensuite, le juge entend Gustave qui soutient que Gaston circule de nuit en pantoufles, et qu’il n’a pas entendu son père se lever avant 4h00. Le juge ne relève pas le caractère fantaisiste d’une sortie de Gaston en pantoufles. Mis en présence de P. Maillet, Gustave nie et soutient qu’il n’est pas sorti de sa chambre.

Maillet parti, le juge récapitule devant Gustave l’ensemble de ses mensonges depuis le début. Selon une technique éprouvée, Gustave commence par dire qu’il va enfin dire toute la vérité ; il ne situe plus à 4h00 mais à 2h00 du matin la rencontre avec son père, qu’il a trouvé près du puits de la cour, très agité. Dans la version précédente, il l’avait trouvé très calme. Il se serait ensuite précipité au talus pour constater que la fillette était encore vivante. Le juge ne remarque pas que, même sous la pleine lune, Gustave aurait dû s’approcher de très près pour vérifier. Il dit être monté au bivouac, sans toucher à rien ni chercher des munitions. Il assure qu’il n’a pas fouillé dans la voiture ni dans les affaires éparses autour; cette insistance à soutenir qu’il n’a touché à rien aurait dû attirer l’attention du juge Périès; mais ce dernier soit par négligence, soit par peur que Gustave ne se taise, n’a pas réagi, alors qu’à l’évidence le véhicule a été fouillé à plusieurs reprises. Il serait passé ensuite à la remise pour constater la disparition de la carabine avec ses deux chargeurs. Le juge ne relève pas que, dans l’obscurité du local, il lui était impossible de contrôler. En revenant se coucher, son père n’était plus dehors mais il y avait de la lumière dans la cuisine de ses parents. Gustave serait donc remonté dans sa chambre pour tout raconter à Yvette et ne serait ressorti que vers 5h00. Gustave ajoute que Clovis lui aurait confié ses soupçons sur P. Maillet.

Le juge fait amener Clovis pour le confronter à son frère. Clovis dit qu’il a soupçonné Maillet dès le 5 août 1952 car il était arrivé en retard sur le chantier de la gare de Lurs, ce jour-là. Il a reconnu la carabine lorsque le commissaire Sébeille la lui a présentée. Le soir même, il a constaté sa disparition dans la remise. Il en a fait la remarque à Gustave, qui lui a répondu qu’il le savait. Clovis a néanmoins soupçonné son frère qui lui assurait que ce n’était pas lui. Précédemment, les deux frères avaient prétendu qu’ils en avaient seulement parlé le 17 ou le 18 décembre 1952, lors de la coupe de bois à Saint-Pons. Clovis poursuit en affirmant qu’il a vu la US M1 seulement après le départ de leur frère Aimé en janvier 1951. Il l’aurait prise en main et n’aurait vu qu’un seul chargeur enclenché, alors que Gustave parle de deux chargeurs et tient tête à son aîné sur ce point.

Le 18 décembre, le juge Périès se présente à l’improviste à La Grand’Terre vers 14h00 et fait sortir Gustave pour interroger Yvette. Le juge lui demande de refaire le récit de la nuit du drame. Yvette dit avoir entendu six ou sept détonations et moins distinctement les cris des victimes. Elle a donné le biberon au petit Alain à 1h30, après une interruption des aboiements des chiens. Gustave se serait levé seulement après 1h30. Il se serait absenté environ un quart d’heure et a trouvé son père dans la cour, abattu comme un homme ivre. Elle n’a pas entendu son beau-père sortir et rentrer, ni entendu les deux hommes se parler dans la cour. Gustave se serait recouché vers 1h45 en lui apprenant que Gaston avait tué les Anglais. Elle dit que son beau-père s’est levé et est parti avec ses chèvres avant 5h00. Yvette affirme que Gustave ne lui a pas dit s’être rendu sur les lieux du crime, après avoir parlé avec son père et avant de se recoucher vers 1h45. Elle assure qu’ils se sont levés vers 5h00 et Gustave, après avoir soigné les bêtes, serait allé au bivouac. C’est à son retour qu’il a appris à Yvette et Marie, qui s’activaient dans la cour, que la fillette était encore vivante, en dessous du pont. Ce n’est que beaucoup plus tard que Gustave aurait vu bouger un bras de l’enfant. Selon Yvette, Gustave est allé plusieurs fois sur les lieux du drame après 5h00.

Le juge ne relève pas qu’Yvette situe la découverte du petit corps en dessous du pont, et non sur la pente du talus de la Durance. Si Yvette dit la vérité au sujet de cet épisode, cela suppose que le corps d’Elizabeth se trouvait initialement sur la voie ferrée, après un premier transport, et qu’il a été déplacé ultérieurement. Ce n’est qu’après son retour du marché d’Oraison, en fin d’après-midi, que Gustave lui aurait appris que Gaston avait tué avec la carabine US. Elle affirme avoir ignoré l’existence de cette arme, ni avoir vu celle-ci sur l’étagère de la remise avant que Gustave ne lui désigne cet endroit le 5 août. L’arme du crime n’aurait donc pas été présente à la ferme avant la tuerie si Yvette dit la vérité. Elle ne se souvient pas à quel moment elle a appris que Clovis connaissait l’identité du meurtrier ; elle ne sait si c’est Gustave qui le lui a révélé à l’époque ou le 14 novembre 1953.

Le juge Périès confronte alors Yvette à son mari ; Gustave répond qu’il s’est recouché vers 2h30 ou 2h45, sans avoir dit à Yvette qu’il s’était rendu sur le campement. Il n’a pas voulu lui dire que la fillette vivait encore. Alors qu’Yvette soutient que Gustave s’est recouché vers 1h45, celui-ci situe cet épisode environ une heure plus tard mais le juge ne relève pas les déclarations contradictoires du couple.

Les Drummond étaient en vacances depuis le 1er août 1952 à Villefranche-sur-Mer en compagnie d’un couple d’amis, Guy et Phillys Marrian et de leurs filles, Valéry et Jacqueline. Le 21 décembre 1953, Phillys vient dire au commissaire Sébeille que Jack Drummond avait emporté une importante somme d’argent dans une enveloppe au moment du départ vers Digne, le matin du 4 août 1952. Celle-ci comme son portefeuille ne seront jamais retrouvés.

Le 28 décembre, devant le juge Périès, Gustave récuse le témoignage d’ Yvette ; s’il est bien allé sur le bivouac à 2h00 du matin, il n’a pas rencontré Gaston dans la cour et ne peut donc accuser son père du triple crime. Il confirme l’emplacement de la carabine et des deux chargeurs. Gustave précise qu’il n’a vu ni couverture sur le côté droit de la Hillman ni lit de camp devant la voiture. Le juge revient sur la femme vêtue de noir vue par Gustave et Yvette le soir du 4 août 1952, mais Gustave nie la présence de deux femmes sur le bivouac ; d’après lui, celle qui y était habillée de sombre. Cette version sera reprise par Yvette lors de la contre-enquête de 1955, alors que l’existence de cette femme en noir semble tant embarrasser le couple. Contre toute évidence, Gustave va accuser Clovis d’avoir dénoncé en premier leur père. C’est fortement gêné qu’il admet qu’il agit ainsi sous la pression de la famille.

Le 30 décembre, le juge Périès auditionne Gaston, entouré de ses avocats ; il rétracte ses précédents aveux. Le juge le questionne sur le blessure à la main de J. Drummond et Gaston de répondre qu’il s’est fondé sur ce qu’avaient dit les docteurs. Gaston continue d’affirmer qu’il s’est levé à 4h00 pour conduire ses chèvres et c’est en revenant après 7h45 qu’il a appris la tuerie par Yvette. F. Roure, venu le saluer peu après, en est témoin. Il explique ses précédents aveux par la pression de la fatigue et des policiers, qui l’enjoignaient à se dénoncer sous peine de voir Gustave condamné à la peine capitale. Quant à la reconstitution, il la considère comme une comédie où il s’est dit bafoué à ce point qu’il a voulu se suicider.

Le juge fait alors entrer Gustave, lui lit ses dénonciations et demande de confirmer. Après un long silence, Gustave refuse et somme son père de dire la vérité. Les avocats de Gaston demandent que Gustave soit entendu à nouveau sur son emploi du temps de la nuit du drame. Curieusement, le juge refuse sans s’expliquer. Maître Pollack demande que Gustave s’explique sur ses accusations. Gustave biaise en expliquant sa dénonciation par des brutalités policières. Pourquoi se rétracte-t-il maintenant ? Énigmatiquement, Gustave répond : « Parce qu’il y a des témoins qui m’entendent ! ». Ni le juge, ni les avocats ne lui demandent à qui il fait allusion.

Le juge fait ensuite entrer Clovis, qui rappelle les confidences de son père en novembre 1952 et confirme ses accusations. Il modifie sa précédente version ; il dit ne plus savoir dans quelles conditions s’est déclenché le massacre. Gaston insulte alors son fils Clovis et l’accuse d’avoir apporté la carabine US à la ferme. En réponse, Clovis accuse son père de faire souffrir la famille depuis trop longtemps. Pour les avocats, ses propos sentent la rancune vindicative de l’aîné, ce qui pourrait motiver sa dénonciation. Un fois Clovis renvoyé, Gustave est laissé entre les mains du commissaire Sébeille qui ne dresse pas de procès-verbal de cette audition. Ultérieurement, les avocats dénonceront cette entrevue comme une forme de pression inadmissible sur un témoin. À 18h00, Gustave est ramené chez le juge et demande à ne plus être confronté à son père. En échange, le juge tente de lui arracher qu’il était dehors au moment de la fusillade et que c’est son père qu’il a vu depuis le champ de luzerne. Gustave nie, il s’obstine à maintenir qu’il n’a jamais été dans la luzerne. Le juge alors offre le taxi à Gustave pour qu’il puisse rentrer chez lui. Singulier geste pour un témoin aussi singulier.

Le 29 janvier 1954, Clovis Dominici envoie une lettre à François Barth, père d’Yvette, l’exhortant à faire pression sur son gendre Gustave pour qu’il cesse ses palinodies qui risquent de le ramener au premier plan.

Le 4 février 1954, le juge Périès convoque Gustave au sujet d’une lettre adressée à son père, datée du 10 janvier, mais expédiée le 19 janvier et saisie le 28 courant par le juge. Périès le somme de s’expliquer sur les menaces auxquelles il fait allusion. Gustave répond qu’il s’agit des pressions policières des 12 et 13 novembre derniers. Il en vient à se rétracter complètement sur ses précédentes accusations : le 4 août 1952, il s’est couché vers 23h00 avant d’être réveillé à 23h30 par l’intrusion des passagers d’une moto étrangère. Il s’est rendormi et a été réveillé à nouveau par les détonations avant d’entendre des cris lointains après les derniers coups de feu. Il n’a pas pu déterminer si les détonations venaient du côté de Peyruis ou du côté de la gare, au sud. À 4h00, il a entendu son père se lever. Lui-même s’est levé vers 5h00, et à 5h30 il s’est dirigé vers l’éboulement pour voir si celui-ci n’avait pas obstrué la voie ferrée. Il s’est approché du campement et a constaté un certain désordre autour de la Hillman. Il s’est alors dirigé vers le pont et, à sa sortie, il a découvert la fillette qui remuait un bras. Il est remonté vers la route et ne s’est pas approché de la voiture. Il n’a pas arrêté une moto étrangère qui passait et il a pris la direction de la ferme. En cours de route, il a arrêté J.-M. Olivier qui arrivait en moto. Il dit ignorer tout des conditions dans lesquelles se sont déroulés les crimes, et son père ne lui a jamais dit être l’auteur de la tuerie. Il n’a jamais vu l’arme du crime avant le matin du 6 août 1952, quand le commissaire Sébeille la lui a présentée.

À 17h00, le juge Périès confronte Gustave à Clovis. Ce dernier remet au juge une lettre de menace de mort qu’il a reçue de son frère, Gaston junior. Clovis se dit persuadé qu’une partie de la famille fait pression sur Gustave afin qu’il renonce à ses accusations. Il répète qu’il a demandé à Gustave si c’était bien lui qui avait utilisé la carabine, après avoir constaté sa disparition. Gustave lui a répondu que c’était leur père qui était l’auteur des coups de feu et le lui aurait appris le matin du drame avant de mener ses chèvres à la pâture. Clovis dit, sur le moment, n’avoir accordé aucune importance à cette déclaration de Gustave, tellement il lui semblait impossible qu’un vieillard puisse commettre un tel crime et qu’au fond de lui-même il continuait de soupçonner Gustave en dépit de ses dénégations. C’est lorsque leur père s’est confié à lui, fin novembre 1952, que ses doutes se sont dissipés. En réponse, Gustave avance que c’est lors de la coupe de bois à Saint Pons, après sa sortie de prison, qu’il s’est confié à son aîné qui, à son tour, lui a fait part des révélations de leur père. Le juge lui demande alors pourquoi, en début d’audience, il a déclaré que son père ne lui avait jamais confié qu’il était le meurtrier. Gustave ne répond pas.

Le juge décide de faire sortir Clovis pour entendre à nouveau Gustave seul. Il lui fait remarquer que, si ses dénégations et déclarations sont admissibles avant le 15 novembre dernier, celles-ci ne le sont plus après cette date. Le juge lui rappelle ses multiples variations entre le 14 novembre et le 30 décembre précédents. Ce n’est que devant Clovis qu’il est revenu à ses déclarations antérieures du 13 novembre. Précédemment, au cours de l’audience, Gustave a prétendu avoir vu la US M1 début 1952, quelque temps après le départ de son frère benjamin Aimé de la ferme. Or, celui-ci ne s’est pas marié en décembre 1951 mais fin 1950. Devant Gustave, Clovis a répété avoir vu la carabine dès juillet 1951. Le 15 novembre dernier, Gustave a affirmé au juge que la carabine se trouvait à la ferme depuis le passage des troupes américaines. Lors de la perquisition des gendarmes en 1948, la US M1 n’était pas présente à la ferme. En clair, cela signifie que la carabine n’appartenait pas à Gaston et que, si jamais elle s’est trouvée dans la remise, elle n’y était plus et ce bien avant le drame. À 19h00, le juge libère Clovis mais garde Gustave ; il veut savoir si c’est la famille qui lui a dicté la lettre. Gustave rétorque qu’il a agi de sa propre initiative tout en sachant que sa lettre serait interceptée par le juge. De guerre lasse, le juge le laisse partir.

Le 9 février 1954, le juge Périès fait saisir par les gendarmes les armes de chasse de Clovis Dominici et des Perrin de La Serre pour expertise au laboratoire technique de la police à Marseille. Il n’en fait toutefois pas autant pour le fusil de chasse et les deux PM Sten saisis chez Paul Maillet en août 1952, ainsi que pour le fusil Springfield saisi chez Aimé Perrin début octobre 1952.

Le 14 février, le sous-préfet Degrave fait parvenir une lettre au capitaine Albert de Forcalquier, l’informant qu’un pantalon séchant à la fenêtre de la chambre de Gustave Dominici a été vu le matin du 5 août 1952.( Lettre personnelle du sous-préfet Degrave au capitaine Albert en Cote C 38.PV 424/129 du 20/01/1956 en Cote C 384 du commissaire Chenevier.ADAHP de Digne.

Le 23 février, le juge Périès décide d’entendre à nouveau Gustave qui, par voie de presse, continue de clamer l’innocence de son père, en dépit de ses précédentes auditions où il affirmait le contraire. Gustave répète ses accusations à l’encontre de Clovis : c’est son aîné et non lui qui a dénoncé leur père en premier. Ses sœurs l’ont incité à ne plus accuser leur père. Lui-même se demande si son père n’était pas pris de boisson lorsqu’il lui a révélé qu’il était le meurtrier des Drummond; si ce n’est pas le fruit de l’imagination du cerveau embrumé du vieux fermier. Il ne peut donc continuer d’accuser son père puisque ce dernier se dit innocent dans ses lettres. Au sujet de la US M1, il ne dit plus l’avoir vue en 1951 ou quelques jours avant le drame, mais plutôt trois ou six mois plus tôt, il ne s’en rappelle plus. Il ne sait comment la carabine s’est retrouvée dans la remise. Il était couché au moment des détonations et n’a pas pensé à questionner son père pour savoir si celui-ci avait entendu la fusillade depuis sa chambre.

Dans cette nouvelle version, Gaston n’est plus très calme ou agité comme un fou, il est tout simplement pris de boisson ; quant à la carabine, elle n’a jamais été dans la famille, elle, qui le considère comme un fou à persister dans ses accusations. Le juge ne relève pas ces nouvelles contradictions et accepte cette dernière version.

Ce même jour, Périès entend Abel Bastide, couvreur de son état, celui-ci raconte avoir été témoin d’une scène depuis le toit de La Grand’Terre qu’il était en train de réparer. Le 26 août 1944, un command-car américain, chargé d’armes en vrac, se serait arrêté à la ferme. Un G.I. aurait fait une démonstration de tir vers la colline en présence de Gaston et de Gustave. Puis les trois hommes seraient rentrés dans la maison. Bastide n’a donc pu voir si l’un des deux Dominici a acquis la carabine à cette occasion. Confronté à Gustave, ce dernier conteste avoir été présent à cette date, car depuis le 19 août, il était mobilisé avec les FTP à Sisteron. Le surlendemain, Gaston, confronté à son tour à Bastide le traite de menteur et d’ivrogne ; le juge note, en fin de procès-verbal, que le couvreur est effectivement en état d’ébriété.

Le 24 février, devant le juge Périès, Gaston confie ses soupçons et met en cause son petit-fils, Roger Perrin, dans le déclenchement des meurtres. Il pense qu’il en est l’instigateur parce que c’est un « rouleur ». Le juge pense que le vieillard se livre à une horrible manœuvre de diversion, mais comme Gaston a toujours prétendu se sacrifier pour sauver l’honneur de ses petits-enfants, le juge décide de convoquer le jeune Perrin.

Le 8 mars, le juge Périès convoque Roger Perrin pour l’entendre sur son emploi du temps la veille, la nuit et le matin de la tuerie. Roger virevolte dans les méandres de ses mensonges et finit par dérouter le juge, comme les gendarmes et le commissaire Sébeille avant lui. En revanche, Roger maintient ses déclarations sur la venue des anglaises à La Grand’Terre, en précisant qu’Yvette lui a interdit d’en parler.

Les 9 et 27 mars 1954, l’expertise du professeur Ollivier révèle que le lubrifiant utilisé pour les fusils de Clovis Dominici est très proche de celui relevé sur la US M1. Le 15 mars 1954, lors d’un transport de justice à son domicile, Clovis Dominici affirme au juge Périès qu’il graisse ses fusils uniquement à l’huile d’olive issue de sa récolte personnelle. Le juge emporte un échantillon de cette huile.

Le 20 mars, devant le juge Périès qui l’interroge au sujet de sa lettre du 29 janvier, Clovis répond qu’il a été informé fortuitement par le commissaire Canale des renseignements généraux de la prochaine confrontation entre Gustave et Gaston. Il déclare que la lettre a été écrite à l’initiative de son épouse Rose, mais il endosse la responsabilité de son contenu et de son envoi. Pour lui, Gustave est manipulé par Yvette et leurs sœurs ; il s’inquiéte qu’en voulant innocenter leur père, elles n’en viennent à dévier l’attention de l’accusation vers Gustave, qu’il affirme innocent de tout. C’est ce qu’il a voulu faire comprendre à F. Barth dans l’intérêt même de sa fille Yvette.

Le juge rappelant qu’il connaissait la culpabilité de son père dès le 8 août 1952 par son frère Gustave, Clovis a cette réponse incroyable : « J’avais oublié ce détail ». Le juge s’indigne que Clovis qualifie de « détail » un tel massacre gratuit commis par son père Gaston. Clovis s’embrouille dans des explications peu convaincantes : jusqu’à sa conversation avec Gustave à Saint-Pons, il se refusait à croire à la culpabilité de leur père. Ce qui laisse supposer qu’un stratagème a été mis en place par les deux frères à cette date, mais le juge n’y a pas pensé.

Par contre, cette lettre appelle d’autres questions que le juge ne pose pas. F. Barth est un camarade du Parti et habite à une douzaine de kilomètres de Clovis ; se rendre chez lui aurait été plus discret. D’ailleurs, Clovis lui propose de le faire en retour. Il lui propose également d’écrire à Gustave, ce qui se justifie d’autant moins étant donné leur lien familial. Car s’écrire alors que l’on est si proche localement ne correspond à aucune pratique antérieure à cette période, sauf si Clovis voulait laisser des traces écrites. Comme les autres membres de la famille, Clovis sait que ses lettres seront saisies par le juge.

Le 9 avril 1954, le professeur Ollivier confirme son diagnostic : seule la graisse des fusils de Clovis présente de très fortes similitudes avec celle de l’arme du crime, alors que les armes de chasse de La Grand’Terre sont lubrifiées au suif de mouton.

Le 21 avril, le juge Périès procède à une dernière audition de pure forme durant laquelle il récapitule l’ensemble du dossier devant Gaston, qui réaffirme son innocence et son intention de confondre ses fils devant les Assises.

Le 27 avril, l’instruction est close et le dossier est expédié à la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Le 23 juin, après avoir été suspendu de ses fonctions de secrétaire départemental en mars 1953, Roger Autheville est exclu du PCF pour « rapports trop constants avec la police », pour « manque de vigilance » dans l’affaire, mais aussi pour avoir vendu, pour 7500 anciens francs, des photos aux hebdomadaires Détective et Radar. Cette exclusion fait suite à une dénonciation du receveur du bureau des PTT, membre clandestin du parti, où Autheville venait retirer les mandats de ces publications.

Le 9 novembre à 13h45, R. Autheville est victime d’un accident de la circulation, en scooter, dans le quartier des Épinettes à Digne. Gravement blessé à la tête, il décède après un coma de plusieurs heures dans la clinique du docteur Jouve à Aiglun. Selon une rumeur, R. Autheville s’apprêtait à faire des déclarations fracassantes lors du procès de Gaston.

La carabine US M1 retrouvée dans la Durance est bien l’arme qui a servi au meurtre de la fillette. L’état du corps tel que le découvre le docteur Dragon lui permet d’affirmer qu’Elizabeth a été assassinée trois heures après ses parents. L’absence de poussière sur les pieds et d’écorchures aux voûtes plantaires lui donne à penser que la petite victime a été transportée sur le lieu de son assassinat et non pas poursuivie par son assassin. C’est ce que soutiendra le praticien lors de l’instruction et au procès. Le médecin ne sera pas suivi par la Cour qui préférera tenir compte de la déposition du docteur Jouve, un notable local qui n’a jamais vu la petite assassinée.

Le rapport d’autopsie d’Anne Drummond tend à prouver qu’elle a été victime des tirs croisés de deux tireurs et note l’absence de rapport sexuel avant sa mort.

Par ailleurs, le commissaire Sébeille a négligé nombre d’éléments matériels et fait disparaître le lambeau de peau de la paume droite de sir Jack Drummond, comme il l’avoue dans son livre paru en 1970. Le commissaire a refusé de prendre en compte les différents témoignages faisant état de la présence, sur les lieux ou à proximité des lieux du crime, entre 23h15 et 00h20, de trois ou quatre hommes dont Gustave mais dont les signalements ne correspondent nullement à celui de Gaston.

L’autopsie de Jack Drummond démontre qu’il a été abattu de deux balles dans le dos, la deuxième lui ayant brisé la colonne vertébrale. Sa vessie était vide, ce qui veut dire qu’il s’était levé peu de temps auparavant pour se soulager : il n’a donc pas été réveillé par l’intrusion de Gaston. Ce dernier a prétendu avoir tiré par deux fois de face dont le premier coup de feu, accidentel, aurait arraché un lambeau de peau de paume de la main droite de J. Drummond. Son corps a pu être déplacé, du puisard vers l’autre côté de la route ; ceci pourrait expliquer la présence de taches de sang irrégulières sur la chaussée.

Gustave Dominici, pourtant convaincu de faux témoignages, destruction de preuves et autres larcins ne sera jamais poursuivi pour ses délits. Est-ce la contrepartie de la dénonciation de son père ?

La découverte, en 2003, de quatre douilles de Springfield 30.06 dans une brique creuse lors de la démolition de la remise où, officiellement, Gaston Dominici cachait la US M1 ouvre de nouvelles pistes.

Le premier procès et la condamnation

Le procès de Gaston Dominici débute le 17 novembre 1954. Déplaçant les foules, il a une ampleur internationale et mobilise plusieurs écrivains français dont Jean Giono et Armand Salacrou. Gaston Dominici, fruste et peu loquace, présente une défense malhabile. Au cours d’une audience, le commissaire Prudhomme de Digne concède avec réticence avoir suggéré le mobile sexuel à l’inculpé.

L’élément clé de l’affaire demeure la carabine, qui ne semble appartenir à personne et dont personne ne revendique la propriété alors qu’elle a été vue chez P. Maillet durant l’été 1950, présentée au docteur Morin par Gustave à La Grand’Terre à la fin de l’été 1951 et entreposée chez les Perrin d’après Gaston. Le fait que l’arme était entreposée à La Serre par Clovis lorsqu’il braconnait en compagnie de Roger Perrin prouve que l’aveu des crimes que lui aurait fait son père était une invention de sa part ; la contre-enquête le démontrera.

Depuis la perquisition de 1948, il est certain que la US M1 ne s’y trouvait pas. Cette perquisition fait suite au contrôle routier et à la fouille corporelle par les gendarmes d’un cheminot dénommé Sube, à proximité de la ferme, qui avait dérobé un chargeur de PM Sten chez les Dominici. Elle permettait la saisie d’un Mauser avec des munitions et un PM Sten que Gustave avait ramené du maquis et tenait caché dans la cheminée, ainsi qu’un pistolet 6.35 appartenant à son frère Aimé. Gustave avait été condamné à 6 000 anciens francs d’amende avec sursis.

L’avocat général Calixte Rozan souligne lors de son réquisitoire que l’arme du crime est probablement la propriété de Clovis Dominici. Le principal avocat de Gaston, Maître Pollack, a démontré son absence de conviction et son goût marqué pour les belles phrases creuses. Au moment de l’intervention du psychiatre Boudouresque, la défense n’hésitera pas à se retourner contre son client à la surprise de l’assistance. Lors des audiences, le peu de réaction de la défense a été remarqué dans les moments où son client était malmené et sur les points où il était possible d’enfoncer le dossier. Tout au long du procès, la défense a laissé passer les occasions de réagir et de démonter l’accusation. Elle s’est refusée d’exploiter l’épisode de Gustave dans la luzerne, le croquis du greffier Barras désignant l’emplacement de la US M1 dans la remise, l’expertise du graissage de l’arme du crime, les constatations du docteur Dragon, le témoignage de Francis Perrin, facteur de Lurs qui, à l’inverse du gendarme Marque sera convoqué mais ne sera pas appelé à la barre. Ce sont des manquements objectifs à la déontologie de la défense.

À lui seul, le réquisitoire du 27 novembre de l’avocat général Rozan constitue une illustration de l’absence de preuves. Il va développer des considérations subjectives sur le pays et les gens, des jugements de valeur sur le justiciable et les témoins frisant l’insulte. Il décrit Gaston comme un mage qui sait délivrer les femmes en gésine et utilise les simples comme médecine, évoquant « les esprits mauvais » de la Durance, un homme élevé à la dure, nourri d’une soupe et d’un quignon de pain mais de la race des chefs; en somme un être diabolique qui se complaît dans un univers médiéval. Il provoque l’étonnement des chroniqueurs judiciaires qui ont l’impression d’assister à un procès en sorcellerie. Sans jamais s’attaquer aux faits ni tenter d’apporter des preuves tout en les assortissant de certitudes subjectives, l’avocat général a préféré le lyrisme littéraire à la réalité des faits.

Une des nouveautés de ce procès est la retransmission radiophonique du réquisitoire à l’extérieur. L’absence d’autorisation écrite du président de la Cour d’Assises est théoriquement un motif de cassation ; la Cour de Cassation, en contradiction avec la jurisprudence, refusera pourtant le recours. Interrogé sur cette diffusion publique, le procureur général d’Aix-en-Provence Orsatelli va la nier contre le témoignage de centaines de personnes présentes dont nombre de journalistes, et comme on peut le voir sur les photos et les films d’actualités.

Le procès tourne au règlement de compte familial, sans souci des victimes. Ce comportement indispose le jury et le convainc de la culpabilité de l’accusé. Le président Marcel Bousquet, dont la partialité est éclatante, en vient à menacer de prison plusieurs témoins qui sont contraints au mutisme. En particulier au moment où, Clovis va craquer face aux accusations de complot assénées par Gaston, Gustave et sa sœur Augusta ; Clovis va être sauvé par le président Bousquet sous la menace véritablement inouïe de l’ expédier en prison s’ il se livre à des révélations. Le summum de cette parodie est atteint le soir du 27 novembre 1954 lorsqu’un tournoi de belote est organisé : il met en présence avocats de la défense et de la partie civile, policiers, journalistes, jurés et témoins parlant sans retenue du procès en cours au grand scandale des observateurs. Au bout de douze jours d’audience, et malgré l’absence de preuves, Gaston Dominici, 77 ans, est déclaré coupable sans circonstances atténuantes, ce qui le condamne à mort le dimanche 28 novembre 1954.

La contre-enquête et la grâce présidentielle

Sous le coup de ce verdict, Gaston Dominici fait part à l’un de ses défenseurs, Me Léon Charles-Alfred, d’une conversation qu’il dit avoir surprise entre Gustave et Yvette dans les jours qui ont suivi le drame. Aux termes de celle-ci, Roger Perrin aurait aidé Gustave à transporter Elisabeth.

Les avocats de Gaston transmettent cet élément d’appréciation au ministre de la justice. Au vu de ces déclarations, le ministre estime nécessaire de prescrire une nouvelle instruction le 9 décembre 1954. Celui-ci fait d’abord interroger le condamné par un magistrat, le substitut Joseph Oddou, devant qui il confirme ses dires le 13 décembre.

Le 13 décembre 1954, le procureur général Orsatelli dépêche son substitut Joseph Oddou aux Baumettes pour demander à Gaston de confirmer les déclarations informelles qu’il a donné à ses avocats les 28 et 29 novembre. S’il met en cause Gustave et Roger Perrin, il dit qu’il ne sait pas qui a fait quoi. Il confirme ce que la Cour de Digne n’a pas voulu entendre, à savoir que la US M1 était dissimulée par Clovis à La Serre, ferme des Perrin.

Le 15 décembre, le Garde des Sceaux Guérin de Beaumont prescrit un ordre au procureur général d’Aix-en-Provence Orsatelli, pour diligenter une mission d’information qui est alors confiée à deux policiers parisiens, le commissaire divisionnaire Chenevier et le commissaire principal Gillard, de la direction des services de police judiciaire en vue de vérifier les déclarations de Gaston sur la conversation surprise entre Gustave et Yvette le 7 août 1952.

Les deux commissaires entendent Gaston Dominici les 19 et 20 décembre 1954 à la prison des Baumettes. Mais il varie beaucoup au cours de ces longs entretiens. Après avoir confirmé ses dires à Me Charles-Alfred et au substitut Oddou, il déclare avoir vu lui-même Gustave et Roger transporter la petite Elisabeth, puis il se rétracte, revenant à la conversation surprise.

Lors des interrogatoires des 19 et 20 décembre 1954, Gaston livre incidemment une information aux deux commissaires : il dit que de toute la famille, seul Roger Perrin porte des chaussures à semelles de crêpe. Lors de la découverte du corps d’Elizabeth par les gendarmes, ceux-ci ont relevés des empreintes de semelles de crêpe qui allaient et venaient à proximité du petit corps, alors que Gaston porte habituellement des brodequins cloutés.

Le 19 décembre 1954, le commissaire Chenevier demande à Gaston pourquoi il a prétendu se sacrifier avant de changer d’avis. Gaston lui répond qu’il ne veut pas payer pour un autre ; ce qui l’a fait changer d’avis, c’est qu’il pensait être acquitté. Le commissaire ironise sur cette attitude mais le condamné maintient qu’il est innocent. Chenevier demande  » qui alors ? «  ; Gaston s’en tient à ce qu’il a dit au juge et répète les déclarations qu’il a faites au substitut Oddou. Il apporte quelques précisions sur le fait que Gustave ne l’ait pas entendu sortir et rentrer dans la nuit du drame. Il explique que pour le repas de midi, il se déchausse dans la cuisine pour enfiler ses pantoufles car, ensuite il fait une sieste dans son fauteuil ; alors que le soir, il monte se coucher avec ses brodequins et les remet pour partir à l’aube. Il affirme que ce sont les policiers qui lui ont appris la cachette de l’arme dans la remise. Il précise que celle-ci a été nettoyée par Gustave et Yvette après le départ d’Aimé en janvier 1951. Ceux-ci confirmeront et diront qu’il n’y avait pas de carabine sur l’étagère. Gaston raconte qu’au retour d’une partie de chasse, Clovis aurait dit :  » Si j’avais eu la carabine, à 140 m je l’avais « . Gaston induit qu’il s’agit de l’arme du crime. Plus tard, Clovis niera (PV 424/29 du 17/10/55 Cote C 250 de Chenevier), et les chasseurs, sauf son frère Marcel (PV n° 7 du 22/12/54 de Gillard, Cote C 11)>.(Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence à Digne pour ces deux procès-verbaux), disent ne se souvenir de rien ou diront alors qu’il s’agit du PM soviétique saisi chez les Perrin. Or la précision d’un pistolet-mitrailleur est aléatoire au-delà de 25 m, autant dire qu’à 140 m, cela relève de l’impossibilité pure et simple et défie tous les calculs de probabilité3.(Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence à Digne pour ces deux procès-verbaux).

Le 21 décembre, Augusta Caillat, l’une des filles Dominici, déclare au commissaire Gillard que Clovis lui a parlé du croquis dressé par le greffier Barras, désignant dans la remise l’étagère où la carabine Rock-Ola aurait été entreposée. De même, Gustave leur avait donné sa propre version de cet épisode, rapportée ultérieurement au commissaire Chenevier.

Le 23 décembre, les commissaires Chenevier et Gillard font un premier rapport de leur mission exploratoire au procureur de Digne, Sabatier motivant une requête de délégation générale.

Le 27 décembre, les deux commissaires donnent un compte-rendu de leurs premières investigations au Garde des Sceaux.

Le juge Roger Périès est nommé à Marseille, selon son désir, et remplacé par un juge suppléant de Toulon, Pierre Carrias, lui-même nommé juge d’instruction à Digne le 7 janvier 1955. Il sera confirmé dans sa fonction le 3 février pour diriger la deuxième instruction.

Le 25 février 1955, le procureur de Digne Sabatier signe un réquisitoire introductif pour l’ouverture d’une information contre X du chef de complicité d’homicides volontaires.

Le juge Carrias procède personnellement à certains actes d’instruction, tels que la confrontation du commissaire Sébeille et de Gustave Dominici, au cours de laquelle ce dernier mime la scène au cours de laquelle il a accusé son père en pleurant sur l’épaule de Sébeille. Mais aussi, selon le vœu du ministre de la justice, le juge délivre aux commissaires Chenevier et Gillard des commissions rogatoires en vertu desquelles ceux-ci se livrent à des investigations approfondies, entendant de nombreux témoins à qui ils posent un très grand nombre de questions préparées selon un plan soigneusement mûri. Quant à Gaston Dominici, détenu à la prison des Baumettes, il est interrogé et confronté, aussi souvent que nécessaire, par le juge d’instruction Jacques Batigne, du tribunal de Marseille.

Le 8 mars, le juge Carrias court-circuite les enquêteurs ; Chenevier apprend par voie de presse que le juge Batigne a interrogé G. Dominici puis l’a confronté à Gustave et Yvette Dominici.

Le 16 mars, les enquêteurs rencontrent le juge Carrias qui ne prend aucune décision pendant trois mois.

Le 21 mars 1955, le juge Carrias, organise une reconstitution à La Grand’Terre pour vérifier si la conversation surprise par Gaston était audible de celui-ci. Le juge se poste sur le palier et le procureur Sabatier dans la chambre du couple, pendant que Gustave et Yvette s’allongent sur leurs lits. Carrias dit ne distinguer aucun mot quand les époux murmurent. Le procureur leur demande de recommencer à voix basse. Le juge entend mieux mais sans distinguer quoi que ce soit. Les époux refusent catégoriquement de répéter les mots que Gaston aurait entendu : « bijoux, petite, portait, Roger, mouchoir ». Connaissant l’enjeu de cette reconstitution, le couple va obéir mais en parlant à voix suffisamment basse pour ne pas être compris. À l’époque des faits, s’ils n’avaient pas entendu Gaston monter et redescendre l’escalier en pantoufles, ils n’avaient aucune raison de se méfier en parlant distinctement.

Le 15 juin a lieu une nouvelle rencontre des commissaires avec le juge Carrias ainsi qu’une entrevue avec le capitaine Albert.

Le 16 juin, le juge Carrias refuse de délivrer la commission rogatoire promise la veille.

Le 20 juillet, le juge Carrias délivre une commission rogatoire d’ordre limité qui réduit pratiquement à l’impuissance les policiers.

Le 30 juillet, Gaston est entendu par le juge Batigne. Il lui dit qu’en arrivant sur les lieux du drame, peu après 8h00, en compagnie de Roger Perrin et de Gustave, il y avait beaucoup de monde dont le boucher Nervi. Or, à cet instant, seul le gendarme Bouchier est présent, et Gaston lui a demandé la permission d’aller recouvrir le corps de la fillette avec une couverture. Imprudent, le gendarme laisse faire Gaston sans surveillance ce qui peut permettre à ce dernier de mettre en place la trouvaille du morceau de crosse. En présence de Chenevier, Gaston nie tout ce qu’il a pu dire le 20 décembre 1954 mais confirme que Gustave a ramené R. Perrin et J. Galizzi sur sa moto avant d’aller voir avec eux l’éboulement sur la voie ferrée. Gaston se reproche d’avoir parlé de l’éboulement à Gustave. Ce dernier ne serait pas allé à Peyruis et n’aurait pas ramené Roger ni les autres. Cette fois, le commissaire lui demande de préciser s’il s’agit des Drummond ou de tierces personnes. Gaston refuse de préciser. Plus tard, il reviendra sur ses déclarations, prétextant avoir tout inventé pour blaguer, ce qui laisse supposer que des membres de la famille sont venus le chapitrer.

Le 3 août, le commissaire Chenevier interroge François Barth. Celui-ci dit qu’il a été question de la femme vêtue de noir, lors de sa venue en fin d’après-midi le 5 août 1952, dans la cour de La Grand’Terre. De même, Mme Barth, dit au commissaire Gillard qu’elle a entendu parler d’une femme en noir et que celle-ci se serait trouvée sur la voie ferrée. Leurs témoignages sont intéressants dans la mesure où ils contredisent celui de leur fille Yvette, qui nie cette présence.

Le 4 août, Francis Perrin, le facteur de Lurs apprend au commissaire Chenevier que Gustave Dominici aurait demandé à son frère Aimé Perrin si au moins il n’avait pas dit aux gendarmes qu’Yvette était venue avec lui au bivouac des Drummond le soir du 4 août 1952. Aimé Perrin confirme et Gustave l’aurait enjoint de ne pas dire qu’Yvette était venu avec « le petit » plus tard dans la soirée. L’expression « le petit » ne désigne sans doute pas le bébé Alain, âgé de dix mois, mais plutôt Roger Perrin ramené de La Serre par Gustave, vers 21h30, lors de son retour après sa visite chez Faustin Roure à Peyruis, vers 21h00.

Les 5 et 10 août, interrogée par Chenevier puis Gillard, Yvette se souvient brusquement, trois ans exactement après les meurtres, qu’elle a accompagné Gustave à l’éboulement avec Alain dans ses bras. C’est en revenant du pont, vers 20h15, qu’elle a entendu la Hillman se garer sur le terre-plein. Yvette prétend que, de loin, avec le crépuscule qui tombait, elle a pu prendre la robe rouge d’Anne Drummond pour une robe noire, ce qui rend sceptique le commissaire. Sur ce point, elle contredit Gustave, qui a reconnu, le 12 novembre 1953 que les Anglaises étaient venues prendre de l’eau avant son retour à la ferme vers 20h00. C’est Yvette qui le lui aurait appris dans leur cuisine.

Le 5 août, Aimé Perrin confirme au commissaire Chenevier que Gustave est venu les rejoindre, après son arrivée sur les lieux du drame en compagnie des gendarmes Romanet et Bouchier, seul, à pied et, précision importante, sans son vélo.

Romanet est entendu à son tour sur l’épisode durant lequel Gustave l’aurait délivré lorsqu’il s’était enfermé à l’arrière de la Hillman alors qu’il procédait à sa fouille. Le gendarme réfute fermement la réalité de cet épisode. Gustave avait raconté cette opération au commissaire Sébeille pour que l’on ne s’étonne pas de retrouver ses empreintes sur la poignée de la porte arrière. Gustave savait donc qu’elle ne s’ouvrait que de l’extérieur et l’avait déjà manoeuvrée. S’il avait eu besoin d’ouvrir cette portière arrière c’est dans un but de vol ou, simple hypothése, en vue d’extraire Elizabeth séquestrée dans la Hillman suite aux meurtres des parents (!?). Cette portière, qui ne s’ouvrait que de l’extérieur, contredit la thése de l’accusation selon laquelle Elizabeth dormait dans la voiture et qu’elle en avait jailli à l’extérieur au moment de l’agression. Il est évident que Gustave l’a effectivement ouverte, pour fouiller et tout mettre sens dessus dessous. Pourtant, l’Identité Judiciaire ne trouvera aucune empreinte sur les poignées des portières comme si elles avaient été nettoyées. Quelqu’un s’en serait-il chargé à l’insu de Gustave ? La seule possibilité désigne logiquement Clovis (!?).

Le 6 août, le commissaire Gillard interroge le boucher Nervi. Selon ce dernier, il s’est arrêté sur les lieux du drame vers 7h30, quand s’y trouvent seulement les gendarmes Romanet et Bouchier avec Gustave et Aimé Perrin. Gustave aurait demandé au boucher d’emmener Yvette au marché d’Oraison, ne pouvant l’accompagner en moto comme d’habitude. Ceci est mensonger puisque c’est son père F. Barth qui vient la chercher mais pour l’emmener au marché de Forcalquier. Nervi poursuit en disant que Gustave l’a amené à la ferme où Yvette se préparait et ils seraient partis à 8h10. Or, à cette heure F. Roure était présent et n’a signalé ni la camionnette ni le boucher ; ce dernier précisera n’avoir vu ni Gaston ni Roger Perrin pourtant présents sur les lieux du crime peu après 8h00.

Le 10 août, Yvette, devant Gillard, contredit Nervi disant que c’est Roger qui est venu accompagner le boucher. Tous deux resteront sur leurs positions. Pendant le trajet, Nervi aurait tenté d’en savoir plus et Yvette l’aurait rabroué sèchement. Selon Roger, le 7 mai 1953, il dira au commissaire Sébeille que les parents Barth sont venus à la ferme à 9h15, mais comme Yvette n’était pas prête, ils seraient repartis. Le 22 octobbre 1955, face à l’inspecteur Leclerc, F. Barth niera et dira qu’il a appris le drame par son fils et sa femme qui ont rencontré Yvette au marché d’Oraison. Pourtant Roger Perrin sera conforté par un témoin extérieur, le cafetier de Lurs, Augustin Bonnet, qui, revenant de la ferme Guillermin, dit avoir vu, en remontant vers Lurs vers 8h30, la voiture de F. Barth descendant la route de Forcalquier en direction du carrefour de la RN 96.

Le 10 août, le commissaire Chenevier apprend par Gustave que lui et son frère se sont concertés, dans le Palais de Justice le 14 novembre 1953 à 8h00 pour désigner, sur la même étagère de la remise, l’emplacement de la carabine US. Selon Gustave, Clovis aurait sorti un croquis de sa poche, en présence du greffier Barras, et lui aurait désigné sur quelle étagère se serait trouvé la US M1.

Le 12 août, Roger Perrin confronté à Yvette, maintient ses précédentes déclarations sur la venue des anglaises à la ferme et ajoute qu’Yvette aurait proposé aux femmes Drummond de s’installer au même endroit où avaient campés les Morin en 1951, à la sortie du pont de la voie ferrée ; Yvette nie cette version. Ce même jour, le commissaire Chenevier confronte Gustave et Roger : celui-ci soutient que c’est son oncle qui lui a appris la présence de la femme en noir en compagnie des Drummond, alors qu’il se rendait à l’éboulement vers 20h15, ce que Gustave nie fermement.

En août et octobre 1955, le juge Carrias fait auditionner sur commission rogatoire l’inspecteur Girolami par le juge Désiré Gervaise à Casablanca, où il avait été muté aux Renseignements généraux du Protectorat. Dans l’après-midi du 5 août 1952, l’inspecteur avait remarqué la présence, en face de la porte de la cuisine, d’un pantalon appartenant à Gaston. Ce vêtement, fortement mouillé, n’était ni taché ni ensanglanté. Le vieillard lui avait appris que son linge n’était pas lavé à la ferme mais chez sa fille Augusta Caillat qui le rapportait propre et repassé. Girolami s’était donc étonné de ce que ce pantalon fut lavé sur place seulement quelques heures après le triple meurtre. Il s’était donc empressé de confier ses soupçons au commissaire Sébeille qui n’y avait prêté aucune attention, tout occupé à la recherche d’indices et de l’arme du crime. Le 21 septembre, il sera à nouveau question de ce pantalon lors d’une audition d’Yvette et de Marie Dominici par le juge Carrias. Gaston sera auditionné sur ce même pantalon par le juge Batigne le 24 octobre.(Commission Rogatoire n° 3999 du 24/08/1955 du tribunal de première instance de Casablanca.Cote C 155).ADHAP de Digne.

Le 23 septembre, le juge Carrias organise dans son bureau, une confrontation entre le commissaire Sébeille et Gustave, en présence du greffier Barras et du divisionnaire Harzic, supérieur du commissaire. Gustave se plaint d’avoir été victime de pressions intolérables de la part des policiers lors de la dénonciation de son père le 13 novembre 1953. Sébeille réfute ses propos et propose à Gustave, avec l’accord du juge, de mimer l’épisode durant lequel il s’est effondré en pleurs sur l’épaule du policier en dénonçant Gaston, ce qu’il va faire complaisamment et pose la question de sa sincérité. Gustave reconnaît qu’à ce moment-là, il ne subissait pas de pression lors de l’épisode de sa dénonciation mais qu’il se souvenait d’autres pressions. Quarante ans plus tard, le juge fort de son expérience, se posera la question de savoir si le commissaire Sébeille avait été sincère ou les avait tous abusés.

Le 29 septembre, le juge Carrias délivre une nouvelle commission rogatoire plus large aux commissaires Chenevier et Gillard.

Le 12 octobre, Mauricette et Aimé Dominici sont interrogés ; les réactions du couple laissent penser aux policiers qu’ils connaissent la carabine US. Du moins, Aimé a vu cette arme entre les mains d’un de ses frères ou de son père avant le 24 janvier 1951, date de son départ de La Grand’Terre pour s’installer à Eygalières dans les Bouches-du-Rhône.

Les 12 et 16 octobre, Chenevier et Gillard interrogent le docteur Morin de Nice, qui a campé avec son épouse près de la ferme Dominici à l’invitation de Gustave. Il dit reconnaître la US M1 comme étant la carabine réparée en sa présence par Gustave Dominici durant l’été 1951, notamment la soudure de la demi pièce de un franc en remplacement du guidon disparu. Confronté à Gustave, ce dernier nie farouchement et accuse le médecin d’avoir tout inventé. Ses dénégations donnent un certain crédit au témoignage du docteur Morin.

Le 17 octobre, interrogé à son tour, Clovis Dominici suggère que son frère Gustave a pu ramener la carabine US du maquis. Clovis s’insurge également contre les accusations de Gustave portées à son encontre le 10 août : il ne nie pas l’existence du croquis mais prétend que celui-ci a été dressé par un policier.

Le 19 octobre, Jean Girard, oncle maternel d’Yvette, fait savoir à l’inspecteur Leclerc, subordonné de Chenevier, qu’Aimé Dominici lui a appris que Gustave aurait amené les Drummond sur le terre-plein des Ponts et Chaussées ; si le fait est avéré, cela voudrait dire que Gustave est rentré chez lui bien avant 20h00. Jean Girard ajoute que Clovis est venu à La Grand’Terre le soir du 4 août 1952, avant de se rendre sur le bivouac où il se serait disputé avec les Drummond, ce que nie Clovis.

Le 21 octobre, confronté à Aimé et Clovis Dominici, Jean Girard maintient ses déclarations alors que Clovis nie, Aimé confirme les dires de J. Girard mais ne se souvient pas de qui il les tenait. Ce même jour, Jean Galizzi, ami de Roger et amant de sa mère Germaine, déclare à la gendarmerie de Forcalquier qu’il a passé la nuit du 4 au 5 août 1952 à La Cassine en compagnie de Roger père et de son épouse Germaine Perrin.

Confronté à Clovis, le cheminot Bourgues confirme que son collégue est arrivé en retard sur le chantier le matin du 5 août 1952. Clovis nie en accusant Maillet d’être l’auteur de ce retard. Interrogé à son tour, Paul Maillet dira être arrivé à 7h15 et avoir appris la tuerie par Bourgues, ce qui veut dire que Clovis n’était pas présent à ce moment ; les PV 353/40 du 10 août 1955 de Gillard et le PV 12-R du 31 août 1952 de la gendarmerie de Forcalquier le confirment.

Toujours le 21 octobre, le commissaire Chenevier confronte Clovis et Gustave. Ce dernier répète ses accusations du 10 août envers son aîné et ajoute que, dans la voiture de police qui les amenaient à La Grand’Terre, Clovis serait revenu à la charge en lui murmurant de dire que leur père avait pris la carabine US pour aller chasser le blaireau. La scène se serait déroulée le dimanche 15 novembre 1953 au matin et non la veille. Clovis nie tout et réfute les accusations de son frère cadet.

Le commissaire Chenevier va vérifier auprès du greffier Barras qui lui en donne une version tout à fait différente. C’est dans le bureau du juge Périès absent, pendant la garde à vue des deux frères le soir du 13 novembre 1953, qu’il a réalisé le croquis pour mettre les choses au clair et faire concorder les déclarations des deux frères pour la désignation de l’étagère. Le témoignage du greffier détruit le seul élément matériel de l’accusation : la présence de la carabine US dans la remise de la ferme. Le commissaire en tombe des nues mais ne demandera pas de commission rogatoire au juge Carrias pour entendre officiellement le greffier. Il en rendra compte dans son rapport final en atténuant la portée et les conséquences pour le greffier Barras et le juge Périès.

Le 22 octobre, Francis Perrin rapporte à l’inspecteur Goguillot, de l’équipe Chenevier, qu’il a entendu dire que Gustave a ramené J. Galizzi sur sa moto en même temps que Roger Perrin le soir du 4 août 1952. Le commissaire Chenevier n’estime pas nécessaire de vérifier.

L’hebdomadaire France-Dimanche publie une lettre de Gaston où ce dernier répète la conversation qu’il a surpris entre Gustave et Yvette, et accuse nommément son fils Gustave et Roger Perrin d’être les véritables auteurs du triple meurtre.

Le 18 novembre, Clovis désavoue Gustave en confirmant le déplacement du campement du couple Morin, durant l’été 1951, vers la plateforme qui surplombe l’endroit où a été retrouvé le corps d’Elizabeth Drummond.

En présence du juge Batigne et de Chenevier, Roger Perrin est confronté à Gaston. Roger se montre d’une rare insolence envers son grand-père et va jusqu’à le provoquer. Mais comme le commissaire le notera, l’attitude de Roger démontre qu’il se sent protégé par un interdit qui empêche son grand-père d’aller plus loin dans ses accusations. La manière dont Roger s’en vante devant lui donne à penser au commissaire que le jeune homme est impliqué bien autrement que comme simple témoin ou complice passif dans le drame.

Le 22 novembre, le commissaire Gillard rappelant à nouveau ce qu’a rapporté Aimé Perrin à propos de la femme habillée de noir, Yvette change de version en prétendant qu’il s’agit de sa belle-mère, vêtue de noir, qui l’attendait sur la route. Ce nouveau revirement ne convainc pas davantage le commissaire.

Le 19 janvier 1956, Roger Perrin déclare à Chenevier que, dix jours après le verdict, Léon Dominici aurait conseillé au père de son neveu de le faire engager dans la Légion étrangère pour lui éviter des poursuites judiciaires. Comme ça, on pourrait l’accuser des crimes et faire libérer le grand-père Gaston ; outre le fait que la Légion n’aurait jamais enrôlé une recrue coupable d’un tel carnage, cela montre à quel point Léon avait quelques doutes sur l’innocence de son neveu.

Le 10 février 1956, les deux commissaires se déplacent à la prison de Nîmes pour entendre le détenu Jean-Baptiste Bossa. Celui-ci leur fait savoir que, détenu à la prison Saint-Charles de Digne en même temps que Gustave, il a surpris sous la fenêtre du parloir les conversations d’Yvette et de son mari. Il leur rapporte que ces conversations mettent directement en cause Gustave dans le déroulement de l’assassinat des Drummond.

Le 25 février 1956, le commissaire Chenevier remet son rapport final au préfet directeur de la police judiciaire. Cette deuxième instruction met en lumière les rôles joués par Gustave et Roger Perrin fils avec une possible participation de Gaston Dominici mais sans en apporter la preuve.

Le 13 novembre 1956, devant l’absence d’éléments nouveaux mis au jour par la contre-enquête, le juge Carrias rend une ordonnance de non-lieu qui clôture la deuxième instruction et met définitivement fin à l’action judiciaire consécutive au triple meurtre de Lurs.

À l’issue de la contre-enquête, le commissaire Sébeille connaît le désaveu avant d’être déclassé le 22 décembre 1959 comme commissaire de la sécurité publique au commissariat de quartier de la Belle de Mai à Marseille. Il n’obtiendra jamais la promotion au grade de commissaire principal ni la Légion d’honneur promises fin août 1952.

En 1957, le président Coty commue la peine et, pour le 14 juillet 1960, le général de Gaulle gracie et libère Gaston Dominici. Sur la fin de sa vie, il choisit comme confident le révèrend père Lorenzi, un moine bénédictin du monastère de Ganagobie qu’il connaissait depuis 1915.

Assigné à résidence à Montfort après son élargissement, Gaston Dominici meurt le 4 avril 1965 à l’hospice de Digne-les-Bains, sans que soit établi son degré d’implication dans le triple meurtre de la famille Drummond. Selon la tradition locale, le père Ferdinand Bos reçut la confession du vieillard mais ne la trahit jamais.

Thèses contradictoires

De nombreuses thèses ont été émises pour expliquer le crime :

Selon une rumeur colportée par Jean Teyssier, Jack Drummond aurait pu rechercher, à titre personnel, ce qui aurait pu advenir d’un ami parachuté dans le coin, et qui aurait disparu. En admettant que cet ami ait été exécuté par un maquis local, certains maquisards auraient pu craindre que Sir Jack ait été mandaté pour enquêter. Sous prétexte de lui fournir des informations, on aurait pu lui donner rendez-vous et l’exécuter. La présence active d’anciens FTP, entre août 1952 et novembre 1953, donnera quelque consistance à cette rumeur. Mais celle-ci, comme nombre d’autres plus ou moins farfelues, ne sera pas vérifiée.

Critiques de la justice

L’action de la justice dans le cadre de cette affaire, dont le procès mené uniquement à charge et la partialité du président de la Cour d’Assises a été fortement critiquée par les commentateurs.

La fonction principale d’un juge d’instruction est d’instruire à charge et à décharge en faisant abstraction de son intime conviction. Sa tâche doit se limiter, sur les plans procédural et technique, à établir des faits, à valider ou invalider des déclarations ou des informations, à fournir des preuves, ou du moins un faisceau de présomptions crédibles concordantes. Dans l’élaboration de son dossier, il doit œuvrer de façon impartiale et objective sans faire intervenir de postulat personnel, et surtout pas son intime conviction comme l’a fait le juge Carrias de façon impudente en sortant du cadre procédural. Celle-ci n’intervient qu’à l’issue du procès et ne relève que de la seule volonté des jurés. Et ce n’est pas le rôle du juge d’instruction, sauf au moment où le code de procédure pénale l’autorise à inculper ou à rendre une ordonnance de non-lieu. Le juge d’instruction prend seul, avec l’avis du Parquet, une décision au vu de son propre travail, se faisant juge et partie de son dossier sans aucun contrôle, ce qui lui confère un pouvoir exorbitant et arbitraire.

Après avoir admis quelques unes des faiblesses du dossier, dont l’analyse est quelque peu superficielle, ignorant ou écartant les points les plus discutables, le juge Carrias fit appel à sa seule intime conviction pour justifier son ordonnance de non-lieu, sinon faute de quoi, la culpabilité de Gaston risquait d’être remise en cause.

Jean Giono étudiera en particulier les différences entre le langage de l’accusé (30 à 35 mots selon lui) et celui de la Cour d’Assises (plusieurs milliers de mots). Il écrivit Notes sur l’affaire Dominici.

Voir aussi

Films inspirés de l’affaire

Documentaire

Théâtre

Bande dessinée

Bibliographie

Principales sources utilisées pour la rédaction de l’historique de l’affaire

(*) Wikipedia

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gastondominiciparismatc Gaston DOMINICI, à la « une » de Paris-Match

gastondominicijeangabin Gaston DOMINICI, sous les traits de Jean GABIN

gastondominicimichelser Gaston DOMINICI, sous les traits de Michel SERRAULT

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Révolution Solaire de Gaston DOMINICI

gastondominicirs2201196

Pour le 22/01/1965 à 15h36 T.U., à Digne Les Bains.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 5 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 11:

L’amour :

Cette période favorise tout particulièrement votre vie affective. C’est ainsi que pourra intervenir une réussite en amour, soit qu’un nouvel amour entre dans votre vie, soit qu’un amour existant se sublime ou se voit concrétisé.

Les enfants :

Les rapports avec les enfants seront privilégiés. Vous obtiendrez beaucoup de satisfactions de ceux-ci, surtout d’un premier enfant. Dans le même esprit, si la puériculture est votre occupation, ce sera le moment de consécration de vos efforts. Par ailleurs, cette période est la plus propice pour concevoir un enfant.

Les spéculations :

Vous pouvez également pensez à la réalisation de certain « coups » en rapport avec les potentiels indiqués dans votre thème de naissance. L’or ici est particulièrement favorisé. Dans certains cas, des gains au loto, au tiercé, au casino ou à la loterie se produisent.

Toutefois n’oubliez pas l’adage « Pas de chance au jeu, chance en amour. » Ceci implique que vous ne pourrez pas jouer gagnant sur les deux tableaux à la fois et qu’il s’agit de faire la part des choses. Cela dit, vous pouvez tenter votre chance avec discernement sur certains plans financiers : les actions en bourse, etc. Bien entendu, ceci vous concerne si vous êtes suffisamment compétent dans ces domaines. (Quoique parfois même…)

Peut-être compenserez-vous ainsi une difficulté d’expansion ou de réalisation de grands objectifs par manque d’appuis ou de soutiens extérieurs qui, en même temps, vous seront refusés durant toute  cette période, à cause du passage noeud sud dans votre maison 11.

Les oeuvres :

Faites preuve de créativité, d’ingéniosité, mettez au point de nouvelles idées, de nouveaux produits : finissez ce livre que vous aviez abandonné, achevez cette peinture que vous aviez laissée. Les mots clés de cette période sont « produire, créer, réaliser ». Sortez donc tout ce que vous avez dans le ventre car vos efforts recevront la consécration méritée avant que le cycle ne s’achève.

Le spectacle :

Au-delà des jeux de hasard, les personnes occupées dans les amusements publics seront portés en avant-scène. Les domaines favorisés incluent le théâtre, le cinéma, la télévision… et toutes les occupations dans les loisirs et dans les amusements. Cette période favorise tant les jeux que l’amour, tant les plaisirs que les liaisons, tant le spectacle que les divertissements.

Le prestige :

C’est le moment d’exercer, tous vos talents dans des oeuvres qui vous apporteront la renommée. Eloignez-vous au contraire des appuis et des amitiés qui, de toute façon, seront adverses ou se déroberont. Sans appuis, extérieurs, vous ne pouvez tirer des joies et des ressources que de votre propre créativité, mais aussi d’un amour véritable. A vous de saisir cette chance qui passera avant que cette période ne s’achève. Ne vous égarez pas dans de grands projets utopiques.

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Personnalité du 15/08/2011 – Marie BESNARD 15 août, 2011

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Personnalité du 15/08/2011 - Marie BESNARD dans 08/2011 mariebesnard01
mariebesnard1 dans Faits divers

mariebesnardtribunal dans Personnalités du jour

mariebesnardetsonavocat Marie Besnard et son avocate Maître Favreau-Colombier. en 1954.

mariebesnardsortdepriso Marie Besnard sort de prison en compagnie de ses avocats.

mariebesnardalicesaprit mariebesnard1952412muri  Alice Sapritch et Muriel Robin ont incarné à l’écran Marie Besnard.

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Marie Besnard

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Marie Besnard

née le 15/08/1896 à 23h00 à Saint-Pierre-de-Maillé (86) – FRANCE

mariebesnard15081896

Marie Besnard (15 août 1896-14 février 1980), surnommée la « Bonne Dame de Loudun » (*), fut soupçonnée d’être une tueuse en série et reste au centre d’une des énigmes judiciaires française du XXe siècle.

C’est le 21 juillet 1949 que Marie Besnard, de son nom de jeune fille Marie Joséphine Philippine Davaillaud, est inculpée de meurtre : douze personnes empoisonnées, dont son propre mari.

L’histoire se passe dans la petite cité de Loudun (8 000 habitants à l’époque des faits), là où l’affaire Urbain Grandier (né en 1590, et mort sur le bûcher de Loudun en 1634) avait fait grand bruit quelques siècles auparavant. On observe plusieurs similitudes entre ces deux affaires, dont la part très importante des rumeurs ; rumeurs qui ont joué dans l’arrestation de Marie Besnard comme dans celle d’Urbain Grandier. C’est ce que souligne Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire à la radio du procès de Marie Besnard, dans la préface du livre Nous, Urbain Grandier et Martin Guerre, condamnés et exécutés (édition Cherche-Lune). Les deux accusés ne donnèrent jamais aucune information pouvant être retenue contre eux. Marie Besnard fut décrite comme « anormalement normale » par la psychiatrie.

Après trois procès qui durèrent plus de dix ans (le premier eut lieu à Poitiers), Besnard, accusée et menacée de la peine capitale, fut libérée en 1954 puis acquittée par la cour d’assises de Gironde le 12 décembre 1961.

Ce feuilleton judiciaire mobilisa la France entière pendant toute une décennie ; c’est, avec l’affaire Marie Lafarge, l’une des plus étonnantes énigmes d’empoisonnement.

Morts en série 

L’affaire Besnard débute à la mort de Léon Besnard, le 25 octobre 1947 à Loudun ; son décès fut attribué à une crise d’urémie.

Quelques jours après l’enterrement, Mme Pintou, employée des postes, amie et ex-locataire des époux Besnard, qui fut expulsée de son logement par Marie Besnard parce que celle-ci avait facheuse habitude d’écouter les conversations téléphoniques dans l’exercice de ses fonctions, confia à un proche, Auguste Masip, propriétaire du château de Montpensier sur la commune de Vézières, et néanmoins maniaque de la délation en tous genres, que Léon Besnard, avant de mourir, lui avait confié : « que sa femme lui avait servi de la soupe dans une assiette où se trouvait déjà un liquide ».

Le mystérieux incendie du château de Montpensier (situé à une centaine de kilomètres de Loudun), propriété d’Auguste Masip, le 17 octobre 1948, suivit de l’étrange « cambriolage » du domicile de Mme Pintou (ou rien ne fut volé), trois mois plus tard, persuadèrent les deux accusateurs que Marie Besnard était une « sorcière », à l’origine de ces deux autres faits et s’empressèrent de la dénoncer. Les détails de ce témoignage furent donc portés à la connaissance de la gendarmerie puis à un juge d’instruction qui diligenta l’exhumation du corps de Léon Besnard, le 11 mai 1949.

Les prélèvements furent expédiés à un médecin légiste marseillais, le docteur Béroud, qui découvrit dans les viscères de Léon Besnard 19,45 mg d’arsenic pur.

Une enquête de police, suite notamment au cambriolage survenu chez Mme Pintou, ainsi que le témoignage de nombreux habitants de Loudun, attira l’attention des magistrats et de la population sur les nombreux décès survenus dans l’entourage de Marie Besnard, à savoir :

Deux mobiles parurent évidents au magistrat instructeur :

 

Marie Besnard ayant directement ou indirectement recueilli par héritage les biens de toutes ces personnes. Elle possède et gère néanmoins par ailleurs une fabrique prospère de corde. Ses biens sont saisis, ce qui ne permet pas à l’accusée de payer sa mise en liberté sous caution. Charles Trenet propose de la payer.

 

Marie Besnard ayant, paraît-il, noué une relation particulièrement intime avec un ancien prisonnier allemand, Alfred Dietz, que les époux Besnard avaient conservé comme tâcheron.

Consignés en détail dans l’acte d’accusation, tous ces éléments conduisirent à l’inculpation de Marie Besnard pour empoisonnement, avec la circonstance aggravante de parricide et de matricide.

Procès à rebondissements 

Éléments à charge 

Le rapport d’autopsie, établi par le docteur Georges Béroud, directeur du laboratoire de police scientifique de Marseille, sur la base d’analyses menées grâce à la méthode de Marsh et Cribier, conclut à des empoisonnements aigus suivant des intoxications lentes, liés à des imprégnations exogènes d’arsenic.

D’autres analyses toxicologiques furent réalisées par les professeurs Fabre, Kohn-Abrest et Griffon en 1952 et conclurent à la même présence anormale d’arsenic dans les prélèvements effectués lors de l’exhumation des cadavres.

Un rapport du professeur Piedelièvre, établi en 1954, confirma les conclusions des analyses de 1952 mais se montra plus nuancé que celui du docteur Béroud.

Un rapport du professeur Frédéric Joliot-Curie confirma la présence anormalement élevée d’arsenic dans ces mêmes prélèvements.

Acquittement 

La première raison de l’acquittement tient à l’attitude du docteur Béroud lui-même : contesté, il se défendit difficilement face aux avocats de Marie Besnard.

La défense fit valoir également que des erreurs d’étiquetage dans les bocaux contenant les prélèvements avaient été commises, certains bocaux pouvant avoir été perdus ou remplacés.

Une enquête au cimetière de Loudun permit de démontrer que le sulfatage des fleurs, le zinc des ornements funéraires pouvaient avoir saturé la terre du cimetière d’arsenic.

La longueur du procès, le dépérissement des preuves (le dernier procès ayant lieu en 1961), le retournement de l’opinion publique, lassée, conduisirent à l’acquittement par défaut de Marie Besnard.

Annexes

Bibliographie 

Filmographie

  1. En 1986, un film avec Alice Sapritch dans le rôle de Marie Besnard est sorti, réalisé par Yves-André Hubert.
  2. Un téléfilm en deux parties a été diffusé sur TF1 en septembre 2006, reprenant l’affaire sous le titre « Marie Besnard, l’empoisonneuse » et écrit par Daniel Riche et Olga Vincent, réalisé par Christian Faure, avec Muriel Robin, Mélanie Bernier, Jean-Yves Chatelais, Mado Maurin (3 h 15, 2006).

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Marie BESNARD

mariebesnardrs17081979

Pour le 17/08/1979 à 00h32 T.U., à Saint-Pierre-de-Maillé.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 5 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 11:

L’amour :

Cette période favorise tout particulièrement votre vie affective. C’est ainsi que pourra intervenir une réussite en amour, soit qu’un nouvel amour entre dans votre vie, soit qu’un amour existant se sublime ou se voit concrétisé.

Les enfants :

Les rapports avec les enfants seront privilégiés. Vous obtiendrez beaucoup de satisfactions de ceux-ci, surtout d’un premier enfant. Dans le même esprit, si la puériculture est votre occupation, ce sera le moment de consécration de vos efforts. Par ailleurs, cette période est la plus propice pour concevoir un enfant.

Les spéculations :

Vous pouvez également pensez à la réalisation de certain « coups » en rapport avec les potentiels indiqués dans votre thème de naissance. L’or ici est particulièrement favorisé. Dans certains cas, des gains au loto, au tiercé, au casino ou à la loterie se produisent.

Toutefois n’oubliez pas l’adage « Pas de chance au jeu, chance en amour. » Ceci implique que vous ne pourrez pas jouer gagnant sur les deux tableaux à la fois et qu’il s’agit de faire la part des choses. Cela dit, vous pouvez tenter votre chance avec discernement sur certains plans financiers : les actions en bourse, etc. Bien entendu, ceci vous concerne si vous êtes suffisamment compétent dans ces domaines. (Quoique parfois même…)

Peut-être compenserez-vous ainsi une difficulté d’expansion ou de réalisation de grands objectifs par manque d’appuis ou de soutiens extérieurs qui, en même temps, vous seront refusés durant toute  cette période, à cause du passage noeud sud dans votre maison 11.

Les oeuvres :

Faites preuve de créativité, d’ingéniosité, mettez au point de nouvelles idées, de nouveaux produits : finissez ce livre que vous aviez abandonné, achevez cette peinture que vous aviez laissée. Les mots clés de cette période sont « produire, créer, réaliser ». Sortez donc tout ce que vous avez dans le ventre car vos efforts recevront la consécration méritée avant que le cycle ne s’achève.

Le spectacle :

Au-delà des jeux de hasard, les personnes occupées dans les amusements publics seront portés en avant-scène. Les domaines favorisés incluent le théâtre, le cinéma, la télévision… et toutes les occupations dans les loisirs et dans les amusements. Cette période favorise tant les jeux que l’amour, tant les plaisirs que les liaisons, tant le spectacle que les divertissements.

Le prestige :

C’est le moment d’exercer, tous vos talents dans des oeuvres qui vous apporteront la renommée. Eloignez-vous au contraire des appuis et des amitiés qui, de toute façon, seront adverses ou se déroberont. Sans appuis, extérieurs, vous ne pouvez tirer des joies et des ressources que de votre propre créativité, mais aussi d’un amour véritable. A vous de saisir cette chance qui passera avant que cette période ne s’achève. Ne vous égarez pas dans de grands projets utopiques.

 

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Personnalité du 27/07/2011 – Charlotte CORDAY 27 juillet, 2011

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Personnalité du 27/07/2011 - Charlotte CORDAY dans 07/2011 charlottecorday charlottecorday dans Faits divers

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Charlotte Corday

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Charlotte Corday

née le 27/07/1768 à 12h00 à Saint-Saturnin-des-Ligneries (61) – FRANCE

charlottecorday27071768

Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont, (*) retenue par l’Histoire sous le nom de Charlotte Corday (elle-même toutefois se faisait désigner et signait sa correspondance de son premier prénom Marie), née le 27 juillet 1768 à Saint-Saturnin-des-Ligneries1 près de Vimoutiers dans le pays d’Auge, guillotinée le 17 juillet 1793 à Paris, est par son assassinat de Jean-Paul Marat (Montagnard sous la Révolution), une figure importante de la Révolution française.

Aristocrate et chrétienne

Le Ronceray, la maison où Charlotte Corday a grandi, près de Vimoutiers

Troisième enfant de Jacques-François de Corday d’Armont, gentilhomme normand, ancien lieutenant aux armées du roi, et de Charlotte-Marie-Jacqueline de Gautier des Authieux de Mesnival, Charlotte Corday est l’arrière-arrière-arrière petite fille de Pierre Corneille2 par sa fille. La légende populaire voulait que Charlotte Corday ait pu s’introduire chez Marat grâce à son ascendance, mais ce lien n’y fut pour rien. Sa famille, noble mais déclassée, vit dans une petite maison près de Vimoutiers. Les parents de Charlotte Corday ont eu cinq enfants dont quatre survivent à la petite enfance.

En butte à divers conflits familiaux, Jacques François déménage à Caen, la grande ville la plus proche. Veuf en 1782, il se trouve dans la difficulté: comme beaucoup d’autres membres de la petite noblesse, il cherche à placer ses enfants. Refusée quelques années plus tôt dans la prestigieuse maison de Saint-Cyr, Charlotte Corday, alors âgée de treize ans, est admise avec sa sœur cadette à l’abbaye aux Dames à Caen, qui, en tant qu’abbaye royale, devait accueillir les jeunes filles pauvres issues de la noblesse de la province de Normandie. Elle y reste pensionnaire jusqu’en février 17913. Son éducation est donc soignée et elle bénéficie apparemment d’une instruction supérieure à celle des jeunes filles de son temps.

Ses lectures sont alors sérieuses – notamment les auteurs classiques -, traduisant une vraie curiosité intellectuelle. Son père lui prête quelques volumes de Montesquieu et de Rousseau ce qui permet de supposer qu’elle a acquis une certaine culture philosophique et donc politique, chose fréquente chez les femmes de la noblesse. Elle admire les philosophes, s’ouvre aux idées nouvelles mais reste pétrie par une culture religieuse conservatrice (éduquée par les Bénédictines, Charlotte Corday témoignera du plus grand mépris pour les frères mineurs lors de son procès). Pourtant, elle est aussi marquée par une piété en voie de transformation, à la fois plus intérieure et spectaculaire: elle cultive le goût du sacrifice, de la mort jeune et de la foi intérieure: c’est au nom de cette foi, et non de son prétendu athéisme, qu’elle vivra son exécution comme un don de soi et refusera la confession ultime en prison4. Avec la Révolution, le vote de la loi établissant la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790 entraîne la suppression des ordres religieux et la fermeture des couvents qui sont déclarés biens nationaux.

Une femme politique

Un de ses parents, Frédéric de Corday, racontera plus tard 5 «  Charlotte avait le feu sacré de l’indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu’elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, c’était inutile, elle n’avait jamais de doutes, jamais d’incertitudes. Son parti une fois pris, elle n’admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m’en a parlé dans les mêmes termes, comme d’une personne qui avait un caractère d’homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur… Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l’énergie dont elle était douée, elle s’imposait et n’en faisait jamais qu’à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n’y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l’eût bien mené, cela se devine . »

« Rendue au siècle », la jeune femme retourna vivre chez son père, qui avait vendu la ferme « du Ronceray », où elle était née, pour en acheter de nouveaux fermages dits « la ferme des Bois ». Début juin 1791, Mlle de Corday quittait la campagne pour aller vivre à Caen, chez sa tante, Madame de Bretteville-Gouville. Elle avait vingt trois ans, défendait fièrement ses idées constitutionnelles dans un milieu où on comptait beaucoup de royalistes, et elle apprit avec étonnement l’annonce de la fuite et de l’arrestation du roi à Varennes, événement qui créa un grand émoi en France.

Puis vint l’époque où les Girondins, qui avaient une majorité toute relative à l’Assemblée, devaient résister au travail de sape des députés Montagnards. Lors de l’insurrection du 10 août, événement considérable, le roi était suspendu puis incarcéré à la tour du Temple, tandis que ses derniers serviteurs, répartis dans les prisons de Paris et de province, étaient exécutés sommairement entre le 2 et le 7 septembre 1792. C’est alors que Charlotte Corday découvrit avec indignation que le député jacobin Jean-Paul Marat, dans son journal radical l’Ami du peuple6, se félicitait de ces massacres. Cet événement refroidit tous les admirateurs de la Révolution parmi lesquels une femme que Charlotte Corday ne connaissait pas mais qui pensait assurément comme elle. Olympe de Gouges écrivait en effet en septembre: « Le sang, même celui des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les révolutions ». Puis secondant Louvet et les Girondins, Olympe de Gouges dénonça énergiquement le « boutefeu Marat » à l’opinion publique. Les critiques adressées par les Girondins, relayées par les journaux et les articles de Dulaure, Brissot, Condorcet, Mercier ou Charles de Villette, furent entendues à Caen.

Marat : un bouc émissaire

Emportés par les assauts de la Commune et des députés prônant l’exagération révolutionnaire, les Girondins proscrits et fugitifs trouvèrent refuge pour certains dans la région de Caen, dans le Calvados. Ils y organisèrent des réunions politiques auxquelles Charlotte Corday assista à plusieurs reprises. Elle aperçut pour la première fois ces députés qu’elle admirait jusqu’alors de loin, et parmi eux, Buzot, député de l’Eure, Salles, Pétion, l’ancien maire de Paris, Valazé, Kervélégan, Mollevaut, Barbaroux, Louvet, Giroust, Bergoeing, Lesage, Duchastel, Henry-Larivière. Elle eut l’explication des circonstances qui préludèrent aux journées d’émeute des 31 mai et 2 juin 1793 perpétrés par la Commune contre la Convention qui fut en effet prise en otage par l’armée révolutionnaire. Indignée, elle se persuada que, dès lors, elle pouvait s’affranchir des règles du bon droit, et elle décida, non sans angoisse, de répondre à l’illégalité par l’illégalité. Marat qui, depuis son acquittement au Tribunal révolutionnaire, diffamait les Girondins et réécrivait sans cesse l’histoire, symbolisa à ses yeux l’injustice et le mensonge. Il devint sa cible.

Le 9 juillet 1793, elle quittait Caen pour le quartier du Palais-Royal à Paris où elle descendit à l’hôtel de la Providence rue des Vieux-Augustins n°197, le 11 juillet à midi. Munie d’une lettre d’introduction du député Barbaroux, elle se rendit chez le député Claude Romain Lauze de Perret qui lui fit bon accueil. Dans la conversation, il lui apprit que Marat, souffrant, ne paraissait plus à la Convention8. Dans la matinée du 13 juillet, elle chercha par deux fois sans succès à se faire recevoir par l’Ami du Peuple. C’est alors qu’elle eut l’idée de lui faire parvenir un court billet:

«  Je viens de Caen, votre amour pour la patrie doit vous faire désirer connaître les complots qu’on y médite. J’attends votre réponse. »

En fin de journée, sans réponse, elle décida d’écrire un second billet :

«  Je vous ai écrit ce matin, Marat, avez vous reçu ma lettre, puis-je espérer un moment d’audience ; si vous l’avez reçue j’espère que vous ne me refuserez pas, voyant combien la chose est intéressante. Suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre protection. » 9

Puis Charlotte Corday mit le billet dans sa poche, sortit de sa chambre, fit appeler un fiacre et se rendit rue des Cordeliers, n°20. Elle avait, glissé dans son corsage, un couteau qu’elle avait acheté le matin même dans une boutique, sous les arcades du Palais-Royal, au 177 de l’actuelle galerie de Valois. Il est sept heures du soir quand son fiacre s’immobilise devant chez Marat.

L’attentat contre Marat

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Représentation de l’assassinat de Marat au XIXe siècle par Baudry, 1860

Alphonse de Lamartine, dans son Histoire des Girondins, t. II., Livre 44, Paris, Ratier, pp.100-2, a imaginé la scène :

« Elle descendit de voiture du côté opposé de la rue, en face de la demeure de Marat. Le jour commençait à baisser, surtout dans ce quartier assombri par des maisons hautes et par des rues étroites. La portière refusa d’abord de laisser pénétrer la jeune inconnue dans la cour. Celle-ci insista néanmoins et franchit quelques degrés de l’escalier, rappelée en vain par la voix de la concierge. À ce bruit, la maîtresse de Marat entrouvrit la porte, et refusa l’entrée de l’appartement à l’étrangère. La sourde altercation entre ces femmes, dont l’une suppliait qu’on la laissât parler à l’Ami du peuple, dont l’autre s’obstinait à barrer la porte, arriva jusqu’aux oreilles de Marat. Il comprit, à ces explications entrecoupées, que la visiteuse était l’étrangère dont il avait reçu deux lettres dans la journée. D’une voix impérative et forte, il ordonna qu’on la laissât pénétrer.

Soit jalousie, soit défiance, Albertine Marat obéit avec répugnance. Elle introduisit la jeune fille dans la petite pièce où se tenait Marat, et laissa, en se retirant, la porte du corridor entrouverte, pour entendre le moindre mot ou le moindre mouvement de son frère.

Cette pièce était faiblement éclairée. Marat était dans son bain. Dans ce repos forcé de son corps, il ne laissait pas reposer son âme. Une planche mal rabotée, posée sur la baignoire, était couverte de papiers, de lettres ouvertes et de feuilles commencées.

Charlotte évita d’arrêter son regard sur lui, de peur de trahir l’horreur de son âme à cet aspect. Debout, les yeux baissés, les mains pendantes auprès de la baignoire, elle attend que Marat l’interroge sur la situation de la Normandie. Elle répond brièvement, en donnant à ses réponses le sens et la couleur propres à flatter les dispositions présumées du journaliste. Il lui demande ensuite les noms des députés réfugiés à Caen. Elle les lui dicte. Il les note, puis, quand il a fini d’écrire ces noms : « C’est bien ! dit-il de l’accent d’un homme sûr de sa vengeance, avant huit jours ils iront tous à la guillotine ! »

À ces mots, comme si l’âme de Charlotte eût attendu un dernier forfait pour se résoudre à frapper le coup, elle tire de son sein le couteau et le plonge, avec une force surnaturelle , jusqu’au manche dans le cœur de Marat. Charlotte retire du même mouvement le couteau ensanglanté du corps de la victime et le laisse glisser à ses pieds. – « À moi ! ma chère amie ! à moi ! », s’écrie Marat, et il expire sous le coup. »

Charlotte Corday fut maîtrisée par Simone Évrard, la maîtresse de Marat, et ses gens de maison. Protégée contre la foule, elle fut conduite non loin, à la prison de l’Abbaye où elle subit une fouille en règle. Outre quelques objets personnels on trouva sur elle une feuille de papier pliée en huit, dans laquelle elle expliquait les raisons de son geste :

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L’assassinat de Marat, par Jean-Joseph Weerts, vers 1880.

Adresse aux Français amis des lois et de la paix.

« Jusqu’à quand, ô malheureux Français, vous plairez-vous dans le trouble et dans les divisions ? Assez et trop longtemps des factieux, des scélérats, ont mis l’intérêt de leur ambition à la place de l’intérêt général ; pourquoi, victimes de leur fureur, vous anéantir vous-mêmes, pour établir le désir de leur tyrannie sur les ruines de la France ?

« Les factions éclatent de toutes parts, la Montagne triomphe par le crime et l’oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ces détestables complots […] Nous travaillons à notre propre perte avec plus de zèle et d’énergie que l’on n’en mit jamais à conquérir la liberté ! Ô Français, encore un peu de temps, et il ne restera de vous que le souvenir de votre existence !

« Déjà les départements indignés marchent sur Paris, déjà le feu de la discorde et de la guerre civile embrase la moitié de ce vaste empire ; il est encore un moyen de l’éteindre, mais ce moyen doit être prompt. Déjà le plus vil des scélérats, Marat, dont le nom seul présente l’image de tous les crimes, en tombant sous le fer vengeur, ébranle la Montagne et fait pâlir Danton, Robespierre, ces autres brigands assis sur ce trône sanglant, environnés de la foudre, que les dieux vengeurs de l’humanité ne suspendent sans doute que pour rendre leur chute plus éclatante, et pour effrayer tous ceux qui seraient tentés d’établir leur fortune sur les ruines des peuples abusés !

« Français ! vous connaissez vos ennemis, levez-vous ! Marchez ! que la Montagne anéantie ne laisse plus des frères, des amis ! J’ignore si le ciel nous réserve un gouvernement républicain, mais il ne peut nous donner un Montagnard pour maître que dans l’excès de ses vengeances […] Ô France ! ton repos dépend de l’exécution des lois ; je n’y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l’univers, il est hors la loi. Quel tribunal me jugera ? Si je suis coupable, Alcide l’était donc lorsqu’il détruisait les monstres ! [...]

« Ô ma patrie ! Tes infortunes déchirent mon cœur ; je ne puis t’offrir que ma vie ! et je rends grâce au ciel de la liberté que j’ai d’en disposer ; personne ne perdra par ma mort ; je n’imiterai point Pâris (le meurtrier de Lepeletier de Saint-Fargeau) en me tuant. Je veux que mon dernier soupir soit utile à mes concitoyens, que ma tête portée dans Paris soit un signe de ralliement pour tous les amis des lois ! que la Montagne chancelante voie sa perte écrite avec mon sang ! que je sois leur dernière victime, et que l’univers vengé déclare que j’ai bien mérité de l’humanité ! Au reste, si l’on voyait ma conduite d’un autre œil, je m’en inquiète peu : Qu’à l’univers surpris cette grande action, Soit un objet d’horreur ou d’admiration Mon esprit, peu jaloux de vivre en la mémoire, Ne considère point le reproche ou la gloire. Toujours indépendante et toujours citoyen, Mon devoir me suffit, tout le reste n’est rien, Allez, ne songez plus qu’à sortir d’esclavage !…

« Mes parents et mes amis ne doivent point être inquiétés, personne ne savait mes projets. Je joins mon extrait de baptême à cette adresse, pour montrer ce que peut être la plus faible main conduite par un entier dévouement. Si je ne réussis pas dans mon entreprise, Français ! Je vous ai montré le chemin, vous connaissez vos ennemis; levez-vous ! Marchez ! Frappez ! »

Le procès

Charlotte Corday devant le tribunal révolutionnaire, par James Gillray

Transférée le 15 juillet à la Conciergerie, elle comparut le lendemain au Tribunal révolutionnaire.

Jacques Bernard Marie Montané présidait, assisté des juges Foucault, Roussillon et Ardouin. Fouquier-Tinville occupait sa place d’accusateur public. Au banc du jury siégeaient Jourdeuil, Fallot, Ganney, Le Roy, Brochet, Chrétien, Godin, Rhoumin, Brichet, Sion, Fualdès et Duplain. L’avocat choisi par l’accusée, le Girondin Doulcet de Pontécoulant, n’ayant pas répondu à l’invitation qu’on lui avait adressée (il semblerait d’ailleurs que Fouquier-Tinville ait tout fait pour que l’invitation arrive trop tard), le président nomma d’office Chauveau-Lagarde, présent à l’audience, défenseur de Charlotte Corday.

Après la lecture de l’acte d’accusation, l’audition des témoins, on donna lecture de la lettre qu’elle avait écrite à son père, le 16 juillet et qui avait été interceptée. Elle revendiquait son acte en ces termes :

« Pardonnez-moi, mon cher papa, d’avoir disposé de mon existence sans votre permission. J’ai vengé bien d’innocentes victimes, j’ai prévenu bien d’autres désastres. Le peuple, un jour désabusé, se réjouira d’être délivré d’un tyran. Si j’ai cherché à vous persuader que je passais en Angleterre, c’est que j’espérais garder l’incognito, mais j’en ai reconnu l’impossibilité. J’espère que vous ne serez point tourmenté. En tout cas, je crois que vous auriez des défenseurs à Caen. J’ai pris pour défenseur Gustave Doulcet : un tel attentat ne permet nulle défense, c’est pour la forme. Adieu, mon cher papa, je vous prie de m’oublier, ou plutôt de vous réjouir de mon sort, la cause en est belle. J’embrasse ma sœur que j’aime de tout mon cœur, ainsi que tous mes parents. N’oubliez pas ce vers de Corneille :

Le Crime fait la honte, et non pas l’échafaud !

C’est demain à huit heures, qu’on me juge. Ce 16 juillet. »

Après l’intervention de Chauveau-Lagarde, son défenseur, le jury reconnut que l’accusée avait commis l’assassinat « avec des intentions criminelles et préméditées ». Le tribunal condamna Charlotte Corday à la peine de mort et ordonna qu’elle soit conduite au lieu de l’exécution revêtue d’une chemise rouge réservée aux assassins et empoisonneurs10.

L’exécution

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Portrait de Charlotte Corday, pastel réalisé dans sa cellule quelques heures avant son exécution par Hauer.

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Charlotte Corday, La dernière toilette par Mathieu Ward, 1871.

Le récit de son exécution figure dans les Mémoires de Sanson, qui sont en réalité apocryphes et écrites par le jeune Balzac. Cette publication destinée à bien se vendre ne peut être prise comme un témoignage authentique. Elle révèle bien plutôt la place de Charlotte Corday dans la mémoire de la noblesse catholique et royaliste au XIXe siècle.

« Le mercredi 17, à dix heures du matin, j’allai demander l’ordre au citoyen Fouquier. Le citoyen Fouquier était en séance, il me fit répondre que j’eusse à attendre et à ne pas m’éloigner. Je redescendis et j’allai prendre une bouchée chez le citoyen Fournier. Vers une heure de l’après-midi, un citoyen qui descendait du Tribunal nous dit que la fille était condamnée. Je montai alors et je me trouvais dans la chambre des témoins lorsque le citoyen Fouquier la traversa avec le citoyen Montané. Il ne me vit pas, parce qu’il disputait fort vivement avec ledit Montané, qu’il accusait d’avoir été favorable à l’accusée. Ils restèrent plus d’une heure enfermés dans le cabinet. En sortant, le citoyen Fouquier m’aperçut et me dit avec colère : « Tu es encore là ? » Je lui observai que je n’avais pas eu d’ordre. Le citoyen Fabricius entra avec la minute et la copie du jugement qui fut signée, et nous descendîmes à la Conciergerie. Je parlai au citoyen Richard, et en lui parlant je vis la citoyenne son épouse, qui était toute pâle et comme tremblante. Je lui demandai si elle était malade. Elle me dit : « Attendez au tantôt, et peut-être le cœur vous défaillira-t-il plus qu’à moi. » Le citoyen Richard nous conduisit à la chambre de la condamnée. Les citoyens Firrase et Monet, huissiers du tribunal, entrèrent les premiers, je demeurai sur la porte. Il y avait dans la chambre de la condamnée deux personnes, un gendarme et un citoyen qui prenait son portrait. Elle était assise sur une chaise et écrivait sur le dos d’un livre. Elle ne regarda point les huissiers mais moi, et me fit signe d’attendre. Lorsqu’elle eut fini, les citoyens Firrase et Monet commencèrent la lecture du jugement et, pendant ce temps-là, la citoyenne Corday plia le papier qu’elle avait écrit dans la forme de lettre et la remit au citoyen Monet en le priant de la faire venir au citoyen député Pontécoulant. Alors elle a amené sa chaise au milieu de la chambre : s’étant assise, elle enleva son bonnet, dénoua ses cheveux couleur châtain-clair, qui étaient fort longs et fort beaux, et elle me fit signe de les couper. Depuis M. de La Barre, je n’avais pas rencontré tant de courage pour mourir. Nous étions là six ou sept citoyens dont le métier n’est pas fait pour attendrir beaucoup ; elle paraissait moins émue que nous tous et ses lèvres mêmes n’avaient pas perdu leur couleur. Lorsque ses cheveux furent tombés, elle en donna une partie au citoyen peintre qui l’avait dessinée et remit le reste au citoyen Richard pour son épouse. Je lui donnai la chemise rouge qu’elle passa et arrangea elle-même. Elle me demanda, alors que je me préparais à la lier, si elle devait garder ses gants, parce que ceux qui l’avaient liée lors de son arrestation l’avaient si fort serrée, qu’il lui en restait des cicatrices au poignet. Je lui dis qu’elle pouvait faire ce qu’elle désirait, mais que cette précaution était inutile parce que je saurais la lier sans lui faire aucun mal. Elle dit en souriant : « Au fait, ils n’en ont pas votre habitude », et elle me tendit ses mains nues.

Nous montâmes dans la charrette. Il y avait deux chaises, je l’engageai à s’asseoir, elle refusa. Je lui dis qu’elle avait raison et que, de la sorte, les cahots la fatigueraient moins, elle sourit encore, mais sans me répondre. Elle resta debout, appuyée sur les ridelles. Firmin, qui était assis derrière la voiture, voulut prendre le tabouret, mais je l’en empêchai, et je le mis devant la citoyenne, afin qu’elle pût y accoter un de ses genoux. Il plut et il tonna au moment où nous arrivions sur le quai ; mais le peuple, qui était en grand nombre sur notre passage, ne se dispersa pas comme d’habitude. On avait beaucoup crié au moment où nous étions sortis de l’Arcade, mais plus nous avancions, moins ces cris étaient nombreux. Il n’y avait guère que ceux qui marchaient autour de nous qui injuriaient la condamnée et lui reprochaient la mort de Marat. À une fenêtre de la rue Saint-Honoré, je reconnus les citoyens Robespierre, Camille Desmoulins et Danton. Le citoyen Robespierre paraissait très animé et parlait beaucoup à ses collègues, mais ceux-ci, et particulièrement le citoyen Danton, avaient l’air de ne pas l’écouter, tant ils regardaient fixement la condamnée. Moi-même, à chaque instant, je me détournais pour la regarder, et plus je la regardais, plus j’avais envie de la voir. Ce n’était pourtant pas à cause de sa beauté, si grande qu’elle fût ; mais il me semblait impossible qu’elle restât jusqu’à la fin aussi douce, aussi courageuse que je la voyais, je voulais m’assurer qu’elle aurait sa faiblesse comme les autres, mais je ne sais pas pourquoi, chaque fois que je tournais mes yeux sur elle, je tremblais qu’elle n’eut défailli. Cependant, ce que je regardais comme impossible est arrivé. Pendant les deux heures qu’elle a été près de moi, ses paupières n’ont pas tremblé, je n’ai pas surpris un mouvement de colère ou d’indignation sur son visage. Elle ne parlait pas, elle regardait, non pas ceux qui entouraient la charrette et qui lui débitaient leurs saletés, mais les citoyens rangés le long des maisons. Il y avait tant de monde dans la rue que nous avancions bien lentement. Comme elle avait soupiré, je crus pouvoir lui dire : « Vous trouvez que c’est bien long, n’est-ce pas ? » Elle me répondit : « Bah ! nous sommes toujours sûrs d’arriver », et sa voix était aussi calme, aussi flûtée que dans la prison.

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Portait de Charlotte Corday, peinture réalisée par Hauer

Au moment où nous débouchâmes sur la place de la Révolution, je me levai et me plaçai devant elle pour l’empêcher de voir la guillotine. Mais elle se pencha en avant pour regarder et elle me dit : « J’ai bien le droit d’être curieuse, je n’en avais jamais vu ! » Je crois, néanmoins, que sa curiosité la fit pâlir, mais cela ne dura qu’un instant et presque aussitôt son teint reprit ses couleurs qui étaient fort vives. Au moment où nous descendions de la charrette je m’aperçus que des inconnus étaient mêlés à mes hommes. Pendant que je m’adressais aux gendarmes pour qu’ils m’aidassent à dégager la place, la condamnée avait rapidement monté l’escalier. Comme elle arrivait sur la plateforme, Firmin lui ayant brusquement enlevé son fichu, elle se précipita d’elle-même sur la bascule où elle fut bouclée. Bien que je ne fusse pas à mon poste, je pensai qu’il serait barbare de prolonger, pendant une seconde de plus, l’agonie de cette femme courageuse, et je fis signe à Firmin qui se trouvait auprès du poteau de droite, de lâcher le déclic. J’étais encore au pied de l’échafaud, lorsqu’un de ceux qui avaient voulu se mêler de ce qui ne les regardait pas, un charpentier nommé Legros, qui, pendant la journée avait travaillé à des réparations à la guillotine, ayant ramassé la tête de la citoyenne Corday, la montra au peuple. Je suis pourtant familiarisé avec ces sortes de spectacles et cependant j’eus peur. Il me semblait que c’était sur moi que ces yeux entrouverts étaient fixés et que j’y retrouvais encore cette douceur pénétrante et irrésistible qui m’avait tant étonné. Aussi, je détournai la tête. Ce ne fut que par des murmures que j’entendis autour de moi que j’appris que le scélérat avait souffleté la tête, ce furent les autres qui m’assurèrent qu’elle avait rougi à cette insulte. »

Quant à Jules Michelet, voici le récit qu’il fit dans son Histoire de la Révolution française :

« Au moment où Charlotte Corday monta sur la charrette, où la foule, animée de deux fanatismes contraires, de fureur ou d’admiration, vit sortir de la basse arcade de la Conciergerie la belle et splendide victime dans son manteau rouge, la nature sembla s’associer à la passion humaine, un violent orage éclata sur Paris. Il dura peu, sembla fuir devant elle, quand elle apparut au Pont-Neuf et qu’elle avançait lentement par la rue Saint-Honoré. Le soleil revint haut et fort ; il n’était pas sept heures du soir (19 juillet). Les reflets de l’étoffe rouge relevaient d’une manière étrange et toute fantastique l’effet de son teint, de ses yeux.

On assure que Robespierre, Danton, Camille Desmoulins, se placèrent sur son passage et la regardèrent. Paisible image, mais d’autant plus terrible, de la Némésis révolutionnaire, elle troublait les cœurs, les laissait pleins d’étonnement.

Les observateurs sérieux qui la suivirent jusqu’aux derniers moments, gens de lettres, médecins, furent frappés d’une chose rare : les condamnés les plus fermes se soutenaient par l’animation, soit par des chants patriotiques, soit par un appel redoutable qu’ils lançaient à leurs ennemis. Elle montra un calme parfait, parmi les cris de la foule, une sérénité grave et simple ; elle arriva à la place dans une majesté singulière, et comme transformée dans l’auréole du couchant.

Un médecin qui ne la perdait pas de vue dit qu’elle lui sembla un moment pâle, quand elle aperçut le couteau. Mais ses couleurs revinrent, elle monta d’un pas ferme. La jeune fille reparut en elle au moment où le bourreau lui arracha son fichu ; sa pudeur en souffrit, elle abrégea, avançant elle-même au-devant de la mort.

Au moment où la tête tomba, un charpentier maratiste, qui servait d’aide au bourreau, l’empoigna brutalement, et, la montrant au peuple, eut la férocité indigne de la souffleter. Un frisson d’horreur, un murmure parcourut la place. On crut voir la tête rougir. Simple effet d’optique peut-être ; la foule, troublée à ce moment, avait dans les yeux les rouges rayons du soleil qui perçait les arbres des Champs-Élysées.

La Commune de Paris et le tribunal donnèrent satisfaction au sentiment public, en mettant l’homme en prison. »

Le poème d’André Chénier

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Charlotte Corday par François-Séraphin Delpech

André Chénier est l’auteur de ce poème, en l’honneur de Charlotte Corday :

ODE À MARIE-ANNE-CHARLOTTE CORDAY

Quoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes,
Des lâches, des pervers, les larmes et les plaintes
Consacrent leur Marat parmi les immortels ;
Et que, prêtre orgueilleux de cette idole vile,
Des fanges du Parnasse, un impudent reptile
Vomit un hymne infâme au pied de ses autels;

La Vérité se tait ! Dans sa bouche glacée,
Des liens de la peur sa langue embarrassée
Dérobe un juste hommage aux exploits glorieux !
Vivre est-il donc si doux ? De quel prix est la vie,
Quand sous un joug honteux la pensée asservie,
Tremblante, au fond du cœur se cache à tous les yeux ?

Non, non, je ne veux point t’honorer en silence,
Toi qui crus par ta mort ressusciter la France,
Et dévouas tes jours à punir des forfaits.
Le glaive arma ton bras, fille grande et sublime,
Pour faire honte aux Dieux, pour réparer leur crime,
Quand d’un homme à ce monstre ils donnèrent les traits.

Le noir serpent sorti de sa caverne impure,
A donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre
Le venimeux tissu de ses jours abhorrés !
Aux entrailles du tigre, à ses dents homicides,
Tu vins redemander et les membres livides,
Et le sang des humains qu’il avait dévorés !

Son œil mourant t’a vue, en ta superbe joie,
Féliciter ton bras, et contempler ta proie.
Ton regard lui disait : « Va, tyran furieux,
Va, cours frayer la route aux tyrans tes complices.
Te baigner dans le sang fut tes seules délices;
Baigne-toi dans le tien et reconnais tes Dieux. »

La Grèce, ô fille illustre, admirant ton courage,
Épuiserait Paros, pour placer ton image
Auprès d’Harmodios, auprès de son ami ;
Et des chœurs sur ta tombe, en une sainte ivresse,
Chanteraient Némésis, la tardive Déesse,
Qui frappe le méchant sur son trône endormi.

Mais la France à la hache abandonne ta tête,
C’est au monstre égorgé qu’on prépare une fête,
Parmi ses compagnons, tous dignes de son sort.
Oh ! quel noble dédain fit sourire ta bouche,
Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche,
Crut te faire pâlir aux menaces de mort !

C’est lui qui dut pâlir ; et tes juges sinistres,
Et notre affreux sénat, et ses affreux ministres,
Quand, à leur tribunal, sans crainte et sans appui,
Ta douceur, ton langage et simple et magnanime,
Leur apprit qu’en effet, tout puissant qu’est le crime,
Qui renonce à la vie est plus puissant que lui.

Longtemps, sous les dehors d’une allégresse aimable,
Dans ses détours profonds ton âme impénétrable
Avait tenu cachés les destins du pervers.
Ainsi, dans le secret amassant la tempête,
Rit un beau ciel d’azur, qui cependant s’apprête
À foudroyer les monts, et soulever les mers.

Belle, jeune, brillante, aux bourreaux amenée,
Tu semblais t’avancer sur le char d’hyménée,
Ton front resta paisible, et ton regard serein.
Calme sur l’échafaud, tu méprisas la rage
D’un peuple abject, servile, et fécond en outrage,
Et qui se croit alors et libre et souverain.

La vertu seule est libre. Honneur de notre histoire,
Notre immortel opprobre y vit avec ta gloire,
Seule tu fus un homme, et vengeas les humains.
Et nous, eunuques vils, troupeau lâche et sans âme,
Nous savons répéter quelques plaintes de femme,
Mais le fer pèserait à nos débiles mains.

Non ; tu ne pensais pas qu’aux mânes de la France
Un seul traître immolé suffit à sa vengeance,
Ou tirât du chaos ses débris dispersés.
Tu voulais, enflammant les courages timides,
Réveiller les poignards sur tous ces parricides,
De rapine, de sang, d’infamie engraissés.

Un scélérat de moins rampe dans cette fange.
La vertu t’applaudit. De sa mâle louange
Entends, belle héroïne, entends l’auguste voix.
Ô vertu, le poignard, seul espoir de la terre,
Est ton arme sacrée, alors que le tonnerre
Laisse régner le crime, et te vend à ses lois !

André Chénier fut lui aussi guillotiné, le 7 thermidor an II (25 juillet 1794).

Notes et références

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Charlotte Corday conduite à la guillotine, tableau d’Arturo Michelena

  1. Aujourd’hui sur le territoire de la commune d’Écorches
  2. Généalogie de Charlotte Corday [archive]
  3. Après la suppression des ordres religieux, (et la nationalisation des biens du clergé) survenue le 9  février  1790, la congrégation de Charlotte Corday, qui ne fut dissoute définitivement qu’en février 1791, obtient une année de sursis. Atlas historique Perrin 1987 et Bernardine Melchior-Bonnet, Charlotte Corday, Perrin, 2000.
  4. Lettre à Barbaroux, 16 juillet 1793.
  5. Lettre citée dans: Les Grandes Heures de la Révolution, tome III G. Lenotre André Castelot. Perrin 1963
  6. Dans l’Ami du peuple, le 19 août, Marat, avait déjà appelé au massacre des prisonniers : «  Quel est le devoir du peuple ? Il n’y a que deux partis à prendre… Le plus sûr, le plus sage est de se porter en armes à l’Abbaye, d’en arracher les traîtres, de les passer au fil de l’épée… » Extrait du texte cité dans : Condorcet, un intellectuel en politique – Élisabeth et Robert Badinter. Fayard 1988, p.470.
  7. Aujourd’hui 14 rue Hérold
  8. Elle avait projeté dans un premier temps de tuer Marat à la Convention nationale. Cette nouvelle l’obligera à changer son plan. Paris révolutionnaire G. Lenotre Perrin 1947.
  9. Ce billet fut retrouvé sur elle après le meurtre. Sur ce même billet le commissaire qui procéda à la fouille nota: « La présente n’a point été remise à son adresse, devenue inutile par l’admission de l’assassin à sa 2eprésentation, vers les 7 heures et demi de relevée; heure à laquelle elle a consommé son forfait. » Fac-similé du billet: Charlotte Corday, Bernardine Melchior Bonnet, Perrin 2000. Il semble donc que Charlotte Corday n’ait pas eu besoin d’utiliser ce second billet. (idem)
  10. article 4, titre Ier, 1re partie, Code pénal de 1791 [archive]

Annexe

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Révolution Solaire de Charlotte CORDAY

charlottecordayrs270717

Pour le 27/07/1792 à 07h21 T.U., à Saint-Saturnin-des-Ligneries.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 11 ET NOEUD SUD EN MAISON 5

L’entrée du noeud nord en maison XI rend possible la réalisation de vos projets, même s’ils sont audacieux. Durant la période précédente, le nœud sud que vous aviez en maison VI a contrecarré les projets que vous souhaitiez accomplir en dressant maints obstacles sur votre route. Pourtant, votre nœud nord qui était en maison XII vous a permis de formuler des projets. Vous avez pu les trouver peu réalistes. Cependant, maintenant que vous avez quitté cette prison qu’était la maison XII et retrouvé votre liberté (maison XI) ces rêves peuvent commencer à se réaliser. Cette réalisation sera, toutefois, conditionnée par votre faculté à cultiver l’art de l’amitié. Ce seront les vraies amitiés et les relations sincères qui paveront l’avenue de vos opportunités durant cette période et la suivante. Ceci est suggéré par la présence du nœud nord en XI lequel vous incitera, par ailleurs, à refuser toutes les contraintes qui limiteraient cette nouvelle liberté. De plus, il vous autorise, dans l’ordre, à élargir le cercle de vos relations, à former de nouvelles amitiés, à obtenir leur soutien, à réaliser vos grands projets et à conquérir votre indépendance. Le nœud nord continuera son parcours en direction de la maison X, laquelle vous fera récolter les fruits des projets que vous aurez matérialisés pendant son passage en maison XI. Commencez donc par étendre le cercle de vo s relations car c’est parmi celles-ci que vous trouverez à réaliser vos projets les plus audacieux. Dans le même esprit, visez la fraternité, l’entraide mutuelle en adhérant à un ordre, un club ou une association. Les résultats pourront vous surprendre. Evitez à tout prix de vous laisser séduire par les tentations du nœud sud en maison V : les plaisirs sans mesure, la recherche de prestige, la satisfaction des sens, les liaisons faciles. En d’autres termes, prenez garde à tout ce qui flatte votre ego ; évitez tous les abandons où seul votre plaisir compte car ceci ressort du domaine négatif de la même période (nœud sud en V). Celle-ci n’est pas propice aux satisfactions affectives ou émotives en tête-à-tête, c’est-à-dire dans lesquelles vous seriez trop « personnel ». C’est ainsi que toute vie en couple ne peut subsister ici que si un vrai don de soi intervient, au-delà de l’utilisation de l’autre pour se satisfaire, et sous condition d’élargir la relation vers de vastes échanges avec le monde extérieur. Vous ne pourrez d’ailleurs pas supporter de restreindre votre vie au seul couple. Vous manqueriez d’air. Il vous faudra aussi vivre une expansion, en plus, pour conserver votre équilibre. Cette période est aussi source de déception issue des rapports avec les enfants. La bonne entente avec ces derniers est souvent compromise. Souvent, les accouchements y sont difficiles. Evitez aussi tout ce qui est d’ordre spéculatif : le loto, la loterie, les casinos. Ne jouez pas en bourse, n’attendez aucun résultat de la chance. En résumé, évitez tout ce qui flatte votre ego à titre personnel pour privilégier la fraternité et l’humanisme de manière large et impersonnelle, sans carcans ni restrictions.

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-=-=- F I N -=-=-

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Personnalité du 25/07/2011 – Gavrilo PRINCIP 25 juillet, 2011

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Personnalité du 25/07/2011 - Gavrilo PRINCIP dans 07/2011 gavrilloprincip2

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Gavrilo Princip

né le 25/07/1894 à 16h40 à Obljaj (Bosnie-Herzégovine) – BOSNIE

gavriloprincip25071894

Gavrilo Princip (*) était un étudiant serbe de Bosnie-Herzégovine, se disant nationaliste yougoslave1, né le 25 juillet 1894 et mort le 28 avril 1918.

Dès 1911, il adhère à un club de jeunesse d’union des peuples, une organisation anationale et anticléricale1. Puis il rejoint la société Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Il fit donc partie des conjurés qui préparèrent un attentat contre l’Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, lors de sa visite officielle à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, le 28 juin 1914.

Éducation, enfance

Gavrilo est le 7e et dernier fils de sa famille. Des sept enfants, seul lui et son frère (Miroslav) survécurent à l’enfance : tous les autres périrent le plus souvent de la tuberculose. Lui-même était atteint par cette maladie lors de l’attentat. Son enfance fut donc marquée par les drames familiaux et la pauvreté dans laquelle vivaient le plus souvent les Serbes de Bosnie, suite à la disparition des lois les favorisant pendant les guerres contre les Ottomans (voir Migrations serbes).

L’attentat

Contexte international

L’Empire austro-hongrois qui dirigeait depuis le traité de Berlin de 1878 l’administration de la Bosnie-Herzégovine, possession turque, avait annexé le pays en 1908, mécontentant la Russie, qui se considérait comme la protectrice des Slaves d’Europe, mais cette crise n’eut pas de suites, la Russie n’ayant pas les moyens d’une intervention armée après sa défaite face au Japon et ses alliés, la République française et le Royaume-Uni, ne la soutenant pas.

Contexte politique

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Attentat de Sarajevo.

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Le 28 juin 1914, le jeune homme tua l’archiduc et sa femme la duchesse de Hohenberg à coups de revolver.

Il est probable que le jeune nationaliste ait été téléguidé par La Main noire, organisation secrète ayant des ramifications dans l’armée et les ministères serbes.

En effet, l’archiduc avait épousé, à l’encontre des règles successorales au trône de la Maison de Habsbourg-Lorraine, la femme de son choix, une dame tchèque (et non un membre de famille souveraine), et ne cachait pas ses sympathies slavophiles. L’empereur François-Joseph ayant 84 ans, François-Ferdinand pouvait monter sur le trône d’un jour à l’autre. À son avènement, il aurait donné aux populations slaves de son Empire – majoritairement plus nombreuse que les Allemands et les Hongrois – les mêmes droits que ceux des populations allemandes et magyares et certainement une grande autonomie allant peut être jusqu’au trialisme.

Cela contrariait, non seulement les ministères hongrois de Budapest, mais aussi et surtout certains milieux politiques et militaires de Belgrade qui voulaient réunir sous l’égide de la seule Serbie les Slaves du Sud (« Yougo-Slaves ») de l’Europe au détriment de l’Empire austro-hongrois comme l’avait fait soixante ans plus tôt le royaume de Sardaigne pour les populations Italiennes.

Le « suicide de l’Europe »

Cet événement, dans le contexte de relations internationales tendues de cette période, eut des répercussions inattendues qui amenèrent le gouvernement austro-hongrois à déclencher le 28 juillet 1914 – par une ironie de l’histoire le jour des 20 ans de Princip – une « guerre préventive » qui se mua bientôt en guerre européenne puis mondiale, qui se verra dénommée la « Grande Guerre », en raison des systèmes d’alliance liant les puissances de l’époque : la Serbie s’appuyant sur la Russie, laquelle était alliée à la France et au Royaume-Uni. L’Autriche-Hongrie étant pour sa part alliée à l’Allemagne, première puissance européenne (laquelle était alliée à l’Empire ottoman) et à l’Italie.

Le destin d’un héros ou d’un terroriste

La cellule de Gavrilo Princip, de nos jours

En raison de son jeune âge, Gavrilo Princip ne pouvait être condamné à mort en Autriche-Hongrie. L’année exacte de sa naissance n’est donc pas un point secondaire.

Il mourut de tuberculose pendant son incarcération dans la forteresse de Theresienstadt, (aujourd’hui Terezín en République tchèque) le 28 avril 1918.

Les mauvaises conditions de détention – pendant une période de blocus économique où, déjà, beaucoup de gens souffraient de la faim, Gavrilo était incarcéré dans une cellule sans toit, à la merci de la neige et de la pluie – eurent raison de sa santé. Il fut également victime de la vindicte de ses gardiens.

Il était considéré comme un héros de la Yougoslavie de Tito, comme le montrait l’ancienne plaque commémorative de son acte à Sarajevo, sur les lieux de l’attentat, qui le décrivait comme « un combattant de la liberté ». Cette plaque a été détruite par l’Armée de la République de Bosnie et d’Herzégovine pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Aujourd’hui une plaque porte le message « Que la paix règne sur terre », en anglais, serbe, et bosnien2.

Princip avait affirmé : « Je suis un nationaliste yougoslave, aspirant à l’unification de tous les Slaves du sud (Yougoslaves), et je ne me soucie pas de quelle forme notre État sera, je sais juste qu’il devra être libéré (indépendant) de l’Autriche ».

Anecdotes

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Gavrilo PRINCIP

gavriloprinciprs2607191

Pour le 25/07/1917 à 00h00 T.U., à Obljaj.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain que ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

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Personnalité du 30/06/2011 – Patrick DILS 30 juin, 2011

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Patrick Dils

né le 30/06/1965 à 02h45 à Longeville-les-Metz (57) – FRANCE

dilspatrick30061970

Patrick Dils est né le 30 juin 1970.

À 16 ans, le 30 avril 1987, il a été inculpé d’homicides volontaires sur deux garçons à Montigny-lès-Metz, en Moselle. Le 27 janvier 1989, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre. Le 24 avril 2002, son innocence est reconnue ; il aura passé quinze ans en prison, victime d’une erreur judiciaire pour laquelle l’État français lui a versé un million d’euros. C’est une des plus graves erreurs judiciaires connues jamais survenues en France, la première concernant un mineur condamné pour meurtre à la prison à perpétuité.

Sa condamnation

Les faits

Le 28 septembre 1986, deux enfants, Cyril Beining, né en 1978, et Alexandre Beckrich, sont retrouvés morts le long d’une voie de garage de la SNCF à Montigny-lès-Metz. Patrick Dils, alors apprenti cuisinier et âgé de 16 ans, est interrogé car il habitait la même rue qu’eux puis est relâché.

Les circonstances

À l’époque, c’est un jeune homme de 16 ans un peu fragile et immature.

Le 28 avril 1987, il est interpellé à la sortie de son travail dans un restaurant de Montigny-lès-Metz où il est en apprentissage. Après trente-six heures de garde à vue et d’interrogatoires sur plusieurs jours, il finit par avouer avoir commis ce meurtre et déclare qu’il ne sait pas pourquoi il a tué ces enfants.

Le 30 avril 1987, il est inculpé d’homicides volontaires et écroué à la maison d’arrêt de Metz-Queuleu. Il se rétractera bien vite auprès de son avocat, mais la juge d’instruction n’en décidera pas moins une reconstitution pour le 7 mai, au cours de laquelle il admet toujours le crime. Selon ses parents, il n’aurait pas réalisé en quoi consistait cet acte de procédure pourtant capital. Mais, le 30 mai 1987, il écrit à son avocat pour se rétracter.

Selon l’émission « Faites entrer l’accusé » sur France 2 en mai 2007, le premier procès se serait déroulé dans des conditions difficiles pour la défense : Patrick Dils s’exprime peu, complètement abasourdi, effrayé et intimidé par la Cour d’Assises. Il est de plus victime d’une rage de dents et ne prononce qu’une dizaine de mots.

Le 27 janvier 1989, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’assises des mineurs de la Moselle. Le fait qu’il soit mineur n’aura pas été pris en compte, or l’excuse de minorité, question posée systématiquement aux jurés, aurait permis de diviser la durée de la peine par deux (loi actuelle ; à l’époque, l’excuse de la minorité aurait réduit la peine à un maximum de 25 ans). Pour la première fois depuis avril 1987, ses parents sont autorisés à le voir cinq minutes dans un corridor bouclé par les gendarmes. Les parents des victimes disent qu’ils auraient souhaité pour Patrick Dils la peine de mort (récemment abolie en France par le président Mitterrand, en 1981 et pour les mineurs en 1980)1.

Interviewé alors qu’il a été innocenté, Patrick Dils dit qu’il était jeune à l’époque, et trop effrayé pour parler. Il est aussi ému parce qu’il revoit pour la première fois ses parents, après deux ans de prison sans parloir. Maintenant, Patrick Dils s’exprime beaucoup plus sur l’affaire. Il a même écrit un livre.

Une erreur judiciaire

L’enquête

Sept mois s’écoulent entre le meurtre et l’arrestation de Patrick Dils. Selon ses parents, l’inspecteur Bernard Varlet de la Police judiciaire de Metz chargé de l’enquête se montre très agressif et s’acharne contre le jeune Patrick alors qu’il avait déjà obtenu des aveux (répétés par 2 fois) d’un certain Monsieur L. qui travaillait à 100 mètres de l’endroit du meurtre (émission sur NT1). Le chef de l’enquête Bernard Varlet l’a de lui même disculpé alors qu’il avait décrit de manière exacte l’habillement des enfants. Il leur semblait qu’il avait absolument besoin d’un coupable et la juge d’instruction de l’époque, Mlle Mireille Maubert, montre le même type de comportement. Lors d’une visite à cette juge, quand ils lui demandent un permis de visite, elle leur aurait répondu  : « Vous ne le verrez jamais, point final, sortez de mon bureau. »1 De fait, elle refusera pendant seize mois d’accorder un permis de visite aux deux parents.

Essais infructueux de demande en révision

Le 26 juillet 1990, ses avocats déposent une première demande en révision auprès de la Cour de cassation mais elle est rejetée faute d’élément nouveau.

Le 6 mai 1994, Patrick Dils demande la grâce présidentielle à François Mitterrand, qu’il n’obtient pas. Ce dernier écrit à la famille des victimes, les assurant qu’il n’accorderait jamais sa grâce à un meurtrier d’enfants.

De nouveaux faits

Le 24 octobre 1997 l’adjudant-chef de gendarmerie Jean-François Abgrall, de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes, spécialiste des dossiers dans lesquels le tueur en série Francis Heaulme est condamné, mis en examen ou suspect, transmet à la justice un document dans lequel il rend compte d’un entretien qu’il a eu en 1992 à la maison d’arrêt de Brest avec ce dernier, condamné pour trois homicides et mis en examen pour six autres. Dans ce procès-verbal, le gendarme écrit  : « Francis Heaulme nous a tenu les propos suivants, disant avoir effectué une promenade à vélo le long d’une voie de chemin de fer dans l’est de la France, avoir reçu des pierres jetées par deux enfants, être parti, puis repassé sur les lieux quelques minutes plus tard, où il aurait vu les corps de deux enfants près de wagons non loin de poubelles et d’un pont, avoir vu sur les lieux des pompiers et des policiers. »

Le gendarme procède aussitôt à des recherches sur les doubles crimes d’enfants non élucidés. Mais il ne trouve rien, car à cette époque (1992), Patrick Dils était déjà condamné et le double crime était donc supprimé des bases de données.

En 1998, les parents de Patrick Dils, qui croient toujours à l’innocence de leur fils, demandent à deux avocats parisiens, Maîtres Jean-Marc Florand et Karim Achoui, de réétudier le dossier. S’intéressant à Francis Heaulme, ils envoient un courrier à la gendarmerie de Rennes, Le gendarme Abgrall décide alors de rédiger son procès-verbal de renseignement judiciaire, et le 27 mars 1998, Maître Jean-Marc Florand dépose une nouvelle requête en révision après avoir appris que le tueur en série Francis Heaulme était à proximité du lieu du crime à l’époque où il a eu lieu.

Le magistrat délégué par la Cour de Cassation, Jean Favard, avait débuté ses investigations à partir d’un procès-verbal de renseignement judiciaire. Rendant visite à Francis Heaulme, il obtient de nouvelles précisions sur son emploi du temps le 29 septembre 1986, jour du double meurtre. Ce dernier reconnaît avoir été sur place ce jour-là, à l’heure et à l’endroit précis des crimes, avoir vu les enfants, avoir reçu sur la tête des pierres jetées par les deux enfants, mais nie être l’auteur du double meurtre. Sa présence constitue néanmoins un « fait nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ». Le conseiller rapporteur de la commission de révision publie deux rapports en date du 30 juin 1998 et du 16 juillet 1998.

Le 21 juin 1999, la commission de révision des condamnations pénales, présidée par Henri Le Gall, constate que les éléments apportés étaient totalement inconnus du dossier de la Cour d’assises des mineurs en 1989 et qu’ils ne pouvaient que faire douter de sa culpabilité. Il accepte de soumettre le dossier de Patrick Dils à la chambre criminelle de la Cour de cassation siégeant en Cour de révision. Elle en déduit qu’il faut ordonner de nouvelles investigations et procéder à de nouvelles auditions des témoins déjà entendus en 1986 et 1989, mais en les confrontant aux déclarations de Francis Heaulme.

Pendant ce temps, Patrick Dils qui a déjà purgé onze ans et demi, reste toujours détenu. Mais son avocat estime alors que la Cour de révision peut ordonner à tout moment que l’exécution de la peine soit suspendue.

Le 26 juin 2006, le tueur en série Francis Heaulme est mis en examen pour « homicides volontaires » dans l’enquête sur le meurtre des deux enfants de Montigny-lès-Metz. Un non-lieu en faveur de Francis Heaulme est annoncé en avril 2007, l’ADN retrouvé sur le pantalon saisi au domicile de Francis Heaulme ne correspondant pas à celui trouvé sur les deux victimes de Montigny-lès-Metz2.

Son acquittement

Le 21 avril 2001, la Cour de révision annule la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Patrick Dils mais refuse de le remettre en liberté en attendant un nouveau jugement. Le 20 juin 2001 s’ouvre un nouveau procès, devant la cour d’assises des mineurs de la Marne. Patrick Dils est alors âgé de trente et un ans. Francis Heaulme comparaît comme simple témoin. Il refuse d’endosser la responsabilité du double meurtre, malgré les soupçons qui pèsent contre lui. Lui et Patrick Dils se regardent longuement ; Heaulme souhaite même bonne chance à Patrick Dils avant de sortir. La cour, le 29 juin 2001, le condamne à vingt-cinq ans de réclusion criminelle, à la surprise générale. Les journalistes avaient déjà préparé leurs articles, annonçant son acquittement, à partir du moment où l’avocat général avait fait part de son intime conviction : selon lui, Patrick Dils ne pouvait pas être le coupable. Il n’aurait pas eu le temps de commettre ce crime. Condamné à nouveau, Patrick Dils a dix jours pour faire appel. Il le fait, comme le lui permettent désormais les nouvelles lois en vigueur, votées peu avant.

Le 8 avril 2002, s’ouvre le troisième procès devant la cour d’assises des mineurs du Rhône. La loi permet désormais au procès de se tenir en public. La foule se presse au tribunal. En majorité, l’opinion publique est favorable à Patrick Dils, qui apparaît avec un look nouveau, sans lunettes fumées, recoiffé, détendu. Francis Heaulme est à nouveau entendu, avec des témoignages à charge pesant contre lui. Pour la première fois, Patrick Dils parle des tourments endurés en prison : il a été battu, bafoué, violé même. Il revient sur ses aveux, très circonstanciés, qui ont été l’une des seules preuves de la culpabilité de Dils. On ignore encore exactement pourquoi Dils s’est d’abord accusé lui-même, au début de l’affaire. Des preuves sont produites par la gendarmerie, démontrant que Patrick Dils n’a pas eu le temps de commettre ce crime : les enfants sont morts vers 17h, alors que Patrick Dils n’est rentré chez lui que vers 18h45. Le 23 avril 2002, l’avocat général ne réclame ni peine ni condamnation à son encontre ; le jury délibère en quelques heures et Patrick Dils est acquitté le 24 avril 2002. Il sort de prison le soir même à 22 h 10. Des gardes du corps entourent la famille Dils, empêchant les journalistes de les approcher. Finalement, Patrick Dils peut s’exprimer devant les médias, faisant part de son bonheur de retrouver la liberté, enfin. De leur côté, les proches des victimes sont déçus, persuadés qu’on libère un meurtrier.

Divers

La requête en révision

La requête en révision pour élément nouveau a été déposée par l’avocat Jean-Marc Florand devant la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation, afin de remettre en cause l’arrêt de la Cour d’assises, devenu définitif.

Cette possibilité doit se rattacher à l’un ou l’autre des quatre alinéas visés par l’article 622 du Code de procédure pénale  : « La révision d’une décision pénale définitive peut être demandée au bénéfice de toute personne reconnue coupable d’un crime ou d’un délit lorsque… »

L’alinéa 4 auquel la présente requête fait référence dispose : « Après une condamnation vient à se produire ou à se révéler un fait nouveau ou un élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné. »

Dans l’affaire de Patrick Dils, l’élément nouveau est la présence de Francis Heaulme, un des tueurs en série français, à Montigny-lès-Metz, sur les lieux du double meurtre, au jour et à l’heure où ces derniers ont été commis. Cette présence est prouvée par deux procès-verbaux  : celui établi par le gendarme Abgrall et celui du rapporteur de la commission de révision qui confirme et complète le premier. À ce jour, malgré les forts soupçons pesant contre lui, Francis Heaulme n’a pas été inculpé dans cette affaire. Une zone d’ombre pèse encore sur ce terrible double meurtre. Fait douloureux pour les familles des petites victimes, en décembre 2007 la Justice reconnait que l’hypothèse de la culpabilité de F. Heaulme ne tient pas, nourrissant de nouveau le doute sur cette affaire.

Selon certains spécialistes du meurtrier Francis Heaulme, celui-ci aurait toujours refusé de reconnaître le crime pour lequel il est suspecté de peur de voir s’éloigner de lui sa sœur, dernière personne de son entourage continuant à entretenir des relations avec lui3.

L’indemnisation

Bien qu’il soit difficile d’indemniser, la réprobation, l’atteinte à l’honneur, la privation de liberté, l’arrêt brutal de sa scolarité, l’arrachement à l’affection de sa famille et les violences subies en prison ; l’avocat Jean-Marc Florand chiffra à plus de 10 millions de francs le préjudice de Patrick Dils.

Après avoir reçu finalement un million d’euros au titre de l’indemnisation de l’État destiné à atténuer son préjudice, Patrick Dils devait déclarer : « J’aurais préféré ne pas toucher un centime et ne pas avoir vécu toutes ces galères. Ce n’est pas un pactole comme on en décroche au Loto. Ce que j’ai vécu ne se chiffre pas »4

Chanson

Pour dénoncer l’injustice qu’a subie Patrick Dils, le chanteur Garou lui dédie son nouvel opus qui s’intitule : « L’injustice ». Patrick Dils fait une apparition dans le clip.

Remarque : la chanson « L’injustice » écrite quelques années plus tôt par Pascal Obispo découle d’expériences personnelles d’Obispo et n’a rien à voir avec Patrick Dils. Mais l’interprète de cette chanson, le chanteur canadien Garou, a été approché par M. Dils pendant les concerts des « Enfoirés » et effectivement, quelques mois plus tard invita M. Dils à figurer dans le clip de cette chanson.

Patrick Dils a également enregistré une chanson évoquant son histoire  : « Le condamné à tort », texte écrit par Cédric Goueytes à la suite de la lecture du livre de Patrick Dils « Je voulais juste rentrer chez moi« . La musique est signée Cédric Lemire.

Le rappeur marseillais Soprano, du groupe Psy 4 De La Rime interprète une chanson sur la Police dont le titre est « Justicier ». À l’entame de son couplet, on peut l’entendre chanter : « Quand je pense à Omar Raddad et Patrick Dils, je me dis que la Justice est une balance qui trouve rarement son équilibre ».

Le rappeur Kery James a aussi fait une allusion à Patrick Dils dans sa chanson Paro sur l’album « Réel » et dans sa chanson Hardcore 2005 sur l’album « Ma vérité »

Bibliographie

(*) Wikipedia

 

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Image de prévisualisation YouTube  Que pensent les membres de l’association France-Justice (Patrick Dils , André Kaas , Gilles Blanc , Denis Seznec , Maître Gilbert Collard ) des réformes concernanty la justice , après l’affaire d’Outreau …

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RS

Révolution Solaire de Patrick DILS

dilspatrickrs30062011

Pour le 30/06/2011 à 23h16 à Longeville-les-Mets.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 6 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 12:

L’entrée du nœud nord dans votre maison VI va rendre plus faciles toutes vos tâches et besognes habituelles : les obstacles se lèveront, les fardeaux s’allégeront, les oppositions tomberont. Remettez donc sur l’enclume ce travail que des difficultés vous avaient empêché d’achever. Vous allez maintenant les résoudre avec une facilité inhabituelle. Surtout, ne vous dérobez pas à vos tâches car c’est leurs accomplissements qui produiront vos succès de la période qui suivra immédiatement celle-ci. Actuellement, une confiance inébranlable en vos réalisations est le gage absolu de votre réussite ultérieure même si des échecs antérieurs ont pu vous convaincre du contraire. Toute dérobade, par facilité, vous porterait à d’amers regrets plus tard. Ne laissez donc pas passer cette chance. Vous constaterez par ailleurs que vos subalternes ou collègues vous assisteront beaucoup plus spontanément si vous faites appel à eux. Vous aurez un sens plus aigu du détail et ceci vous sera profitable car vous gagnerez à être méthodique dans toutes vos activités et à les achever scrupuleusement. Vos facultés de discernement se trouveront magnifiées. Vous ne rencontrerez plus ces obstacles insurmontables antérieurs. Au contraire, vous constaterez avec étonnement qu’une tonne ne pèse plus que le poids d’une plume. En médecine, c’est maintenant que vous ferez les meilleurs diagnostics et que vous obtiendrez les résultats les plus étonnants vis-à-vis de vos patients. Les guérisons se multiplieront étrangement. Ces réussites valent pour tous ceux dont l’occupation est le médical, le paramédical ou l’assistance sociale, mais plus en cabinet qu’en hôpital. A titre plus personnel, si vous êtes malade, votre santé se rétablira beaucoup plus facilement si vous acceptez ces soins qui purent être inefficaces en d’autres périodes. C’est maintenant que vous trouverez le médecin, la médecine ou la cure que vous cherchiez en vain jusqu’à présent. Choisissez donc cette période pour partir en cure thermale, par exemple. Par ailleurs, si vous le souhaitez, vous trouverez maintenant les personnes pour vous aider que vous aviez recherchées en vain jusqu’à présent. N’hésitez pas à les recruter car ces aides vous seront profitables. Si vous gérez une affaire, c’est le moment de revoir la gestion de votre personnel et de lui accorder les avantages et la considération qu’il mérite. N’hésitez pas à faire preuve de magnanimité et de largesse à son égard ; vous serez largement compensé à terme.

En gestion d’entreprise, c’est, en effet, la qualité de votre personnel et la considération que vous lui apportez qui sera l’atout majeur de votre réussite. Concentrez donc vos efforts vers la direction du personnel et veillez au moindre détail, car, à présent, votre entreprise ne fructifiera qu’au travers des hommes et des femmes qui la  composent. Accordez donc à ceux-ci les motivations auxquelles ils aspirent. En résumé, dépassez les tendances à vous lamenter ou à abandonner, agissez à partir d’une confiance absolue en vos possibilités, faites appel à toutes les aides possibles pour vous seconder. Toutes les assistances vous seront accordées avec facilité, aussi bien de la part de vos collègues que de celle de vos inférieurs ou des sous-traitants. De plus, chacun d’eux vous apportera la compétence qui garantira votre succès ultérieur.

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Personnalité du 18/01/2011 – Al CAPONE 18 janvier, 2011

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http://paranormalknowledge.com/articles/wp-content/uploads/2008/10/al_capone.jpg

Al Capone, le gangster de Chicago a dirigé un grand nombre d’entreprises légitimes, y compris les kiosques à journaux, magasins de fleurs, etc.

http://www.dominiquebesson.com/photos_gm/al-capone.jpg

http://api.ning.com/files/395Z*0oawCKFQeD4DDBt2cqZPPH83w2nBdMiDCEZNRr7oS2nX57a-B5ua5qU1fAxlpnI*Q9kcWQeCHAKYhQzGPbYJjDINfbn/al_capone_bat.jpg

http://www.petitpeuple.fr/accueil/images/stories/jds/bootleggers/al_capone_1931.jpg

Al CAPONE roi du tripot.

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La voiture d’Al CAPONE, une Cadillac V16 de 1930

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Al Capone et l'un de ses plus fidèles collaborateurs Frankie Rio après leur arrestation à Chicago en 1930. Le fameux gangster italo-américain a inspiré Brian de Palma qui réalisera ''les Incorruptibles'' avec Robert de Niro (1987).

Al Capone et l’un de ses plus fidèles collaborateurs Frankie Rio après leur arrestation à Chicago en 1930. Le fameux gangster italo-américain a inspiré Brian de Palma qui réalisera « les Incorruptibles » avec Robert de Niro (1987).

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Photos officielles d’AL CAPONE après son arrestation, avant de loger à Alcatraz.

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http://elbauldejosete.files.wordpress.com/2008/01/800px-al-capone-cell.jpg

La cellule d’Al CAPONE à Alcatraz

Al CAPONE style

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Al CAPONE  

né le 18 Janvier 1899 à 09h30 à Brooklyn (NY) – USA

Personnalité du 18/01/2011 - Al CAPONE dans 01/2011 alcapone18011899

Al Capone (17 janvier 1899 à Brooklyn, New York – 25 janvier 1947 à Miami Beach en Floride, États-Unis), de son vrai nom Alphonse Gabriel Capone et surnommé Scarface, est le plus célèbre des gangsters américains du XXe siècle.

Il fut le parrain de la mafia de Chicago de 1925 à 1932.

Personnage emblématique de l’essor du crime organisé dans les États-Unis de la Prohibition, il a contribué à donner à Chicago durant les années 1920 et 1930, sa triste réputation de ville sans foi ni loi.

Alphonse Gabriel Capone, est né le 17 janvier 1899 à New York, dans le quartier Brooklyn. Ses parents sont des Italiens de la région de Naples. Fuyant la misère de leur pays natal, ils vont, comme beaucoup de leurs compatriotes à cette époque, tenter leur chance aux Etats-Unis en espérant réaliser le rêve américain. Son père Gabriele Capone (1864-1920), né Caponi (son nom a été américanise en Capone par les services d’immigration à son arrivée), est d’abord caissier dans une épicerie puis réussit à ouvrir un salon de coiffure qui faisait aussi office de barbier. Sa mère, Teresa Capone, née Raiola (1867-1952) est une couturière, catholique très croyante. Ils sont arrivés à New York en 1894 avec deux enfants en bas âge et un troisième à venir. Al est le quatrième d’une fratrie de neuf frères et sœurs qui le suivront presque tous dans ses activités criminelles. La famille de Capone émigre brièvement au Canada avant de revenir s’installer en 1894 à Brooklyn dans le quartier de Navy yard. Al Capone quitte l’école à 14 ans, en 6e, après avoir tabassé son professeur.

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Sanctus Al Caponis, No-One

Adolescent, il rejoint des petites bandes du quartier, des Brooklyn Rippers (« éventreurs de Brooklyn ») et les Forty Thieves Juniors (« 40 voleurs juniors »). Plus tard, dans le plus célèbre Five Points (« gang des 5 points ») à Miami (la ville de Floride qui est devenue à cause de la mafia un endroit mal famé et dangereux). Ce gang est dirigé par Frankie Yale. Celui-ci l’engage comme barman et videur dans son bar le Harvard Inn. Al Capone a 18 ans. C’est au cours d’une dispute avec un client Franck Gallaccio, un mafieux local, dont il avait par inadvertance insulté la sœur à la porte d’une discothèque qu’il se fait entailler au rasoir la joue gauche, ce qui lui vaudra son surnom de Scarface (« balafré » en français). Capone s’excusera auprès de Gallaccio à la demande de Yale. Plus tard, il en fera même son garde du corps.

En 1918, il épouse une femme d’origine irlandaise du nom de Mae Coughlin (1897-1986) dont il vient juste d’avoir un fils Albert Francis Capone (1918-2004) (celui-ci changera son nom en Brown en 1966). Il commet au moins dix meurtres avant de partir s’installer dans un autre secteur de Brooklyn où il se met au service de Johnny Torrio, un patron de la pègre. En 1922, ayant fait la preuve de ses bonnes dispositions, Capone devient le bras droit de Torrio.

En 1925, Torrio est grièvement blessé au cours d’une fusillade et décide de prendre sa retraite dans son Italie natale, abandonnant les commandes à Capone. La guerre impitoyable que celui-ci livre alors à ses adversaires Bugs Moran et Hymie Weiss, ainsi que l’instauration, sous sa férule, d’une corruption organisée des autorités locales lui assurent une renommée internationale.

Al Capone a surtout laissé un nom dans l’histoire de la Mafia pour avoir été, de 1925 à 1930, au plus fort de la prohibition, le patron de l’industrie du vice à Chicago. Il a amassé une fortune immense (ses revenus annuels ont atteint 105 millions USD de l’époque) grâce à l’exploitation de Speakeasies (bars clandestins), de jackpots, de bordels, de boîtes de nuit, de poissonneries et de boucheries et à ses activités dans le milieu. Ses méthodes d’intimidation étaient telles que, faute de témoins à charge, il ne fut jamais poursuivi, même pour des crimes notoires.

Al Capone est l’instigateur du massacre de la Saint-Valentin, le 14 février 1929, au cours duquel il fait abattre les hommes de l’un de ses principaux adversaires, Bugs Moran. Ce dernier, échappe à la tuerie, tandis qu’Al Capone, pour sa part, se trouve en Floride.

En 1931, il est condamné pour fraude fiscale, finalement trahi par un train de vie exagérément supérieur à ses revenus officiels.

Le gouvernement fédéral ayant en effet renforcé la répression en matière fiscale, Eliot Ness, agent du Bureau de la Prohibition, secondé de ses fameux « Incorruptibles », ainsi que Frank Wilson, agent du service des impôts, peuvent enfin entrer en action.

Ayant à répondre d’accusations de fraude fiscale et d’infraction aux lois sur la Prohibition, Al Capone plaide d’abord coupable, espérant se tirer d’affaire grâce au paiement d’une caution. Mais, après le rejet de la requête de l’avocat et l’échec d’une tentative de subornation du jury, l’« ennemi public n°1 » est déclaré coupable et condamné à onze années de prison, à 50 000 USD d’amende, et à 30 000 USD de frais de justice.

240px-Alcatraz_island dans Personnalités du jourAlcatraz, où Capone fut incarcéré

Al Capone est envoyé dans une prison d’Atlanta d’où il peut continuer à gérer ses affaires, avant d’être emprisonné dans la célèbre prison d’Alcatraz, où il a été soumis à un régime très sévère et placé à l’isolement.

En raison de la fin de la Prohibition et de l’absence de son chef, l’« Empire » qu’Al Capone a édifié est englouti par ses successeurs. Mal soigné d’une syphilis et ne représentant plus une menace, il est relaxé en 1939, et libéré. Le 21 janvier 1947, alors qu’il vit en Floride, il est victime d’une apoplexie, probablement liée à sa syphilis et perd connaissance. Il reprend connaissance mais est victime d’une pneumonie, le 24 janvier de la même année. Il meurt le lendemain, victime d’un arrêt cardiaque.

Al Capone est d’abord inhumé sur le Mount Olivet Cemetery à Chicago, auprès de son père Gabriele et de son frère Frank. Mais en mars 1950, ses cendres sont transférées au cimetière Mount Carmel.

Biographie restituée dans le contexte

Les années 1920 aux États-Unis

Les débuts du XXe siècle dans l’histoire américaine sont marquants. C’est en 1920 que les femmes obtiennent le droit de vote (19e amendement de la Constitution américaine). C’est aussi dans les mêmes années que le Sénat américain refuse d’adhérer à la Société des Nations, société qui était au départ une idée du président Wilson. Contre celui-ci, Warren Harding fut élu à la présidence à ce moment-là.

C’est dans ces années de changement que commence le « règne » d’Al Capone sur Chicago. C’est en effet dans ce contexte sociopolitique que la mafia américaine (dirigée en majorité par des italo-américains) put émerger en puissance dans les villes importantes des États-Unis. Le sénat américain vota en faveur de l’amendement 18 de la Constitution américaine, qui posait les bases de ce qu’on a appelé la Prohibition. C’est donc dans l’objectif de réduire l’alcoolisme, d’augmenter de ce fait la productivité dans les usines et de diminuer les viols que la Prohibition entrera en vigueur le 17 janvier 1920. Le nom de l’amendement est le « Volstead Act » (loi Volstead), du nom de Andrew J.Volstead qui rédigea cette loi.

Adolescence de Capone

Contrairement aux rumeurs colportées sur son lieu de naissance en Sicile, Al Capone est né à Brooklyn dans l’état de New York le 17 janvier 1899. Alphonse Capone déménagea plusieurs fois avec sa famille (originaire de la région de Naples) au cours de son enfance, restant néanmoins toujours à New York. Il quitta l’école à 14 ans après avoir frappé un professeur et commença peu de temps après à accomplir de petites « missions », pour un de ses voisins, Johnny Torrio, qui contrôlait la loterie du quartier italien ainsi que plusieurs bordels et tripots.

L’avant parrain

Chicago Outfit.

Il faisait donc des sales boulots pour Torrio. « Torrio présenta Capone à Frankie Yale, un des maîtres de la pègre new-yorkaise ; ce dernier donna du travail à Capone au Harvard Inn qu’il dirigeait sur Coney Island. C’est lors d’une bagarre au sujet d’une fille de l’établissement que Capone reçut les trois coups de rasoir au visage qui lui valurent le surnom de « Scarface » : le balafré. En 1918, Capone quitta son travail et s’enfuit pour Baltimore. Du jour au lendemain, Al changea du tout au tout lorsque son père mourut le 14 novembre 1920 d’une maladie cardiaque à l’âge de cinquante-cinq ans. Selon Bergreen, la mort de son père mit fin à la carrière légale de Capone. Il est possible que la disparition soudaine de l’autorité parentale ait amené le jeune Capone à abandonner sa carrière de comptable ainsi que son aura de respectabilité. Torrio le contacta, lui indiquant que Chicago était un terrain quasiment libre, et l’invitant à le rejoindre sur place. C’est à Chicago que Capone, collaborant avec Torrio, commença son ascension vers les plus hautes sphères du crime organisé.

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La maison d’Al Capone dans les années 1920 au 7244 South Prairie dans le quartier de Greater Grand Crossing à Chicago.

Quelques faits sur la carrière de Capone afin de montrer la manière de monter les échelons de la famiglia. « À l’arrivée de Capone l’organisation de Torrio était déjà une affaire très rentable, rapportant 10 millions de dollars par an grâce à la bière, le jeu et la prostitution. Le gang comptait entre 700 et 800 hommes. Capone commença en bas de l’échelle comme rabatteur à l’entrée d’une maison close. C’est probablement là qu’il rencontra Jake Guzik, un membre d’une famille juive de proxénétisme. Ils se lièrent rapidement, et Guzik devint le « trésorier » de l’organisation. L’estime que Capone portait à Guzik fut démontrée en 1924, quand un braqueur nommé Jow Howard fit une remarque antisémite en leur présence. Capone l’abattit de six balles, devant témoins, dans un saloon de South Wabash Avenue. Capone fut interrogé par le procureur adjoint de l’État, William McSwiggin, mais relâché faute de preuve : tous les témoins semblaient soudainement souffrir de troubles de la mémoire. En 1922, Capone fut rejoint par son frère Ralph et Armand Taheri. Al devint patron du « Quatre-Deux », et associé de Torrio, recevant un salaire de 25 000 dollars par an. En 1923, poussés par l’élection de William E. Dever, un maire peu coopératif qui avait fait fermer 7 000 bars clandestins, Torrio et Capone déplacèrent leur quartier général du Quatre-Deux jusqu’à l’Hawthorne Inn, à Cicero, dans la banlieue de Chicago, et donc hors de la juridiction du maire de Chicago.

Le secteur était dominé par la centrale Western Electric, qui employait 40 000 personnes et payait bien, la population avait donc beaucoup d’argent à dépenser dans les officines de paris et les bars de Capone. Cicero avait aussi une importante communauté tchèque, habituée à la bière bohémienne fournie par les O’Donnell du quartier Ouest, qui n’avaient pas rejoint l’organisation de Torrio, et considéraient Cicero comme faisant partie de leur territoire. Sans les en informer, ce que la plus élémentaire « courtoisie » professionnelle aurait dicté, Torrio testa l’étendue de leur pouvoir en installant une maison de passe sur Roosevelt Road. La police locale, à la demande des O’Donnell, la fit promptement fermer : les O’Donnell désapprouvaient la prostitution. Ils autorisaient le jeu, par contre, mais uniquement sous la forme de machines à sous, contrôlées par un élu local nommé Eddie Vogel. Torrio, pour venger la fermeture de son bordel, envoya le shérif du Comté de Cook confisquer les machines à sous de Vogel. Torrio organisa ensuite une rencontre avec Vogel et les O’Donnell et négocia une trêve.

Les machines furent rendues, et Torrio accepta de ne pas ouvrir de maisons closes à Cicero. Il permettait aussi aux O’Donnell de continuer la distribution de bière dans certains quartiers de la ville. En échange, le Syndicat obtenait l’autorisation de vendre de la bière dans le reste de la ville, et d’ouvrir des casinos et des cabarets où il voudrait. Ayant pris pied dans Cicero, Torrio laissa les affaires à la charge de Capone et repartit pour l’Italie avec sa mère et quelques millions de dollars. Il acheta une villa pour la vieille femme, mit le reste de l’argent dans une banque italienne, et repartit pour Chicago. »

Al Capone maître de Cicero

Un évènement tragique se déroula dans la vie d’Al Capone : la mort de son frère Frank. Le premier défi auquel Capone eut à faire face fut la prise en main de la municipalité de Cicero. L’occasion s’en présenta à l’occasion de l’élection municipale de 1924, opposant le démocrate Rudolph Hurt et le républicain Joseph Z. Klenga. L’élection eut lieu le 1er avril. Capone mit tout le poids du Syndicat dans la balance pour favoriser Klenga. Capone avait installé toute sa famille à Chicago et ses frères Ralph et Frank, ainsi que son cousin Charly Fischetti, aidèrent à la campagne musclée en faveur de Klenga et des autres candidats soutenus par les gangs. Ils étaient assistés par 200 hommes de main installés autour dans les bureaux de vote pour terroriser les électeurs. Dans les circonscriptions votant traditionnellement démocrate, ils allèrent jusqu’à vider les urnes pour les bourrer de bulletins de leurs candidats. La violence de ces opérations et la rumeur de la fraude remontèrent jusqu’au juge du comté, Edmund J. Jarecki, qui déploya une force de 70 policiers en civil et en voitures banalisées ayant ordre d’aller chercher les responsables à Cicero. La première personne qu’ils virent en passant devant la centrale électrique fut Frank Capone. Ils freinèrent et sortirent de leurs voitures. Croyant à l’attaque d’un gang rival, Frank tenta de sortir son arme, mais fut littéralement coupé en deux par la décharge de plusieurs fusils. Les policiers vidèrent leurs armes sur son cadavre et le laissèrent là. Il avait 29 ans. Le gang lui organisa de superbes funérailles, dans un cercueil plaqué argent et la petite maison Capone sur South Prairie Avenue fut décorée de 20 000 dollars de fleurs. Al Capone avait perdu un frère mais il avait remporté l’élection et était à présent le maître de Cicero.

L’« empire » Capone

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Le Lexington Hôtel à Chicago : bureaux d’Al Capone surnommés le « château Capone », photographié dans le début des années 1990. Il fut démoli en 1995.

Pour continuer l’histoire Capone, ce parrain bâtit un véritable empire à la suite de tout cela. La base des opérations de Capone à Cicero était l’Hawthorne Inn, au 4833 de la 22e rue. L’attaque qui avait coûté la vie à son frère lui fit renforcer la sécurité et il fortifia l’endroit, postant des hommes armés dans le hall et faisant poser des volets blindés aux fenêtres. Capone contrôlait à présent 161 bars clandestins à Cicero et 150 tripots. L’un d’entre eux, l’Hawthorne Smoke Shop, situé dans Hawthorne Inn, rapportait 50 000 dollars par jour. Il possédait aussi 22 maisons de passe, ne se sentant plus lié à l’accord passé avec les O’Donnell. C’étaient des établissements de dernière catégorie où les filles se vendaient pour 5 dollars et où les clients attendaient assis sur des bancs de bois. Le chiffre d’affaires de l’empire de Capone avoisinait les 105 millions de dollars par an mais les coûts de fonctionnement étaient élevés. Les pots-de-vin à la police représentaient 30 millions à eux seuls. Malgré tout, les bénéfices restaient colossaux. Les hommes travaillant pour Capone gagnaient 250 dollars par semaine. Comparés aux employés de la Western Electric, ils étaient riches. Capone portait des costumes à 5000 dollars (et n’avait que 25 ans).

Il continue donc à prospérer des années durant, éliminant sur son passage plusieurs adversaires tels Dion O’Banion et Hymie Weiss. Il continua sa vie de « pacha » dans le crime. Tous les meurtres qu’il commit restèrent impunis. Tous les procès contre les coups qu’il porta furent abandonnés soit faute de preuve, soit faute de témoin… En 1927, suite au procès opposant Sullivan (un gangster opérant dans la vente d’alcool illicite) au ministère public des États-Unis, la Cour suprême fit passer une loi autorisant le fisc à taxer les revenus de la vente illicite d’alcool au même titre que n’importe quel autre revenu. Même si la loi pouvait sembler absurde à première vue – pourquoi quelqu’un gagnant illégalement de l’argent irait-il le déclarer ? — elle devint vite une arme puissante contre les trafiquants. Ils pouvaient à présent être envoyés en prison pour fraude fiscale s’ils ne déclaraient pas la totalité de leurs revenus. Et s’ils la déclaraient, ils admettaient eux-mêmes leur participation à des activités illégales. Le bureau du procureur fédéral à Chicago estima à 105 millions de dollars le chiffre d’affaires de l’organisation de Capone, au titre du trafic d’alcool, du jeu, du proxénétisme et des rackets sur lesquels personne n’avait payé d’impôts. Une loi qui pourrait bien défaire l’empire Capone. Capone avait un train de vie très dispendieux et empruntait souvent de fausses identités, il était donc difficile de l’inculper.

Le massacre de la Saint-Valentin

Massacre de la Saint-Valentin (Chicago).

Capone avait plusieurs adversaires. L’un d’eux, dirigeant un gang à majorité irlandaise, était particulièrement tenace. C’est pourquoi l’équipe de Capone mit en place une opération probablement imaginée par Jack McGurn, dans le but d’éliminer George Moran et les membres clés de son gang des quartiers nord. Capone quitta Chicago pour la Floride, laissant l’exécution du plan à la charge de McGurn, se taillant pour sa part un alibi parfait. Le quartier général de Moran était le garage de la SMS Cartage Company, au 2122 North Clark Street. Capone devait être certain que Moran et ses hommes fussent tous réunis avant d’agir. Pour amorcer le piège il demanda à un braqueur de cargaison de Détroit de proposer à Moran de lui vendre un camion de whisky de contrebande (du Canada). Moran accepta de l’acheter et demanda qu’on lui amène le camion au garage à dix heures et demie du matin, le 14 février, jour de la Saint-Valentin.

À l’heure dite, en lieu et place du camion ce furent trois hommes portant l’uniforme de la police de Chicago et des mitraillettes Thompson qui se présentèrent accompagnés de deux hommes en civil. Leur voiture traversa la porte du garage. Il y avait là 7 personnes, 6 membres du gang et un respectable oculiste de Chicago, dont le seul crime était d’aimer fréquenter les gangsters. Les membres du gang ne s’en inquiétèrent pas outre mesure, pensant à une simple descente de police. On leur ordonna de s’aligner face au mur. Puis les « policiers » (des hommes de Capone) ouvrirent le feu, les tuant tous. Les experts en balistique retrouvèrent par la suite entre 80 et 100 balles de calibre 45. Bugs Moran, le chef du clan, visé par l’attaque mais qui, miraculeusement, ne s’était pas trouvé sur les lieux au moment du massacre, déclara : « Seul Capone tue des gens comme cela ».

Ennemi public numéro 1

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Cellule d’Al Capone qu’il fréquenta en 1929 et arrangea luxueusement (Eastern State Penitentiary, Philadelphie, Pennsylvanie, Septembre 2007)

La première arrestation d’Al Capone fut arrangée. Il fut décidé qu’à cause de la publicité du massacre de la Saint-Valentin, pour calmer l’opinion publique, de lui donner une peine d’au moins un an. Capone et Hoff, le chef d’un poste de police de Chicago, se mirent d’accord pour qu’il soit inculpé pour cause de port d’arme illégal. Il fut condamné, en août 1929 à neuf mois de prison (Eastern State Penitentiary) où il fit arranger sa cellule luxueusement (moquette et meubles anciens). Il fut libéré après dix mois de prison. Chaque policier ayant procédé à l’arrestation de Capone reçut 10 000 dollars pour sa capture.

Plusieurs manifestations anti-prohibition se faisaient sentir et l’opinion publique, suite au massacre de la Saint-Valentin, avait changé face à la mafia. Avant le massacre, les syndicats du crime jouissaient d’une popularité importante. Procurant de l’alcool aux gens malgré la Prohibition, ils avaient le soutien populaire. Mais le massacre sanglant, choqua l’opinion publique. Les manifestations anti-prohibition et anti-mafia se succédèrent.

En 1930, alors que l’abrogation de la Prohibition se profilait, un associé de Capone, Murray Llewellyn Humphreys, suggéra une autre source de revenus. Il avait remarqué que les marges sur le lait étaient plus importantes que sur le whisky de contrebande et le marché plus important, puisque les enfants en consommaient. Capone apprécia cette idée. Humphreys fit enlever le président du Syndicat local des livreurs de lait, touchant une rançon de 50 000 dollars, qu’il utilisa pour monter sa propre entreprise de livraisons, Meadowmoor Dairies et mina la concurrence en employant des chauffeurs non syndiqués. Les prix baissèrent, et Meadowmoor détint un monopole de fait sur ce marché.

La soupe populaire

À 31 ans, Capone était l’homme le plus puissant de Chicago. Son revenu net tiré des rackets et du proxénétisme était estimé à 6 millions de dollars par semaine. Pourtant, on était au début de la Grande Crise Années 1930. On voyait partout dans le pays des entreprises faire faillite et des sommes folles être englouties par la bourse qui s’effondra le 23 octobre 1929, entraînant à sa suite les marchés financiers du monde entier. Début 1931, alors que la crise s’aggravait, des milliers de chômeurs se retrouvèrent dans les rues de Chicago. Capone saisit l’occasion de combattre son image d’ennemi public numéro 1 en ouvrant une soupe populaire sur South State Street pendant les mois d’hiver. Le jour de Thanksgiving, il donna à manger à plus de 5000 personnes. Ces preuves de bonne volonté aidèrent à améliorer son image auprès du peuple américain, mais ne fit rien pour calmer le fisc qui se demandait d’où sortait l’argent.

La fin de Capone

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Photo d’identité d’Al Capone prise lors de son incarcération à la Federal Correctional Institution de Terminal Island en 1939

L’administration fiscale et la police, qui enquêtaient sur Capone, n’étaient toujours pas capables de prouver ni ses meurtres, ni ses trafics d’alcool, ni ses rackets. Les enquêteurs se concentrèrent donc sur les dépenses de ce dernier, les comparant méticuleusement à ses revenus déclarés. Le fisc enquêta dans les boutiques de Chicago et de Miami pour calculer le prix de ses meubles, de sa vaisselle et même de ses sous-vêtements. Après des centaines d’interrogatoires, il était clair que ses revenus étaient bien plus importants que ce qui était déclaré. On chiffra ses revenus nets en 1924 et 1929 à 1 035 654 dollars et 84 cents, représentant 215 080,48 dollars d’impôt. On lui laissa une chance de payer, il refusa. Le 5 juin 1931, il fut inculpé pour fraude fiscale, fut jugé le 7 octobre et condamné le 24 octobre à 11 ans de prison et 80 000 dollars d’amende. Il passa d’une prison du comté de Cook à la prison d’État d’Atlanta, puis en 1934 à Alcatraz. En 1939, attaqué par la syphilis, il fut envoyé à Terminal Island, près de Los Angeles, puis rendu à sa famille. Capone mourut chez lui, d’une crise cardiaque, le 25 janvier 1947.

Il fut inhumé aux côtés de sa famille, au cimetière Mount Carmel de Hillside près de Chicago.

L’après Capone

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Tombe d’Al Capone (Cimetière Mount Carmel, Hillside, Illinois)

Quand Capone arriva à Chicago en 1921, la ville était un méli-mélo de gangs de différentes origines combattant pour un territoire. Dix ans plus tard, quand il fut envoyé en prison la situation avait bien changé. Quand la Prohibition fut abrogée le 5 décembre 1933 par le 21e amendement de la constitution des États-Unis, les vieux gangs avaient disparu, absorbés par l’organisation de Capone. Les autorités et le peuple américain croyaient qu’en éliminant Capone, en le confinant à Alcatraz, son gang s’effondrerait. La presse avait donné du gangster l’image du génie du crime, seul responsable de la corruption politique et de la violence qui tenait la ville. Mais tous étaient dans l’erreur. Bien sûr, Capone a instauré un modèle dans les organisations criminelles mais avec sa mort, l’organisation ne disparut pas. Capone avait fait de l’organisation de Torrio une entreprise moderne destinée à survivre à ses créateurs. La Prohibition lui avait permis d’amasser assez d’argent pour pouvoir créer et diversifier un réseau la liant à d’autres groupes criminels : à New York, dans le New Jersey, à Buffalo, à Cleveland, à Kansas City, au Canada et dans les Caraïbes : tous avaient été impliqués dans la production et la logistique de la contrebande d’alcool. Ces groupes, au départ indépendants, étaient maintenant en contact permanent. Toute la technologie moderne (téléphone, voiture, etc.) leur permit de faciliter les contacts et de créer un réseau très étendu du crime organisé dans différents domaines : drogue, prostitution, construction.

Culture populaire

Al Capone est sans aucun doute le plus célèbre et le plus populaire des gangsters américains du XXe siècle. C’est à ce titre qu’il a fait l’objet de nombreux articles, livres et films. Les interprètes d’Al Capone au cinéma sont nombreux : citons en particulier Marlon Brando, Wallace Beery, Rod Steiger, Neville Brand, Jason Robards, Robert De Niro et Ben Gazzara.

À la télévision, la « légende » d’Al Capone constitue l’un des thèmes de la série des Incorruptibles, commencée en 1959 et adaptée par la suite au cinéma par Brian De Palma, qui a donné naissance au mythe d’une rivalité personnelle entre le tristement célèbre « Balafré » et l’Incorruptible Eliot Ness.

Al Capone est le seul personnage historique réel à faire une apparition dans un album d’Hergé : Tintin en Amérique.

Filmographie

Quelques célèbres interprètes d’Al Capone au cinéma et à la télévision :

Bibliographie

Citations célèbres

«On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver, qu’avec un mot gentil tout seul.» Al Capone[5]. Citation la plus célèbre, reprise notamment dans le jeu vidéo Civilization IV.

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Al CAPONE

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Pour le 18/01/1947 à 06h25 T.U., à Brooklyn

 

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 3, ET NOEUD SUD EN MAISON 9

Vous vivez une période propice à tous les types de communication, de mouvement et d’échanges. Orientez-vous donc vers le commerce ou concentrez vos efforts sur l’augmentation d’une clientèle. Actuellement, le destin vous soutiendra dans ce genre d’orientation.

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Personnalité du 11/01/2011 – Jérôme KERVIEL 11 janvier, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 01/2011,Faits divers,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

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http://www.portdehyeres.com/site/wp-content/uploads/2010/10/jerome_kerviel_trader_societe_generale.jpg

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/photos_on_ne_parle_que_de_ca/jerome_kerviel/portrait_de_jerome_kerviel/576163-1-fre-FR/portrait_de_jerome_kerviel_reference.jpg

http://maissi.unblog.fr/files/2010/06/0a9.jpg

Personnalité du 11/01/2011 - Jérôme KERVIEL dans 01/2011 leparisienkerviel

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/03/18/20080318PHOWWW00232.jpg

http://jeromekerviel.forumpro.fr/login

Actualités de J. KERVIEL

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Jérôme KERVIEL

né le 11 Janvier 1977 à 16h20 à Pont-l’Abbé (29) – FRANCE

jromekerviel11011977 dans Faits divers

Jérôme Kerviel (né le 11 janvier 1977 à Pont-l’Abbé, France[1]) (*) est un opérateur de marché salarié de la Société générale, jugé responsable, à hauteur de 4,82 milliards d’euros[2], des pertes de la banque découvertes en janvier 2008, celles-ci résultant de ses prises de positions sur des contrats à terme sur indices d’actions s’élevant à cette époque à environ 50 milliards d’euros.

Le lendemain de l’annonce par le président de la banque d’une fraude de son employé, l’agence Reuters écrivait que « les services du procureur de Paris ont précisé que le délit imputé à Jérôme Kerviel n’était pas automatiquement constitué. Le trader est payé pour acheter et vendre et le seul fait qu’il ait perdu, même des sommes importantes, ne le désigne pas comme coupable »[3],[4].

Si on impute à Jérôme Kerviel la responsabilité de la totalité des pertes enregistrées à l’issue de la liquidation de ses positions, celle-ci serait la perte la plus élevée à ce jour qui ait été causée par les erreurs d’appréciation d’un trader, employé d’un établissement financier[5].

Il a été condamné le 5 octobre 2010 par le tribunal correctionnel de Paris et a fait appel de la décision.

Jérôme Kerviel est natif de Pont-l’Abbé en Bretagne où sa mère tenait un salon de coiffure. Son père fut artisan forgeron, puis maître dans un centre d’apprentissage professionnel de chaudronnerie, avant de décéder en 2006[6]. Il poursuit ses études au collège/lycée Laënnec et obtient en 1995 son baccalauréat ES[7]. Après son baccalauréat, il suit un DEUG en sciences économiques au Pôle Pierre-Jakez Hélias de Quimper où il se passionne pour les chiffres. Il passe ensuite une licence à l’IUP banque et finances de l’université de Nantes avant d’acquérir en 1999 un DESS « back et middle office » à l’université Lyon 2 en alternance[6] ; pour cela il est étudiant quatre mois à l’université et apprenti huit mois en entreprise (dont six chez BNP Arbitrage[6]). Il obtient son master en finance de marché avec la mention « assez-bien » en septembre 2000. Cette formation est destinée à former plutôt des contrôleurs des opérations de traders que des traders[6].

La Société générale le recrute dès août 2000 au sein de la division banque d’investissement et de financement (SG CIB) à La Défense à Puteaux. Il travaille d’abord au « middle office » avant de passer en 2005, au « front office ». Il est alors en charge de l’arbitrage[8] sur des contrats à terme portant sur des indices boursiers.

Découverte de la fraude

Le 24 janvier 2008, à l’occasion de la publication des résultats de son exercice 2007, la direction de la Société générale organise une conférence de presse afin de dévoiler l’affaire dont elle se dit victime. D’après Daniel Bouton, PDG de la banque, un opérateur de marché, faisant partie de ses effectifs, aurait exposé la banque à un risque de marché alors que ce n’était pas dans ses attributions. Il aurait accumulé des positions acheteuses sur les contrats à terme portant sur indice et dissimulé ces opérations faites sur le marché en introduisant dans le système informatique de la Société générale des opérations inverses fictives les compensant[9].

Le trader aurait pris des positions plutôt heureuses en 2007, réussissant à masquer l’importance et le risque des positions qu’il avait prises grâce à sa très bonne connaissance des procédures de contrôle interne, connaissances qu’il aurait acquises lors de ses quelques années passées au « middle office ». Il n’y aurait eu, selon les dirigeants de la banque, aucun enrichissement personnel[10]. Selon la banque, il aurait reconnu lors de l’enquête interne de la Société générale au moment de la découverte de ses malversations, avoir effectué les opérations litigieuses et les avoir masquées.

Lorsque les positions secrètes ont été découvertes le 18 janvier 2008, la perte latente enregistrée était assez faible au vu des montants engagés, mais la Société générale a estimé que cela l’exposait à des risques considérables. Le PDG de la banque, Daniel Bouton a ainsi déclaré que « Si une guerre avait éclaté lundi ou si les marchés avaient chuté de 30%, la Société générale (GLE) risquait le pire avec une telle exposition ». La banque a donc préféré déboucler dans le secret les positions au plus vite en vendant pour 60 milliards d’euros d’options du lundi au mercredi suivant, mais jouant alors de malchance avec la chute des places financières en ce début de semaine, enregistre une moins-value nette record de 4,9 milliards d’euros (sur un bénéfice annuel 2007 estimé préalablement à 7 milliards d’euros)[10]. Selon le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, les ventes colossales de titres de la banque n’ont pas contribué à la chute des cours[11]. La Société générale a procédé au débouclage de ses positions en respectant les seuils de volumes maximum recommandés par les autorités financières. Elle a par ailleurs acheté des titres permettant de couvrir l’effet de cette vente en masse.

Pour pouvoir atteindre une telle perte fictive, les montants engagés étaient de l’ordre de 50 milliards d’euros[12] concentré sur des futures à fort effet de levier portant sur les indices Eurostoxx, DAX et Footsie.

La banque envisage le licenciement de son opérateur de marché et dit l’avoir mis à pied à titre conservatoire le dimanche 20 janvier 2008[13].

Crise financière de janvier 2008 à la Société générale.

Médiatisation du jeune trader

Au moment de la révélation de la fraude, la Société générale lors de sa conférence de presse, ne nomme pas expressément Jérôme Kerviel. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que son nom est lâché au public, et rapidement confirmé par un cadre dirigeant de la banque. La direction des ressources humaines du groupe évoque alors « un être fragile », « sans génie particulier », traversant des « difficultés familiales »[14]. Le PDG Daniel Bouton lui a attribué lors d’une interview sur France Info le 24 janvier 2008, la responsabilité de la fraude, sans parvenir à le qualifier : « cet escroc, ce fraudeur, ce terroriste, je ne sais pas »[12].

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a accentué la pression le 24 janvier 2008 sur le jeune trader affirmant qu’« il s’est enfui mais il n’est pas près d’être réembauché par des banques, croyez-moi »[15] et ajoutant qu’il s’agit d’un « génie de la fraude »[16]. Il a également lancé le même jour une enquête au nom de la Banque de France sur l’affaire.

Le 25 janvier 2008 l’avocate choisie par Jérôme Kerviel lance une contre-attaque médiatique : ni lui, ni son avocate ne contestent les faits reprochés et indiquent simplement que Jérôme Kerviel n’était pas en fuite et qu’il attendait la convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement[17] et qu’il était à la disposition de la justice pour être entendu.

L’ampleur des pertes imputées par la Société générale surprend, certains s’étonnent qu’une telle exposition aux risques ait pu durer si longtemps sans être détectée, voire s’interrogent sur l’existence de complicités[18].

En mai 2010, Jérôme Kerviel publie un ouvrage L’engrenage: mémoires d’un trader aux éditions Flammarion.

Engouement du grand public et popularité

Cette histoire a eu un retentissement si important, en raison de l’importance des fonds engagés qui s’élèvent à 50 milliards d’euros, soit 1,8 fois le montant des fonds propres de la banque, que le nom de l’ancien trader junior de la Société générale est devenu dès le 25 janvier 2008 le nom le plus recherché sur Internet.

Mais si Kerviel est souvent qualifié, selon l’expression popularisée par le film, de rogue trader (opérateur de marché voyou), il bénéficie paradoxalement d’une importante popularité sur internet : la médiatisation de « l’affaire Kerviel » a propulsé Jérôme Kerviel au rang de véritable icône du web[19] devenant l’objet d’un site de blagues[20] sur son implication prétendue dans diverses affaires tels que les Kerviel Facts[21].

Des blogs de discussion et de soutien, un fan club vendant des T-shirts à son nom, un autre proposant des goodies indispensables pour le « livestyle Jérôme » avec des portables, des montres Patek et des judoguis à sa marque, plusieurs vidéos parodiques ont été créées[22]. Sur Facebook en particulier, les internautes ont été nombreux à manifester un soutien humoristique à Kerviel. Des T-Shirt « petite amie de Jérôme Kerviel » sont également en vente[23].

Un sondage d’opinion fait le 31 janvier 2008 à la demande du journal Le Figaro montre que 13% des Français estiment que Jérôme Kerviel n’est pas le premier à incriminer pour ces pertes, tandis que 50% estiment que c’est la direction de la banque qui est responsable et 27% que c’est l’Autorité des marchés financiers.

Le système des marchés financiers engendre tant de défiance en France que Kerviel apparaît comme un héros pour y avoir provoqué une catastrophe, même si elle ne bénéficie à personne[24]. Cette analyse est fortement critiquée par le journaliste économique du Monde Pierre-Antoine Delhommais qui a écrit le livre Cinq milliards en fumée : Les dessous du scandale de la Société Générale. Il souligne la responsabilité du trader qui a violé les contrôles internes et truqué ses engagements : « le système capitaliste incarné par la Société générale a été victime de Kerviel ».

De même, Jean Veil, avocat de la Société générale, de déclarer que la banque « a été victime de quelqu’un qui lui a menti, qui a triché, qui a présenté des faux pour mettre à mal son fonds de commerce dans un but qui est un but purement lucratif, puisque c’était pour obtenir des bonus »[25].

Une maison d’édition, Thomas Éditions, a sorti courant septembre 2008 un livre sur le sujet intitulé Le journal de Jérôme Kerviel, un ouvrage illustré par Nicolas Million reprenant des faits réels avec un regard satirique sur la vie du trader.

À l’automne 2009 au théâtre national de Nice, est représentée la pièce Le Roman d’un trader, de Jean-Louis Bauer, avec dans le rôle principal Lorànt Deutsch, pièce « librement inspirée » de l’affaire Kerviel[26],[27].

Suites judiciaires

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Kerviel était incarcéré dans la Prison de la Santé, Paris

La Société générale a déposé plainte le 24 janvier 2008 après-midi à l’encontre de son courtier Jérôme Kerviel pour « faux en écriture de banque, usage de faux et atteinte au système de traitement automatisé des données » auprès du Tribunal de Nanterre, le site de La Défense, où travaillait son trader, dépendant de cette juridiction[28]. Le Parquet de Paris, a été également saisi par un actionnaire individuel d’une plainte contre la Société générale pour « escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel » et a ouvert une information préliminaire le même jour et l’a confiée à la brigade financière[28]. Par ailleurs, une association de petits porteurs, l’Appac, Association des petits porteurs d’actifs, a indiqué avoir également déposé une plainte auprès du parquet parisien pour « diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres»[28]. À la demande du Parquet de Paris, le Tribunal de Nanterre s’est dessaisi de la plainte afin qu’il n’y ait qu’une seule instruction[29].

Convoqué, Jérôme Kerviel s’est spontanément présenté et a été placé en garde à vue le 26 janvier 2008 à fins d’interrogatoire dans les locaux de la brigade financière et remis en liberté sous contrôle judiciaire le 28 janvier 2008[30]. À l’issue d’une garde à vue de 48 heures, il a été présenté devant le pôle financier du tribunal de Paris avec une demande de mise en examen par le Parquet de Paris de « tentative d’escroquerie » (art. 313-1)[31], « faux et usage de faux », « abus de confiance aggravée », et d’« atteinte à un système de données informatiques ». Sa détention provisoire a été demandée afin de « protéger le suspect des risques de pression » jusqu’au procès[32]. Les juges d’instruction chargés de l’affaire, M. Renaud Van Ruymbeke et Mme Françoise Desset, n’ont pas suivi le parquet et ouvert l’instruction, en ce qui concerne Jérôme Kerviel, pour un simple « abus de confiance » (art. 314-1)[33], pour « faux et usage de faux » en écriture privées (art. 441-1)[34] et pour « introduction dans un système informatisé de traitement automatisé de données informatiques » (art. 323-1)[35],[36].

Le même jour, Jean-Claude Marin, procureur de la République, qui exige la mise en détention immédiate de Jérôme Kerviel jusqu’à la date du procès, a décidé de faire appel de celle de remise en liberté à l’issue de la garde à vue[37]. Le 29 janvier 2008, dans un entretien accordé à France Info, Rachida Dati, ministre de la justice, explique cette détermination à l’emprisonner sans attendre le jugement en déclarant que « il est nécessaire aussi pour des raisons d’ordre public de pouvoir maintenir sous la main de la justice Jérôme Kerviel » et « C’est une infraction d’une telle ampleur » (5 milliards d’euros) qui a « choqué » les Français. Par ailleurs, elle indique que la responsabilité de M. Daniel Bouton peut être engagée, sans évoquer d’information pénale contre lui[38].

Selon les dépositions faites au cours de l’enquête préliminaire et rapportées par M. Jean-Claude Marin, Jérôme Kerviel n’a soustrait aucune somme d’argent, mais a engagé des fonds de la banque au-delà du seuil auquel il était autorisé, en abusant certaines procédures de contrôle avec de fausses informations, mais sans sortir du cadre de ses fonctions. D’autre part, les profits ou les pertes générés par ces dépassements, qui ont commencé à intervenir dès 2005-2006, étaient faits pour le compte de la banque qui les encaissait. Cette dernière en a plusieurs fois tenu compte pour le calcul de ses rémunérations. C’est pour augmenter sa part de rémunération professionnelle, que M. Kerviel a pris plus de risques[32]. Le Monde publie le 30 janvier 2008 une partie du procès-verbal de l’audition faite par le parquet de Paris durant l’information préliminaire[39].

Pour Me Élisabeth Meyer, avocate du jeune trader, il n’est plus question des fraudes et de l’escroquerie reprochées par M. Bouton. La question qui reste à déterminer, est celle de savoir dans quelle mesure le caractère pénal des fautes reprochées à M. Kerviel s’applique à des procédures et à des documents internes à une entreprise dans le cadre des relations entre employés, et dans quelle mesure ces pratiques étaient courantes et ont été tolérées, ratifiées voire encouragées plusieurs fois par ses supérieurs hiérarchiques. Auquel cas il ne s’agirait pas de fautes pénales, mais de fautes professionnelles sanctionnables, en fonction de l’appréciation de leur gravité, par un licenciement[40].

Dès la mise en examen de son employé connue, la Société générale s’est portée partie civile le 30 janvier 2008. Convoqué pour demander des explications sur les motifs de cette requête, le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke a entendu le secrétaire général de la banque, « M. Schricke (qui) a fourni au juge des explications sur l’organigramme de la Société générale en précisant notamment quel était le positionnement de M. Kerviel à la banque »[41].

Une seconde perquisition a été menée le 30 janvier 2008 au domicile de son frère à Paris où il habitait et où son ordinateur personnel a été saisi[42].

Le 8 février 2008, il est placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris, les juges suivant les réquisitions du parquet général qui avait argué des « nécessités de l’instruction puisque les actes d’investigation se poursuivent ». Emprisonné en « cellule VIP » (sans codétenus), ses demandes de mise en liberté échouent jusqu’au 18 mars 2008. C’est après 37 jours de détention que la cour d’appel de Paris ordonne la remise en liberté de Jérôme Kerviel. Il reste soumis à un « contrôle judiciaire extrêmement strict » d’après le parquet de Paris, opposé à la remise en liberté, mais qui n’a pas fait appel de cette décision.

Le 26 janvier 2009, les juges ont terminé leur instruction[43]. Fin août 2009, Jérôme Kerviel est renvoyé en correctionnelle[44].

Son procès a commencé le 8 juin 2010[45]. Jérôme Kerviel est poursuivi pour « faux, usage de faux, abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique » et encourt jusqu’à cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende[46]. Le 24 juin, le procureur a requis contre lui cinq ans d’emprisonnement dont quatre ans ferme[47]. Le 5 octobre 2010, il est reconnu coupable par la 11e chambre correctionnelle de Paris présidée par Dominique Pauthe de tous les chefs d’accusation et est condamné à cinq ans de prison dont trois ans fermes. Il doit en outre payer la somme de 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts à la Société générale[48],[49]. Son avocat annonce qu’il allait faire appel de la décision[50].

Les contrôles

Procédures internes

Il reste à comprendre comment et pourquoi les opérations faites par le trader junior, étant donné leur volume, la durée et leur absence de contrepartie, n’ont pas été enregistrées et analysées par les systèmes de comptabilité de la banque et du marché financier.

Un commencement de réponse est donné par les déclarations du président : il y avait « une entreprise dans l’entreprise » et M. Kerviel avait été employé au back office (jusqu’en 2005) et il avait conservé des mots de passe lui permettant de valider lui-même ses opérations frauduleuses.

Si les opérations frauduleuses, qui portaient en réalité sur l’achat et la vente de warrants, c’est-à-dire d’effets de commerce[51], n’ont pas figuré dans la comptabilité de la banque comme « effets à payer » et « effets à recevoir » au fur et à mesure que les options étaient prises, cela voudrait dire qu’il existait des opérations boursières et des comptes qui restaient extra comptables : les « matelas » dont fait état Jérôme Kerviel au cours de son audition et le « défaut de reporting » que mentionne Mme Christine Lagarde, ministre de l’Économie, dans son rapport. Il y aurait alors une faute. Car les règles de la comptabilité interdisent à une entreprise de tenir des comptes d’achat et de vente indépendants et de n’enregistrer en comptabilité que leurs soldes au moment des paiements. En effet, cela a pour effet de minorer le chiffre d’affaires réel et de fausser le rapport comptable entre les engagements de l’entreprise et ses fonds propres, ou entre son chiffre d’affaires et son bénéfice.

 

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x460wo

http://www.dailymotion.com/video/xd5zue

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Révolution Solaire de Jérôme KERVIEL

jromekervielrs11012011

Pour le 11/01/2002 à 08h25 T.U. à New-York.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 6 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 12:

L’entrée du nœud nord dans votre maison VI va rendre plus faciles toutes vos tâches et besognes habituelles : les obstacles se lèveront, les fardeaux s’allégeront, les oppositions tomberont. Remettez donc sur l’enclume ce travail que des difficultés vous avaient empêché d’achever. Vous allez maintenant les résoudre avec une facilité inhabituelle. Surtout, ne vous dérobez pas à vos tâches car c’est leurs accomplissements qui produiront vos succès de la période qui suivra immédiatement celle-ci. Actuellement, une confiance inébranlable en vos réalisations est le gage absolu de votre réussite ultérieure même si des échecs antérieurs ont pu vous convaincre du contraire. Toute dérobade, par facilité, vous porterait à d’amers regrets plus tard. Ne laissez donc pas passer cette chance. Vous constaterez par ailleurs que vos subalternes ou collègues vous assisteront beaucoup plus spontanément si vous faites appel à eux. Vous aurez un sens plus aigu du détail et ceci vous sera profitable car vous gagnerez à être méthodique dans toutes vos activités et à les achever scrupuleusement. Vos facultés de discernement se trouveront magnifiées. Vous ne rencontrerez plus ces obstacles insurmontables antérieurs. Au contraire, vous constaterez avec étonnement qu’une tonne ne pèse plus que le poids d’une plume. En médecine, c’est maintenant que vous ferez les meilleurs diagnostics et que vous obtiendrez les résultats les plus étonnants vis-à-vis de vos patients. Les guérisons se multiplieront étrangement. Ces réussites valent pour tous ceux dont l’occupation est le médical, le paramédical ou l’assistance sociale, mais plus en cabinet qu’en hôpital. A titre plus personnel, si vous êtes malade, votre santé se rétablira beaucoup plus facilement si vous acceptez ces soins qui purent être inefficaces en d’autres périodes. C’est maintenant que vous trouverez le médecin, la médecine ou la cure que vous cherchiez en vain jusqu’à présent. Choisissez donc cette période pour partir en cure thermale, par exemple. Par ailleurs, si vous le souhaitez, vous trouverez maintenant les personnes pour vous aider que vous aviez recherchées en vain jusqu’à présent. N’hésitez pas à les recruter car ces aides vous seront profitables. Si vous gérez une affaire, c’est le moment de revoir la gestion de votre personnel et de lui accorder les avantages et la considération qu’il mérite. N’hésitez pas à faire preuve de magnanimité et de largesse à son égard ; vous serez largement compensé à terme.

 

En gestion d’entreprise, c’est, en effet, la qualité de votre personnel et la considération que vous lui apportez qui sera l’atout majeur de votre réussite. Concentrez donc vos efforts vers la direction du personnel et veillez au moindre détail, car, à présent, votre entreprise ne fructifiera qu’au travers des hommes et des femmes qui la composent. Accordez donc à ceux-ci les motivations auxquelles ils aspirent. En résumé, dépassez les tendances à vous lamenter ou à abandonner, agissez à partir d’une confiance absolue en vos possibilités, faites appel à toutes les aides possibles pour vous seconder. Toutes les assistances vous seront accordées avec facilité, aussi bien de la part de vos collègues que de celle de vos inférieurs ou des sous-traitants. De plus, chacun d’eux vous apportera la compétence qui garantira votre succès ultérieur.

-=-=- F I N -=-=-

 

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Personnalité du 28/1/2010 – Jacques MESRINE 28 décembre, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 12/2010,Faits divers,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

————————————- PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————

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Jacques MESRINE 

né le 28 Décembre 1936 à 16h35 à Clichy (92) – FRANCE

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Jacques René Mesrine [meʀin, mɛsʀin][1] (*) (né le 28 décembre 1936 à Clichy-La-Garenne – mort le 2 novembre 1979 (à 42 ans) porte de Clignancourt, à Paris) est un criminel français ayant opéré principalement en France mais aussi au Québec, en Espagne et une fois en Suisse. Il est surnommé « l’homme aux mille visages » ou, à tort de son propre aveu, « le Robin des Bois français ». Déclaré « ennemi public n°1 » au début des années 1970, il est notamment connu, en France, pour des braquages médiatisés et pour ses évasions.

Jeunesse et guerre d’Algérie

Fils de commerçants aisés du textile, c’est à Clichy-La-Garenne (au 5 de l’avenue Anatole-France) qu’il grandit et qu’il se met à fréquenter le quartier populaire de Pigalle à Paris. Ses parents ont pourtant des projets pour lui : ils souhaiteraient plus tard le voir intégrer l’école des hautes études commerciales (HEC). Mais il n’aime pas l’école. Il effectue une partie de sa scolarité au collège-lycée de Juilly, tenu par les oratoriens. Il en est renvoyé à cause de violences exercées envers le proviseur. Il devient alors représentant en tissus. À noter qu’il avait comme camarade d’école Jean-Jacques Debout[2].

Brièvement marié de juillet 1955 à 1956 avec Lydia de Souza, alors qu’il n’a que dix-neuf ans, Jacques Mesrine s’engage dans la guerre d’Algérie comme parachutiste-commando. C’est durant celle-ci qu’il prend un pistolet .45 ACP et le rapporte en France. Il l’aura constamment sur lui. Jacques René Mesrine sera décoré par le général de Gaulle de la croix de la Valeur militaire. Il revient en France en mars 1959, après avoir reçu un certificat de bonne conduite de la part de la 626e compagnie. D’après ses proches, l’expérience de l’Algérie l’a profondément marqué ; il aura été plusieurs fois de « corvée de bois » (exécution sommaire de prisonniers en dehors des enceintes militaires).

Premiers crimes en France

Il participe à de nombreux cambriolages dès l’âge de vingt-trois ans, avec son ami de toujours Tony Ferreira. Le 4 novembre 1961, il a un enfant (une fille qui s’appellera Sabrina) avec Maria de la Soledad qu’il a rencontrée lors de vacances en Espagne. Il ne se mariera qu’une seule fois. C’est à cette époque qu’il est arrêté et condamné pour la première fois à payer une amende pour port d’armes prohibé.

Le 17 janvier 1962, il est arrêté au Neubourg, à côté de Louviers, où ses parents avaient une maison de campagne, alors qu’il tentait, avec trois complices, de braquer le Crédit agricole. Il est condamné, pour la première fois, à dix-huit mois de prison en mars 1962. Il passera son temps d’incarcération dans les prisons d’Évreux, puis d’Orléans. Il est relâché en 1963. Il souhaite alors quitter la vie criminelle et trouve un emploi dans une entreprise d’architecture d’intérieur. Mais il perd son travail suite au chômage technique de celle-ci et redevient criminel.

Les îles Canaries, le Québec et le Venezuela

Le 2 décembre 1965, il est arrêté à Palma de Majorque en train de voler des documents politiques dans le bureau du gouverneur militaire. La police locale le soupçonne de travailler pour les services secrets français. Il est condamné à six mois de prison.

En octobre 1966, il ouvre un restaurant à Santa Cruz de Tenerife dans les îles Canaries. Parallèlement Jacques Mesrine continue son activité criminelle. En décembre 1966, il attaque une bijouterie à Genève, en Suisse. En mai 1967, il ouvre une auberge à Compiègne, en France. Le 15 novembre 1967, il cambriole un hôtel à Chamonix où il est reconnu. Le 8 décembre, il braque une maison de haute couture parisienne où il est, là aussi, reconnu. Maria de la Soledad le quitte et leurs trois enfants, Sabrina Mesrine (1961), Bruno Mesrine (1964) et Boris Mesrine (1966), sont confiés aux parents de Mesrine.

Le 6 février 1968, il échappe aux policiers et fuit au Québec avec Jeanne Schneider, maîtresse rencontrée après son divorce. Cette dernière était une call-girl, dont les souteneurs ont été abattus par Mesrine, selon ses dires. À cette époque, il n’est recherché que pour escroqueries. En juillet 1968, les deux arrivent à Montréal. Le couple entre au service d’un milliardaire handicapé, Georges Deslauriers, qu’ils enlèvent le 12 janvier 1969, après avoir été renvoyés et demandent une rançon de 200 000 USD à son frère, Marcel. Mais Georges Deslauriers réussit à s’échapper. Dès lors, Mesrine se lance dans la grande criminalité. Le 26 juin 1969, le couple Mesrine-Schneider quitte le motel des trois sœurs à Percé où il s’était réfugié et franchit illégalement la frontière des États-Unis. Le 30 juin, le corps étranglé d’Évelyne Le Bouthilier, patronne du motel, est découvert dans sa résidence à Percé. En fuite aux États-Unis, Mesrine est arrêté à Texarkana, dans l’Arkansas, et extradé vers le Québec. À sa sortie d’avion, il fanfaronne devant les journalistes et déclare, reprenant une phrase du général de Gaulle : « Vive le Québec libre ! » Accusé de meurtre et de kidnapping, Mesrine se retrouve à la une des journaux québécois. Il est déclaré ennemi public numéro un.

Le 17 août 1969, Mesrine et Schneider s’évadent de la prison de Percé, mais ils sont repris le lendemain. Toujours en août 1969, ils sont condamnés respectivement à dix et à cinq ans de prison pour l’enlèvement et la séquestration de Georges Deslauriers. En janvier 1971, Mesrine et Schneider sont acquittés pour le meurtre de Le Bouthilier. Mais cette accusation d’un meurtre qu’il déclara ne pas avoir commis, malgré un important faisceau de présomptions[3], fut pour Mesrine un des thèmes principaux de son deuxième livre, Coupable d’être innocent, écrit en 1979.

Le 21 août 1972, il s’évade de la prison de Saint-Vincent-de-Paul avec cinq autres détenus dont notamment Jean-Paul Mercier. Leurs cavales sont émaillées de nombreux méfaits. Le 26 août, ensemble, ils braquent la caisse populaire de Saint-Bernard à Dorchester, puis, dix minutes plus tard, ils font de même avec celle de Saint-Narcisse de Lotbinière, soit deux le même jour. Leur butin s’élève à 26 000 USD. Le 28 août, ils braquent la Toronto Dominion Bank à Montréal. Ils la braquent à nouveau trois jours plus tard.

Le 3 septembre, ils échouent dans leur tentative de libérer trois prisonniers de la prison de Saint-Vincent-de-Paul, celle où ils se trouvaient prisonniers et ils blessent grièvement deux policiers. Une semaine plus tard, pendant qu’ils s’exercent au tir, Mesrine tue deux garde-chasses en compagnie de Jean-Paul Mercier, près de Saint-Louis-de-Blandford au Québec.

En octobre, après d’autres braquages à Montréal, ils effectuent un court passage à New York, au palace du Waldorf-Astoria. Puis, d’octobre à novembre 1972, Mesrine fuit au Venezuela avec Jean-Paul Mercier et leurs deux maîtresses. Plus tard, Mercier les quittera pour revenir au Québec. Il sera tué d’une balle dans la tête lors d’une de ses tentatives de casse deux ans plus tard. Quant à Jeanne Schneider, elle finira sa peine en France à la prison de Fleury-Mérogis. À sa sortie, elle restera en France.

Retour en France : l’ennemi public numéro un

Il retourne en France en décembre, où il commet le braquage de la paie d’une usine de Mantes-la-Jolie pour un montant de 320 000 francs et d’une caissière retirant 280 000 francs d’une banque. Le 5 mars 1973, lors d’une altercation avec une caissière d’un café-bar, Mesrine brandit un revolver. Un policier tente d’intervenir et est grièvement blessé. Trois jours plus tard, Mesrine est arrêté à Boulogne-Billancourt. En mai, il est condamné en France à 20 ans de prison.

Le 6 juin, il doit comparaître pour une petite affaire de chèques sans provisions mais il s’évade du tribunal de Compiègne en prenant en otage le président du tribunal, grâce à une arme dissimulée dans les toilettes par un complice, Michel Ardouin dit « le Porte-Avions ». Le 21 juin, il attaque à main armée l’imprimerie Lang pour s’emparer de la paie des employés, rue Curial dans le 19e arrondissement de Paris, soit environ 1,5 million de francs.

Petit intermède dans sa folle activité, il s’offre quelques vacances de juillet à août dans une station balnéaire de la côte normande, Trouville. Mais début août, il reprend ses activités en s’attaquant au Crédit lyonnais de l’avenue Bosquet dans le 7e arrondissement de Paris. Après ce coup retentissant, il se tient tranquille deux mois. Mais le 27 septembre, il braque deux banques coup sur coup.

Il est arrêté par le commissaire Robert Broussard une première fois le 28 septembre 1973, à son appartement rue Vergniaud dans le 13e arrondissement de Paris. Cette arrestation reste célèbre puisque le truand, cigare aux lèvres, ouvrit la porte aux policiers après vingt minutes de négociations à travers la porte et offrit le champagne au commissaire. Mesrine plaisante avec Broussard : « Tu ne trouves pas que c’est une arrestation qui a de la gueule ? »

C’est durant ce séjour en prison qu’il écrit son autobiographie L’Instinct de mort, qui paraît en février 1977. Dans ce livre, il déclare avoir tué trente-neuf personnes. À ce sujet, un criminologue, René Reouven, commente: « Il y a chez Mesrine un petit tueur qui se voudrait grand et si l’on peut comptabiliser les crimes qu’il a commis, on ne saurait en faire autant pour ceux qu’il revendique ». Le 19 mai 1977, Mesrine est condamné à 20 ans de prison pour attaques à main armée, recel et port d’armes par la Cour d’Assises de Paris présidée par le juge Petit. Durant ce procès, il se produit une anecdote célèbre : il lance les clefs de ses menottes à la figure des juges pour prouver la corruption de la police et de la justice. Il est transféré au quartier de haute sécurité de la prison de la Santé. Cette incarcération est à l’origine d’un combat médiatique qu’il entend mener afin de les faire supprimer, décrivant les conditions de détention qu’il juge dégradantes[4]. Il y rencontre Charlie Bauer, un révolutionnaire d’ultra gauche, qui devient son bras droit. Il parvient à s’évader le 8 mai 1978, accompagné de François Besse et de Carman Rives. Grâce à des complicités au sein de la prison (qui introduiront des armes à leur attention), Mesrine et Besse parviennent à neutraliser leurs gardiens, escaladent le mur d’enceinte et s’évadent de cette prison réputée inviolable, laissant derrière eux Carman Rives abattu par la police.

Mesrine et Besse dévalisent une armurerie pour s’emparer d’armes. Le 26 mai 1978, il braque le casino de Deauville avec son compagnon de cavale, François Besse. Ils volent 70 000 francs. Le braquage tourne mal, faisant deux blessés, mais les deux évadés parviennent à fuir en prenant en otage une famille de fermiers. Deux jours plus tard, une vaste opération est déclenchée pour tenter de retrouver Besse et Mesrine. Plus de 300 gendarmes, ainsi qu’une section du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale assistée de policiers de la brigade antigang, sont déployés pour les rechercher ; en vain. Ils s’enfuient avec la famille de fermiers dans une DS en allant à Paris. Les deux gangsters sont dans le coffre et la famille, dans la voiture. C’est à cette période qu’il se met à écrire son deuxième livre, « Coupable d’être innocent », plus politique que le premier, qui paraîtra après sa mort en 1979. Il continue les braquages, comme celui de la Société générale du Raincy le 30 juin 1978, tandis que la police poursuit ses efforts pour le localiser. La police craint le pire.

Mesrine nargue les autorités en donnant des entretiens à des journalistes. Ainsi à Paris Match, le 4 août 1978, Isabelle Peltier reçoit ses déclarations. Il se montre menaçant envers quiconque voudrait tenter de l’arrêter. Il veut abolir les quartiers de haute sécurité (QHS) et va jusqu’à menacer Alain Peyrefitte, ministre de la Justice de l’époque. Sa notoriété entraîne une guerre des polices entre Lucien Aimé-Blanc, chef de l’Office central pour la répression du banditisme, et Robert Broussard, chef de l’antigang, pour l’arrêter. En juillet 1978, il rencontre Sylvia Jeanjacquot dans un bar à hôtesses. Il part en Algérie avec elle, puis retourne en France. Il est caché dans le 18e arrondissement de Paris.

Le 10 novembre 1978, il essaie d’enlever le juge Petit, président de la cour d’assises de Paris à l’époque, qui l’avait condamné à vingt ans de prison en 1977, avec la complicité de Jean-Luc Coupé dit «Nounours». Il voulait enlever le juge pour se venger de sa condamnation. Le juge n’étant pas chez lui, il prend sa famille en otage, et attend son retour. Mais la famille réussit à prévenir la police, par l’intermédiaire d’une des filles et d’un des fils du juge. Mesrine s’échappa sous le nez de la police mais son complice est arrêté. En janvier 1979, il accorde un entretien à Libération, déclaré personnage médiatique de l’année pour le journal de gauche. Le 21 juin 1979, il enlève le milliardaire Henri Lelièvre avec la complicité du braqueur Michel Schayewski dit « Le Viking ». Après vingt-huit jours d’enlèvement, il demande une rançon de six millions de francs et demande à Henri Lelièvre de choisir une personne de confiance pour l’apporter. Dès lors, il devient l’ennemi public numéro un en France. En août, une unité anti-Mesrine est créée. Il dépense l’argent de la rançon en grand magasins et montres et achète une BMW, la même que celle de la BRI.

Le 10 septembre 1979, Mesrine tend un guet-apens dans la forêt d’Halatte (Oise) près de Senlis. au journaliste de Minute Jacques Tillier. Après l’avoir emmené dans les profondeurs d’une grotte, il le torture, le met nu, le tabasse et le blesse grièvement par trois balles en lui tirant dans la joue (« pour l’empêcher de dire des conneries »), le bras (« pour l’empêcher d’écrire des conneries ») et la jambe (« par simple plaisir », affirmera-t-il plus tard). Il le laisse pour mort. Mesrine reprochait à ce journaliste de l’avoir diffamé en écrivant qu’il n’était pas une personne « réglo » avec ses associés et que c’était un bandit sans honneur, en août 1979. Mesrine a pris en photos l’événement. Tillier arrive à s’en tirer. Il écrit des lettres aux journalistes disant qu’il ne voulait pas le tuer.

La mort de Mesrine et la polémique

Fin octobre 1979, Emmanuel Farrugia (commandant de police) et Paul Rément (capitaine de police), hommes du commissaire divisionnaire Lucien Aimé-Blanc, chef de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), repèrent l’appartement de Mesrine rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris. Ceci est rendu possible par le biais d’un indicateur, donné par Tillier qui voulait se venger, qui dénonce Charlie Bauer comme complice actif de Mesrine et grâce aux écoutes des coups de téléphone que Charlie Bauer passait à Jacques Mesrine. Maurice Bouvier, alors directeur central de la police judiciaire, saisit la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) du commissaire principal Robert Broussard, territorialement compétente pour procéder à l’arrestation de Jacques Mesrine. Le vendredi 2 novembre 1979 à 15h15, Mesrine, au volant de sa voiture avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot, est encerclé par les hommes de la BRI, porte de Clignancourt à Paris. Un camion bâché, qui s’est inséré devant son véhicule, dissimule des tireurs qui ouvrent le feu sur lui et sa compagne. Vingt et une balles sont tirées. On retrouvera dix-huit impacts de balles à haute vélocité sur son corps. Il est tué en possession de grenades et d’armes de poing dissimulées à ses pieds. Sa compagne, grièvement blessée, perd un œil dans la fusillade.

La mort de Mesrine est un premier cas de remise en cause de la légitime défense invoquée par la police, car celle-ci aurait ouvert le feu sans sommation. Deux nouveaux témoins ont apporté des éclaircissements en octobre 2008 sur France Inter[5], Guy Peynet, qui était en 1979 le patron du bar Le Terminus, porte de Clignancourt, n’a jamais été entendu sur procès-verbal dans la procédure judiciaire ; il a envoyé une lettre, jointe au dossier. Il affirme que les policiers n’ont pas effectué de sommations avant de tirer sur Mesrine. Tout ce qu’il a entendu, c’est une rafale de coups de feu suivie du cri : « Bouge pas ! T’es fait ! »[5]. Geneviève Adrey ne s’est jamais exprimée publiquement depuis le 2 novembre 1979. Ce jour-là, alors étudiante en musicologie, elle se trouve dans une cabine téléphonique, avec une amie, porte de Clignancourt, à quelques mètres de la voiture de Jacques Mesrine. Elle raconte avoir entendu des rafales de mitraillette ou, en tout cas, des coups de feu très rapprochés, mais en aucun cas des sommations[5].

Les sommations restent toutefois un acte militaire auquel étaient soumis les gendarmes et non les policiers. La légitime défense n’est en aucun cas soumise à l’obligation d’effectuer des sommations.

On rappelle toutefois à cette occasion un avertissement que Mesrine avait dit à Broussard : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau, ce sera à celui qui tirera le premier »[4]. En outre, les policiers ont témoigné qu’au lieu de se rendre et de lever les mains, il eut un mouvement latéral comme s’il allait se saisir de quelque chose. Après coup, on constatera la présence de deux grenades et de pistolets automatiques dans un sac à ses pieds. Il dit sur une cassette retrouvée par les enquêteurs à destination de sa dernière compagne, Sylvia Jeanjacquot : « Si tu écoutes cette cassette, c’est que je suis dans une cellule dont on ne s’évade pas ».

L’instruction est rouverte en mars 2000. Elle débouche sur un non-lieu, le 14 octobre 2004. Le 6 octobre 2006, la Cour de cassation française a déclaré irrecevable le pourvoi en cassation de la famille Mesrine suite au non-lieu prononcé le 1er décembre 2005 par la chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Paris.

Jacques Mesrine est enterré au cimetière Nord de Clichy-La-Garenne, la ville qui le vit naître.

Sa BMW 528i marron métallisé est restée avec les scellés de justice vingt-huit ans dans une fourrière à Bonneuil-sur-Marne avant d’être broyée dans une casse d’Athis-Mons le 14 mai 2007.

Cinéma et télévision

Musique

De nombreux artistes marqués par le jusqu’au-boutisme de Jacques Mesrine et par sa haine du système et de la société, lui dédient plusieurs de leurs chansons ou y incluent des allusions à sa vie. Mesrine a également été sacralisé par des membres des mouvements punk et hip-hop français, qui ont vu en lui l’anarchiste exemplaire, l’homme sans concessions.

Bibliographie

Jacques Mesrine

 

(*) Wikipedia

 

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Révolution Solaire de Jacques MESRINE

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Pour le 28/12/2010 à 21h26 à Clichy – FRANCE

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 4 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 10:

Actuellement grâce au transit des noeuds dans l’axe Fond de Ciel / Milieu du Ciel de votre thème natal, vous bénéficiez d’un solide appui planétaire vis-à-vis de toutes les affaires immobilières.  L’achat ou la réalisation de biens immobiliers, maisons, terres ou terrains se réalisera au mieux de vos intérêts. Vos climats actuels vous feront découvrir et obtenir la maison ou l’appartement souhaites depuis si longtemps. Par ailleurs si vous souhaitez une légation ou un héritage, surtout issu d’un lien parental et mieux encore, de votre mère, cela interviendra dans le courant de la période actuelle. Faites donc converger vos efforts vers les domaines concernes, même si vous vous êtes heurté jusqu’à présent à des obstacles insurmontables ; ceux-ci s’écarteront car le temps est venu et les fruits sont mûrs, cueillez-les.

Votre période actuelle a pour but majeur de vous ressourcer, d’établir de nouveaux fondements dans votre vie, vers une restructuration. Recherchez donc une nouvelle implantation avec discernement et circonspection car celle-ci deviendra le lieu de production de vos réalisations des prochaines neuf années correspondant à un demi parcours des nœuds. Le soin apporté à son choix a autant d’importance que celui que votre mère apporta à la préparation de votre naissance (neuf mois). Comme elle, vous êtes maintenant en gestation. Ne tentez donc pas de forcer ni de précipiter une élévation sociale ou professionnelle. Le cycle actuel ne vous le permet pas. Inutile donc de chercher à accélérer votre croissance  ou l’éclat dans une vie extérieure ou professionnelle. Vous gaspilleriez vos efforts inutilement en ouvrant dans cette dernière direction. Tentez au mieux de maintenir le cap de vos affaires en minimisant les dégâts car vous n’éviterez pas une certaine stagnation, voire un extrême ralentissement. Tout effort d’élévation, toute tentative d’accentuation de réussite ou de renommée – sociale ou professionnelle – vous coûteront plus cher qu’ils ne pourront vous rapporter, tant physiquement que financièrement. Dépensez-vous plutôt dans l’embellissement ou dans la rénovation de votre commerce, de votre entreprise ou de votre maison. Restructurez en prévision de la période suivante qui favorisera le commerce local. Cette période a pour but essentiel de vous pousser à revoir vos bases qu’une élévation ou un essor inconsidéré compromettraient jusqu’à faire s’effondrer l’édifice. Analysez donc les fondements et les structures de vos assises, y compris celles de votre vie familiale. Votre destin place actuellement la priorité sur cette dernière. Accordez plus de temps aux vôtres, en leur réservant une meilleure partie de vous-même et de votre temps. Achetez ou transformez vos installations ou équipements existants, embellissez.

Un changement de résidence pourrait se révéler très bénéfique et renouveler positivement votre vie. Vous constaterez qu’en fin de compte, durant cette période, vous tirerez bien plus de satisfactions de votre vie familiale que de votre vie professionnelle ou sociale plutôt décevante. Vous êtes en gestation. Contentez-vous donc de bien construire votre nid telle une hirondelle à son retour au niveau cycle de printemps.

 

 

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Personnalité du 27/08/2010 – Florence REY 27 août, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 08/2010,Faits divers,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

——————————– PERSONNALITÉS DU JOUR ———————————

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http://photo.lejdd.fr/media/images/archivesphotoscmc/societe/florence-rey-avait-ete-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-criminelle-en-1998-pour-le-meurtre-de-quatre-personnes./108494-4-fre-FR/Florence-Rey-avait-ete-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-criminelle-en-1998-pour-le-meurtre-de-quatre-personnes._pics_390.jpg

http://www.lepoint.fr/content/system/media/6/20090625/photo_1245921458069-1-0.jpg

http://www.ouest-france.fr/photos/2009/06/26/P1026962D984415G_apx_470_.jpg

—————————————— 27 Août 2010 ——————————————

Florence REY
Née le 27/08/1975 à 14h40 à Argenteuil – 95 – FRANCE

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L’affaire Rey-Maupin est un fait divers d’une extrême brutalité qui a eu lieu en région parisienne le 4 octobre 1994. Il a marqué les esprits par la jeunesse des protagonistes, leur personnalité (en particulier pour le silence de Florence Rey), le mystère qui l’entoure ainsi que par ses possibles motivations politiques. Florence Rey et Audry Maupin ont été présentés comme des révolutionnaires anarchistes ou du moins des militants proches de cette mouvance. Ce fait divers a relancé le débat sur la peine de mort en France. Il a suscité un grand intérêt médiatique et a inspiré une importante production artistique. Florence Rey fut surnommée par la presse la tueuse née ou la tueuse de flics. La fascination qu’elle exerça est liée, pour une grande part, à sa photographie d’identité judiciaire qui la présente apparemment impassible, les bras croisés, le regard vide ou défiant, avec une légère écorchure sur la joue[1].

Les auteurs

 

Ils participent activement au mouvement anti-CIP de mars 1994. Puis après la fin de celui-ci, Audry Maupin, qui rêvait d’un nouveau Mai 68, se radicalise selon les témoignages de son père et de ses amis au procès. Le couple abandonne alors ses études. Ils se marginalisent, fréquentent le mouvement autonome et s’installent à Nanterre dans un squatt.

 

Les faits

Le 4 octobre 1994, Audry Maupin, 22 ans, et Florence Rey, 19 ans, attaquent les policiers de garde de la pré-fourrière de Pantin pour leur dérober leurs armes. Ils avaient prévu de les attacher avec leurs propres menottes puis de repartir en métro jusqu’à leur squat. Cependant, les policiers n’avaient pas de menottes. Pris de panique et se croyant poursuivis, ils s’emparent d’un taxi où se trouve déjà un passager, le docteur G. Monnier. Arrivé sur la place de la nation le chauffeur du taxi pris en otage, Amadou Diallo, provoque un accident avec une voiture de police. S’en suit une fusillade au cours de laquelle deux policiers, Thierry Maymard et Laurent Gérard, ainsi que le chauffeur de taxi sont tués à bout portant par Audry Maupin. Les deux jeunes gens prennent ensuite en otage un automobiliste, Jacky Bensimon, et s’enfuient dans le bois de Vincennes. Pris en chasse par un motard de la police, ils ouvrent le feu avant d’être bloqués par un barrage. Une deuxième fusillade éclate. Un troisième policier, Guy Jacob, est tué. Audry Maupin est mortellement blessé et décèdera le lendemain à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. Avant de se rendre, Florence Rey embrasse son compagnon, suivant le témoignage de Jacky Bensimon qui est également blessé dans la fusillade.

 

L’énigme Florence Rey, l’enquête et la couverture médiatique 

Emmenée à la police judiciaire, Florence Rey se mura dans le silence. Il fallut plus de dix heures d’interrogatoire pour qu’elle donne enfin son nom. Ce mutisme presque complet, qui dura plusieurs mois, fut interprété par les psychiatres comme un « état de sidération ». La violence des actes causés par ces deux étudiants inconnus des services de police et issus de familles apparemment sans problème provoqua un vif émoi dans le contexte des manifestations étudiantes contre le CIP. Le Premier ministre Édouard Balladur promit la sévérité et des responsables politiques, dont le ministre français de l’Intérieur de l’époque Charles Pasqua, relancèrent le débat sur la peine de mort. L’intérêt pour ce fait divers sanglant fut renforcé par la diffusion de la photographie anthropométrique de Florence Rey qui fit la une de la presse. En l’absence de déclarations de l’accusée et de mobiles clairs, elle fut l’objet de tous les commentaires. Comme le souligne un journaliste au moment du procès : On s’apprêtait à juger une photo (…) Avec son écorchure sur la pommette droite, son visage sale qu’on dirait noir de poudre (…) son regard inhumain où brille encore une excitation meurtrière, Florence Rey apparaît à la une des quotidiens et des hebdos comme une goule sanguinaire, une terroriste murée dans son silence et dans sa haine. [2].

Dans les mois qui suivirent la fusillade, des t-shirts à l’effigie de Florence Rey furent imprimés et des rappeurs lui dédièrent des chansons[3]. Elle devint, pour les uns, une icône rebelle ; pour les autres, le symbole du malaise d’une jeunesse en panne d’avenir et d’idéal. C. Deleu souligne dans son analyse du traitement médiatique de cette affaire que « l’énigme Florence Rey, c’est aussi l’histoire d’une récupération médiatique, d’une réécriture de l’histoire de deux jeunes gens[4] ». Certains journalistes avancèrent ainsi que leur coup de folie aurait pu être inspiré par la vision du film d’Oliver Stone Tueurs nés. Ils se fondaient sur le fait qu’une affiche du film avait été trouvée dans le squat de Florence Rey et d’Audry Maupin. Un débat fut lancé sur l’influence des films violents et sur leur interdiction. Cependant, il semble aujourd’hui que cette affiche aurait été apportée par un photographe[5].

Une autre piste avancée fut celle de l’influence d’une idéologie d’extrême gauche qui aurait poussé les deux étudiants à s’en prendre aux forces de l’ordre. Elle se fondait sur le fait que l’on avait retrouvé de la littérature et des tracts anarchistes dans le squat ainsi que dans la chambre de Florence Rey chez ses parents. Une partie de la presse vit dans les deux jeunes gens des héritiers d’Action directe. Dans cette perspective, le vol d’armes de policiers aurait pu être une action préparatoire pour mettre sur pied un groupe terroriste révolutionnaire ou être l’épreuve pour intégrer un groupuscule déjà existant. Cette interprétation a semblé être confirmée par la mise en cause d’un troisième homme, Abdelhakim Dekhar qui aurait fait le guet à Pantin et qui se présentait comme membre des services secrets algériens chargé d’infiltrer, pour le compte de la police, la mouvance autonome[6]. L’hypothèse que les deux jeunes anarchistes auraient pu être victimes d’une manipulation a même été avancée. Toutefois, si Dekhar a été condamné à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs, son caractère mythomane fut prouvé par les experts psychiatres. Au procès, aucune preuve n’est venue confirmer l’existence d’un groupe révolutionnaire plus vaste auquel auraient appartenu Florence Rey et Audry Maupin.

Florence Rey et Audry Maupin ont également été présentés comme un couple diabolique uni dans le crime à la Bonnie and Clyde ou comme deux jeunes « paumés » en rupture avec la société. Animés par une idéologie vaguement nihiliste et confrontés aux difficultés matérielles de la vie dans leur squat sans eau ni électricité, ils auraient voulu voler des pistolets dans le but de s’en servir pour faire des braquages de banque afin d’avoir de l’argent. Ils se seraient trouvés pris dans une spirale de violence qui les aurait dépassés. Cette hypothèse, défendue par les avocats de Florence Rey, a semblé s’imposer au procès, même si celui-ci n’a pas permis de faire toute la lumière sur l’affaire. Florence Rey resta, en effet, toujours très vague sur les circonstances et les mobiles de l’attaque de la pré-fourrière et des fusillades qui l’ont suivie. Elle se contenta de répéter au juge d’instruction qu’elle n’avait pas voulu qu’Audry, dont elle continuait alors à parler au présent, risque sa vie sans elle.

 

Le procès et la libération

Le procès, très médiatique, s’ouvrit en 1998. Florence Rey y apparut prostrée et se montra presque incapable de s’exprimer au cours des deux semaines d’audience. Ses avocats, maîtres Henri Leclerc et Olivia Cligman lui reprochèrent même publiquement son attitude. Pour la défendre, ils la présentèrent comme une jeune fille qui avait suivi par amour son compagnon dans son projet de braquage, sans en mesurer les conséquences, et dont la vie avait basculé dans l’horreur dans la panique de la fusillade. Ils s’appuyèrent sur les expertises balistiques, qui prouvaient qu’elle n’avait tiré aucun des coups de feu mortels, ainsi que sur le rapport des psychiatres. Ceux-ci décrivaient l’accusée comme une adolescente fragile ayant grandi dans un « cocon familial pathogène » marqué par la maladie mentale de son père, victime d’hallucinations auditives et sensorielles graves, maladie qui était niée et cachée. Ils mirent en évidence la passion fusionnelle de Florence Rey pour Audry Maupin sous l’emprise duquel elle était, la complémentarité malheureuse des deux personnalités et l’absence de dangerosité sociale de la jeune femme.

Florence Rey fut finalement condamnée à 20 ans de réclusion criminelle sans période de sûreté comme co-auteur du meurtre de l’un des policiers et complice de celui des trois autres victimes. Elle a également été condamnée à payer 2,35 millions de francs de dommages et intérêts aux parties civiles. Les familles des victimes se sont déclarées déçues de la clémence du verdict.

Elle purgea sa peine d’abord à Fleury-Mérogis puis à la prison des femmes de Rennes. Elle a fait, selon les informations diffusées à l’époque, plusieurs tentatives de suicide durant les premières années de sa détention. Elle a passé sa première année de prison à l’isolement à cause du risque de suicide et du fait que l’on aurait retrouvé un plan de la prison, dessiné par elle, dans sa chaussure. À l’époque du procès, elle est apparue comme une détenue calme et discrète, appréciée par les autres prisonnières, qui participait activement à l’atelier théâtral de la prison. La presse a rapporté que Florence Rey a été rouée de coups dans la cour promenade de Fleury-Mérogis le 14 février 1999 par des détenues mineures alors qu’elle participait, semble-t-il, à un goûter d’anniversaire. Les gardiens ne sont pas intervenus et les secours semblent avoir tardé alors que la détenue restait sans connaissance. Une enquête interne, dont les conclusions n’ont pas été rendues publiques, a été ouverte par l’administration pénitentiaire afin de déterminer les circonstances de l’incident. Ses avocats auraient envisagé de porter plainte pour non assistance à personne en danger[7].

Tout au long de son incarcération, Florence Rey refusa les sollicitations de la presse et imposa le même silence à ses proches. En prison, elle a suivi des études universitaires d’Histoire-Géographie ainsi qu’un BTS en comptabilité. Décrite comme une détenue modèle par l’administration pénitentiaire qui a qualifié sa détention d’exemplaire, elle travaillait à la cuisine du centre de détention.

Elle a été libérée, en fin de peine, le 2 mai 2009, soit 15 ans plus tard. Elle a bénéficié des remises de peine que tous les détenus reçoivent normalement pour bonne conduite et pour efforts de réinsertion[8]. L’annonce d’une telle libération en fin de peine dans la presse a paru exceptionnelle aux professionnels du droit[9]. Cette nouvelle a fait la une des médias et a provoqué des réactions très vives dans les commentaires des lecteurs sur les sites des journaux, dans les forums de discussion et sur les blogs. Le syndicat de police Alliance s’est dit choqué que des réductions de peine aient été accordées à une personne ayant tiré sur les policiers. Il a demandé l’ouverture d’un débat sur l’exécution des peines en France[10]. La garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, interrogée à ce sujet, a précisé que cette libération était conforme à la loi.

 

Œuvres inspirées par l’affaire

L’affaire Rey-Maupin a exercé une grande fascination et a inspiré de nombreux artistes.

En littérature, David Foenkinos lui a consacré un roman, Les cœurs autonomes dans lequel il met l’accent sur l’engrenage fatal de l’histoire d’amour désespérée qui a fait des deux jeunes gens des meurtriers[11]. Patrick Besson a écrit Sonnet pour Florence Rey[12]. Pour Jean-Paul Bourre elle incarne la révolte et est une icône de la culture rock’n roll (Sexe, Sang & Rock’n'Roll[13]). Gwenaëlle Aubry, qui dit être fascinée par le visage et par le silence de Florence Rey enfermée dans sa prison intérieure[14], s’en est inspirée dans son roman L’isolée[15] ainsi que dans un récit, L’isolement[16] où il est question du deuil et de la désolation. Chantal Montellier a traité ce fait divers sous l’angle politique dans une bande dessinée, Les damnés de Nanterre[17], en mettant en évidence le rôle du troisième homme. Gérard Lambert a consacré deux romans à l’affaire. Dans D’eau et de braise[18], il cherche à comprendre par quelle dérive l’adolescente intelligente, cultivée et sensible, est passée du mal de vivre au geste fatal. Dans Comme un jeu d’enfants[19], il décrit la descente aux enfers des deux adolescents dépassés par leurs jeux de rôles dans lesquels ils se sont emprisonnés. Mano, dans son roman d’anticipation Un monde parfait[20], met en scène un jeune couple rebelle, Léa et Samuel, qui choisit la marginalité et qui n’est pas sans rappeler Florence Rey et Audry Maupin. J. Bensimon, l’un des otages, a écrit un livre de témoignage où il raconte sa vie avant le 4 octobre 1994, la prise d’otage et la manière dont il a vécu l’enquête et le procès[21]. Patrick Burgaud a créé un récit numérique interactif sur Florence Rey[22]. Lionel Bourg lui a consacré des pages notamment dans Matière du temps[23]. On peut encore citer Florence Rey par J.-R. Bourrec[24], Bac +2 + crime de Frédéric Couderc, L’affaire Audry Maupin Florence Rey de C. Capvert, etc.

Au théâtre, Sandrine Bauer a traité ce fait divers dans une pièce, J’ai pas rêvé longtemps (montée à l’Espace 44 à Lyon en 2008) où elle imagine Florence Rey à sa sortie de prison qui revit les étapes de sa vie: la passion dévorante de son premier amour, les randonnées en montagne encordée à Audry, la nuit de folie meurtrière où elle le suit, puis le vide de la détention. Dans ce que les enfants racontent quand ils dorment à leur parent, Ludovic Longelin trace le portrait d’une jeune criminelle qui loin de se sentir coupable trouve le sens de sa vie dans le meurtre. Le geste de tuer devient pour elle l’unique manière d’affirmer sa présence au monde[25]. La pièce Clara 69 de Gildas Milin est également inspirée de la figure de la jeune femme[26], de même qu’Une nuit au poste d’Éric Rouquette[27] ou Tom et Lou de Jacques Develay. Florence Rey intervient dans Karl Marx théâtre inédit de Bernard Chartreux, monté par Jean-Pierre Vincent en 1997 au théâtre des Amandiers à Nanterre.

Au cinéma, Muette est la girouette, un court métrage d’Alain Raoust, se présente comme une lettre adressée à Florence Rey. Raoust s’est également inspiré d’elle dans son film La cage[28]. C. Deleu a consacré une évocation radiophonique à ce fait divers. Il y met en perspective la dérive du jeune couple et la révolte désespérée dans laquelle il s’enferme au sein du malaise et des déceptions de toute une génération[29]. Dans la cérémonie (1995), Claude Chabrol se sert discrètement de l’image de Florence Rey à des fins narratives. Dans la rencontre de Jeanne et de Sophie, Jeanne, jouée par Isabelle Huppert, tient sa photo à la main. Un parallèle est ainsi suggéré entre Sophie et l’image de jeune femme mutique, froide et mystérieuse de Florence Rey.

Dans les Arts Plastiques, Claude Lévêque, a souvent fait référence à Florence Rey dans ses installations[30], notamment dans « Le grand soir » présentée en 2009 à la Biennale de Venise qui est construite autour d’une phrase attribuée à Florence Rey Nous voulons en finir avec ce monde irréel.

En musique, de nombreuses chansons lui ont été consacrées et révèlent des interprétations radicalement différentes du fait divers. Plusieurs rappeurs citent ainsi La tueuse de flics qui était devenue, selon une journaliste, une égérie rebelle sacralisée dans les banlieues[31]. Parmi ceux-ci, on peut citer le ministère A.M.E.R. (sacrifice de poulets), Soprano (Le divan), LIM (Mon frère), Booba (100-8 zoo), Relic (Regarde), Mc Solaar (Gangster moderne), Keny Arkana, Kayna Samet (Tueuse née), NTM etc. Le groupe de Rock, The Kills, rend fréquemment hommage à Florence Rey dans leurs interviews et dans leurs concerts en la présentant comme une héroïne punk, icône de la révolte nihiliste de la jeunesse. Ils lui ont dédié la chanson « Fuck the people », et sa photographie figure sur la pochette de leur disque Black Rooster. Des groupes anarcho-punk français se revendiquent d’elle comme porte-drapeau d’un combat politique, notamment Dead Spike, Perfusés (J’t'aurais aimée, Pousse au Krime) ou Pekatralatak dans On va tous mourir et Liberté. Cette chanson réclame sa libération et l’associe aux militants d’Action directe. Le disque de Pekatralatak était également accompagné d’un texte racontant son procès. Bertrand Louis a donné son nom à l’une de ses chansons où il évoque un rêve d’évasion et de liberté qui ne peut se réaliser que hors la loi. Le groupe rock Subway imagine ce que la jeune fille ressent lorsqu’elle est allongée sur le sol à la fin de la fusillade à côté du corps de son compagnon (Eva sur Rien ne se voit en 2003). Elle a inspiré à FFF Mon désordre sur l’album Vierge. Cette chanson est une réflexion sur ce fait divers que les médias ont catalogué comme la révolte d’une génération d’incompris en oubliant la personne qui a commis l’acte. Pour Kayna Samet celle dont la presse a fait un monstre était juste une adolescente amoureuse à la folie. Elle s’indigne de l’insensibilité de la justice. Yves Simon a écrit Pardonnez pour Florence Rey, chanson dans laquelle il prend sa défense et demande l’indulgence pour une erreur de jeunesse. De même, Alain Souchon dans 8m² parle du quotidien d’une détenue qui a « foutu sa vie en l’air » parce qu’elle a voulu suivre son amant[32].

* Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x9oo4a

 

Révolution Solaire  de  Florence REY

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Pour le 27 Août 2010 00h45 T.U., Argenteuil

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

 

-=-=-=-=- FIN -=-=-=-=-

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Personnalité du 16/07/2010 – Christophe ROCANCOURT 16 juillet, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 07/2010,Faits divers,Personnalités du jour , ajouter un commentaire

——————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————

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http://www.myspace.com/christopherocancourt_fan

—————————————— 16 Juillet 2010 ——————————————

Christophe ROCANCOURT

né le 16 Juillet 1967  à 01h15 à Honfleur – FRANCE

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Christophe Thierry Daniel Rocancourt (*), né le 16 juillet 1967 à Honfleur dans le Calvados, est un escroc français ayant sévi en France mais surtout aux États-Unis. Il est principalement connu pour avoir arnaqué des américains en utilisant une douzaine de fausses identités.

 

Son enfance

Christophe Rocancourt est né à Honfleur en Normandie, le 16 juillet 1967. Il a vécu une enfance malheureuse, assistant régulièrement à des séparations et des scènes de violence, entre ses parents. Il a une soeur. 2 ans après la naissance de Christophe, le couple se sépara après la mort de sa deuxième sœur durant l’accouchement. Selon ses oncles, son père avait découvert que sa mère le trompait et il décida de partir en Belgique chercher du travail. Sa mère aurait abandonné Christophe et sa petite soeur lorsqu’il avait 5 ans, les laissant à ses parents. A 5 ans, son père rentra de Belgique et reprit son fils, mais sa nouvelle concubine, la soeur d’Annick, l’abandonna également 2 ans plus tard. Lorsque la compagne suivante de son père le rejeta également, Daniel prit la décision de le placer à l’orphelinat de Saint-Germain Village en Octobre 1976, à 9 ans. Une étude psychologique de l’époque montre que Christophe voulait à tout prix rejoindre son père mais que cela était impossible. A 12 ans, il est placé dans une famille d’accueil habitant le Neubourg, son père adoptif étant un militaire qui tenta en vain de le discipliner. Son oncle Joel se souvient que Christophe fugua deux ou trois fois de cette famille, et à qu’à 18 ans, il disparu cette fois pour de bon, en lui disant avant :  » Mon oncle, je vais devenir quelqu’un d’important « . Sans relation, ni argent, le jeune homme marche des semaines entières dans les rues de Paris, fréquentant des prostituées qui lui offrent parfois un repas. Il se nourrit en mangeant directement dans les magasins, et chaparde des livres dans les librairies pour s’occuper. Sa plus grande crainte de l’époque est d’être agressé pendant son sommeil. Un jour, alors qu’il dort dans une rame de métro, un jeune homme lui tend la main et l’invite chez lui. Il s’agit de Gilles, fils de bonne famille, surnommé « Gigi ». Personne ne saura réellement quelles furent les relations exactes entre les deux hommes, mais ce dernier va lui faire connaître le monde de la jet set en l’emmenant à chaque fois dans des dîners mondains, et parmi des gens de la haute société.

Le 16 janvier 2010 dans un article de Voici, Joël Rocancourt, l’oncle de Christophe, prétend que sa mère n’a jamais été prostituée, que son père n’était pas alcoolique, et qu’il ne posséde pas d’ancêtres gitans. Il ajoute également que Christophe a inventé cette histoire de doigt coupé lors d’un abandon et que tout ce qu’il raconte sur sa vie n’est que mensonge.

Au cours d’une émission qui lui est consacrée par la chaîne W9 le 2 mars 2010, un éducateur qui l’a cotoyé lors de ses passages en foyers explique que C. Rocancourt a usé très tôt de sa facilité à mentir pour se sortir de situations compromettantes, mais qu’il lui semblait clair que cela ne s’apparentait pas à de la mythomanie car « il ne croyait pas lui-même aux mensonges qu’il racontait ». Il ajoute qu’il était souvent impliqué dans de petites affaires de vol et de recel d’affaires avec les autres pensionnaires des foyers d’accueil.

 

Les arnaques en France

Son ami Gigi l’emmène dans les soirées mondaines, Rocancourt est alors comme il dit « son animal de compagnie ». Rocancourt ne paie jamais rien, mais veut gagner son propre argent. Comprenant que l’argent obtenu facilement se dépense encore plus facilement, il commence à extorquer des sommes de plus en plus importantes à son entourage en montant divers types d’escroquerie, en commençant par émettre des chèques sans provisions, il va ensuite prendre part à un trafic de faux dollars (pour lequel il sera condamné à deux ans de prison ferme) mais sa première grosse arnaque consistera à obtenir un emprunt d’un million de francs de la part d’une riche commerçante, en lui faisant croire qu’il n’y aurait aucun souci pour le remboursement puisqu’il serait propriétaire à Paris d’un immeuble d’une valeur de 43 millions de francs. En réalité, cet acte de propriété est une fabrication de Christophe Rocancourt. La supercherie sera découverte et le jeune homme condamné à un an de prison ferme. Surveillé de près par les justices française et suisse (puisque suspecté d’une implication dans un casse de bijouterie à Genève), il s’expatrie alors à Los Angeles, à l’âge de 24 ans.

 

Exil aux Etats-Unis: les escroqueries

Californie

Arrivé en 1991 aux États-Unis, Christophe Rocancourt se faisait passer tour à tour pour un ex-champion de boxe, un producteur de film, le fils de Dino de Laurentiis ou de Sophia Loren[1] ou le neveu d’Oscar de la Renta. Il n’a pas choisi ces personnes au hasard, se documentant sur leur vie, dévorant les biographies. Il remarque par exemple que la vie de De Laurentiis comporte plusieurs périodes mal connues du public, et qui sont donc propices à ses mensonges. Il enchaîne ce qu’il appelle « les affaires », ce qui lui fait gagner énormément d’argent.

Rencontre avec Charles Glenn

Il vit seul dans un petit hôtel à son arrivée. Puis, il repère le point de rencontre de nombreux français installés à Los Angeles : le Café Maurice. Là bas, il fait la connaissance de Charles Glenn, ex-couturier français au carnet d’adresse bien rempli et qui attise la convoitise de Rocancourt. Le jour de leur rencontre, Rocancourt se présente comme un boxeur venu faire un combat à LA le soir même. C. Rocancourt lui demande de le conduire à la salle où devait avoir lieu le meeting. Mais une fois descendu de voiture, C. Rocancourt fait mine de recevoir un appel sur son téléphone portable, et simule une conversation. Après avoir « raccroché », il revient vers Glenn qui l’attendait en lui annonçant que son challenger avait déclaré forfait. De retour au Café Maurice, et avant de pénétrer dans l’établissement, Rocancourt demande à C. Glenn d’annoncer à leur table d’amis qu’il a gagné le combat par KO au premier round. Surpris, Glenn croit qu’il s’agit d’une plaisanterie. mais C. Rocancourt lui propose 500$ pour faire cette annonce, ce que Glenn accepte.

Escroquerie sur Pierre Lange, un ami décorateur français

A cette époque, il « emprunte la villa » d’un ami pendant un mois, en lui faisant croire qu’il va l’acheter. Il rencontre cette personne, Lange, un décorateur français installé à Los Angeles, par l’intermédiaire de Charles Glenn. Il lui demande tout d’abord s’il peut venir s’entraîner chez lui afin de préparer ses prochains meetings de boxe. Lange explique au cours d’une interview l’avoir aidé à acheter du matériel de musculation qu’ils ont installé à proximité de la piscine. Puis, Lange confie à Rocancourt que des ennuis financiers le contraignent à vendre les maisons qu’il possède à Los Angeles et au Portugal. Rocancourt lui répond qu’il est intéressé par l’achat de celles-ci. Lange accepte de les lui vendre. Pour cela, C. Rocancourt lui demande de se rendre en Suisse (par un vol « en première classe payé par C. Rocancourt) afin d’ouvrir un compte en banque sur lequel l’argent lui serait versé. Au bout de deux semaines sans rien voir arriver, Lange recontacte C. Rocancourt qui lui demande, cette fois-ci, de se rendre au Portugal et de procéder aux mêmes formalités bancaires. Au bout d’un mois et demi, Lange réalise la supercherie et rentre à Los Angeles. A son retour, C. Rocancourt, dont la stratégie n’avait pour but que d’éloigner le propriétaire des lieux pour mieux s’installer chez lui et profiter de cette vitrine, avait disparu. Auparavant, et pendant ce temps, il fait croire à tous qu’il est champion de boxe, s’entraîne, et organise des soirées ou le champagne coule à flots.

Continuation dans l’escroquerie

Il loge ensuite dans de somptueuses villas de Bel Air (quartier le plus huppé situé dans les hauteurs de la ville) et vit un temps chez Mickey Rourke, pour finalement s’installer au tout dernier étage du Beverly Wilshire Hotel (le plus prestigieux palace de Los Angeles, où se tourna le film Pretty Woman), pour mieux appâter ses victimes. Il profite du chantier de rénovation de cet étage de l’hôtel pour négocier avec son directeur une location à moindre frais. Le premier objet visible dans ses appartements était un portrait de M. Jackson dédicacé à C. Rocancourt (authenticité non vérifiée). À cette époque, il fait croire à Jean-Claude Van Damme qu’il va produire son prochain film.

Dépensant sans compter dans des soirées, des voyages en jet privé, des véhicules de prestige, du champagne grand cru accompagné de très belles femmes, il bluffe alors tout le monde. Mickey Rourke est son meilleur ami durant cette période. Ils iront jusqu’à s’embrasser sur la bouche devant les photographes afin de faire la une d’un grand magazine homosexuel. Il a un enfant avec Pia Reyes (playmate de novembre 1988), un fils nommé Zeus. Selon la presse, il vécut en même temps avec le modèle Playboy Rhonda Rydell pendant six mois. Cette dernière ne savait pas que Rocancourt était marié. Rocancourt avait prétendu être de la noblesse française, le fils d’une comtesse.

lilian pinho, une de ses victimes, dit :  » il était excité à l’idée d’être perçu comme un criminel, ça le rendait fou de joie « .

Escroquerie sur Buddy Ochoa 

Mais il n’exerce pas ses talents d’escroc qu’auprès des personnes fortunées. Il rencontre un acteur américain modeste, Buddy Ochoa. Il le convainc qu’il peut l’aider à sortir de sa situation financière précaire en lui faisant profiter d’investissements financiers qui seraient très rapidement fructueux. Il lui demande pour cela une mise de fonds de 20.000$. L’acteur lui verse les 10.000$ qu’il compte comme seule épargne à ce moment là, et demande les 10.000$ restants à ses parents qui les lui confient immédiatement. C. Rocancourt récupère l’intégralité de la somme sans autres formalités, prétextant que ces investissements seraient réalisés au Japon. Bien évidemment, Buddy Ochoa ne reverra ni C. Rocancourt, ni ses 20.000$. A cause de cette absence de preuve du transfert d’argent, l’acteur américain n’a ainsi jamais pu porter plainte et donc obtenir réparation auprès de l’escroc. Dans le magazine Teknikart de Février 2010, Rocancourt déclare:  » Ochoa a refusé que je le rembourse pour médiatiser son affaire « .

Escroquerie sur des trafiquants de drogue et départ pour la côte est

Au bout d’un moment, il est surveillé par la police californienne, cette fois-ci pour son train de vie somptueux qui intrigue. C’est à ce moment qu’il décide de gagner de l’argent auprès du milieu californien (trafiquants de drogue). Un soir, il repère un véhicule qui le suit et qui s’immobilise à sa hauteur à un feu rouge de Santa Monica boulevard. Il prend peur, saisit son arme, et tire 6 coups de feu en direction du véhicule, avant de fuir pour se réfugier au commissariat. Une personne est blessée. Selon le journaliste E.L woody, ces gens étaient des trafiquants notoires de drogues, que Rocancourt avait essayé d’escroquer. Craignant pour sa vie, il décide alors de quitter Los Angeles, pendant deux ans, plus personne ne sait ou il est. Il s’installe à New York.

Côte Est

Là, il se fait passer pour un héritier de la famille Rockefeller[2] pendant 6 mois.

Rocancourt ne volait pas que les riches, mais tout le monde. Ainsi, il escroqua une masseuse du nom de Corine Eeltink, de 14 000$. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de cette dernière qu’il rencontrera celui qui va le démasquer : le peintre Gines Serran Pagan, qui commença à avoir de sérieux doutes lorsque Rocancourt confondit un simple vin de table californien avec un grand cru bordelais. Pour amuser ses propres amis, il décida de monter un piège à Rocancourt, en organisant un dîner avec de soi-disant riches héritiers. Une de ses amies d’origine japonaise devait jouer le rôle de la fille du président de Sony, … Rocancourt passa son temps à essayer de leur en mettre plein la vue, en mentant évidemment. Il raconta par exemple qu’il connaissait bien les Clinton, ou qu’il avait des yachts à Saint Tropez et des hélicoptères. Mais les amis de Serran Pagan remarquent surtout les mauvaises manières à table de Rocancourt (« il avait sans cesse les coudes sur la table » dira Sophia Eftimiades). A la fin du dîner, les invités n’ont plus aucun doute : Christophe est un affabulateur. Pour autant, personne ne prévient la police, car pour eux il est tellement évident qu’il ment et s’invente des vies, qu’ils n’imaginent pas une seconde que les gens puissent croire à ses mensonges et lui donnent de l’argent. Pour Sophia Eftimiades,  » il a sans doute cru que les gens goberaient facilement ses histoires, mais ici les gens sont beaucoup moins crédules qu’en Californie ». En 2000, il est arrêté dans les Hamptons pour une note d’hôtel de près de 6000$ qu’il n’a pas payée. Il est libéré sous caution et avec l’interdiction de quitter East Hampton pendant 2 semaines. A peine remis en liberté, il prend la fuite avec pour direction le Canada.

Dans un reportage de Thomas Johnson, Charles Glenn un ex-ami de Rocancourt, se remémore le jour où il l’a vu appeler Georges Mueller, le policier californien qui s’occupe de son dossier : « Quand je l’ai entendu menacer le policier, sa femme et ses enfants -parce que c’est ça que ça voulait dire- j’ai compris que Rocancourt était fou, fou furieux. »

Rocancourt finit par être démasqué et doit s’enfuir, le FBI et Interpol le surveillant de près. Cette cavale durera près de deux ans. Il finira quand même par être arrêté, le 26 avril 2001 au Canada.

 

La prison

Entre 18 et 24 ans, il passe 3 ans et 6 mois derrière les barreaux en France, le tout étalé sur cinq condamnations (la plus grosse peine étant de 2 ans pour fabrication et usage de faux dollars), puis purge une peine de 18 mois à Los Angeles en 1994. En 1998, il est emprisonné 6 mois dans cette même ville pour possession d’arme, avant d’être extradé vers la Suisse où il effectue une peine de 6 mois d’emprisonnement dans l’affaire du braquage d’une bijouterie avant que les autorités ne concluent sur un non-lieu en sa faveur. La Suisse le remet ensuite aux autorités françaises qui le condamnent dans l’affaire de la fausse vente d’un immeuble, il passe à nouveau un an en prison . Une fois sa peine purgée, il retourne aux États-Unis après 2 ans d’absence. Il finit par se retrouver à Vancouver ou il se fait passer pour Michael Van Hoven, un ancien pilote de Formule 1 et homme d’affaires suisse. Sa principale victime canadienne est Robert Baldock, un homme d’affaires et inventeur, qui le fait vivre pendant un mois dans un palace d’une station de ski huppée, lui offre une montre suisse et un ordinateur portable, en attendant une prétendue transaction qui n’arrivera évidemment jamais. L’homme d’affaire porte plainte et Christophe Rocancourt est identifié. La police canadienne l’appréhende finalement en Colombie-Britannique (Canada) le 26 avril 2001 en compagnie de sa femme Pia Reyes[3]. Cette derniére est finalement relaché lorqu’elle parvint à prouver son innocence dans les activités frauduleuses de son mari.

En 2000, Christophe Rocancourt est condamné à cinq ans de prison ferme [4]. Après un séjour d’un an et demi dans une prison canadienne pour usurpation d’identité, il est extradé aux États-Unis en mars 2002 où il effectue le reste de sa peine pour vol, contrebande, parjure, fraude, faux et usage de faux passeport, détention illégale d’arme à feu et délit de fuite. Il est interdit de séjour en Suisse jusqu’en 2016 du fait de son implication supposée dans un vol de bijoux.

Il doit encore à ce jour plus d’un million de dollars aux différentes personnes qui ont porté plainte aux Etats-Unis, et à ce titre Michel Polnareff, la seule célébrité victime de Rocancourt, a déclaré :  » Les médias sont très responsables d’avoir representé ce personnage comme un romantique Robin des Bois moderne qui aurait soi disant remboursé ses victimes. Il n’en est évidemment rien. Il n’est qu’un minable profitant des moments de faiblesse de ses proies. What’s next? Voler les sacs des vieilles dames dans le métro ? « 

À ce jour, Christophe Rocancourt a passé douze années de sa vie en détention.

Dans une interview pour TV Mag, il déclare : « J’ai le regret d’avoir passé autant de temps derrière les barreaux. Je ne conseille à personne de suivre mon parcours. Parfois, des jeunes viennent me dire : je suis comme toi. Je leur réponds : Très bien, prends-toi le mur d’en face, ça ira plus vite. »

 

Retour en France

Après avoir été libéré en octobre 2005, Rocancourt rentre en France. En 2002 et en 2006, il fait paraître deux autobiographies. Suite à cela, quelques personnes portent plainte et obtiennent gain de cause, dont Michel Polnareff, déclarant s’être fait extorquer 250 000 dollars. Rocancourt dit à son sujet : « Pour qu’on vous vole 250 000 dollars, il faut les avoir ». Les droits de son premier livre sont achetés pour un million d’euros. Son récit devrait être bientôt porté sur grand écran par le producteur Thomas Langmann, le fils de Claude Berri et parrain de son premier fils. La réalisation de cette cinébio a été confiée à Florent Emilio Siri.

Christophe Rocancourt a vécu à Paris avec l’actrice et ex-miss France, Sonia Rolland. Leur union a donné naissance à une petite fille, Tess. Le couple a annoncé sa séparation le 10 avril 2008[5].

Son ex-compagne, Sonia Rolland, parle de leur passion dans un ouvrage : Les Gazelles n’ont pas peur du noir publié aux éditions Michel Lafon.

Aujourd’hui, Christophe Rocancourt est reconverti en entrepreneur tout en exploitant son image d’ancien escroc. Il a juré « L’arnaque, c’est fini » lors d’un direct télévisé. En 2008, il présente une émission Lockdown sur la chaîne National Geographic, consacrée aux prisons américaines.

En 2008, il participe au clip de Tunisiano Je porte plainte et en 2009, au clip La swija.

 

Charles Glenn, l’homme qui lui a présenté le tout-Hollywood, se sent trahi

Charles Glenn est un ex-couturier français, ayant migré volontairement à Los Angeles. C’est la première personne que Rocancourt rencontre en arrivant aux USA, celui qui va lui présenter des gens « qui comptent ». Qualifié de « poisson pilote » par Rocancourt dans Mes vies, Glenn se sent aujourd’hui trahi et traîné dans la boue, comme il le révèle dans un article du Parisien : « Il est d’une rare inintelligence. Il n’était rien. Je l’ai éduqué, présenté au Tout-Hollywood par amitié. Aujourd’hui, il prétend que je l’ai trahi. C’est lui qui a trahi ma confiance. C’est le roi du mensonge. L’honneur, il ne connaît pas. Il aurait vendu père et mère pour arriver à ses fins. » Glenn déclare également : « Dès qu’il y avait un photographe, Christopher jetait des liasses de billets à la vue de tout le monde. Mais il ne donnait pas un dollar pour garer la voiture s’il n’y avait personne pour le voir. Il n’est pas Robin des Bois. Il abusait tout le monde. C’est un type malsain. »

 

La réalisatrice Catherine Breillat l’accuse d’escroquerie par abus de faiblesse

Il prépare ensuite un film avec la réalisatrice Catherine Breillat, qui devait s’intituler Bad love, et dont il devait tenir la vedette aux côtés de Naomi Campbell mais en juillet 2009 la presse relaie l’information selon laquelle la réalisatrice (à moitié paralysée à la suite d’un accident vasculaire cérébral en 2005 et prenant beaucoup de médicaments) accuse Christophe Rocancourt d’avoir profité de sa faiblesse psychologique et physique afin de lui soutirer plus de 650 000 €[6]. Le 18 novembre 2009, elle publie son livre Abus de faiblesse dans lequel elle relate les menaces de mort qu’elle aurait reçu pour elle, et son fils, en cas de dépôt de plainte :  » Ton fils changera d’avis quand je l’aurais mis à sécher une semaine dans un coffre de voiture  » écrit-elle. Suite a la plainte de la réalisatrice en avril 2009 et une enquête de le BRDA (brigade de répression de la délinquance astucieuse), Rocancourt est mis en examen le 19 décembre par le juge Muriel Josié pour abus de faiblesse. Pour sa défense, il évoque un prêt non-remboursé[7].

Lors de l’émission  » l’objet du scandale  » consacré à l’affaire Breillat, Karim Achoui, ancien ami et avocat de Rocancourt affirme avoir prêté son appartement à ce dernier ( pour qu’il puisse accueillir sa fille Tess ), qui se serait rendu coupable de grivèlerie, emportant quelques pulls et un stylo, sans jamais lui rendre. Pour Karim Achoui, Rocancourt est dangereux avec les gens en situation de fragilité, il dit également de lui qu’il a  » toutes les caractéristiques du pervers « .

 

Citations

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x47cy9

http://www.dailymotion.com/video/x47cvj

http://www.dailymotion.com/video/x47csx

Image de prévisualisation YouTube

 

Révolution Solaire  de Christophe ROCANCOURT.

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Pour le 15/07/2010 à 09h22 T.U., à Honfleur

DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots. Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.

-=-=- F I N -=-=-

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