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Personnalité du 31/05/2012 – Saint-John PERSE 31 mai, 2012

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Saint-John PERSE

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Saint-John PERSE

né le 31/05/1887 à Pointe-à-Pitre, (Guadeloupe) – FRANCE

THEME NATAL

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BIOGRAPHIE

Saint-John Perse, (*) pseudonyme d’Alexis Leger, né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre et mort le 20 septembre 1975 sur la presqu’île de Giens, est un poète et diplomate français.

Alexis Leger a utilisé d’autres noms de plume comme Saint Leger Leger en trois mots ou Saintleger Leger en deux, ou St L. Leger, et enfin Saint-John Perse à partir d’Anabase en 1924. On trouve une multitude d’interprétations quant à ces pseudonymes. Pas d’accent à son nom et le diplomate y tenait, de même qu’à la prononciation « Leuger ». De son vivant, il a voulu faire croire que Saint-Leger Leger était son vrai nom et Leger seulement une abréviation, et le volume de ses Œuvres complètes (« son » Pléiade) répète cette fiction. Dans sa vie privée, il s’est fait appeler par bien d’autres « petits noms » tels que Allan, Diego, Pierre Fenestre.

Jeunesse et débuts diplomatiques

Fils d’Édouard Pierre Amédée Leger, avocat à Pointe-à-Pitre à partir de 1873, et Marie Pauline Françoise Renée Dormoy, fille d’une famille de planteurs, Marie René Auguste Alexis Leger passe son enfance à Pointe-à-Pitre jusqu’en 1899 date à laquelle il suit ses parents à Pau, où il fréquente l’actuel lycée Louis-Barthou (c’est un autre lycée de Pau qui porte aujourd’hui son nom). Il fait ensuite des études de droit à Bordeaux dès 1904, puis fait son service militaire dans l’infanterie à Pau dès avant la fin de ses études.

Il rencontre assez tôt le poète Francis Jammes, en 1902, qui habite alors à Orthez, lequel le présente notamment à Paul Claudel, avec qui il entretiendra des relations mouvementées. Grâce à Jammes encore, il entre en relation avec André Gide et le milieu de la NRF. Gide et Jacques Rivière le poussent à publier ses premiers poèmes. Les poèmes Images à Crusoé puis Éloges paraissent dans La Nouvelle Revue française en 1909 et 1910, puis en recueil sous le titre Éloges en 1911. Valery Larbaud consacre un article très élogieux au recueil dans la revue La Phalange. Ayant réussi au concours des consulats en 1914, il est affecté au service de presse du ministre Delcassé, puis à la Maison de la presse du ministère des Affaires étrangères avant d’être nommé secrétaire de la légation française de Pékin où il restera de 1916 à 1921. Remarqué par Aristide Briand, il est nommé à l’administration centrale du ministère en 1922 puis devient en 1925 directeur du cabinet du ministre. En février 1933, il remplace Philippe Berthelot souffrant au poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, avec le rang et la dignité d’ambassadeur de France, et ce jusqu’en 1940. Sous le pseudonyme de Saint-John Perse, il avait publié en 1925 son recueil Anabase, mais s’astreindra à ne plus rien publier aussi longtemps qu’il sera diplomate.

Le diplomate

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Saint-John Perse à Locarno en 1925.
De gauche à droite : Saint-John Perse, Henri Fromageot, Aristide Briand, Philippe Berthelot.

Peu de temps après avoir été nommé chef de cabinet d’Aristide Briand, Alexis Leger, alors germanophile, est l’un des principaux auteurs des Accords de Locarno en octobre 1925, plaidant pour une « conciliation franco-allemande pour assurer la sécurité de la France puis de l’Europe » ; Aristide Briand aura été son mentor et après sa mort en 1932, son disciple prolongera son influence au Quai d’Orsay et ce jusqu’en 1940. Ce que l’on a appelé la « pactomanie » lui sera reprochée par ses ennemis politiques. Toute sa vie, Alexis Leger a défendu la mémoire de Briand, comme en 1942 où il prononce un discours à sa mémoire à New York.

Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, il a participé en avril 1935 à la conférence de Stresa. À ce poste pendant huit ans, il a assuré la continuité de la diplomatie française devant la valse des ministres (plus d’un par an en moyenne, dont Pierre Laval). Ainsi, en mai 1936, au moment de son arrivée au pouvoir, Léon Blum, sur plusieurs sujets, demanda : « Qu’en pense Leger ? » Par exemple sur l’attitude à adopter face à la remilitarisation de la rive gauche du Rhin. S’agissant de la Guerre d’Espagne et de la politique de la non-intervention, le rôle de Leger a peut-être été déterminant. Lors des Accords de Munich, il semble moins complaisant que Daladier et surtout Georges Bonnet, son ministre, devant l’abandon de la Tchécoslovaquie : Hitler le qualifie à cette occasion de « petit martiniquais sautillant ». En juin 1940, Paul Reynaud le démet brutalement de ses fonctions pour marquer une rupture avec la politique de passivité pratiquée vis-à-vis du Reich pendant huit ans et, accessoirement, pour complaire à sa maîtresse. Leger, remplacé par François Charles-Roux, en est blessé, refuse les affectations qui lui sont proposées en compensation et s’exile aux États-Unis.

Non sans être d’abord passé par Londres, mais tout rapprochement avec de Gaulle était impossible : Leger lui dénie toute légitimité. Il est alors déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, son appartement parisien est mis à sac et il est radié de l’ordre de la Légion d’honneur. À Washington, il a trouvé un emploi à la Bibliothèque du Congrès grâce à Archibald MacLeish, poète américain, qui en était le bibliothécaire. Il devient, avec Jean Monnet peut-être, le seul Français qu’accepte d’écouter le président Roosevelt, très hostile au général de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de le rallier à sa cause, mais Leger refuse sèchement, ce que le Général ne lui pardonnera jamais : en 1960, à l’occasion de son Prix Nobel, Alexis Leger ne reçoit aucune félicitation du Général.

Exil américain et mort

Aux États-Unis, il publie successivement Exil en 1942, Pluies et Poème à l’étrangère en 1943, Neiges en 1944. À la Libération, depuis les États-Unis, il publie Vents chez Gallimard en 1946, puis Amers en 1957. À cette date, il revient chaque été faire de longs séjours en France, sur la presqu’île de Giens où des amis américains ont acquis pour lui une propriété, « Les Vigneaux ». Il se marie avec une Américaine, Dorothy Russel, dédicataire de Poème à l’étrangère, qu’il appelle « Dot » et surtout « Diane », de vingt ans plus jeune que lui. Il publie son poème Chronique en 1960, année où lui est attribué, grâce à ses amis américains et à Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations-Unies, le Prix Nobel de littérature. Son allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960 est consacrée aux rapports entre science et poésie. Il publiera encore le recueil Oiseaux, inspiré par Georges Braque en 1963, et encore quelques poèmes dans la Nouvelle Revue Française : Chanté par Celle qui fut là en 1969, Chant pour un équinoxe en 1971, Nocturne en 1973 et Sécheresse en 1974. Il meurt le 20 septembre 1975, à Giens, dans le Var, où il repose désormais. Ses quatre derniers poèmes paraissent peu après en recueil sous le titre Chant pour un équinoxe. Peu avant sa mort, il avait légué tous ses manuscrits, papiers et objets personnels, ainsi que les livres de sa bibliothèque, à la Ville d’Aix-en-Provence, qui aujourd’hui encore abrite la Fondation Saint-John Perse.

L’œuvre poétique

Alexis Leger fut certes un diplomate de premier plan. Mais in fine, l’homme a reconnu son unité dans une vocation de poète consacrée en quelque sorte dans le volume de ses Œuvres complètes. Au-delà des approches tronquées et des polémiques régulièrement réitérées à propos de son parcours diplomatique, c’est bien sa poésie, et sa poésie seule qui dit la substance d’un itinéraire à la fois personnel et esthétique. Cette substance se décline en une parole considérable qu’il importe d’appréhender avec soin, pour qui veut y apprécier l’une des grandes oeuvres de l’esprit en langue française.

Esthétique littéraire

La poésie de Saint-John Perse est couramment réputée pour sa difficulté d’accès. Le vocabulaire, parfois technique, peut parfois rebuter le lecteur, mais en fin de compte, son appréhension n’est pas indispensable pour une première imprégnation de la puissance des images et de la richesse du rythme qui caractérisent le poème persien. De ce qu’on a pu nommer le « cycle antillais » (Eloges) au « cycle provençal » (les derniers poèmes), l’œuvre de Saint-John Perse institue dans la poésie française du XXe siècle des accents de conciliation entre les avancées de la modernité rimbaldienne et mallarméenne, avec les sources les plus archaïques de la parole poétique. André Breton voyait en 1924 en Perse un « surréaliste à distance », et c’est dire les volontés diverses d’appropriations de cette esthétique singulière, par les écoles de la modernité littéraire. Les premiers poèmes d’Eloges (surtout Images à crusoé) laissent entrevoir une empreinte encore symboliste, mais ce modèle sera dépassé au gré du recueil et dès Anabase, s’impose un style déclamatoire reconnaissable entre tous, qui pousse souvent l’oeuvre vers des accents lyriques prononcés (Exil, Vents et Amers notamment). Pour autant, les rythmes parfois saccadés de certains moment d’Exil, l’écriture souvent resserrée des poèmes provençaux et une certaine tension vers l’autotélisme (déjoué néanmoins) n’en apparaissent pas moins çà et là. Même par le prisme de cette variété stylistique, la parole poétique se déploie chez Saint-John Perse comme une rhapsodie accordée à la fois à l’intériorité qu’à un élan fondamental vers le monde.

Thématiques

Une « histoire de l’âme » semble dessiner, au gré des poèmes, un recours suprême aux éléments du monde (neiges, pluies, grands vents, souffles océaniques), mobilisés pour atteindre le « renouement » de l’homme vers son élan vital. Du souffle épique d’Anabase au style volontairement dépouillé des textes du Grand âge, les poèmes de Saint-John Perse construisent, en une langue somptueuse, un édifice unique dans la littérature française moderne. L’œuvre entière, en une profonde cohérence, propose au lecteur de parcourir le réel humain comme « Une seule et longue phrase sans césure à jamais inintelligible ». Le regard porté sur le « monde entier des choses » y demeure de bout en bout, empreint d’une volonté d’intégralité qui s’accorde à la recherche en tout, d’une plénitude existentielle (« Épouse du monde ma présence ! »), d’une quête de l’unité. C’est sans doute en ce tribut d’une restitution à l’homme certes, mais plus intimement, à tout un chacun, du souffle premier d’une présence exaltante au monde, que l’on peut certainement considérer la richesse de cette oeuvre exigeante et rare.

Œuvres

Correspondance

Honneurs et distinctions

Ouvrages généraux (critique littéraire et biographie)

Choix d’articles

Actes de colloques

Classement chronologique

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saintjohnpersemuseum Musée Saint-John Perse à Pointe-à-Pitre.

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Personnalité du 18/04/2012 – Olivier BESANCENOT 18 avril, 2012

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Olivier BESANCENOT

né le 18/04/1974 à 20h50 à Levallois-Perret (92) – FRANCE

THEME NATAL

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BIOGRAPHIE

Olivier Besancenot, (*) né le 18 avril 1974 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est une personnalité politique française d’extrême gauche.

Facteur de profession, il est candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) aux élections présidentielles de 2002 et 2007, où il recueille respectivement 4,25 % et 4,08 % des voix. Il est jusqu’en 2011 porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui a succédé à la LCR.

Origines et études

Né à Levallois-Perret dans le département des Hauts-de-Seine, Olivier Besancenot est le fils d’un professeur de physique au collège et d’une psychologue scolaire. Il a passé sa jeunesse à Louviers, où il a fréquenté le collège et le lycée. Il est titulaire d’une licence d’histoire de l’université de Paris X – Nanterre.

Facteur depuis 1997, d’abord à Levallois-Perret puis à Neuilly-sur-Seine, à partir de 2000, il est aujourd’hui à temps partiel, à 80 %, travaillant du mercredi matin au samedi4. Il déclare, en 2007, toucher 1 000 euros nets par mois. À l’occasion de la campagne présidentielle de 2007, à laquelle il est candidat, il déclare un patrimoine net de 37 000 euros, une fois déduit le prêt bancaire qu’il lui reste à rembourser de son capital total de 277 640 euros.

En 2003, avec sa compagne Stéphanie Chevrier, à l’époque directrice littéraire chez Flammarion, il a un enfant.

Il se déclare athée et se définit comme « militant révolutionnaire » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg, Louise Michel ou Che Guevara que Léon Trotski.

Carrière politique

Débuts

Ses premiers actes de militantisme se font à Louviers, en 1988, à l’âge de 14 ans, dans le cadre de l’association SOS Racisme ; il intègre alors les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR). En 1991, il adhère à la LCR, et intègre le bureau national sept ans plus tard.

Il fonde, avec d’autres employés, une section CGT dans le supermarché Shopi de Levallois-Perret3, où il travaille pendant ses études. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attaché parlementaire d’Alain Krivine au Parlement européen entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail à La Poste.

Élection présidentielle de 2002

Article détaillé : Élection présidentielle française de 2002.
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Olivier Besancenot, en mai 2005.

Olivier Besancenot combat, avec son parti, le capitalisme. Ils dénoncent les profits réalisés par les entreprises, profits qui selon eux ont trop souvent tendance à se répartir davantage entre les « patrons et les actionnaires », au détriment d’une « redistribution des richesses » aux salariés. Selon les idées politiques de la LCR, cette « minorité concentrant la plupart des richesses » détiendrait entre ses mains l’avenir des décisions politiques, économiques et sociales, et ce en « exploitant la plupart des êtres humains ».

Devenu porte-parole de la LCR aux côtés d’Alain Krivine et de Roseline Vachetta, il est désigné, au début de l’année 2002, pour représenter ses idées lors de l’élection présidentielle : à 28 ans, il est donc le plus jeune candidat. Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne avec ce slogan : « Nos vies valent plus que leurs profits », avec notamment comme priorités une autre répartition des richesses, l’augmentation générale des salaires et des minima sociaux, l’interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires, la taxation des profits et des capitaux spéculatifs. Il obtient le soutien du philosophe Michel Onfray qui a, depuis la présidentielle de 2007, pris ses distances avec Olivier Besancenot et du réalisateur britannique Ken Loach.

Inconnu du grand public lors de l’annonce de sa candidature, il connait cependant, lors des derniers jours de la campagne, une nette progression dans les sondages, passant de 0,5 à 4 %, dans les enquêtes de l’institut TNS Sofres. Le 21 avril 2002, il recueille 4,25 % des suffrages, soit 1 210 562 voix, et appelle à faire barrage au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, au second tour.

Élections européennes de 2004

Article détaillé : Élections européennes de 2004 en France.

En juin 2004, lors des élections européennes, il est tête de liste LO-LCR en Île-de-France qui rassemble 2,78 % des suffrages, et cette liste n’obtient par conséquent aucun siège.

Référendum de 2005 sur le traité européen

Article détaillé : Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe.

À partir de 2004, il se bat pour le « non » au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, jugeant celui-ci libéral et antisocial. Le 29 mai 2005, le traité est rejeté avec 54,67 % de « non ».

Cette même année, il devient membre et parrain du collectif « Devoirs de Mémoires ».

Élection présidentielle de 2007

Article détaillé : Élection présidentielle française de 2007.
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Olivier Besancenot en meeting à Toulouse, le 20 avril 2007.

Les résultats du référendum motivent plusieurs groupes de la gauche antilibérale à poursuivre le rassemblement pour les élections de 2007.

En 2006, la LCR ne signe pas l’appel « pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes » car les formulations qu’il contenait laissaient « la porte ouverte à la reconstitution d’une gauche plurielle n° 2, c’est-à-dire l’alliance gouvernementale avec Ségolène Royal ou le soutien parlementaire à sa politique ».

Par conséquent, le 25 juin 2006, la conférence nationale de la LCR annonce la candidature d’Olivier Besancenot pour l’élection présidentielle de 2007. Dans le même temps, la conférence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d’un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du Parti socialiste.

Le 20 décembre 2006, le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibéral à l’élection présidentielle » ; le 21 décembre 2006, Olivier Besancenot appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa propre candidature. Le 29 décembre 2006, il reconnaît rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 signatures de parrainage nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle française de 2007, mais il les obtient finalement.

Le 16 avril 2007, en meeting à Rennes, il déclare que « le vote LCR est un vote utile, un vote avec le cœur et avec la tête » avant de dénoncer la «  « droitisation » de la classe politique ».

Le 18 avril 2007, jour de son anniversaire, en meeting à la Mutualité à Paris devant plus de 4 000 spectateurs, ce qui en fait le plus gros meeting parisien du parti depuis 1968 et plusieurs milliers d’internautes, il expose son programme proposant l’interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 €, un SMIC à 1500 € net tout de suite, la construction d’un million de logements sociaux et la création d’un service public de la petite enfance ainsi que du quatrième âge.

Le 22 avril 2007, il recueille 1 498 581 voix, soit 4,08 %, ce qui représente une augmentation de 287 019 voix par rapport à 2002 et le place en 5e position. Parmi les six candidats situés à la gauche du PS, il est le seul à échapper à la déroute. Avant le second tour qui oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, Olivier Besancenot appelle ses électeurs à manifester le 1er mai pour les « mesures d’urgence sociales » qu’il a défendues durant la campagne, avant d’appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir Ségolène Royal » dans ce qui lui semble être un « référendum anti-Sarkozy ».

Alors que Nicolas Sarkozy vient d’être élu à la présidence de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des voix contre 46,94 % pour Ségolène Royal, Olivier Besancenot pose le constat (à propos des tentatives de rapprochements du PS avec le MoDem dans l’entre-deux tours) que « quand la gauche court après la droite, elle perd ».

Nouveau Parti anticapitaliste

Olivier Besancenot, le 17 octobre 2010.

Olivier Besancenot appelle, dès le 29 mai 2007, à la fondation d’un nouveau parti de gauche radicale sur « une base politique claire ».

Le 11 mai 2008, devenu une figure du paysage médiatique français, il est invité à l’émission de variétés de Michel Drucker, Vivement dimanche. Cette médiatisation hors des débats télévisés classiques suscite des critiques à gauche. Olivier Besancenot répond que cela lui donne l’occasion de « plaider des causes en profitant d’une tribune permettant de s’adresser à des millions de personnes ». Son passage est un succès, puisque l’émission réunit jusqu’à 2,7 millions de téléspectateurs.

Le 6 novembre 2008 à Paris, lors du premier meeting du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), officiellement fondé en février 2009, Olivier Besancenot appelle à « changer ce monde avant qu’il ne nous écrase », légitimant la création d’un nouveau parti par une crise mondiale qui n’en est « qu’au début ».

Contrairement à 2004 où la LCR s’était alliée avec Lutte ouvrière, le jeune NPA présente ses propres listes aux élections européennes de 2009. Concurrencé par la présence du Front de gauche (alliance PCF-PG-Gauche Unitaire) et de Lutte ouvrière, le NPA recueille 4,88 %, contribuant au score historique de l’extrême gauche, mais n’obtient aucun siège au Parlement européen. Il exprime, en décembre 2010, son désir de passer la main lors du prochain congrès du NPA.

Après cinq mois de négociations, les militants du NPA votent en décembre 2009 sur la tactique électorale aux élections régionales de l’année suivante, se divisant sur trois positions équivalentes, ce qui est considéré par L’Express comme un revers pour la direction nationale. Finalement, le conseil politique national acte l’échec des négociations. Le NPA présente ses propres listes dans 11 régions sur 21, tout en faisant campagne avec le Front de gauche dans 3 régions et conjointement avec le Parti de gauche là où PS et PCF font liste commune. De son côté, Olivier Besancenot annonce, le 20 janvier 2010, qu’il sera tête de liste NPA en Île-de-France : sa liste recueille 3,13 %.

Après les élections cantonales de 2011, où le NPA fait un faible score et est peu présent sur la scène médiatique, Olivier Besancenot quitte le porte-parolat du parti, laissant sa place à Myriam Martin et Christine Poupin, déjà membres de la direction du parti. Il annonce en mai 2011 dans un courrier aux militants de son parti qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2012, prônant le renouvellement des générations et s’opposant à la « personnalisation à outrance » de la vie politique. Le NPA doit fixer sa stratégie pour proposer soit un candidat issu de ses rangs, soit une personnalité du mouvement anti-capitaliste.

Affaires judiciaires

Affaire Taser-Besancenot

Olivier Besancenot, qui dénonce les dangers du pistolet Taser depuis 2006, déclare lors du Grand Journal de Canal + le 2 novembre 2007 : « Le problème de ce petit pistolet, qui a l’air d’un jouet tout simple et très sympathique, c’est que ça a déjà causé des dizaines de morts aux États-Unis41 », allant jusqu’à avancer le chiffre de 150 morts sur un site internet et sur son blog. Cette quantification serait tirée d’un rapport d’Amnesty International qui anime notamment une coalition contre le Taser au Canada,. Aussitôt, la société Taser France, en fait la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet Taser, assigne en diffamation le porte parole de la LCR. Cette affaire a fait l’objet d’une seconde audience devant le tribunal correctionnel de Paris le 22 octobre 2008. Noël Mamère est venu renforcer la défense d’Olivier Besancenot. Taser France a été déboutée de son action en diffamation par jugement du tribunal de grande instance de Paris, le 24 novembre 2008 : le tribunal donne à Olivier Besancenot le bénéfice de la bonne foi, en relevant qu’il s’exprimait en tant que responsable politique, dans le cadre du débat démocratique.

Entre temps, l’affaire rebondit lorsque le 5 mai 2008, le magazine L’Express révèle qu’Olivier Besancenot a été espionné entre octobre 2007 et janvier 2008 par une officine de renseignement privée, pour le compte de cette société. L’Express évoque ainsi des documents de l’officine faisant état des investigations sur le couple, par exemple, des photographies de la compagne d’Olivier Besancenot et de leur enfant au pied de leur immeuble, la localisation de leur appartement, des détails de leurs comptes bancaires, etc. Olivier Besancenot dénonce immédiatement les faits et porte plainte contre X pour atteinte à l’intimité de la vie privée, violation de secret professionnel et recel de violation de secret professionnel, souhaitant qu’une éventuelle enquête puisse déterminer l’origine de ces filatures et de ces agissements. Le 16 octobre 2008, Antoine Di Zazzo, PDG de SMP Technologies, ainsi que six autres personnes, sont mises en examen à l’issue de leur garde à vue. Cette dernière fait suite à la découverte de « liens comptables » entre le cabinet parisien de détective privé Dussaucy et la société SMP Technologies,.

Affaire du centre de tri de Nanterre

Après une manifestation ayant eu lieu le 10 novembre 2008, Jean-Baptiste Casanova, directeur du centre de tri de la La Poste à Nanterre, porte plainte à titre personnel « pour violences volontaires aggravées en réunion, ». Olivier Besancenot était venu soutenir des salariés grévistes qui dénonçaient les « pressions » de La Poste les concernant, alors qu’ils mettaient en cause leur conditions de travail, la privatisation du service public et réclamaient une augmentation des salaires. Accusé d’avoir une responsabilité dans la bousculade au cours de laquelle, après une altercation houleuse, le directeur du centre de tri est tombé et se serait blessé, Olivier Besancenot est convoqué le 20 janvier 2009, au commissariat de Nanterre, avec deux autres syndicalistes de Sud-PTT pour s’expliquer. Selon lui, la chute du directeur serait une « simulation honteuse » et il serait en possession d’une vidéo montrant la réalité des faits. Pour sa part, La Poste a précisé que le directeur s’est vu délivrer un arrêt de travail de trois jours. À la sortie de cette convocation, Olivier Besancenot déclare que le plaignant aurait été « incapable de dire devant les policiers que l’un de nous l’avait bousculé ou touché ». Il annonce qu’il compte déposer plainte à son tour pour « dénonciation calomnieuse

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olivierbesancenotchegue Olivier BESANCENOT révolutionnaire tel Che Guevara

olivierbesancenoteurope Olivier BESANCENOTsur Europe 1

olivierbesancenotetsaco Olivier BESANCENOT et sa compagne.

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Révolution Solaire de Olivier BESANCENOT

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Pour le 18/04/2012 à 00h00 T.U., à Levallois-Perret (France).

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain que ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

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Personnalité du 15/04/2012 – Adolphe THIERS 15 avril, 2012

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Adolphe THIERS

Premier Président de la IIIème République

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Adolphe THIERS

né le 15/04/1797 à 05h00 à Bouc-Bel-Air (13) – FRANCE

THEME NATAL

adolphethiers15041797

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BIOGRAPHIE

Adolphe Thiers, né le 15 avril 1797 à Bouc-Bel-Air1 mais déclaré à l’état-civil de Marseille et mort le 3 septembre 1877 à Saint-Germain-en-Laye, est un avocat, journaliste, historien et homme d’État français.

Il symbolise par son exemple l’évolution des classes dirigeantes françaises, à la recherche d’un nouveau régime politique stable après l’effondrement de la monarchie absolue en 1789. Deux fois président du Conseil sous la Monarchie de Juillet, il est un acteur majeur dans la mise en place des régimes politiques qui ont suivi l’échec de la restauration en 1830. Partisan d’une monarchie constitutionnelle, il critique l’intransigeance des membres de la famille royale et se rallie enfin à la République.

En 1871, après la chute du Second Empire lors de la guerre contre la Prusse, il devient le premier président de la Troisième République. En mai de la même année, son gouvernement ordonne l’écrasement de la Commune de Paris.

En mai 1873, sa mise en minorité face aux monarchistes entraîne sa démission de la présidence de la République.

Les débuts

Origines

Louis Adolphe Thiers est l’un des enfants de Pierre Thiers (1759-1843), par sa seconde épouse Marie-Madeleine Amic (1774-1852). Il naît dans une bastide appelée campagne Amic, qui existe toujours au lieu-dit Plan Marseillais, au bord de l’actuelle Nationale 8, à Bouc-Bel-Air. Il apprendra difficilement à lire et à écrire avec l’abbé Melchior, curé de Bouc2.

Par son père, aventurier et affairiste quelque peu douteux, qui a pu profiter de l’amitié et de la protection de Lucien Bonaparte, Adolphe Thiers a plusieurs frères et sœurs, dont certains lui causeront ultérieurement bien des tracas :

- du mariage de Pierre Thiers et de sa première épouse, Claudine Fougasse (1752-1797) :

Par sa mère, Adolphe Thiers est apparenté à André Chénier et Marie-Joseph Chénier, tous descendants de Antoine Santi-Lhomaka ou Santi-Lomaca (1705-1793), lui-même issu – selon une tradition familiale, des Lusignan.

Thiers historien

Il étudie le droit à Aix-en-Provence avant de s’installer en 1821 à Paris où, partisan d’une monarchie parlementaire de type anglais, il fréquente les milieux politiques et parvient à devenir proche de Talleyrand au moment où celui-ci prend ses distances avec la Seconde Restauration.

Avec l’appui de son compatriote Jacques-Antoine Manuel, député provençal d’extrême-gauche, Thiers est introduit auprès du banquier libéral Jacques Laffitte. Grâce à ses appuis, il commence une carrière de journaliste par des collaborations avec le journal Le Constitutionnel puis avec La Gazette d’Augsbourg. Avec le républicain Armand Carrel, son ancien condisciple et ami François-Auguste Mignet et le libraire éditeur Auguste Sautelet, il fonde ensuite, au tout début de 1830, un journal d’opposition au régime de Charles X, le National, dans lequel il développe ses conceptions politiques.

Thiers est convaincu que la question constitutionnelle, est ce qui sépare la branche aînée des Bourbons de l’opinion. Pour lui, la société française est avant tout dominée par la crainte du gouvernement des prètres : « La France, écrit-il, est incrédule encore plus que libérale ».

De 1823 à 1827, il publie une Histoire de la Révolution en 10 volumes qui lui vaut de nombreux éloges et son élection à l’Académie française en 1833 au fauteuil 38. Il fréquente avec son ami François-Auguste Mignet la goguette des Frileux. De 1845 à 1862, il publie en 20 tomes Le Consulat et l’Empire, récit chronologique et très détaillé de la période correspondante.

Ses contributions à la Monarchie de Juillet

Lors des Trois Glorieuses (1830), il est de ceux qui poussent Louis-Philippe d’Orléans à prendre le pouvoir. Vers la fin de 1830, il est tenté d’évoluer nettement vers la gauche, mais il est épouvanté par la mollesse de Jacques Laffitte face à l’agitation, particulièrement après le sac de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en février 1831, et rejoint alors le parti de la résistance. L’énergique Casimir Perier, qui succède à Laffitte, le subjugue et restera comme son modèle en politique.

Après la mort de celui-ci, il entre, le 11 octobre 1832, dans le premier ministère Soult au poste-clé, en ces temps troublés, de ministre de l’Intérieur. Avec Guizot et le duc de Broglie, il forme une triade de « talents supérieurs » qui domine le ministère.

À cette époque, Thiers plaît à Louis-Philippe, qu’il sait divertir et flatter. Mais la famille royale le déteste. La reine Louise, qui le surnomme « le poney blanc », s’exclame après sa nomination au ministère de l’Intérieur : « Un homme sans tenue, sans probité politique ! ».

En novembre 1833, il épouse Élise Dosne, fille aînée de sa maîtresse, Euridice Dosne, femme d’un riche agent de change. Ce mariage lui vaut une très grande fortune, mais ne lui donne aucune position sociale solide.

Premier gouvernement

Insensiblement, alors que la monarchie de Juillet se stabilise, la menace républicaine étant définitivement éliminée avec les lois de septembre 1835, Thiers évolue vers le centre gauche, puis vers la gauche. Cette évolution est encouragée par le roi, qui cherche à le détacher de ses amis doctrinaires Guizot et Broglie pour mieux affirmer son propre pouvoir. Aussi, après que la Chambre des députés a renversé le ministère Broglie, Louis-Philippe va nommer Thiers chef du gouvernement une première fois du 22 février au 6 septembre 1836.

Talleyrand encourage Thiers à accepter : « Monsieur, l’Europe vous attend », non sans mettre en garde le roi. Thiers n’ignore pas que les relations risquent de devenir rapidement difficiles avec le roi, qui veut gouverner, alors que lui-même a frappé, en janvier 1830, la fameuse maxime : « Le roi règne mais ne gouverne pas ». Mais, après avoir montré ses talents d’homme à poigne au ministère de l’Intérieur et soigné sa popularité au ministère des Travaux publics, il veut être ministre des Affaires étrangères et président du Conseil pour recueillir le mérite de la grande affaire diplomatique à laquelle songe Louis-Philippe : une alliance avec l’Autriche, permettant à la monarchie de Juillet de ne plus être l’otage de l’Angleterre et réglant, dans le même mouvement, la question de l’établissement matrimonial du duc d’Orléans.

Mais, en dépit du zèle mis par Thiers à seconder les désirs de Metternich, le projet de mariage autrichien est rejeté par la cour de Vienne. Sur le plan intérieur, Thiers est également fragilisé par la reprise de l’agitation républicaine à la suite de l’attentat d’Alibaud (25 juin 1836) contre Louis-Philippe.

Désireux de se venger de l’affront infligé par l’Autriche et de rétablir sa popularité en conquérant un peu de gloire militaire, Thiers voudrait envoyer des troupes françaises dans la péninsule ibérique, qui sombre progressivement dans la guerre civile en raison de la rébellion carliste contre la reine-régente Marie-Christine. Il croit pouvoir faire annoncer une intervention militaire imminente le 13 août, au lendemain du pronunciamiento de la Granja, qui contraint la reine régente à accepter la Constitution libérale de 1812. Mais il est aussitôt désavoué par Louis-Philippe, viscéralement hostile à une intervention militaire dans la péninsule ibérique, et conforté dans son refus par Talleyrand et par Soult, qui en a fait l’expérience malheureuse sous l’Empire. Aussi, le 16 août, Thiers envoie sa démission au roi, « se réservant de le servir utilement quand ils seront tout à fait d’accord ».

Dans les jours suivants, le roi et Thiers ont plusieurs entretiens pour régler la succession. D’après la duchesse de Maillé, « il y a eu une scène, où Thiers a été assez insolent et ils se sont mal quittés. M. Thiers lui a dit qu’il reviendrait au ministère malgré lui, comme l’homme du peuple ; qu’il avait en cette qualité plus de pouvoir que lui. C’est un ennemi dangereux que M. Thiers. » « Thiers, commentera Louis-Philippe, a été excellent jusqu’à la rupture du mariage ; après cela, il a complètement perdu la tête. ». Pendant les années 1837 à 1839, Thiers cherche ardemment sa revanche et combat sans relâche son successeur, le comte Molé. Âme de la « coalition » formée pour le renverser, il s’évertue à faire échouer, une fois ce but atteint, toutes les combinaisons imaginées par Louis-Philippe pour le remplacer. Le roi cherche même à l’écarter en lui offrant une grande ambassade, que Thiers refuse avec indignation tandis que ses amis poussent de hauts cris. Son opportunisme trop évident lui est violemment reproché par Balzac dans la Chronique de Paris le 12 mai 1836 : « Monsieur Thiers n’a jamais eu qu’une seule pensée : il a toujours songé à Monsieur Thiers (…). »

Son attitude n’est cependant pas du goût de tous ses partisans, et Thiers subit un premier camouflet avec l’élection à la présidence de la Chambre des députés, le 14 avril 1839, d’un dissident du centre gauche, Hippolyte Passy, alors qu’il soutenait Odilon Barrot. Un mois plus tard, lorsque Louis-Philippe parvient enfin à constituer un gouvernement sous la présidence du maréchal Soult, Thiers y voit entrer avec fureur deux de ses ex-amis, Passy et Jules Dufaure, alors qu’il leur avait demandé de n’accepter aucun portefeuille sans son aval. Il tente alors, mais en vain, de se faire élire à la présidence de la Chambre des députés mais n’obtient que 206 voix, le 14 mai, contre 213 à Sauzet, candidat du Tiers Parti. Mortifié et ivre du désir de se venger, il entreprend, à la fin de 1839, de se rapprocher de Molé, et prévient à tout hasard le roi et Soult qu’il accepterait d’entrer dans n’importe quelle combinaison ministérielle à condition de n’y retrouver ni Passy, ni Dufaure.

Deuxième gouvernement

De nouveau président du Conseil du 1er mars au 29 octobre 1840, il est finalement écarté en 1840 en faveur de François Guizot après la crise de politique étrangère que provoque l’affaire Egyptienne. Sa politique étrangère visait à soutenir Méhémet Ali dans sa rupture avec l’empire ottoman soutenu par les autres puissances Européennes (Grand Bretagne, Russie, Autriche et Prusse). Non seulement Louis-Philippe ne voulait pas rompre avec la Grande-Bretagne, mais en plus, la Prusse ferma sa frontière sur le Rhin ce qui conduisit à une tension très forte et à une explosion de nationalisme allemand antifrançais en Rhénanie. Le roi arbitre en sa défaveur, et, affaibli par son renoncement, Thiers retourne à l’opposition. Il continue à siéger à la chambre des députés dans l’opposition centre gauche où il prend peu la parole, rédigeant la suite de son histoire de la Révolution (Le Consulat et l’Empire 1845) sur le terrain même de son adversaire Guizot, l’historien. Il encourage la campagne des banquets qui demande la baisse du cens et dont l’interdiction conduit à la révolution de 1848

De la monarchie constitutionnelle à la République

Deuxième République

Désormais républicain, il soutient la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Le 23 février 1848, il est appelé par Louis-Philippe pour prendre la place de Guizot, mais Thiers est déjà rallié à la république.

Élu au gouvernement provisoire de la Deuxième République, il ne va cesser de voter avec la droite contre les socialistes. Il apporte alors son appui à une République conservatrice, dans laquelle les classes les plus populaires sont exclues du droit de vote et où l’Église catholique conserve une forte influence morale en particulier dans l’enseignement. Il préside la Commission sur l’assistance et la prévoyance publiques, rendant son rapport en janvier 1850.

Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du parti de l’Ordre contre celle de Lamartine.

Second Empire

Opposé au coup d’État du 2 décembre 1851 du futur Napoléon III, il fuit en Suisse, revient en 1852 mais se tient dans un premier temps à l’écart de la vie politique sous le second Empire auquel il est opposé.

Le régime devient plus libéral dans les années 1860. Il est élu député de Paris en 1863. Il fait un discours remarqué sur les « libertés nécessaires » et devient le chef de l’opposition libérale. Il attire l’attention de l’opinion publique sur les dangers que représente l’unification de l’Allemagne par la Prusse.

Après la défaite de Sedan (1870), la France de la Défense nationale veut continuer la guerre engagée contre la Prusse par Napoléon III. Jules Favre, en septembre-octobre 1870, le mandate pour faire la Tournée des Capitales européennes à la recherche d’aides diplomatiques ; l’entreprise est vaine.

Vers la IIIe République

Article détaillé : Commune de Paris (1871).

Il est élu « chef du pouvoir exécutif de la République française » — c’est-à-dire à la fois chef de l’État et du gouvernement — le 17 février 1871 par l’Assemblée nationale, réfugiée à Bordeaux, tandis que le roi de Prusse proclame l’Empire allemand à Versailles (dans la Galerie des glaces) où il réside. Il conclut le traité de Francfort avec Bismarck le 10 mai 1871.

Mais la crainte d’une restauration monarchique et le refus de l’armistice entraînent le soulèvement de Paris qui proclame la Commune. Depuis Versailles où s’est installé le gouvernement, Thiers organise le siège de Paris, qui se soldera par l’écrasement de l’insurrection, dotée de moindres capacités militaires. La répression qui s’ensuivra – nombreuses exécutions sommaires, procès expéditifs condamnant des communards à la mort, au bagne ou à la déportation – ont terni durablement la réputation de Thiers dans une partie de l’opinion, qui aujourd’hui encore peut s’illustrer par la sentence de Georges Clemenceau, maire de Montmartre pendant la Commune : « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ».

Les réformes de Thiers

Chef du Pouvoir exécutif, Thiers se lance dans des réformes financières, administratives et militaires.

D’abord, il reste à payer l’indemnité de guerre de 5 milliards de francs exigées par l’Allemagne, somme correspondant à deux ou trois budgets annuels à cette époque. Certains députés républicains jugent le moment opportun de réaliser l’un des idéaux du programme de Belleville, à savoir le vote d’une loi établissant l’impôt sur le revenu. Mais devant l’opposition parlementaire, trop peu empressée d’adopter une réforme financière aussi révolutionnaire, le projet est repoussé, et l’idée d’une souscription par des emprunts nationaux, placés dans le public, lui fut préférée. Ce grand emprunt public décidé par Thiers, voté le 21 juin 1871, permet de réunir dans la seule journée du 27 juin plus de 4 milliards de francs. Les allemands évacuant au fur et à mesure des paiements, Thiers demande que les quatre départements parisiens soient d’abord évacués, et en septembre 1873, les derniers fonds sont versés alors que les dernières troupes d’occupation quittent le pays.

Ensuite, Thiers entreprend de réformer la carte administrative par deux grandes lois :

Enfin, est votée la loi du 27 juillet 1872 sur l’armée, refusant aux militaires, souvent républicains, le droit de vote. L’armée devint ce qu’on appela « la Grande Muette ».

Adolphe Thiers premier président de la IIIe République

Thiers est considéré indispensable à l’Assemblée monarchiste pour négocier le départ anticipé des troupes allemandes. Les monarchistes ne sont pas fâchés de laisser la répression de la Commune afin de préserver « les Princes d’un pareil fardeau en pareil temps »17. Par ailleurs, il faut éviter que le Roi ne rentre « dans les fourgons de l’étranger » comme en 1814, c’est-à-dire que les Français assimilent le retour du roi à l’humiliation de la défaite et à l’occupation de la France par une armée étrangère. Il vaut mieux donc conforter Thiers dans sa position de chef de Gouvernement, en attendant que la Restauration puisse se faire. Celui-ci, critiquant son titre de « Chef », lui préfère celui de « Président de la République », et l’Assemblée lui accorde, par la loi Rivet du 31 août 1871, ce qu’il demandait, précisant ses pouvoirs : Le Président est révocable à tout instant et son mandat dure tant qu’existe l’Assemblée. Il nomme et révoque les ministres, responsables tout comme lui devant l’Assemblée, et ses actes sont contresignés par un ministre. Par décret du 2 septembre 1871, Jules Dufaure, le Garde des Sceaux est nommé vice-président du Conseil. La formule de vice-président du Conseil est appropriée, car c’était le Président de la République qui présidait le Conseil des ministres, cumulant ainsi les fonctions de Chef de l’État et celle de Chef du Gouvernement (en plus de celle de député). Jean-Marie Mayeur explique les méthodes de gouvernement de Thiers : usant perpétuellement de la menace de démissionner, se sachant absolument nécessaire, le Président de la République impose son autorité à une majorité de plus en plus réticente. Le basculement de ses convictions va entraîner sa chute.

Les monarchistes sont divisés en deux familles, deux obédiences n’acceptant pas le même héritage :

La Chambre étant divisée en trois grands blocs, les Légitimistes, les Orléanistes et les Républicains, les monarchistes doivent s’allier pour espérer le retour d’un Roi. Or cette alliance ne se fait pas. En effet, par le Manifeste du 5 juillet 1871, le Comte de Chambord, le véritable prétendant au trône, refuse d’adopter le drapeau tricolore pour lui préférer le drapeau blanc. Ce refus, empêchant la Restauration, sépare les Orléanistes des Légitimistes, et le 7 juillet, une déclaration de 80 députés légitimistes libéraux entraîne une scission au sein du Cercle des Réservoirs.

Devant les échecs d’une restauration, Thiers semble se tourner de plus en plus vers le régime républicain, et dans un discours du 13 novembre 1872, il affirme son ralliement à la République, qu’il voulait socialement conservatrice et politiquement libérale. Dans son message présidentiel à l’Assemblée, il dit : « la République existe, c’est le gouvernement légal du pays. Vouloir autre chose serait une nouvelle révolution et la plus redoutable de toutes ». Inquiets de la montée des groupes parlementaires républicains aux élections partielles et des mouvements de gauche, notamment radicaux, les monarchistes attendent de Thiers qu’il s’y oppose. Celui-ci se contente de leur répondre :

« Puisque vous êtes la majorité, que n’établissez-vous la monarchie ?  »

Comprenant que Thiers ne les aidera plus, la « loi chinoise » est votée, le 13 mars 1873, portant sur « les attributions des pouvoirs publics et les conditions de la responsabilité ministérielle ». Désormais, si le Président peut toujours s’exprimer au sein de l’Assemblée Nationale, son allocution n’est pas suivie de débats. Cela limite son temps de parole et le transforme en monologue. Cette loi est importante en ce qu’elle établit définitivement les relations entre l’Assemblée Nationale et le Président de la République sous la IIIe République.

Le 15 mars 1873 est signée la convention d’évacuation des troupes allemandes, qui ne rend plus Thiers indispensable à la majorité monarchiste. Une « Union des droites » se forment autour d’Albert de Broglie afin de faire « prévaloir dans le gouvernement une politique résolument conservatrice ». Le 23 mai 1873, Thiers prononce un discours de deux heures, signifiant à la majorité monarchistes que la République serait le seul régime viable :

« J’ai pris mon parti sur la question de la République, oui, je l’ai pris. Ce qui m’y a décidé, c’est aujourd’hui pour vous, pour nous, la monarchie est impossible. On n’occupe pas un trône à trois (Le Comte de Chambord, le Comte de Paris et le prétendant bonapartiste alors prince impérial) !  »

Mis en minorité, il démissionne le 24 mai, persuadé qu’il sera rappelé puisque trop indispensable. Patrice de Mac-Mahon, légitimiste, général ayant réprimé la Commune, est alors élu Président de la République le soir même.

Après sa mort

En 1877, l’année de sa mort, Gambetta le proclame « libérateur du territoire ». Il repose dans un énorme mausolée à côté de la chapelle au Père-Lachaise.

Synthèse des mandats électifs

Décorations

Citations d’Adolphe Thiers

Citations sur Adolphe Thiers

Œuvres

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adolphethiers Adolphe Thiers, par le photographe Nadar

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Révolution Solaire de Adolphe THIERS

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Pour le 15/04/1877 à 00h00 T.U., à Bouc-Bel-Air (13).

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 12 ET NOEUD SUD EN MAISON 6

Le transit des noeuds s’effectuait dans les maisons 6 et 12 respectivement pour le noeud sud et le noeud nord. Le but essentiel du transit du noeud sud en maison 6 est de vous faire prendre conscience qu’une part de l’existence doit être réservée justement à la prise de conscience.

Dans ce but, il est nécessaire de vous retirer temporairement pour faire le vide en vous. La présente période est destinée à cela. En conséquence, évitez tout nouvel engagement, dégagez-vous des tâches habituelles, ne vous créez aucune obligation. Les fardeaux deviendraient si lourds que vous succomberiez sous leur poids. Ne défiez pas votre destin, par inquiétude pour votre avenir, en vous engageant dans une nouvelle activité. Vous y rencontreriez des obstacles insurmontables. De plus les appuis espérés feront défaut et les assistances sur lesquelles vous comptez se déroberont. Vous pourrez même perdre ainsi vos dernières ressources. En revanche en acceptant de vous retirer, vous serez étrangement soutenu. Ces moments de retraite, de repos et de réflexion sont nécessaires. Ils vous permettent de reconsidérer vos actes et vos erreurs passés et, ainsi, de mieux planifier votre avenir et le nouveau cycle de vie qui commencera dès l’entrée de votre noeud nord en votre maison 11 natal. C’est l’objet de cette période.

Au mieux, au travers de ce que vous vivez maintenant, révisez vos potentialités d’aide à autrui, de dévouement désintéressé, de compassion et de compréhension, de manière à accorder aux autres dans peu de temps lorsque tout ira mieux pour vous, ce que vous auriez aimez recevoir vous-même. Par ailleurs il vous faut mesurer vos efforts physiques. Reprenez des forces. On peut considérer cette période comme un temps de convalescence nécessaire à la reconstruction d’une santé physique ou d’une reconversion mentale, de manière à être prêt pour la période suivante – annoncée plus haut – dont la coloration essentielle sera la liberté, la libération, la rupture des entraves et la réalisation des rêves et projets formulés actuellement.

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Personnalité du 02/04/2012 – Léon GAMBETTA 2 avril, 2012

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Léon GAMBETTA

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Léon GAMBETTA

né le 02/04/1838 à 20h00 à Cahors (46) – FRANCE

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Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

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BIOGRAPHIE

Léon Gambetta, né le 2 avril 1838 à Cahors et mort le 31 décembre 1882 à Sèvres, est un homme politique français républicain. Membre du Gouvernement de la défense nationale en 1870, chef de l’opposition dans les années suivantes, il fut l’une des personnalités politiques les plus importantes des premières années de la Troisième République et joua un rôle clé dans la pérennité du régime républicain en France après la chute du Second Empire. Il a été président de la Chambre des députés (1879-1881), puis président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882.

Origines et formation

Léon Gambetta est issu d’une famille de commerçants aisés de Cahors : son grand-père Michel est originaire de Ligurie. Il épouse Benedetta Galeano et tient une épicerie, le Bazar génois. L’épicerie est reprise et développée par son fils Jules Baptiste, qui épouse une fille de pharmacien, Marie-Magdelaine Massabie : ils sont les parents de Léon. Prénommé « Jules Baptiste » lors de son mariage avec Marie Madeleine Massabie, c’est sous le prénom de « Joseph Nicolas » qu’il déclare la naissance de « Léon Michel ».

Inscrit par son père au petit séminaire de Monfaucon quelques jours avant la rentrée de 1848. Il est admis le 7 novembre comme interne en 7e. Malgré un comportement turbulent, ses maîtres remarquent ses qualités lors des deux années de scolarité à Montfaucon : Conduite : dissipé. Application : médiocre. Caractère : très bon, très léger, enjoué, espiègle. Talent : remarquable, intelligence très développée.

En 1849, il est victime d’un accident en regardant travailler un ouvrier-coutelier, un éclat d’acier lui faisant perdre l’usage de son œil droit. Il sera énucléé avec succès en 1867 par le docteur Louis de Wecker. Il poursuit ses études au lycée de Cahors et obtient le baccalauréat ès lettres. Il s’inscrit ensuite à la faculté de droit de Paris, en 1857. Il obtient sa licence en 1860 et devient avocat. Il fréquente également les milieux républicains qui se réunissent dans le quartier latin au café Voltaire. Entre-temps, en 1859, il demande et obtient sa naturalisation.

Sous le Second Empire

En tant que jeune avocat, il est accepté à la Conférence Molé. Il devient le collaborateur d’Adolphe Crémieux et se lie avec Clément Laurier et Jules Ferry. Il se rapproche également des députés de l’opposition : Jules Favre, Émile Ollivier, Ernest Picard, Alfred Darimon et Louis Hénon. Il participe à la campagne électorale de 1863 et approuve le discours de Thiers sur les « libertés nécessaires ». Il devient l’ami d’Eugène Spuller et d’Arthur Ranc, fréquente Allain-Targé et Challemel-Lacour.

En 1868, le procès de Baudin le fait connaître. Charles Delescluze, journaliste républicain, opposant au Second Empire est inculpé, avec d’autres personnalités, pour avoir ouvert une souscription publique dans son journal afin d’ériger un monument à la mémoire de Jean-Baptiste Baudin, député de la Deuxième République. Ce dernier était mort en s’opposant aux côtés des ouvriers au coup d’État de Napoléon III le 3 décembre 1851. Chargé de la défense de Charles Delescluze, Gambetta prononce une plaidoirie politique dans laquelle il critique le régime du Second Empire et le coup d’État du 2 décembre. Delescluze est condamné à six mois de prison et 2 000 francs d’amende, mais l’effet politique du discours fait de Gambetta un espoir du parti républicain.

À l’occasion des élections législatives de 1869, Gambetta décide de se présenter dans la première circonscription de la Seine, dont le centre est le quartier populaire de Belleville, habité par des commerçants, des artisans et des ouvriers de petites entreprises. Le programme électoral, connu sous le nom de « Programme de Belleville » est rédigé par le comité républicain de Belleville. De tonalité assez radicale, il réclame l’extension des libertés publiques, la séparation des Églises et de l’État, l’élection des fonctionnaires, la suppression des armées permanentes et des réformes économiques. Il accepte également de se présenter à Marseille. À la même époque, il est initié à la loge La Réforme, à laquelle appartiennent également Gustave Naquet et Maurice Rouvier. Les 23 et 24 mai suivant, Léon Gambetta est élu à Paris dès le premier tour devançant largement Hippolyte Carnot. À Marseille, il est en ballotage favorable devant Adolphe Thiers qui se désiste. Il l’emporte au second tour face à Ferdinand de Lesseps, et choisit de représenter Marseille comme député. À la Chambre, il s’oppose à Émile Ollivier. Son discours critique du 5 avril 1870 contre le sénatus-consulte soumis au plébiscite trouve un large écho parmi les opposants du régime.

Le Gouvernement de la Défense nationale

Au cours des journées parisiennes du 3 et 4 septembre 1870 qui font suite à la défaite de Sedan, Gambetta et Jules Favre jouent un rôle essentiel dans la déchéance de l’Empire et la proclamation de la Troisième République. Les députés de la Seine forment un gouvernement provisoire, présidé par le général Trochu. Gambetta prend le ministère de l’Intérieur. Il révoque les préfets du Second Empire et nomme à leur place des militants républicains, avocats ou journalistes. La situation militaire continue de se dégrader. Paris et la plupart des membres du gouvernement provisoire sont encerclés le 19 septembre 1870.

Tableau de Jules Didier et Jacques Guiaud représentant le départ de Léon Gambetta de Paris le 7 octobre 1870 à bord d’un ballon monté (musée Carnavalet)

Au préalable, Adolphe Crémieux, ministre de la justice, l’amiral Fourichon, ministre de la marine et le député Glais-Bizoin ont été envoyés à Tours, où ils forment une Délégation chargé de relayer l’action du gouvernement en province. La Délégation manque d’autorité alors qu’il faut organiser la guerre en province et lutter contre les mouvements communalistes, notamment dans le Sud-Est. Il apparaît donc qu’une personnalité plus forte est nécessaire à Tours. Gambetta, d’abord réticent, est sollicité par ses collègues ministres et le 7 octobre, il quitte Paris en ballon monté, accompagné de Spuller. Il arrive à Tours le 9 où il rejoint ses trois collègues. La Délégation assure collectivement les responsabilités, mais le Gouvernement a accordé à Gambetta une voix prédominante en cas de partage des voix. Gambetta s’approprie alors la fonction de ministre de la Guerre, qu’il cumule avec le ministère de l’Intérieur. Il réorganise l’administration, s’entoure d’hommes de confiance comme Clément Laurier, Arthur Ranc, Jules Cazot, Eugène Spuller et surtout Charles de Freycinet qu’il nomme « délégué du ministre auprès de département de la Guerre » le 11 octobre. Gambetta doit également faire face à l’agitation de républicains radicaux dans certaines villes, comme Lyon, Marseille et Toulouse.

Sur le plan militaire, Gambetta essaie d’organiser les armées de secours, intervient dans la nomination des commandants en chef. Malgré l’échec de l’armée de la Loire, les difficultés de communication avec Paris et les discussions sur l’armistice, Gambetta est partisan d’une guerre à outrance. Devant l’avancée de l’armée prussienne et la perte d’Orléans, la Délégation doit quitter Tours et s’installe à Bordeaux, le 9 décembre 1870. La situation se dégrade lorsque Jules Favre signe, pour le gouvernement provisoire, un armistice de vingt-et-un jours avec Bismarck, le 29 janvier. Gambetta s’élève contre les conditions imposées par Bismark d’abandon d’une partie du territoire. Il fixe néanmoins la date des élections au 6 février, mais en fixant des conditions d’inéligibilité aux personnels de l’ancien Empire, ce que le gouvernement parisien ne peut consentir. Le 1er février, un membre du gouvernement provisoire, Jules Simon, est envoyé à Bordeaux avec les pleins pouvoirs. Relevé de ses fonctions de ministre de l’intérieur, mais conservant le poste de ministre de la guerre par délégation, Gambetta hésite sur la conduite à tenir jusqu’à l’arrivée de trois autres membres du gouvernement : Garnier-Pagès, Pelletan et Arago. Il démissionne, le 6 février 1871. Qualifié de fou furieux par Adolphe Thiers, il devra justifier de ses actions devant une commission d’enquête parlementaire.

Lettre de démission de Léon Gambetta

« Ma conscience me fait un devoir de résigner mes fonctions de membre du gouvernement avec lequel je ne suis plus en communion d’idées ni d’espérance.
J’ai l’honneur de vous informer que j’ai remis ma démission aujourd’hui même, en vous remerciant du concours patriotique et dévoué que j’ai toujours trouvé en vous pour mener à bonne fin l’œuvre que j’avais entreprise.
Je vous prie de me laisser vous dire que mon opinion profondément réfléchie est qu’à raison de la brièveté des délais et des graves intérêts qui sont en jeu, vous rendrez un suprême service à la République en faisant procéder aux élections du 8 février, et vous réservant, après ce délai, de prendre telles déterminations qui vous conviendront. Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments fraternels.
Bordeaux, le 6 février 1871, 3 heures.

Léon Gambetta. »

Avènement de la IIIe République

Aux élections de l’Assemblée nationale le 8 février 1871, Gambetta est élu dans 9 départements et opte pour le Bas-Rhin. Il s’associe le 16 février à la protestation des élus de l’Alsace et la Lorraine et démissionne de son mandat du Bas-Rhin. Fatigué physiquement et moralement, il s’éloigne quelque temps de la vie politique et gagne l’Espagne le 10 mars. Il est à l’étranger pendant les évènements de la Commune.

De retour en France en juin, il est réélu comme député le 2 juillet 1871 aux élections complémentaires dans la Seine (pour laquelle il opte), le Var et les Bouches-du-Rhône. Leader de l’Union républicaine, Gambetta contribue, par ses voyages en province et ses discours, à faire accepter la République. Le 7 novembre, il fonde avec quelques amis son journal La République française. Il prône la dissolution d’une Assemblée à coloration monarchique élue pour mettre un terme à la guerre et milite pour l’élection d’une véritable Assemblée constituante. Il soutient ainsi la candidature radicale de Barodet pour le département de la Seine le 27 avril 1873. Légaliste malgré tout et inquiet des tentatives de Restauration monarchique, il prend ses distances avec la gauche radicale et se rapproche du Centre gauche de Thiers après que ce dernier a été mis en minorité par la droite de l’Assemblée. Il fait accepter par les groupes de la gauche républicaine le compromis des Lois constitutionnelles.

L’élection pour la nouvelle Assemblée législative à lieu les 20 février et 5 mars 1876. Gambetta participe largement au net succès des républicains par ses nombreux déplacements et discours, et lui-même est élu dès le premier tour à Paris (XXe arrondissement pour lequel il opte), Lille, Marseille et Bordeaux.

La République opportuniste

Au lendemain des élections, Gambetta devient le principal leader de l’opposition et accède à la présidence de l’importante commission du budget. Une première crise éclate en décembre 1876 entre la majorité de l’Assemblée et le Président de la République Mac Mahon à propos de la loi d’amnistie sur les évènements de la Commune, entraînant la démission du cabinet Dufaure et la désignation de Jules Simon comme président du Conseil. Simon qui vient du Centre gauche obtient la majorité à l’Assemblée.

La crise rebondit en mai 1877 à l’initiative des évêques catholiques qui exhortent les pouvoirs publics à intervenir en faveur du Pape qui se considère prisonnier du royaume d’Italie. Estimant que Jules Simon manque de fermeté dans cette affaire, Gambetta intervient le 4 mai à la Chambre contre les doctrines ultramontaines et termine son discours en reprenant la célèbre formule due à Alphonse Peyrat « Le cléricalisme ? Voilà l’ennemi ». Le 16 mai, Jules Simon remet sa démission au Président de la République qui lui a demandé. Ce dernier demande au duc de Broglie de former le nouveau gouvernement et proroge le Parlement pour une période d’un mois.

Article principal : Crise du 16 mai 1877.

La dissolution de la Chambre est décidé par Mac-Mahon après avis favorable du Sénat. La campagne est féroce, le gouvernement déplaçant de nombreux préfets et fonctionnaires. Le 15 août, Gambetta dans le discours de Lille prononce la phrase célèbre « Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien Messieurs, il faudra se soumettre ou se démettre ». Gambetta envisage la démission de Mac-Mahon et de faire appel à Thiers pour lui succéder. Mais Adolphe Thiers meurt le 3 septembre, et c’est le nom de Jules Grévy qui est s’y substitue. Les élections législatives du 21 et 28 octobre confirment la majorité des trois parties de l’Union républicaine (du Centre gauche aux Radicaux).

Mac Mahon va se soumettre, au moins quelque temps, mais finit par démissionner en janvier 1879. Jules Grévy lui succède avec le soutien de tous les républicains, et Gambetta remplace ce dernier à la présidence de la Chambre des députés. Gambetta siège avec ses amis de l’Union républicaine dans des commissions parlementaires importantes. Ses deux journaux, La République française et La Petite République française, diffusent les idées républicaines modérées. Il met en place ou fédère un réseau d’associations, de comités et de cercles.

Sa popularité provoque l’inquiétude de certains de ses alliés. Les ferrystes, les libéraux républicains et Jules Grévy s’inquiètent de ses tendances au pouvoir personnel. Les radicaux (Clemenceau) le trouvent trop modéré. À la présidence de la Chambre, il s’aliène une partie de la gauche sans arriver à rassurer la droite. Grévy qui ne l’aime pas, évite de faire appel à lui comme chef de gouvernement préférant faire appel successivement à Waddington, Freycinet, puis Jules Ferry.

La campagne pour les élections législatives d’août-septembre 1881 oppose essentiellement les radicaux aux républicains modérés. Le scrutin est remporté par l’Union républicaine de Gambetta (204 sièges), devant la Gauche républicaine de Jules Ferry, l’extrême-gauche radicale de Clemenceau (46 sièges) et le Centre gauche (39 sièges). Les conservateurs, monarchistes et bonapartistes n’en conservent plus que 90. Jules Ferry et les responsables de la Gauche républicaine décident de s’entendre avec lui. Gambetta doit entraîner à sa suite les hommes de l’Union républicaine et les détacher de l’extrême gauche.

Après la chute du cabinet Ferry sur l’Affaire tunisienne, Grévy n’a plus que la ressource à appeler Gambetta aux affaires.

Le « Grand Ministère »

Article détaillé : Gouvernement Léon Gambetta.

Gambetta est nommé président du Conseil le 14 novembre 1881. À l’origine, il souhaitait mettre en place un cabinet d’union républicaine, qui aurait rassemblé tous les grands chefs du mouvement, sauf les radicaux. En raison du refus de Léon Say, Freycinet et Ferry, il compose un cabinet Union républicaine, constitué de membres jeunes et relativement peu connus. Gambetta prend aussi le portefeuille des Affaires étrangères. Les autres ministres sont Cazot (Justice), Waldeck-Rousseau (Intérieur), Allain-Targé (Finances), Paul Bert (Instruction publique), Raynal (Travaux publics), Campenon (Guerre), Gougeard (Marine). L’Agriculture (Devès) est séparée du Commerce (Maurice Rouvier). Le secrétariat des Beaux-arts devient un ministère à part entière ; il est confié à Antonin Proust. Adolphe Cochery est nommé aux Postes et Télégraphes. Le gouvernement compte enfin neuf sous-secrétaires d’État, dont Eugène Spuller (Affaires étrangères) et Félix Faure (Commerce et Colonies).

Le nouveau cabinet marque plusieurs innovations significatives. L’Agriculture devient un ministère à part entière. Les Colonies sont détachées de la Marine et rattachées au Commerce.

La constitution d’un ministère des Arts est une nouveauté importante, destinée à répandre le goût de la culture et des arts dans les classes populaires. Elle marque la naissance d’une politique culturelle française ambitieuse et démocratique.

Le gouvernement a plusieurs projets de réformes : réorganisation judiciaire, réduction du service militaire, loi sur les associations, création d’institutions de prévoyance et d’assistance, réforme des sociétés financières, développement de l’éducation nationale, réforme des rapports entre l’État et les Églises.

L’attitude autoritaire de Gambetta vis-à-vis de la Chambre blesse les parlementaires. La circulaire Waldeck-Rousseau aux préfets et la nomination de personnalités ralliées récemment à la République à des postes importants sont particulièrement critiquées. La circulaire Waldeck-Rousseau visait à affranchir l’administration de la pression des députés. Considérée comme jacobine, elle est critiquée par les républicains libéraux.

Le 14 janvier 1882, Gambetta dépose un projet de réforme constitutionnelle, qui propose de changer le mode de scrutin et de l’inscrire dans la Constitution. Il prévoit aussi d’élargir la base électorale du Sénat et de limiter ses pouvoirs financiers. Le projet est repoussé, certains républicains ayant voté avec les conservateurs. Le gouvernement tombe le 30 janvier 1882. L’échec de son gouvernement montre le refus, par la Chambre, d’un exécutif fort. Déjà rongé par l’asthme et le diabète, il se retire alors dans sa maison des Jardies en compagnie de sa maîtresse depuis 1872, Léonie Léon, fille d’un officier créole et ancienne maitresse de Louis-Alphonse Hyrvoix, directeur de la police des résidences impériales.

Léon Gambetta meurt quelques mois plus tard dans sa maison des Jardies, le 31 décembre 1882, des suites d’une pérityphlite (inflammation du péritoine du caecum, découlant probablement d’un cancer de l’intestin ou de l’estomac) diagnostiquée dès le 23 décembre par le professeur Charcot et jugée inopérable. Ses derniers jours sont relatés dans un compte-rendu médical très détaillé du docteur Lannelongue, ami personnel de Gambetta, puisque le 27 novembre il s’était blessé à la main et au bras en s’exercant à tirer au revolver depuis sa bibliothèque sur une cible au fond du jardin (s’étant fait récemment ridiculiser à un duel au pistolet, il s’imposait cet entraînement) et se trouvait donc sous surveillance médicale constante. Léonie est soupçonnée par la presse des opposants de Gambetta (Léon Daudet, Henri Rochefort) d’avoir tiré sur son amant dans une crise de jalousie, de dépit. Cette presse sous-entend aussi un complot maçonnique ou que Gambetta soit accidentellement intervenu pour éviter une tentative de suicide au revolver de sa maîtresse à la suite d’une lettre qu’il avait reçu révélant qu’elle était un agent des Henckel proches de Bismarck (comme le soupçonne la conseillère et égérie de Gambetta Juliette Adam). La blessure par balle n’était pas très grave, mais Gambetta souffrait depuis longtemps de sévères troubles gastriques et intestinaux. A l’âge de 11 ans déjà il avait failli mourir d’une péritonite.

Après une autopsie au cours de laquelle son cerveau, son bras et son cœur sont gardés comme reliques, le docteur Baudrian est le premier à utiliser le formol pour embaumer le corps de Gambetta en l’injectant dans ses artères. Il est inhumé au cimetière du château au centre du plateau Gambetta, à Nice, où sa famille s’était installée.

Le 11 novembre 1920, son cœur est transféré au Panthéon. Il repose dans une urne placée dans l’escalier qui descend à la crypte.

Liste des mandats et des responsabilités politiques

Ses journaux

Léon Gambetta a fondé différents journaux :

Souvenirs historiques

La médaille d’identité de Gambetta comme député de la Seine pour la législature de 1876 est conservée au musée Carnavalet (ND 4415).

Hommages

Il y eut de nombreuses statues élevées en hommage à Gambetta, dont :

  Citations

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Dernière Révolution Solaire de Léon GAMBETTA

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Pour le 02/04/1882 à 11h39 T.U., à Cahors (France).

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain que ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

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Personnalité du 02/02/2012 – Christiane TAUBIRA 2 février, 2012

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Christiane TAUBIRA

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Christiane TAUBIRA

née le 02/02/1952 à 19h00  à Cayenne, (Guyane) – CANADA

THEME NATAL

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Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

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BIOGRAPHIE

Christiane Taubira, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane), est une femme politique française. Candidate PRG à l’élection présidentielle de 2002, elle est députée et présidente de Walwari.

Christiane Taubira est issue d’une famille modeste — sa mère, aide-soignante élevait seule six enfants. Elle est aujourd’hui divorcée et mère de quatre enfants. Diplômée d’économie et d’agro-alimentaire à Paris, elle est professeur de sciences économiques en 1978. Cofondatrice de Caricoop (Confédération caraïbe de la coopération agricole), elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l’OCCE (Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane).

Elle crée le parti Walwari (« éventail » en amérindien) en 1993 et en devient la présidente. La même année, elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et est réélue en 1997. En 1993, elle vote, dans l’hémicycle, l’investiture du gouvernement Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L’année suivante, elle est quatrième de la liste Énergie radicale menée par Bernard Tapie lors des européennes. En avril 1994, elle est observateur parlementaire aux premières élections multiraciales en Afrique du Sud.

À sa réélection en juin 1997, elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l’or en Guyane. Jusqu’en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR).

En 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle avec une campagne axée sur l’« égalité des chances ». Elle obtient 2,32 % des voix au premier tour. Selon certains socialistes, cette candidature aurait contribué à l’éparpillement des voix « de gauche » et aurait été une des causes de l’échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l’élection présidentielle. Mais d’après d’autres observateurs, comme Jacques Séguéla, Christiane Taubira avait proposé une alliance à Lionel Jospin, qui n’aurait pas donné suite à cette demande.

Elle est de nouveau élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste. Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle et supprimé au congrès de 2004. Elle est en tête de la liste « Europe fraternelle » du PRG aux élections européennes de 2004, dans la circonscription Île-de-France : cette dernière n’obtient que 1,54 %, et aucun élu.

Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l’investiture du PRG pour l’élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives. Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l’équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l’expression républicaine ». Par la suite, lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l’entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l’offre ».

Elle est réélue députée le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Christiane Taubira est candidate, à la tête d’une liste divers gauche à l’élection régionale de 2010 en Guyane. Arrivée en tête des quatre listes de gauche en présence mais largement derrière le candidat de la majorité présidentielle, Rodolphe Alexandre, elle conduit une liste d’union de la gauche au second tour. Le 21 mars 2010, elle est battue par la liste du maire de Cayenne, Rodolphe Alexandre, soutenue par l’UMP, qui réalise 56,11 % de suffrages contre 43,89 pour la liste de Christiane Taubira.

Le 14 décembre 2010, elle annonce son soutien à Arnaud Montebourg dans le cadre des primaires du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle de 2012.

Travaux et prises de position

Christiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l’humanité la traite négrière transatlantique et l’esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu’elle limite l’esclavage à la traite européenne des Noirs.

Elle est fréquemment considérée par les politiques comme un « électron libre », en raison de ses prises de position personnelles entrant peu dans une logique de parti. Contrairement au PS et au PRG elle s’oppose ainsi en 2004 au vote de la Loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques considérant que « Faire œuvre législative plutôt que mission pédagogique, c’est perdre foi en République, alors que sont soigneusement évités les terrains où se nouent les tensions les plus lourdes de sens dans l’affrontement éthique. » En 2005, elle prend position pour le « Non » lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, contrairement au PRG, dont elle est à l’époque encore vice-présidente.

En avril 2008, elle est chargée par le président de la République Nicolas Sarkozy d’une mission sur les accords de partenariats économiques entre l’Union européenne et les pays ACP. Son rapport remis deux mois plus tard émet de lourdes critiques envers ces dispositifs et formule des préconisations jugées audacieuses mal reçues par l’Élysée, le chef de l’État n’ayant fait aucun commentaire.

Détail des fonctions et des mandats

Mandat local
Mandats parlementaires

Œuvres

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christianetaubiragarded Christianne Taubira nommée Garde des sceaux du gouvernement Ayrault (Mai 2012)

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Autres vidéos…

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Christiane Taubira – France Inter Christiane Taubira, députée de Guyane, est l’invitée de Pascale Clark dans Comme on nous parle sur France Inter (09h35 – 11 mai 2010).

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Christiane Taubira analyse Sarkozy

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Révolution Solaire de Christiane TAUBIRA

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Pour le 02/02/2012 à 12h30 T.U., à Cayenne, Guyane (France).

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 4 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 10:

Actuellement grâce au transit des noeuds dans l’axe Fond de Ciel / Milieu du Ciel de votre thème natal, vous bénéficiez d’un solide appui planétaire vis-à-vis de toutes les affaires immobilières.  L’achat ou la réalisation de biens immobiliers, maisons, terres ou terrains se réalisera au mieux de vos intérêts. Vos climats actuels vous feront découvrir et obtenir la maison ou l’appartement souhaités depuis si longtemps. Par ailleurs si vous souhaitez une légation ou un héritage, surtout issu d’un lien parental et mieux encore, de votre mère, cela interviendra dans le courant de la période actuelle. Faites donc converger vos efforts vers les domaines concernés, même si vous vous êtes heurté jusqu’à présent à des obstacles insurmontables ; ceux-ci s’écarteront car le temps est venu et les fruits sont mûrs, cueillez-les.

Votre période actuelle a pour but majeur de vous ressourcer, d’établir de nouveaux fondements dans votre vie, vers une restructuration. Recherchez donc une nouvelle implantation avec discernement et circonspection car celle-ci deviendra le lieu de production de vos réalisations des prochaines neuf années correspondant à un demi parcours des nœuds. Le soin apporté à ce choix a autant d’importance que celui que votre mère apporta à la préparation de votre naissance (neuf mois). Comme elle, vous êtes maintenant en gestation. Ne tentez donc pas de forcer ni de précipiter une élévation sociale ou professionnelle. Le cycle actuel ne vous le permet pas. Inutile donc de chercher à accélérer votre croissance  ou l’éclat dans une vie extérieure ou professionnelle. Vous gaspilleriez vos efforts inutilement en oeuvrant dans cette dernière direction. Tentez au mieux de maintenir le cap de vos affaires en minimisant les dégâts car vous n’éviterez pas une certaine stagnation, voire un extrême ralentissement. Tout effort d’élévation, toute tentative d’accentuation de réussite ou de renommée – sociale ou professionnelle – vous coûteront plus cher qu’ils ne pourront vous rapporter, tant physiquement que financièrement. Dépensez-vous plutôt dans l’embellissement ou dans la rénovation de votre commerce, de votre entreprise ou de votre maison. Restructurez en prévision de la période suivante qui favorisera le commerce local. Cette période a pour but essentiel de vous pousser à revoir vos bases qu’une élévation ou un essor inconsidéré compromettraient jusqu’à faire s’effondrer l’édifice. Analysez donc les fondements et les structures de vos assises, y compris celles de votre vie familiale. Votre destin place actuellement la priorité sur cette dernière. Accordez plus de temps aux vôtres, en leur réservant une meilleure partie de vous-même et de votre temps. Achetez ou transformez vos installations ou équipements existants, embellissez.

Un changement de résidence pourrait se révéler très bénéfique et renouveler positivement votre vie. Vous constaterez qu’en fin de compte, durant cette période, vous tirerez bien plus de satisfactions de votre vie familiale que de votre vie professionnelle ou sociale plutôt décevante. Vous êtes en gestation. Contentez-vous donc de bien construire votre nid telle une hirondelle à son retour au niveau cycle de printemps. Votre été, c’est pour la période suivante. C’est à dire du 03/04/2012 au 01/02/2014.

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Personnalité du 11/01/2012 – Pierre MENDES-FRANCE 11 janvier, 2012

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Pierre MENDES-FRANCE

né le 11/01/1907 à 02h00 à Paris – FRANCE

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BIOGRAPHIE

Pierre Mendès France, (*) surnommé PMF, né le 11 janvier 1907 à Paris et mort le 18 octobre 1982 dans la même ville, est un homme politique français.

Sa vie politique commence lors de son élection comme député de l’Eure, en 1932. Radical-socialiste, il participe à la coalition du Front populaire. Il exerce l’autorité de l’État quelques semaines en 1938, sous l’égide de Léon Blum, puis de 1944 à 1945, dans la mouvance du général de Gaulle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance, rejoignant les Forces aériennes françaises libres.

Nommé président du Conseil par le président de la République René Coty, en juin 1954, il cumule sa fonction avec celle de ministre des Affaires étrangères. Ses tentatives de réforme en Algérie entraînent la chute de son gouvernement, cible à la fois de ses adversaires colonialistes et de ses soutiens politiques habituels anti-colonialistes. Il quitte alors la présidence du gouvernement en février 1955.

Ministre d’État sans portefeuille du gouvernement Guy Mollet en 1956, il démissionne au bout de quelques mois en raison de son désaccord avec la politique du Cabinet Mollet menée en Algérie.

Il vote contre l’investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958, puis abandonne tous ses mandats locaux après sa défaite aux élections législatives du mois de novembre de la même année. Élu député de la 2e circonscription de l’Isère en 1967, puis battu l’année suivante, il forme un « ticket » avec Gaston Defferre lors de la campagne présidentielle de 1969.

Bien qu’il n’ait dirigé le gouvernement de la France que pendant un peu plus de sept mois, il constitue une importante figure morale pour une partie de la gauche en France. Au-delà, il demeure une référence pour la classe politique française, incarnant le symbole d’une conception exigeante de la politique

Vie personnelle

Pierre Mendès France est issu d’une famille de vieille ascendance judéo-portugaise du nom de « Mendes de França », installée à Bordeaux, Rochefort, Louviers et Paris. Son père, Cerf-David Mendès France, était rigoureusement areligieux. L’Affaire Dreyfus avait été la grande bataille de sa vie, qu’il avait vécue « moins en juif solitaire qu’en démocrate indigné », démocrate de gauche bien qu’il n’ait jamais adhéré à aucun parti politique. Concernant les études de son fils, sa position était claire : le parcours sera laïc, de la communale au doctorat de droit.

Bachelier à quinze ans, Pierre devient en 1928, à vingt et un ans, après des études de droit et un passage par l’École libre des sciences politiques de la rue Saint-Guillaume, le plus jeune avocat de France.

Très intéressé par les questions économiques et financières, il soutient en mars 1928 une thèse sur la « politique de redressement du franc menée par Raymond Poincaré », dans laquelle il salue l’efficacité « brute » de cette politique, mais en critique les conséquences économiques et sociales.

Il est initié le 19 mai 1928 à la Respectable Loge Paris et visite la Loge Union et Progrès à Pacy-sur-Eure.

En 1933, Pierre Mendès France épouse Lily Cicurel (1910-1967), sœur de Raymond Cicurel. De leur union naîtront deux enfants : Bernard Mendès France (1934-1991) et Michel Mendès France, mathématicien (né en 1936) –  ce dernier ayant lui-même deux enfants : Tristan Mendès France (1970) et Margot Mendès France (1975).

En 1971, Pierre Mendès France épouse en secondes noces Marie-Claire de Fleurieu (née Servan-Schreiber).

Pierre Mendès France est mort le 18 octobre 1982, dans son appartement rue du Conseiller-Collignon, à Paris.

Vie publique

Débuts dans la vie politique

Parallèlement à ses études, Pierre Mendès France se tourne vers le militantisme. Il sera l’un des membres fondateurs en 1924 de la Ligue d’action universitaire républicaine et socialiste (LAURS), un mouvement étudiant d’opposition à l’extrême droite, très actif dans le Quartier latin. Il participe aux affrontements qui opposent l’Action française et les Jeunes patriotes à la LAURS (qu’il présidera en 1928) vers la fin des années 1920.

Pierre Mendès France apparait alors comme l’un des espoirs du Parti radical auquel il est inscrit depuis 1923, c’est-à-dire dès l’âge de seize ans. Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui réclament un renouvellement de la doctrine du mouvement, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du mouvement incarnée par la figure historique d’Édouard Herriot.

Député de l’Eure à partir de 1932 (il est alors le plus jeune député de France) et maire de Louviers à partir de 1935, il est élu conseiller général de l’Eure en 1937. Il n’hésite pas à attaquer Herriot, président du Parti, au congrès du Parti de Clermont-Ferrand (mai 1934), soutient Édouard Daladier ainsi que la stratégie du Front Populaire (1936) d’alliance avec les socialistes. Il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés, avant d’être nommé sous-secrétaire d’État au Trésor dans le deuxième et éphémère gouvernement Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). La gauche (PCF compris) s’abstenant lors du vote du 9 juillet 1936 à propos de la participation française aux Jeux olympiques de Berlin, organisés par le régime nazi, Pierre Mendès France est le seul député de gauche à voter contre, soutenant ainsi les Olympiades populaires organisées par le Front populaire espagnol.

Mendès France élabore ensuite avec le directeur de cabinet de Léon Blum, Georges Boris, un projet de réforme économique audacieux, axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l’investissement militaire, dont l’exposé des motifs se réclame pour la première fois en France de préceptes keynésiens. Très contesté, « sottement qualifié de marxiste par la droite  » ce projet sera rejeté par le Sénat, ce qui précipite la chute du gouvernement.

Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

Député à la déclaration de la guerre, il est mobilisé comme officier au Moyen-Orient où il passe un brevet d’observateur aérien.

Au moment de la déroute qui a obligé le gouvernement à se réfugier à Bordeaux, il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre à partir de l’Afrique du Nord, et il embarque à bord du Massilia avec un certain nombre de députés et d’hommes politiques. Il est arrêté le 31 août 1940 au Maroc sur l’ordre du résident général Charles Noguès et accusé, avec trois autres officiers, de désertion, alors que bien au contraire il est de ceux qui veulent se battre. Rapatrié à Marseille en même temps que Jean Zay, il est jugé le 9 mai 1941 par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à six ans de prison et à la destitution pendant dix ans.

Incarcéré par le régime de Vichy, puis transféré à l’hôpital militaire pour insuffisance hépatique, il s’en échappe le 21 juin 1941 après avoir écrit une lettre au maréchal Pétain. Il se cache pendant plusieurs mois de cavale, avant de parvenir à rejoindre les Forces aériennes françaises libres à Londres où il participe aux combats. Le 3 octobre 1943, il est promu capitaine des aviateurs du Groupe Lorraine. Le lieutenant colonel Luc de Rancourt assigne à ce groupe, qui compte aussi dans ses rangs Jean d’Astier de La Vigerie, une mission : attaquer la centrale électrique de Chevilly-Larue, groupe des trois stations qui alimentent en énergie Paris, sa banlieue et une partie de Bordeaux.

Nommé par le général de Gaulle, en 1943, commissaire aux finances, dans le Comité français de la Libération nationale d’Alger, il représente la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l’Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, à partir du 4 septembre 1944. En désaccord avec René Pleven, ministre des Finances, sur l’orientation à donner à la politique économique, qu’il désire énergique, il démissionne le 6 avril 1945 faute d’obtenir le soutien du général de Gaulle pour prendre les mesures de rigueur et d’assainissement monétaires que lui semble exiger la situation économique du pays. Le litige portait tout particulièrement sur l’échange des billets de banque afin de corriger certains abus que le marché noir et l’économie souterraine avaient favorisés durant l’occupation.

Nommé au Conseil d’administration de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, il représentera ensuite la France au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

Bretton-Woods et le Fonds monétaire international

En 1944, Pierre Mendès-France participe à Bretton Woods aux travaux fondateurs de deux institutions : la Banque internationale pour la reconstruction, et le Fonds monétaire international. À Bretton-Woods, il se lie d’amitié avec Lord Keynes qui représente la Grande-Bretagne. Mendès admire la Théorie générale de Keynes, et il se range à ses côtés pour obtenir dans le système monétaire international défini par les Américains, une place qui ne soit pas trop défavorable aux pays endettés par la guerre. Mais rien ne peut fléchir le géant américain. Bretton-Woods se solde par une « défaite stratégique » ainsi que la nomme Keynes . Ni Keynes, ni Mendès, ne peuvent empêcher la mise en place du monopole américain. Mais d’autres délégations, notamment latino-américaines, élèvent la voix, et parlent, elles, non seulement de « reconstruction », objectif premier de la banque mondiale, mais aussi de « développement », ce qui aboutit à la création de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) dont Mendès est élu membre du « Comité des directeurs exécutifs ». Il est aussi nommé membre du conseil d’administration du FMI, où il restera jusqu’en 1947, date à laquelle il donne sa démission. En 1947, il devient délégué de la France au Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), poste dont il démissionne en 1951. Il retrouve ses mandats de député de l’Eure, de maire de Louviers et de président du Conseil général de l’Eure cette même année 1951.

Un député impliqué quant à la situation en Algérie et en Indochine (1950-1954)

Le 19 octobre 1950, à l’occasion d’un débat budgétaire, le député de l’Eure monte à la tribune de l’Assemblée nationale et se lance dans un véritable réquisitoire contre la guerre d’Indochine. Il ne se contente pas de dire que le conflit coûte trop cher, il ouvre aussi le dossier politique et militaire. Il dénonce très vivement l’engagement militaire français et devient l’un des principaux opposants au conflit.

Déclaration de Pierre Mendès France à l’Assemblée nationale après le revers militaire dans la province de Cao Bang (1950) :

« C’est la conception globale de notre action en Indochine qui est fausse car elle repose à la fois sur un effort militaire qui est insuffisant pour assurer une solution de force, et sur une politique qui est impuissante à nous assurer l’adhésion des populations. Cela ne peut continuer ainsi. […] En vérité, il faut choisir entre deux solutions également difficiles mais qui sont les seules vraiment qu’on puisse défendre à cette tribune sans mentir… La première consiste à réaliser nos objectifs en Indochine par le moyen de la force militaire. Si nous la choisissons, évitons enfin les illusions et les mensonges pieux. Il nous faut pour obtenir rapidement des succès militaires décisifs, trois fois plus d’effectifs et trois fois plus de crédits ; et il nous les faut très vite… L’autre solution consiste à rechercher un accord politique, un accord évidemment avec ceux qui nous combattent. Sans doute, ne sera-ce pas facile… Un accord, cela signifie des concessions, de larges concessions, sans aucun doute plus importantes que celles qui auraient été suffisantes naguère. Et l’écart qui séparera les pertes maintenant inéluctables et celles qui auraient suffi voici trois ou quatre ans mesurera le prix que nous payerons pour nos erreurs impardonnables… », Journal officiel, 1950. »

Président de la Commission des finances à partir de 1953, les revers rencontrés par les forces françaises finissent par l’imposer comme l’un des recours possibles pour faire aboutir une résolution négociée du conflit.

Président du Conseil (1954-1955)

Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il ne dirigera le Gouvernement que pendant sept mois et demi, mais son passage aux affaires sera l’un des temps forts de l’histoire institutionnelle de la IVe République.

En dehors d’Edgar Faure, ministre des Finances et numéro deux du gouvernement, son cabinet, qu’il forme sans négocier directement comme c’était alors l’usage avec l’état-major des partis politiques, comporte peu de poids lourds de la vie parlementaire sous la IVe République. C’est une équipe relativement jeune, resserrée et technicienne. On y trouve des CNIP, des MRP, des radicaux, quelques gaullistes dont Jacques Chaban-Delmas. François Mitterrand en est le ministre de l’Intérieur. Le gouvernement est assuré du soutien des députés communistes, bien qu’il ait annoncé qu’il démissionnerait s’il était investi grâce aux voix communistes (c’est-à-dire si, sans compter les voix communistes, il n’avait pas la majorité à l’Assemblée).

Dans son discours d’investiture, le nouveau président du Conseil se donne 30 jours pour faire aboutir les négociations de paix sur l’Indochine.

Lorsque Pierre Mendès France devient le locataire de l’hôtel Matignon, en 1954, il doit régler, après l’Indochine, des problèmes des colonies et protectorats français du Maghreb qui sont multiples. Au Maroc d’abord. Depuis la déposition du sultan Sidi Mohammed, en août 1953, le pays sombre dans le chaos, en Tunisie, Habib Bourguiba a été interné. Lors de sa déclaration d’investiture du 17 juin 1954, Pierre Mendès France annonce qu’il a pris le parti de négocier :

« Le Maroc et la Tunisie auxquels la France a ouvert les voies du progrès économique, social et politique ne doivent pas devenir des foyers d’insécurité et d’agitation. […] Mais j’ajoute avec la même netteté que je ne tolérerai pas non plus de […] réticences dans la réalisation des promesses que nous avons faites à des populations qui ont foi en nous. »

La stratégie tunisienne de Mendès consiste d’abord à restaurer l’autorité morale du bey, ensuite associer aux négociations le Néo-Destour et enfin s’appuyer sur les militaires. L’habileté de Mendès France à engager des pourparlers et à jouer sur tous les registres fait l’admiration de Bourguiba qui s’en confie à Roger Stéphane. Les résidents français ne partagent pas son enthousiasme, pourtant « l’opération Carthage » de Mendès France aboutit le 20 mars 1956 à l’indépendance de la Tunisie. Cette politique de négociation sera poursuivie après lui par Edgar Faure et Guy Mollet pour le Maroc.

En revanche, pour l’Algérie, l’attitude du président du conseil est bien différente car, dans son esprit « l’Algérie, c’est la France. »

Le 9 novembre 1954, à l’Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l’agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer. Une phrase de Mendès résume assez bien sa pensée :

« L’Algérie, c’est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s’agit de défendre la paix intérieure de la nation, l’unité et l’intégrité de la République. Primo il faut s’assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. Se souvenir que l’effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu’ils ne perdent pas un instant. »

Le 12 novembre, Mendès France rectifie le tir en donnant des indications sur la nécessité d’une « coopération généreuse que la métropole doit créer pour une vie meilleure en Algérie, amélioration des terres incultes etc. », ce qui a pour effet de lui mettre à dos à la fois les porte-parole de la colonisation, et les défenseurs des droits des algériens qui dénoncent les exactions de policiers tortionnaires. C’est dans un climat de sommations et d’hyperboles, de dénonciations venues des deux pôles de l’opinion, que s’ouvrira, le 2 février, le grand débat à propos du Maghreb où sombrera le cabinet de Pierre Mendès France. Son gouvernement est renversé le 5 février 1955 sur la question de l’application du statut de l’Algérie.

La politique intérieure et européenne

Sur le plan institutionnel, sa politique se caractérise par un effort de rationalisation du régime parlementaire de la IVe République et par une tentative de rééquilibrage des institutions en faveur de l’exécutif. Refusant le principe de la double investiture par lequel le président du Conseil pressenti se présentait deux fois devant la Chambre, d’abord seul, ensuite avec son gouvernement, il dénonce les marchandages auxquels cette pratique donne lieu et parvient à faire réviser la Constitution de 1946 pour entériner la fin de cet usage. Cette révision donne également l’occasion d’un assouplissement limité du droit de dissolution.

Largement accaparée par les problématiques internationales, son expérience gouvernementale n’a pas le temps de s’inscrire, sur le plan socio-économique, dans des réformes d’ampleur. L’opinion retient néanmoins sa politique de lutte contre l’alcoolisme qui se traduit à l’automne 1954 par une série de dispositions durcissant le régime fiscal des bouilleurs de crus et l’abolition de la transmission par héritage du privilège qui leur donnait par tradition le droit de fabriquer une dizaine de litres d’alcool par foyer.

Malgré l’hostilité déclarée d’une grande partie de l’hémicycle, il soumet au vote de l’Assemblée, sans le soutenir véritablement, le projet de Communauté européenne de défense (CED) en août. Son rejet, qui ouvre la voie au réarmement allemand dans le cadre de l’OTAN, lui vaut l’hostilité ouverte du MRP, très favorable à la construction européenne, et prive le cabinet Mendès France de la base parlementaire indispensable à sa survie au-delà du très court terme.

Son cabinet privé de tout soutien à la Chambre, PMF présente au président Coty sa démission, lors d’une entretien au palais de l’Élysée, le 2 février 1955 ; le chef de l’État lui demande d’assurer les affaires courantes jusqu’à la nomination du successeur du chef du gouvernement à la présidence du Conseil. Quelques jours plus tard, le 23 février, Edgar Faure, ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant, est officiellement investi de ses fonctions par la Chambre des députés.

Après Matignon

En 1956, il prend la tête du Front républicain, coalition électorale rassemblant les radicaux, les socialistes et les membres de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), la formation dirigée par François Mitterrand. Mais le succès de cette alliance aux élections législatives ne lui vaut qu’un poste de ministre d’État (du 1er février au 23 mai 1956) dans le nouveau gouvernement, Guy Mollet lui ayant été préféré pour en prendre la tête. Opposé à ce dernier sur sa politique en Algérie, et estimant que les mesures politiques indispensables pour reconquérir la confiance des Algériens n’ont pas été prises, Pierre Mendès France démissionne en mai 1956 du gouvernement et quitte la direction du Parti radical, qu’il n’a pas réussi à moderniser et qui penche de plus en plus vers la droite.

La modernisation du Parti radical

En 1955 PMF tente d’insuffler un souffle nouveau au Parti radical et organise, Salle Wagram, un congrès extraordinaire le 4 mai. Le plus vieux parti de France va y subir les assauts des jeunes militants parisiens, parmi lesquels Charles Hernu, qui, selon Francis de Tarr, « se conduisait en ultra mendésiste plutôt qu’en radical-mendésiste ». Du congrès des « agités de Wagram », il sortira un néo-radicalisme mendesiste entériné par le Parti radical en novembre 1955 et qui rend Mendès maître du mouvement. Il est élu vice-président du parti, président dans les faits puisque Herriot, président à vie, est trop âgé pour assumer cette fonction.

Il peut ainsi préparer les élections législatives de l’année suivante avec des chances de succès. Mais Edgard Faure décide de dissoudre l’assemblée nationale et de procéder à des élections anticipées, ce qui hypothèque les projets de PMF. Edgard Faure est alors exclu du parti le 1er décembre 1955 ainsi que Martineau. Cependant le « mendésisme de Wagram » ne se relèvera pas de ce coup porté, et dès avril 1956, PMF est marginalisé et confiné à la fonction de ministre d’état. Il démissionne du gouvernement en mai 1956, puis l’année suivante, attaqué dans son propre parti sur la question algérienne, considéré comme un « traître », il est contraint de démissionner de la vice-présidence du Parti radical le 23 mai 1957.

La tentative de conquête et de rénovation du Parti radical a échoué parce que Mendès a multiplié les congrès, multipliant ainsi les occasions d’intrigues

Le 18 janvier 1958, quelques mois avant la signature des traités de Rome (Euratom et CEE), il exprime devant l’Assemblée nationale ses doutes sur un marché commun où les pouvoirs de la démocratie sont délégués « à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

Plus tard, il votera contre les pleins pouvoirs à Charles de Gaulle ; opposé aux conditions dans lesquelles ce dernier prend le pouvoir et par conséquent au projet de constitution élaboré par le gouvernement de Gaulle. Il mène vigoureusement campagne pour le non au référendum du 28 septembre 1958, qui se soldera par l’adoption du projet et la rapide promulgation de la Constitution du 4 octobre 1958 de laquelle naîtra la Ve république.

Battu aux élections législatives de novembre 1958 dans son fief de l’Eure, ainsi que Édouard Depreux et Robert Verdier, il abandonne ses mandats de maire et de conseiller général pour se consacrer à la réflexion politique et à la réorganisation de la gauche. Maurice Clavel salue son départ dans un article plutôt aigre, l’accusant de « se jucher, prendre des poses à Guernesey pour que de Gaulle soit forcé d’être Bonaparte. Pour avoir raison, Cassandre (PMF) brûlerait Troie elle-même »

Ve République

Du Parti radical au Parti socialiste

En 1959, Mendès France rompt avec le Parti radical parce qu’il voit les jeunes s’en éloigner, mais aussi parce qu’il en a été « exclu », selon les termes de Jean Bothorel.

«  En s’opposant au pouvoir gaulliste, il découvre la terrible parcellisation de la gauche. Alors cet orphelin politique va se mettre en quête d’une famille. Ce sera d’abord une organisation en quelque sorte ponctuelle : l’Union des forces démocratiques, créée pendant l’été 1958 pour tenter de donner une assise au cartel des non, à la constitution gaullienne et à la campagne pour le candidat présidentiel opposé à de Gaulle (Albert Chatelet). Mais l’UFD n’est qu’un comité encore affaibli par le conflit permanent qui l’oppose à l’autre branche de la gauche non communiste : l’Union de la Gauche Socialiste animée par Claude Bourdet. Mendès suggère qu’on intitule ce mouvement Union travailliste. En vain. En février 1959, il fait une expérience qui contribuera à l’orienter vers l’adhésion au courant socialiste »

. Cette expérience est une initiative de Jean-Jacques Servan-Schreiber, en février 1959 il organise pour l’hebdomadaire l’Express un débat entre Mendès France et deux des principaux leaders socialiste européens : l’italien Pietro Nenni et le travailliste anglais Aneurin Bevan. C’est là que Mendès se sent un langage commun avec une famille politique, celle des vrais socialistes, notamment de Bauvan qui lui explique sans ménagement que l’administration américaine ne peut accepter chez elle des idéologies qu’elle combat dans les pays étrangers. Nenni lui fait remarquer que ce qui sépare PMF du socialisme, c’est son approche plus économiste.

Cependant, malgré quelques oppositions, l’adhésion de Pierre Mendès France au Parti socialiste autonome (PSA) donne une nouvelle impulsion au nouveau parti, ce que reconnaît Édouard Depreux. « Jamais, écrit-il, le PSA n’a autant recruté que dans la foulée de Mendès France. Des jeunes en particulier n’ayant jamais appartenu à aucune organisation ont rejoint, dans toute la France, les sections du PSA. Notre pénétration dans les milieux étudiants, déjà importante, s’est sensiblement accrue »

Malgré les réticences de ses amis de l’UFD et de ceux d’une filiale spécifiquement mendésiste : le CAD (centre d’action démocratique) qui tentent de le mettre en garde contre une adhésion au PSA en soulignant la doctrine contraignante, la discipline pesante, Mendès France rejoindra le Parti socialiste autonome, sans toutefois se précipiter. C’est Georges Boris qui le convainc. Il fait valoir à PMF tout ce que peut lui apporter l’adhésion à un parti tout neuf, non corrompu par les intriques et les rivalités. C’est à lui, Georges Boris, que Mendès donne son adhésion écrite. Boris l’apporte le 22 septembre 1959 à Édouard Depreux,. Mendès-France se réclame désormais d’« un socialisme […] qui devra s’inspirer de la tradition humaniste de Léon Blum et Jean Jaurès », reconnaissant également l’échec de sa politique antérieure de réforme au coup par coup, qui doit être abandonnée par une réforme en bloc.

Ainsi PMF passe du radicalisme au socialisme. Mais il quand réclame de pouvoir entraîner avec lui ses amis du CAD, on lui répond que chacun d’eux devra subir des tests. Ce qu’ils font. Alain Gourdon surnomme ces examens des ordalies Le PSA ne sera qu’une étape puisque l’année suivante, le 3 avril 1960 avec le congrès de fusion présidé par Laurent Schwartz, le Parti socialiste unifié (PSU) est fondé avec un bureau national comprenant Édouard Depreux, Alain Savary, Robert Verdier, Gilles Martinet, Henri Longeot Claude Poperen et Charles Hernu

Mendès refuse tout poste de responsabilité à l’intérieur de ce parti, et il se tient à l’écart du congrès constitutif d’Issy-les-Moulineaux Il charge alors ses fidèles : Richard Dartigues, Charles Hernu ou Harris Puisais de maintenir le contact avec les militants.

La question algérienne et les rapports avec de Gaulle

Écarté du Parlement, Mendès ne reste pas pour autant silencieux, notamment à propos de l’Algérie. Bien que le général de Gaulle ait reconnu le droit des algériens à « l’autodétermination », PMF reste sceptique sur ses intentions. Parce que le général a aussi évoqué l’indépendance de l’Algérie comme « une hypothèse aussi catastrophique que la francisation », qu’il a aussi apporté son soutien aux militaires qui luttent contre le FLN et que, dans le même temps, il déclare que l’heure de la décolonisation est venue.

À la veille des pourparlers d’Évian, Mendès trouve que les deux parties : de Gaulle et le FLN, ne s’engagent pas franchement dans un processus de paix.

« Je fais appel aux hommes responsables des deux camps ; qu’il mettent un terme à la petite guérilla diplomatique qui fait durer la vraie guerre. »

Mais, après l’échec du coup d’état militaire de quatre généraux à Alger (« un quarteron de généraux en retraite » selon la formule du général Gaulle), le 13 mai 1961, PMF salue l’action du général : « La guerre civile a été évitée […]. Tout le monde se réjouit que les pires dangers aient été écartés. Et la majorité des français en attribue le mérite au chef de l’État. De Gaulle et Michel Debré ont manifesté énergiquement leur volonté de résister pendant la crise, cela doit être mis à leur actif. »

Cependant, une fois les accords signés, le 20 mars 1962, PMF va de nouveau s’opposer à de Gaulle lorsqu’il propose d’amender la constitution pour une élection du président de la République au suffrage universel direct, par référendum. PMF entre alors en campagne énergiquement pour le « non », parce qu’il estime cette démarche contraire à la constitution. Il refuse même, dans les Cahiers de la République, journal mendésiste qu’il préside, la publication d’articles « présidentialistes » , y compris ceux de Pierre Avril qui est pourtant un des rédacteurs en chef de la revue.

Le triomphe du général au référendum, puis dans la foulée l’échec de PMF à son élection dans l’Eure (il est battu par le giscardien Jean de Broglie), poussent l’ex-président du conseil à préparer les élections suivantes : celle de 1965 et pour cela, à soutenir la candidature de François Mitterrand : « Mitterrand nous a rendu à tous un immense service […]. Je vote pour lui et je demande de voter pour lui. »

Le dernier rendez-vous socialiste

Pour soutenir la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965, PMF se lance dans une campagne qu’il anime de rencontres, de débats, dont le plus célèbre, à la radio, est publié en librairie .

Après l’échec de François Mitterrand, qui obtient 44,80 % des voix au second tour, il multiplie les conférences et se pose en « garant de la doctrine » socialiste, allant jusqu’à donner des conférences à Harvard. Dans la foulée, il part en campagne pour les élections législatives des 5 et 12 mars 1967. Il se présente dans une circonscription de Grenoble, où il est élu. L’année suivante, se déroulent les Jeux olympiques d’hiver où, pour la première fois depuis bien longtemps, il rencontre de nouveau le général de Gaulle, dont il dira sentir « la fin politique proche », le jour de l’ouverture des jeux le 6 février 1968.

Lors des événements de 1968, Pierre Mendès France apparaît comme l’un des recours possibles en cas d’effondrement du régime. Son apparition lors d’un rassemblement public au stade Charléty le 27 mai, durant lequel il reste toutefois silencieux, lui sera par la suite beaucoup reprochée. Pierre Viansson-Ponté voit même dans sa démarche une manœuvre « machiavélique », qui lui permettrait de jouer sur deux tableaux. PMF ne réussit pas à obtenir l’approbation des communistes pour lesquels il n’est pas l’homme providentiel, ni celle de François Mitterrand, qui lui conseille de garder une certaine réserve vis-à-vis des étudiants.

Il est battu par Jean-Marcel Jeanneney, qui l’emporte avec 132 voix d’avance sur lui  aux élections législatives de 1968, dans la 2e circonscription de l’Isère, où il se présente sous l’étiquette PSU, bien qu’il ait déjà choisi de quitter ce parti avec lequel il veut néanmoins rester solidaire. Plus tard, il estimera que c’est cette étiquette PSU qui lui a coûté son siège de député.

En 1969, il mène campagne aux côtés de Gaston Defferre pour l’élection présidentielle. Defferre annonce qu’en cas de victoire, Mendès-France sera son Premier ministre. Le « ticket » ne convainc pas, obtenant tout juste 5 % des suffrages. Mendès s’attire toujours la méfiance des communistes qui souhaitent l’exclure de l’union de la gauche : « Tout ça irait encore s’il n’y avait pas Mendès France. Pourquoi l’avoir choisi? » Mitterrand lui même ne le ménage pas et lui reproche son action en faveur des étudiants : « Les communistes ne veulent pas de vous comme Premier ministre, vous allez tout faire échouer. »

Frappé par la maladie, Pierre Mendès France prend ses distances avec la vie politique française après 1972 et choisit d’œuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient.

Il soutient François Mitterrand lors de l’élection présidentielle de 1981, malgré une série de malentendus qui ont éloigné les deux hommes l’un de l’autre. Il est néanmoins présent, très ému, lors de l’investiture du président socialiste.

Il restera jusqu’à la fin proche de sa famille politique, de ses amis, compagnons et collaborateurs tels que les Gabriel Ardant, Georges Boris, Claude Cheysson, Pierre Cot, Didier Grumbach, Georges Kiejman, Simon Nora, Michel Rocard.

Pierre Mendès France demeure alors une référence dans la classe politique française, comme symbole d’une conception exigeante de la politique « Cinquante ans jour pour jour après le discours qu’il prononça pour proposer aux députés un contrat de gouvernement et les convaincre de lui accorder leur confiance, Pierre Mendès France reste, en effet, pour beaucoup de nos concitoyens, une référence. Il est juste que l’Assemblée nationale honore aujourd’hui, quelle que soit la place des uns et des autres sur l’échiquier politique, la mémoire de celui qui a pris place parmi les meilleurs pédagogues de l’idée républicaine. Et qu’elle continue ainsi de méditer son message. »

Pierre Mendès France jouit toujours d’une réelle popularité dans l’opinion. Ses « causeries au coin du feu », tous les samedis à la radio, sont restées célèbres. Ils lui permettaient d’expliquer aux Français les grandes lignes de sa politique. En matière de communication, il a également bénéficié d’efficaces soutiens, notamment de celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de l’hebdomadaire qu’il dirigeait, L’Express.

À propos de l’icône politique que PMF est resté dans l’esprit des Français, Louis-Bernard Robitaille souligne la curieuse contradiction française : « En simplifiant à peine, il y a cinquante ans comme aujourd’hui, on dirait que les Français vouent un culte sans faille à Pierre Mendès France, et installent Guy Mollet à Matignon […]. [PMF était] un héros sans tache qui avait cette vertu redoutable de ne rien promettre […]. On le vénérait comme une conscience de la nation. La classe politique lui a préféré un pur politicien prompt à trahir ses promesses […] »

Mendès et l’extrême droite

Pierre Mendès France est le seul député à s’opposer jusqu’au bout à la participation française aux Jeux olympiques de Berlin en 1936, sous la férule nazie. « Les jeux olympiques, que les nazis présentent déjà comme leur triomphe, vont s’ouvrir à Berlin. La France doit-elle participer à ces fêtes qui seront celles du racisme autant que du sport ? Mendès, comme les communistes, estime qu’il faut s’y refuser. Mais au moment du vote des crédits à l’Assemblée nationale, Maurice Thorez et ses amis se réfugient dans l’abstention (l’électorat ouvrier ne comprendrait pas). Seul PMF vote contre. »

Après la Seconde Guerre mondiale, ses origines juives, ses positions sur la décolonisation et sa politique de fiscalisation des bouilleurs de cru font de Pierre Mendès France l’une des cibles favorites de l’extrême droite et du mouvement poujadiste. Pierre Poujade lui lance ainsi, en 1955 : « Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n’auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C’est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçue ce jour-là, même s’il n’est pas un ivrogne. » En effet, en 1954, Pierre Mendès France, alors Président du Conseil, organise la distribution de lait dans les écoles et casernes de France.

Le 11 février 1958, il se fait violemment prendre à partie à l’Assemblée nationale par le jeune député d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen : « vous savez bien, monsieur Mendès France, quel est votre réel pouvoir sur le pays. Vous n’ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques ».

Détail des mandats et fonctions

Distinctions

Pierre Mendès France était titulaire, entre autres, de la Croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la Résistance ; grand-croix de l’ordre du Nichan Iftikhar de Tunisie ; grand-croix de l’ordre de Saint-Charles de Monaco (1954).

De nombreux établissements scolaires et universitaires portent son nom (notamment à Paris, à Grenoble et Vitrolles) ainsi que le lycée français de Tunis. Le Palais des sports de Grenoble porte également son nom ainsi qu’un espace de découverte culturelle et scientifique et un planétarium à Poitiers.

Œuvres de Pierre Mendès France

Ouvrages en collaboration

Bibliographie de référence

Articles et communications

Filmographie

(*) Wikipedia

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L’évasion de Pierre Mendès France by TV8_Clermont-Ferrand

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Diffusion sur France 2 du téléfilm sur Pierre… by Info-auvergne-blabla

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Dernière Révolution Solaire de Pierre MENDES-FRANCE

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Pour le 10/01/1982 à 06h45 T.U., à Paris.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots.

Par ailleurs, la période que vous vivez actuellement n’est pas propice aux échanges. Elle ne favorise pas les écrits, ni les publications, ni le commerce.

Vous pourrez donc subir un ralentissement de vos affaires à cause d’une perte de clientèle. Ceci se remar­quera particulièrement si vous êtes éditeur, écrivain ou libraire, surtout si vous ne diffusez qu’au niveau national. Monter un commerce dans votre lieu de nais­sance est absolument contre-indiqué au moment où le noeud sud transite votre maison III.

Suivant l’envergure de votre affaire, vous pouvez compenser ce ralentissement, soit par l’introduction dans votre gamme de produits importés, soit par une expansion hors frontières, car tout ce qui touche l’étranger – de près ou de loin – ressort du domaine bénéfique de cette même période.

Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.

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Personnalité du 26/12/2011 – Mao ZEDONG 26 décembre, 2011

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Mao ZEDONG

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Mao ZEDONG

né le 26/12/1893 à 07h30 à Siang Tan – CHINE

THEME NATAL

maozedong26121893

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

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BIOGRAPHIE

Mao Zedong, (*) également orthographié Mao Tsé-toung, ou Mao Tsé-Tung, ou Mao Tsö-Tong (en sinogrammes traditionnels : 毛澤東 ; en sinogrammes simplifiés : 毛泽东 ; en pinyin : Máo Zédōng est un homme politique et chef militaire chinois, fondateur et dirigeant de la République populaire de Chine. Fils de paysans aisés, il est né à Shaoshan (韶山 sháoshān) dans la province du Hunan (湖南 húnán) le 26 décembre 1893, et mort à Pékin le 9 septembre 1976 des suites de la maladie de Charcot (ou sclérose latérale amyotrophique).

Un des membres historiques du Parti communiste chinois (Shanghai, 1921), Mao Zedong parvint progressivement à s’en faire reconnaître comme le dirigeant suprême, notamment lors de l’épisode de la Longue Marche (1934-1935). Après de longues années de guérilla contre les nationalistes du Kuomintang dirigés par Tchang Kaï-Chek, ainsi que contre l’envahisseur japonais pendant la guerre sino-japonaise (1937-1945), Mao sortit vainqueur de l’ultime phase de la guerre civile chinoise, avec la victoire de l’Armée populaire de libération (1949). Il proclame la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949 à Pékin ; il en sera le président de 1954 à 1959. Ses principaux postes, qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1976 et qui lui permirent de rester le numéro un du régime, étaient ceux de Président du parti communiste et de Président de la Commission militaire centrale, le premier lui garantissant la maîtrise du Parti, et le second celle des forces armées.

Mao Zedong imposa à la population le collectivisme communiste et la dictature du parti unique, en suivant d’abord de très près le modèle soviétique. Au nom de la définition d’une « voie chinoise vers le socialisme », il se démarqua ensuite progressivement de l’URSS et fut l’inspirateur direct du Grand Bond en avant (1958-1960), politique économique dont on estime qu’elle engendra entre 15 et 30 millions de morts1. Après avoir été mis sur la touche par ses collaborateurs, il souleva les étudiants chinois contre la direction du Parti pour reprendre le pouvoir, livrant les villes à la violence des gardes rouges au cours de la confuse Révolution culturelle (1966-1969). Ayant éliminé ses rivaux et rétabli l’ordre à son profit, il fit l’objet d’un culte de la personnalité et rapprocha alors le plus la Chine populaire d’un État de type totalitaire (1969-1976).

Sa politique internationale des années 1970 marque un rapprochement avec l’Occident, qui permit la réintégration de la Chine dans le concert mondial (entrée à l’ONU, 1971). Dès 1975, Mao laissa son Premier ministre Zhou Enlai décréter un nouveau programme de réformes, les « Quatre Modernisations ». Celui que l’on surnomme « le Grand Timonier » mourut en 1976 sans avoir désigné de successeur. La Chine réhabilita peu après un certain nombre de ses victimes, tout en continuant l’ouverture à une certaine forme d’économie de marché entamée en 1975.

Les écrits théoriques de Mao et sa pratique politique ont donné naissance au courant marxiste-léniniste connu sous le nom de maoïsme.

Enfance et formation révolutionnaire

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Mao en 1927

Mao Zedong est le fils aîné d’une famille relativement prospère de Shaoshan dans le département de Xiangtan, province de Hunan. Sa mère, Wen Qimei eut sept enfants, dont, outre Mao Zedong, deux autres fils survivants : Mao Zemin (1895-1943) et Mao Zetan (1905-1935). Ses ancêtres étaient venus de la province du Jiangxi sous la dynastie Ming et s’étaient installés comme paysans. Sa langue natale était non pas le mandarin mais le xiang, dialecte en grande partie intelligible des autres chinois mais qui restera caractéristique de ses discours, mais aussi de ses faibles capacités en langues : il ne maîtrisera jamais le putonghua, la langue standard chinoise que son propre régime a mise en place.

En 1908, son père, Mao Xunsheng (1870-1920), le maria à une de ses nièces, Luo Yixiu, de quatre ans son aînée. En 1936, Mao prétendit à Edgar Snow n’avoir jamais vécu avec elle. Elle mourut en 1910. De par ce mariage, Mao devint un adversaire acharné des mariages arrangés.

Durant la révolution chinoise de 1911, Mao s’engagea dans un régiment local du Hunan. Cependant son aversion pour le service militaire le conduisit à retourner à l’école à Changsha. En 1917 il fonda avec Cai Hesen (1895-1931) l’« Association d’études pour le renouveau du peuple ». En 1918, il fut diplômé de la première école normale provinciale du Hunan. Il se mit à voyager avec son professeur Yang Changji, son futur beau-père, jusqu’à Pékin où il passa les événements du mouvement du 4 mai en 1919.

Yang était professeur à l’université de Pékin. Grâce à la recommandation de Yang, Mao travailla comme aide bibliothécaire à l’université sous les ordres de Li Dazhao. Mao s’enregistra comme étudiant à temps partiel à l’université et suivit des cours et séminaires dispensés par des intellectuels célèbres comme Chen Duxiu, Hu Shi, Qian Xuantong, etc. Durant son séjour à Pékin, il lut énormément ce qui lui permit de se familiariser avec les théories communistes. Il se maria avec sa condisciple Yang Kaihui, la fille du professeur Yang.

Employé à la bibliothèque de Pékin, Mao Zedong révéla par la suite sa rancune envers les lettrés chinois, qui méprisaient son origine paysanne. Il garda toutefois un goût pour la poésie et la calligraphie, devenu célèbre par la suite.

À l’inverse de certains de ses éminents contemporains révolutionnaires, tels que Zhou Enlai, Mao rejeta l’idée d’aller étudier en France. Hors l’aspect financier du périple, l’idée a été avancée que les faibles capacités linguistiques de Mao l’avaient découragé : la langue chinoise étant déjà un obstacle (le dialecte du Hunan étant sa référence principale). Par exemple, on remarque qu’il ne s’est rendu qu’une seule fois en Union soviétique, en novembre 1957. Plus tard, il déclara que c’était parce qu’il croyait fermement que les problèmes de la Chine pouvaient être étudiés et résolus en Chine. Il est souvent avancé que Mao s’est très tôt penché sur les problèmes de la paysannerie. Il apparaît au contraire que c’est assez tard que le problème paysan est devenu un point important pour lui : c’est quand le Kuomintang lui a commandé des articles pour des revues consacrés au monde paysan qu’un semblant d’intérêt, n’étant même pas à son initiative, a laissé des traces dans sa biographie.

Le 23 juillet 1921, à l’âge de 27 ans, Mao participa à la première session du congrès du parti communiste chinois à Shanghai : il semble qu’il n’ait pris aucune part active aux débats, face aux autres participants impliqués depuis plus longtemps que lui dans la cause révolutionnaire. Deux ans plus tard, il fut élu un des cinq commissaires du 3e bureau central du Parti au cours de la session du troisième congrès.

Mao resta un certain temps à Shanghai, une ville importante où le PCC essayait de promouvoir la révolution. Mais après que le parti eut rencontré des difficultés majeures en essayant d’organiser les mouvements syndicalistes et que ses relations avec son allié nationaliste, le Kuomintang se furent détériorées, Mao perdit ses illusions de faire la révolution à Shanghai et retourna à Shaoshan. Durant son retour à la maison, Mao réanima son intérêt dans la révolution après avoir été mis au courant des soulèvements de 1925 à Shanghai et Canton. Il s’en fut alors dans le Guangdong, la base du Kuomintang, et prit part à la préparation du deuxième congrès national du parti nationaliste.

Il y travailla activement pour le Kuomintang, obéissant à cet égard aux directives du Kremlin, qui souhaitait développer un réseau étendu de taupes communistes déclarées ou officielles ; cependant son engagement au sein du Kuomintang, opportuniste, lui a valu d’être taxé de traître par les autres communistes. C’est une période de sa vie qui est largement oblitérée de l’histoire officielle chinoise.

Au début 1927, Mao retourna dans la province du Hunan où, dans une réunion du parti communiste, il fit un rapport sur les conclusions qu’il tirait des soulèvements paysans à la suite de l’expédition du Nord. Ceci est considéré comme le point de départ initial mais décisif vers l’application des théories révolutionnaires de Mao.

De la guérilla à la révolution

Dans la première partie de sa vie politique, Mao Zedong a été influencé par le Mouvement du 4 mai 1919, le rejet de la culture classique, de l’impérialisme et l’apport d’idées socialistes. En 1927, Mao conduisit le soulèvement de la récolte d’automne à Changsha, dans la province du Hunan, en tant que commandant en chef. Mao était à la tête d’une armée, appelée l’« armée révolutionnaire des travailleurs et des paysans », mais fut vaincu et isolé après des batailles violentes. Ensuite, les troupes épuisées furent forcées de quitter la province du Hunan pour le village de Sanwan, situé dans les montagnes du Jinggang Shan dans la province du Jiangxi, où Mao réorganisa ses forces. Mao demanda aussi que chaque compagnie ait une cellule du parti avec un commissaire qui puisse donner des instructions politiques sur la base d’instructions supérieures. Ce réarrangement militaire initia le contrôle absolu du PCC sur ses forces militaires et a été considéré comme ayant eu l’impact le plus fondamental sur la révolution chinoise. Ultérieurement, Mao déplaça plusieurs fois son quartier général dans les Jinggang Shan.

Dans les Jinggang Shan, Mao persuada deux chefs rebelles locaux de se soumettre. Mao fut rejoint par l’armée de Zhu De, créant ainsi l’« armée rouge des travailleurs et des paysans de Chine », mieux connue sous le nom d’Armée rouge chinoise.

De 1931 à 1934, Mao établit la République soviétique chinoise du Jiangxi et fut élu président de cette petite république dans les régions montagneuses du Jiangxi. C’est là qu’il se maria avec He Zizhen – sa précédente épouse Yang Kaihui avait été arrêtée et exécutée en 1930.

Au Jiangxi, la domination autoritaire de Mao, en particulier dans le domaine militaire, fut défiée par la branche du PCC du Jiangxi et par des officiers. Les opposants de Mao, parmi lesquels le plus important était Li Wenlin, le fondateur de la branche du PCC et de l’armée rouge au Jiangxi, s’opposaient aux politiques agraires de Mao et à ses propositions de réforme de la branche locale du parti et des dirigeants de l’armée. Mao réagit d’abord en accusant ses opposants d’opportunisme et de koulakisme et les supprima d’une manière systématique. Le nombre de victimes est estimé à plusieurs milliers et pourrait atteindre 186 000. Grâce à ce terrorisme, l’autorité de Mao et sa domination du Jiangxi fut renforcée.

Jung Chang et Jon Halliday estiment qu’à son apogée, la république soviétique chinoise couvrait quelque 150 000 km2 pour une population de dix millions d’habitants. Ils indiquent également que, rien que sur la zone centrale du Jiangxi et du Fujian, le régime communiste fit, en trois ans, 700 000 victimes (assassinats, suicides, travaux forcés…), soit 20 % de la population.

Mao, avec l’aide de Zhu De, construisit une armée modeste mais efficace, et entreprit des expériences de réforme rurale et de gouvernement, et offrit un refuge aux communistes qui fuyaient les purges droitistes dans les villes. Les méthodes de Mao sont normalement considérées comme celles d’une guérilla ; mais Mao faisait une distinction entre guérilla (youji zhan) et guerre mobile (yundong zhan). La guérilla de Mao ou sa guerre mobile se reposait sur une armée rouge qui avait un armement et une formation dérisoire mais comprenait des paysans pauvres encouragés par des passions révolutionnaires et ayant foi dans l’utopie communiste.

Dans les années 1930, Il n’y avait pas moins de dix régions considérées comme « régions soviétiques » sous le contrôle du PCC et le nombre de soldats de l’armée rouge avoisinait les cent mille. La multiplication des « régions soviétiques » étonnait et ennuyait Tchang Kaï-chek, président du Kuomintang, qui lança cinq campagnes contre les territoires communistes. Plus d’un million de soldats du Kuomintang furent impliqués dans ces campagnes, quatre d’entre elles ayant été repoussées par l’armée rouge conduite par Mao.

La Longue Marche, un mythe moderne

 Longue Marche.

Après la fondation de la République soviétique chinoise du Jiangxi sur le modèle russe, Mao Zedong peine à s’imposer dans la hiérarchie du Parti. Considéré comme un modéré, voire un droitiste, il découvre une méthode soviétique qu’il n’oubliera plus par la suite : les purges. Il parvient à asseoir une certaine autorité en procédant ainsi à un régime de la terreur, s’appuyant sur le prétexte de contrecarrer des « AB » (anti-bolchéviques), ou sous d’autres étiquettes. Du fait de ses choix stratégiques toujours pris en fonction de son intérêt personnel, au risque de milliers de morts inutiles, il est déconsidéré par ses pairs, et ce n’est qu’à grand-peine qu’il serait parvenu à rejoindre le contingent des troupes de l’Armée populaire, dans ce qui sera appelé plus tard la Longue Marche en raison du véritable massacre des communistes par Tchang Kaï-chek (7 000 survivants sur 100 000 hommes que comptaient initialement l’armée rouge).

À partir de 1945, le prestige de Mao grandit alors que Tchang Kaï-Chek est de plus en plus critiqué par le peuple à cause de ses liens avec les États-Unis et les puissances occidentales. En effet Mao jouit de l’image du combattant de l’impérialisme (japonais comme européen) tandis que les nationalistes sont dénoncés par les communistes comme des « valets de l’impérialisme » au sein d’une population qui souffre encore de l’humiliation de la guerre de l’opium.

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Mao Zedong durant les négociations de 1945 avec Tchang Kaï-chek, en compagnie du diplomate américain Patrick J. Hurley.

Durant la guerre sino-japonaise, les communistes s’allient aux nationalistes contre les Japonais, dans le cadre du deuxième front uni. Mao ne perd cependant pas de vue la perspective de la reprise du combat contre le Kuomintang : plutôt que des attaques frontales des troupes communistes contre l’armée japonaise, il préconise des actions de guérilla, afin d’épargner les effectifs et de permettre au PCC de consolider ses forces. Peu après la fin du conflit contre les Japonais, et malgré les efforts de médiations des États-Unis, la guerre civile entre communistes et nationalistes reprend. Il dirige le 7e Politburo du PCC.

Le « président Mao »

Le 1er octobre 1949, à Pékin, du balcon de la Cité interdite des anciens empereurs, Mao Zedong proclame l’avènement de la République populaire de Chine. Cette prise de pouvoir met fin à une longue période de guerre civile marquée par l’invasion japonaise et la Longue Marche, le Kuomintang s’étant exilé à Taïwan.

Président du gouvernement populaire central chinois jusqu’en 1954, Mao voit ensuite son titre changé en président de la République populaire de Chine. Après son accession au pouvoir, il répète les erreurs de gestion économique, le plus souvent catastrophiques pour son pays ; toutefois, son intelligence des rouages du pouvoir lui permettra de rester en place jusqu’à sa mort. Il dirige le 8e Politburo du PCC.

Les Cent fleurs

 Campagne des Cent Fleurs.

En 1957, avec la campagne des Cent Fleurs (symbolisant « cent écoles, cent opinions qui s’expriment »), Mao encourage la liberté d’expression de la population, exhortant en particulier les intellectuels à critiquer le Parti. Mais le mouvement prend rapidement une ampleur qu’il n’avait pas envisagée : les critiques explosent littéralement, échappant bien vite à son contrôle et le menant à une violente campagne de répression. Certains analystes politiques, chinois notamment, pensent que cette campagne ne fut qu’un piège : laisser s’exprimer les intellectuels dissidents pour mieux les réprimer.

Le «  Grand Bond en avant. »

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Mao, Staline et Walter Ulbricht en 1949.

Jusqu’au milieu des années 1950, la République populaire de Chine a copié avec zèle le modèle soviétique, puisqu’elle a consacré la plus grande part des investissements au développement industriel. Toutefois, dès 1955, Mao Zedong est partisan d’une voie spécifiquement chinoise du socialisme, qui s’appuierait sur la paysannerie (plutôt que sur la classe ouvrière) et passerait par une collectivisation accélérée.

Ainsi, entre 1958 et 1960, Mao met en œuvre le « Grand Bond en avant », un mouvement de réformes industrielles censé permettre de « rattraper le niveau de production d’acier de l’Angleterre » en seulement 15 ans. Des communes de production sont organisées au niveau local et toute la population, et par dessus tout le monde paysan, est sommée d’y apporter sa contribution. Mao place dans la force du peuple, du « prolétariat » des espoirs démesurés : les paysans seront surexploités, on leur demandera de tout faire en même temps, des récoltes à la production sidérurgique.

Cette politique entraîna à la fois une grande croissance industrielle et la famine dans les campagnes. La main d’œuvre inexpérimentée produit des biens d’une qualité exécrable tandis que les récoltes, faute de temps, pourrissent sur pied. Le « Grand Bond en avant » engendre une famine d’une ampleur désastreuse. Elle fera, selon les estimations, entre 20 et 43 millions de victimes. Mao Zedong, après avoir longtemps ignoré le désastre ou rejeté la cause de la non-efficacité de son programme sur des éléments extérieurs, comme l’action de contre-révolutionnaires ou encore les catastrophes naturelles, se retrouve en minorité au Comité de direction du Parti communiste. De plus, la confiance du peuple en l’idéologie de Mao est fortement ébranlée. Il doit quitter son poste de Président de la République, mais demeure Président du parti.

La Révolution culturelle

Révolution culturelle.

La révolution culturelle (1966-1976), durant la période de troubles et de contestations qui suit le catastrophique Grand Bond en avant, lui permet de reprendre le pouvoir et les rênes du pays. Entamée afin de réhabiliter Mao, elle commence à la suite d’une polémique que lance son épouse Jiang Qing. La « révolution culturelle » incite les jeunes à prendre le pouvoir, à se révolter contre les fonctionnaires corrompus, désormais « ennemis du peuple » — les gardes rouges (qui ne sont autres que les étudiants « révolutionnaires ») sont créés à cette occasion.

Comme lors du mouvement des « Cent Fleurs », la polémique échappe au contrôle de Mao et le tout se soldera une fois de plus par une violente répression armée, un massacre sanglant. Le président de la République Liu Shaoqi est arrêté par les gardes rouges et tombe en disgrâce, tandis que Mao devient le maître incontesté du pays. Beaucoup d’intellectuels seront envoyés en rééducation, ou forcés de quitter les villes pour partir vivre à la campagne où ils subiront un dur apprentissage du métier de paysan, et une partie considérable du patrimoine culturel chinois est détruit à cette occasion. Au sortir de cette nouvelle crise, le peuple chinois est définitivement traumatisé, tant par les atrocités physiques que par les incroyables violences morales (telles que les fameux thamzing, séances d’« autocritiques », humiliations publiques d’une cruauté morale traumatisante). Le goulag chinois, le laogai, est bien plus peuplé que son équivalent russe ; ses conditions de détention n’y sont pas meilleures.

Il dirige les 9e et 10e Politburos du PCC.

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Première entrevue diplomatique entre le président américain Richard Nixon et Mao Zedong, à Pékin, le 29 février 1972.

À la fin de son règne, Mao Zedong changea sa stratégie d’autarcie en invitant le président américain Richard Nixon en Chine, préfigurant la politique d’ouverture de Deng Xiaoping. Par cette rencontre, les deux leaders entendaient contrebalancer la puissance de l’Union soviétique.

Par la suite, la politique idéologique extrême menée par Mao Zedong a fait l’objet de critiques ouvertes au sein du Parti communiste chinois, qui met fin au culte de la personnalité et à l’idolâtrie qu’il avait lui-même organisée et intensifiée à la fin de sa vie. Le limogeage de la Bande des Quatre, dont son épouse, Jiang Qing, qui a eu lieu rapidement après sa mort prouve bien à quel point sa politique était tombée en disgrâce, tant dans les hautes sphères du parti que dans l’esprit populaire.

Dans l’historiographie officielle chinoise, il reste néanmoins considéré comme le grand libérateur de la Chine et le constructeur de la Chine moderne. Mao étant le fondateur du régime chinois actuel, son image continue d’être honorée, bien que la politique économique suivie aujourd’hui par ses successeurs n’ait plus guère de points communs avec le maoïsme.

La propagande de Mao Zedong

Le culte de la personnalité

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Hauts reliefs symbolisant la Longue Marche sous l’étendard de Mao Zedong devant son mausolée à Pékin, place Tian’anmen.

Le culte de la personnalité de Mao Zedong prend ses racines dans la Longue Marche, lors de laquelle il s’est imposé comme leader charismatique. Comme ce fut le cas sous l’URSS stalinienne, le style de propagande réaliste-socialiste originel de l’art officiel a évolué ensuite vers une déification marquée de Mao, à l’opposé des premières représentations où il est situé aux côtés des paysans et ouvriers, dans une relation d’égal à égal. À partir de la révolution culturelle, date de son retour au pouvoir, l’effigie de Mao, idéalisée, est située dans le ciel, détachée du commun des mortels.

Le village natal de Mao Zedong, Shaoshan dans le Hunan, est toujours le lieu de pèlerinage pour de nombreux Chinois, donnant lieu à ce que l’on appelle parfois un « tourisme rouge ».

Le Petit Livre rouge

Des citations choisies ont été rassemblées et publiées dans les années 1960 sous le nom de Petit Livre rouge, très en vogue pendant la Révolution culturelle. Les premières éditions étaient préfacées par une calligraphie de Lin Biao et furent mises au pilon lorsque ce compagnon de Mao tomba en disgrâce. Les éditions qui circulaient en France au moment de Mai 68 étaient munies de cette préface.

La famille de Mao

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Mao et Jiang Qing, 1946

Mao Zedong eut au total dix enfants de trois femmes différentes. De sa première 1re épouse, Luo Yixiu (1889-1910), Mao n’aura apparemment pas de descendance.

Mao Zedong avait également deux frères, qui jouèrent un rôle important dans l’ascension du Parti communiste :

Il avait aussi une sœur adoptive, Mao Zejian (1905-1929). Tous les trois furent exécutés par le Kuomintang durant la guerre civile.

Son neveu, Mao Yuanxin (né en 1941), fils de son frère cadet Mao Zemin, il jouera un rôle important durant la Révolution culturelle. Étant proche, par conséquent, de la Bande des Quatre, il sera arrêté et emprisonné comme eux après la mort de son oncle.

Un bilan controversé

Mao Zedong reste un des personnages les plus connus et les plus controversés du XXe siècle et de l’histoire de Chine.

C’est lui qui en définitive restaura l’unité et l’indépendance nationale de la Chine, au terme de décennies de divisions intestines et de « semi-colonisation » par l’Occident. La propagande à son endroit, organisée sur plusieurs décennies, fut telles que des partis et groupuscules maoïstes à travers le monde continuent à révérer Mao comme un grand révolutionnaire dont la pensée serait la quintessence du marxisme. Dans le monde, des hommes souvent à mille lieues du marxisme et du maoïsme ont salué en lui un stratège militaire de génie, un patriote ayant su rendre sa dignité à son pays, un leader du Tiers-Monde et un personnage d’une envergure historique peu commune, dont l’épopée fascine encore aujourd’hui.

Le bilan de ses politiques successives, entre 1949 et 1976, comporte des résultats positifs. Entre 1949 et 1975, l’espérance de vie moyenne d’un Chinois passa de 32 à 65 ans. Au début des années 1970, Shanghai avait un taux de mortalité infantile inférieur à celui de New York. En seulement une génération, le taux d’alphabétisation passa de 15 % en 1949 à 80-90 % au début des années 1970. Entre 1949 et 1975 la Chine, l’éternel « infirme d’Asie », est devenue une puissance industrielle avec des taux de croissance égalés seulement par les plus grands booms économiques de l’histoire.

Mais de plus en plus d’historiens démontent la légende et insistent sur les travers de l’homme et sur le dictateur aux choix ayant causé la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes en Chine (65 millions selon Le Livre noir du communisme, 70 millions selon Mao. L’histoire inconnue). Les carences des programmes les plus significatifs de Mao – le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle surtout – ont été vivement mises en avant, leur coût se chiffrant aujourd’hui en dizaines de millions de morts, sans oublier le gaspillage énorme de ressources et d’énergies, d’incontestables régressions économiques, écologiques et techniques, ainsi que l’étouffement à terme de la créativité culturelle chinoise. Les historiens occidentaux ont vu dans son exercice du pouvoir un autoritarisme typique des dirigeants totalitaires : mise en place d’un parti unique (et donc régime autoritaire et anti-démocratique), propagande, primauté du militaire, État policier (arrestations arbitraires, tortures…), endoctrinement politique dès l’enfance, autocritiques obligatoires, camps de concentration (le laogai), répression des minorités (Ouïghours, appropriation du Tibet lancée en octobre 1950), eugénisme… Ce trait ultra-répressif, commun à la plupart des pays ayant adopté un régime stalinien (URSS, Cambodge, Corée du Nord…), est à replacer dans le contexte du déclin de l’impérialisme colonial, puis de la guerre froide.

En outre, il reste délicat d’évaluer dans l’action et les idées de Mao la part de l’idéologie socialiste, souvent largement utilisée comme propagande de façade, et la part des jeux de pouvoir en sa faveur, qui semblent avoir dominé ses choix politiques pour la Chine. Il est également difficile de juger de la place de Mao dans la continuité de la très longue histoire chinoise : rupture radicale avec le passé, ou règne d’un nouvel empereur de Chine d’une nature inédite ? Presque jamais sorti de Chine, ne parlant aucune langue étrangère, nourri de la culture classique de l’ancien Empire du Milieu, lui-même poète, calligraphe et écrivain à ses heures, Mao semble à beaucoup avoir souvent autant puisé dans l’héritage de Confucius que dans celui de Karl Marx.

Bibliographie

Œuvres écrites par Mao

En plus du Petit Livre rouge, Mao est l’auteur de plusieurs autres traités philosophiques, rédigés avant et après son accession au pouvoir. On peut citer :

Mao a écrit de la poésie, principalement dans les formes ci et shi. Son mérite littéraire est difficile à évaluer à la lumière de son statut politique controversé. Pour Simon Leys, la poésie de Mao est de qualité médiocre. Seul fait exception le poème Neige.

Ouvrages consacrés à Mao

Ouvrages généraux

(*) Wikipedia

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maotsetoungpadricomunis Karl Marx, Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine, Joseph Staline et Mao Zedong

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RS

Révolution Solaire de Mao ZEDONG

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Pour le 26/12/1975 à 21h36 T.U., à Siang Tan (Chine)

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 10 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 4:

Le passage du nœud nord en maison X vous promet une réussite professionnelle ou sociale inhabituelle. Les efforts que vous ferez maintenant pour étayer votre situation seront couronnés de succès. La promotion attendue vous sera acquise. Le contrat espéré sera signé. La distinction honorifique vous sera accordée. Vos affaires prospéreront.

* Faites-vous de la politique ?.. vous serez élu.

* Etes-vous fonctionnaire ? vous serez nommé.

* Etes-vous en fin d’année scolaire ? vous serez reçu.

Tous les espoirs de reconnaissance ou de faveur d’un public, d’une clientèle ou d’une audience seront comblés. C’est maintenant aussi que vous étendrez votre influence. Ne restez donc pas les bras croisés. Bien entendu, cette même période sera beaucoup moins propice à la vie de famille car les exigences de votre nouveau statut social pourront avoir une incidence moins favorable sur votre foyer. C’est pourquoi, il vous faudra faire la part des choses en soustrayant quelques heures chaque jour à vos affaires. Ménagez-vous des moments suffisants de repos en vous accordant des loisirs familiaux proportionnels à vos efforts professionnels. Veillez à ne pas vous laisser emporter par votre réussite. Tout ce qui nous est accordé par le destin doit être redistribué. Réservez donc une large part de vos moyens au bien-être d’autrui, en commençant par ceux qui vous sont proches et dont le soutien a contribué à votre essor. Evitez à tout prix de sacrifier votre famille à votre situation. Cette période en effet défavorise la vie de famille ; elle déséquilibre souvent le foyer et suscite fréquemment un ou plusieurs changements de domicile. De plus, le nœud sud en maison IV provoque souvent une séparation. Les jeux planétaires du moment préciseront s’il s’agit de votre mère ou d’un éloignement temporaire de votre famille. Dans le même esprit, tout ce qui touche vos assises (ceci inclut l’immobilier), sera compromis et devra requérir votre attention toute particulière pour minimiser les dégâts. En conséquence, n’achetez – et ne vendez – ni immeubles ni terres. entez de reporter toutes les transactions immobilières à la période suivante. Ne prenez pas le risque d’hypothéquer vos actifs ni de gager votre crédit ou votre réputation pour encore accroître votre essor professionnel. Dans le cas contraire, vos appétits deviendraient cause de dépossession de vos biens familiaux, ou personnels. En résumé, ne sacrifiez ni votre famille ni les biens de celle-ci sur l’autel de votre réussite. La durée de celle-ci sera fonction de la sagesse dont vous userez.

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Personnalité du 13/12/2011 – Rama YADE 13 décembre, 2011

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Rama YADE

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Rama YADE

née le 13/12/1976 à Dakar - SENEGAL

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Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

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BIOGRAPHIE

Rama Yade, née Mame Ramatoulaye Yade (*) le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), est une femme politique française. Membre de l’UMP puis du Parti radical, elle est secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme de 2007 à 2009, puis secrétaire d’État chargée des Sports jusqu’en 2010.

Origines, études et famille

Elle est issue d’un milieu aisé et proche du monde politique sénégalais : sa mère est professeur de lettres et son père, professeur d’histoire et diplomate, fut le bras droit et secrétaire particulier du président Léopold Sédar Senghor. La famille quitte le Sénégal pour la France en 1987, elle a alors 11 ans. D’origine léboue et de confession musulmane, elle est éduquée dans un collège catholique, l’Institution Jeanne-d’Arc de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Après la séparation de ses parents en 1990, son père rentre au Sénégal, la mère de Rama Yade et ses quatre filles vivent dans des conditions économiques précaires, dans une cité de Colombes (Hauts de Seine). Rama Yade poursuit ses études en hypokhâgne au lycée Paul-Valéry (Paris) et sort diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris en 2000.

En 2005, elle épouse Joseph Zimet, qui fut conseiller au cabinet du secrétaire d’État Jean-Marie Bockel et fils du chanteur yiddish Ben Zimet.

Débuts politiques

Administratrice du Sénat à partir de 2002, elle commence sa carrière à la commission des Affaires sociales de la haute assemblée, où elle est chargée de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’Outre-Mer. Elle est ensuite détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l’année 2005, qui la nomme directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication2. Celui-ci devient son « mentor dans les hautes sphères de la droite sarkozyste ».

En 2005, elle rejoint l’Union pour un mouvement populaire. Elle explique que ce ralliement doit surtout à la personne de Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme, plus qu’aux valeurs de la droite. Rama Yade mentionne aussi la politique de discrimination positive promue par Sarkozy.

En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales, où elle est chargée des aspects sociaux de la décentralisation.

Le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l’UMP, où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie.

Elle apparaît le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy, où elle s’en prend au parti socialiste, qu’elle accuse de cécité, et aux « prétendues » élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision », qu’elle accuse d’avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l’immigration « de la pitié au lieu du respect ».

Durant la campagne présidentielle, elle apparaît lors de meetings de Nicolas Sarkozy, partageant également avec Rachida Dati les faveurs des médias.

Secrétaire d’État de François Fillon

Secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme

Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, dans le gouvernement François Fillon II. Benjamine du gouvernement, peu connue, elle est l’un des symboles de la « diversité » promue par Nicolas Sarkozy.

L’intérêt de son portefeuille ministériel est contesté dès son premier déplacement avec Nicolas Sarkozy, lorsqu’elle ne rencontre d’opposants politiques tunisiens, et quand elle est absente de la visite présidentielle en Chine.

Ses relations avec son ministre de tutelle se détériorent rapidement, celui-ci déclarant que la création d’un secrétariat aux droits de l’Homme était une « erreur », et son champ d’action est limité par une diplomatie française fortement concentrée au Palais de l’Élysée.

On lui reproche également à plusieurs reprises son manque de solidarité gouvernementale lors de prises de position contraires à celles de l’UMP. Ainsi, le 6 septembre 2007, sa visite de soutien à des squatteurs dont l’évacuation a été décidée par la justice sur demande de la mairie communiste d’Aubervilliers, lui vaut d’être convoquée le soir même par le Premier ministre. De même, le 10 décembre 2007, elle s’en prend avec virulence à la visite officielle de colonel Khadafi en France, déclarant qu’il doit « comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort. », après avoir, quelques mois plus tôt, avoué que « certains gestes donnent envie de se laver les mains » pour avoir serré la main du dirigeant libyen à Tripoli, dans le cadre de la médiation relative à l’affaire des infirmières bulgares.

Elle s’investit dans des négociations en République démocratique du Congo contre les viols de masse perpétrés dans la région du Kivu, et s’intéresse aux réfugiés climatiques.

Elle dénonce l’opération au Tchad de l’association Arche de Zoé, et propose de mieux encadrer les adoptions. Elle participe au côté de Nicolas Sarkozy au rapatriement en France et en Espagne des journalistes et des membres de l’équipage accompagnant les membres de l’association.

À la demande de Nicolas Sarkozy et de Patrick Devedjian, elle annonce en novembre 2007 sa candidature sur la liste du maire UMP sortant Nicole Goueta lors de l’élection municipale de 2008 de Colombes. Au second tour, le 16 mars 2008, la liste de droite, sur laquelle Rama Yade est en troisième position, est battue par la liste d’union de la gauche menée par Philippe Sarre. Élue conseillère municipale d’opposition, elle est souvent absente des réunions du conseil municipal.

Restée d’abord silencieuse sur l’affrontement israélo-palestinien à Gaza fin 2008-début 2009, puis soutenant l’idée d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité pour un cessez-le-feu, elle s’exprime le 11 janvier en tenant le Hamas pour responsable du déclenchement des hostilités. Selon Hortense Paillard, « elle est notoirement pro-israélienne », et son alignement avec la justice militaire israélienne dans les territoires occupés lors de l’affaire Salah Hamouri, apparu alors qu’elle occupait une fonction de Secrétaire des Droits de l’Homme, a suscité une réaction indignée de la mère du franco-palestinien.

En février 2009, elle prend la tête des personnalités politiques préférées des Français, avec 60% de bonnes opinions selon le baromètre Ipsos/Le Point.

Secrétaire d’État chargée des Sports

Son refus d’être tête de liste UMP aux élections européennes en Île-de-France en 2009, pour ne pas devoir quitter le gouvernement, aurait signé sa « disgrâce » auprès de Nicolas Sarkozy. Mais sa popularité lui permet de rester au gouvernement.

Le 23 juin 2009, elle est nommée secrétaire d’État auprès du ministre de la Santé et des Sports, chargée des Sports, dans le gouvernement François Fillon II.

Elle poursuit ses déclarations médiatiques, craignant un sentiment de coupure entre les appareils politiques et les électeurs à propos des rumeurs d’accession de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, refusant d’être parachutée dans le Val-d’Oise lors de l’élection régionale plutôt que d’être candidate dans les Hauts-de-Seine, et s’opposant aux arbitrages de sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, sur le droit à l’image collective (DIC) des sportifs ou reprochant le coût de l’hôtel de l’équipe de France de football lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud alors que le prix de sa chambre est plus élevé.

Pour Le Canard enchaîné, Rama Yade « s’est peu à peu forgé l’image de celle qui dit non à Sarko… mais sans jamais prendre le large ».

Mais, pas plus qu’aux Droits de l’Homme, elle ne porte pas de lois notables. Sans rencontrer les grandes fédérations sportives, son effort se porte sur la lutte contre l’homophobie dans le sport, un plan en faveur du bénévolat, la remise du livre vert du supportérisme et un plan d’équipements de grands stades et salles. La France obtient début 2010 de la FIFA l’organisation du Championnat d’Europe de football 2016, et présente sa candidature pour accueillir la Ryder Cup (golf).

Elle s’entend difficilement avec sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, qui est en première ligne lors de l’échec de l’équipe de France de football en Afrique du Sud. Le 29 octobre 2010, elle prend ses distances avec le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy.

Elle n’est pas reconduite lors de la formation du troisième gouvernement François Fillon, le 14 novembre 2010. Remplacée par Chantal Jouanno, elle refuse alors le poste de porte-parole de l’UMP.

L’après-gouvernement

Le 22 décembre 2010, Rama Yade est nommée par le Conseil des ministres ambassadrice de France auprès de l’UNESCO, en remplacement de Catherine Colonna. Elle démissionne de ce poste le 15 juin 2011. Sa démission sera effective en juillet 2011.

En novembre 2011, Rama Yade publie chez Grasset Plaidoyer pour une instruction publique, qui milite pour le retour du mérite à l’école et s’érige contre la faillite du système éducatif. Plusieurs médias relèvent que de multiples passages du livre sont des reprises sans guillemets de propos d’autres auteurs (journalistes, philosophes, politiciens…). L’ouvrage de Rama Yade fait l’objet d’une réponse, dans les semaines qui suivent, sous la forme d’un ouvrage rédigé par des chercheurs en éducation.

Convictions politiques et engagements

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Rama Yade, en 2007.

Ses positions s’écartent parfois de la ligne officielle de l’UMP. Ainsi, Rama Yade s’est prononcée contre le projet de traité établissant une Constitution pour l’Europe en 2005 et ne s’est pas opposée à l’intervention américaine en Irak, estimant toutefois « le résultat pas vraiment à la hauteur des attentes ».

Elle est membre du conseil d’administration du Club XXIe siècle qui milite en faveur de la diversité et membre du club Averroès qui regroupe des professionnels pour promouvoir les « minorités actives » dans les médias français.

Le 26 juin 2009 à Bruxelles, elle a reçu des mains de la princesse Astrid de Belgique le prix de la fondation du Forum de Crans-Montana.

Un mois après son départ du gouvernement, le 15 décembre 2010, Rama Yade rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo, tout en restant à l’UMP.

Le 8 avril 2011, elle annonce quitter l’UMP par solidarité avec Jean-Louis Borloo. Elle déclare sur BFM TV : « il y a eu une fracture avec l’UMP. Je ne me suis plus sentie entendue dans ce mouvement donc je le quitte ». Elle se dit favorable à une candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle de 2012.

Elle est nommée 1re vice-présidente du Parti radical, lors du Bureau national du 18 octobre 2011.

Détail des mandats

Publications

Compléments

Bibliographie

Article connexe

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Personnalité du 26/10/2011 – François MITTERRAND 26 octobre, 2011

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François Mitterrand

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François Mitterrand

né le 26/10/1916 à Jarnac (16) – FRANCE

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BIOGRAPHIE

François Mitterrand, (*) né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris, est un homme d’État français.

Agent contractuel sous le Régime de Vichy, puis résistant, il est onze fois ministre sous la IVe République. Opposé au retour du général de Gaulle, il affronte celui-ci au second tour de l’élection présidentielle de 1965, qu’il perd. Il devient premier secrétaire du jeune Parti socialiste en 1971. Candidat de l’Union de la gauche à la présidentielle de 1974, il est battu par Valéry Giscard d’Estaing.

Élu président de la République française en 1981, il fait voter plusieurs lois sociales, mais décide le « tournant de la rigueur » devant la menace qui pèse sur le franc. Contraint de nommer Jacques Chirac Premier ministre après la défaite de la gauche aux élections législatives, en 1986, il est néanmoins réélu deux ans plus tard. Son second septennat est notamment marqué par la première nomination d’une femme, Édith Cresson, au poste de Premier ministre, la deuxième cohabitation avec Édouard Balladur, des révélations sur son passé et son mauvais état de santé.

Il détient le record de longévité (14 ans) à la présidence de la République française.

Vie personnelle

Enfance et études

François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né dans la ville charentaise de Jarnac, au sein d’une famille bourgeoise catholique et conservatrice. Son grand-père paternel était chef de gare à Jarnac, fils d’un éclusier du Canal de Berry (à Audes dans le département de l’Allier), et un catholique pratiquant. Son père Joseph, était ingénieur de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans, puis devint industriel vinaigrier et président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Sa mère, Yvonne Lorrain, issue d’une famille de tradition républicaine, était la fille de Jules Lorrain, un négociant en vins et eaux de vie et un conseiller municipal de Jarnac (et neveu par alliance du ministre Léon Faucher). François a trois frères : Robert (1915-2002), polytechnicien ; Jacques (1918-2009), général d’armée aérienne ; Philippe, (1921-1992), exploitant agricole et ancien maire de Saint-Simon en Charente, et quatre sœurs : Antoinette, épouse Ivaldi ; Marie-Josèphe ; Colette, épouse du capitaine Landry ; et Geneviève (1919-2006), épouse Delachenal.

François grandit dans une famille fortunée, ayant l’électricité dès 1922. Il fréquente l’école communale de Jarnac avec son frère Robert jusqu’en 1925. Cette année-là, François entre au collège Saint-Paul d’Angoulême pour entamer des études secondaires. Il se révèle excellent en histoire, en géographie, en latin et en instruction religieuse, et prend goût pour la littérature. Il devient membre de la JEC, structure étudiante de l’Action catholique. En 1933, un discours lui vaut de remporter le Championnat de l’Éloquence.

Il obtient son baccalauréat en 1934 et décide de s’inscrire aux Facultés des lettres et de droit de Paris. À son arrivée dans la capitale, il s’installe au 104 rue de Vaugirard, où se trouve un foyer de pères maristes. Parallèlement, il entre à l’École libre des sciences politiques, de laquelle il sort diplômé en juin 1937. La même année, il obtient un diplôme d’études supérieures de droit public, suite à l’obtention d’une licence ès lettres l’année précédente.

À partir de novembre 1934, François Mitterrand milite pendant environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse de la droite nationaliste des Croix-de-feu du Colonel de La Rocque. Il participe aux manifestations contre « l’invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Jèze, après la nomination de ce dernier comme conseiller juridique du Négus d’Éthiopie, en janvier 1936. Il cultive par la suite des relations d’amitiés ou de famille avec des membres de La Cagoule. Il est un temps critique littéraire et écrit sur la société contemporaine et la politique dans la Revue Montalembert et dans le quotidien L’Écho de Paris d’Henry de Kérillis, proche du Parti social français. Il y écrit notamment un article regrettant que le quartier latin se soit laissé envahir par le « dehors ». « Désormais, le quartier Latin est ce complexe de couleurs et de sons si désaccordés qu’on a l’impression de retrouver cette tour de Babel à laquelle nous ne voulions pas croire. » Il publie également le 18 mars 1936, un compte-rendu de la conférence donnée par Marcel Griaule sur l’Éthiopie, concluant notamment qu’« Il est toujours utile de connaître l’histoire de peuples si particuliers, et, en même temps, si pareils aux autres, car, au fond, ce n’est pas la couleur de la peau ou la forme des cheveux qui ont donné quelque valeur aux âmes. ». Il se serait aussi inquiété de l’expansionnisme nazi lors de l’Anschluss dans l’un de ses articles. En 1937, il obtient son diplôme de l’École libre des sciences politiques et s’inscrit pour le Service militaire dans l’infanterie coloniale. Il y rencontre son grand ami, Georges Dayan (juif et socialiste) après l’avoir sauvé d’agressions d’antisémites de l’Action française et devient son meilleur ami. En septembre, il est incorporé pour son service militaire dans le 23e régiment d’infanterie coloniale.

En septembre 1939, lors de l’engagement de la France dans la Seconde Guerre mondiale et terminant ses études d’avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent chef, à proximité de Montmédy au 23e régiment d’infanterie coloniale 7e compagnie du capitaine Xavier Louis. En mai 1940, quelques jours avant l’invasion allemande, il se fiance avec Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais, elle rompra en janvier 1942).

Famille 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, François Mitterrand rencontre une jeune résistante bourguignonne, Danielle Gouze née en octobre 1924. Il l’épouse le 28 octobre 1944. Avec elle, (actuelle présidente de la fondation France Libertés fondée en 1986), il aura trois fils :

D’une relation extra-conjugale avec Anne Pingeot, conservatrice de musée, François Mitterrand a eu une fille : Mazarine Pingeot, née le 18 décembre 1974, à Avignon, agrégée de philosophie (reçue 18e sur 73 à l’agrégation de Philosophie en 1997), enseignante, écrivain et chroniqueuse de télévision.

François Mitterrand a eu en outre sept neveux, dont un des fils de Robert Mitterrand, Frédéric Mitterrand né le 21 août 1947, écrivain, réalisateur et présentateur de télévision, directeur de la Villa Medicis entre 2008 et 2009 puis ministre de la Culture et de la Communication depuis le 23 juin 2009.

Régime de Vichy et Résistance

François Mitterrand et la Seconde Guerre mondiale et François Mitterrand et l’extrême droite.

À la suite de la déclaration de guerre du 3 septembre 1939, François Mitterrand est mobilisé sur la ligne Maginot11. Le 14 juin 1940, le sergent Mitterrand est blessé à l’omoplate droite, et, après des soins rudimentaires, qui lui évitent de perdre un bras, il est fait prisonnier par les Allemands le 18 juin.

Après dix-huit mois dans les stalags IX A de Ziegenhain-Trutzhain et IX C de Schaala et deux tentatives infructueuses, il s’évade en décembre et rentre en France.

En janvier 1942, bien que recherché par les Allemands en tant qu’évadé, après un séjour chez les Levy-Despas à Saint-Tropez, il travaille à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel du gouvernement de Vichy puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il est chargé des relations avec la presse et où il favorisera la fourniture de faux-papiers pour aider les évasions. En juin 1942, il participe à des réunions au château de Montmaur, où sont jetées les premières bases de son réseau de Résistance.

Le 15 octobre 1942, Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d’entraide aux prisonniers rapatriés de l’Allier.

En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, suite au remplacement du vichysto-résistant Maurice Pinot par André Masson, un partisan de la collaboration. Il conserve cependant un poste à la tête des centres d’entraides.

En février 1943, puis plus tard au printemps, il se rapproche de la puissante Organisation de résistance de l’armée (ORA), en cours de formation. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme (il utilisera aussi les noms de code Purgon, Monnier, Laroche, capitaine François, Arnaud et Albre) et cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot financé par l’ORA.

Plusieurs membres du réseau Mitterrand-Pinot sont, en pratique, membres de l’ORA. François Mitterrand lui-même est considéré par le service Action de l’organisation comme un de ses membres. Plusieurs actions sont décidées en commun entre des dirigeants de l’ORA et des dirigeants du RNPG et exécutées par des militants des deux mouvements.

En mars 1943, Mitterrand rencontre Henri Frenay et le convainc aisément de travailler avec lui. Grâce à Frenay, la Résistance intérieure soutient François Mitterrand contre Michel Cailliau. Cependant, la date du 28 mai 1943, lors de sa rencontre avec le gaulliste Philippe Dechartre a été considérée comme la date de sa rupture définitive avec ses anciens protecteurs de Vichy.

Au printemps 1943, parrainé par deux membres de La Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du maréchal Pétain, et Simon Arbelloti), il est décoré de l’ordre de la Francisque.

Selon Jean Pierre-Bloch, chef de la section non militaire du Bureau central de renseignements et d’action à l’époque, « c’était sur notre ordre que François Mitterrand était resté dans les services de prisonniers de Vichy. Lorsqu’il a été proposé pour la francisque, nous avons parfaitement été tenus au courant ; nous lui avions conseillé d’accepter cette “distinction” pour ne pas se dévoiler. » (no 2202).

L’activité du RNPG se déplace, au cours de l’année 1943, de la fourniture de faux papiers vers la fourniture de renseignements à la France libre. Selon Pierre de Bénouville, « François Mitterrand avait réussi à mettre sur pied un véritable réseau de renseignement dans les camps. Grâce aux prisonniers de guerre, nous avons pu prendre connaissances d’informations, parfois décisives, sur ce qui se passait derrière les frontières. »

Le 10 juillet 1943, François Mitterrand et le militant communiste Piatzook sont les auteurs d’un coup d’éclat lors d’une grande réunion publique à Paris, salle Wagram, consacrée à la « relève » des prisonniers par les ouvriers. Au moment où André Masson flétrit la « trahison des gaullistes », François Mitterrand l’interpelle de la salle et lui dénie le droit de parler au nom des prisonniers de guerre, qualifiant la relève d’escroquerie. François Mitterrand n’est pas arrêté, sa fuite ayant été facilitée par Piatzook.

C’est à partir de la fin de l’été ou à l’automne 1943 que François Mitterrand entre en résistance passe à la clandestinité, traqué par la Gestapo, le Sicherheitsdienst et la Milice.

Le Sicherheitsdienst (SD) perquisitionne à son domicile, absent. Deux de ses amis sont arrêtés, déportés ; l’un ne revient pas du camp de concentration. Peu après, il est sauvé par la femme du colonel Pfister, dirigeant de l’Organisation de résistance de l’armée, d’une arrestation par la Gestapo. Il est établi que René Bousquet, Secrétaire général de la Police, sentant le vent tourner, a fait prévenir Mitterrand, par l’intermédiaire de l’un de ses collaborateurs, Jean-Paul Martin, des risques d’arrestation qui pesaient sur lui.

En novembre 1943, il se rend à Londres, puis à Alger, où il rencontre le général de Gaulle, le général Giraud et Pierre Mendès France. La rencontre fut âpre, De Gaulle demande à ce que les organisations de prisonniers fusionnent sous l’égide de M.R.P.G.D., seule condition pour recevoir matériel et argent. Mais Mitterrand refuse la tutelle du mouvement de Michel Cailliau. Finalement, de Gaulle accepte les conditions de François Mitterrand. Le 18 mars 1944, Henri Frenay écrit à Michel Cailliau qu’il se « porte personnellement garant » de François Mitterrand, et que le général de Gaulle partage son point de vue.

À partir de février 1944, François Mitterrand dirige, en France, le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, qui unifie tous les réseaux de résistance de prisonniers de guerre.

En août 1944, Mitterrand participe à la libération de Paris, où il s’empare du siège du Commissariat général aux prisonniers de guerre. Il est nommé secrétaire général des prisonniers et des victimes de guerre. Puis, en octobre 1944, après avoir épousé Danielle Gouze, il monte avec Jacques Foccart l’opération Viacarage, dont l’objectif est la libération des camps de prisonniers et de concentration.

Enfin, en avril 1945, François Mitterrand accompagne le général Lewis comme représentant de la France pour la libération des camps de Kaufering et de Dachau, à la demande du général de Gaulle. C’est là, en compagnie de Pierre Bugeaud, qu’il découvre, « par un hasard providentiel », Robert Antelme, mari de son amie Marguerite Duras, à l’agonie, atteint du typhus. Les mesures sanitaires interdisant de l’évacuer, il organise l’évasion de cet ancien membre de son réseau. Rétabli, celui-ci sera l’auteur d’un livre important sur la déportation : L’Espèce humaine.

Carrière politique

Gouvernement provisoire et Quatrième République

Ascension, glissement vers la gauche et libéralisme colonial (1944-1954)

Peu après, François Mitterrand participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l’installation du gouvernement provisoire à Paris.

Invité à « plancher » devant l’atelier « L’Abbé Grégoire », affilié à la loge maçonnique Grande Loge de France (GLF), il est expulsé manu militari à la demande de Jean Pierre-Bloch qui ne peut tolérer la présence d’une personne décorée de la Francisque dans une loge, alors qu’il lui aurait demandé d’accepter cette distinction.

Le 28 octobre 1944, il épouse Danielle Gouze à la mairie, puis à l’église Saint-Séverin à Paris.

En 1945, François Mitterrand et André Bettencourt apportent un témoignage en faveur du fondateur du groupe L’Oréal, mais aussi collaborateur et ancien financier de la Cagoule, Eugène Schueller. François Mitterrand est alors (brièvement) engagé comme président-directeur général des Éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté) appartenant au groupe fondé par Schueller.

En février 1946, François Mitterrand adhère à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), qu’il préside ensuite de 1953 à 1965 et qui lui offre un premier laboratoire politique.

Candidat aux élections de la seconde Assemblée constituante, le 6 juin 1946, dans la 5e circonscription de la Seine, il ne recueille que 6 % des voix. Par la suite, François Mitterrand hésite entre s’implanter politiquement dans la Vienne ou dans la Nièvre24. Eugène Schueller le convainc alors de se présenter dans la Nièvre. Avec l’aide du clergé et des notables nivernais, François Mitterrand est élu, le 10 novembre 1946, député de la Nièvre, à la tête d’une liste « Unité et action républicaine », au programme anticommuniste. François Mitterrand abandonne alors ses fonctions aux éditions du Rond-point.

En 1947 François Mitterrand devient l’un des plus jeunes ministres de France avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivent, il détient plusieurs portefeuilles ministériels, dont ceux de l’Information, de la France d’outre-mer, et le ministère délégué au Conseil de l’Europe.

En mai 1948, parmi 800 délégués (dont Konrad Adenauer, Léon Blum, Winston Churchill, Harold Macmillan, Paul-Henri Spaak et Altiero Spinelli), il participe au Congrès de la Haye, à l’origine du Mouvement européen, auquel il adhère.

En 1949, il est élu conseiller général de la Nièvre dans le canton de Montsauche-les-Settons. Il est réélu en 1955, 1961, 1967, 1973 et 1979.

En 1950, René Pleven le nomme ministre de l’outre-mer. Il est partisan de l’instauration d’une union franco-africaine où les territoires d’outre-mer jouiraient d’une autonomie négociée et librement consentie et s’efforce d’améliorer le sort des Africains, encore soumis à un régime très dur. Il est alors traité de « bradeur d’empire » : il s’attire dès cette époque une vive hostilité de la part des colons et du RPF, le parti gaulliste de l’époque, qui s’exprime notamment par la voix de Jacques Foccart, Édouard Frédéric-Dupont et Maurice Bayrou. Il participe aux négociations entamées par René Pleven pour légaliser le Rassemblement démocratique africain et apparenter les députés de ce parti à l’UDSR. Afin de consolider cette politique libérale, François Mitterrand relève le gouverneur Laurent Péchoux, qui avait été nommé par son prédécesseur Paul Coste-Floret pour démanteler le RDA. François Mitterrand s’aliène alors le MRP.

En août 1951, le Mouvement républicain populaire obtient de René Pleven que François Mitterrand quitte le ministère de l’Outre-Mer. Ne faisant plus partie du gouvernement, François Mitterrand, réélu à l’Assemblée le 17 juin 1951, devient président du groupe parlementaire et renforce son influence sur l’UDSR, et obtient l’élection, au poste de secrétaire général, d’un de ses partisans, Joseph Perrin. Pour autant, il conserve sa loyauté à René Pleven, resté président du Conseil.

En 1952, François Mitterrand devient ministre d’État sous le gouvernement d’Edgar Faure. Il prend en charge le dossier tunisien et esquisse un plan d’autonomie interne. Mais le gouvernement Faure est renversé six semaines seulement après sa formation. Les libéraux en matière coloniale (c’est-à-dire ceux qui refusent la répression systématique et prônent l’égalité des droits entre colons et colonisés, puis l’autonomie, voire l’indépendance si elle est réclamée avec force par la population et un interlocuteur crédible) sont provisoirement écartés du pouvoir.

Après la formation du gouvernement d’Antoine Pinay, François Mitterrand critique la participation systématique de l’UDSR aux gouvernements et demande un recentrage à gauche. Il dénonce à l’Assemblée la politique répressive du gouvernement et défend avec vigueur le droit des Tunisiens à l’autonomie.

En 1953, il devient ministre délégué au Conseil de l’Europe, mais démissionne rapidement en raison de son hostilité à la répression menée au Maroc et en Tunisie ; il préconise vis-à-vis de ces pays, ainsi que pour l’Indochine, une politique plus libérale. Il signe, avec des personnalités comme Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Alain Savary ou Louis Vallon, le « Manifeste France-Maghreb », demandant que « soient mis en œuvre tous les moyens légaux pour que les principes des droits de l’homme soient appliqués sans distinctions en Afrique du Nord ».

Le 23 novembre 1953, il est élu président de l’UDSR par le comité directeur. Il soutient alors une ligne libérale (mais déjà commune à cette époque) pour l’outre-mer : arrêt de la guerre d’Indochine, constitution d’un ensemble franco-africain, fédéral puis confédéral (ce qui revient à accorder l’autonomie, voire l’indépendance-association aux territoires colonisés). Il publie au même moment Aux frontières de l’Union française. Indochine-Tunisie, préfacé par Pierre Mendès France. Il se prononce pour l’indépendance de l’Indochine (avec, si possible, une association) et pour une refonte des liens avec les pays africains : la défense, la monnaie et la politique étrangère doivent relever de l’Union française, avec une pleine association des Africains aux décisions ; les autres domaines doivent relever de l’autonomie des populations locales. Plus généralement, l’élection de François Mitterrand marque une évolution de l’UDSR vers des positions plus à gauche, cependant que le nouveau président du parti « se positionne dès lors pour atteindre l’hôtel Matignon ».

Dans la tourmente de la guerre d’Algérie (1954-1958)

En 1954, il est nommé Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il est alors opposé à l’indépendance de l’Algérie. Ses tentatives de muter le gouverneur général Léonard et le directeur de la Mosquée de Paris, puis d’augmenter le SMIG d’Algérie, rencontrent l’hostilité des colons et de l’administration. Le 8 septembre 1954, François Mitterrand apprend qu’il est l’objet d’une enquête de la part des services secrets français : ainsi débute ce qu’on a appelé l’Affaire des fuites.

Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l’Algérie française.

Le 5 novembre de cette même année, à la tribune de l’Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d’Algérie éclatent, il déclare : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu’une forme terminale : la guerre. », puis « L’Algérie, c’est la France. »

En novembre 1954, le gouvernement annonce une forte augmentation des investissements sociaux en Algérie dans l’agriculture et l’éducation, et entend préparer « l’égalité des citoyens […] des chances égales à tous ceux, quelle que soit leur origine, qui naissent sur le sol algérien. » François Mitterrand, ministre de l’Intérieur, autorise alors Germaine Tillion à mener une enquête dans la zone d’insurrection, afin, entre autres, de signaler les éventuelles exactions policières. En accord avec le président du Conseil, il fusionne la police d’Alger avec celle de Paris. Les décrets du 20 janvier 1955, qui mettent fin à l’autonomie de la police d’Algérie, contribuent à permettre la mutation de deux cents agents soupçonnés d’actes de torture ou de l’avoir encouragée. Parmi eux, le directeur des Renseignements généraux d’Alger. Les députés conservateurs en matière coloniale critiquent fermement cette décision. D’après François Mitterrand, la suppression de ce « système détestable » est à l’origine de la chute du gouvernement Mendès France, un mois plus tard (lettre à Pierre Mendès France, 31 août 1959). En tout état de cause, le sénateur Henri Borgeaud, porte-parole des pieds-noirs, avait ainsi menacé : « Si vous fusionnez les polices, nous voterons contre votre gouvernement. »

François Mitterrand assiste Pierre Mendès France dans les négociations qui aboutissent à l’autonomie de la Tunisie et du Maroc.

L’Assemblée nationale ayant été une nouvelle fois dissoute, il mène campagne dans la Nièvre et conserve son siège lors des élections du 2 janvier 1956. Un mois plus tard, il est nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet. François Mitterrand participe aux travaux du gouvernement, qui accorde l’indépendance à la Tunisie et au Maroc, l’autonomie à l’Afrique noire. Sur la question algérienne, il critique fermement (en privé) la dérive répressive qui suit l’échec de la tentative de libéralisation, en février 1956. Toutefois, c’est lui qui est chargé par le Conseil des ministres, de défendre le projet de loi remettant les pouvoirs spéciaux à l’armée. Il donne forcément son aval, en tant que Garde des Sceaux, aux nombreuses sentences de mort prononcées par les tribunaux d’Alger contre des militants de la lutte pour l’indépendance, notamment Fernand Iveton, membre du Parti communiste algérien (PCA), guillotiné à Alger le 11 février 1957. Il couvre l’exécution de quarante-cinq militants algériens condamnés de manière expéditive. Il est certain qu’assumer la charge de Garde des Sceaux en pleine bataille d’Alger, à l’époque où l’armée française recourt massivement à la torture et aux exécutions sommaires pour mater l’insurrection algérienne, constitue une redoutable épreuve pour l’humaniste et l’homme de gauche dont, malgré tout, François Mitterrand veut sans doute continuer de donner l’image. Les témoins cités par son biographe Jean Lacouture décrivent d’ailleurs un homme bouleversé, profondément hésitant. Cependant, au risque de s’exposer à l’accusation d’avoir couvert, voire encouragé des pratiques renouvelées de celles de la Gestapo et relevant pour le moins du crime de guerre, l’ancien Résistant reste au gouvernement, car il veut accéder à la présidence du Conseil, où, pense-t-il, sa marge de manœuvre serait plus large ; il pourrait, après tout, rendre plus libérale la politique algérienne.

Dans un tout autre domaine, il fait adopter le statut de l’Agence France-Presse (AFP).

Après la démission de Guy Mollet, François Mitterrand refuse de participer à un gouvernement, à moins de le diriger. Il n’y parvient pas, bien que le président René Coty ait sérieusement envisagé de faire appel à lui.

Le 1er juin 1958, il refuse de voter la confiance à Charles de Gaulle, expliquant ainsi son vote :

« Lorsque, le 10 septembre 1944, le général de Gaulle s’est présenté devant l’Assemblée consultative provisoire issue des combats de l’extérieur ou de la Résistance, il avait près de lui deux compagnons qui s’appelaient l’honneur et la patrie. Ses compagnons d’aujourd’hui, qu’il n’a sans doute pas choisis, mais qui l’ont suivi jusqu’ici, se nomment le coup de force et la sédition. […] En droit, le général de Gaulle tiendra ce soir ses pouvoirs de la représentation nationale ; en fait, il les détient déjà du coup de force. »

En septembre 1958, il appelle à voter non au référendum sur la Constitution, qui est néanmoins adoptée à une très large majorité, puis promulguée le 4 octobre 1958.

Dans la 3e circonscription de la Nièvre, nouvellement créée, François Mitterrand est battu aux élections législatives le 30 novembre 1958 par le candidat indépendant Jehan Faulquier.

Récapitulatif de ses fonctions gouvernementales

Fonction Gouvernement Période
Secrétaire général aux Prisonniers Charles de Gaulle du 26 août au 10 septembre 1944
Ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre Paul Ramadier du 22 janvier au 22 octobre 1947
Ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre Robert Schuman du 24 novembre 1947 au 26 juillet 1948
Secrétaire d’État à l’Information André Marie du 26 juillet au 5 septembre 1948
Secrétaire d’État à la vice-présidence du Conseil Robert Schuman du 5 au 11 septembre 1948
Secrétaire d’État à la présidence du Conseil Henri Queuille du 11 septembre 1948 au 28 octobre 1949
Ministre de la France d’outre-mer René Pleven du 12 juillet 1950 au 10 mars 1951
Ministre de la France d’outre-mer Henri Queuille du 10 mars au 11 août 1951
Ministre d’État Edgar Faure du 20 janvier au 8 mars 1952
Ministre d’État délégué au Conseil de l’Europe Joseph Laniel du 28 juin au 4 septembre 1953
Ministre de l’Intérieur Pierre Mendès France du 19 juin 1954 au 23 février 1955
Ministre d’État, chargé de la Justice Guy Mollet du 1er février 1956 au 13 juin 1957

Cinquième République : l’ascension vers la présidence

Survie politique et premières tentatives d’union de la gauche (1959-1971)

François Mitterrand en 1959.

En mars 1959, il est élu maire de Château-Chinon (il le reste jusqu’à mai 1981) et, un mois plus tard, sénateur de la Nièvre. Il s’inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

En octobre 1959, a lieu l’attentat de l’Observatoire dans lequel François Mitterrand est impliqué et qui le mène, après la levée de son immunité parlementaire, à être inculpé le 9 décembre pour outrage à magistrat au motif qu’il l’aurait lui-même commandité dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. La loi d’amnistie de 1966 met fin à la procédure.

En 1961, il effectue un voyage en Chine ou il rencontre Mao Zedong.

Le 18 mai 1962, François Mitterrand est appelé à témoigner à décharge au procès du général Salan par Jean-Louis Tixier-Vignancour. Le témoignage de Mitterrand porta sur l’« affaire du Bazooka », tentative d’assassinat perpétrée contre le général Salan le 16 janvier 1957 et qui avait fait un mort, le colonel Rodier. Mitterrand appuya la thèse de Salan à propos du complot gaulliste fomenté (plus ou moins indirectement, c’est selon) par Michel Debré (d’autres personnalités comme Roger Frey et Alain Griotteray furent aussi citées comme prenant aussi plus ou moins part au complot). Cette thèse du complot gaulliste fomenté directement par Debré fut reprise par Mitterrand dans un éditorial du Courrier de la Nièvre. Les auteurs et commanditaires de l’attentat, Philippe Castille, Michel Fechoz et René Kovacs notamment, avaient motivé leur action par la nécessité de remplacer le général Salan, considéré avec Pierre Mendès France comme le liquidateur de l’Indochine, par un général authentiquement favorable à l’Algérie française. Pour François Mitterrand, « Raoul Salan garde le droit de récuser certains de ses accusateurs qui, pour corriger la maladresse de l’avoir manqué, firent de lui plus tard son complice dans les événements de mai 1958 qui ramenèrent le général de Gaulle au pouvoir ». Une partie de la gauche s’en prit alors à Mitterrand, lui reprochant d’être intervenu dans un règlement de compte au sein de la droite française, d’avoir été jusqu’à saluer Salan dans son box et d’avoir pris place au milieu de ses partisans.

Le 25 novembre 1962, Mitterrand retrouve son siège de député de la Nièvre et abandonne celui de sénateur.

Lors du référendum de 1962, il appelle à voter contre l’élection du président de la République au suffrage direct. Le oui l’emporte avec 62,25 % des suffrages exprimés (46,66 % des inscrits).

En 1964, il devient président du conseil général de la Nièvre. Il prend la tête de la Convention des institutions républicaines (CIR) et publie Le Coup d’État permanent, qui renforce sa position d’opposant de gauche à Charles de Gaulle.

Conscient des divisions de la gauche et de la difficulté de se placer en leader (Paris égaré par ses intellectuels de gauche)51, François Mitterrand décide de concentrer ses attaques contre l’image même du général de Gaulle, image renforcée, en particulier, par son célèbre appel du 18 juin. En effet, François Mitterrand craignait que l’image du général de Gaulle, bien ancrée dans l’opinion, réduise ses chances dans une élection au suffrage direct, même avec une gauche rénovée.

En outre, la séparation des pouvoirs et les domaines réservés prévus par la Constitution en cas de cohabitation conduisent François Mitterrand à radicaliser sa position.

D’où l’agressivité qu’il manifeste en 1964, il précise : « qu’il importe que l’opposition s’affirme sans accommodement. Il n’y a d’opposition qu’inconditionnelle dès lors qu’il s’agit de substituer un système de gouvernement à un autre. Retoucher, aménager, corriger le pouvoir absolu c’est déjà composer avec lui, c’est mimer l’opposition de Sa Majesté qui, autant que la majorité, participe au régime qui le soutient. »

En 1965, bien que représentant d’une petite formation politique (la CIR), il est le candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle. Il axe sa campagne sur le changement comme l’indique son slogan de campagne : « Un président jeune pour une France moderne ». Son résultat est inespéré (en seconde position avec 31,78 % des suffrages), tout comme celui du candidat centriste Jean Lecanuet (15 % des suffrages). François Mitterrand reçoit alors l’appui pour le second tour de toute la gauche, mais aussi de Jean Lecanuet, du conservateur modéré Paul Reynaud54 et d’une partie de l’extrême droite : Jean-Louis Tixier-Vignancour et des partisans de l’OAS. Au soir du second tour, Mitterrand est battu avec le score de 45,51 % des suffrages contre 54,49 % au général de Gaulle.

Fort de ce résultat (peu de monde pensait que de Gaulle pouvait être mis en ballottage), il prend la tête de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), qui regroupe la gauche non communiste (essentiellement la SFIO, le Parti radical, la CIR et divers clubs). Il forme également le premier contre-gouvernement en France, en 1966, expérience qui ne dure qu’un an. Aux élections législatives de mars 1967, le scrutin uninominal à deux tours et la nouvelle disposition qui relève le seuil et élimine du second tour tous les candidats n’ayant pas obtenu au premier tour au moins 10 % des inscrits, favorisent la majorité sortante face à une opposition hétéroclite (PC, PS et centristes de Jacques Duhamel) et désunie. Mais avec 194 sièges, l’ensemble des partis de gauche (FGDS, Parti communiste) parvient à gagner 63 sièges, le Parti communiste restant la principale force de gauche avec 22,5 % des suffrages. Néanmoins, la coalition gouvernementale est reconduite avec une majorité réduite à un seul siège à l’Assemblée nationale (247 sièges sur 487, dont 231 sièges en métropole). En Métropole, au premier tour, l’ensemble de la gauche (FGDS, PSU, PC) obtient même plus de voix que les seuls partis gouvernementaux gaullistes et giscardiens (46 % contre 42,6 %), alors que le Centre démocrate de Duhamel recule de trois points à 7 % des voix. Mais avec le taux exceptionnel en France de 38 % des suffrages (en hausse de deux points par rapport au précédent scrutin), l’Union pour la Ve république reste le premier parti de France.

Le 28 mai 1968, il déclare : « il convient dès maintenant de constater la vacance du pouvoir et d’organiser la succession. » Cette déclaration est faite la veille du départ du général de Gaulle, parti consulter le général Massu en Allemagne. Il propose le nom de Mendès France pour former le gouvernement provisoire et annonce qu’il est candidat à la présidence de la République, au cas où une élection anticipée aurait lieu. De Gaulle a en effet annoncé qu’il organiserait un référendum, et qu’il démissionnerait si le « non » l’emportait (une idée à laquelle le général a finalement renoncé).

Le discours du 30 mai de de Gaulle réplique de façon sèche. Les élections législatives anticipées de juin 1968 se soldent par un raz-de-marée gaulliste (293 sièges pour la seule UNR et 61 sièges aux républicains indépendants) et une majorité à droite jamais vue depuis le Bloc national de 1919, alors que la gauche s’effondre de 194 à 91 députés. François Mitterrand parvient toutefois à sauver son siège de député.

En 1969, Mitterrand ne se présente pas à la présidence de la République car il a perdu le soutien de Guy Mollet, qui refuse de lui accorder le soutien de la SFIO. La gauche, représentée par Gaston Defferre pour les socialistes, Jacques Duclos pour les communistes, et Michel Rocard pour le PSU, est éliminée du second tour de l’élection présidentielle, qui voit la victoire de Georges Pompidou face au centriste Alain Poher.

Premier secrétaire du PS (1971-1981)

En juin 1971, lors du Congrès d’Épinay, la Convention des institutions républicaines se fond dans le Parti socialiste (créé en 1969 en remplacement de la SFIO). François Mitterrand est élu premier secrétaire du PS, avec l’appui de l’aile gauche du parti, le CERES mené par Jean-Pierre Chevènement, et celui de deux puissantes fédérations, celles du Nord de Pierre Mauroy et des Bouches-du-Rhône de Gaston Defferre. Comme l’a rapporté Pierre Mauroy dans ses Mémoires, François Mitterrand n’envisageait pas initialement de devenir premier secrétaire : cette tâche devait revenir au dirigeant du Nord, et François Mitterrand lui-même devait exercer un rôle comparable à celui de Léon Blum entre 1921 et 1938. Mais Augustin Laurent a réclamé que Pierre Mauroy fût son successeur à la mairie de Lille sans exercer de responsabilités nationales.En juin 1972, il signe le Programme commun de gouvernement avec le Parti communiste de Georges Marchais et le Mouvement des radicaux de gauche de Robert Fabre.

En mars 1973, aux élections législatives, le Parti socialiste obtient presque autant de voix que le Parti communiste au premier tour et davantage au second, mettant fin à une supériorité qui remontait à 1946. Les élections cantonales qui ont lieu en septembre de la même année confirment cette évolution. Par ailleurs, le PSU chute de 4 à 2 % par rapport à 1968. Au congrès du PS tenu à Grenoble la même année, la motion finale de François Mitterrand obtient 96 % des voix.

Le 2 avril 1974, le président de la République, Georges Pompidou, meurt. François Mitterrand est désigné candidat du Parti socialiste le 8 avril, puis devient le candidat unique de la gauche. Le 19 mai 1974, lors du second tour de l’élection présidentielle anticipée, François Mitterrand perd face à Valéry Giscard d’Estaing, avec 49,19 % des voix au second tour.

Pendant l’été 1974, François Mitterrand se rend incognito sur le Larzac à une fête rassemblant plusieurs milliers de militants luttant contre l’extension du camp militaire voisin. Reconnu par la foule, il est la cible d’invectives et de jets de pierre. Des paysans non-violents l’entourent, le protègent puis le soignent. Sept ans après, élu président en 1981, il annulera le projet d’extension du camp militaire et rendra leurs terres aux paysans.

Aux élections cantonales de mars 1976 et aux élections municipales de mars 1977, le PS devance largement le PCF.

En septembre 1977 a lieu la rupture de l’Union de la gauche, les communistes mettant de nouvelles conditions à l’actualisation du Programme commun.

Aux élections législatives de mars 1978, la gauche qui était majoritaire au premier tour est néanmoins battue par la droite (UDF-RPR). Toujours d’après Jean Lacouture, Raymond Aron et Mitterrand, cette défaite est largement imputable aux roueries du Parti communiste. Michel Rocard remet alors en cause François Mitterrand et la direction du Parti socialiste.

En avril 1979, il s’allie avec le CERES de Jean-Pierre Chevènement contre Michel Rocard (la Deuxième gauche) pour remporter le congrès de Metz du Parti socialiste.

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François Mitterrand lors d’un meeting de campagne, le 7 avril 1981.

Lors du congrès extraordinaire de Créteil, qui se déroule en janvier 1981, il est officiellement désigné candidat du PS avec 83,64 % des voix. Il adopte les « 110 propositions pour la France » comme programme.

Le 24 avril 1981, au premier tour de l’élection présidentielle, François Mitterrand talonne le président sortant avec 25,85 % des voix contre 28,32 % pour Valéry Giscard d’Estaing. Jacques Chirac est troisième avec 18,00 % des suffrages.

Au soir du 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République avec 51,76 % des suffrages exprimés contre 48,24 % à Valéry Giscard d’Estaing. Le soutien de Jacques Chirac au président sortant est resté extrêmement ambigu : il déclare ne pouvoir voter, à titre personnel, que pour Valéry Giscard d’Estaing mais refuse de donner une consigne de vote.

Présidence de la République (1981 – 1995)

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François Mitterrand et Ronald Reagan en 1981

Premier septennat (1981-1988)

Premier mandat présidentiel de François Mitterrand.

Le 21 mai 1981, le septennat du nouveau président s’ouvre par une cérémonie au Panthéon. Puis il nomme son premier gouvernement dirigé par Pierre Mauroy.

Le lendemain, il dissout l’Assemblée nationale. Les élections qui suivent, les 14 et 21 juin 1981, lui donnent la majorité absolue au Parlement. Un deuxième gouvernement de Pierre Mauroy fait entrer quatre ministres communistes. De nombreuses réformes sociales sont alors adoptées.

Sur le plan économique, le septennat est marqué dans un premier temps par une vague de nationalisations (loi du 13 février 1982) et par une politique de maîtrise de l’inflation, infléchie vers l’austérité à partir du tournant de la rigueur, passage à une culture de gouvernement.

Le septennat s’achève en 1988 sous la première cohabitation de la Ve République.

Gouvernement Mauroy (mai 1981 – juillet 1984)

 

 

« Salut aux humiliés, aux émigrés, aux exilés sur leur propre terre qui veulent vivre et vivre libres. Salut à celles et à ceux qu’on bâillonne, qu’on persécute ou qu’on torture, qui veulent vivre et vivre libres. Salut aux séquestrés, aux disparus et aux assassinés qui voulaient seulement vivre et vivre libres. Salut aux prêtres brutalisés, aux syndicalistes emprisonnés, aux chômeurs qui vendent leur sang pour survivre, aux indiens pourchassés dans leur forêt, aux travailleurs sans droit, aux paysans sans terre, aux résistants sans arme qui veulent vivre et vivre libres. A tous, la France dit : Courage, la liberté vaincra. Et si elle le dit depuis la capitale du Mexique, c’est qu’ici ces mots possèdent tout leur sens. »

Gouvernement Fabius (juillet 1984 – mars 1986)[modifier]

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François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl : les deux hommes ont établi entre eux une réelle complicité, formant l’un des nombreux « couples franco-allemand » qui ont marqué l’histoire des relations entre les deux pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale

Gouvernement Chirac (mars 1986 – mai 1988), première cohabitation

Second septennat (1988-1995)

Second mandat présidentiel de François Mitterrand.

Bien qu’il sache, depuis novembre 1981, qu’il est atteint d’un cancer de la prostate, il annonce sa candidature pour un second septennat le 22 mars 1988 au journal d’Antenne 2. L’information concernant ce cancer ne sera dévoilée que lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce en septembre 1992.

Le 24 avril, François Mitterrand arrive nettement en tête de l’élection présidentielle avec 34,11 % des suffrages face à son Premier ministre et le chef de la majorité Jacques Chirac (19,96 %).

Le 8 mai, François Mitterrand est réélu en remportant l’élection présidentielle contre Jacques Chirac avec 54,02 % des voix.

Le second septennat de François Mitterrand est marqué par l’instauration du RMI et de la CSG, les célébrations du bicentenaire de la Révolution, la chute du mur de Berlin, la réunification allemande (à laquelle il était réticent), l’engagement dans la première guerre d’Irak, le référendum sur le traité de Maastricht, mais aussi par les affaires politiques, la maladie du président, la révélation publique de l’existence de sa fille adultérine Mazarine Pingeot (dont il a tenté de cacher l’existence par tous les moyens) et les polémiques sur ses activités et ses amitiés nouées dans les années 1930 et sous le régime de Vichy.

Gouvernement Rocard (mai 1988 – mai 1991)

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François Mitterrand à la réunion de Toronto du G7 en 1988

Il nomme Premier ministre Michel Rocard et dissout l’Assemblée nationale. Le groupe socialiste et apparentés remporte alors une majorité relative, les communistes refusent une alliance gouvernementale. Les gouvernements socialistes sont contraints à un jeu de bascule entre le groupe communiste et les éléments modérés de l’opposition, surtout l’Union du centre (UDC, groupe parlementaire autonome issu de l’UDF).

Gouvernement Cresson (mai 1991 – avril 1992)

François Mitterrand en 1991

En mai 1991, il remplace Michel Rocard par Édith Cresson laquelle altère rapidement son image par des propos maladroits sur les Anglais (« des homosexuels ») et les Japonais (« des fourmis »). Sa remarque « La Bourse, j’en ai rien à cirer » effrita encore davantage sa crédibilité. Elle cède la place dix mois plus tard à Pierre Bérégovoy.

Gouvernement Bérégovoy (avril 1992 – mars 1993)

Le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy se donne la mort. Le 4 mai, lors de ses obsèques, François Mitterrand déclare : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme, et finalement sa vie », visant les médias en général.

Gouvernement Balladur (mars 1993 – mai 1995), deuxième cohabitation

François Mitterrand ne peut empêcher la droite de remporter très largement les élections législatives en 1993 : le groupe socialiste et apparentés ne compte plus que 67 députés sur 577. Le président nomme alors Édouard Balladur à la tête du gouvernement : ce sera son dernier Premier ministre.

Récapitulatif de ses Premiers ministres

Premier ministre de à Remarques
Pierre Mauroy 1981 1984 Premier chef de gouvernement socialiste de la Ve République
Laurent Fabius 1984 1986 Chef de gouvernement le plus jeune (nommé à 37 ans, 10 mois et 27 jours) depuis Élie Decazes
Jacques Chirac 1986 1988 Première cohabitation de la Ve République
Michel Rocard 1988 1991 Animosité entre François Mitterrand et Michel Rocard
Édith Cresson 1991 1992 Première femme Premier ministre, dont le mandat sera le plus court de l’histoire de la Ve République
Pierre Bérégovoy 1992 1993 Premier ministre le plus âgé lors de sa prise de fonctions (66 ans, 3 mois et 10 jours)
Édouard Balladur 1993 1995 Deuxième cohabitation de la Ve République

Fin de mandat et décès

Durant les derniers mois de sa présidence, François Mitterrand, diminué par la maladie, est contraint de rester la plupart du temps allongé. Ne se présentant pas à l’élection présidentielle de 1995, il pousse Jack Lang à briguer la présidence de la République et entretient des relations tendues avec le candidat du Parti socialiste, Lionel Jospin, qui se montre critique envers son passé et le bilan de sa présidence. Jospin est battu par Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai 1995.

Le 8 mai, le président élu, Jacques Chirac, et François Mitterrand, encore en fonction, célèbrent à Paris la victoire de 1945 et affichent leur bonne entente. C’est la première fois que deux présidents de la République française se retrouvent côte à côte dans ce genre de cérémonie. Le 17 mai 1995, Jacques Chirac est officiellement investi et François Mitterrand lui transmet ses pouvoirs au cours d’une cérémonie officielle au palais de l’Élysée. Après la passation de pouvoirs, François Mitterrand se rend au siège du Parti socialiste, rue de Solférino, où il prononce son dernier discours public.

En tant qu’ancien président, il devient membre de droit du Conseil constitutionnel, mais refuse d’y siéger. Il se consacre dès lors principalement à la lecture, à l’écriture et effectue de nombreux déplacements (familiaux, politiques), bien qu’étant très affaibli. Il reçoit chez lui des hommes politiques comme Henri Emmanuelli, Michel Charasse, Michel Barnier, Édouard Balladur ou Valéry Giscard d’Estaing. Devant ses visiteurs, il désapprouve deux décisions prises par Jacques Chirac au début de son mandat : la reprise des essais nucléaires français et la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation vers l’Allemagne de Juifs français au cours de l’Occupation. En privé, il critique également la montée en puissance de Lionel Jospin au sein du Parti socialiste.

François Mitterrand interprète pendant quelques secondes, en septembre 1995, son propre rôle dans Lumière et Compagnie (segment de Régis Wargnier), un film documentaire réalisé par 41 réalisateurs. Le mois suivant, il participe à un colloque d’anciens chefs d’État et de gouvernement organisé par George H. W. Bush à Colorado Springs.

Le 24 décembre 1995, il passe Noël à Assouan en Égypte. Ce voyage lui avait été fortement déconseillé en raison de son état de santé. Le 31 décembre, il passe le réveillon en famille dans sa propriété à Latche, dans les Landes. Le 2 janvier, il doit rentrer à Paris pour effectuer des examens médicaux importants et subir un nouveau traitement.

François Mitterrand meurt le 8 janvier 1996 des suites de son cancer, dans son appartement de fonction du 9 avenue Frédéric-Le-Play, dans le 7e arrondissement de Paris, immeuble où réside également Anne Pingeot. Des chefs d’État et des personnalités politiques se rendent très vite sur les lieux. Le soir même, le président Chirac rend hommage à François Mitterrand dans un discours officiel retransmis en direct à la télévision.

Ses obsèques, le 11 janvier 1996, donneront l’occasion d’apercevoir côte à côte ses deux familles, officielle et officieuse. Une messe privée se déroule en l’église de Jarnac, Charente (durant cette cérémonie, son labrador nommé Baltique était resté à l’extérieur de l’église, tenu en laisse par Michel Charasse). Une messe officielle se déroule au même moment en la cathédrale Notre-Dame de Paris célébrée par le cardinal Lustiger en présence de 61 chefs d’État et de gouvernement. Le 11 janvier 1996 est déclaré jour de deuil national.

François Mitterrand repose au cimetière de Jarnac, en Charente, dans le caveau familial. Il avait initialement décidé de se faire inhumer au sommet du mont Beuvray, mais avait dû y renoncer en 1995, face à la polémique suscitée par cette annonce.

Bilan de ses mandats présidentiels

Détail des mandats et fonctions 

Mandat de député 

Mandat de sénateur 

Mandats locaux 

Fonctions politiques 

Principales affaires et controverses

Affaire des écoutes de l’Élysée

Affaire des écoutes de l’Élysée.

Affaire du Rainbow Warrior

Affaire du Rainbow Warrior.

D’après Le Monde du 10 juillet 2005, François Mitterrand a donné son « autorisation personnelle » à l’amiral Pierre Lacoste, directeur général de la sécurité extérieure, pour faire couler le Rainbow Warrior, navire de l’organisation écologiste Greenpeace, qui protestait contre les essais nucléaires français.

Attentat de l’Observatoire

Attentat de l’Observatoire.

Cancer caché

François Mitterrand se savait atteint un cancer de la prostate dès 1981, c’est-à-dire l’année de sa première élection à la présidence de la République. Ordonnant à son médecin, Claude Gubler, de falsifier ses bulletins de santé, il dissimule sa maladie jusqu’en 1992, date à partir de laquelle il doit se faire opérer.

Financement du Parti socialiste

Affaire Urba.

Implication dans la Françafrique

Françafrique.

Quand François Mitterrand arrive au pouvoir, il continue le système de réseaux en Françafrique avec Elf notamment. Le fils de Mitterrand, Jean-Christophe, a été impliqué, se connectant à une branche des réseaux Pasqua.

Elf financera aussi les campagnes présidentielles de Mitterrand, de 1965 jusqu’à sa victoire en 1981.

Nuage radioactif de Tchernobyl

Rapports avec l’extrême droite

François Mitterrand et l’extrême droite.

Les relations entre François Mitterrand et l’extrême droite ont défrayé la chronique en particulier dans les années 1990, notamment avec la parution en 1994 du livre de Pierre Péan, Une jeunesse française, qui évoque la jeunesse du futur président durant les années 1930 et les années 1940, en revenant notamment sur sa relation avec René Bousquet. Avant lui, Franz-Olivier Giesbert, dans son livre François Mitterrand ou la tentation de l’histoire (1977) avait décrit, entre autres, le parcours de Mitterrand à l’époque de Vichy.

D’autres ouvrages (notamment La Fin d’une époque, de Franz Olivier Giesbert) ont accrédité la thèse selon laquelle le président Mitterrand aurait sciemment favorisé la montée du Front national dans les années 1980, pour contrer le RPR de Jacques Chirac.

Rôle dans l’exécution de condamnés à mort

Entre 1956 et 1957, François Mitterrand, en tant que garde des Sceaux, et contre l’avis de la majorité des autres membres du gouvernement (Pierre Mendès-France, Alain Savary, Gaston Defferre), avalise personnellement l’exécution de 45 condamnés à mort pour terrorisme, dans le cadre de la guerre d’Algérie ; la culpabilité de certains de ces exécutés (Badèche ben Hamdi, Fernand Iveton) est aujourd’hui remise en cause.

Soutien polique et financier au régime Hutu

Génocide au Rwanda, Rôle de la France dans le génocide au Rwanda et Commission Mucyo.

Le régime Hutu est à l’origine du génocide au Rwanda. Son gouvernement a été officialisé au sein même de l’ambassade de France de Kigali, dès les premiers jours du génocide. En matière d’« affaires africaines », le président de la République française dispose d’une très grande autonomie via la « Cellule africaine de l’Élysée », dont les décisions peuvent échapper à toute forme de débat ou d’information du Gouvernement et/ou du Parlement. C’est d’ailleurs Jean-Christophe Mitterrand, son fils, qui en est le conseiller en 1990, lors de la première intervention militaire française au Rwanda. François Mitterrand figure en tête des responsables politiques désignés par le rapport, toutefois suspect d’être très peu digne de foi, de la Commission Mucyo, comme principaux responsables du génocide.

Suicides de Pierre Bérégovoy et François de Grossouvre

Traitement financier par l’État de sa fille adultérine

Mazarine Pingeot et sa mère Anne logent à partir du printemps 1983 dans un appartement de fonction du quai Branly (7e arrondissement de Paris) de plus de 250 m2, spécialement rénové pour l’occasion. Pendant treize ans, huit « super-gendarmes », placés sous la direction de Christian Prouteau, veillent en permanence sur les deux femmes, qui s’installent ensuite dans le château de Souzy-la-Briche, résidence de villégiature de la République française mise à disposition du Premier ministre.

Décorations et titres honorifiques

Informations complémentaires 

Surnoms
Résidences de François Mitterrand
Chiens de François Mitterrand
Hommages

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Image de prévisualisation YouTube  Le 10 Mai 1981, François Mitterrand l’emporte et devient le 1er président de gauche de la Vème République.

 

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Dernière Révolution Solaire de François MITTERRAND

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Pour le 26/10/1995 à 07h37 T.U., à Paris.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain que ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

 

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Personnalité du 20/10/2011 – André SANTINI 20 octobre, 2011

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André Santini

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André Santini

né le 20/10/1940 à 12h00 à Paris 14ème – FRANCE

THEME NATAL

andrsantini20101940

Qu’est-ce qu’un Thème Natal ?

Grâce aux coordonnées de naissance (date, heure et lieu), il est possible de calculer votre Thème Natal. Sur cet instantané pris au moment de votre premier cri sont inscrits vos facilités et vos talents, ainsi que les obstacles qui peuvent empêcher ou retarder leur éclosion. Afin de prendre connaissance de ces informations et de trouver, grâce à elles, le chemin de l’épanouissement, il convient de se livrer à un décryptage minutieux.

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BIOGRAPHIE

André Santini, né le 20 octobre 1940 à Paris, est un juriste et homme politique français.

Par le passé membre des gouvernements Jacques Chirac II et François Fillon II, il cumule – depuis juillet 2010 – les mandats de maire d’Issy-les-Moulineaux, député de la 10e circonscription Hauts-de-Seine et président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris. Il est par ailleurs vice-président du Nouveau Centre.

Origines familiales

Fils de Marcel Santini, commerçant, et d’Antoinette Ceccaldi, André Santini est né à Paris dans le 14e arrondissement.

Études

Après des études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, André Santini intègre la faculté de droit et des sciences économiques, l’Institut d’études politiques de Paris, l’École nationale des langues orientales vivantes et enfin l’Institut des hautes études internationales à Paris.

À l’issue de ces études, André Santini est docteur en droit, diplômé d’études supérieures de sciences politiques et diplômé de japonais. Il est actuellement (début 2011), maître de conférences à l’Université.

Carrière politique

André Santini entame une carrière politique au sein de l’UDF en soutenant la politique de Valéry Giscard d’Estaing et de son Premier ministre, Raymond Barre : il est alors giscardien.

Président du Syndicat des eaux d’île-de-France (SEDIF) depuis 1983, André Santini a été vice-président du groupe d’étude sur les problèmes de l’eau et vice-président du groupe d’étude sur les voies d’eau et les voies navigables. André Santini est vice-président de l’Agence de l’eau Seine-Normandie en 1987, président du Comité de bassin Seine-Normandie depuis septembre 2005 (réélu pour un second mandat le 18 septembre 2008). En 2008, l’assemblée générale du SEDIF a donné lieu à un débat animé et une véritable concurrence pour la présidence : André Santini a battu Jacques Mahéas, soutenu par les tenants d’un retour en gestion publique de l’eau.

En 1988-1990, il est président puis président d’honneur de la Fédération nationale des sociétés d’économie mixte (FNSEM).

Du 8 avril 1993 au 5 avril 1994, il a été président de la commission de la production et des échanges.

Du 13 juin 1997 au 30 septembre 1998, il a été vice-président de l’Assemblée nationale. Il a été co-président du groupe d’études Internet, technologies de l’information et de la communication et commerce électronique.

Président-fondateur puis président honoraire du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, il est coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (MNEL) depuis 2000, du réseau des villes internationales Global Cities Dialogue en 2001-2002. En 1988, il est vice-président, puis président délégué en 1996, de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe, président de l’Association des villes marraines de bâtiments de guerre.

Depuis 2000, il co-préside avec Charles Pasqua le syndicat mixte de l’île Saint-Germain, fondé pour gérer le projet de musée d’art contemporain, la Fondation Hamon dont la gestion fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire. Dans cette affaire, André Santini a été mis en examen le 3 juin 2006 par un juge d’instruction du tribunal de Versailles (Yvelines) pour « prise illégale d’intérêt ».

Membre du bureau politique du Parti social-démocrate (PSD) en 1980, il en est secrétaire général de 1986 à 1995. Puis au sein de l’UDF, il est en 1983 délégué national chargé des problèmes de sécurité, puis en 1988 chargé des relations avec les fédérations départementales. Il en est secrétaire général adjoint en 1993, puis vice-président en 1992. En 1995 il est secrétaire général de Force Démocrate, puis vice-président en 1998 lorsque FD devient Nouvelle UDF. En 2003, il en est le président de la fédération d’Île-de-France.

En 2001-2002, il est premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, puis conseiller régional d’Île-de-France en 2004.

Il conduit la liste UDF aux élections régionales de 2004, qui arrive en 3e position. Durant ce scrutin, il a inventé, avec son équipe de campagne la fameuse « dédémobile ».

Il est aussi président de la communauté d’agglomération Arc de Seine (Issy-les-Moulineaux, Meudon, Vanves, Ville d’Avray et Chaville), vice-président du Syndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine et est en outre vice-président des groupes d’amitié avec l’Arménie (fervent soutien de la cause arménienne et importante communauté arménienne à Issy-les-Moulineaux), la Chine, l’Iran et Cuba en plus d’être président du groupe d’amitié entre la France et la Corée du Sud à l’Assemblée nationale.

Il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en février 2007, avant même le premier tour de l’élection présidentielle, ce qui lui vaut d’être suspendu de l’UDF. Il intègre par la suite le Nouveau Centre, dont il devient vice-président.

Le 19 juin 2007, dans le gouvernement Fillon II, il est nommé secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, auprès du ministre du Budget, Éric Woerth. Suite à cette nomination, c’est son suppléant, l’UMP Frédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui siège à l’Assemblée. Le 16 septembre 2007, en visite officielle en Chine pour le week-end en tant que maire d’Issy-les-Moulineaux, sa ville étant jumelée avec un district de Pékin, il est victime d’un malaise cardiaque. Hospitalisé à Pékin, conscient, il est rapatrié en France et hospitalisé quelques jours au Val-de-Grâce.

André Santini fait l’objet d’une mise en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d’intérêt » dans l’affaire dite de la Fondation Hamon. Il a néanmoins été nommé au gouvernement, mettant fin à ce que les médias appelaient « la jurisprudence Balladur » et qui voulait que depuis le gouvernement de ce dernier, une personne mise en examen ne pouvait être membre du gouvernement. Son pourvoi formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d’appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure, a été rejeté la Cour de cassation le 20 février 2008. Le 20 mars 2009, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles rend un arrêt demandant au juge d’instruction de caractériser « l’élément intentionnel » des « détournements de fonds publics », et « l’élément matériel » du délit de « prise illégale d’intérêts, estimant que le délit de « détournements de fonds publics », comme celui de « prise illégale d’intérêts » ne sont pas caractérisés.

À l’occasion d’un remaniement ministériel, le 23 juin 2009, il quitte son poste de secrétaire d’État chargé de la Fonction publique. Il retrouve son siège à l’Assemblée nationale le mois suivant, bénéficiant d’une loi votée en décembre 2008 permettant aux membres du gouvernement sortants de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle.

Nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris le 8 juillet 2010, il en devient le président le 21 juillet suivant, élu avec 14 voix et 6 absentions11. Son élection à l’âge de 69 ans est critiquée par l’opposition, alors que le Parlement avait posé une limite de 65 ans et qu’il est mis en cause dans une affaire judiciaire. André Santini démissionne le lendemain du conseil régional d’Île-de-France mais — la présidence du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris n’étant pas rémunérée — il conserve ses mandats de maire d’Issy-les-Moulineaux, député de la 10e circonscription Hauts-de-Seine, président du comité de bassin de l’Agence de l’eau Seine-Normandie (qu’il perdra en Septembre 2011 au profit d’une socialiste), président du Syndicat des eaux d’Île-de-France et vice-président de la communauté d’agglomération du Grand-Paris-Seine-Ouest, et déclare dans la presse en juillet 2010 : « un certain cumul est plus une force qu’une faiblesse ».

André Santini est actuellement (début 2011) membre de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Fonctions et mandats

Fonctions politiques

Mandats locaux

Mandats parlementaires

Fonctions ministérielles

Les bons mots

André Santini se taille une réputation dans la « salle des Quatre colonnes » de l’Assemblée nationale où les journalistes relèvent ses jeux de mots et ses bons mots à destination tant de ses opposants que de ses camarades : il est plusieurs fois de suite élu par la presse « député le plus drôle », en étant gratifié du prix de l’humour politique :

« Bon client » pour les médias qui l’invitent souvent, il publie régulièrement des ouvrages politiques ou même un recueil de blagues corses.

En 1991, il crée le « Club des parlementaires amateurs de havane », dont il est président à vie. À ce sujet, il fait scandale en 2003 en déclarant consacrer 1 000 euros par mois à l’achat de ses cigares.

Il cultive son image débonnaire, passionné de culture asiatique. Il est devenu le « cyber-maire » en raison de son action pour l’utilisation d’Internet dans sa commune.

Ouvrages 

Décorations et distinctions

André Santini est chevalier de la Légion d’honneur et médaille d’or de la Jeunesse et des Sports

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Révolution Solaire de André SANTINI

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Pour le 20/10/2011 à 14h49 T.U., à Paris.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 1, ET NOEUD SUD EN MAISON 7

Vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Il s’agira donc d’avoir des égards particuliers pour votre partenaire et même dans vos associations. Par compensation, vous disposez d’un soutien planétaire pour votre accomplissement personnel, mais ne recherchez pas l’aide d’autrui, celle-ci vous est refusée pour l’instant.

Votre réussite viendra de votre propre détermination à la saisir. C’est le moment de devenir un self-made man : imposez votre personnalité, projetez-vous sur le devant de la scène, prenez tout sur vos épaules. Mais ne comptez que sur vos propres initiatives car, durant cette période, vous ne disposez d’aucune aide.

Il est certain que ce sera difficile de préserver l’harmonie de votre relation de couple ou de traverser cette période sans heurts. Bien entendu, ne choisissez pas cette période pour vous associer ou quelque chose de ce genre.

Par ailleurs, tentez de reporter toute procédure légale (divorce, séparation ou autre) à une date ultérieure car vous y perdriez sans doute la meilleure cause. Cette période prédispose plus à la séparation qu’à l’alliance. Tentez donc de ne compter que sur vous-même car vous n’obtiendrez pas aisément le concours d’autrui. Celui-ci sera plus un fardeau qu’un soutien et il se révélera négatif à terme.

Imposez votre personnalité, votre identité et soyez autonome. N’épargnez pas vos efforts, évitez de garder les deux mains liées. Rien ne se produira spontanément. Toutes vos configurations planétaires vous aident toutefois dans la construction ou l’expérimentation d’une plus grande confiance en vous et en vos potentialités ; vous devez en être convaincu.

Ne vous plaignez pas de ce manque apparent de soutient. Les autres ne vous lâchent pas. Le destin vous refuse l’aide d’autrui pour l’instant et veut que vous appreniez à suffire à vous-même. Cette période qui s’étendra sur dix huit mois, donc au-delà de votre année individuelle, a pour but d’affirmer votre personnalité sans assistances extérieures. Soignez donc particulièrement votre corps, votre beauté, votre prestance, votre mise, votre apparence physique et votre santé.

Ce sont là vos meilleurs et seuls atouts actuellement. Bon courage…

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