navigation

Personnalité du 05/08/2011 – La Vierge Marie 5 août, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 08/2011,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

————————————— PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

Personnalité du 05/08/2011 - La Vierge Marie dans 08/2011 viergemarie2

bar dans Personnalités du jour

Marie -mère de Jésus-

homepagetemplates dans Religion On line 1 2

newsg News : 1 2

articleconnexe Article connexe : Jésus-Christ
flashclips Vidéos
——————————————————————————————————————————-

Marie -mère de Jésus-

née le 05/08/- 0024 à 17h05 à Jerusalem – ISRAEL

viergemarie

Marie, en grec Μαριαμ, Mariam, de l’hébreu Myriam מרים, fille juive de Judée, est la mère de Jésus de Nazareth. Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place spéciale à Marie, qu’elles appellent Vierge Marie (plus souvent chez les catholiques) ou Mère de Dieu (plus souvent chez les orthodoxes), et qui est l’objet d’une dévotion particulière.

Marie dans le Nouveau Testament

Nazareth

Les Évangiles de Matthieu et Luc rapportent l’Annonciation, c’est-à-dire l’annonce par l’ange Gabriel à Marie puis à Joseph à qui elle était fiancée, de la conception virginale de Jésus, le récit de Luc donnant plus de place à Marie, alors que c’est l’inverse dans celui de Matthieu1.

Les textes évoquent ensuite la Présentation au Temple pour accomplir le rite de rachat du premier-né. Syméon prophétise qu’elle connaîtra la douleur (Lc 2, 21-35). Plus tard se produira l’épisode de la disparition de Jésus à l’âge de douze ans (Lc 2, 41-51), lors de la montée annuelle au Temple de Jérusalem : alors que ses parents repartaient pour Nazareth, l’enfant était resté dans le Temple pour discuter avec les docteurs de la loi.

Marie apparaîtra à nouveau quand Jésus assistera aux Noces de Cana (Jn 2, 1-11), puis une fois où elle était à sa recherche alors qu’il enseignait (Mc 3, 31-35), enfin au moment de la crucifixion. Son fils la confiera avant de mourir à son disciple préféré Jean.

« Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. »

— Jn 19, 25-26

Elle se trouvera parmi les disciples lors de la Pentecôte (Ac 1, 14).

Les traditions postérieures au Nouveau Testament concernent la suite de sa vie ainsi que sa mort à Éphèse.

La question de la virginité perpétuelle de Marie

220px-Fra_Angelico_069

Fra Angelico, L’Annonciation (1433-1434).

viergemarieimages

Virginité perpétuelle de Marie.

La Conception virginale (le fait que Jésus Christ ait été conçu et soit né alors que Marie était vierge) est acceptée par tous les chrétiens puisqu’elle est rapportée par les Évangiles ; il n’en est pas de même de la Virginité perpétuelle de Marie (le fait que Marie soit restée vierge toute sa vie) qui est acceptée par les théologies catholique et orthodoxe mais refusée par les théologies protestantes. Cette croyance est ancienne, comme l’atteste le Protévangile de Jacques, un texte non canonique du IIe siècle où il est indiqué que Marie, fille d’Anne et de Joachim, aurait été « consacrée au Seigneur » (c’est-à-dire resterait vierge) par un vœu de sa mère, puis aurait été confiée à Joseph avant la conception de Jésus 2 et il épousa Marie la mère de Jésus Christ. Les protestants refusent cette croyance en la virginité perpétuelle de Marie en se fondant sur les passages du Nouveau Testament mentionnant des frères et des sœurs de Jésus. Quatre sont mentionnés en Mt 13, 55 et Mc 6, 3 :

« N’est-ce pas le fils du charpentier ? n’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? » (Mt 13, 55). « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute. » (Mc 6,3)

Dans l’Évangile de Matthieu, le chapitre 12 mentionne que la mère de Jésus et ses frères se trouvent dehors. Ils désirent voir Jésus qui se trouve à l’intérieur d’une maison. « Quelqu’un lui dit : Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler. » (Mat 12:47)

Il s’agirait, selon la tradition orthodoxe, suivant en cela le Protévangile de Jacques, de demi-frères, fils d’un premier mariage de Joseph qui étant veuf aurait épousé Marie en tant que vierge consacrée au Seigneur ou, selon la tradition catholique et orthodoxe, de cousins, le mot « frères » étant pris dans ce cas au sens large, « Les langues sémitiques ne possèdent pas de terme pour rendre le mot « cousin » et le mot frère et cousin est le même dans les langues slaves (brat3) ; dans les sociétés anciennes, où tous vivaient ensemble, les cousins étaient assimilés à des frères. »1 et les rédacteurs du Nouveau Testament se seraient conformés à la manière de parler orientale. Deux d’entre eux sont, en effet, signalés comme fils d’une « Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses » en Mt 27,56 et Mc 15, 40, identifiée à Marie, femme de Clopas d’après Jn 19, 25, le troisième Jude se dit frère de Jacques et non de Jésus (Ju 1), et le quatrième Simon est clairement désigné comme un cousin germain, fils de Clopas le frère de Joseph, dans l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe de Césarée.

Sur cette question des frères de Jésus, voir l’article détaillé Proches de Jésus

La Bible donne la réponse dans Luc. Lorsque l’ange lui annonce la conception prochaine de Jésus, la Vierge Marie répond : « Comment cela peut-il se faire puisque je ne connais point d’homme ? », réponse étonnante car elle est fiancée, et prochainement mariée officiellement, à Joseph. Si Marie imaginait vivre une relation sexuelle avec Joseph après le mariage, elle n’aurait pas trouvé surprenante l’annonce de l’ange (elle sera enceinte). ce « je ne connais point d’homme » est une traduction allégée du grec qui signifie « je n’ai pas eu de relation avec un homme ».

Thomas d’Aquin, l’auteur de référence de l’Eglise catholique, analyse ce sujet de façon très méthodique dans sa Somme Théologique, IIIa pars, Q. 28, art. 2 à 4 : art. 2 : virginité pendant l’enfantement, art. 3 : virginité après l’enfantement, art. 4 : La question du vœu de virginité (qui est une question différente et indépendante de la précédente). Il conclut à la virginité perpétuelle et au vœu de virginité.

Saint Augustin cite les écritures à propos de cette question de la virginité perpétuelle de Marie: « Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, du côté de l’orient. Mais elle était fermée. 2 Et Yahvé me dit: Cette porte sera fermée, elle ne s’ouvrira point, et personne n’y passera; car Yahvé, le Dieu d’Israël est entré par là. Elle restera fermée ». (Ezéchiel (LSG) 44,1 et 2)

Autre verset biblique sur ce thème:

« Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira »: (Apocalypse (LSG) 3,7)

Perspectives religieuses

Catholicisme et orthodoxie

220px-Meister_von_Moulins_001

Maître de Moulins, Nativité (v. 1490)

Mariologie.

Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place spéciale à la Vierge Marie, qui est l’objet d’un culte particulier, le culte d’hyperdulie qui est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est à distinguer de celui d’adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

Une grande partie de la spiritualité mariale (l’adjectif n’est utilisé que par les catholiques) a été développée postérieurement à l’époque de la rédaction des Évangiles, mais elle se fonde sur le texte de Luc 1, 26 et suivants qui rapporte l’Annonciation, la Visitation et le Magnificat.

« Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses » (Lc 1, 48).

Le concile d’Éphèse (431) et les suivants reconnaissent Marie comme Théotokos, celle qui a mis Dieu au monde, la « Mère de Dieu ».

La virginité perpétuelle de Marie fait partie du dogme catholique et orthodoxe.

L’immaculée conception de Marie est un point de foi dont la dévotion est apparue surtout aux Xe et XIe siècles, et qui a ensuite été mis en avant par les franciscains, surtout après le XIIIe siècle. Son dogme a été finalement précisé par l’Église catholique romaine le 8 décembre 1854 par Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. Ce dogme signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel, autrement dit que ses parents, Joachim et Anne, l’auraient conçue sans transmission du péché originel. Ce dogme n’est pas accepté par l’Église Orthodoxe pour qui Marie est « fille de la race d’Adam » et a été enfantée dans le péché originel comme tout homme et femme. Seulement, par sa pureté intérieure et son « Fiat » à l’ange Gabriel, elle a permis au Verbe de Dieu de s’incarner en elle. Pour les orthodoxes, c’est la conception du Christ en Marie par l’Esprit Saint qui est immaculée, et si Marie est effectivement « immaculée », elle l’est par son adhésion à la volonté de Dieu, par sa pureté intérieure et par le fait qu’elle ne se soit jamais située en dehors de la volonté de Dieu, qu’elle n’ait jamais péché. Marie est néanmoins, comme chez les catholiques, le modèle de l’humanité à suivre et la mère de tous : alors que le péché originel a pour conséquence la mort et la tendance au péché, Marie resta toute sa vie pour les orthodoxes, comme chez les catholiques, sans jamais pécher, de sa naissance à son endormissement dans la mort. Les orthodoxes parlent de dormition et non de mort, pour la Mère de Dieu.

L’Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel. Le 1er novembre 1950, ce point de foi ancien est défini sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII. Les catholiques fêtent l’Assomption le 15 août. La fête de la Dormition du 15 août célèbre, comme chez les catholiques, la mort, l’ensevelissement de la Mère de Dieu puis sa résurrection et son ascension. Les orthodoxes emploient le terme de Dormition depuis le Ve siècle. Ce terme reflète la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un état de paix spirituelle. Les orthodoxes critiquent le nom d’Assomption qui entretient l’ambiguïté en laissant croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant.

D’une manière générale, pour les orthodoxes, la vénération à Marie s’inscrit donc dans un mystère ineffable, tout comme l’incarnation, à qui il se trouve lié. C’est sans doute ce qui distingue l’attitude orthodoxe d’une approche plus rationnelle de l’Occident qui a ressenti le besoin de formuler des dogmes plus précis. Le mystère de Marie est évidemment inséparable pour les catholiques, comme les orthodoxes et les protestants, de celui de l’incarnation.

Marie est priée par les chrétiens catholiques et orthodoxes, qui invoquent son intercession et qui la célèbrent en particulier le 1er janvier (Sainte Marie Mère de Dieu – seulement les catholiques), le 15 août (Dormition et Assomption), le 25 mars (Annonciation), le 8 septembre (Nativité de la Vierge Marie) et le 8 décembre (Immaculée Conception de la Vierge Marie – seulement les catholiques).

Iconographie

Représentation du couronnement de Marie

La Vierge à l’Enfant est un des thèmes les plus fréquemment représentés dans la peinture chrétienne, aussi bien dans les icônes orientales que dans les œuvres occidentales. Il est relativement rare que Marie soit représentée seule, jusqu’à une époque récente. Sur les icônes, les trois étoiles figurant sur le front et les épaules de Marie indiquent sa virginité perpétuelle (avant, pendant et après l’enfantement).

L’Annonciation est également un sujet prisé des artistes. On y voit Marie, surprise dans sa prière, par la visite de l’archange Gabriel plein de déférence. Au-dessus se trouve la colombe du Saint-Esprit.

La pietà est la représentation de Marie portant Jésus détaché de la Croix et le pleurant. La plus célèbre des pietà est celle de Michel-Ange, vénérée dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

L’Assomption de Marie et le Couronnement céleste de Marie par le Christ sont fréquemment représentés dans les églises. Une autre image fréquente est celle de la Femme de l’Apocalypse, couronnée de douze étoiles, debout sur la lune écrasant le serpent. Le symbole marial des douze étoiles sur fond bleu, couleur du ciel, serait à l’origine du drapeau européen, suggéré par Paul M.G. Lévy, dessiné par le catholique Arsène Heitz et adopté le 8 décembre 1955, jour de la fête de l’Immaculée Conception. Il n’y a sur ce point aucune formulation explicite4, mais on dispose d’un témoignage de Paul M.G. Lévy sur sa décision5.

Protestantisme

Luther a insisté sur l’humilité de Marie et son accueil de la grâce. Calvin a affirmé qu’elle avait besoin du pardon, et refusé, à la différence de Luther, de célébrer les fêtes mariales. Il resta prudent sur le terme « Mère de Dieu », qui avait cependant l’intérêt de rappeler à la fois l’humanité et la divinité de Christ.

Le protestantisme est resté longtemps muet à propos de Marie. C’est à partir du dogme de l’Immaculée Conception en 1854 puis de celui de l’Assomption en 1950 que se creuse à nouveau l’écart avec le catholicisme. Le protestantisme dénonce le culte rendu aux saints et en particulier le culte marial.

Pour la plupart des protestants, Marie était vierge avant la naissance de Jésus, mais a eu d’autres enfants, les frères et sœurs de Jésus cités dans les Évangiles en Mc 6, 3.

Islam

Maryam.

Maryam, « Marie », en arabe مريم, est citée dans le Coran, plus d’ailleurs que dans la Bible, et la Sourate 19 porte son nom. Elle est la mère de ‘Îsâ, « Jésus », (arabe عِيسى), lui-même très souvent appelé fils de Marie6. Les faits qui sont rapportés d’elle diffèrent sensiblement de ceux qu’on trouve dans les Évangiles.

Le Coran parle des femmes (Hawa/Eve, Bilkis/reine de Saba, Hagar, etc…) et pour cette Mariam, il met en avant son élection au-dessus de toutes les femmes du monde et lui attribue la pureté virginale. Cette Mariam est la fille d’un certain ‘Îmran7.

Dans la sourate 3, La famille d’Imran, il est fait mention d’elle. Elle est la fille d’‘Îmran, dont la garde est confiée à Zacharie.

  ‘Îmran Joachim   ÎsâJésus;
    MaryamMarie
(Hannah) Anne °
Élisabeth °
    Yahyâ – Jean le Baptiste
  Zacharie
° Personnage non cité par son nom dans le Coran

Le Coran indique que la grossesse de Marie s’est faite de manière miraculeuse, sans intervention d’un géniteur. L’islam mentionne plus d’une fois l’épisode de l’Annonciation. Pour l’Islam, Marie est une sainte, bénie par Dieu et particulièrement pieuse. Les sourates 3.35 à 3.47 relatent la naissance de Marie, puis celle de Jésus. Aucun culte ne lui est particulièrement rendu parce que Jésus n’est pas perçu comme le Fils de Dieu, ni comme rédempteur chez les musulmans. Il est perçu en Islam comme un prophète parmi d’autres et un messager, à la différence du christianisme qui le perçoit comme pleinement homme et pleinement Dieu. L’idée que Marie puisse être « mère de Dieu » (suivant le concile d’Ephèse) et qu’elle s’inscrive dans une théologie du salut est impensable pour l’Islam.

Bibliographie

220px-Cathedrale_nd_chartres_vitraux096

Chartres Grande Verrière

Voir aussi

220px-Meister_des_Paraments_von_Narbonne_%28Umkreis%29_001

L’Adoration des Mages (v. 1380), Le Maître des parements de Narbonne

Dogmes catholiques

Cultes

Prières mariales

(*) Wikipedia

 

flashclips

VIDEOS

 

Image de prévisualisation YouTube

http://video.google.com/videoplay?docid=6327459262277541837

Image de prévisualisation YouTube

Revenir en haut de la page.

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 22/04/2011 – MAHOMET 22 avril, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 04/2011,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

————————————— PERSONNALITE DU JOUR ———————————–Personnalité du 22/04/2011 - MAHOMET dans 04/2011 Mahomet MAHOMET à l’origine de l’Islam

http://cdpresse.fr/wp-content/uploads/2010/10/Mahomet.jpg Mahomet, illustration d’un manuscrit ottoman du XVIIe siècle, wikimedia commons

bar dans Personnalités du jour

homepagetemplates dans ReligionMAHOMET on line 1 2 3

picture4news Actualités en relation avec MAHOMET 1 2

flashclips Vidéos de MAHOMET

——————————————————————————————————————————-

MAHOMET

né le 22/04/571 à 01h25 à La Mecque – ARABIE SAOUDITE

mahomet2204571

Mahomet[1], né à La Mecque en 570, le 12 du mois de Rabî`a al Awal, et mort à Médine en 632, est un chef religieux, politique et militaire arabe (de la tribu de Quraych) qui a fondé l’islam.

Les musulmans le considèrent comme le dernier des prophètes du monothéisme, au sens où il termine et scelle le cycle de la révélation monothéique abrahamique[2]. Ses biographies rapportent qu’il récitait à ses premiers compagnons (sahabas) les versets du Coran qu’il présentait comme la parole même de Dieu (Allah en arabe), transmise à lui par l’archange Gabriel. Le Coran aurait été compilé après la mort de Mahomet, à partir de transcriptions sur des supports divers, par ses disciples. Par ailleurs, certaines de ses actions et de ses paroles forment la sunna qui est la seconde source à la base du droit musulman.

La fondation de l’islam et de la culture islamique en font un personnage historique de première importance[3].

En arabe

Article connexe : Nom arabe.

Son nom est en arabe : محمّد (Moḥammad), que l’on peut traduire par « digne de louanges [4] », et de façon plus complète Abou l-Qâsim Mohammed ibn `Abd Allâh ibn `Abd al-Mouttalib ibn Hâchim (أبو القاسم محمّد بن عبد الله بن عبد المطلب بن هاشم) soit « père de Qasim, Mohammed, fils de `Abdallah, fils de `Abd al-Mouttalib, fils de Hachim ».

De nombreux autres noms lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte deux cent un, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient « l’élu », Al-Amine qui signifie « le loyal », Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Mohammed.

Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé « le messager de Dieu » (rasoul) (الرَّسول, ar-rasūl, « le messager », « l’envoyé »), plus de deux cents fois dans le Coran. Il est également désigné par l’expression (Nabi) (النَّبيّ, an-nabīy, traduit « le Prophète »). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d’une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont, d’après la terminologie islamique, les personnages qui auraient reçu la révélation de lois abrogeant les lois des messagers précédents, avec l’ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes auraient reçu une révélation par les mêmes voies et l’ordre de transmettre aux hommes un message du messager précédent. Selon cette classification, tout messager est un prophète, mais tout prophète n’est pas messager. Les uns comme les autres auraient reçu la révélation, mais seuls les messagers amèneraient un livre ou une loi nouvelle. Selon la tradition musulmane il y aurait cent vingt-quatre mille prophètes et trois cent treize messagers, le premier d’entre eux étant Adam, le premier des humains, et le dernier, Mahomet, l’un comme l’autre étant considérés comme des prophètes messagers [5].

Lorsque les musulmans pieux prononcent ou écrivent son nom, ils emploient la forme arabe et ajoutent généralement une bénédiction, « le salut soit sur lui » [6].

Le nom propre Mahomet dans la langue française

Mahomet est le nom propre français qui désigne habituellement le fondateur de l’Islam. Il est aussi utilisé pour désigner certains personnages historiques de l’Islam comme les anciens califes, mais jamais pour les personnes ordinaires ou contemporaines[7]. Cette forme courante, qui est l’aboutissement d’une longue tradition écrite et orale, est assez éloignée de la prononciation originale arabe (محمد, mʊˈħæmmæd cliquer ici) mais il existe désormais une forme alternative qui est une romanisation plus récente de la forme arabe, qui, suivant la translittération scientifique plus moderne, s’orthographie en français Mohammed[8] ou encore Muhammad.

Si on trouve la forme brève Mahum dans la Chanson de Roland, dès le XIe siècle, le nom du prophète de l’islam est connu depuis le VIIIe siècle dans le monde romanophone, au fil des contacts générés par l’expansion musulmane[9]. Toutefois dans les chansons de geste qui popularisent son nom sous diverses formes (par exemple Mahon ou Mahom[10]) à la suite de la prise de Jérusalem par les Turcs Seldjoukides (1078) et la prédication des croisades en Occident, Mahomet est assimilé à une divinité faisant partie d’un panthéon idolâtre des sarrasins, en compagnie de Tervagant, Apollin, Jupiter, Noiron, Cahu et d’autres[11]. Cette présentation adressée à un public laïc relève à l’époque soit de l’ignorance, soit d’une volonté de présenter l’adversaire sous un jour ridicule[12].

Le nom français « Mahomet » serait, selon l’historienne Jaqueline Chabbi, la traduction de la forme latine « Mahometus »[13] que l’on retrouve déjà au XIIIe siècle dans un ouvrage en latin de Raymond Lulle[réf. insuffisante][14] dont la première version – aujourd’hui perdue – était rédigée en arabe[15]. Un peu plus d’un siècle auparavant, c’est la forme « Machumet » (où la graphie ch s’efforce de rendre le son du h aspiré, et où le u se lit ou[réf. nécessaire])[16] qui apparait dans la traduction du Coran faite en latin à la demande de l’abbé de Cluny Pierre le Vénérable en 1142[17]. Ce dernier, contempteur des ennemis du christianisme[18], présente Mahomet comme une créature satanique à mi-chemin entre Arius et l’Antéchrist[19] mais fait montre de respect envers les musulmans[20]. Cette traduction latine servira pendant des siècles de matrice à toutes les autres en langue européenne[21]. Elle est publiée en 1543 puis 1550 à Bâle par le philologue protestant Theodor Bibliander[22], constituant le premier volume de son fameux « Machumetis Saracenorum principis, ejusque successorum vitae et doctrina, ipseque Alcoran »[23], ouvrage à connotation polémique[24] qui rencontre un grand succès[25] et sert à la première version française considérablement révisée par André Du Ryer, publiée en 1647[26]sous le titre « l’Alcoran de Mahomet »[27].

« Mahomet » ne serait donc pas une transcription ou une francisation fautive des formes arabes, turques ou persanes actuelles, mais un nom propre ancien dont on trouve trace dans la langue française dès son origine[réf. nécessaire], ainsi qu’en latin au XIIe siècle, et en grec auparavant. C’est pourquoi elle est commune à d’autres langues européennes comme l’anglais traditionnel, et reste assez proche des formes conservées dans d’autres langues romanes : Mahoma en espagnol, Maomé en portugais, Maometto en italien, Mahomed en roumain[réf. nécessaire]. Dans l’introduction que Daniel de Larroque donne à sa traduction depuis l’anglais de la Vie de Mahomet d’Humphrey Prideaux, il signale que le mot Mahomet ne correspondait pas à sa prononciation au XVIIe siècle aux Échelles du Levant. Il en indique la phonétique par l’orthographe Mohammed qui figure dans l’index du livre où il renvoie à Mahomet, mot consacré par l’usage qui se devait d’être employé pour une traduction publiée avec privilège du roi[réf. nécessaire][28].

Le linguiste Michel Masson[29] émet l’hypothèse, à l’aide de sources linguistiques et historiques prises dans des contextes et des époques variées, que « Mahomet » serait la transcription volontairement fautive de « Muhammad » et que cette déformation dénoterait un rejet du prophète de l’islam en Occident[30]. Il mentionne dans une note l’existence antérieure d’une forme grecque, « Maometos »[31] ce qui suggère que la forme latine « Maometus »[32],[33] aurait pu être la transcription ou la reprise d’une forme grecque venant de Byzance.

Évolution de l’usage

Mahomet est la forme française la plus communément attestée dans les encyclopédies et dictionnaires depuis le XVIIe siècle jusqu’à nos jours[34], tandis que la forme arabe est en général orthographiée Mohammed. Les nouvelles transcriptions contemporaines du nom, Mohamed ou Mohammed ou Muhammad, ont parfois conduit à proposer l’adoption d’un nouveau terme en français. Cette question n’a toutefois pas été évoquée à l’Académie française. Cependant, l’Encyclopædia Universalis fait usage de la graphie Muhammad dans son article consacré au prophète de l’islam[35], sous la signature de l’historien Maxime Rodinson[36] et le dictionnaires Larousse titre son article Mahomet ou Muhammad[37]. Parmi les chercheurs et à titre d’exemples, Abdurrahmân Badawî, traducteur d’Ibn Ishaq, écrit Muhammad, Hermann Zotenberg, traducteur de Tabarî, utilise Mohammed[38], Vincent Monteil, traducteur d’Ibn Khaldoun, utilise Muhammad[39]. A l’instar de ces derniers, nombre de spécialistes de l’Islam, n’utilisent plus la forme « Mahomet » dans leurs travaux en français[40] quand d’autres restent attachés à cette forme savante[41],[42],[43]

Certains auteurs préfèrent par ailleurs user d’autres formes vernaculaires : Mohamed, Mouhammad ou encore Mamadou[34].

Variantes dans d’autres langues

Il existe différentes variantes et usages du nom et de ses dérivés. Mohamed est une forme rencontrée dans le Maghreb[44]. Elle est traditionnellement utilisée en français pour le prénom des personnes vivantes, la forme Mahomet étant réservée aux personnages historiques[45].

Mouhammed est une version arabe qui s’écrit avec les quatre consonnes mîm, hâ’, mîm et dâl. En turc, on trouve Muhammet ou Mehmet, Mohand en langue berbère ou encore Mamadou dans certains pays d’Afrique noire, par déformation de la forme déclinée au nominatif : Mouhammadou.

Mahound est une manière péjorative dont Mahomet a été désigné en anglo-normand pendant le Moyen Âge, par exemple dans la chanson de Roland[46],[47], au point de devenir un nom commun[48]. Ce nom a été utilisé à une époque où Mahomet a pu être décrit comme une déité que les musulmans auraient adorée ou encore comme un démon ou un cardinal romain qui avait inspiré une fausse religion aux musulmans. Mahound en est alors venu à simplement désigner le diable dans l’Occident chrétien[49],[50]. Plus récemment, Salman Rushdie dans les Versets sataniques utilise ce terme pour désigner Mahomet. En Andalousie orientale, dans la comédie baroque, le personnage d’un bouffon nommé el Mahoma, très libre dans la construction de son jeu de scène, représente avec humour « une altérité négative »[51].

Contexte historique

Le contexte en Arabie

Au sud

 

220px-Mohammed_receiving_revelation_from_the_angel_Gabriel

Mahomet recevant le Coran de Gabriel. Tiré du Jami’ al-Tawarikh (Histoire du Monde) de Rashid al-Din, Tabriz, Perse, 1307.

La langue du Sud est différente de celle du Nord de la péninsule d’Arabie. Le Sud était en plein déclin, après la chute du royaume de Saba, qui avait duré des millénaires. Les Himyarites sont les derniers souverains de cette région. Dhu Nuwas fut le dernier roi de la dynastie à la fin du Ve siècle, il se convertit au judaïsme et punit les chrétiens à cause de la persécution des Byzantins. Les Éthiopiens, majoritairement chrétiens, prennent la région. Vers 575, les Perses font une incursion. La domination des deux est éphémère.

Les habitants étaient sédentaires et habiles dans la construction de digues ; ils étaient bons agriculteurs. Ils produisaient et exportaient les épices, la myrrhe, l’encens, les aromates, etc., à une partie du monde. Les routes étaient prospères en temps de paix (voir l’accord signé entre les Arabes et les Romains à l’époque de l’empereur Philippe l’Arabe, à la fois arabe et romain).

Le Yémen était une société monarchique et ses habitants étaient polythéistes. La découverte de plusieurs inscriptions laisse penser qu’une partie de la population savait écrire[52].

Le centre et le nord

Les régions plus au nord étaient influencées par la culture araméenne hellénisée. Les voies commerciales étaient établies. Les Nabatéens fondent leur royaume dont la ville de Pétra fut la capitale. Trajan concrétise une province romaine au nord de la Nabatène. De 244 à 249, Philippe l’Arabe dirigeait toute la province. Au sud la Syrie était connue sous le nom de Palmyre, Odénat (Udhayna) était le premier souverain puis sa femme Zénobie (Zayneb) le remplaça. Aurélien prend la région puisque presque la totalité de la population était semi-nomade ou nomade. L’histoire demeure obscure au sujet des autres dynasties Lihyan et Thamud. Des inscriptions relèvent l’existence des deux pays. Le peuple de Thamud est cité de nombreuses fois dans le Coran, comme un peuple rebelle n’ayant pas voulu écouter son prophète Sâlih. Voir par exemple Le Coran, « El-Araf », VII, 73-79 ; (ar) الأعراف, Le Coran, « L’Immunité ou le Repentir », IX, 70 ; (ar) التوبة, Le Coran, « Houd », XI, 61-68 ; (ar) هود, Le Coran, « Abraham, la paix soit avec lui », XIV, 9 ; (ar) إبراهيم, Le Coran, « Le Voyage nocturne », XVII, 59 ; (ar) الإسراء, Le Coran, « Le Pèlerinage de La Mecque », XXII, 42 ; (ar) الحج, Le Coran, « Alforkan ou Distinction », XXV, 38 ; (ar) الفرقان, etc. En 384, le traité de paix entre les Sassanides et les Romains fait arrêter les guerres dans la région. Cette paix durera jusqu’en 502. Les Byzantins et les Perses pratiquaient les routes de la région qui étaient sûres[52].

Entre les IVe et VIe siècles, La région se dégrade par la suite. Les Byzantins et les Sassanides se sont désintéressés de cette région. La société arabe demeure tribale. L’élevage était important pour la survie, parfois les Bédouins attaquent les caravanes des arabes qui habitent les contrées sédentaires. Les tribus arabes avaient un chef élu et avaient un conseil formé de membre de la même famille (Ahl al-Bayt) (les gens de la maison). La religion des tribus était polydémonisme[52].

La Mecque

La Mecque réunissait les grands marchands dont ceux de la tribu des Quraychites. Ces derniers concluaient des traités avec les Byzantins, les Éthiopiens, les Sassanides, etc. Les notables de la ville dirigeaient tout par l’intermédiaire d’un conseil (madjles)[52].

La littérature

La poésie arabe tenait une place importante dans La Mecque. Les premiers écrits seront compilés deux siècles plus tard dans deux recueils de poèmes : les Mu’allaqât et les Mufaddaliyat. Ces ouvrages de synthèse donnent une vision partielle de ce que pouvait être la littérature de l’époque. Il est probable que seules les meilleures parties de poèmes aient été conservées.

Rites et religions

Les hommes de la tribu de Mahomet, les Quraychites avaient la réputation d’enterrer leurs filles vivantes avant l’apparition de l’islam[53]. Cette tribu a été celle la plus hostile à la nouvelle religion.

Le polythéisme arabe existait depuis longtemps. Il y avait plusieurs religions préislamiques chez les Arabes[54]. Les spécialistes soulignent trois groupes importants dans l’Arabie méridionale, centrale et septentrionale. Le Coran révèle plusieurs divinités de cette époque ( Houbal, Quzeh, Lât, Al-Ozzâ, Wadd (Amour), Amm, Yagût, Nasr, etc[54]). Le culte des morts existait chez les Arabes, mais il est mal connu. Le culte des anciens était assez répandu, davantage chez les Arabes sédentaires que les nomades. Les Arabes faisaient des visites aux tombeaux et faisaient des rites[54].

La Ka’ba faisait partie des visites et des rites sacrés chez les Arabes avant Mahomet[54]. Certains chercheurs parlent d’animisme arabe[55]. Il existait des communautés d’Arabes chrétiens. Les Arabes judaïsés étaient éparpillés dans la région, ils étaient à Yathrib (Médine) et étaient des agriculteurs et des artisans[52].

Quelques décennies avant la naissance de Mahomet, le mouvement des hanifs naît en Arabie d’une frustration vis-à-vis des religions existantes et aspire à la restauration de la religion d’Ibrahim (Abraham). Les adeptes de ce mouvement s’écartent de ce qu’ils considèrent comme des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes seraient devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des divinités. La venue annoncée de l’ultime prophète occupe les cercles religieux et fait l’objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de « l’envoyé du ciel »[56].

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l’islam pour toute l’humanité est annoncée dans la Torah et dans l’Injil (l’Évangile) sous le nom de Ahmed : «  Et quand Jésus fils de Marie dit : ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager de Dieu [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera Ahmad. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : C’est là une magie manifeste[57]. »

Le terme ahmadu utilisé dans le Coran peut aussi se traduire simplement par « très louangé » ou « dont le nom sera très louangé[58]. »

Contexte étranger

Le chroniqueur médiéval Tabari énumère des signes censés annoncer sa venue :

Biographie

 

220px-Coran_anglais_XVIIIe_Mahomet_portrait

Frontispice d’une vie de Mahomet publiée en anglais au XVIIIe siècle.

Article détaillé : Sira.

Selon les chroniqueurs musulmans de la Sira comme Ibn Ishaq, Tabari, Ibn Kathir, Ibn Hicham, etc., Mahomet nait à la Mecque, alors importante ville, au carrefour de plusieurs routes caravanières. Avant sa mission prophétique, Mahomet est un marchand. Après le début de sa mission prophétique, il est perçu comme une menace pour les intérêts économiques des tribus arabes en charge de l’administration de la ville, craignant que le discours du monothéisme ne fasse fuir les caravaniers aux diverses croyances, dont certains faisaient le déplacement à la Mecque en pèlerinage. Mahomet est contraint de fuir la Mecque à la mort de son oncle, marquant l’Hégire, l’an un de l’ère musulmane. Il se rend à Yathrib, qui sera connu plus tard sous le nom de Madinat el Nabi, ou ville du prophète, qui deviendra par la suite simplement Médine. Là, il continue sa mission et devient un chef politique et militaire. Il mène sa première bataille à Badr, où il attaque les caravanes mecquoises chargées des avoirs pillés dans les maisons de tous ceux ayant suivi Mahomet à Médine. C’est à l’issue de cette bataille que l’islam sera fondé politiquement. De bataille en traité, et devant le nombre important de convertis, La Mecque dépose finalement les armes devant les troupes de Mahomet. Mahomet rentre triomphant à la Mecque. Il devient alors homme d’État pour unifier l’Arabie sous une seule idéologie, religieuse : l’Arabie, avec une langue unique, une culture unique, des valeurs uniques, pouvait ainsi trouver son unité.

Sources

Sur la première partie de sa vie

Jusqu’à l’âge de 40 ans, on ne sait pas grand chose de sa vie. Elle est reconstituée d’après la tradition orale, mise par écrit 140 ans après sa mort, grâce aux témoignages indirects de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. « C’est dire combien l’imagination [a] pu travailler pendant ce laps de temps », explique l’historien Maxime Rodinson[62].

Cependant, selon les sources écrites disponibles, des biographies de Mahomet ont été déjà écrites par les enfants de compagnons de Mahomet. La première biographie écrite sur Mahomet est celle d’Urwah ibn al-Zubayr (en) (mort en 713 – H/92) petit fils d’Abu Bakr, fils d’Asmaa bint Abu Bakr et Zubayr ibn al-Awwam, deux compagnons de Mahomet. Il rédigea cette biographie se basant sur les témoignages de plusieurs compagnons de Mahomet. Son ouvrage, dont nous ne disposons plus, a inspiré les biographes tels que Tabari, Al-Waqidi et ibn Ishaq[63]. De même le fils du troisième calife, Abân ibn Uthmân (mort en 724 – H/105) compte parmi les premiers auteurs de sira chez qui puiseront les biographes ultérieurs. Citons également le manuscrit qui décrit les batailles de Mahomet qui se trouve à Heidelberg en Allemagne, écrit par Wahb ibn Munabbih (en) (mort en 728 – H/110) fils d’un autre compagnon de Mahomet nommé Munabbih ibn Kamil (en) comme une autre source primitive en la matière. Il existait encore les biographies selon Churahbîl ibn Sa’d (mort en 741 – H/123), Âsim ibn Umar ibn Qatida (mort en 738 – H/120) et Abdallah ibn abi Bakr ibn Hazm (mort en 753 – H/135) disparus, mais qui ont tous servi de sources écrites aux biographies rédigées après 758 (H/140) dont nous disposons encore[63].

Selon ces biographies, Mahomet est d’abord berger puis caravanier avant d’entrer au service de Khadija, une riche veuve à la tête d’un commerce caravanier. Au moment de leur mariage, elle avait 40 ans (ou 28 selon ibn Habîb et al-Balâdhurî)[64]. Ils eurent deux fils (ou trois, selon les sources) qui mourront en bas âge : Al-Qâsim et Tayeb, ainsi que quatre filles, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fatima Zahra, la future épouse d’Ali ibn Abi Talib.

Il semble que Mahomet ne savait ni lire, ni écrire. Dans le Coran, il est qualifié de « ummî », c’est-à-dire « illettré », ce qui est confirmé par le verset 48 de la sourate 29 : « Avant (la révélation du Coran), tu ne récitais aucun livre, ni n’en écrivais aucun de ta dextre ».

Les hadiths

Pour le reste de sa vie, on dispose de quelques sources écrites. Des enseignements de Mahomet, ainsi que certains de ses faits et gestes, ses attitudes lors de telle ou telle bataille, furent mis par écrit très tôt. Voici une liste d’ouvrages rédigés déjà du vivant de Mahomet ou par ses compagnons : Abu Bakr, premier calife, aurait compilé 500 hadiths qu’il aurait détruits par crainte d’insérer des fautes[65]. Amr bin Hazm, gouverneur du Yémen du temps de Mahomet, a compilé tout un opuscule qui nous est parvenu intégralement[66]. Jâbir bin Abdallah a rédigé plusieurs ouvrages[67]. Samurah bin Jundab composa également un grand volume de hadiths[68]. Sa’d bin Ubadah rédigea également un important ouvrage de hadiths que sa descendance conserva[69]. Abdallah bin Abbas, fils de l’oncle de Mahomet, a laissé de nombreux livres de hadiths à sa mort[70]. Abu Huraira rédigea la Sahifah as-Sahihah avec son disciple Hammam bin Munabbih. Il avait mis par écrit de nombreux rouleaux remplissant un grand coffre en bois qu’il consultait fréquemment[71]. Salmân’ul Fârisî (m. 32) a rédigé des hadiths qu’il communiqua à Abu’d-Dardâ[72]. Abu Ayyûb al Ansârî rédigea un manuscrit contenant 122 hadiths qu’il transmit à ses enfants[73].

Les ouvrages qui regroupent la quasi totalité des hadiths certifiés sont Sahih al-Boukhari et Sahih muslim.

Naissance et enfance

 

220px-DSC04740_Istanbul_-_Impronta_del_piede_di_Maometto_ad_Ey%C3%BCp_-_Foto_G._Dall%27Orto_30-5-2006

Empreinte présentée comme celle du pied de Mahomet au musée d’Istanbul

Enfance de Mahomet.

Mahomet est né à la fin du VIe siècle, la tradition retient la date de 570[74], à La Mecque, cité caravanière vivant du commerce de marchandises transitant de l’Inde vers l’Occident via Aden puis la Syrie, en traversant le désert de la péninsule Arabique. Il serait né précisément un lundi soir, le douzième jour du rabî`a premier[75], troisième mois lunaire du calendrier arabe[76].

L’année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement « année de l’éléphant » en référence aux évènements qui s’y seraient déroulés[76]. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, aurait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Kaaba ou Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Le Coran, « L’Éléphant », CV ; (ar) الفيل), et il est dit que l’attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d’oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins oculaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate. Plusieurs textes éthiopiens mentionnent l’apparition de ces mystérieux oiseaux[réf. nécessaire]. D’après Ikrima ibn abî Jahl, un compagnon de Mahomet, les oiseaux avaient la tête comme celles des oiseaux voraces, et personne n’a plus observé des oiseaux de cette espèce dans la région, avant ou après l’évènement. Les chroniqueurs rapportent toujours d’après le récit d’Ikrima, que ces oiseaux auraient occasionné aux soldats des blessures superficielles et qu’ils auraient été achevés par la vérole[77].

Mahomet appartient à la tribu de Quraych (ou Koreish), une ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâchim, prince des Quraychites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba.

La famille de Mahomet est hachémite par référence à son arrière-grand-père Hâchim ibn `Abd Manaf. Les Quraychites se réclament de descendances de Ismaël, fils d’Abraham et ont la garde de la Ka’ba, sanctuaire qu’auraient reconstruit Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage.

Mahomet est issu du mariage de `Abd Allâh ibn `Abd Al-Muttalib et Amina (Amina ou Amina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de lui à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâchim, le lundi 12 rabî`al-awwal. Son accoucheuse est Ash-Shifâ’, la mère de `Abd Ar-Rahmân ibn `Awf[78].

La mort de son père `Abd Allâh survient avant la naissance de Mahomet à Yathrib, qui depuis a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand-père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Mahomet, ce qui signifie « Le Loué ».

D’après l’historien médiéval Tabari, le lendemain de sa naissance, Abdou’l-Mottalib lui donna le nom de Mohammed, car son père était mort depuis quatre mois. Mahomet a été gardé par Halîma, fille d’Abou Dsouwaib appelé Abdellah ben al Harith et son mari était Harith fils d’abdou l Ozza fls e Rifa. Les deux personnes faisaient partie de la famille des Beni Sa`d[79]. C’était une famille pauvre qui devait élever Mahomet[80]. La coutume arabe préconisait que les enfants soient élevés à la campagne[80].

Conformément à la coutume des familles nobles de Quraych, sa mère Amina le confie à une nourrice, d’abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîma bint Al-Hârith As-Sa`diyyah[81] (de la tribu des Saadites, Banû Sa`d), qui emporte le nourrisson dans le désert où son mari vit avec la tribu des Saadites à l’écart du reste de la population. La vie dans le désert, au milieu des Bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était censée prodiguer aux enfants santé et force d’expression.

Alors que Mahomet et l’un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîma et son mari Abû Kabshah auraient été alertés par leur fils de lait qu’il aurait été pris à partie par deux hommes de blanc vêtus, qu’ils l’auraient couché sur le sol et lui auraient ouvert le torse. Accourant sur les lieux, Halîma et son mari auraient trouvé leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur aurait donné la même version que celle du fils de lait. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blanc auraient été deux anges, envoyés pour purifier le cœur de l’enfant, destiné à être prophète de l’islam, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules.

Craignant pour la santé de l’enfant, Halîma se serait empressée de rendre l’enfant à sa mère Amina qui serait morte trois ans plus tard. Mahomet n’a alors que six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l’aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib — le père d’Ali — l’élève comme ses propres enfants[82].

Jeunesse

 

220px-Turkey.Konya043

Coffret présenté comme contenant des poils de la barbe de Mahomet dans le mausolée de Djalâl ad-Dîn Rûmî à Konya

Article détaillé : Jeunesse de Mahomet.

Alors que Mahomet a douze ans, Abu Talib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l’accompagner.

À La Mecque, d’après les deux biographies (Sîra Ibn Hichâm et Sîra Ibn Kathir), Mahomet se serait distingué des gens de son âge. Une tradition, avec ses exagérations selon l’historien Maxime Rodinson, « en fait dès cette époque un modèle de perfection physique, intellectuelle et morale »[83] : il aurait été fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis et plus encore à ses promesses. Il aurait évité avec un soin extrême tout ce qui peut faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice.

Les Quraychites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d’al-Fijâr[84], (l’impie) vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan[85], ils marchèrent contre elles commandés par Abu Talib. Mahomet, âgé de vingt ans (ou de quatorze ans[86]) se serait distingué par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées[87].

Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles[87]. Menaçant de s’effondrer, le sanctuaire doit être démoli et reconstruit par les Quraychites. Quand il s’agit d’y reloger la Pierre noire, une météorite qui serait vénérée par les Arabes depuis le temps d’Abraham, les tribus ne s’accordent pas sur le choix de celui qui aura l’honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu’il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Selon cette tradition, cela aurait été Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il aurait enlevé sa cape et y aurait placé la pierre noire, qu’il aurait fait élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu et la prenant alors, il l’aurait placée lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de La Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l’orgueil qui en avait été le motif[88].

Naissance d’une religion

Premiers pas de l’islam

 

220px-Cave_Hira

La caverne de Hira, l’endroit où Mahomet aurait reçu le premier verset du Coran

Article détaillé : Islam.

Mahomet effectue de nombreuses retraites spirituelles. La tradition musulmane affirme que c’est en 610 que, pour la première fois, l’archange Gabriel (Jibril) lui serait apparu dans la grotte de Hira où il avait coutume de se recueillir et lui aurait transmis, selon les croyances musulmanes, la révélation, la parole de Dieu. Mahomet, qui a alors 40 ans, commence à transmettre des versets qu’il déclare être révélé par Allah et dicté en arabe par Gabriel, cette dictée aurait duré vingt-trois ans. Les révélations se seraient accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les péripéties de sa vie et de la communauté musulmane. Selon le dogme musulman, c’est là l’origine du Coran, que Mahomet aurait pris soin d’enseigner oralement dès le début.

La tradition rapporte que, effrayé par la première visite de Gabriel, Mahomet se serait réfugié auprès de son épouse et lui aurait raconté cette vision. Khadija aurait couvert Mahomet, à sa demande (d’où l’intitulé de la sourate : al-Muzzammil, « l’Enveloppé ») et se serait enquise auprès de son cousin, Waraqah ibn Nawfal, qui lui aurait annoncé la nature prophétique de son époux. Plus tard, Khadija serait retournée voir son cousin, en compagnie de Mahomet. Waraqah lui aurait réaffirmé qu’il était un prophète de Dieu et que l’apparition de la grotte de Hira aurait été l’archange Gabriel. Il aurait annoncé à Mahomet des difficultés dans l’accomplissement de sa mission, notamment un bannissement de sa tribu. D’emblée, Khadija aurait cru en son époux et lui aurait apporté un soutien inconditionnel ; elle est, de ce fait, considérée par les musulmans comme la première croyante. Mahomet aurait fait part secrètement de son message à ses proches, et avec eux il fonde, une sorte de « secte »[89], un groupe de croyants qui seront appelés plus tard les musulmans : nommés ainsi en référence à Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet volontairement à Allah (Dieu)). Puis, la prédication devient publique et s’étend à l’ensemble des Quraychites[90].

Selon l’historien médiéval Tabari, Khadija, la femme de Mahomet, aurait été la première à se convertir à l’islam. Le deuxième homme qui a connu l’histoire de Mahomet, aurait été un savant chrétien du nom de Waraqua, il aurait été le premier homme à suivre Mahomet parce qu’il savait que certains Juifs et certains judéo-chrétiens attendaient la naissance d’un prophète et de deux Messies[91],[92]. Après sa femme Khadija et Waraqua, les premiers convertis à l’islam seraient par ordre chronologique : Abou-Bakr; puis Zayd ibn Harithah (esclave de khadija et donné à Mahomet pour l’affranchir et même le considérer comme son fils )[93];|زيد بن حارثة;]] Bilal ibn Rabah (esclave de Omayyah Ibn Khalaf. Ce dernier l’a torturé parce qu’il s’est converti à l’islam. Il a donc été acheté par le plus riche des compagnons de Mahomet Abou Bakr pour être affranchi). Par la suite, plusieurs se convertiront à l’islam[94]. Au départ, les compagnons de Mahomet auraient été au nombre de trente-sept qui gardaient secret leur confession[95]

 

220px-Muhammad_letter_muqawqis

Lettre attribuée à Mahomet, adressée à Muqawqis, gouverneur d’Égypte.

 

Fichier:Masjid Nabawi. Medina, Saudi Arabia.jpg

La première mosquée de Médine fut édifiée par Mahomet[80], puis elle a été modifiée par les dynasties musulmanes à travers les siècles.

Bien que ses contemporains acceptent difficilement d’abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales[96], en trois ans, il réussit à s’entourer d’une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de cinq ans. La croissance du groupe inquiète les Mecquois et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d’Abû Tâlib. Une première vague d’immigration emmène une partie des musulmans en Éthiopie où ils vivent quelque temps sous la protection du négus ou roi d’Éthiopie. Mahomet profite de la saison du pèlerinage qui voyait affluer vers La Mecque les Arabes de toutes les régions de la péninsule d’Arabie pour prêcher le message de l’islam. Il conclut un pacte avec un groupe de Médinois qui acceptent son message. L’année suivante, la communauté musulmane médinoise est plus nombreuse. 70 hommes se rendent en pèlerinage à La Mecque pour prêter allégeance à Mahomet et lui proposer leur protection s’il s’installait à Médine[97]. L’ordre est donné aux musulmans mecquois d’émigrer (hégire) à Yathrib (future Médine) en 622, an 0 du calendrier musulman.

Selon la tradition, Mahomet aurait été le dernier à partir, en compagnie de son fidèle ami et futur calife Abou Bakr. Ali, quant à lui, reste sur place avec pour mission de restituer les dépôts, dont Mahomet avait la garde, à leurs propriétaires.

Chef de guerre et fondateur politique de l’oumma

 

220px-La.Vie.de.Mahomet

Mahomet en chef de guerre. Frontispice d’une édition française clandestine de l’ouvrage anti-islamique La Vie de Mahomet par M. Prideaux. 1609

Batailles de Mahomet.

Mahomet réorganise Yathrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s’appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (voir l’article Tribus musulmanes et juives de Yathrib). Un pacte-constitution dit aussi charte de Médine, en fait huit documents rédigés à des dates différentes, régit les relations entre les différentes communautés religieuses qui habitent la ville, garantissant notamment à tous les citoyens la liberté de conscience. Néanmoins, ce nouvel ordre est venu contrarier les intérêts des notables de la ville, dont Abd Allah ibn Ubayy ibn Salul et ceux des tribus juives de Médine.

Quelques juifs, par conviction, reconnaissant en Mahomet le prophète tant attendu à l’instar du rabbin `Abdullah ibn Salam, ou par opportunisme, embrassent l’islam[98],[99]. Mais les Juifs de Médine ne se convertissent pas pour autant en masse. Au fil du temps, les musulmans déchantent et prennent leurs distances avec les « gens du livre ». La rupture est marquée lorsque la direction de la prière devient la Ka’ba à La Mecque et non plus Jérusalem.

Les musulmans font l’objet d’attaques de la part des Mecquois et ripostent :

Pendant le mois de ramadan en l’an 624, la bataille de Badr éclate. Il s’agit du premier conflit mené par une armée musulmane stricto sensu. Elle aurait opposé 317 soldats musulmans à un millier de soldats mecquois. La victoire contre les Mecquois assoit l’Empire musulman naissant et constitue un atout psychologique pour les musulmans. Le mois de jeûne, Ramadan, est par la suite fixé le mois anniversaire où aurait commencé la révélation du Coran ou, selon une autre version, pour commémorer la bataille de Badr.

Les Mecquois prennent leur revanche lors de la bataille de Uhud, en l’an 625. Supportant mal la mainmise des musulmans sur Médine, certains notables juifs, à l’instar de Salam ibn Abi Al-Haqiq, auraient profité de cette défaite pour se rendre à la Mecque et inciter les Mecquois à revenir à la charge. Afin d’en finir avec la menace que constituait à leurs yeux ce nouvel état, les Mecquois forment une coalition regroupant plusieurs tribus arabes dont Gatafan, Banu Sulaym, Banu Asad, Fazarah et Ashja. En l’an 627, une armée de dix mille soldats marche sur Médine, qui se retranche derrière un fossé creusé sur la proposition du compagnon de Mahomet, le Persan Salman Al-Farisi. Le siège de la ville s’installe dans la durée. Quelques escarmouches opposent les deux parties. La diplomatie mecquoise a tenté secrètement et a réussi à soudoyer la tribu juive des Banu Qurayza qui avait la charge d’une partie du front. Mahomet envoie quatre émissaires aux Banu Qurayza pour s’assurer de la réalité de leur soutien, mais les émissaires sont mal reçus et constatent la défection des Banu Qurayza. En parallèle, un homme de Ghatafan nommé Nuaym ibn Masud se convertit secrètement à l’islam et reçoit l’ordre de semer la zizanie entre les coalisés. Il réussit à faire douter les Banu Qurayza de la solidarité des coalisés en cas de défaite et fait douter les premiers de la sincérité de leurs alliés médinois. Exténués par le siège et les intempéries, les coalisés décident de lever le siège laissant les Banu Qurayza à leur sort. Après un siège de 25 jours, ces derniers sont soumis au jugement de leur allié de jadis, Saad ibn Muadh : les hommes de la tribu sont tués, leurs biens confisqués et leurs femmes et enfants sont asservis.

En 628, Mahomet part en pèlerinage à La Mecque à la tête d’un convoi de 1 400 pèlerins et multiplie les signes de ses intentions pacifiques. Les Mecquois leur refusent l’accès au sanctuaire, mais signent avec les musulmans la trêve dite d’Al-Hudaybiyya. En 632, la trêve est rompue lorsqu’une tribu alliée de La Mecque agresse une tribu alliée de Médine. Mahomet marche secrètement sur La Mecque à la tête de dix mille soldats. Aux portes de la ville, il garantit la sécurité de toute personne non combattante et déclare une amnistie générale. La Mecque se rend alors sans opposition.

À partir de l’hégire, il aura fallu neuf ans pour que toute l’Arabie embrasse l’islam. Mahomet ordonne l’arrêt des razzias entre tribus arabes déclarant lors de son Sermon d’Adieu : « Le musulman est intégralement sacré pour le musulman, son sang est sacré, ses biens sont sacrés, son honneur est sacré. »

L’unification de la péninsule arabe sous la bannière de l’islam n’est pas de nature à laisser ses puissants voisins indifférents. Mahomet décide donc d’envoyer ses ambassadeurs en Égypte, en Perse et à Byzance, entre autres destinations, pour transmettre son message. L’ère de la conquête au-delà de la péninsule va alors commencer.

Mort de Mahomet

Après avoir réorganisé l’administration et assis l’influence de l’islam à La Mecque, il retourne à Médine, où il meurt le 8 juin 632 âgé de soixante-deux ans après une courte maladie. Il est enterré dans son appartement mitoyen de la « mosquée prophétique ». Un agrandissement de la mosquée de Médine sous la dynastie omeyyade se fait autour de son tombeau, dorénavant à l’intérieur de la mosquée, isolé par un triple mur.

La tradition musulmane rapporte aussi qu’il est mort sans rien laisser en héritage[100], il ne possédait au moment de sa mort qu’une tunique, un pagne de tissu grossier[101] et avait gagé son armure contre un gallon d’orge chez un juif[102].

Par la suite, ses disciples continueront de se transmettre oralement et sous forme d’écrits les sourates, avant que elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition de Mahomet[103].

Diplomatie et batailles internes

Batailles de Mahomet.

Mahomet aurait participé à trente-cinq expéditions, selon les uns, à quarante-huit selon d’autres[104]. Mahomet aurait envoyé huit ambassadeurs vers huit rois ou gouverneurs, pour les appeler à Allah[105].

Il s’agirait :

La lettre aurait contenu : « Au nom d’Allah clément et miséricordieux. Dis : Ô humain, je suis l’apôtre d’Allah, envoyé vers vous tous, de celui qui possède les cieux et la terre. Il n’y a pas de dieu en dehors de lui, qui donne la vie et fait mourir, etc. »[108] La lettre finissait par « Salut à celui qui suit la droite voie. Mets-toi à l’abri du châtiment de Dieu si tu ne le fais pas, eh bien, moi je t’ai fait parvenir ce message ! »[105].

Le récit de l’intervention des chrétiens qui ont défendu les troupes de Mahomet face aux Mecquois a été soulevé par la tradition. Mahomet aurait demandé le refuge d’une partie des musulmans en Abyssinie, chez les chrétiens éthiopiens après avoir subi le mécontentement des Mecquois[109]. Le roi éthiopien aurait accepté d’aider le groupe de réfugiés après avoir vérifié le contenu du Coran et la lettre de Mahomet.

Mahomet trouve refuge chez la population de Yathrib après avoir quitté la Mecque. Il aurait recherché l’appui des juifs[110].

Aspects de la psychologie de Mahomet

Aspects de la psychologie de Mahomet.

L’historien Maxime Rodinson tente une approche psychologique du personnage de « Mohammad », en précisant : « Nous ignorerons toujours sa psychologie profonde dans ses détails. Sans prétendre recourir à une psychanalyse impossible et d’ailleurs douteuse, mais en tenant compte des tendances humaines sur lesquelles Freud a attiré notre attention, on peut faire quelques constatations et bâtir là-dessus des hypothèses psychologiques[111]. »

Selon Maxime Rodinson, « Mohammad donnait en général l’impression d’un homme sage, pondéré, équilibré. Toute sa vie nous le voyons réfléchir avant de prendre une décision, mener ses affaires publiques et privées de façon habile, sachant attendre quand il faut, reculer le cas échéant. »[111].

« Et pourtant, derrière toute cette façade, il y a un tempérament nerveux, passionné, inquiet, fiévreux, plein d’aspirations impatientes ». Selon le même auteur, cela peut aller « jusqu’à des crises nerveuses d’une nature tout à fait pathologiques »[112]. Bref, « Mohammad », qui a réussi sur le plan matériel et politique, ne semble pas heureux. C’est un « insatisfait ». Une des raisons semble être « si étrange que cela puisse nous paraître »[113],qu’il soit privé d’« héritiers mâles »[113]. « C’était là une honte chez les Arabes[114] comme chez les Sémites en général, et on désignait les hommes qui en souffraient par le nom d’« abtar » (Coran, CVIII.)[115]. »[113]. « Cette incapacité de Khadîja de lui donner une descendance mâle viable devait servir de prétexte supplémentaire à une certaine insatisfaction (érotique, charnelle) envers cette femme irréprochable. »[113].

Maxime Rodinson poursuit : « Une autre cause d’insatisfaction est sans doute à rechercher dans son ambition, « une ambition légitime, due à une nette conscience de sa valeur. » On aurait affaire à un « malaise d’homme ridiculisé pour sa stérilité en mâles, frustration de l’homme de tempérament érotique que sa propre conscience morale empêche de réaliser ses désirs, colère rentrée de l’homme intimement sûr de lui, méprisé par les réalistes de la politique ».

L’ensemble de ces frustrations s’ajoute, selon Maxime Rodinson, à une « constitution pathologique ». C’est ainsi qu’il explique l’épisode des anges venus « lui ouvrir le cœur » quand il était enfant : Mahomet avait alors 6 ans et son père nourricier inquiet avait dit « Halima, j’ai peur que ce garçon n’ait eu une attaque, ramène le à sa famille, avant que cela ne se déclare »[116]. « Mohammad », sujet à des crises nerveuses, était aussi de ces personnalités exceptionnelles « aptes à voir, à écouter, à ressentir des choses inaccessibles aux sens des autres êtres humains ». Maxime Rodinson rapproche cette personnalité de celle des poètes arabes illuminés de la période préislamique, les kohhân (au singulier kâhin) qui avaient des visions et se sentaient accompagnés d’esprits familiers, sortes de génies qui leur inspiraient un texte saccadé, murmuré à toute vitesse pour impressionner le public. Ils étaient capables de retrouver les chameaux perdus et d’expliquer les songes[117].

« Mais comme il était doué d’une personnalité singulièrement plus riche et plus puissante que celle des Kâhin ordinaires, cette insatisfaction le poussait aussi à réfléchir. Toute une élaboration intellectuelle se déroulait parallèlement aux répercutions de son tempérament inné de son histoire personnelle sur le plan nerveux. Et cette élaboration intellectuelle était d’une rare qualité… Petit à petit, son esprit s’avançait sur une voie qui devait le mener à dépasser l’horizon de son pays et de son temps. » [118]. Après une longue comparaison, sur une quarantaine de pages, de « Mohammad » avec certains mystiques comme Thérèse d’Ávila et appuyé l’idée que l« Mohammad » et croyait sincèrement à la Voix qui lui dictait des choses[119], Rodinson conclut : « Mohammad dut aussi éliminer, trier, inconsciemment sans doute, et ne retenir que ce qui édifiait, exhortait, consolait. Ses plus beaux poèmes n’ont sans doute jamais été écrits. Il attendait de Dieu des messages dans un sens donné et son attente modelait le verbe qui cherchait, en vain, à se montrer plus fort que lui. Au-delà des glossalistes chrétiens, il découvrait la démarche des grands prophètes d’Israël »[120].

Des psychologues disent que cette période fut importante pour son mental. Aussi, Mahomet a vécu une vie d’orphelin. Une situation familiale et sociale semblable provoque en général un caractère faible et un déséquilibre mental grave. « Mais, Mahomet sera au contraire équilibré , fort, ouvert, loyal, créatif et équilibré , même dans les moments les plus difficiles. Il défendra toujours les orphelins et condamnera les égoïstes et les prévaricateurs[122]. »

Bennabi écrit : « En effet, le prophète est un sujet qui peut nous parler de cet « état interne » qui le raisonne même, d’abord pour sa conviction personnelle et ensuite pour l’économie extérieure de sa mission. (…) Si prophétisme il y a, il doit tout d’abord être considéré comme la cause perturbatrice qui engendre dans un « Moi » humain l’irrésistible attraction d’une mission dont les mobiles et les buts ne s’expliquent pas comme données de ce « Moi ». (…) Jonas, Jérémie, Mohammed sont ainsi autant d’individus qui ont voulu tout d’abord se soustraire volontairement à la vocation prophétique. Ils résistent mais sont finalement emportés par leur vocation[126]. »

Bennabi décrit ainsi ce qui lui semble caractériser le prophétisme chez « Mohammed » :

« 1) Un absolu psychologique élimine tous les autres facteurs du « Moi » dans la détermination finale du prophète pour son comportement.
…2) Un jugement paradoxal sur des faits de l’avenir dicté par une sorte d’absolu qui n’a aucune base logique.
…3) La continuité de la manifestation prophétique et sa similitude apparente et interne chez tous les prophètes[127].  »

Ainsi Bennabi réfute-t-il la thèse de la schizophrénie, et traite le prophétisme d’une manière qu’il estime plus neutre par la phénoménologie. Il réfute également l’hypothèse de l’épilepsie de « Mohammad ». « En effet, chaque révélation s’accompagnera, chez lui, de symptômes particuliers. Par la suite, il confiera à ses compagnons, qu’au moment où le phénomène va se manifester, il entend un bourdonnement annonciateur : parfois semblable à celui d’un essaim d’abeilles se ruant hors de la ruche et parfois plus métallique comme un tintement de cloche. (…) D’autre part, ses compagnons pouvaient remarquer chaque fois, que la « révélation » se manifestait, la soudaine pâleur suivie d’une rougeur congestionnée du visage chez Mohammed. D’ailleurs, lui-même s’en rendait compte puisqu’il ordonnait qu’on lui couvrît la tête d’un voile, chaque fois que le phénomène avait lieu. (…) Cette précaution ne signifie-t-il pas que ce phénomène était indépendant de la volonté de l’homme puisque celui-ci se trouvait momentanément paralysé, incapable de se couvrir la face lui-même et gémissant dans un état extrêmement douloureux comme l’a noté la tradition ? (…) S’emparant de ces indices physiologiques, cartains critiques se hâtent d’y reconnaître les symptômes de l’épilepsie. (…) Les symptômes physiologiques eux-mêmes ne sont pas propres à un diagnostic de l’épilepsie, laquelle déclenche une paralysie convulsive chez le sujet, privé momentanément de ses facultés intellectuelles[128] et notamment physique. Or chez Mohammed seul le visage est congestionné : l’homme gardant par ailleurs une attitude normale, et de toute façon, une liberté intellectuelle bien marquée, au point de vue psychologique, par le fait que Mohammed utilise parfaitement sa mémoire pendant la crise même. Or chez un épileptique, la crise abolit notamment la mémoire et la conscience[129]. »

Un autre point sur lequel s’arrête Bennabi est que, selon les chroniqueurs, plusieurs événements historiques du phénomène de prophétie chez « Mohammad » semblent échapper complètement à son propre contrôle, ce en quoi Bennabi décèle certaines oppositions du « Moi Mohamédien » au phénomène prophétique[130].

Autour de Mahomet

Mahomet considéré comme intercesseur

Plusieurs hadiths donnent à Mahomet le rôle d’intercesseur[58], de même certains passages du Coran[131].

« Il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu » correspond bien à l’idée selon laquelle Mahomet, qui est illettré, retransmet ce que lui dicte l’archange Gabriel.

Annonce de la venue de Mahomet

Article détaillé : Annonce de la venue de Mahomet.

Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l’islam pour toute l’humanité est annoncée dans la Torah et dans l’Évangile. Plusieurs passages de la Bible sont interprétés en ce sens[132],[133]

« Et quand Jésus fils de Marie dit : “ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera “Ahmad”. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : “C’est là une magie manifeste”. »

— Sourate 61.6

« Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit mentionné chez eux dans la Torah et l’Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. »

— Coran VII, Al-A’raf : 157[134],[135],[136]

Miracles

Mahomet aurait dit que « le Coran est un miracle »[137].

Selon le Coran et des hadiths, Mahomet aurait fait une série de miracles :

Mahomet, la médecine, la sorcellerie et les démons

Le livre At-Tib an-Nabawi[145] d’Ibn Qayyim al-Jawziyya renferme presque tous les dits du prophète Mahomet pour traiter les maladies. Cette médecine est appelée la « médecine prophétique ». Les mêmes s’intéressent de près au « mauvais œil »[146] et à la sorcellerie, au commerce avec les démons[147] ou aux jinns : « Une autre race habitant la terre, des esprits qui habitent les endroits déserts, les points d’eau, les cimetières et les forêts[148]. ». La même source indique 129 hadiths sur la médecine sont rapportés dans le Sahih al-Bukhari. Et, par la suite, quelques médecins musulmans ont prétendu établir des essais cliniques pour attester les dits de Mahomet. Les plus anciens sont Abu Nu`aym, Ibn Qayyim al-Jawziyya et Jalal ad-Din as-Suyuti[149].

Armes

Le professeur Hamidullah écrit[150] que toutes les batailles livrées par « Muhammad » étaient défensives. Les raisons de chacune sont systématiquement expliquées dans la biographies de Mahomet d’Ibn Ishaq connue par la version d’Ibn Hicham. Mahomet dira sur le combat et les armes « Le vrai combat ne se livre pas au sabre, mais dans l’âme de l’homme »[151].

Selon les traditions musulmanes médiévales, Mahomet aurait possédé sept épées[152].

Mahomet aurait eu trois arcs, trois cuirasses, trois lances et un bouclier[154].

Ses secrétaires

Mahomet aurait choisi dix secrétaires pour écrire ses révélations et pour gérer l’argent et les revenus[155].

Ses affranchis

Esclavage dans le monde arabo-musulman.

Mahomet aurait dit à une personne qui voulait avoir le paradis: « Délivrez vos frères des chaînes de l’esclavage[156]. » Mahomet a acheté 17 esclaves pour leur rendre la liberté[157]. Bilal fut un des premiers Noirs à jouir de la liberté pour devenir le premier muezzin de l’islam[158].

« Rédigez un contrat d’affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités et donnez-leur des biens que Dieu vous a accordés[159]. »

— Le Coran, « La Lumière », XXIV, 33 ; (ar) النور

Son pèlerinage

Mahomet a accompli trois fois le rituel du pèlerinage. Deux fois avant sa fuite et une fois lorsqu’il était à Médine. Le dernier pèlerinage s’appelle Hadjetou el Wadâ (« le pèlerinage de l’adieu » ou « de la perfection »). Mahomet a fait quatre fois la visite de l’Accomplissement[104].

Sa vie maritale

famille de Mahomet.

Selon ses biographes, Mahomet aurait eu en tout quinze épouses[160] tout au long de sa vie. Dans son livre La chronique, l’historien médiéval Tabari signale que Mahomet aurait convoité cinq femmes et qu’il avait deux esclaves dont l’une « Maria fille de Siméon le Copte »[161], lui donna un fils, Ibrahîm, qui mourut à l’âge de deux ans. « Il avait parfois en même temps onze femmes, parfois neuf et parfois dix. Quand il mourut, il laissa neuf veuves. » [160]. Un peu plus loin, Tabari signale que selon d’autres traditions, Mahomet aurait épousé vingt femmes et qu’« il y a en outre cinq femmes que le prophète a convoitées, mais qu’il n’a pas épousées »[162].

Après la mort de Khadija, sa première épouse, il épouse la veuve Saouda, puis, pratique conforme aux normes et aux valeurs de l’Arabie de l’époque[163],[164] et toujours actuelle dans certains pays[165], âgé d’environ 50 ans, il épouse Aïcha fille d’Abu Bakr et âgée de 6 ans[166]. Trois ans plus tard, il consomme le mariage ; elle a 9 ans[167]. Cependant, l’âge d’Aïcha lors de son mariage est sujet à controverse pour des raisons d’incohérences chronologiques multiples, étant donné qu’il n’existait pas de véritable calendrier à l’époque chez les Arabes de la péninsule arabique avec une date de référence claire[168],[169]. Aussi, l’historien Maxime Rodinson émet une certaine réserve au sujet de ce hadith[170]. D’après la chercheuse britannique Ruqayyah Waris Maqsood  (en), Aïcha avait probablement 19 ans lorsqu’elle s’est mariée au Prophète Mahomet[171]. En 627, il se marie avec Rayhana une juive, puis Myriam en 629 une chrétienne ; la même année, il se marie avec Safiyya une juive, en accord avec les règles de mariage de l’islam.

À la fin de sa vie, Mahomet aurait eu neuf femmes[172], dont une esclave chrétienne copte qui lui avait été donnée par le roi d’Égypte. Selon le Coran[173],[174], ce statut spécial de Mahomet lui autorisant d’avoir plus de quatre épouses lui aurait été révélé par l’archange Gabriel :

« Ô prophète ! il t’est permis d’épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui aura donné son âme au prophète, si le prophète veut l’épouser. C’est une prérogative que nous t’accordons sur les autres croyants ».
« Nous connaissons les lois du mariage que nous avons établies pour les croyants. Ne crains point de te rendre coupable en usant de tes droits. Dieu est indulgent et miséricordieux. » (sourate al Ahzab, versets 49-51)

La plupart de ses unions avaient un caractère politique et accompagnait le ralliement de tel notable ou tel clan[175]. Au Moyen Âge la polygamie est fréquente en Arabie, Mahomet la limite à quatre épouses[176]. A part Aycha, toutes les autres épouses de Mahomet étaient veuves, pour certaines plusieurs fois. L’une de ses épouses perdait continuellement du sang. Les mariages sont tous liés à un intérêt diplomatique comme le veut la tradition arabe de l’époque. Chaque mariage établissait un lien de sympathie avec la tribu de la mariée[177],[178].

Description physique et représentations

Représentation figurée dans les arts de l’Islam.

 

220px-Divisions_of_Islam

Tableau qui résume les différents groupes musulmans

 

220px-Siyer-i_Nebi_414a

Mort de Mahomet, Istanbul, 1595

 

220px-Maome

Mahomet selon une illustration persane (Bibliothèque nationale de France)

 

220px-Mohammed_MichelBaudier

Portrait de Mahomet, tiré de l’Histoire générale de la religion des Turcs de Michel Baudier. Paris, 1625.

 

220px-Miraj_by_Sultan_Muhammad

Mahomet lors de l’épisode du Voyage nocturne, chevauchant le cheval Bouraq, est entouré d’anges, dont l’archange Gabriel, à gauche. Mahomet, comme il est de tradition dans la peinture persane, est auréolé de flammes et son visage est représenté couvert d’un voile. Peinture issue d’un Khamseh de Nizami, attribuée à Sultan Muhammad et datée 1539-43[179].

Après la mort de Mahomet, il y a eu la naissance de plusieurs branches philosophiques et religieuses qui ne partagent pas une vision commune de sa vie. Les plus importantes sont le sunnisme et le chiisme[180].

Le sunnisme réprouve la représentation de tout être possédant une âme, d’autant plus s’il s’agit de Mahomet, ce qui pourrait alors être considéré comme un blasphème. Cette règle n’existe pas chez les chiites duodécimains, habitués au contraire à afficher de grands portraits.

Mahomet aurait donné l’ordre d’enlever une image d’un portrait humain, qui était représenté sur un bouclier. Cette image aurait disparu sans que personne n’y touche[154].

L’art s’est développé au début de l’islam. Plusieurs travaux artistiques sur la céramique, sur le bois, sur la pierre, sur le métal, etc., ont été gardés dans les monuments musulmans historiques. Ils font partie du trésor artistique laissé par les musulmans. La calligraphie, la miniature, la cartographie, etc., tous les genres et modèles techniques témoignent de l’habilité artistique des musulmans au Moyen Âge. Plusieurs artistes persans ont élaboré des chefs-d’œuvre en produisant des portraits de personnages célèbres et de Mahomet[181].

L’interdiction sunnite n’est pas respectée de façon absolue. Mahomet est ainsi parfois représenté chez les Turcs, avec différentes variantes : visage vide ou caché par un voile, etc.

Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten.

La publication de caricatures dans un journal danois, puis dans des médias internationaux, a soulevé quelques mois plus tard un tollé dans plusieurs pays de tradition et de culture islamiques et certaines communautés musulmanes des pays occidentaux. En fait, trois phénomènes se superposent dans cette affaire de caricatures :

  1. entre islam et terrorisme d’une part,
  2. entre islam et obscurantisme de l’autre.

En France, seul le troisième point autorisait une action judiciaire, qui fut menée. Malgré le déboutement des plaignants, le jugement contenait des attendus généraux dont le Conseil français du culte musulman (CFCM) se déclara officiellement satisfait, et ne fit donc pas appel.

Cependant, l’islam permet la description d’un personnage. L’historien médiéval Tabari dans son livre La Chronique fait une longue description de Mahomet d’après Ali. Ali dira qu’il était de taille moyenne. La couleur de la peau était blanc rosée. Les yeux étaient noirs et sa chevelure longue. Mahomet nouait des fois ses cheveux en deux ou quatre boucles. Et parfois, ses cheveux tombent sur sa tête[182]. Son nez était droit et les dents écartées. La barbe était bien fournie[182].

D’après les témoignages de ses compagnons[183],[184], il n’était ni longiligne ni trapu, sa peau n’était ni d’une blancheur éclatante ni foncée, sa chevelure n’était ni crépue ni outrancièrement longue. Il avait les paumes et les pieds épais, sa tête était grosse et ses articulations imposantes. Les poils qui descendaient de sa poitrine à son nombril formaient une longue ligne. Quand il marchait, il s’inclinait vers le devant comme s’il descendait d’une pente. Sa barbe était ample et ne paraissait que la moitié de son âge[185].

Reliques

De nombreuses reliques du prophète de l’islam sont aujourd’hui conservées à Istanbul, ainsi qu’à Médine, entre autres. Une paire de chaussures de Mahomet, très sacrée pour les pèlerins musulmans, qui se trouvaient à Lahore au Pakistan ont été volées en 2002 [186].

Ses descendants

Princes arabes

Après la mort de Mahomet, de nombreux musulmans se réclament de sa descendance. Ils sont alors qualifiés de chérif, littéralement « noble » ou sayyid « seigneur ». Leur lignée remonterait à Mahomet par l’intermédiaire d’al-Hasan ou d’Al-Husayn, les enfants de Ali ibn Abi Talib et de Fatima Az-Zahra, la fille de Mahomet. Ces considérations généalogiques peuvent revêtir une dimension politique importante lorsque certaines familles régnantes la font valoir pour asseoir leur légitimité, à l’instar des Hachémites en Jordanie et de la famille royale du Maroc, les Alaouites. Néanmoins il n’y a rien à ce sujet dans le Coran ; le fait d’être descendant de Mahomet ne donne aucun privilège particulier[187].

Noblesse européenne

Descendance mahométane.

Par les Omeyyades :

Autre branche ommeyade :

Mahomet dans la littérature

Moyen Âge

Mahomet apparait tout d’abord dans la littérature populaire occidentale, sous le nom de Mahound (entre autres corruptions comme Mahowne, Mahon…) en tant que divinité païenne ou démon[188] : il est parfois identifié comme l’une des principales divinités des Sarrasins au sein d’un panthéon variant d’une œuvre à l’autre (par exemple, aux côtés d’Apollyon et Termagant dans la chanson de Roland, voire comme une divinité païenne générique d’autres peuples « infidèles » : ainsi, dans les mystères du cycle de York, Pharaon à l’orée de la mort, appelle son armée à adresser ses prières à la divinité « Mahowe»[189].

Sous l’influence de sources espagnoles comme les chroniques d’Euloge de Cordoue ou de récits de pèlerins revenant de Terre Sainte comme celui de Dithmar, le Mahomet de la littérature se rapproche aux XIIe et XIIIe siècles de celui de la tradition musulmane, sa vie est enrichie de nombreuses histoires fabuleuses et calomnieuses. Des biographies occidentales fleurissent, essentiellement en latin, telles la Vita Mahumeti de Embricon de Mayence, les Otia de Machomete de Gautier de Compiègne dont le Roman de Mahomet (1258) d’Alexandre du Pont est une adaptation qui constitue la première œuvre de littérature française à son sujet. Mahomet y est présenté comme un schismatique de la chrétienté, brutal et perfide, souvent comme un sorcier malfaisant[190].

 

220px-Mohameddemons2

Fresque de la Basilique San Petronio de Bologne en Italie, où Mahomet est tourmenté par un diable.

Au XIIIe siècle, Dante, dans La Divine comédie, présente Mahomet en compagnie de son cousin ʿAlī ibn Abī T̩ālib dans son neuvième cercle des enfers, celui qu’il réserve aux « schismatiques », les entrailles sortant de son ventre ouvert. Cette description sera utilisée par plusieurs artistes, comme récemment Salvador Dali, pour représenter Mahomet les entrailles exposées ou encore Gustave Doré dans son illustration de la Divine Comédie. On rencontre aussi le Mahomet éventré de Dante dans certaines églises, telles la Basilique San Petronio de Bologne en Italie, où il est représenté tourmenté par un diable.

XVIIIe siècle

Dans la littérature occidentale du XVIIIe siècle, Mahomet est souvent considéré comme l’auteur du Coran[191].

 

220px-MahometFanatisme

L’ouvrage de Voltaire

Selon le critique littéraire François Busnel, parlant de la pièce de Voltaire Le Fanatisme ou Mahomet, « Le fanatisme ou Mahomet le prophète est une charge contre l’islam et, plus largement, contre toute religion monothéiste »[192]. Dans cette pièce, Voltaire fait dire à l’un de ses personnages que Mahomet est un « imposteur », un « faux prophète », un « fanatique » et un « hypocrite »[193],[194].

C’est pourtant « l’intolérance de l’Église catholique et les crimes commis au nom du Christ » qui étaient les premiers visés par le philosophe des Lumières[195]. C’est ce qu’écrit Voltaire dans une lettre de 1742 : « Ma pièce représente, sous le nom de Mahomet, le prieur des Jacobins mettant le poignard à la main de Jacques Clément »[196]. Ce double sens de la pièce est confirmé par le critique littéraire Julien Louis Geoffroy : « Mahomet est donc un mauvais charlatan, un caffard imprudent et téméraire : à travers son costume éblouissant, on reconnaît toujours le capuchon du révérend père Bourgoing »[197]. Les dévots qui n’ont pas été dupes l’ont attaqué immédiatement en justice pour impiété et scélératesse, et Voltaire a dû retirer sa pièce. Par ailleurs selon Emmanuel Leroy-Ladurie, « le philosophe tenant du Déisme attribue d’abord au Coran l’immense mérite d’avoir affirmé avec plus de rigueur et de raison que le christianisme l’unicité de Dieu. “Il a retiré toute l’Asie de l’Idolâtrie…” »[198]

Le Marquis de Sade fait émettre par son personnage du moribond des critiques violentes contre l’ensemble des chefs religieux, dont évidemment Mahomet : « Ton Jésus ne vaut pas mieux que Mahomet, Mahomet pas mieux que Moïse, et tous trois pas mieux que Confucius qui pourtant dicta quelques bons principes pendant que les trois autres déraisonnaient; mais en général tous ces gens-là ne sont que des imposteurs, dont le philosophe s’est moqué, que la canaille a crus et que la justice aurait dû faire pendre. »[199]

XIXe siècle

Alphonse de Lamartine écrit une Vie de Mahomet en 1854[200], dont on peut dire que c’est la première biographie écrite par un Occidental qui ne soit pas à charge. Il y dit : « Jamais un homme ne se proposa, volontairement ou involontairement, un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : Saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux materiels et défigurés de l’idolatrie… Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècle après sa prédication, l’ islamisme, préché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’Unité de Dieu la Perse, le Khorassan, la Transoxiane, l’Inde occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs iles de la méditerannée, l’Espagne et une partie de la Gaule.

Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n’ont remués que des armes, des lois, des empires; ils n’ont fondé, quand ils ont fondés quelque chose, que des puissances materielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des legislations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un Livre, dont chaque lettre est devenue une loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immateriel…

Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. À toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »[201]

De même, Victor Hugo, dans un poème de La Légende des siècles (1858), L’an neuf de l’Hégire, présente de façon romantique la mort de Mahomet :

Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
“Qu’il entre.” On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : “Dieu désire ta présence.”
- “Bien”, dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut[202].

Mahomet est aussi une pièce théâtrale de Johann Wolfgang Von Goethe[203]. Selon le spécialiste de la littérature allemande du XIXe siècle, Adolphe Bossert[204], « Le Mahomet de Goethe n’est pas, comme celui de Voltaire, un imposteur ; c’est un croyant, possédé du besoin de répandre sa foi. Il commence par adorer les étoiles ; mais bientôt, au-dessus des étoiles, il découvre celui qui leur a donné l’existence et qui a formé l’univers. « Élève-toi, cœur aimant, vers l’auteur de toutes choses ! Sois mon seigneur et mon dieu, toi qui as créé le soleil, et la lune et les étoiles, et la terre et le ciel, et moi-même ! » La foi de Mahomet reste pure, aussi longtemps qu’elle est renfermée en lui-même, qu’elle demeure un colloque entre son dieu et lui ; elle se rabaisse et se corrompt, dès qu’il cherche à la faire pénétrer dans les âmes grossières. Il est obligé d’employer la force, même la ruse, pour fonder sa religion ; il suscite des inimitiés légitimes, et, à la fin, il meurt empoisonné. »[205]. Johann Wolfgang Von Goethe a appris l’arabe et il est allé en Arabie pour comprendre le personnage principal de sa pièce théâtrale Mahomet[206]. Il dira après que «  Si c’est ça l’Islam, alors nous sommes nous tous musulmans »[207].

Pour Ernest Renan, parlant de la pièce de Voltaire, « Mahomet nous apparaît comme un homme doux, sensible, fidèle, exempt de haine. Ses affections étaient sincères; son caractère, en général, porté à la bienveillance… Rien de moins ressemblant à cet ambitieux machiavélique et sans cœur qui explique en inflexibles alexandrins ses projets à Zopyre » mais « ses précautions dans les batailles étaient peu dignes d’un prophète[208] ».

XXe siècle

Les Versets sataniques.

Annexes

Bibliographie

Chroniqueurs musulmans médiévaux

Travaux universitaires

Biographies dans l’ordre chronologique

Théologie

Pièces de théâtre et œuvres de fiction

Actualité de Mahomet

Autres

 

(*) Wikipedia

 

flashclips

VIDEOS

http://www.dailymotion.com/video/x3w0pr

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

 

Révolution Solaire de MAHOMET

mahometrs0204632

Pour le 20/04/0632 à 16h49 T.U., à La Mecque

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 12 ET NOEUD SUD EN MAISON 6

En ce temps-là le transit des noeuds s’effectuait dans les maisons 6 et 12 respectivement pour le noeud sud et le noeud nord.

Le but essentiel du transit du noeud sud en maison 6 est de faire prendre conscience qu’une part de l’existence doit être réservée justement à la prise de conscience.

Dans ce but, il est nécessaire de vous retirer temporairement pour faire le vide en vous. La présente période est destinée à cela. En conséquence, évitez tout nouvel engagement, dégagez-vous des tâches habituelles, ne vous créez aucune obligation. Les fardeaux deviendraient si lourds que vous succomberiez sous leur poids. Ne défiez pas votre destin, par inquiétude pour votre avenir, en vous engageant dans une nouvelle activité. Vous y rencontreriez des obstacles insurmontables. De plus les appuis espérés feront défaut et les assistances sur lesquelles vous comptez se déroberont. Vous pourrez même perdre ainsi vos dernières ressources. En revanche en acceptant de vous retirer, vous serez étrangement soutenu. Ces moments de retraite, de repos et de réflexion sont nécessaires. Ils vous permettent de reconsidérer vos actes et vos erreurs passés et, ainsi, de mieux planifier votre avenir et le nouveau cycle de vie qui commencera dès l’entrée de votre noeud nord en votre maison 11 natal. C’est l’objet de cette période.

Au mieux, au travers de ce que vous vivez maintenant, révisez vos potentialités d’aide à autrui, de dévouement désintéressé, de compassion et de compréhension, de manière à accorder aux autres dans peu de temps lorsque tout ira mieux pour vous, ce que vous auriez aimez recevoir vous-même. Par ailleurs il vous faut mesurer vos efforts physiques. Reprenez des forces. On peut considérer cette période comme un temps de convalescence nécessaire à la reconstruction d’une santé physique ou d’une reconversion mentale, de manière à être prêt pour la période suivante – annoncée plus haut – dont la coloration essentielle sera la liberté, la libération, la rupture des entraves et la réalisation des rêves et projets formulés actuellement.

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 16/04/2011 – BENOIT XVI 16 avril, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 04/2011,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

————————————— PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

VATICAN OFFICIAL WEBSITE Personnalité du 16/04/2011 - BENOIT XVI dans 04/2011 Pope-Benedict-XVI

priere_460 dans Personnalités du jour

VATICAN CITY - JANUARY 05:  Pope Benedict XVI attends his weekly audience at the Paul VI Hall on January 5, 2011 in Vatican City. Pope Benedict XVI condemned the attacks on the Coptic Christian community in Egypt and the bomb attack next to Christian houses in Iraq.

bar dans Religion

Le Pape BENOIT XVI on line 1 2 3

Actualités en relation avec Benoît XVI 1 2 3

——————————————————————————————————————————-

BENOIT XVI

né le 16/04/1927 à 04h15 à Marktl – ALLEMAGNE

benoitxvi16041927

Benoît XVI (en latin : Benedictus XVI ; en italien : Benedetto XVI ; en allemand : Benedikt XVI.), né Joseph Alois Ratzinger le 16 avril 1927 à Marktl, dans le Land de Bavière, en Allemagne, est le 265e et actuel souverain pontife de l’Église catholique romaine, élu le 19 avril 2005 pour succéder à Jean-Paul II. Il est le premier pape allemand depuis près d’un millénaire, avec la fin du pontificat de Victor II en 1057.

Benoît XVI est un théologien, un auteur et un défenseur des doctrines et valeurs catholiques. Il a enseigné la théologie dans des universités allemandes, a été archevêque de Munich et Freising, puis cardinal ; en novembre 1981, Jean-Paul II le nomme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Jeunesse

 

220px-PopeBenedicts1stHome

 

Sa maison natale à Marktl dans le sud de la Bavière en Allemagne.

Joseph Ratzinger est né le 16 avril 1927, pendant la vigile pascale[A 1], au numéro 11 de la Schulstraße à Marktl (ou Marktl am Inn), village de Haute-Bavière, non loin de la frontière autrichienne. Il est le troisième et dernier enfant de Joseph Ratzinger (1877-1959) et de Maria Peintner (1884-1963), après Marie (1921-1991), et Georg né en 1924[A 1]. Son enfance fut marquée par son père officier de police et fervent pratiquant catholique, viscéralement hostile aux nazis qu’il considérait comme des « criminels »[A 2],[Note 1]. En 1932, la famille déménage à Aschau am Inn. En mars 1937, son père prit sa retraite et la famille s’installa dans une maison aux abords de Traunstein. Joseph Ratzinger entra au Gymnasium (collège et lycée) de cette ville, et y appris le latin, le grec, l’histoire et la littérature[A 2]. Cette éducation a eu pour effet selon Joseph Ratzinger de « créer une attitude mentale qui résistait à la séduction d’une idéologie totalitaire »[A 2]. Il entra ensuite au petit séminaire de Traunstein en 1939, où étudiait déjà son frère Georg.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est enrôlé contre sa volonté[1] dès son quatorzième anniversaire dans les jeunesses hitlériennes[2], passage devenu obligatoire depuis décembre 1936[3] pour tous les jeunes Allemands non juifs. À l’âge de 16 ans, en août 1943, il est incorporé, avec tous ses confrères du séminaire de Taunstein dans la lutte antiaérienne (DCA) allemande[A 3]. Joseph Ratzinger se retrouve dans la section des télécommunications[A 3]et il participe à la section de la défense d’une usine BMW des environs de Munich. En septembre 1944, il est affecté au Service du Travail Obligatoire. Il refuse d’entrer dans la Waffen-SS, malgré les pressions, en faisant valoir son intention de devenir prêtre[Note 2]. En septembre 1944 il atteint l’âge du service militaire[A 4], et en décembre 1944, il est affecté à la Wehrmacht, dans une unité chargé de creuser des fossés antichars à la frontière austro-hongroise[A 4]. Il déserte quelques jours avant la reddition allemande[A 4]. Il est ensuite interné jusqu’au 19 juin 1945 dans un camp de prisonniers de guerre à Bad Aibling, où Günter Grass indique avoir été son ami et avoir joué aux dés avec lui[4]. Il est libéré après six semaines d’internement et rentre à pied chez lui[A 4].

Formation à la prêtrise

Après sa libération, il commence sa formation de prêtre. Des théologiens comme Romano Guardini et Josef Pieper, mais aussi des écrivains comme Gertrud von Le Fort acquirent une grande audience. C’est à cette époque que Joseph Ratzinger commence à lire les écrivains catholiques français, Paul Claudel, Georges Bernanos, François Mauriac, dont il est resté un fervent admirateur[A 5]. Il poursuit des études de philosophie et de théologie à l’université de Munich, puis à l’École supérieure de Freising. Il étudie les ouvrages d’Heidegger, Karl Jaspers, Nietzsche, Buber, Bergson, ainsi que la pensée de saint Augustin qui l’avait « frappé par la puissance de toute sa passion et de sa profondeur humaine »[A 5]. Entre autres professeurs, Gottlieb Söhngen et Joseph Pascher exercent sur lui une influence notable[5]. Au cours de sa formation il découvrira de nombreux penseurs chrétiens, ainsi que Thomas d’Aquin, qui fut présenté, durant son enseignement, d’une manière qu’il qualifiera de « rigide, néo scolastique », dont il décrira qu’elle était « simplement trop éloigné de mes propres questionnements »[A 5]. Au cours de ses études il se spécialisera dans deux aspects théologiques qui auront un impact sur sa théologie. Le premier est l’étude de la Bible. Il considère que le « Nouveau Testament n’est rien d’autre qu’une interprétation de « la Loi, des Prophètes et des Écritures » puisée dans l’histoire de Jésus ou contenue en elle »[A 6]. Cette théorie n’est pas nouvelle. Blaise Pascal, par exemple, défend dans les Pensées que l’Ancien Testament est la « figure » du Nouveau Testament. Tout événement vétéro-testamentaire prépare, préfigure un événenement néo-testamentaire correspondant. Cette conception de l’unité de la Bible sera, selon son affirmation, « le centre de sa théologie »[A 6]. Le deuxième aspect est l’étude de la liturgie, qu’il considère comme l’élément vivant du Nouveau Testament, le Nouveau Testament étant selon Joseph Ratzinger « l’âme de toute théologie »[A 6]. Cette conception de la Liturgie aura un impact pendant le Concile Vatican II au cours duquel il soutiendra la réforme de la Liturgie[A 7].

Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising, par le cardinal Michael von Faulhaber[A 8]. Après une année de ministère paroissial en la paroisse du Précieux Sang, à Munich, il est nommé professeur au séminaire de Freising, avec des missions d’annexes d’aumônier auprès des jeunes et du service liturgique à la cathédrale.

Poursuite de ses études

Il termina sa thèse de doctorat en juillet 1953. Elle porte sur Le Peuple et la maison de Dieu dans la doctrine ecclésiale de saint Augustin [6]. Joseph Ratzinger devient alors Docteur en théologie, mais il lui faut préparer un nouveau travail, la thèse d’habilitation, afin de pouvoir devenir professeur d’université. Sous l’influence de Gottlieb Söhngen, il fait une thèse sur les Pères de l’Église au Moyen Âge, et particulièrement sur Saint Augustin et Saint Bonaventure. Dans ce travail il développe l’idée que la révélation est « un acte dans lequel Dieu se montre », mais cette révélation ne peut se réduire aux propositions qui découlent des penseurs néo scolastiques. En effet, pour Joseph Ratzinger, la révélation a une dimension subjective ou personnelle parce qu’elle n’existe que s’il y a quelqu’un pour la recevoir : « là où il n’y a personne pour percevoir « une révélation », il ne s’est produit aucune révélation, parce qu’aucun voile n’a été ôté »[A 9]. Une partie de sa conception de la révélation est alors vivement critiquée par Michael Schmaus, théologien de l’Université qui co-dirigeait la thèse de Joseph Ratzinger. Cette attitude est sans doute due aux rumeurs avançant que cette thèse aspirait à la modernisation de l’enseignement[A 9]. Joseph Ratzinger doit revoir son travail, en réduisant la partie sur la révélation et en recentrant sa thèse sur la théologie de l’histoire dans l’œuvre de saint Bonaventure[7]. Le 21 février 1957, il soutient sa thèse d’habilitation, en partie révisée, intitulée : La Théologie de l’histoire chez Saint Bonaventure (Die Geschichtstheologie des Heiligen Bonaventura). Celle-ci est acceptée[A 10] et Joseph Ratzinger est nommé maître de conférence à l’université de Munich[7].

Le théologien

 

 

Joseph Ratzinger à Rome, le 12 octobre 1988.

En 1958, après une année de travail paroissial, durant laquelle il sillonne Munich à bicyclette, il est nommé professeur en dogmatique et théologie fondamentale à l’École supérieure de Freising. Il est l’un des plus jeunes théologien d’Allemagne[A 11]. De 1959 à 1963 il est professeur titulaire de théologie fondamentale à l’université de Bonn. Sa leçon inaugurale a pour titre Le Dieu de la foi et le Dieu des philosophes[8]. De 1963 à 1966 il enseigne la théologie dogmatique et l’histoire des dogmes à l’université de Münster (leçon inaugurale : Révélation et tradition)[9].

Il participe au concile œcuménique Vatican II (quatre sessions de 1962 à 1965) en tant que consulteur théologique (peritus) auprès du cardinal-archevêque de Cologne Joseph Frings, qu’il aide à préparer ses interventions. L’un de ses travaux concerne la nécessité d’entreprendre une réforme du Saint-Office qui deviendra la congrégation pour la doctrine de la foi. Le cardinal Joseph Frings fit un discours, à l’élaboration duquel Joseph Ratzinger a participé, remarqué pendant le concile Vatican II, dénonçant avec vigueur le Saint-Office en novembre 1963 affirmant que les méthodes du Saint-Office « ne sont pas en harmonie avec les temps modernes et sont une source de scandale pour le monde entier »[A 12]. Joseph Ratzinger était considéré pendant le concile comme étant réformateur. Pour Joseph Ratzinger l’Église devait revenir aux sources de la théologie catholique en remontant à la Bible et aux Pères de l’Église afin de pouvoir revivifier l’enseignement de la théologie et permettant de revitaliser la vie catholique[A 13]. Cette revitalisation peut alors pour Joseph Ratzinger permettre d’effectuer l’aggiornamento, la mise à jour des pratiques, méthodes et structures de l’Église[A 14]. Selon Joseph Ratzinger ce retour aux sources est la seule possibilité d’un dialogue authentique avec le monde moderne, l’Église étant alors « la continuation de l’histoire de la relation de Dieu avec l’homme »[A 14]. La place du ressourcement ou retour aux sources vis-à-vis de l’« aggiornamento » est au cœur de la conception que se font les réformateurs du Concile Vatican II[A 15], certains ne considérant pas comme essentiel ce retour aux sources du christianisme dans la recherche de la modernité. Il soutient au cours du Concile la réforme de la Liturgie. Il voit la Liturgie comme « une question de vie ou de mort » pour l’Église. La liturgie, et principalement l’Eucharistie est la raison de l’existence de l’Église, car elle permet aux fidèles l’adoration de Dieu[A 7]. L’importance qu’il accorde à la liturgie est pour lui essentielle à la vie de l’Église. Plus tard, il considèrera que la réforme mise en place ne correspondait pas à celle que les pères réunis en concile avaient voulue[A 16]. La thèse presque avortée de Ratzinger sur Bonaventure et la place de la révélation de Dieu fut en grande partie reprise par le Concile Vatican II, dans la constitution Dei Verbum[10],[A 12], qui considère que la révélation de Dieu, n’est pas une simple affirmation de Dieu, mais doit être comprise comme une rencontre de Dieu avec l’homme[A 12].

Après le concile, de 1966 à 1969, il enseigne la théologie dogmatique et l’histoire des dogmes à la faculté de théologie de l’Université Eberhard Karl de Tübingen, à la demande du directeur de l’Université le théologien Hans Küng[A 17],[9]. Joseph Ratzinger enseigna des cours de dogmes et entreprit un projet de cours à l’intention de tous les étudiants de la faculté intitulé « Introduction au christianisme », qui deviendra un ouvrage de référence dans l’enseignement introductif de la théologie dans le monde catholique[A 18].

Au cours de ces années, un débat important prit part au sein des théologiens de l’université sur la place à donner aux théories marxistes. Le théologien Joseph Ratzinger considérait le marxisme comme une déviation de la foi biblique qui « prenait pour base l’espérance biblique mais l’inversait en gardant l’ardeur religieuse mais en éliminant Dieu pour le remplacer par l’activité politique de l’homme. L’espérance reste, mais le parti prend la place de Dieu et, en même temps que le parti, un totalitarisme qui pratique une sorte d’adoration athée prête à sacrifier à son faux dieu tout sentiment d’humanité »[A 19].

Participant au comité de rédaction de la revue catholique libérale Concilium qui entend prolonger les travaux de Vatican II, il a fait partie des mille trois cent soixante théologiens qui, en 1968, signent une pétition demandant une réforme du Saint-Office de façon à donner plus de droits aux théologiens suspectés d’erreur doctrinale[11].

Face à l’augmentation des tensions, comme la pétition de l’été 1969 demandant « Qu’est ce que la croix de Jésus sinon l’expression d’une glorification sado-masochiste de la souffrance? », conduisent Joseph Ratzinger à considérer que « quiconque voulait dans ce contexte continuer à être progressiste était contraint de renoncer à son intégrité »[A 20], il décida donc d’enseigner dans la nouvelle université de Ratisbonne.

En 1969, il devint titulaire de la chaire de dogmatique et d’histoire des dogmes à l’université de Ratisbonne et vice-président de celle-ci. Il aura comme étudiant en doctorat plusieurs théologiens, le futur cardinal Christoph Schönborn et le jésuite Joseph Fessio[A 21].

Un mémorandum signé de neuf théologiens allemands, dont fait partie Ratzinger, et daté du 9 février 1970 signale une « situation alarmante au sein de l’Église ». Adressée aux évêques d’Allemagne cette pétition affirme que « l’Église a l’obligation de procéder à une modification » au sujet du célibat des prêtres. On peut y lire : « Notre réflexion est centrée sur la nécessité d’examiner la question du célibat sous un jour critique pour l’Église latine en Allemagne et dans le monde ». Mettant en avant le criant manque de vocations et la difficulté pour l’Église de recruter de jeunes prêtres, les signataires demandent que soit étudiée la réelle nécessité de cette règle de discipline[12].

En 1972, il participe à la fondation de la revue théologique Communio, créée par plusieurs théologiens dont Urs von Balthasar, Henri de Lubac, Jean Daniélou. Cette revue a pour vocation de dépasser le clivage traditionnel des théologiens entre modernistes et traditionalistes, en permettant l’émergence d’un nouveau courant qui se veut plus ouvert que la revue Concilium. Cette revue donne la parole aux théologiens laïcs, et s’intéresse au domaine culturel[A 22].

Il est nommé à la commission théologique internationale par le Pape Paul VI[A 18]. Il développe des relations avec Henri de Lubac, Jorge Medina, Louis Bouyer et Hans Urs Von Balthasar[A 18].

Archevêque et cardinal

 

220px-COA_Cardinal_Ratzinger.svg

 

Armoiries du cardinal Ratzinger

Le 24 mars 1977 le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising[13]. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque[A 23]. Il choisit alors comme devise la citation de la Troisième épître de Jean : cooperatores veritatis (coartisans de vérité). Cette devise montre l’importance qu’il place dans la recherche de la vérité mais aussi la façon dont il envisage sa pastorale d’évêque.

le 27 juin de la même année, il est promu cardinal lors du dernier consistoire de Paul VI[A 23].

Lors de l’assemblée synodale sur la catéchèse de 1977, il rencontre brièvement cardinal Karol Wojtyła[A 24](devenu Jean-Paul II en 1978) avec lequel il échangeait depuis 1974 une correspondance et des livres, dont l’Introduction au christianisme que Karol Wojtyla utilisera pour préparer sa retraite de carême[A 23]. Le conclave d’août 1978, pour l’élection de Jean-Paul I, leur donne, pour la première fois, l’occasion de dialoguer un peu plus longuement. Il y eut, comme le rappela par la suite Ratzinger, « cette sympathie spontanée entre nous, et nous avons parlé (…) de ce que nous devrions faire, de la situation de l’Église »[A 24].

En 1980, il est rapporteur du Ve synode des évêques, sur le thème : « Les missions de la famille chrétienne dans le monde d’aujourd’hui ».

Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

Généralités

Le 25 novembre 1981, quatre ans et demi après leur première rencontre, Jean-Paul II nomme le cardinal Ratzinger préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’un des dicastères de la curie romaine, ce qui l’amène, le 15 février 1982, à renoncer à la charge pastorale de l’archidiocèse de Munich et de Freising.

Jean-Paul II a précisé la fonction de la congrégation pour la doctrine de la foi 1988 par la constitution apostolique Pastor Bonus : « La tâche propre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est de promouvoir et de protéger la doctrine et les mœurs conformes à la foi dans tout le monde catholique : tout ce qui, de quelque manière, concerne ce domaine relève donc de sa compétence »[14]. D’après la constitution apostolique Pastor Bonus la congrégation a ainsi pour mission d’aider les évêques de l’Église catholique à remplir leurs ministères d’enseignants et de docteurs de la foi[15]. La congrégation suit les différents courants théologiques, consulte des évêques et des experts, et publie des déclarations sur des problèmes doctrinaux qui sont d’actualité dans l’Église. Elle se prononce sur les doctrines qui peuvent, selon elle, être opposées aux principes de la foi et de la morale définis par le magistère de l’Église catholique romaine[16]. La Congrégation est composée d’une vingtaine de membres, qui sont cardinaux et évêques[17].

Le poste dont Joseph Ratzinger a la charge est un des postes capitaux de la curie, mais est aussi considéré par certains comme l’un des plus impopulaires, car son titulaire passe pour un défenseur des conservateurs, un héritier de la Sainte Inquisition, un ennemi de la créativité et de l’ouverture.

Durant 23 ans, il rencontre Jean Paul II chaque vendredi soir, pour faire le point sur le travail de la congrégation pour la doctrine de la foi. Ils se voient aussi au déjeuner du mardi, et parfois avant, pour discuter, souvent avec d’autres, des questions théologiques relatives aux documents et interventions que prépare le pape (encycliques, audience du mercredi, discours…). Des sujets comme, par exemple, la bioéthique, les théologies de la libération, le dialogue oecuménique sont aussi abordés[18]. Les deux hommes ont, par ailleurs, partagé de nombreux déjeuners de travail pour préparer des documents d’enseignements. L’encyclique Veritatis Splendor, que Joseph Ratzinger considère comme le texte théologiquement le plus élaboré du pontificat de Jean Paul II, doit beaucoup à leur collaboration[A 25].

Critiques et condamnations

Ses détracteurs l’accusent d’avoir exercé sa charge d’une façon excessivement répressive[19] au lieu de faire de la Congrégation un outil de réflexion sur la doctrine et la théologie, ou un espace de dialogue où mettre les idées nouvelles à l’épreuve et aplanir les divergences, considérant au contraire beaucoup de théologiens comme un « obstacle à l’unité nécessaire à l’accomplissement de la mission de salut de l’Église » (Joseph A. Komonchak)[20].

De nombreux théologiens catholiques de grand renom ont ainsi été condamnés[21], comme Hans Küng, Edward Schillebeeckx o.p., Charles Curran, Roger Haight s.j., Andrew Fox, Eugen Drewermann, Tissa Balasuriya o.m.i., Josef Imbach, et une grande partie des théologiens de la libération comme Leonardo Boff o.f.m. et Jon Sobrino s.j.[22] La condamnation de Jon Sobrino par la Congrégation en 2007 a causé un vif émoi et la consternation chez nombre de théologiens catholiques[23]. « Le grand public, encouragé par les fantasmes de l’antique Inquisition volontiers réveillés par les médias, a surtout retenu les innombrables condamnations ou réprobations », note à ce sujet le journaliste Michel Kubler dans le quotidien catholique La Croix[24] lors de l’élection de Benoît XVI.

Le cardinal Ratzinger a également pour opposant le théologien allemand Hans Küng, autre participant au Concile Vatican II. Celui-ci remet en question le Concile Vatican I dans ses écrits, et remet en cause le dogme de l’infaillibilité pontificale proclamé en 1870 par Pie IX. Hans Küng s’était vu retirer le titre de théologien catholique, perdant sa missio canonica en 1979, 3 ans avant l’arrivée de Joseph Ratzinger à la tête de la congrégation pour la doctrine de la foi[25], [26], son enseignement étant alors décrété non conforme à celui de l’Église[27]. Hans Küng continuait d’enseigner à Tübingen, mais plus en tant que professeur de théologie catholique[28].

L’opposition de Joseph Ratzinger à la théologie de la libération repose sur le fait que, pour lui, elle est « fondamentalement une herméneutique » et « semble procéder d’une fin foncière de non-recevoir opposée à la modernité »[29] dans une attitude qui, selon Juan Luis Segundo, lui-même figure importante de la théologie de la libération, met en cause « toute l’histoire de la théologie de ces derniers temps, celle de la période post-conciliaire »[30]. Le Cardinal Ratzinger convoqua le 4 septembre 1984 le théologien de la libération Leonardo Boff, suite à la parution de son livre qui critique l’Église, la considérant comme trop hiérarchisé et comme ayant « passé un pacte colonial avec les classes dirigeantes »[31]. L’année suivante le cardinal publie un mandement sévère critiquant les graves déviation théologiques d’une partie de la théologie de la libération. Celle-ci est accusé de trahir la cause des pauvres et de situer le mal exclusivement dans les structures économiques, sociales et politiques, de confondre la pauvreté évangélique avec le prolétariat de Marx[32]. Il critique la conception d’une Église du peuple qui entre dans une logique de classe, et qui porte le danger de mener à une société totalitaire[33]. En 1986 il publie une note affirmant les aspects positifs de la théologie de la libération[31]. Une de ses dernières décisions à cette fonction sera de congédier Thomas J. Reese s.j., le rédacteur en chef de la revue jésuite américaine America[20], considérée comme progressiste, en délicatesse avec la Congrégation depuis plusieurs années.

Le cardinal Ratzinger demanda à plusieurs reprise à Edward Schillebeeckx de s’expliquer sur la conformité de ses écrits avec la doctrine catholique. Celui-ci remet en question le dogme de la Virginité perpétuelle de Marie, met en doute la résurrection du Christ, affirmant qu’elle n’a pas d’importance dans la foi des apôtres et dans la fondation de l’Église. Il affirme que les paroles de la consécration font partie de la tradition liturgique, mais qu’elles n’avaient jamais été proférées par Jésus. De même il affirme que le Christ n’a jamais voulu fonder l’Église, croyant à la fin du monde. Enfin il critiqua le dogme affirmant la divinité de Jésus, parlant de « spéculations très abstraites », allant à l’encontre du Concile de Chalcédoine[31]. Demandant la possibilité extraordinaire pour des laïcs de célébrer la messe, le cardinal lui lança un ultimatum, et il retira de ses publications postérieures ces questions

L’historien Jan Grootaers, spécialiste de l’histoire de l’Église catholique, du concile Vatican II et de l’œcuménisme, note que Joseph Ratzinger « ne supporte pas le pluralisme religieux, certainement pas à l’intérieur de l’Église (catholique), ni avec d’autres Églises chrétiennes, ni finalement avec les autres religions… »[34], s’opposant aux théologiens qui incarnent ce courant, à l’instar du jésuite Jacques Dupuis[35].

Les abus sexuels sur mineurs

La fin du pontificat Jean-Paul II est marqué par l’émergence de scandales concernant des d’abus sexuels commis par des prêtres sur des mineurs. Plusieurs observateurs ont relevé que le Saint-Siège avait tardé à réaliser l’ampleur du problème des abus sexuels commis par des prêtres[36],[37],[38]. De façon générale, l’habitude de traiter ces affaires dans la discrétion, et une certaine mansuétude envers des prêtres coupables, n’ont pas favorisé la reconnaissance publique des souffrances subies par les victimes[36]. Dans ce contexte, le cardinal Ratzinger semble avoir participé, dans les années 1980, comme la plupart des évêques, à la culture de la discrétion sur ces affaires[39]. Il n’a pas immédiatement pris conscience de la gravité et de l’ampleur des faits[40]. Toutefois, Joseph Ratzinger semble aussi avoir été un des premiers, au sein de la Curie, à avoir voulu faire preuve de plus de rigueur[39],[40]. D’après le cardinal Christoph Schönborn, le cardinal Ratzinger a proposé, en 1995, de créer une commission d’enquête sur le cardinal Hans Hermann Groër, alors soupçonné d’abus sexuels sur des séminaristes. Cette proposition n’a pas été retenue par une partie de la curie, dont le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’état du Saint-Siège[41],[42],[40],[39],[43]. Les plaintes pour abus sur mineurs, déposées en 1998 contre le père Marcial Maciel, fondateur des légionnaires du Christ, n’ont pas non plus donné lieu, malgré la demande du Cardinal Ratzinger, à une enquête approfondie[44],[45],[38]. Fin 2004, peu avant la mort de Jean-Paul II, le Cardinal Ratzinger obtient toutefois que l’enquête soit réouverte[46],[47],[45]. Elle aboutira, en 2006, sous le pontificat de Benoît XVI, à des sanctions contre Marcial Maciel[48],[46],[45].

Concernant les abus commis par des prêtres dans différentes régions du monde, le fait que les dossiers aient été traités, jusqu’en 2001, dans les diocèses[49],[50], a pu empêcher une prise en compte globale de ce phénomène. Pour plusieurs vaticanistes, un tournant est cependant pris en 2001, avec le motu proprio Sacramentorum sanctitatis tutela de Jean-Paul II, décrètant que les délits les plus graves commis contre les moeurs, doivent obligatoirement être signalés par les évêques, après enquête préliminaire, à la Congrégation pour la doctrine de la foi[50],[49],[40],[51],[36]. Le cardinal Ratzinger envoie alors aux évêques la lettre De delictis gravioribus (Les délits les plus graves)[52], leur imposant de faire remonter les dossiers d’abus sexuels à Rome[53],[49],[54]. Une plus grande transparence est préconisée, la lutte contre les abus sexuels commis par des membres du clergé devenant ensuite une des priorités du pontificat de Benoît XVI[53],[55].

Abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique.

Chronologie des prises de position

En janvier 1983, lors d’un voyage à Lyon et à Paris, il déclare que « ce fut une première et grave faute de supprimer le catéchisme », dénonce « la grande misère de la catéchèse nouvelle », qui oublie « de distinguer le texte de son commentaire » et ajoute qu’« il faut oser présenter le catéchisme comme un catéchisme », phrase qui semble alors s’appliquer directement au catéchisme français Pierres vivantes. Les évêques expliquent que le cardinal n’entend nullement « s’ingérer dans les affaires françaises mais traiter globalement de la situation de la catéchèse ». En 1983, il fut le président du VIe synode sur le thème : « réconciliation et pénitence dans la mission de l’Église ».

Son ouvrage Entretien sur la foi (1985) expose sa vision du catholicisme après Vatican II et notamment de ce qu’il considère comme les dérives politiques de certains courants, notamment la théologie de la libération, qui justifient les mouvements révolutionnaires par des arguments religieux, ce qu’il réprouve sans appel : « Certains sont tentés devant l’urgence du partage du pain, de mettre entre parenthèses et de remettre à demain l’évangélisation : d’abord le pain, la parole plus tard[56]. » Cette théologie, qui fait du message évangélique le fondement d’une lutte aux côtés des plus pauvres en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie matérielle, a souvent été perçue par le Vatican comme le résultat d’une infiltration des thèses marxistes au sein de l’Église catholique[57]. Il défend aussi les positions de l’Église sur le refus de la contraception, sur le célibat des prêtres et sur le non-accès des femmes au sacerdoce. Il a aussi développé l’idée qu’aucun œcuménisme ne saurait se construire sur la base du plus petit dénominateur commun.

En octobre 1986, le pape Jean-Paul II décide de constituer une commission de cardinaux et d’évêques pour préparer un projet de catéchisme universel romain et en confie la présidence au cardinal Ratzinger. Le 22 février 1987, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, il signe l’Instruction romaine Donum Vitae qui affirme la position de l’Église sur les méthodes de procréation artificielles : insémination et fécondation in vitro et donne des critères éthiques de réflexion en la matière.

Le 27 novembre 1999, le cardinal Ratzinger participe au colloque 2000 ans après quoi ?[58] organisé par la Sorbonne à l’occasion des festivités du passage au XXIe siècle. Les larges extraits de son discours Vérité du christianisme[59] reproduits dans le journal La Croix suscitent une vive réaction dans les colonnes du même journal de la part du cardinal archevêque de Bordeaux Pierre Eyt, président de la Commission doctrinale de la conférence des évêques de France, qui lui reproche de ne pas assez tenir compte des problèmes structurels de l’Église. Le 26 juin 2000, il signe un document donnant l’interprétation officielle du message de Fatima[60].

Le 6 août 2000, il publie la déclaration Dominus Iesus dans laquelle est affirmée la supériorité du catholicisme sur les autres confessions chrétiennes et non chrétiennes[61],[62], semblant prendre ainsi le contre-pied des efforts d’œcuménisme mis en acte avec la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification co-signée l’année précédente par le conseil (du Saint-Siège) pour l’unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale. Cinquante-trois théologiens catholiques belges protestent contre cette déclaration envisagée comme un véritable retour pré-conciliaire[63]. Une lettre envoyée en juin de la même année aux présidents des conférences épiscopales[64] présentant l’Église catholique comme l’« Église mère de toutes les Églises particulières » plutôt que comme « Église sœur », remettant en cause la déclaration de Balamand [65] avait déjà troublé le dialogue œcuménique.

Le 24 janvier 2001 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, décide de rédiger une notification, qu’il signe, « dans le but de sauvegarder la doctrine de la foi catholique d’erreurs, d’ambiguïtés ou d’interprétations dangereuses » qu’elle a relevées dans le livre Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux [66]. Lors d’une interview donnée à l’agence Zenit le 3 mai 2003[67], il réaffirme l’opposition du Vatican à la guerre d’Irak menée par les États-Unis, impossible d’après lui à justifier selon la doctrine de la guerre juste.

En janvier 2004, à l’occasion d’un débat avec le philosophe Jürgen Habermas à l’Académie catholique de Bavière, il reconnaît, à l’heure de la mondialisation, la « non-universalité de fait des deux grandes cultures de l’Occident, celle de la foi chrétienne et celle de la rationalité séculière[68] ».

Après avoir été perçu comme un théologien progressiste durant sa participation au concile, le cardinal Ratzinger est au moment de son élection réputé pour ses vues conservatrices sur la foi et les mœurs, sur des sujets comme l’interruption volontaire de grossesse ou l’œcuménisme. Il est parfois surnommé par les médias « le Panzerkardinal », allusion à son intransigeance supposée et à sa nationalité allemande.

Il est connu pour avoir une position traditionnelle vis-à-vis des pratiques homosexuelles (christianisme et homosexualité) et de l’avortement direct. Il soutient le pape Jean-Paul II contre l’avis d’une majorité d’évêques allemands, dans sa décision à la fin des années 1990 de faire fermer quelque 260 centres de « conseil pour les grossesses conflictuelles » administrés par l’Église catholique allemande. Ces centres doivent se réorganiser sous une forme associative non reconnue par l’Église.

Selon le spécialiste de l’histoire de l’Église Philippe Levillain — Membre du Comité pontifical des Sciences historiques et enseignant à l’université de Nanterre —, Benoît XVI est un pape de restauration[69], suivant le terme qu’il avait déjà utilisé en 1985, tandis qu’il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et qui avait été vivement critiqué alors par les défenseurs de Vatican II[70] dont, devenu pape, il appelle à une relecture qui vise à replacer le concile dans la continuité de la tradition[69].

Distinctions, charges et prix

Il a été membre du Conseil de la IIe Section de la Secrétairerie d’État ; des Congrégations pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements ; pour les Évêques ; pour l’Évangélisation des Peuples ; pour l’Éducation catholique; du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens ; des Commissions pontificales pour l’Amérique latine ; Ecclesia Dei. Le pape Benoît XVI est Bailli Grand Croix de l’ Ordre de Malte. Il est ainsi, après Jean XXIII, le deuxième pape membre de cet Ordre.

Nouveau pape

L’élection

Après un conclave d’à peine plus de vingt-quatre heures, le 19 avril 2005, la fumée blanche apparaît sur le toit de la chapelle Sixtine à 17h56. À 18h35, le cardinal protodiacre chilien Jorge Arturo Medina Estévez, annonce publiquement sur la place Saint-Pierre le traditionnel habemus papam et l’élection du cardinal Ratzinger comme successeur de Jean-Paul II en tant que 265e pape sur le trône pontifical.

Lors de sa première apparition publique ce 19 avril 2005, avant la première bénédiction Urbi et orbi de son pontificat, le nouveau pape, sous le nom de Benoît XVI, prononce les mots suivants :

« Chers frères et chères sœurs, après le grand pape Jean-Paul II, Messieurs les Cardinaux m’ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en son aide constante. Nous allons de l’avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Très Sainte Mère, est de notre côté. Merci[71]. »

 

250px-Benedikt_XVI_im_Papamobil

 

Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat le 24 avril 2005.

Après Albino Luciani (Jean-Paul Ier) et Karol Wojtyła (Jean-Paul II), c’est le troisième cardinal nommé par Paul VI à devenir pape. Pourtant, sur les cent quinze cardinaux ayant pris part au conclave, seuls deux n’avaient pas été nommés par Jean-Paul II.

À 78 ans, il est le pape le plus âgé au jour de sa prise de fonctions depuis Clément XII en 1730. Il s’agit du premier pape d’origine germanique depuis Victor II (1055-1057), originaire de la Souabe, et Adrien VI (15221523), hollandais originaire d’Utrecht (Pays-Bas espagnols), alors relevant du Saint Empire romain germanique.

La messe d’inauguration du pontificat eut lieu le 24 avril 2005 en présence de nombreux hauts dignitaires de la planète. La France est représentée par le Président de la République Jacques Chirac et son épouse, et les États-Unis par son président George W. Bush et ses deux prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père. Dans sa première homélie, le pape Benoît XVI précise qu’il ne va pas livrer de « programme ». On note toutefois que contrairement au dialogue avec le monde juif et l’œcuménisme, le dialogue avec l’islam n’est pas cité parmi ses priorités.

Au cours des mois qui ont suivi, le pape a mis en pratique un dicton bavarois qui recommande à un évêque d’observer pendant au moins un an et de ne rien toucher à l’administration de son diocèse. Depuis lors, le pape a renvoyé le président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Fitzgerald, « promu » nonce apostolique en Égypte, alors qu’on le donnait comme pouvant être promu au rang de cardinal, et fusionné ce conseil avec celui de la culture.

Le pape a effectué plusieurs voyages, en Italie (notamment à Bari, dans les Pouilles), en Allemagne (août 2005 pour les journées mondiales de la jeunesse et septembre 2006), en Pologne (mai 2006), en Espagne (juillet 2006), en Turquie (novembre 2006), au Brésil (mai 2007), en Autriche (septembre 2007), aux États-Unis (avril 2008), en Australie (juillet 2008 pour les journées mondiales de la jeunesse) et en France (septembre 2008).

Le conclave

En septembre 2005, la revue de géopolitique italienne Limes publie un texte présenté comme le Journal du conclave d’un cardinal ayant pris part au vote. Ce texte affirme que le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio aurait été son plus sérieux rival. Ces chiffres auraient dû rester secrets, d’autant plus qu’avant de rentrer en conclave les cardinaux électeurs ont tous solennellement juré de ne jamais violer le secret de l’élection, sauf autorisation papale. Or, dès la sortie du conclave, plusieurs cardinaux n’ont pas manqué de raconter quelques confidences et anecdotes, comme celle des difficultés de faire fonctionner le vieux poêle en fonte prévu pour brûler les bulletins, les feuilles de décomptes et annoncer l’élection d’un nouveau pape grâce à une fumée blanche. L’histoire récente avait déjà connu des témoignages anonymes[réf. nécessaire].

 

Fichier:Ratzinger Szczepanow 2003 7.jpg

Le cardinal Joseph Alois Ratzinger (deuxième en partant de la gauche) en 2003.

Au premier tour, le cardinal papabile Carlo Maria Martini, jésuite de 78 ans, ancien archevêque de Milan et chef de file du camp dit « progressiste », connu pour sa rigueur doctrinale mais surtout pour ses positions novatrices sur les questions sociales et pastorales et donné favori par les journalistes vaticanistes, n’aurait recueilli que 9 voix, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, 10 et le cardinal Ratzinger, 47.

Au deuxième tour, le lendemain matin, le cardinal Carlo Maria Martini n’aurait recueilli aucune voix, le cardinal Jorge Mario Bergoglio en aurait recueilli 35 et le cardinal Joseph Ratzinger en aurait réuni 65. Au déjeuner, le cardinal Bergoglio, par des gestes, aurait fait comprendre à ses partisans qu’il ne voulait pas être élu. Au troisième tour, l’élection finale du cardinal Ratzinger n’aurait plus fait de doute, le cardinal Bergoglio n’aurait recueilli que 40 voix et le cardinal Ratzinger 72. Au quatrième tour, le cardinal Bergoglio n’aurait recueilli que 26 voix et le cardinal Ratzinger aurait obtenu 84 voix sur 115 cardinaux, soit 7 de plus que la majorité requise pour être élu pape. Selon le journal, l’annonce des résultats aurait été suivie d’un long silence puis saluée « d’un long et cordial applaudissement ».

C’est le cardinal chilien Jorge Arturo Medina Estévez, qui, en tant que protodiacre, a annoncé depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre au monde entier le nom du nouveau pape.

Choix du nom de règne

 

275px-Pope_Benedict_XVI

 

Le pape Benoît XVI en la place Saint-Pierre en 2007.

Au cours de l’audience générale du mercredi 27 avril 2005, le pape a expliqué, en français, les raisons de son choix : « J’ai choisi le nom de Benoît en référence à Benoît XV, qui a guidé l’Église dans la période difficile de la Première Guerre mondiale. Sur ses traces, je désire participer à la réconciliation et à l’harmonie entre les hommes et entre les peuples. »

Mais Benoît XVI se réfère également à saint Benoît de Nursie, patron de l’Europe, fondateur de l’ordre des Bénédictins : « Le nom de Benoît évoque aussi le père du monachisme occidental, co-patron de l’Europe, particulièrement vénéré dans mon pays et surtout en Bavière. Saint Benoît de Nursie avait inscrit dans sa règle de ne rien mettre au-dessus du Christ. Nous lui demanderons donc de nous aider à rester le regard fixé sur le Christ. »

Armoiries et devise

 

180px-BXVI_CoA_like_gfx_PioM.svg

 

Armoiries du pape

Le blason figurant sur les armoiries papales, rendues publiques le 26 avril 2005, est une simplification de celui qu’il utilisait en tant qu’archevêque de Munich et de Freising, puis de préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Le reste du dessin présente cependant une innovation : la tiare qui, en signe d’humilité, n’était plus portée par les papes depuis les premières années du règne de Paul VI, mais qui restait représentée sur les armoiries papales, est désormais remplacée par une simple mitre d’évêque. La dignité papale est représentée par l’ensemble de la mitre épiscopale, des clés de saint Pierre et du pallium archiépiscopal pendant sous le blason.

Le blason est de type « écu à calice », de gueules chapé d’or. À gauche se trouve le « Maure de Freising », une tête d’Éthiopien couronnée qui figure depuis l’évêque Conrad III en 1316 sur les blasons de l’évêché-principauté de Freising. Au centre, une coquille Saint-Jacques évoque notamment le monastère Saint-Jacques de Ratisbonne, où se trouve le séminaire de prêtres du diocèse où Joseph Ratzinger a enseigné la théologie. Elle évoque également, entre autres, les pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle. À droite figure «  l’ours de saint Corbinien  », l’évêque de Freising qui au VIIIe siècle a converti la Bavière païenne au christianisme[72].

Lors de la messe inaugurale du 24 avril 2005, Benoît XVI a longuement insisté sur le rôle donné au pallium[Note 3].

Benoît XVI a choisi pour devise une parole extraite de la troisième épître de saint Jean : « Coopérateurs de la vérité ».

Pontificat

 

 

Benoît XVI en janvier 2006.

L’organisation du Saint-Siège

Élection des papes

Le 26 juin 2007, Benoît XVI a changé les règles d’élection du pape, revenant à celles d’avant la modification décidée en 1996 par Jean-Paul II. Jean Paul II avait en effet permis, dans cas où aucun candidat n’aurait obtenu, au bout de 34 tours de scrutin, la majorité des deux-tiers plus une voix, d’élire le nouveau pape à la majorité simple[A 26]. Suite à la décision de Benoit XVI, Le prochain souverain pontife devra donc à nouveau recueillir les deux tiers des voix des cardinaux réunis en conclave pour être élu, quel que soit le nombre de scrutins[73].

Le collège cardinalice

Le 22 février 2006, il crée 15 cardinaux et le 17 novembre 2007 lors d’un nouveau consistoire, il ajoute 23 nouveaux cardinaux au collège cardinalice. Le 20 octobre 2010, il annonce la tenue d’un consistoire le 20 novembre 2010 pour créer 24 nouveaux cardinaux.

Contrairement à son prédécesseur, il respecte strictement, à chaque consistoire, le nombre de 120 cardinaux électeurs qu’a fixé Paul VI.

Articles détaillés : Liste des cardinaux créés par Benoît XVI et Évolution du collège cardinalice sous le pontificat de Benoît XVI.

La Curie

Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI a renouvelé un grand nombre des responsables des dicastères (équivalent des ministères) de la Curie romaine. Il a manifesté une volonté de réduire la Curie[74], volonté qui s’est concrétisée par le rapprochement sous une présidence commune de plusieurs instances. Ainsi, le président du conseil pontifical pour la culture, prend également la présidence des commissions pontificales pour l’héritage culturel de l’Église et pour l’archéologie sacrée.

Il revient en revanche rapidement sur le rapprochement entre les conseils pontificaux pour la culture et pour le dialogue inter-religieux engagé en 2006. De même, les conseils pontificaux « Justice et Paix » et pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement placés sous présidence commune en 2006 sont à nouveau dissociés en 2009.

Le 28 juin 2010, il annonce la création à venir d’un nouveau dicastère: le conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation[75].

Il promeut au sein de la curie plusieurs de ses anciens collaborateurs au sein de la congrégation pour la doctrine de la foi, au premier rang desquels le cardinal Tarcisio Bertone, ancien secrétaire de la congrégation, nommé secrétaire d’état et camerlingue ou Angelo Amato, également ancien secrétaire de la congrégation appelé à la tête de la congrégation pour les causes des saints. De même, le cardinal Antonio Cañizares Llovera nommé préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements et Mgr Zygmunt Zimowski, nommé président du conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé ont travaillé à ses côtés au sein de la congrégation pour la doctrine de la foi. Des sources vaticanes pointent que le souverain pontife se serait contenté de s’entourer de ses anciens collaborateurs sans qu’ils en aient nécessairement les compétences[69].

Benoît XVI place ainsi des hommes de confiance mais, selon le journaliste vaticaniste Sandro Magister, des secteurs entiers de la curie vont « à la dérive », notamment celui de la communication, « modèle d’improductivité[76] ». Certains analystes décrivent par ailleurs les nominations comme une prise de pouvoir des traditionalistes et des intransigeants[77] tandis que certains affirment que Benoit XVI serait incapable de gouverner, pointant les rapports avec les schismatiques lefebvristes dont la gestion serait tombée aux mains de l’extrême droite de la curie[69].

AChronologie de la Curie sous Benoît XVI.

Accession au sacerdoce et orientations sexuelles

L’homosexualité est réprouvée dans le judaïsme comme dans le christianisme, en raison de la Bible (Lévitique). L’attitude de l’Église, surtout depuis Vatican II, consiste à écarter du sacerdoce de futurs prêtres éventuellement homosexuels tout en évitant d’avoir une attitude de rejet à l’égard des homosexuels.

Benoît XVI a entériné le 31 août 2005 les dispositions de la lettre de la Congrégation pour l’Éducation et les a rendues effectives à la date du 4 novembre 2005. Ce texte, tout en réitérant la nécessité d’éviter « à l’égard des homosexuels toute marque de discrimination injuste », stipule que les séminaristes se verront dorénavant soumis, au cours de leurs études, à une enquête en vue de déceler s’ils « pratiquent l’homosexualité, ou s’ils présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou s’ils soutiennent ce qu’on appelle la culture gay[78] ». Cette enquête sera réalisée sous l’autorité de la hiérarchie[79],[80].

Le 17 avril 2008, Benoît XVI fait une distinction nette entre pédophilie et homosexualité[81].

Pourtant, le 12 avril 2010, Tarcisio Bertone, cardinal secrétaire d’État du Saint-Siège, déclare que les scandales de pédophilie qui secouent l’Église sont liés à l’homosexualité : « De nombreux psychologues et psychiatres ont démontré qu’il n’y avait aucun lien entre le célibat et la pédophilie, et beaucoup d’autres, m’a-t-on dit récemment, qu’il y avait une relation entre l’homosexualité et la pédophilie ». Il précise que « le pape prendrait bientôt des initiatives audacieuses sur les affaires de pédophilie dans l’Église »[82]. Le 14 avril, le Vatican indique qu’il n’est « pas compétent pour faire des affirmations psychologiques ou médicales[83],[84]. »

Pastorale

Béatifications et canonisations

Le 13 mai 2005, il annonce le début du procès en béatification de Jean-Paul II, en exerçant sa prérogative de ne pas tenir compte du délai de cinq ans après la mort normalement requis par le droit de l’Église.

Contrairement à Jean-Paul II, mais conformément à l’usage ancien, Benoit XVI ne préside généralement pas lui-même les cérémonies de béatifications.

Dans la lignée de son prédécesseur Jean-Paul II, le pape Benoît XVI continue — mais à un rythme beaucoup plus lent — à canoniser des chrétiens et chrétiennes qui peuvent être considérés comme modèles de vie évangélique.

Liste des canonisations par Benoît XVI.

Exhortations publiques

En mai 2005, il réduit et fait contrôler les initiatives œcuméniques des franciscains d’Assise[85].

Dans son premier message de Noël, adressé au monde depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre de Rome, le 25 décembre 2005, le pape Benoît XVI appelle l’humanité du 3e millénaire à un « réveil spirituel », sans lequel a-t-il dit « l’homme de l’ère technologique risque d’être victime des succès même de son intelligence ».

Au début de 2007, il publie une exhortation apostolique post-synodale du nom de Sacramentum Caritaris qui vise à défendre la beauté et la nécessité du culte eucharistique, central dans la liturgie chrétienne.

En juin 2008, d’après une dépêche de l’AFP[86], reprise par certains journaux[87], le pape lance un mouvement de réhabilitation de la communion à genoux, dans les mots comme dans les faits, déclarant[86] vouloir « revenir à la génuflexion » et évoquant « l’urgence de donner à nouveau l’hostie aux fidèles directement dans la bouche », ce qu’il a effectué lors d’une messe à Brindisi le 15 juin 2008[88]. Il apparait toutefois, d’après le journal La Croix, que les propos « l’urgence de donner à nouveau l’hostie aux fidèles directement dans la bouche » n’ont pas été tenus en juin 2008 par le pape mais ont été prononcés en février 2008 par Mgr Malcolm Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin. Quant au passage sur la génuflexion, il ne concernait pas la communion mais l’adoration du Saint-Sacrement (homélie de Benoît XVI du 22 mai 2008)[89].

Voyages et pèlerinages

 

220px-Benedict_XVI_Poland_10

Le pape Benoît XVI en Pologne en 2006 avec le président polonais Lech Kaczynski.

Liste des visites pastorales du pape Benoît XVI hors d’Italie.

En Italie, Benoît XVI s’est rendu en 2005 à Bari (clôture du XXIVe Congrès eucharistique national italien), en 2006 à Manoppello (visite du sanctuaire de la Sainte-Face) et à Vérone (IVe Congrès ecclésial national de l’Église italienne), en 2007 à Vigevano et Pavie, à Assise (7e centenaire de la conversion de saint François), à Lorette (rencontre Agora 2007 avec les jeunes Italiens), à Velletri et à Naples (rencontre internationale pour la Paix), en 2008 à Savone et Gênes.

Mesures concernant les abus sexuels sur mineurs

Le pontificat de Benoît XVI est marqué par la révélation de plusieurs scandales concernant des abus sexuels commis par des prêtres sur des mineurs. Si la plupart de ces faits se sont surtout produits dans les décennies précédentes, leur mise au jour a lieu essentiellement dans les années 2000. En 2002, ces affaires avaient déjà fait grand bruit aux États-Unis et amené les évêques américains à prendre des mesures importantes pour limiter les risques d’abus[50].

D’après Henri Tincq, le pape Benoît XVI a, à plusieurs reprises, manifesté son intransigeance concernant les affaires d’abus sexuels[55]. Peu avant son élection en 2005, il dénonce les « souillures dans l’Église» et particulièrement parmi les prêtres[90],[55]. Dès le début de son pontificat, il a des mots de compassion à l’égard des victimes[55]. À bord de l’avion qui le conduit à Washington, le 15 avril 2008, le pape se dit particulièrement honteux de tous les cas relevés dans l’Église, ajoutant « qu’un pédophile ne peut pas être prêtre »[55]. Au cours de ce voyage aux États-Unis, il rencontre des victimes de prêtres, geste qu’il renouvellera en Australie, en juillet 2008[55], au Vatican, en avril 2009, où il reçoit des Amérindiens venus du Canada[91] et à Malte, en avril 2010[54]. Pour le journaliste vaticaniste Giancarlo Zizola, Benoît XVI « a prôné la tolérance zéro, engagé les évêques à dénoncer les prêtres fautifs et permis une assistance matérielle aux victimes »[53].

En 2009 et en 2010, c’est en Europe que les affaires sont révélées, essentiellement en Irlande, en Allemagne, Autriche, Pays-Bas et en Belgique[50],[92]. Benoit XVI remet en cause collectivement les épiscopats des pays concernés par les scandales[55]. En février 2010, il convoque, de manière exceptionnelle, l’ensemble des évêques catholiques irlandais, ceux-ci étant accusés par les rapports Murphy et Ryan[55]. Le mars 2010, le pape rend publique la Lettre pastorale aux catholiques irlandais[93], où il aborde ces questions douloureuses[94], [90], [49]. Il y redit sa compassion pour les victimes. Il comprend qu’il leur soit difficile de pardonner ou de se réconcilier avec l’Église[93]. Le pape reconnaît la responsabilité des évêques et condamne vivement les prêtres coupables[94], [93]. Benoît XVI identifie plusieurs facteurs à cette crise : des procédures inadéquates pour évaluer les candidats au sacerdoce et à la vie religieuse, des manquements dans la formation des séminaristes, une tendance à favoriser, dans la société, le clergé et d’autres figures d’autorité, une « préoccupation déplacée » pour la réputation de l’Église, la non application des peines canoniques en vigueur[93], [Note 4]. Il demande aux évêques « d’appliquer les normes du droit canonique en affrontant les cas d’abus sur les enfants » et de « continuer à coopérer avec les autorités civiles »[93]. Il encourage les prêtres et les religieux innocents qui sont parfois perçus comme « coupables par association » en raison de la faute de leurs confrères[93].

En mai 2010, lors de son voyage vers le Portugal, le pape répond à une question d’un journaliste à propos des abus sexuels commis par des prêtres et religieux. Benoît XVI déclare « que la plus grande persécution de l’Église ne vient pas d’ennemis extérieurs mais naît du péché de l’Église. » Pour le pape, l’Église a donc un profond besoin de réapprendre la pénitence et d’accepter la purification. Il rappelle l’importance du pardon dans l’Église, tout en insistant sur la nécessité de la justice, soulignant que « le pardon ne remplace pas la justice »[95], [Note 5].

Abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique.

Enseignements

Vision de Vatican II

Benoît XVI a été l’un des acteurs du concile Vatican II. Il déclare : « J’ai vécu, moi aussi, l’époque du concile Vatican II, j’étais dans la basilique Saint-Pierre avec beaucoup d’enthousiasme ». Il raconte ainsi sa vision de l’après-concile, qui est selon lui toujours difficile et faite de crises, dans un entretien avec des prêtres lors de ses vacances le 24 juillet 2005[96].

Le lendemain de son élection en tant que pape, il affirme que « la mise en œuvre du concile Vatican II » est sa priorité « en continuité fidèle avec la tradition bimillénaire de l’Église », phrase qui a été très commentée. Benoît XVI critique ainsi la vision du Concile Vatican II qui serait une rupture dans l’histoire de l’Église. Il y voit au contraire non pas une rupture radicale mais un « renouveau dans la continuité » de l’Église. Benoît XVI dans une intervention du 22 décembre 2005 s’explique plus longuement[97] ; il dénonce une vision du concile Vatican II qu’il nomme un certain « esprit du concile », qui opposerait « la lettre et l’esprit du Concile », un débat central qui divise l’intérieur de l’Église depuis quarante années entre ceux qui se réjouissent de voir que l’Église catholique s’est « ouverte au monde » (l’esprit du concile) et ceux qui déplorent sa perte de substance et appellent à un nouvel enracinement (ceux qui ne voient que la lettre du concile). Benoît XVI considère donc que l’Église a, avec le Concile Vatican II, « maintenu et approfondi sa nature intime et sa profonde identité ». Il affirme ainsi que « Ceux qui attendaient avec ce ‘‘oui’’ fondamental à l’époque moderne (du concile Vatican II) que toutes les tensions disparaissent, et que l’ouverture au monde se transforme en une pure harmonie ont sous évalué les tensions intérieures et aussi les contradictions de cette époque moderne[98] ».

Le théologien Hans Küng, qui fut une cheville ouvrière du concile en même temps que le jeune théologien qu’était alors Joseph Ratzinger, estime en 2009 que les enseignements du concile sont mis à mal par différentes erreurs de Benoît XVI, notamment dans les relations interreligieuses en soulignant que les dignitaires juifs ou musulmans ont perdu confiance à ce sujet. Il estime par ailleurs que le type de gouvernement absolutiste de l’Église est anachronique et que celle-ci s’engage à nouveau dans la voie de la réaction, de l’anti-modernisme et du retour « vers le Moyen Âge »[99].

Encycliques

Deus Caritas Est

Deus Caritas Est.

Le 25 janvier 2006, il publie sa première encyclique Deus Caritas Est, Dieu est amour. Dans cette encyclique le pape tente d’expliquer le sens chrétien de l’Amour, critiquant le fait que le nom de Dieu soit associé à la vengeance ou la violence. Pour cela il parle de l’Amour que l’Église doit transmettre. L’encyclique obtient un succès éditorial (vendue à plus d’1,45 million d’exemplaires).

Spe Salvi

Article détaillé : Spe Salvi.

Le 30 novembre 2007, Benoît XVI publie sa seconde encyclique : Spe Salvi (Sauvés par l’Espérance) qui est une réflexion sur le thème de l’espérance chrétienne, prenant comme référence la Lettre de Saint Paul aux Romains, « c’est en espérant que nous avons été sauvés » (Chapitre VIII verset 24).

Caritas in Veritate

Caritas in Veritate.

Une encyclique consacrée aux problèmes sociaux[100] intitulée Caritas in Veritate (L’amour dans la Vérité) signée par le pape le 29 juin 2009 a été rendue publique le 7 juillet[101]. Elle traite du développement humain intégral, et aborde notamment la question de la fraternité et du développement économique en liaison avec la société civile, ainsi que le développement des peuples et le respect de l’environnement.

Livre

Benoît XVI publie en mai 2007 son premier livre en tant que pape. Le livre est le premier tome de la vie du Christ, Jésus de Nazareth. Il signe « Joseph Ratzinger, Benoît XVI », car il veut affirmer par là même que ce livre est une vision personnelle de la vie de Jésus et non un enseignement dogmatique, relevant du magistère pontifical. En signant Joseph Ratzinger, il insiste sur le fait que « ce livre n’est en aucune manière un acte du magistère », mais uniquement l’expression d’une quête personnelle de la « face du Seigneur »[102].

Benoît XVI affirme le 17 juillet 2007 travailler sur le second tome de la vie du Christ[103].

Dialogue œcuménique

 

220px-Papa_Benedetto

Benoît XVI en 2006

Avec les orthodoxes

Le 1er mars 2006, Benoît XVI a pris la décision de renoncer au titre de « patriarche de l’Occident. »[104]. Ce renoncement a deux objectifs, le premier est de ne retenir que le titre universel du pape et non plus que celui de patriarche de l’Occident, la deuxième raison vise à se rapprocher des chrétiens orthodoxes, car le titre de patriarche de l’Occident a été créé en grande partie par opposition au patriarche d’Orient, et donc orthodoxe.

Le 16 mars 2006, des échanges de lettres entre Benoît XVI et le patriarche de Moscou Alexis II sont publiés, cet échange montre un début de rapprochement, Benoît XVI voulant « une collaboration plus intense dans un esprit de vérité et de charité » ; le patriarche quant à lui affirme que l’Occident « est confronté à de graves défis qui exigent des engagements communs ». Les relations entre Jean-Paul II et Alexis II étaient beaucoup plus tendues[105].

Le 28 juin 2008, le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier assiste à Rome, aux côtés de Benoît XVI, à l’ouverture de l’année paulinienne commémorant le deuxième millénaire de la naissance de Paul.

Avec les anglicans

Le 23 novembre 2006, le pape et l’archevêque de Cantorbéry Rowan Williams, chef de l’Église anglicane, ont reconnu l’existence dans une déclaration commune de « sérieux obstacles au progrès oecuménique ». Ils s’engagent cependant à « poursuivre le dialogue ». Les deux chefs religieux ont aussi appelé leurs fidèles à témoigner et agir ensemble pour « la paix au Proche-Orient et dans d’autres parties du monde »[106].

Durant le pontificat se poursuit le dialogue avec la Communion anglicane traditionnelle, fondée en 1991 à la suite de divergences au sein de la Communion anglicane. Elle revendique plusieurs centaines de milliers de fidèles[107] répartis en 33 évêchés dans 44 pays, parlant plus de sept langues. La Communion anglicane traditionnelle formule, le 5 octobre 2007, une demande de rattachement à l’Église catholique romaine sur le principe d’une communion pleine, entière et sacramentelle[108]. Cette demande a été prise en considération par le Saint-Siège, en octobre 2009[109], avec l’annonce de la publication de la constitution apostolique Anglicanorum Coetibus destinée à faciliter la communion entre Rome et les groupes anglicans[110].

Le 4 novembre 2009, Benoît XVI signe la constitution apostolique Anglicanorum Coetibus (À des groupes d’anglicans)[111] qui fournit un cadre dans lequel des groupes de fidèles anglicans peuvent rejoindre la communion catholique. Cette constitution crée une structure canonique spécifique destinée à accueillir et intégrer des institutions et groupes anglicans au sein de l’Église catholique, tout en assurant « que soient maintenues au sein de l’Église catholique les traditions liturgiques, spirituelles et pastorales de la Communion anglicane, comme un don précieux qui nourrit la foi des membres de l’ordinariat et comme un trésor à partager » (AC, iii). La Constitution est signée par le pape Benoît XVI le 4 novembre 2009, et publiée le 9 novembre[112]. Elle avait été annoncée conjointement le 20 octobre 2009[113], à Rome, par le cardinal William Levada, et à Londres, par Rowan Williams (archevêque de Cantorbéry) et Vincent Nichols (archevêque catholique de Westminster). Le 15 janvier 2011, pour permettre l’application de la constitution apostolique Anglicanorum Coetibus, la congrégation pour la doctrine de la foi érige l’ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham destiné aux anglicans qui veulent entrer dans la communion catholique. Son territoire correspond à celui de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles. Cette structure canonique donne la possibilité aux ex anglicans d’être en pleine communion avec l’Eglise catholique tout en conservant au sein de celle-ci des traditions liturgiques, spirituelles et pastorales anglicanes[114].

Dialogue interreligieux

Avec le judaïsme

Le 29 mai 2006, au cours d’un voyage en Pologne, pays de son prédécesseur, le pape Benoît XVI se rend à Auschwitz, visite hautement symbolique du fait de sa nationalité allemande [115]. En février 2008, le pape Benoît XVI, dans sa volonté de permettre l’ancien rite de la messe en latin, a décidé de maintenir, avec quelques modifications, une prière pour la « conversion des juifs » contenue dans le missel en latin pour le Vendredi Saint. Cette autorisation suscite alors des protestations de la part de membres de la communauté juive[116]. En avril 2008, lors de son voyage aux États-Unis, le pape — lors d’une visite initialement non prévue — a rencontré la communauté juive, et visité une synagogue à New York, adressant un message à la communauté juive[117]. À cette occasion, il a affirmé vouloir « réitérer l’engagement de l’Église au dialogue qui, en quarante ans, a conduit à changer fondamentalement, et à améliorer, nos relations ».

Au printemps 2009, Benoît XVI s’est rendu en Israël et en Jordanie. Au mémorial de Yad Vashem, il a prononcé le mot de « Shoah » dans son discours et parlé sans ambiguïté des « six millions de Juifs » assassinés par les nazis. En août 2009, Benoit XVI affirme que les camps d’extermination nazis sont des « symboles de l’enfer sur la terre »[118]

Le 17 janvier 2010, Benoît XVI renouvelle la visite que Jean-Paul II avait faite, 23 ans plus tôt, à la synagogue de Rome ; le contexte en est plus difficile, suite au projet de béatification de Pie XII[119]. Lors de son discours, le pape rappelle que Pie XII a sauvé des Juifs « de façon souvent cachée et discrète » et le président de la communauté juive de Rome, Riccardo Pacifici répond que « le silence de Pie XII durant la Shoah » demeure douloureux[120].

Avec l’islam

Le discours de Ratisbonne et ses conséquences

Article détaillé : discours de Ratisbonne.

Le 12 septembre 2006, dans son discours à l’Université de Ratisbonne, le pape déplore énergiquement toute violence commise pour des desseins religieux. Dans son discours, le pape signifie que Dieu est le Verbe, le Logos, la Raison primordiale. Or, la raison s’oppose à la violence et aux passions.

Dans ce discours, il cite notamment l’empereur byzantin Manuel II Paléologue (1391-1425) : « (…) l’empereur, avec une rudesse assez surprenante qui nous étonne, s’adresse à son interlocuteur simplement avec la question centrale sur la relation entre religion et violence en général, en disant : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ». L’empereur, après s’être prononcé de manière si peu amène, explique ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion de la foi à travers la violence est une chose déraisonnable. La violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme. »[121]. Cette citation des propos de Manuel II dans son discours déclenche de vives réactions politiques et religieuses dans le monde, majoritairement négative dans les pays à majorité musulmane, plutôt positive dans les pays occidentaux prenant la défense du pape au nom du dialogue religieux et de la liberté d’expression. Les réactions prennent la forme de manifestations populaires et parfois d’actes violents allant jusqu’aux meurtres de chrétiens dans des pays à majorité musulmanes comme l’Irak et la Somalie[122],[123].

Une annonce officielle du Vatican le 16 septembre, et Benoît XVI lui-même le lendemain, soulignent que cette citation de l’empereur Manuel II ne représentait pas les convictions personnelles du pape[124],[125]. Ces déclarations et une initiative diplomatique du Vatican apaisent en partie les critiques, dont celles venant d’Iran et de Malaisie[126].

Le 20 septembre, lors de l’audience générale à Rome, le pape revient à nouveau sur le discours qu’il a tenu à Ratisbone. Il rappelle son « profond respect » pour les grandes religions, « et donc aussi pour les musulmans qui «adorent le Dieu unique». » Il insiste sur l’idée centrale de son discours : « Ce ne sont pas la religion et la violence qui vont ensemble, mais la religion et la raison ». Il souhaite aussi que ce discours et le débat qui a suivi pourront « constituer une impulsion et un encouragement à un dialogue positif, même autocritique, aussi bien entre les religions qu’entre la raison moderne et la foi des chrétiens »[127]. Cette invitation au dialogue est entendue par des personnalités musulmanes. Un mois après le discours de Ratisbonne, 38 savants musulmans écrivent une lettre ouverte au pape, en vue « de parvenir à une compréhension mutuelle »[128]. En octobre 2007, 138 personnalités musulmanes envoient au pape, et aux responsables des autres confessions chrétiennes, une lettre ouverte intitulée Une parole commune entre vous et nous[129],[130]. Cette initiative est suivie de la création d’un forum permanent de dialogue catholico-musulman dont la première session se tient à Rome, du 4 au 6 novembre 2008[129].

Rencontre avec des responsables musulmans

Le 6 novembre 2007, le pape reçoit Abdallah 1er, roi d’Arabie Saoudite. C’est la première fois qu’une rencontre a lieu entre un pape et un souverain de ce pays, gardien des lieux saints de l’islam. L’entrevue a pour objet le dialogue interreligieux, avec en toile de fond la question de la liberté religieuse pour les chrétiens présents en Arabie Saoudite[131].

En mai 2009, lors de son voyage en Jordanie, précédant son séjour en Israël, le pape rencontre le prince Ghazi Bin Muhammad Bin Talal, cousin du roi Abdallah II, et inspirateur de la lettre Une parole commune entre vous et nous. Ce dernier rappelle la blessure qu’à représenté pour les musulmans la citation de Manuel II dans le discours de Ratisbone. Il remercie le pape d’avoir exprimé des regrets après son discours et note que « les musulmans ont aussi particulièrement apprécié l’éclaircissement donné par le Vatican, selon lequel ce qui a été dit à Ratisbonne ne reflétait pas l’opinion de Votre Sainteté, mais était simplement une citation dans un discours académique. »[129].

Pistes dans le dialogue avec l’islam

Dans l’exhortation apostolique post-synodale « Verbum Domini », parue en novembre 2010, le pape souhaite que « les rapports inspirés par la confiance, qui se sont instaurés depuis plusieurs années entre Chrétiens et Musulmans, se poursuivent et se développent dans un esprit de dialogue sincère et respectueux ». Il retient aussi les pistes de dialogue proposés par les évêques présents au Synode comme « le respect de la vie en tant que valeur fondamentale, et celui des droits inaliénables de l’homme et de la femme et de leur égale dignité » et la « contribution des religions au bien commun ». Le Synode envisage aussi de favoriser des rencontres entre Chrétiens et Musulmans afin qu’ils se connaissent mieux mutuellement[132].

Les conditions de ce dialogue sont celles qui, pour le pape, prévalent dans le dialogue entre les différentes religions, comme « la nécessité que soit assurée de manière effective à tous les croyants la liberté de professer leur propre religion en privé et en public, ainsi que la liberté de conscience ». Benoît XVI rappelle ainsi les paroles de Jean-Paul II aux musulmans à Casablanca, lors de son voyage au Maroc en août 1985 : « le respect et le dialogue requièrent la réciprocité dans tous les domaines, surtout en ce qui concerne les libertés fondamentales et plus particulièrement la liberté religieuse. Ils favorisent la paix et l’entente entre les peuples »[132].

Avec le bouddhisme

Le 13 octobre 2006, le pape Benoît XVI a reçu le 14e Dalaï Lama, leader spirituel bouddhiste du Tibet dans le cadre d’une « rencontre privée, de courtoisie, aux contenus religieux »[133]. Le 13 décembre 2007, il devait également recevoir le dalaï lama au Vatican[134]. Cependant, suite à une pression du gouvernement chinois, le Vatican déclare que le pape n’envisage pas de rencontrer le Dalaï Lama à cette date, soulevant une critique[135]. Le dalaï lama a déclaré qu’il était désolé de ne pas voir le pape pendant sa visite de 10 jours en Italie[136].

Avec les Amérindiens

Le 13 mai 2007, dans son discours d’ouverture de la cinquième Conférence générale de l’épiscopat latino-américain et des Caraïbes, à Aparecida, au Brésil, Benoît XVI a dit que les indigènes étaient silencieusement en attente du Christ. Il citait la doctrine catholique sur les religions non chrétiennes, mais cela a provoqué des protestations de la part de responsables religieux et experts des communautés amérindiennes[137]. Plus tard, il a déclaré que les Conquistadores avaient commis de graves crimes mais que l’Église avait déjà dénoncé ces mêmes erreurs par le passé[138].

Autres prises de position publiques

Écologie et environnement

Comme son prédécesseur, Benoît XVI a pris position à de nombreuses reprises sur les problèmes d’écologie et d’environnement.

Dans son message pour la journée mondiale de la paix 2008, il a exprimé sa préoccupation pour la spoliation de l’environnement de nombreuses régions de la planète du fait de l’action de l’homme, d’une façon qui compromet sérieusement l’écosystème. Le pape a relié un appel moral fort à la solidarité, sur la base de la reconnaissance de la destination universelle des biens de la Création, qui concerne aussi les pauvres et les générations à venir. Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney en juillet 2008, Benoît XVI a expliqué quels sont les fondements d’une écologie humaine qui tienne compte aussi bien de l’environnement naturel que social. Il a affirmé que cette crise de l’écologie naturelle et de l’écologie sociale est due au fait que « la liberté et la tolérance sont très souvent séparées de la vérité ».

La notion d’écologie humaine (ou écologie de l’Homme) énoncée lors des vœux de Noël 2008 du pape, a provoqué selon le journal du dimanche, « la colère des associations homosexuelles »[139].

Politique

D’une façon générale, le pape n’a pas pris autant que son prédécesseur part au débat politique[réf. nécessaire]. Certains choix religieux ont cependant des échos politiques lisibles – ainsi, la canonisation de religieux espagnols tués au cours de la guerre d’Espagne au moment où le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero reconnaissait les combattants républicains.

Son enfance et l’arrivée d’Hitler au pouvoir démocratiquement est analysé par Joseph Ratzinger comme la perte en Allemagne des convictions chrétiennes qui disparaissait et n’ont pas su faire face à l’idéologie, la foi d’une communauté robuste et orthodoxe, comme celle de son père sont, selon lui, les plus à même de résister aux idéologies[A 27]. La faiblesse de la démocratie malgré la république de Weimar conduit à développer une conception de la démocratie à qui il faut, pour bien fonctionner, de la vertu[A 28].

Relations internationales

Le 1er janvier 2006, au cours de la messe célébrée au Vatican, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, Benoît XVI a appelé l’Organisation des Nations unies (ONU) à une conscience renouvelée de ses responsabilités pour promouvoir la justice, la solidarité et la paix dans le monde.

Sur l’épidémie de sida en Afrique

Le 17 mars 2009, dans l’avion qui l’amène en Afrique[140], Benoît XVI déclare : « Je dirais qu’on ne peut pas vaincre ce problème du sida uniquement avec de l’argent, qui est nécessaire. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut le résoudre en distribuant des préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème[Note 6]. » [141]. Il ajoute que la solution au problème de l’épidémie ne peut se trouver que dans l’« humanisation de la sexualité » et un « renouveau spirituel » des relations humaines d’une part, et d’autre part dans un dévouement total envers les personnes qui souffrent[142].

Ces propos sont très critiqués par des organisations s’occupant de la lutte contre le sida, à l’instar du Fonds mondial de lutte contre le sida et d’Onusida[143], et par divers gouvernements ou personnalités politiques, notamment en Belgique, aux Pays-Bas et en France[144],[145]. L’immunologiste Quentin Sattentau, de l’université d’Oxford, parle d’un « grand pas en arrière en matière d’éducation sanitaire » et redoute une augmentation des contaminations[144] tandis qu’un chercheur, Edward Green, directeur du AIDS Prevention Research Project Harvard Center for Population and Development Studies de l’université Harvard, affirme dans un éditorial[146] que des « preuves empiriques » donnent raison au pape, mettant en exergue que l’usage du préservatif n’est pas efficace lorsque l’épidémie de SIDA touche l’ensemble de la population, tout en confirmant son efficacité dans d’autres situations[147],[148].

Plusieurs personnalités de l’Église catholique relativisent les propos de Benoît XVI, tels l’évêque français Jean-Michel di Falco qui affirme qu’« on ne doit être ni criminel, ni suicidaire, et on doit utiliser le préservatif », le prêtre Guy Gilbert exprimant son sentiment d’avoir sauvé plusieurs vies en distribuant des préservatifs, ou l’évêque auxiliaire de Hambourg expliquant que toute personne séropositive ou sexuellement active « doit protéger les autres et [elle-même][144] ».

Plusieurs évêques français[149] et africains appuient quant à eux les propos du pape, affirmant, comme l’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, que le préservatif aggrave le problème en « donnant une fausse sécurité[143] ».

Peu après, l’Osservatore Romano reconnaît une « certaine efficacité » au préservatif dans le cadre de campagnes de lutte contre le sida fondées prioritairement sur la fidélité et l’abstinence (Stratégie ABC), par exemple en Ouganda [150].

Suite à ce discours à l’arrivée à l’aéroport de Yaoundé le pape demande la gratuité des soins et la facilitation de l’accès aux hôpitaux pour les personnes atteint de cette maladie [151],[152].

En novembre 2010, dans un livre d’entretiens avec Peter Seewald (Lumière du monde)[153], Benoît XVI revient sur son discours prononcé un an et demi plus tôt[154]. Il dit avoir alors voulu affirmer avec force que le problème du Sida ne pouvait se résoudre par la seule distribution de préservatifs. La prévention, par l’abstinence et la fidélité, ainsi que le refus de la banalisation de la sexualité sont à ses yeux beaucoup plus déterminants pour la lutte contre le Sida. Toutefois, le pape tient compte aussi dans cet entretien avec Peter Seewald de situations exceptionnelles où des relations sexuelles peuvent s’avérer dangereuses pour la vie de l’autre. Sans approuver ces relations et l’exercice désordonné de la sexualité, le pape estime que l’utilisation du préservatif pour diminuer le danger de contagion est, dans ces situations, « un premier acte de responsabilité », « un premier pas sur le chemin vers une sexualité plus humaine »[155],[156]. D’après le père Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, des théologiens et des membres du clergé ont déjà soutenu des analyses similaires. Le père Lombardi observe cependant, comme l’ont fait de nombreux observateurs, que c’est la première fois qu’un pape donne son avis de cette façon sur ce sujet[155]. Enfin, suite aux diverses interprétations erronées qui ont été diffusées à l’occasion de la publication du livre, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une note qui précise : « En réalité, les paroles du Pape qui font allusion en particulier à un comportement gravement désordonné, en l’occurrence la prostitution (cf. Lumière du monde, pp. 159-161), ne modifient ni la doctrine morale, ni la pratique pastorale de l’Église. Comme il ressort de la lecture du passage en question, le Saint-Père ne parle ni de morale conjugale, ni même de norme morale sur la contraception. [...] L’idée qu’on puisse déduire des paroles de Benoît XVI qu’il est licite, dans certains cas, de recourir à l’usage du préservatif pour éviter les grossesses non désirées, est tout à fait arbitraire et ne correspond ni à ses paroles ni à sa pensée. [...] le Saint-Père se référait au cas totalement différent de la prostitution »[157].

Doctrines de l’Église catholique sur la sexualité.

Relations avec les traditionalistes

Le motu proprio Summorum Pontificum

Summorum Pontificum (motu proprio).

Dès le début du pontificat de Benoît XVI, la presse mentionne une possible réconciliation du Vatican avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) et la libéralisation du rite tridentin. Les médias évoquent des discussions entre Mgr Jean-Pierre Ricard, Mgr Bernard Fellay, supérieur de la FSSPX, et le pape Benoît XVI, ainsi que le projet de Mgr Albert Malcolm Ranjith, alors secrétaire de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, pour mener à terme la réforme liturgique en s’ouvrant entièrement à Sacrosanctum Concilium, qui permet l’usage moderne du latin. Le 29 août 2006, le pape Benoît XVI reçoit effectivement Mgr Bernard Fellay[158].

Le samedi 7 juillet 2007, Benoît XVI publie le motu proprio Summorum Pontificum[159], permettant la célébration de la messe de 1962 (messe dite de saint Pie V dans sa version révisée par Jean XXIII) par tous les prêtres sur simple demande des paroissiens, accompagnée d’une lettre aux évêques[160].

Le pape déclare dans sa lettre que la messe de 1962 et celle de 1970 ne sont qu’un seul et même rite ayant deux expressions différentes (cette appréciation est critiquée par les traditionalistes). De plus, il dénonce les excès « insupportables » de la réforme liturgique post-conciliaire et appelle à « une réconciliation interne » au sein de l’Église catholique, ainsi qu’à l’unité des chrétiens ayant suivi Mgr Lefebvre dans le schisme. Ce texte peut apparaître comme une victoire pour ces fidèles[161], mais Benoît XVI reste dans la ligne de Vatican II : il réaffirme la validité de la messe de Paul VI comme expression du rite ordinaire, alors que la messe de Pie V est reconnue mais en reste l’expression extraordinaire[160]. Ainsi la publication du motu proprio apparaît-elle comme une volonté de réconciliation et d’unité de l’Église.

Une tentative de « réintégration » de la FSSPX dans la pleine communion ecclésiale, pour laquelle le Vatican avait formulé cinq conditions, est ensuite rejetée le 27 juin 2008 par Bernard Fellay[162], même si l’évêque dit continuer désirer la poursuite des négociations afin que la FSSPX puisse obtenir un statut canonique dans l’Église.

Puis, par un décret du 21 janvier 2009 rendu public le 24, le préfet de la Congrégation pour les évêques Giovanni Battista Re agissant au nom du pape Benoît XVI lève l’excommunication des quatre évêques de la FSSPX. Parmi eux se trouve Mgr Richard Williamson, qui a fait publiquement des déclarations négationnistes[163].

L’affaire Williamson

Quelques mois avant la levée de l’excommunication, Richard Williamson a en effet tenu des propos négationnistes dans un entretien diffusé par une chaîne de télévision suédoise. Il reprenait ainsi des affirmations qu’il avait faites à Sherbrooke, au Québec, en avril 1989[164], déclarant alors que les Juifs étaient les « ennemis du Christ » et que la Shoah était une falsification mise en œuvre par les sionistes en vue de la création de l’État d’Israël[165].

La levée de l’excommunication de ces quatre évêques suscite alors une vive polémique médiatique[166]. Quelques centaines de catholiques allemands, hostiles à ce décret, engagent une procédure officielle pour se faire radier des registres de l’Église[166]. Dans un entretien au journal Le Monde, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim s’interroge :

« Comment le pape pouvait-il ignorer le négationnisme de Mgr Williamson ? Si la levée de l’excommunication est une invitation à la réconciliation, comment se réconcilier avec celui qui s’est exclu de la chrétienté par ses propos ? Comment dialoguer avec cet autre qui voit dans la négation de la Shoah une opinion personnelle ? Et que se passera-t-il si les quatre évêques qui ne sont plus excommuniés continuent de refuser Vatican II et Nostra Ætate ? Ces questions m’inquiètent. Comme beaucoup de chrétiens et de juifs, j’attends des réponses claires[167]. »

Face à la polémique, le Vatican précise que le pape ignorait les déclarations négationnistes de Richard Williamson et que l’évêque devra prendre « sans équivoque et publiquement ses distances » avec les propos précédemment tenus pour « être admis aux fonctions épiscopales dans l’Église[166] ». Dans le même document[168], le Vatican indique que « la pleine reconnaissance du concile Vatican II » est « indispensable à la reconnaissance future de la FSSPX ». Pour Angela Merkel, ces demandes du pape à l’encontre de l’évêque négationniste sont saluées comme « un signal important et positif[169] ».

Quelques jours plus tard, Benoît XVI reçoit les présidents de plusieurs communautés juives américaines et leur confirme sa totale condamnation du négationnisme[170]. Il juge « inacceptable » et « intolérable » de vouloir nier ou minimiser la Shoah, « crime contre Dieu et contre l’humanité ». Reprenant les paroles prononcées par Jean-Paul II à Jérusalem en mars 2000, il déclare à cette occasion : « J’ai fait mienne sa prière. “Dieu de nos pères, qui as choisi Abraham et ses descendants pour porter ton Nom aux nations, nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui au cours de l’histoire ont causé de la souffrance à tes fils et, en demandant pardon, nous voulons nous engager dans une authentique fraternité avec le Peuple de l’Alliance.” » L’Église catholique, précise-t-il ensuite, est « profondément et irrévocablement engagée dans le refus de tout antisémitisme », fidèle en cela aux enseignements de Vatican II, « pierre miliaire » des relations entre juifs et chrétiens.

Dans sa réponse, le rabbin Arthur Schneier indique que ces relations, « basées sur les solides fondations de Vatican II », « peuvent survivre à des rechutes périodiques » d’où juifs et chrétiens ressortiront « plus forts pour travailler ensemble ». Il exprime la « souffrance » causée aux Juifs par les propos négationnistes de Williamson et souligne que la « fermeté » de la condamnation de la Shoah par Benoît XVI représente un « encouragement »[170].

Le 12 mars 2009, Benoît XVI publie une Lettre aux évêques de l’Église catholique[171], dans laquelle il exprime ses regrets à propos des maladresses de communication ayant entouré cette affaire, et expose les raisons qui l’ont conduit à prendre cette mesure de levées d’excommunication et les raisons doctrinales qui, selon lui, empêchent la FSSPX d’accéder à un statut canonique dans l’Église et ses ministres d’y exercer légitimement un ministère.

Le motu proprio Ecclesiae unitatem

Article détaillé : Ecclesiae unitatem.

Publié le 8 juillet 2009 par le pape, le motu proprio Ecclesiae unitatem précise les relations entre le Vatican et la FSSPX. En vertu de ce décret, la Commission pontificale Ecclesia Dei, instituée par Jean-Paul II en 1988, est désormais rattachée « de façon étroite » à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Pour Benoît XVI, le différend de la FSSPX avec Rome est d’ordre « essentiellement doctrinal »[172] et porte notamment sur l’acceptation par la FSSPX « du concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des papes ». Tant que cette question n’est pas résolue, la FSSPX « n’a pas de statut canonique dans l’Église », « ses ministres ne peuvent exercer légitimement aucun ministère » et elle n’est pas dans la pleine communion de l’Église catholique[173].

Œuvres

Liste non exhaustive :

 

(*) Wikipedia

 

Image de prévisualisation YouTube Allocution conjointe de M. le Président de la République et de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.

http://www.dailymotion.com/video/x86a3e Retrouvez l’humeur de Stéphane Guillon (lundi, mardi et mercredi à 7h50) et de Didier Porte (le jeudi à 7h50) sur France Inter.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

 

Révolution Solaire de BENOIT XVI

benoitxvirs16042011

Pour le 16/04/2011 à 11h06 T.U., à Marktl

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 10 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 4:

Le passage du nœud nord en maison X vous promet une réussite professionnelle ou sociale inhabituelle. Les efforts que vous ferez maintenant pour étayer votre situation seront couronnés de succès. La promotion attendue vous sera acquise. Le contrat espéré sera signé. La distinction honorifique vous sera accordée. Vos affaires prospéreront.

* Faites-vous de la politique ?.. vous serez élu.

* Etes-vous fonctionnaire ? vous serez nommé.

* Etes-vous en fin d’année scolaire ? vous serez reçu.

Tous les espoirs de reconnaissance ou de faveur d’un public, d’une clientèle ou d’une audience seront comblés. C’est maintenant aussi que vous étendrez votre influence. Ne restez donc pas les bras croisés. Bien entendu, cette même période sera beaucoup moins propice à la vie de famille car les exigences de votre nouveau statut social pourront avoir une incidence moins favorable sur votre foyer. C’est pourquoi, il vous faudra faire la part des choses en soustrayant quelques heures chaque jour à vos affaires. Ménagez-vous des moments suffisants de repos en vous accordant des loisirs familiaux proportionnels à vos efforts professionnels. Veillez à ne pas vous laisser emporter par votre réussite. Tout ce qui nous est accordé par le destin doit être redistribué. Réservez donc une large part de vos moyens au bien-être d’autrui, en commençant par ceux qui vous sont proches et dont le soutien a contribué à votre essor. Evitez à tout prix de sacrifier votre famille à votre situation. Cette période en effet défavorise la vie de famille ; elle déséquilibre souvent le foyer et suscite fréquemment un ou plusieurs changements de domicile. De plus, le nœud sud en maison IV provoque souvent une séparation. Les jeux planétaires du moment préciseront s’il s’agit de votre mère ou d’un éloignement temporaire de votre famille. Dans le même esprit, tout ce qui touche vos assises (ceci inclut l’immobilier), sera compromis et devra requérir votre attention toute particulière pour minimiser les dégâts. En conséquence, n’achetez – et ne vendez – ni immeubles ni terres. entez de reporter toutes les transactions immobilières à la période suivante. Ne prenez pas le risque d’hypothéquer vos actifs ni de gager votre crédit ou votre réputation pour encore accroître votre essor professionnel. Dans le cas contraire, vos appétits deviendraient cause de dépossession de vos biens familiaux, ou personnels. En résumé, ne sacrifiez ni votre famille ni les biens de celle-ci sur l’autel de votre réussite. La durée de celle-ci sera fonction de la sagesse dont vous userez.

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 28/02/2011 – Jésus-Christ 28 février, 2011

Posté par phoenix2savoie dans : 02/2011,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

————————————— PERSONNALITE DU JOUR ———————————–

http://www.fwallpapers.net/pics/misc/Christmas/Jesus-Christ-Star.jpg

http://fc.img.v4.skyrock.net/fc2/my-christmas-dream/pics/1969976867_1.jpg

Naissance de Jésus-Christ dans une étable en plein hiver et seulement réchauffé par le souffle des animaux domestiques de ses parents, Marie et Joseph.

 

rois mages

Les rois-mages on été guidé par une étoile qui brillait juste au-dessus de l’étable du nouveau-né ;  ce qui leur permis de trouver l’enfant Jésus. Les rois-mages lui ont offert de l’or de l’encens et de la myrrhe.

 

http://store.lds.org/images/estore/products/eng/842_62124000_p_600.jpg Jésus apprend à devenir charpentier avec son père Joseph. (Tableau de Del Parson.)

 

Personnalité du 28/02/2011 - Jésus-Christ dans 02/2011 843_62500000_p_348 L’enfant Jésus dans le temple. (Tableau de Grant Romney Clawson.)

 

909_62163000_p_348 dans Personnalités du jour Jésus purifie le temple. (Tableau de Carl Heinrich Bloch.)

 

491_62496000_p_348 dans Religion Jésus et les pêcheurs. (Tableau d’Harry Anderson.)

 

1221_81443000_p_348 Sermon sur la montagne. (Tableau de Carl Heinrich Bloch.)

 

849_62148000_p_348 Jésus ressuscite Lazare.

 

582_62557000_p_348 Jésus ordonne les apôtres. (Tableau d’Harry Anderson.)

 

673_62174000_p_348  883_62177000_p_348

La dernière cène.                                    Le reniement de Pierre.

 

918_62468000_p_348 Jésus est trahit par Judas. (Tableau de Ted Henninger.)

 

http://www.4to40.com/images/culture/Passion_of_Christ/Passion_of_Christ.jpg http://wheat4paradise.files.wordpress.com/2010/03/jesus-before-the-crowd.jpg

La passion du Christ.

http://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/222/jesus_christ_superstar_opt.jpeg

http://canons-regular.org/uploads/images/crucifixion-3.jpg

Jésus crucifié sur la croix.

http://www.christ-roi.net/images/a/ac/Linceul-Face-Jesus-Christ--.jpg Le linceul dans lequel le corps du Christ a été enveloppé avant d’être ensevelit.

 

http://www.turnbacktogod.com/wp-content/uploads/2009/02/the-resurrection-of-jesus-christ.jpg La résurrection de Jésus-Christ.

bar

http://www.jesuschrist.com/

http://www.info-bible.org/cinq/jesus.htm

———————————————————————————————————–

Jésus-Christ de Nazareth

né le 28 Février -0006 à Bethléem – PALESTINE

jsuschrist28020006

Jésus-Christ, le Christ ou simplement Christ est le nom donné à Jésus de Nazareth par les chrétiens, qui le reconnaissent comme le Messie (χριστός / Christos en grec ancien), « l’oint du Seigneur » annoncé par l’Ancien Testament du judaïsme, mort et ressuscité pour le salut des Hommes.

Du fait de l’influence du christianisme dans la culture occidentale Jésus-Christ est devenu un synonyme de Jésus de Nazareth dans le langage courant.

Il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils unique de Dieu. Il tient des rôles divers dans plusieurs courants chrétiens aux croyances diverses.

Il y eut, dès les premiers siècles après la mort de Jésus de Nazareth, de multiples conceptions et interprétations de son message. De nombreuses discussions ont notamment porté sur l’articulation entre les natures divine et humaine de l’homme, en général, et de Jésus-Christ, en particulier, un sauveur qui sera considéré par les chrétiens comme l’unique accès à Dieu.

Le Jésus de l’histoire

Jésus de Nazareth.

Les croyances en Jésus-Christ se réfèrent à l’histoire de Jésus le Nazaréen, Juif de Galilée, qui apparaît au Ier siècle dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s’engager, entouré de quelques disciples, dans une courte carrière de prédication itinérante d’un à deux ans et demi, essentiellement en Galilée, en pratiquant guérisons et exorcismes. Il suscite engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses, avant d’être arrêté, condamné et crucifié vers l’an 30 à Jérusalem pendant la fête juive de la Pâque, sous l’administration du préfet Ponce Pilate.

Dans les premières décennies qui suivent la mort de Jésus de Nazareth vers 30, ses disciples vont se constituer en petites communautés autour de deux croyances : celle que Jésus était le messie attendu par les juifs, et celle qu’il était ressuscité et était apparu à un certain nombre de témoins. Ce « mouvement des disciples de Jésus », par ses croyances en la messianité et la résurrection de Jésus, constitue alors une secte particulière au sein du judaïsme dit du second Temple, beaucoup plus diversifié que ce qu’il deviendra après 70 sous l’impulsion du judaïsme pharisien, qui donnera le judaïsme rabbinique.

La croyance en Jésus-Christ est marquée dès ses débuts par la prédication de Paul de Tarse, l’« apôtre des gentils » qui ne connût pas le Jésus historique, mais à qui celui-ci serait apparu après sa résurrection.

Le « Jésus terrestre »

La problématique du « Jésus terrestre » et des traditions qui en relèvent concernent les représentations théologiques du Jésus telles que conservées dans la littérature évangélique. Sans qu’il faille autant opposer symétriquement sur ce sujet recherche et tradition, les recherches sur le Jésus historique – qui relèvent elles de la modernité – ne sont accessibles qu’à travers les traditions du « Jésus terrestre ».

Néanmoins, « la question du Jésus historique s’efforce de discerner à travers les premières traditions sur le Jésus terrestre les traces qui permettent d’approcher le Jésus de l’histoire. En revanche, interpréter les traditions du Jésus terrestre pour elles-mêmes, c’est rechercher comment les premières communautés chrétiennes ont formulé leur témoignage de foi au Jésus qui a vécu et qui est mort à Jérusalem  ».

La construction des dogmes chrétiens

Les plus anciens textes chrétiens sont les lettres de Paul de Tarse, dont sept sur les quatorze du Nouveau Testament sont aujourd’hui considérées comme authentiques et écrites entre 50 et 55. Jésus y est présenté comme « Seigneur » investi de la puissance et du salut divins. Paul cependant ne discute pas de la nature divine ou humaine de Jésus. L’essentiel de la profession de foi de Paul (on parle aussi de kérygme) est exprimée dans la Première épître aux Corinthiens. Elle repose sur l’affirmation du salut par un rédempteur divin, le Messie envoyé par Dieu pour racheter les péchés des hommes.

220px-Christus_Ravenna_Mosaic

Christ pantocrator, mosaïque de la Basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf à Ravenne.
Les trois doigts joints symbolisent la Trinité, les deux doigts levés la double nature humaine et divine.

Dans les trois évangiles synoptiques, Jésus est désigné alternativement comme messie, Fils de l’homme ou Fils de Dieu. Il s’agit de dénominations juives qui seront réinterprétés par la tradition chrétienne. Le terme de messie, que le Jésus historique semble avoir rejeté désigne dans les prophéties d’Isaïe le serviteur souffrant annonçant le Royaume de Dieu. Le Fils de l’homme, dans le Livre de Daniel, était la personnification du peuple élu dans sa pureté initiale exempte de péchés. L’appellation « Fils de Dieu », qui sera le fondement de la doctrine de la Trinité chrétienne, était un titre des souverains hellénistiques, et pour les juifs celui du messie en tant que roi d’Israël.

L’idée de la divinité de Jésus apparaît clairement à la fin du Ier siècle, dans les textes que la tradition chrétienne attribuera à l’apôtre Jean (écrits dits johanniques : l’évangile de Jean qui fait de Jésus le « Verbe de Dieu », les trois Épîtres de Jean et l’apocalypse), ainsi que dans des lettres attribuées à Paul de Tarse, et qui sont aujourd’hui considérées comme des pseudépigraphies plus tardives : épître aux Colossiens et épître aux Éphésiens, qui affirment la préexistence du Christ, « image du Dieu invisible », en faisant l’incarnation de Dieu.

Les différents rédacteurs du dogme d’une lente orthodoxie qui se construira au fil de différents conciles fondent leurs réflexions sur les textes de l’Ancien Testament et de certains évangiles, présentés dans une articulation cohérente, dont les différentes parties se complètent. Ce sera durant plusieurs siècles l’émergence et l’alternance d’opinions diverses qui se confronteront à travers les différents conciles convoqués par les empereurs romains en vue de formuler la foi de l’Église avec une précision de plus en plus rigoureuse.

Les premiers conciles de Nicée en 325 et de Constantinople en 381 aboutiront au « Symbole de Nicée », credo qui définit ainsi la croyance orthodoxe en Jésus-Christ :

« Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Lumière issue de la Lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père et par qui tout a été fait ; qui pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s’est incarné du Saint-Esprit et de la vierge Marie et s’est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité des morts le troisième jour, conformément aux Écritures; il est monté au Ciel où il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin. »

Ce credo s’opposait en particulier à l’arianisme, qui professait une absence de consubstantialité; mais il rappelait plus généralement ce qui était considéré comme hérésies, par rapport aux différentes conceptions de la divinité du Christ.

Le Messie Rédempteur

Messie et Christologie de Paul.

220px-Cristo_Redentor_Rio_de_Janeiro_4

Statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro

Le Messie (de l’hébreu: מָשִׁיחַmashia’h) désignait initialement dans le judaïsme l’oint, c’est-à-dire la personne consacrée par le rituel de l’onction, réalisée par un prophète de Dieu. Christ est une traduction littérale de mashia’h utilisée dans la Septante.

La croyance chrétienne en Christ s’écarte cependant de la compréhension du Messie dans le judaïsme.

Elle donne une place centrale à la Résurrection; Paul de Tarse affirme dans l’épître aux Corinthiens : « Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi ».

Le Christ est pour le christianisme le Rédempteur divin, le Messie envoyé par Dieu dont la mort sacrificielle doit racheter les péchés des hommes.

Nature humaine et nature divine

Logos (Christianisme).

L’un des principes les plus importants de la foi juive, est l’affirmation d’un et un seul Dieu, sans aucun intermédiaire, ni associé (shoutaf), et la croyance en Jésus en tant que Divinité, partie de Divinité ou fils de Dieu est incompatible avec le judaïsme, de même que sa messianité ou sa prophétie. Les Juifs ayant partagé l’une ou plusieurs de ces croyances, dont naturellement l’Église primitive, furent ostracisés par les Sages avec les Minéens (Voir le point de vue du judaïsme sur Jésus de Nazareth)

La croyance en la divinité de Jésus fut donc diversement acceptée dans les communautés chrétiennes du second siècle. Certaines (ébionites et elkasaïtes) vont rester attachées à la transcendance du Dieu du judaïsme traditionnel, et à l’humanité de Jésus. D’autres au contraire comme les marcionites, gnostiques et montanistes vont exalter la divinité de Jésus, et rejeter le corps et la matière.

Ignace d’Antioche (35-107) insiste sur la réalité de la vie terrestre de Jésus. Justin de Naplouse (Justin Martyr 105-135) recourt au terme logos, emprunté à la philosophie grecque, qui signifie la raison divine qui pénètre et gouverne le monde. Origène (185-254) essaie de comprendre comment la nature humaine s’unit à la nature divine en Jésus. Pour lui, Jésus ne peut être vraiment homme sans âme humaine; la nature divine ne pouvait s’unir directement avec le corps.

Enfin, ce qui deviendra le christianisme majoritaire de la « Grande Église » va tenir une sorte de voie moyenne, qui débouchera sur le concept de Trinité chrétienne.

La thèse d’une nature purement divine : des gnosticismes au monophysisme

Les gnosticismes chrétiens considèrent qu’il existe une nature bonne (divine ou créée par Dieu) et une mauvaise (terrestre, et/ou créée par un démiurge), non miscibles et en conflit. Ils se distinguent en cela du christianisme majoritaire qui estime que Dieu est l’unique créateur, et que tout ce qu’il a créé est d’une nature bonne; et qu’il n’y a pas de distinction à faire entre une nature divine et une nature charnelle.

Pour les gnostiques, la réalité de l’existence de Jésus parait secondaire par rapport à la signification qu’on lui prête. Il y existe une réflexion profonde sur la personnalité de celui qu’ils nomment le Sauveur qui reste fondamentalement étranger au monde. On retrouve ainsi ce thème : Le Sauveur descend sur terre pour le salut des hommes et à son tour, il assume, pour un temps leur destinée. Non dans le but de donner un sens au monde à la souffrance ici-bas, mais pour délivrer les parcelles lumineuses qui s’y sont dévoyées. Parmi ces courants gnostiques, on trouve le docétisme au IIe et IIIe siècle qui considère que l’humanité de Jésus n’est qu’une apparence, ce qui implique notamment que la mort sur la croix était une illusion. Sa postérité se retrouvera, plus tard, dans la pensée de Eutychès (378-453) dont se réclameront plusieurs églises monophysites.

Pour Marcion également, Jésus-Christ est la manifestation visible de Dieu avec un corps qui n’est pas fait de chair et de sang, un corps subtil, à travers lequel Dieu, pure transcendance, se manifeste à l’improviste sur le Jourdain. Marcion s’inscrit ainsi dans une radicalisation de la pensée paulinienne, en rupture totale avec le judaïsme, et ne dit mot de tout ce qui a trait à l’enfance de Jésus, de son baptême ou de ses racines juives. Le marcionisme, issu de la rupture de Marcion en 144 d’avec le presbyterium de Rome, verra des Églises fleurir un peu partout en orient pendant tout le IIIe siècle, prônant une forte exigence morale, l’ascèse et le mépris du corps. Ce sera contre lui que s’élabora la réflexion théologique des Pères de l’Église, le nombre considérable de traités anti-marcionniques en témoigne.

Le monophysisme, apparu au Ve siècle dans les écoles théologiques de l’empire byzantin, considère que la nature divine du Christ éclipse de fait sa nature humaine. Contre la reconnaissance de la consubstantialité du Père et du Fils, et de la nature humaine du Christ, les monophysites affirment que le Fils n’a qu’une seule nature et qu’elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine. Les monophysites s’opposent en cela également au nestorianisme. Le christianisme majoritaire souligne que l’union de ces natures n’a pas supprimé leur différence, et donc que Jésus est véritablement et pleinement un homme. Le Monophysisme est encore professé aujourd’hui, dans sa variante miaphysite. Ce sont les Églises préchalcédoniennes (arménienne, syro-jacobite, copte, etc.).

Une nature différente de celle de Dieu  : arianisme et unitariens

Unitarisme (théologie).

L’arianisme est issu des prêches d’Arius à partir de 312. Son point central est la nature de la relation entre Jésus et son Père du ciel et des positions respectives des concepts de « Dieu le père et de son fils Jésus ». L’arianisme, tentant de résoudre le problème entre éternel et contingent, défend la position que la divinité du Très-Haut est supérieure à celle de son fils fait homme. Les ariens adoptent le subordinatianisme, selon lequel Jésus-Christ est créé mais n’est pas de la même substance que Dieu, lequel est incréé et intemporel. Les ariens professent donc une absence de consubstantialité : Si le Fils témoigne de Dieu, il n’est pas Dieu, si le Fils a une position divine, elle est de moindre importance que celle de Dieu Lui-même. Le christianisme majoritaire soulignera en réponse, dans le Symbole de Nicée, que « Jésus-Christ [est] de même nature que le Père », c’est-à-dire qu’en la personne de Jésus, c’est bien un nouvel aspect de la réalité divine qui a été révélé : que « Dieu se fait homme pour que l’homme se fasse dieu ».

220px-St_Agatha_Illerrieden_Chorgem%C3%A4lde_2

Le baptême du Christ

Pour l’adoptianisme, Dieu adopte l’homme Jésus comme Fils, seulement lors de son baptême. Cette christologie s’appuie sur une version de Luc 3, 22, présente dans certains manuscrits, qui cite le psaume 2, 7 : « Tu es mon Fils, moi aujourd’hui, je t’ai engendré », au lieu de « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection ».

Une double nature : nestorianisme et vision trinitaire

Trinité chrétienne.

Le nestorianisme, né au Ve siècle de la controverse entre le patriarche de Constantinople, Nestorius et celui d’Alexandrie, Cyrille, considère qu’il y a eu une superposition en Jésus de deux personnes distinctes, l’une divine et l’autre humaine.

Le christianisme majoritaire souligne qu’il n’y a pas de distinction, que Jésus est à la fois « vrai homme et vrai Dieu », et donc que c’est bien dans le Jésus de Nazareth historique que le christianisme reconnaît le Fils de la Trinité. Le débat au Concile d’Éphèse a porté sur la désignation de Marie, qui n’a pas seulement donné naissance au Jésus historique, mais peut être qualifiée de « Mère de Dieu » ; au titre de cette maternité spirituelle elle est invoquée par les mystiques chrétiens qui veulent que le « Christ soit complètement formé en eux ». Le nestorianisme est représenté aujourd’hui au Moyen-Orient dans les Églises des deux conciles.

Dogmes issus des sept conciles

Concile œcuménique.

220px-IconChrist

Icône représentant le Christ dans une église orthodoxe.

On peut résumer, de façon schématique, l’évolution dans la formulation des courants dogmatiques dominants de la manière suivante :

Les Catholiques, les Orthodoxes des Églises des sept conciles célèbrent Jésus-Christ comme étant à la fois vrai homme et vrai Dieu, deuxième personne d’une Trinité. Les Églises protestantes européennes le confessent de même, tout en reconnaissant la liberté de conscience à leurs fidèles ; elles présentent donc des conceptions diverses et, même quand la formulation semble identique à celle des christianismes catholique et orthodoxe — qui disposent d’un large corpus dogmatique et d’une structure hiérarchique chargée de le maintenir et de l’enseigner —, il faut tenir compte du fait que le sens donné aux expressions n’exprime pas rigoureusement le même point de vue.

Pour les christianismes orientaux, la christologie est parfois un peu différente et la situation est assez complexe selon le nombre de conciles que ces Églises reconnaissent.

Toutes ces Églises orientales et l’Église catholique reconnaissent les conciles de Nicée et de Constantinople, et le Credo, ou profession de foi trinitaire, qui en est issu. Les Églises appartenant au Conseil œcuménique des Églises reconnaissent également la Trinité.

Les unitariens n’acceptent pas le dogme de la Trinité. Ils se réclament d’un monothéisme strict, en ce sens qu’ils ne conçoivent pas de trinité. On trouve des unitariens dans diverses Églises protestantes ou issues du protestantisme : Libéralisme théologique du Protestantisme libéral et Témoins de Jéhovah. Pour les mormons, par contre, Jésus-Christ est Jéhovah[14] et un personnage distinct du Père.

L’envoyé de Dieu

Si pour le christianisme, le Christ est l’unique Messie, d’autres religions, sans le considérer comme tel, le reconnaissent pour un envoyé de Dieu, un prophète ayant comme d’autres avant et après lui reçu une révélation divine.

Manichéisme

Le manichéisme, considérant que d’une part Dieu et le Bien et d’autre part le Monde et le Mal sont radicalement séparés, ne peut admettre un Jésus qui soit à la fois Dieu et homme. Contre cette séparation, Irénée de Lyon (120-140) affirme que Dieu veut partager sa vie avec l’homme et que donc la nature de l’homme n’est pas opposée mais volontairement adaptée à celle de Dieu et que tout cela est récapitulé en Jésus, Dieu et homme.

Islam

Îsâ.

220px-Medieval_Persian_manuscript_Muhammad_leads_Abraham_Moses_Jesus

Mahomet et les prophètes de l’islam, dont Abraham, Moïse et Jésus.

Dans le Coran, Îsâ apparait comme un prophète, annonciateur de Mahomet, qui prêche le monothéisme pur, accomplit des miracles, opère des guérisons, ressuscite les morts et connait les secrets du cœur. Ibn Arabi lui confère le titre de « sceau de la sainteté », « le plus grand témoin par le cœur », tandis que Mahomet est le « sceau des prophètes », « le plus grand témoin par la langue ». La représentation de Îsâ dans le Coran lui confère également une dimension eschatologique : son retour sur terre, en tant que musulman, est le signe de la fin du monde et du Jugement dernier tandis que beaucoup de hadiths le présentent comme le principal compagnon du Mahdi, Sauveur de la fin des temps.

On trouve dans le Coran quatre négations catégoriques concernant Îsâ, par crainte d’associationnisme (shirk) : il n’est ni Dieu, ni son fils, ni le troisième d’une triade — la Trinité étant assimilée au polythéisme —, pas plus qu’il n’a été crucifié car cela aurait été « indigne » d’un prophète de son importance.

Le modèle christique

Comme « fondateur » de religion, la figure du Christ fut un modèle pour les chrétiens.

Une œuvre comme L’imitation de Jésus-Christ, recueil d’aphorismes de la fin du XIVe siècle, alimenta la dévotion et la prière de nombreuses générations de chrétiens, surtout des laïcs, qui cherchaient dans leur vie quotidienne à vivre en respectant les préceptes du Christ (d’où son titre). Il commence par ces mots :

« Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa conduite et sa vie, si nous voulons être vraiment éclairés et délivrés de tout aveuglement du cœur ».

L’Imitation eut un succès qui ne se démentit pas pendant des siècles. En 1450, il en existait plus de deux cent cinquante manuscrits. Il était au XIXe siècle une référence pour les catholiques et eut une grande influence sur Sainte Thérèse de Lisieux. De nouvelles éditions sortent encore régulièrement.

 

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x3yonw

Image de prévisualisation YouTube

http://www.dailymotion.com/video/xhuzj

 

Révolution Solaire de Jésus-Christ

jsuschristrs28020027

Pour le 28/02/0027 à 01h07 T.U., à Jérusalem.

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 7 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 1:

Le domaine des unions, des fusions et des associations devient maintenant le plus profitable. La réussite de la période sera issue de vos alliances et de vos bons rapports avec autrui. Choisissez donc de « faire équipe » et de partager équitablement les tâches et les résultats. Seul, vous vous retrouveriez débordé, incapable de tout assumer, tenu d’abandonner des secteurs essentiels. Pire, un excès de tâches compromettra votre santé. Cette dernière, sous contrôle de votre ascendant, subit actuellement les influences du nœud sud qui balaie votre maison I. Ce nœud vous met ainsi en demeure de choisir entre votre indépendance et l’adhésion aux autres. Votre intégrité physique en dépend. Si vous projetez des aménagements ou des modifications dans vos affaires, évitez de le faire par fierté. Vous flatteriez ainsi votre ego et vous échoueriez, car votre ego est aussi contrôlé par votre ascendant. Assurez-vous plutôt en votre âme et conscience que ce que vous entreprenez est conforme à ce qu’autrui espère vraiment de vous. Ne vous laissez pas emballer par un besoin d’autosatisfaction, d’étalage ou de revanche car ceci serait un centrage sur vous même et sur vos seules options personnelles.

Faites-vous voir dans vos cercles et agrandissez-les. Vous n’y rencontrerez pas – ou peu – d’opposants. Au contraire, vous y serez bien accueilli et vous en retirerez des fruits inhabituels. Par ailleurs, s’il vous faut régler un problème juridique, vous aurez plus facilement gain de cause, à condition de vous livrer sincèrement. En résumé, le bon équilibre de votre période actuelle proviendra de votre capacité à cultiver vos relations, de manière sincère et désintéressée, sans revendications personnelles. Vous devez vous intégrer au-delà du besoin de vous distinguer. Individualisme, autonomie, indépendance ou autosuffisance sont des états à bannir jusqu’à la fin de période.

 

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 26/08/2010 – Mère TERESA 26 août, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 08/2010,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

——————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————

Mère Teresa
http://jericho.j.e.pic.centerblog.net/jt5sbfon.jpg

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/img/20031019madre_teresa_fr.jpg

http://www.motherteresa.org/french/layout.html

http://www.motherteresacause.info/indexfra.htm 

—————————————— 26 Août 2010 ——————————————

Mère TERESA

née le 26 Août 1910  à 14h25 à Skopje – YOUGOSLAVIE

mreteresa26081910.jpg

Mère Teresa, (*) de son nom patronymique Anjezë Gonxhe Bojaxhiu ([agnɛs gonˈʤa bɔˈjaʤju]), née en 1910 à Uskub, Empire ottoman (actuellement Skopje, Macédoine), et décédée le 5 septembre 1997 à Calcutta, Inde, est une religieuse catholique albanaise, de nationalité indienne, surtout connue pour son action personnelle caritative et la fondation d’une congrégation de religieuses, les Missionnaires de la Charité qui l’accompagnèrent et suivirent son exemple. Cela commença avec l’ouverture du mouroir de Kalighat (Nirmal Hriday) de Calcutta.

Durant plus de 40 ans, elle consacra sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants d’abord en Inde puis dans d’autres pays, en guidant le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci représentaient déjà 610 missions dans 123 pays incluant des soupes populaires, des centres d’aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose.

Perçue comme un modèle de bonté et d’altruisme, son nom a été régulièrement évoqué dans la presse indienne et occidentale pendant la deuxième moitié du XXe siècle.

Mère Teresa a été béatifiée le 19 octobre 2003, à Rome par le pape Jean-Paul II.

Enfance en Albanie

Elle naît à Skopje, alors ville de l’Empire ottoman et dénommée Üsküb, le 26 août 1910, troisième et dernier enfant de la famille catholique Gongea-Boiaxhiu, Albanais d’ascendance de Mirdita, région du Nord de l’Albanie, comme le démontrent les prénoms de ses parents, Kol, son père, et Drane, sa mère. La famille s’était réfugiée à Usküb (« Shkup » en albanais), l’actuelle ville Skopje en Macédoine qui était une ville albanaise jusqu’au 1er Janvier 1918. Dans un contexte de tensions ethniques et religieuses, en 1919 à l’âge de 9 ans, Agnès perd son père, représentant de la minorité albanaise.[B 1]

Entraînée par un intérêt particulier pour l’oeuvre missionnaire de l’Église qui lui fait découvrir le père jésuite Franjo Jambrekovic, elle ressent un appel à entrer en religion à l’âge de 12 ans.

Religieuse chez les Soeurs de Notre Dame de Lorette

Profession de foi religieuse en Irlande

Elle quitte son pays en proie à l’instabilité politique, la Macédoine, pour la première fois le 26 septembre 1928, à l’âge de 18 ans et rejoint le couvent de l’ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en Irlande, congrégation missionnaire fondée au XVIIe siècle par Mary Ward.[A 1] Après six semaines pendant lesquelles elle apprend l’anglais et discerner son appel à la vie missionnaire, elle y reçoit le nom de sœur Mary-Teresa, se plaçant sous le patronage de Thérèse de Lisieux, carmélite française canonisée trois ans plus tôt en 1925.[B 2]

Arrivée en Inde

Noviciat à Darjeeling

Elle part pour l’Inde le 1er décembre 1929, la même année ou Sainte Thérèse de Lisieux est proclamée patronne des missions.[A 2] Après deux années de noviciat à Darjeeling où se trouve la maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires et prend le nom de Sœur Teresa. Tout en exprimant son émerveillement devant les beautés de l’Inde, dès son arrivée, elle s’insurge contre la pauvreté criante des indigènes:

« Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis »

— Article publié par Soeur Teresa dans Katolicke Misje en 1929.[B 3]

Enseignante à Calcutta

Après avoir travaillé quelques mois dans un dispensaire au Bengale, elle enseigne la géographie à l’école de Loreto Entally à Calcutta de 1931 à 1937.[A 3] Face à des classes de 300 élèves, sa pédagogie stricte et son service humble lui vaut une proximité avec les enfants indiens qui l’appellent rapidement « Ma », ce qui signifie « Mère ». Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient en 1944 directrice des études à l’école Sainte-Marie, réservée à des classes sociales supérieures de Calcutta, tout en réservant une partie de son temps pour les bidonvilles où elle se rend pour consoler les démunis et les malades et visiter ceux qui sont hospitalisés à Nibratan Sarkal. Quand bien même, sa mère lui donne un coup de semonce en lui rappelant que sa première mission doit être pour les pauvres:

« Ma chère enfant, n’oublie pas que si tu es partie dans un pays si lointain, c’est pour les pauvres »

— Lettre de Drana à sa fille Gonxha[B 4]

 

L’Appel dans l’Appel

La Seconde Guerre Mondiale a causé une crise économique en Inde qui entraine l’exode rural et le développement des bidonvilles à Calcutta. La guerre civile, alimentée par le mouvement d’indépendance, manifestée par des violences religieuses entre musulmans et hindouistes en plein rue, qui culminent avec l’attente de Mahatma Gandhi le 30 janvier 1948, bouleversent Soeur Teresa qui traverse une crise dans sa vie où elle entend résonner les paroles adressées par sa mère dans sa lettre. Le 10 septembre 1946, au cours d’un voyage en train de Calcutta à Darjeeling qu’elle rejoignait pour la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu’elle appelle « l’appel dans l’appel » : le désir de servir au nom du Christ les plus pauvres en fondant un nouvel ordre religieux. Elle obtient progressivement le soutien de l’archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Perier, qui, étant donné le caractère extraordinaire de cette ‘exclaustration’ après près de 20 ans de vie religieuse, en référa aux autorités romaines. [B 5]

La lenteur des procédures lui donne le temps d’un séjour de repos à Asansol, dans l’Etat de Bihar, pour guérir d’un début de tuberculose, faire mûrir son appel et l’expliquer sereinement à sa supérieure, Mère Mary Kennedy, qui vit en Irlande et voit d’un mauvais oeil ce départ. Le 16 août 1948, l’année suivant l’indépendance de l’Inde, le Pape Pie XII accorde la permission requise à Mère Teresa pour quitter l’ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles. Cette même année, Mère Teresa reçoit la citoyenneté indienne. Le 17 août 1948, elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et s’installe dans le bidonville de Taltola avec quelques autres religieuses qui l’ont suivie, et adoptent l’habit du sari pour se fondre parmi les populations indiennes, au service desquelles elles ont accepté de se mettre.[B 6]

Rapidement des jeunes filles éprises de service évangélique se joignent à elles. Mère Teresa décide alors d’organiser le groupe en lui donnant une ligne de vie religieuse: la congrégation des Missionnaires de la Charité est officiellement fondée dans le diocèse de Calcutta le 7 octobre 1950.

Fondatrice des Missionnaires de la Charité

Personnalité du 26/08/2010 - Mère TERESA dans 08/2010 220px-Brief_von_Mutter_Theresa
magnify-clip dans Personnalités du jour Lettre manuscrite de Mère Teresa: avec l’internationalisation de son ordre, Mère Teresa souhaite rester proche des membres de sa communauté notamment par l’usage de lettres.

L’oeuvre caritative de Mère Teresa commence le 22 août 1952, avec la fondation du mouroir Nirmal Hriday à Kaligat, un centre de soins palliatifs gratuits destiné à l’accompagnement médical des mourants les plus démunis de Calcutta.[2] Son attention est aussi tournée vers les nombreux enfants de la rue qu’elle accueille au Nirmala Sishu Bavan.[B 7]

Dans le courant des années 1960, l’œuvre de Mère Teresa s’étend à presque tous les diocèses de l’Inde. En 1963, elle fonde, avec le Père Travers-Ball, jésuite, la branche masculine de la congrégation: les Frères Missionnaires de la charité. En 1965, des Religieuses partent au Vénézuela. En 1969, la congrégation se dote d’une branche laïque, la Fraternité des collaborateurs laïcs des Missionnaires de la Charité.

En mars 1968, le pape Paul VI demande à Mère Teresa d’ouvrir une maison à Rome. Dans le même temps, les Soeurs œuvrent au Bangladesh, pays alors dévasté par une horrible guerre civile avec de nombreuses femmes violées par les soldats. Son oeuvre s’étend peu à peu partout où est la pauvreté, même dans des régions hostiles, dans des pays communistes, jusque-là interdits à tout missionnaire. Au Yémen par exemple, pays à majorité musulmane où l’influence chrétienne est faible, Mère Teresa, invitée par le Premier Ministre en 1973, ouvre des cours de coutures à Al Hudaydah et s’occupe également des lépreux qui vivent retirés dans les grottes du désert yéménite. Elle mérite ainsi son nom de « Mère sans frontières ».[B 8]

Figure planétaire

En 1978 elle reçoit le Prix Balzan pour l’humanité, la paix et la fraternité entre les peuples « pour l’abnégation exceptionnelle avec laquelle elle s’est dévouée toute sa vie, en Inde et dans d’autres pays du tiers-monde, afin de secourir les innombrables victimes de la faim, de la misère et des maladies, les laissés-pour-compte et les mourants, transformant sans relâche en action son amour pour l’humanité souffrante ». En plus de ses nombreuses médailles, Mère Teresa est docteur honoris causa de plusieurs universités.

Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix qu’elle accepte «au nom des pauvres». La petite religieuse ne trahit pas ses propres convictions lors de son discours, en dénonçant l’avortement:

« De nos jours, nous tuons des millions d’enfants à naître, et nous ne disons rien. Prions tous d’avoir le courage de défendre l’enfant à naître et de donner à l’enfant la possibilité d’aimer et d’être aimé. »

— Discours de Mère Teresa pour la réception du Prix Nobel[B 9]

A partir de ce moment, la vie de Mère Teresa devient fortement médiatisée. En 1982, sur une des hauteurs du siège de Beyrouth, mère Teresa sauve 37 enfants hospitalisés pris au piège dans une ligne de front entre l’armée israélienne et la guérilla palestinienne. Elle provoque un cessez-le-feu et accompagnée par la Croix-Rouge, elle traverse la zone de tir jusqu’à l’hôpital dévasté pour évacuer les jeunes patients. En 1984, elle fonde les « pères missionnaires de la Charité » avec le père Joseph Langford. Le 11 décembre de la même année, elle vient assister les victimes de la catastrophe de Bhopal, quelques jours après le désastre. En 1985, elle ouvre à New York sa première maison pour l’accueil des malades du sida.[D 1

Maladie et décès

Mère Teresa a une tumeur à l’estomac et le 5 Septembre 1997,elle est amenée à l’hôpital d’urgence et ce n’est que vers 14h30 qu’elle décedera des suites de cette tumeur.

 

Processus de canonisation

Attribution d’un miracle

L’Église catholique reconnaît un miracle à Mère Teresa.[3] Il s’agit de la guérison, contestée par des médecins indiens,[4] d’une Indienne, Monika Besra, atteinte d’une tumeur à l’estomac qui remonte au 5 septembre 1998, date du premier anniversaire du décès de la fondatrice des Missionnaires de la charité.

Béatification

La célébration solennelle de la béatification de Mère Teresa a lieu le 19 octobre 2003 sur la place Saint-Pierre, à Rome. Cette date est choisie parce que c’est le dimanche le plus proche du deuxième anniversaire de l’élection du pape Jean-Paul II, et aussi parce qu’elle est proche de la fin de l’année du rosaire qui finit en octobre 2003.[D 2]

Canonisation

Sa canonisation requiert la reconnaissance d’un deuxième miracle attribuable à Mère Teresa. La question s’est posée de savoir si les récentes mises à jour de lettres décrivant la Nuit de la foi traversée par Mère Teresa ralentirait le processus de sa canonisation. Dans un document officiel, le Vatican a affirmé que les doutes et la souffrance mis en lumière par les écrits de la religieuse sont perçus comme un élément enrichissant sa personnalité. Ainsi, un nouveau miracle suffit, car l’on considère que l’examen de la personnalité a déjà été fait dans le cadre du procès en béatification. La Congrégation pour les causes des saints reconnaît que les termes employés par la religieuse pour décrire sa souffrance « sont particulièrement forts, et peuvent donc choquer », mais elle rappelle aussi que cette « nuit de la foi » est une expérience souvent vécue dans la vie spirituelle.[5]

 

Rayonnement

Perception en Inde

Mère Teresa reçoit sa première distinction indienne, la médaille de Padma Shri, dès 1962. Elle en recevra d’autres dont le Prix Jawaharla Nehru pour le Dialogue International en 1972, et, en 1980, la médaille de Bahrat Ratna, plus haute distinction civile indienne.

Si sa biographie officielle est écrite par un fonctionnaire indien, Navin Chawla,[6] l’opinion indienne n’en est pas moins divisée sur sa perception de Mère Teresa et de son oeuvre. Alors que certains l’accusaient de faire du prosélytisme, d’avoir des finances opaques [7] et de donner une mauvaise image de Calcutta,[8] d’autres apprécient la valeur de son dévouement au service des Indiens les plus défavorisés.

Pourtant, son rayonnement dépasse tous les clivages religieux et culturels. Ainsi, les musulmans bengali l’appellent la « Zinda Pir », ou Sainte Vivante en langue ourdoue.[9] [C 1]

Perception dans le reste du monde

La première distinction internationale que Mère Teresa reçoit est le Prix Ramon Magsaysay pour la Paix et la compréhension internationale, mais sa célébrité internationale est en particulier attribuée au documentaire Something Beautiful for God de Malcolm Muggeridge diffusé en 1969 sur la BBC et son livre publié en 1971 avec le même titre.[10]

A la même époque, Mère Teresa reçoit aussi les honneurs de la hiérarchie de l’Eglise catholique: le pape Paul VI lui attribue ainsi en 1971 le Prix Jean XXIII pour la Paix, en remerciment pour son oeuvre en faveur des pauvres qui met en application les principes de la charité chrétienne. Elle reçoit le Prix Pacem in Terris en 1976, et son processus de béatification est rapidement engagée après son décès.

Tout cela contribue à faire de la petite religieuse une célébrité planétaire, qui se voit, en plus de nombreux titres et diplômes honorifiques, décerner le Prix Nobel de la Paix en 1979.[C 2] Alors que certains l’accusent d’abuser de sa médiatisation pour se forger une image de sainteté[11] ou de détourner les fonds obtenus à des fins personnelles[12], Mère Teresa, qui avait pourtant offert les 40 000 francs économisés par l’annulation de la réception habituel du Prix Nobel en plus du million de demi de francs dont le prix est doté et quelque cinq cents mille francs de dons collectés en Norvège au profit des pauvres de Calcutta, s’attire les foudres des journalistes occidentaux quant elle profite de la plateforme offerte par le Prix Nobel pour promouvoir sa vision de la dignité de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle. Afin de défendre le droit à l’avortement, ceux-ci accusent la religieuse albanaise de tenir des propos anti-féministes.[13] Plus soucieuse du développement de son oeuvre en faveur des démunis de toutes les nations, Mère Teresa est aussi critiquée pour ses faux-pas en matière politique, comme ses relations avec le dictateur haïtien, Jean-Claude Duvalier, qui lui décerne la légion d’honneur haïtienne,[A 4] ou les dons qu’elle reçoit de l’escroc américain, Charles Keating.[A 5] Par la suite, Mère Teresa est aussi critiquée pour les soins rudimentaires proposés dans ses centres hospitaliers, car ceux-ci ne sont pas aux normes occidentales de salubrité.[14]

Pour autant, la mort de Mère Teresa est l’occasion d’un hommage unanime;[15] ses obsèques rassemblent des croyants de toutes les religions, des princes et des pauvres, et des personnalités de tous bords, comme Hillary Rodham Clinton. [16

Nuit de la Foi

« Si jamais je deviens sainte – je serai certainement une sainte des ténèbres », Mère Teresa.[18] Détail du Chemin de Croix de l’Eglise du Saint-Esprit, Bielefeld, Allemagne.

Dans le silence, Mère Teresa vit pendant 50 ans une Nuit de la foi. Largement commentée dans les milieux chrétiens à l’époque de sa béatification,[19] cette épreuve apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication de Mother Teresa : Come be my Light (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), un ouvrage compilant des lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie.

Elle avait ainsi confié en 1979 à son confesseur le Père Michael Van Der Peet[20] : « Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j’écoute et n’entends pas ». À la lecture de ses lettres, les tourments permanents de mère Teresa sont révélés dans toute leur ampleur. Sa tranquilité se comprend mieux à la lumière de ses enseignements: « Dieu aime celui qui donne avec joie et Il prend tout contre, la religieuse qu’Il aime » [21].

En compilant ces lettres et en éditant ce livre, conformément aux engagements de la communauté[22], le père Brian Kolodiejchuk finit par connaître ce secret alors connu seulement de quelques personnes dont son évêque et ses conseillers spirituels. En vivant la Nuit de la foi qui est à la fois une absence apparente de Dieu pour le saint et la grande proximité de Dieu visible à l’entourage, Mère Teresa est dans la tradition spirituelle des mystiques de l’Église Catholique comme Sainte Thérèse d’Ávila, Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse de Lisieux.

Poursuivant sa mission de répandre l’amour auprès des plus pauvres, Mère Teresa, plutôt que de se laisser écraser par le désespoir, trouve dans cette épreuve une opportunité de se rapprocher des pauvres qu’elle sert:

« La situation physique de mes pauvres abandonnés dans les rues, indésirables, mal aimés, délaissés – est l’image fidèle de ma propre vie spirituelle et de mon amour pour Jésus »

— Mère Teresa, Extrait d’une lettre à son directeur spirituel le père Neumer[18

Prière et service des pauvres

Alors que Mère Teresa embrasse pleinement sa vocation missionnaire, elle insiste tout autant sur la nécessité d’une vie contemplative de prière. Ainsi, malgré la surcharge de travail, elle insiste pour que chacune des Missionnaires de la Charité puisse participer à l’Eucharistie et passer une heure devant le Saint Sacrement chaque jour, à partir du Chapitre générale de sa Congrégation de 1973.[23] Pour Mère Teresa, la prière n’est pasdu temps pris sur le service des pauvres, mais bien une partie essentielle de celui-ci: « plus nous recevons dans la prière silencieuse, plus nous pouvons donner ».[C 3] Le pape Benoît XVI a mis en avant la vie de Mère Teresa comme un exemple de cette articulation de la prière et de la charité au coeur de son encyclique Deus Caritas est:

« La bienheureuse Teresa de Calcutta est un exemple particulièrement manifeste que le temps consacré à Dieu dans la prière non seulement ne nuit pas à l’efficacité ni à l’activité de l’amour envers le prochain, mais en est en réalité la source inépuisable. »

— Benoît XVI, Deus caritas est[24]

 

Théologie

Un Chemin tout simple

Malgré sa souffrance physique et psychologique et la pauvreté qui l’entoure, Mère Teresa défend toute sa vie durant la réalité du bonheur terrestre accessible par la simplicité.[A 6] En s’appuyant sur son expérience et celle des hommes et des femmes qui l’ont suivie, Mère Teresa trace un chemin tout simple vers le vrai bonheur qu’elle résume dans son dernier ouvrage Un Chemin tout simple publié de son vivant en 1995. Ce chemin se résume en cinq lignes qu’elle imprime sur des petits cartons jaunes qu’elle distribue à ses visiteurs:

« Le fruit du silence est la prière.Le fruit de la prière est la foi.

Le fruit de la foi est l’amour.

Le fruit de l’amour est le service.

Le fruit du service est la paix. »

— Mère Teresa, Un Chemin tout simple[25]

Sens et origine de la souffrance

Bien que souvent accusée de mythifier la pauvreté et de prêcher un plaisir de la souffrance,[26] Mère Teresa fait une distinctioon entre la pauvreté librement choisie des religieux, qui est un signe, et la misère imposée, qui est le résultat de la pauvreté. Pour elle, « c’est le résultat de notre refus de partager. Dieu n’a pas créé la pauvreté, il nous a a seulement créé, nous. »[C 4]

Désireuse de partager sa conviction que Dieu est amour, et consciente que les sermons ne suffisent pas à en convaincre ceux qui sont dans la misère, elle insiste que l’amour est exigeant. « Un amour vrai doit faire mal », selon elle, car il est à l’image de l’amour de Dieu, s’il est vrai que Dieu lui-même a souffert en aimant les hommes, car il a du laisser son fils, Jésus Christ, mourir sur une croix. En ce sens, la souffrance devient, pour elle, une expression de l’Amour de Dieu.

« Ne traitons-nous pas quelquefois les pauvres comme des poubelles où nous jetons tout ce que nous ne mangeons pas ou dont nous n’avons plus besoin? »

— Mère Teresa, Discours à l’occasion de la remise du Prix Templeton[C 5]

 

Postérité

Lieux dédiés à Mère Teresa

200px-Mother_Teresa_Skopje dans Religion
magnify-clip Statut de Mère Teresa à Skopje, Macédoine

Mère Teresa fait l’objet d’une commémoration spéciale dans sa terre natale des Balkans. Un musée s’élève en sa mémoire dans le centre de Skopje, en Macédoine, qui contient de nombreuses reliques de la religieuse, ainsi qu’une reconstitution de sa maison d’enfance. Mère Teresa a donné son nom à l’Aéroport international de Tirana en 2001, ainsi qu’au plus grand hôpital civil et la deuxième place de la ville. En Macédoine, Mère Teresa a même son jour férié, Dita e Nënë Terezës, le 19 octobre. Au Kosovo, pays voisin, la rue principale de la capitale, Pristina, a été nommée Rue Mère Teresa (Rruga Nëna Terezë).[2]

Partout dans le monde, Mère Teresa a prêté son nom à une grande variété de lieux. Ainsi, elle a donné son nom à une rue du Bronx, à New York, dans un quartier à majorité albanaise. Mère Teresa est aussi devenue la patronne de nombreuses institutions éducatives et lieux de cultes.

Oeuvres dédiées à Mère Teresa

La biographie autorisée de Mère Teresa publiée en 2004 est signée de Navin Chawla, haut fonctionnaire de confession hindoue au Ministère de la communication de New Delhi. Pendant vingt ans, il a participé activement à l’action et aux combats de Mère Teresa. En parallèle, une multitude d’ouvrages biographiques, hagiographiques, critiques, de fiction historique, ou même de bandes dessinées sont publiées pour retracer la vie de la petite religieuse.[27]

Suite au documentaire Something Beautiful for God de Malcolm Muggeridge diffusé en 1969 sur la BBC qui revela Mère Teresa au monde,[28] Kevin Connor propose à Geraldine Chaplin d’incarner la petite religieuse dans Mother Teresa: in the Name of God’s Poor (Mère Teresa: au Nom des Pauvres de Dieu) qui sort en 1997. En 2003, Olivia Hussey incarne Mère Teresa à l’écran dans une série italienne adaptée au cinéma dans le film Mère Teresa de Calcutta en 2007.

En 1998, un disque de chansons intitulé Mother, we’ll miss you, sort en son honneur. Les chansons sont chantées par des chanteurs américains populaires, comme José Feliciano.[29]

Dévotion


magnify-clip Statut de Mère Teresa dans l’église Notre Dame du Rosaire, dans l’état de Hidalgo, Mexique

La vie de Mère Teresa et sa rapide béatification font d’elle une figure de dévotion pour les chrétiens qui souhaitent imiter son modèle de charité chrétienne envers les plus démunis. Rapidement, les prières écrites par la religieuse, comme son Chemin si simple qu’elle imprimait et distribuait aux gens qu’elle rencontrait, se répandent[30], comme en témoignent aussi la multiplication des statutes à son effigie dans les églises.
Mère Teresa a aussi favorisé l’émergence de nouvelles communautés chrétiennes. Ainsi, après une douzaine de séjours à Calcutta, Nicolas Buttet fonde la communauté Eucharistein [7]

en Suisse, dont la spiritualité est fortement inspirée par Mère Teresa pour ce qui concerne l’accueil des personnes blessées et la vie eucharistique, notamment le lien entre le service du pauvre et l’adoration du Saint Sacrement.[D 3]

(*) Wikipedia

 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.dailymotion.com/video/x87hqy

http://www.dailymotion.com/video/x13ld2

 

Révolution Solaire de Mère TERESA

mreteresars25081997.jpg

Pour le 25/08/1997 à 14h18 T.U., à Calcutta

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 9 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 3:

Vous pourrez souffrir de certains embarras issus de vos proches et de relations de voisinage difficiles. Quelques difficultés, des  désaccords, des chicaneries, voire des conflits pourront se   produire avec le proche entourage : voisins, frères, soeurs, oncles ou tantes. Soyez vous-même prudent dans tous vos petits déplacements, car cette période est propice aux accidents de parcours, au propre comme au figuré. De plus surveillez vos propos, évitez les bavardages et surtout ne prêtez nullement l’oreille aux commérages ou aux ragots. Il s’agira de vous méfier de vols, de la subtilisation de documents, ou de la saisie d’informations par des oreilles indiscrètes. A cet égard, surveillez vos propos. Faites donc preuve de réserve. En cette période, si vous devez signer quelque contrat que ce soit, faites le examiner par un juriste compétent. Soyez économe en cette période, car dans une période à venir, vous entrerez dans une phase tumultueuse pour vos finances, et ce pour une période de 18 mois environ. Vous aurez à faire face à des frais imprévus.


-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

personnalité du 05/08/2010 – L’Abbé PIERRE 5 août, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 08/2010,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

——————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————

abbpierresurtimbreposte.png

abbepierrelinfo.jpg

abbepierredebr.jpg

abbepierrechirac.jpg

abbepierresoeursoeuremmanuelle.jpg

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

http://www.emmaus-france.org/

—————————————— 05 Août 2010 ——————————————

Abbé PIERRE

né le 05 Août 1912  à 11h00 à Lyon – 69 – FRANCE

abbepierre05081912.jpg

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre[1], né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris, était un prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur du Mouvement Emmaüs (organisation laïque de lutte contre l’exclusion), dont fait partie notamment la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés.

 

L’abbé Pierre avant Emmaüs

Henri Grouès est né le 5 août 1912 à Lyon (IVe) dans une famille bourgeoise aisée et pieuse de négociant en soie lyonnais, originaire, du côté paternel, du hameau de Fouillouse à Saint-Paul-sur-Ubaye, et de Tarare dans le Rhône du côté maternel. Il est le cinquième de huit enfants. Il a été baptisé à l’église Saint-Eucher, dans le 4e arrondissement de Lyon. Il passe son enfance à Irigny, une commune au Sud-Ouest de Lyon. À 12 ans, il accompagne son père à la confrérie séculaire des Hospitaliers veilleurs, où les bourgeois se font coiffeurs barbiers pour les pauvres.

Élève à l’externat Saint-Joseph (actuel lycée Saint-Marc), il fit partie des scouts de France, dans lesquels il fut totémisé « Castor Méditatif ». En 1928 à 16 ans, après un « coup de foudre avec Dieu » selon ses propres mots, il veut entrer dans les ordres franciscains, cependant il devra attendre d’avoir 17 ans et demi. À ce sujet il déclara « On me disait beau gosse, peut-être même un peu mondain, pourtant, le lendemain je serai moine. »

Entrée dans les ordres

En 1931, il fait profession chez les capucins où il prononce ses vœux. Il renonce cette année-là à sa part du patrimoine familial, et donne tout ce qu’il possède à des œuvres caritatives. En religion, Henri Grouès devient frère Philippe. En 1932, il entre au cloître, au couvent de Crest où il passe sept années d’austérité religieuse.

Le samedi 18 décembre 1937, il est ordonné diacre par Mgr Pic, évêque de Valence (Drôme) dans la chapelle du Grand Séminaire, 75 rue Montplaisir, qui abrite aujourd’hui le Lycée Privé Catholique Montplaisir.

Il est ordonné prêtre le 24 août 1938 en la chapelle du lycée Saint-Marc. En avril 1939, il est nommé vicaire à la Basilique Saint-Joseph de Grenoble.

Seconde Guerre mondiale

Il est mobilisé comme sous-officier dans le régiment du train des équipages, en décembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Selon sa biographie officielle issue des archives officielles du Ministère de la Défense Nationale[2], « vicaire à la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble, il recueille des enfants juifs dont les familles ont été arrêtées lors des rafles des Juifs étrangers en zone Sud, en août 1942 »[3].

La même année, il fait passer en Suisse le plus jeune frère du général de Gaulle, Jacques, ainsi que son épouse. Il participe à la création de maquis dont il est un des leaders dans le massif du Vercors et le massif de la Chartreuse. C’est à cette époque qu’il rencontre Lucie Coutaz, qui le cache sous un faux nom, et restera sa secrétaire particulière jusqu’à sa mort en 1983. Elle est considérée comme la cofondatrice du Mouvement Emmaüs.

Il aide les réfractaires au Service du travail obligatoire (STO). Il prend le nom d’abbé Pierre dans la clandestinité. En 1944, il est arrêté par l’armée allemande à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, mais est relâché et passe en Espagne puis rejoint via Gibraltar le général de Gaulle à Alger en Algérie[4]. Il devient aumônier de la Marine sur le Jean Bart à Casablanca (Maroc).

Ses actions dans la résistance lui valent la Croix de guerre avec palme à la Libération. De son expérience passée et des drames dont il a été témoin, il doit, comme bien d’autres résistants de tout bord qui l’ont côtoyé, son engagement politique pour restaurer une société digne fondée sur les droits humains fondamentaux, mais aussi sa profonde détermination à agir pour des causes qu’il croit justes, y compris parfois dans l’illégalité, et à mobiliser autour de lui pour faire changer les lois établies et les regards indifférents.

Carrière politique

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre

Parlementaire français
Date de naissance 5 août 1912
Date de décès 22 janvier 2007
Mandat Député 1945-1951
Circonscription Meurthe-et-Moselle
Groupe parlementaire MRP
Quatrième République

Après la guerre, sur les conseils de l’entourage du général de Gaulle, et l’approbation de l’archevêque de Paris, il est élu député de Meurthe-et-Moselle aux deux assemblées nationales constituantes (1945-1946), comme indépendant apparenté au Mouvement républicain populaire (MRP) de résistants démocrates-chrétiens, puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1951, où il siège d’abord au sein du groupe MRP. Sa profession de foi affiche un programme proche du populisme (ni capitaliste, ni collectiviste[5]).

En 1947, il est vice-président de la Confédération mondiale, mouvement fédéraliste universel de promotion de la mondialisation démocratique. Avec Albert Camus et André Gide, il fonde le comité de soutien à Garry Davis, fondateur du mouvement des citoyens du monde, qui s’oppose à la remontée rapide des égoïsmes nationaux et déchire son passeport devant l’ambassade américaine.

Il se désolidarise du parti politique après « l’incident sanglant » de Brest d’avril 1950, ayant provoqué la mort de l’ouvrier Édouard Mazé. Dans sa lettre de démission du 28 avril 1950, Pourquoi je quitte le MRP, il dénonce les positions politiques et sociales du Mouvement. Il rejoint ensuite la Ligue de la jeune République, mouvement chrétien socialiste. Mais, il ne se représentera plus à l’Assemblée à la fin de son mandat : sa courte carrière politique se termine en 1951 et l’abbé Pierre retourne à sa vocation première de prêtre-aumônier et s’investit, avec sa petite rente d’ex-député, dans ses actions caritatives.

 

L’abbé Pierre et Emmaüs

Fondation d’Emmaüs

Mouvement Emmaüs.

Il fonde en 1949 le Mouvement Emmaüs (en référence à Emmaüs, village de Palestine apparaissant dans un épisode du dernier chapitre de l’Évangile selon Luc). Ce mouvement est une organisation laïque de lutte contre l’exclusion, présente aujourd’hui dans 36 pays du Monde. Il commence ainsi dès l’été 1949 par fonder la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance, au 38 avenue Paul Doumer, au départ auberge de jeunesse [6].

La rencontre avec George, désespéré qui a perdu toute raison de vivre, et à qui l’abbé Pierre demande « Viens m’aider à aider » marque cependant le véritable acte fondateur du Mouvement Emmaüs[7].

Les communautés Emmaüs se financent par la vente de matériels et d’objets de récupération et construisent des logements :

« Emmaüs, c’est un peu la brouette, les pelles et les pioches avant les bannières. Une espèce de carburant social à base de récupération d’hommes broyés[8]. »

En 1952, il participe au jeu « Quitte ou double » sur Radio Monte Carlo pour alimenter financièrement son combat, où il gagnera 256 000 francs de l’époque.

Hiver 1954 : L’insurrection de la bonté

Histoire des luttes pour le logement (France).

L’abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abri.

Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg (future RTL)[9], qui deviendra célèbre sous le nom d’Appel de l’abbé Pierre.

Le lendemain, la presse titra sur « l’insurrection de la bonté ». L’appel rapportera 500 millions de francs en dons (dont 2 millions par Charlie Chaplin qui dira à cette occasion : « je ne les donne pas, je les rends. Ils appartiennent au vagabond que j’ai été et que j’ai incarné. »)[10], une somme énorme pour l’époque et complètement inattendue, des appels et courriers qui submergèrent complètement le standard téléphonique de la radio, et des dons en nature d’un volume si immense qu’il fallut des semaines pour simplement les trier, les répartir et trouver des dépôts pour les stocker convenablement un peu partout en France.

Le combat de l’abbé Pierre a aussi permis l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion de locataires pendant la période hivernale.

Les événement de l’hiver 54 ont donné lieu en 1989 à un film de Denis Amar avec Claudia Cardinale et Lambert Wilson : Hiver 54, l’abbé Pierre.

Développement d’Emmaüs

L’appel de 1954 attira des bénévoles de toute la France pour aider d’abord à la redistribution, mais aussi fonder les premiers groupes se réclamant de cet appel. Rapidement, il dut organiser cet élan inespéré de générosité, et le 23 mars 1954 il fonde, avec ces dons, l’Association Emmaüs, ayant pour objectif de regrouper l’ensemble des communautés Emmaüs. Cependant, l’association Emmaüs perdra rapidement ce rôle de fédération des groupes Emmaüs, pour se concentrer sur la gestion des centres d’hébergement et d’accueil Emmaüs de Paris et sa région.

A l’époque, ces communautés construisent des logements pour les sans-abri, et les accueillent en leur procurant non seulement toit et couvert en situation d’urgence mais aussi un travail digne. Nombre de compagnons d’Emmaüs seront ainsi d’anciens sans-abri, de tous âges, genres et origines sociales, sauvés de la déchéance sociale ou parfois d’une mort certaine et rétablis dans leurs droits fondamentaux, par les communautés issues de cet élan de générosité à qui ils retournent leurs remerciements par leur propre engagement caritatif.

Le Mouvement Emmaüs se développe ensuite rapidement dans le monde entier, au gré des voyages de l’abbé Pierre, principalement en France et en Amérique Latine.

En 1963, il est victime d’un naufrage dans le Río de la Plata (Argentine). Annoncé mort pendant quelques jours, l’abbé Pierre prend alors conscience que sa mort signifierait la disparition du seul lien entre les groupes Emmaüs du monde, ce qui aurait pu mener à la disparition du mouvement. C’est donc à la suite de cet événement que l’abbé Pierre décide de préparer la fondation d’Emmaüs International, qui verra le jour en 1971.

Ainsi, d’abord très désorganisé et très spontané, le mouvement Emmaüs se structure progressivement jusqu’à acquérir sa forme actuelle. En 1985 est créée l’association Emmaüs France, qui regroupe alors tous les groupes Emmaüs français, alors que l’association Emmaüs se focalise sur et ne joue plus son rôle initial de fédération.

Plus tard, en 1988, l’abbé Pierre crée avec son ami Raymond Étienne la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, reconnue d’utilité publique en 1992.Cette fondation a pour objet la lutte contre le mal-logement.

Rôle au sein d’Emmaüs

L’abbé Pierre est, avec sa secrétaire Lucie Coutaz, à l’origine d’Emmaüs. Cependant, il n’en a jamais été un dirigeant opérationnel. D’un caractère spontané, il est peu porté vers l’organisation. Ainsi, il préférera toujours créer de nouvelles structures, initier de nouveaux projets, que de gérer celles qui existent[11].

Par exemple, il marquera à plusieurs reprises son opposition à la création de l’Union centrale de communautés Emmaüs, qui en 1958 se donne pour objet de professionnaliser la gestion des communautés Emmaüs, et qui selon l’abbé Pierre voulait donner une « trop rigide définition de tout »[11].

Cependant, l’abbé Pierre a bien conscience de la nécessité d’une telle structuration, même si elle ne correspond pas à son penchant naturel. Il encouragera ainsi la fondation d’Emmaüs International en 1971 (voir la partie « Développement d’Emmaüs« )

 

Sa mort

L’abbé Pierre meurt le lundi 22 janvier 2007, tôt le matin (5 h 25 heure locale), à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, des suites d’une infection du poumon droit consécutive à une bronchite. Il était âgé de 94 ans[12],[13].

Il affirmait : « J’ai passé ma vie à prier Dieu pour mourir jeune », et ajoutait : « Vous voyez, c’est raté ! ». L’abbé Pierre faisait également régulièrement allusion à sa mort en évoquant son départ en « grandes vacances ».

Hommages

L’ensemble de la classe politique française ne tarit d’éloges et reconnaît le travail réalisé par l’abbé Pierre, notamment le président de la République Jacques Chirac, le Premier ministre Dominique de Villepin, la candidate socialiste Ségolène Royal et le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.

De très nombreuses associations et fondations françaises ou internationales qui ont milité avec l’abbé Pierre dans des causes communes en faveur des plus démunis lui rendent le jour même un vibrant hommage par des communiqués officiels.

L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing demande que soient célébrées « des obsèques nationales » en l’honneur de l’abbé Pierre. La présidence de la République se prononce le jour de sa mort pour savoir si un « hommage national » ou un « deuil national » (la plus haute distinction funéraire française) serait rendu. Conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre et la famille qui semble s’opposer à la seconde option, c’est la première option qui est choisie (réservée tout de même à des personnalités telles, Jean-Paul II et le Commandant Cousteau), plus conforme au testament de l’abbé qui préférait que tout l’argent serve plutôt à la collecte au profit des œuvres de sa Fondation, à laquelle il a donné tout au long de sa vie l’ensemble de ses droits ainsi que les dons personnels faits à son nom.

Une chapelle ardente est ouverte à tous, les mercredi 24 janvier et jeudi 25 2007, toute la journée, à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, où son cercueil simplement surmonté de sa canne et son béret est exposé aux remerciements du public ; un hommage populaire à l’abbé Pierre est organisé par le Mouvement Emmaüs le jeudi 25 janvier au Palais omnisport de Paris-Bercy, de 19 à 23 heures. Par ailleurs, des livres d’or collectent les hommages populaires à Paris, Metz et dans plusieurs communautés Emmaüs du Sud de la France ; face aux demandes, d’autres communautés Emmaüs en France ou dans le monde recueillent aussi les hommages du public.

Obsèques

À la suite de la demande de la famille, les drapeaux français n’ont pas été mis en berne lors de l’hommage national. Les obsèques se sont déroulées le vendredi 26 janvier à 11 heures, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Diverses personnalités de tout bords se sont jointes à la cérémonie, placées derrière Jacques Chirac, de nombreux membres du mouvement Emmaüs et la famille : Valéry Giscard d’Estaing, Dominique de Villepin, de nombreux ministres français, des artistes… ainsi qu’une immense foule anonyme. Fait rare en France, le cortège funéraire a été applaudi par le public, ainsi que dans la cathédrale.

Durant la cérémonie, les représentants officiels de différentes religions étaient présents et lui ont remis symboliquement des cadeaux placés sur son cercueil, posé à même le sol.

Son cercueil a ensuite été transféré vers le village d’Esteville en Seine-Maritime, où l’abbé Pierre a résidé pendant plusieurs années, et où se trouve un centre d’accueil toujours en activité aujourd’hui et géré par l’Association Emmaüs de Paris: la Halte d’Emmaüs. Son enterrement s’est déroulé dans la plus stricte intimité.

Plusieurs personnalités politiques se prononcent déjà pour le transfert de sa tombe au Panthéon[14], en dépit de ce que voulait l’abbé dans son livre-testament et ses déclarations.

 

Rencontres et actions internationales

Rencontres avec les représentants de l’église catholique

L’abbé Pierre a rencontré au cours de sa vie les papes Pie XI, Pie XII, Jean XXIII et à plusieurs reprises Jean-Paul II ; trop fatigué pour voyager il n’a pas pu rencontrer directement le nouveau pape Benoît XVI, mais il a noué des contacts épistolaires.

Bien qu’ayant souvent critiqué les positions de l’Église et tenu des propos parfois interprétés comme anticléricaux, l’abbé Pierre ne s’est jamais placé contre l’Église et tenait plus que tout à sa mission pastorale mais non prosélyte ; il respectait sa hiérarchie, à laquelle il reprochait seulement mais ouvertement d’user de trop de faste, et il a conservé sa liberté de ton et d’action ainsi que sa franchise même sur les sujets réputés dérangeants.

Autres rencontres et actions internationales

Refusant toute montée en responsabilité au sein de l’Église pour pouvoir se consacrer à ses missions au plus près du peuple, il a su cependant rencontrer les plus grands, et il a rencontré des membres éminents de la communauté scientifique, politique ou religieuse internationale notamment :

Image et polémiques

Image publique

Mythe de l’abbé Pierre selon Roland Barthes 

L’image du grand barbu en soutane, en grosse pèlerine et godillots que lui a un jour offerts un sapeur-pompier, forge vite son statut de « héros légendaire », de « juste » (d’après son testament évoqué par les membres du Mouvement Emmaüs, cette pèlerine emblématique reviendra au Musée des pompiers de Paris).

Après l’appel de 1954 et la sortie du film Les Chiffonniers d’Emmaüs consacré à l’abbé Pierre, Roland Barthes a analysé, en 1957, son visage « qui présente clairement tous les signes de l’apostolat : le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité. »[18] Sa coupe, « équilibre neutre entre le cheveu court […] et le cheveu négligé », approche selon le sémiologue l’intemporalité de la sainteté, et l’identifie à saint François d’Assise. La barbe, celle du capucin et du missionnaire, symbolise quant à elle la pauvreté et la vocation apostolique comme pour le père de Foucauld. Son visage évoque donc à la fois la spiritualité de l’homme, le combat de son sacerdoce, et sa liberté vis-à-vis de sa hiérarchie. Pour Pierre Bourdieu, l’abbé est même un prophète, « surgi[ssant] en temps de disette, de crise », « pren[ant] la parole avec véhémence et indignation »[19].

Mais Barthes se demande aussi si « la belle et touchante iconographie de l’abbé Pierre n’est pas l’alibi dont une bonne partie de la nation s’autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice. » Cette grande popularité en France ne s’est jamais démentie, les enquêtes d’opinion de la presse le plaçant pendant une dizaine d’années (un record inégalé, après avoir succédé au commandant Jacques-Yves Cousteau, à peine éclipsé durant un an par une seconde place temporaire imputée à l’affaire Garaudy) en tête des personnalités préférées des Français, comme celles du Journal du Dimanche publiées plusieurs fois par an, jusqu’à ce qu’il demande à en être retiré en début 2004. « C’est à la fois une arme et une croix », dit-il, pour laisser la place des honneurs aux plus jeunes.

Une image de miraculé

L’abbé Pierre a été régulièrement malade, notamment des poumons quand il était jeune. Il s’est sorti indemne de situations dangereuses :

Tous ces accidents vont contribuer à lui forger une image de miraculé.

Utilisation des médias

L’abbé Pierre s’est toujours appuyé sur son image grâce aux médias, depuis son appel sur Radio-Luxembourg en 1954 jusqu’à sa présence à l’Assemblée nationale en janvier 2006, en faveur de la loi SRU sur le logement social. Selon Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans frontières, il est ainsi l’inventeur de la loi du tapage médiatique[20].

Même pendant les dernières années de sa vie, malgré la maladie et l’âge, il est descendu dans la rue pour soutenir la cause des pauvres. Il a soutenu l’association Droit au logement (DAL). Un dernier combat qui fait encore l’actualité politique en pleine campagne présidentielle 2007, où les candidats se pressent pour défendre une future loi sur le logement opposable poussée par l’action médiatique d’associations de sans-logis, un texte qu’ils veulent maintenant nommer « loi abbé Pierre, » comme avant lui son ami Coluche à qui on a attribué la loi sur les dons aux œuvres caritatives, une autre icône populaire et médiatique et pourtant si humaine de la fin du XXe siècle restée dans le cœur des Français et que l’abbé Pierre avait soutenu avant de devoir, lui le vieil homme, lui succéder dans son combat inachevé pour les « exclus du partage. »

Enfin, la marionnette de l’abbé Pierre dans l’émission télévisée satirique Les Guignols de l’Info contribue également au façonnement de son image publique et médiatique. À l’instar d’un Johnny Hallyday, il fait ou faisait aussi les choux gras de nombreux imitateurs de la scène francophone tels Laurent Gerra ou Bernard Castaing.

 

Affaire Roger Garaudy

En avril 1996, lorsque son ami Roger Garaudy est en procès pour négationnisme suite à la publication de son livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne, il lui apporte son soutien, ce qui lui vaudra d’être exclu du comité d’honneur de la LICRA. Dans une lettre de soutien à l’auteur rendue publique le 18 avril 1996, il écrit tout le respect que lui inspire « l’énorme travail » réalisé par Roger Garaudy pour l’écriture du livre, et son « éclatante érudition, rigoureuse ». Il ajoute qu’accuser Roger Garaudy de « révisionnisme » est une « imposture », une « véritable calomnie[21]».

Il expliquera néanmoins par la suite avoir agi « à titre amical[22]» et se démarquera des tentatives pour « nier, banaliser ou falsifier la Shoah » dont il avait été lui-même témoin. Mais, selon les termes du quotidien L’Humanité, « ce revirement tardif ne dissipe cependant pas le malaise. »[23]. L’historien Pierre Vidal-Naquet déclara pour sa part : « Je crains que la prise de position de l’abbé Pierre ouvre les vannes d’une poussée antisémite. »[24]

Certains ont critiqué les propos de l’abbé Pierre sur l’idée de la terre promise dans l’Ancien Testament. En effet, il dénonçait la prise très violente de cette terre par les israélites, telle qu’elle est décrite dans la Bible : « Que reste-t-il d’une promesse lorsque ce qui a été promis, on vient de le prendre en tuant par de véritables génocides des peuples qui y habitaient, paisiblement, avant qu’ils y entrent » dira-t-il à Bernard Kouchner[25] et il n’hésitera pas à en déduire une véritable vocation à l’exil de ce peuple « Je crois que – c’est çà que j’ai au fond de mon cœur – que votre mission a été – ce qui, en fait, s’est accompli partiellement – la diaspora, la dispersion à travers le monde entier pour aller porter la connaissance que vous étiez jusqu’alors les seuls à porter, en dépit de toutes les idolâtries qui vous entouraient. »[25]

Certains ont vu dans ces déclarations une reprise tout juste voilée de l’ancienne thématique chrétienne de l’auto-malédiction d’un peuple juif « avatar de Caïn »[26], (thématique désavouée par l’église à l’occasion de la déclaration « Nostre Aetate » issue de Vatican II [27]) et, finalement, « une lecture de la Bible très conforme à l’antijudaïsme de certains catholiques avant Vatican II »[28],[27].

L’abbé Pierre considère que le débat sur la Shoah reste ouvert : « ils [la LICRA] n’acceptent absolument pas le dialogue, contrairement à Garaudy. Ils considèrent que le débat (sur le génocide des juifs) est clos. Qu’oser le rouvrir n’est pas possible. Par exemple sur la question des chambres à gaz, il est vraisemblable que la totalité de celles projetées par les nazis n’ont pas été construites »[29]., propos auquel l’abbé Pierre ajoute toutefois : « Mais mes amis de la LICRA me disent qu’avancer de telles affirmations, c’est contester la Shoah. Ce n’est pas sérieux »[29]. (Roger Garaudy sera finalement condamné pour contestation de crimes contre l’humanité et incitation à la haine raciale.)

Cette controverse ne doit toutefois pas masquer les faits qui plaident pour l’abbé Pierre, notamment son combat pendant la Seconde Guerre mondiale pour sauver des Juifs[30]. Son engagement profond contre l’antisémitisme est en particulier attesté par le fait qu’il ait lui-même toujours souligné[31] que ses actions contre les persécutions anti-juives avaient précédé et motivé son entrée dans la Résistance. Ses positions politiques sont sans ambiguïtés quand il dénonce le fait que ces rafles anti-juives ont été conduites par la police française en un temps (été 1942) et un lieu (Grenoble, en zone non occupée) qui ne permettent pas d’invoquer le prétexte de la contrainte allemande.

La polémique, qui meurtrira durablement l’abbé Pierre, lui valut le désaveu de certains de ses amis. Bernard Kouchner lui reprocha « d’absoudre l’intolérable [29] »; l’abbé est publiquement fustigé par le Cardinal Jean-Marie Lustiger[28], l’abbé Pierre est alors sommé par sa hiérarchie de prendre une retraite médiatique temporaire [32] et part quelque temps en séminaire en Italie; il y a déclaré au Corriere della Sera que la presse française était  » inspirée par un lobby sioniste international « [33]. L’affaire ne reçut cependant que peu d’écho auprès de l’opinion française[34] qui lui renouvela sa confiance pendant de nombreuses années[35] le classant en tête des personnalités françaises les plus aimées (jusqu’à ce que l’abbé retirât lui-même son nom du classement).

 

L’abbé Pierre et les Brigades rouges

L’abbé Pierre a « spontanément témoigné » dans les années 1980 en faveur du groupe de réfugiés italiens à Paris, dirigé par Vanni Mulinaris. Il a également effectué une grève de la faim du 26 mai au 3 juin 1984, dans la cathédrale de Turin, en protestation contre les conditions de détention des membres des Brigades rouges (BR).

L’année précédente, en 1983, l’abbé Pierre avait parlé avec le président Sandro Pertini en faveur de Vanni Mulinaris, qui dirigeait l’institut de langues Hyperion à Paris, et avait été arrêté et emprisonné, accusé d’être membre des BR (il sera par la suite relaxé et blanchi de cette accusation).

L’abbé Pierre aurait également convaincu François Mitterrand d’accorder l’asile aux réfugiés politiques italiens, en promettant de ne pas extrader ceux qui auraient rompu avec leur passé[36].,[37],[38]

 

Prises de position pour la réforme de la doctrine de l’Église

Sur l’ordination des hommes mariés

En 2005, dans son livre Mon Dieu… pourquoi ?, rédigé avec Frédéric Lenoir, il déclare qu’il a été attiré par des jeunes filles, étant lui-même jeune homme et avant d’entrer dans les ordres. À ce sujet, il invite les dirigeants d’Église à réfléchir sur une éventuelle réforme de la discipline de l’Église en faveur de l’ordination des hommes mariés. Et ne comprend pas l’opposition des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, l’ordination des hommes mariés étant autorisée par l’Église dans certains rites orientaux. En outre, il voit dans cette autorisation un moyen de lutter contre la pénurie de nouveaux ministres du culte de l’Église. Il incite également à réfléchir à l’ordination des femmes.

Sur l’homoparentalité

Dans cet ouvrage, il ne s’oppose pas à l’homoparentalité, à condition que les enfants ne subissent aucun préjudice psychologique ou social et explique notamment son opinion sur le fait « qu’un modèle parental classique n’est pas nécessairement gage de bonheur et d’équilibre pour l’enfant ». Mais il se déclare contre le mariage et préfère y substituer une « alliance » homosexuelle. Car selon lui, le mariage homosexuel « créerait un traumatisme et une déstabilisation sociale forte. »

 

Distinctions et hommages

 

Œuvres

Bibliographie

Les droits d’auteur et autres droits dérivés provenant de la vente ou de la diffusion de ses livres, disques audio et vidéo ont été reversés par l’abbé Pierre tout au long de sa vie au Mouvement Emmaüs puis à la Fondation Abbé-Pierre à partir de la création de celle-ci en 1988. Depuis sa mort, Emmaüs International est légataire universel de ces droits[42].

Ouvrages de l’abbé Pierre

Ouvrages sur l’abbé Pierre

 

Discographie

 

Vidéographie

 

Filmographie biographique

(*) Wikipedia

 

http://www.dailymotion.com/video/x12tt1

Hommage à l’Abbé Pierre – Emmaüs
 » Tant qu’il existera la misère , régnera longtemps also Que l’ exclusion, NOUS NE CONNAITRONS ni la paix de l’âme , ni la paix , ni la joie du cœur !  » [ L' abbé Pierre ]

 

Image de prévisualisation YouTube

Discours de l’Abbé Pierre à la Sorbonne

 

http://www.dailymotion.com/video/x3cfzw

 

Révolution Solaire de L’Abbé PIERRE

abbepierrers05082006.jpg

Pour le 05/08/2006 à 04h03 T.U., à Neuilly-Sur-Seine

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 6 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 12:

L’entrée du nœud nord dans votre maison VI va rendre plus faciles toutes vos tâches et besognes habituelles : les obstacles se lèveront, les fardeaux s’allégeront, les oppositions tomberont. Remettez donc sur l’enclume ce travail que des difficultés vous avaient empêché d’achever. Vous allez maintenant les résoudre avec une facilité inhabituelle. Surtout, ne vous dérobez pas à vos tâches car c’est leurs accomplissements qui produiront vos succès de la période qui suivra immédiatement celle-ci. Actuellement, une confiance inébranlable en vos réalisations est le gage absolu de votre réussite ultérieure même si des échecs antérieurs ont pu vous convaincre du contraire. Toute dérobade, par facilité, vous porterait à d’amers regrets plus tard. Ne laissez donc pas passer cette chance. Vous constaterez par ailleurs que vos subalternes ou collègues vous assisteront beaucoup plus spontanément si vous faites appel à eux. Vous aurez un sens plus aigu du détail et ceci vous sera profitable car vous gagnerez à être méthodique dans toutes vos activités et à les achever scrupuleusement. Vos facultés de discernement se trouveront magnifiées. Vous ne rencontrerez plus ces obstacles insurmontables antérieurs. Au contraire, vous constaterez avec étonnement qu’une tonne ne pèse plus que le poids d’une plume. En médecine, c’est maintenant que vous ferez les meilleurs diagnostics et que vous obtiendrez les résultats les plus étonnants vis-à-vis de vos patients. Les guérisons se multiplieront étrangement. Ces réussites valent pour tous ceux dont l’occupation est le médical, le paramédical ou l’assistance sociale, mais plus en cabinet qu’en hôpital. A titre plus personnel, si vous êtes malade, votre santé se rétablira beaucoup plus facilement si vous acceptez ces soins qui purent être inefficaces en d’autres périodes. C’est maintenant que vous trouverez le médecin, la médecine ou la cure que vous cherchiez en vain jusqu’à présent. Choisissez donc cette période pour partir en cure thermale, par exemple. Par ailleurs, si vous le souhaitez, vous trouverez maintenant les personnes pour vous aider que vous aviez recherchées en vain jusqu’à présent. N’hésitez pas à les recruter car ces aides vous seront profitables. Si vous gérez une affaire, c’est le moment de revoir la gestion de votre personnel et de lui accorder les avantages et la considération qu’il mérite. N’hésitez pas à faire preuve de magnanimité et de largesse à son égard ; vous serez largement compensé à terme.

En gestion d’entreprise, c’est, en effet, la qualité de votre personnel et la considération que vous lui apportez qui sera l’atout majeur de votre réussite. Concentrez donc vos efforts vers la direction du personnel et veillez au moindre détail, car, à présent, votre entreprise ne fructifiera qu’au travers des hommes et des femmes qui la  composent. Accordez donc à ceux-ci les motivations auxquelles ils aspirent. En résumé, dépassez les tendances à vous lamenter ou à abandonner, agissez à partir d’une confiance absolue en vos possibilités, faites appel à toutes les aides possibles pour vous seconder. Toutes les assistances vous seront accordées avec facilité, aussi bien de la part de vos collègues que de celle de vos inférieurs ou des sous-traitants. De plus, chacun d’eux vous apportera la compétence qui garantira votre succès ultérieur.

 

-=-=- F I N -=-=-

____________________________________________________________________________________

Personnalité du 06/07/2010 – Le DALAÏ LAMA XIV 6 juillet, 2010

Posté par phoenix2savoie dans : 07/2010,Personnalités du jour,Religion , ajouter un commentaire

——————————– PERSONNALITÉ DU JOUR ———————————

dalailama.jpg

dalailamalondres.jpg

http://www.dalailama.com/

————————————— 05 Juillet 2010 —————————————

Dalaï LAMA XIV

né le 06 Juillet 1935 à 07h30 – à Tengster – CHINE Ouest

dalalamaxiv06071935.jpg

Le dalaï-lama (*)  (tibétain : ཏ་ཱལའི་བླ་མ་, Wylie : tala’i blama ; en sinogrammes traditionnels 達賴喇嘛 ; en sinogrammes simplifiés 达赖 喇嘛 ; en pinyin Dálài Lǎmá) est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel (religion) du Tibet et une émanation du bodhisattva de la compassion, il est devenu le chef temporel (politique) du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu’à la première moitié du XXe siècle, puis chef de l’Administration centrale tibétaine encore à ce jour.

Les dalaï-lama suivants sont considérés comme ses réincarnations successives. Mais c’est en réalité seulement son deuxième successeur, Sonam Gyatso (1543–1588) qui reçut des Mongols le titre de dalaï-lama, sans avoir encore de pouvoir autre que spirituel; et c’est seulement à partir de 1642, sous le 5e d’entre eux, Lozang Gyatso (1617-1682), que les dalaï-lama devinrent, avec les régents et le gouvernement tibétain, les principaux dirigeants politiques du régime théocratique tibétain, à la suite du règne des Phagmodrupas, une lignée Kagyupa, succédant au règne des Sakyapas, remplaçant la Royauté du Tibet. C’est aussi Lozang Gyatso qui installa sa capitale à Lhassa.

Sous le 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso (1876-1933), l’armée britannique envahit le Tibet en 1904 puis se retira la même année, entraînant son exil en Mongolie. L’invasion chinoise de 1909 menée par Zhao Erfeng, un général qing, entraîna sa fuite en Inde, échappant aux assaillants grâce au général tibétain Tsarong Dzasa. Après son retour au Tibet en 1912, le dalaï-lama édita une proclamation réaffirmant l’indépendance du Tibet. Le Tibet et la Mongolie ont mutuellement reconnu leur indépendance respective. Avant-gardiste – il avait aboli la peine de mort en 1898 -, il entreprit des réformes pour moderniser le Tibet, et éliminer certaines caractéristiques oppressives du système monastique.

À l’époque du 14e dalai lama, Tenzin Gyatso (1935), après une guerre sino-tibétaine, l’ armée populaire de libération a envahi le Tibet en 1951. Le dalaï-lama resta au Tibet jusqu’en 1959, date à laquelle il fut contraint de s’exiler en Inde, après le soulèvement tibétain de 1959.

Le dalaï-lama est un moine de l’école Guélougpa (dite des « bonnets jaunes »), une des quatre écoles du bouddhisme tibétain, fondée par Tsongkhapa (1357-1419).

Dalaï signifie « océan » en mongol, soit gyatso (rgya mtsho) en tibétain, « sagesse » étant sous-entendu. Quant à lama (bla ma), il signifie « maître spirituel » (guru en sanskrit).

Sur un plan spirituel, les dalaï-lamas sont considérés comme des émanations du bodhisattva de la compassion, Chenrezig en tibétain, Avalokiteshvara en sanskrit, Guanyin (觀(世)音 Guān (shì) yīn) en chinois. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont choisi de renaître pour le bien de tous les êtres.

Les dalaï-lamas constituent une lignée de tulkus, maîtres réincarnés. Après le décès d’un dalaï-lama, ses moines et maîtres spirituels, dont souvent le panchen-lama, engagent une enquête pour rechercher sa réincarnation. Les oracles, dont l’oracle de Nechung, oracle d’État du Tibet, sont consultés. Les enfants candidats sont interrogés pour rechercher des signes tels que la reconnaissance des possessions du précédent dalaï-lama. Le jeune tulku est alors amené à un monastère pour qu’il reçoive les Enseignements bouddhistes.

Le titre de cette lignée de tulkus fut donné par l’empereur mongol Altan Khan en référence au second nom, Gyatso, du troisième dalaï-lama, Sonam Gyatso. On dit que dès la seconde incarnation, l’enfant se souvenait de ses vies passées et des noms des dignitaires de l’entourage du premier dalaï-lama, Gendun Drup[4].

Le dalaï-lama actuel

En 1949, Mao Zedong, à la tête du parti communiste chinois, arrive au pouvoir en Chine et, niant les revendications d’indépendance du Tibet, notamment affirmées en 1913, y envoie des troupes militaires en 1950.

C’est en 1950, à l’âge de quinze ans, que le dalaï-lama devient chef d’État et du gouvernement tibétain. Il passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être contraint de fuir en Inde, où il établit, à Dharamsala, un gouvernement tibétain en exil.

Pendant la Révolution culturelle, la persécution des révisionnistes et des contre-révolutionnaires est à son comble. Comme dans toute la Chine à cette période, les monastères sont détruits, moines et nonnes emprisonnés et torturés [6]. Aujourd’hui encore, non seulement les Tibétains sont sévèrement réprimés et empêchés de s’exprimer, mais en plus, ils subissent la très forte pression d’une politique de colonisation. « Si rien ne change, la culture tibétaine risque de disparaître d’ici quinze ans », affirme le dalaï-lama [7].

Depuis son exil en 1959, le dalaï-lama est dénoncé systématiquement par le gouvernement chinois qui le qualifie d’indépendantiste. Malgré cela, le Dalaï-Lama persévère dans la voie de la non-violence et demande à la Chine de négocier pour aboutir à un compromis politique. Le 9 mars 1961, il lance un appel à l’Organisation des Nations unies en faveur d’une restauration de l’indépendance du Tibet. Puis, après l’ouverture de Deng Xiaoping qui déclara en 1979 qu’en dehors de l’indépendance tout était discutable, le dalaï-lama ne demande plus qu’une autonomie réelle du Tibet au sein de la République populaire de Chine se basant sur la constitution chinoise[réf. nécessaire]. Si des discussions entre des émissaires du dalaï-lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, avec des représentants du gouvernement chinois ont débuté en 2002, aucune négociation directe entre le Dalaï-Lama, son gouvernement en exil et le gouvernement chinois n’a encore débuté [8].

Aujourd’hui en Chine, le culte bouddhiste tibétain de l’école Gelugpa est officiellement autorisé par le gouvernement central, même à Pékin dans le très ancien temple de Yonghe. Cependant, selon le Dr Powers, un spécialiste de la religion et de la culture tibétaines à l’université nationale australienne, les moines tibétains sont contraints de dénoncer le dalaï-lama [9]. De nombreuses associations internationales dénoncent une répression de la religion au Tibet, comme l’illustre, par exemple, la détention en résidence surveillée du jeune panchen-lama, Gedhun Choekyi Nyima[10], en 1995, la destruction en 2001 de l’institut bouddhiste de Serthar fondé par Khenpo Jigme Phuntsok mis en résidence surveillée et disparu dans des circonstances douteuses [11] ou encore la condamnation à une peine de prison à vie de Tenzin Delek Rinpoché en 2005 [12].

La plupart des grands maîtres du Bouddhisme tibétain ont été contraints de s’exiler, comme l’ont illustré la fuite de Rigdzin Namkha Gyatso Rinpoché en 1998 et celle à la veille de l’an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje[13].

Le 14e Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, a reçu le soutien de nombreuses personnalités, dont celui du président Barack Obama[14], et institutions de par le monde pour sa lutte non-violente pour la liberté du Tibet [15]. Il a notamment reçu le Prix Nobel de la paix en 1989 et la Médaille d’or du Congrès des États-Unis le 17 octobre 2007 [16]. Personnalité exceptionnelle, il a rassemblé les Tibétains en exil.

Selon le 14e dalaï-lama, si « le mouvement pour le Tibet a attiré un large soutien mondial, c’est en raison des principes universels que le peuple tibétain a incorporés dans sa lutte. Ces principes sont la non-violence, la démocratie, le dialogue, le compromis, le respect des préoccupations sincères des autres, et de notre environnement commun [17]. »

Le dalaï-lama à venir

Le gouvernement chinois a déclaré que le prochain dalaï-lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine [18]. Le dalaï-lama a cependant déclaré [19] :

« Si la situation présente du Tibet reste la même, je renaîtrai hors du Tibet, loin du contrôle des autorités chinoises. C’est logique. Le but même d’une réincarnation est de continuer le travail inachevé de l’incarnation précédente. Si donc la situation tibétaine n’est toujours pas résolue, il est logique que je renaisse en exil, pour continuer mon travail inachevé. »

En 2007, deux moines du monastère de Tashilhunpo au Tibet se seraient suicidés suite à une campagne d’exclusion mené par des officiels chinois [20]. Ces deux moines avaient participé à la reconnaissance du onzième panchen-lama, Gendhun Choekyi Nyima, et pouvaient donc être appelés à reconnaître le prochain dalaï-lama [21],[22].

Des Tibétains ont suggéré que le 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje, qui s’est évadé du Tibet à la veille de l’an 2000, pourrait à l’avenir remplacer le 14e dalaï-lama s’il prenait sa retraite en tant que chef du gouvernement tibétain en exil[citation nécessaire] [23].

Interrogé en mars 2009 sur la possibilité qu’il puisse succéder au Dalaï Lama, Orgyen Trinley Dorjé a déclaré : « Si l’occasion m’en est donnée, je ferai de mon mieux », ajoutant : « le Dalaï Lama a été très efficace pour établir les fondations de la lutte des Tibétains en exil. C’est à la génération suivante de construire sur ces bases et d’aller de l’avant. » [24].

En février 2010, le dalaï lama a déclaré

«  Si une majorité de Tibétains a le sentiment que l’institution du dalaï lama n’a plus de sens, alors cette institution doit cesser d’exister, il n’y a aucun problème », ajoutant en riant « il semblerait que les Chinois soient plus inquiets pour cette institution que moi »[25].

(*) Wikipedia

 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

 

Révolution Solaire du 14 ème DALAÏ LAMA

dalalamaxivrs06072010.jpg
pour le 05/07/2010 07h 42 T.U.,   Tengster
Chine

TRANSIT DU NOEUD NORD EN MAISON 4 ET DU NOEUD SUD EN MAISON 10:
Actuellement grâce au transit des noeuds dans l’axe Fond de Ciel / Milieu du Ciel de votre thème natal, vous bénéficiez d’un solide appui planétaire vis-à-vis de toutes les affaires immobilières.  L’achat ou la réalisation de biens immobiliers, maisons, terres ou terrains se réalisera au mieux de vos intérêts. Vos climats actuels vous feront découvrir et obtenir la maison ou l’appartement souhaites depuis si longtemps. Par ailleurs si vous souhaitez une légation ou un héritage, surtout issu d’un lien parental et mieux encore, de votre mère, cela interviendra dans le courant de la période actuelle. Faites donc converger vos efforts vers les domaines concernes, même si vous vous êtes heurté jusqu’à présent à des obstacles insurmontables ; ceux-ci s’écarteront car le temps est venu et les fruits sont mûrs, cueillez-les.
Votre période actuelle a pour but majeur de vous ressourcer, d’établir de nouveaux fondements dans votre vie, vers une restructuration. Recherchez donc une nouvelle implantation avec discernement et circonspection car celle-ci deviendra le lieu de production de vos réalisations des prochaines neuf années correspondant à un demi parcours des nœuds. Le soin apporté à son choix a autant d’importance que celui que votre mère apporta à la préparation de votre naissance (neuf mois). Comme elle, vous êtes maintenant en gestation. Ne tentez donc pas de forcer ni de précipiter une élévation sociale ou professionnelle. Le cycle actuel ne vous le permet pas. Inutile donc de chercher à accélérer votre croissance  ou l’éclat dans une vie extérieure ou professionnelle. Vous gaspilleriez vos efforts inutilement en oeuvrant dans cette dernière direction. Tentez au mieux de maintenir le cap de vos affaires en minimisant les dégâts car vous n’éviterez pas une certaine stagnation, voire un extrême ralentissement. Tout effort d’élévation, toute tentative d’accentuation de réussite ou de renommée – sociale ou professionnelle – vous coûteront plus cher qu’ils ne pourront vous rapporter, tant physiquement que financièrement. Dépensez-vous plutôt dans l’embellissement ou dans la rénovation de votre commerce, de votre entreprise ou de votre maison. Restructurez en prévision de la période suivante qui favorisera le commerce local. Cette période a pour but essentiel de vous pousser à revoir vos bases qu’une élévation ou un essor inconsidéré compromettraient jusqu’à faire s’effondrer l’édifice. Analysez donc les fondements et les structures de vos assises, y compris celles de votre vie familiale. Votre destin place actuellement la priorité sur cette dernière. Accordez plus de temps aux vôtres, en leur réservant une meilleure partie de vous-même et de votre temps. Achetez ou transformez vos installations ou équipements existants, embellissez.
Un changement de résidence pourrait se révéler très bénéfique et renouveler positivement votre vie. Vous constaterez qu’en fin de compte, durant cette période, vous tirerez bien plus de satisfactions de votre vie familiale que de votre vie professionnelle ou sociale plutôt décevante. Vous êtes en gestation. Contentez-vous donc de bien construire votre nid telle une hirondelle à son retour au niveau cycle de printemps. Votre été, c’est pour la période suivante. C’est à dire du 03/11/2010 au 24/08/2012.

 

-=-=- F I N-=-=-

Lili Croix |
jardin13 |
Ecole de danses Flamenco et... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | SAVOIE PAINT
| Le scrap de Gigi27.
| AICA DE NAILLOUX